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Bienvenue monsieur le député, voici une partie de l'équipe et voici le public. Vous vous appelez donc Jérémy Patrier-Lettus, vous avez 37 ans, vous êtes député du Calvados, membre du parti d'Edouard Philippe Horizon, vous avez fait votre école primaire avec Pierre Ninet, vous avez fait partie du cabinet d'Alain Juppé au Quai d'Orsay, vous avez travaillé à l'Alliance française de New York et puis vous avez été directeur de l'établissement public chargé de rebâtir Notre-Dame de Paris. Votre mère était une grande spécialiste des médias et une figure du magazine Stratégie où elle a travaillé pendant 25 ans. Le grand public ne vous connaissait pas et puis vous êtes devenu le président de la commission d'enquête sur, je cite, la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Et là, tout a changé. Cette commission est rapidement devenue la plus médiatique de la Ve République. Et le 25 novembre dernier, vous ouvrez la première séance en prononçant ces mots.
vous le dis avec la plus grande clarté et la plus grande fermeté. Cette commission ne sera pas le lieu de la politique spectacle où l'on vient chercher un quart d'heure de loi médiatique. Je refuserai de convoquer devant cette commission des personnalités dont l'audition ne rentre pas dans le périmètre de nos travaux, des personnalités dont la présence n'a qu'un objectif, faire le buzz. Personne ici ne les passera sous le gris. Cette commission d'enquête ne se transformera pas en plus grand cabaret du monde où chacun vient faire son numéro. Nous ne sommes pas ici dans un tribunal politique.
il s'est passé exactement le contraire. Donc ça a fait du buzz, ça s'est transformé en plus grand cabaret du monde. Patrick Sébastien a même été invité. Ça a été un tribunal politique et de la politique spectacle. Bienvenue.
ça va ? Ça va bien, je sors de quelques mois qui ont... Qui ont été difficiles parce que je pense que quand on fait de la politique et qu'on mène une commission d'enquête, on a envie de poser des questions, effectivement, de comprendre comment fonctionne le dialogue public. Est-ce que l'argent des Français est bien dépensé ? Est-ce que l'impartialité est respectée ? Mais on n'a pas envie de participer à une forme d'inquisition politique et de politique spectacle. Je me doutais, lorsque j'ai prononcé ces quelques mots lors de la première audition, que cette commission d'enquête serait regardée. Je craignais qu'elle devienne un tribunal politique. qu'elle devienne le lieu où on recherche la lumière, la poussière de gloire plutôt que le travail de fond. Et je regrette que de plus en plus, ces commissions d'enquête, effectivement, s'écartent du travail de fond, du travail... C'est pas la première,
en effet.
parce que les députés, aujourd'hui, considèrent que c'est l'occasion pour eux de se faire connaître et l'instrumentalisent à des fins souvent personnelles et politiques. Donc vous vous dites que vous avez rappelé
ce soir, vous dites que vous n'avez pas tenu votre objectif initial ?
Bien sûr, j'ai une part de responsabilité. Peut-être que vous montrerez ce passage qui est maintenant dans le Morning Glory, je crois, qui me montre perdre mon sang-froid lorsque Charles à l'oncle insinue. que j'ai lié avec une société de production. Et à ce moment-là, je perds mon sang-froid. Et j'ai contribué aussi d'une certaine manière à cette forme de politique spectacle. Et je regrette la manière dont cette commission d'enquête a été dévoyée, parce que je pense que c'est important ces outils-là.
Alors on va reprendre les choses depuis le début. On rappelle que c'est le parti... Cinq mois, ça fait long. Cinq mois. On va essayer de faire court. On rappelle que c'est le parti d'Éric Ciotti qui a souhaité cette commission. C'est le fameux droit de tirage. Donc le rapporteur Charles Aloncle est logiquement ciotiste et la tradition. On veut que les commissions soient présidées par un membre d'un autre parti, donc vous. Comment vous êtes retrouvé à la tête de cette commission ? Est-ce que vous avez été tiré au sort ? Comment ça se passe ? Comment on trouve le président en fait ?
J
'ai été élu.
Vous
avez postulé
? J'ai postulé. J'ai candidaté parce que je travaillais depuis des années sur l'audiovisuel public. Contrairement à ce qui a été dit, j'avais mené un travail indépendant de contrôle de l'audiovisuel public. Alors je sais qu'on vit dans un monde complotiste où maintenant quand un député représente l'Assemblée nationale au Conseil d'administration de Radio France, ça veut dire qu'il est l'avocat de Radio France alors que j'ai fait mon travail de parlementaire de contrôle de l'audiovisuel public. Et c'est bien parce que j'avais été exigeant. dans mes fonctions précédentes vis-à-vis de l'audiovisuel public que j'ai voulu prendre part à cette commission d'enquête. Car moi, je considérais que c'était important de pouvoir contrôler l'audiovisuel public et dire aux Français qui nous écoutent et qui sont là aujourd'hui si l'argent était bien utilisé, si le pluralisme était respecté. Je trouvais essentiel que l'Assemblée nationale mène ce travail de contrôle. Et puis, je me doutais que l'extrême droite voudrait politiser cette commission d'enquête. Éric Ciotti, contrairement à ce que dit le rapporteur, avait dit vouloir privatiser. L'audiovisuel public. Et moi, je considérais que c'était important dans cette commission d'enquête qu'elle ne soit pas finalement une manière de préparer les esprits à la privatisation de l'audiovisuel public. Car c'est bien l'objectif caché. Au début, j'ai cru à la bonne foi du rapporteur qui disait qu'il voulait sauver l'audiovisuel public. Aujourd'hui, force est de constater qu'il voulait... préparer les esprits à cette privatisation parce qu'il a mené un travail à charge et c'est ce que je regrette.
Donc il a réussi Charles Aloncle
? Non, je pense que c'est un échec politique. C'est sans doute le plus grand échec politique, c'est celui de Charles Aloncle, puisque avant même que le rapport soit publié, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dit qu'ils voulaient la privatisation de l'audiovisuel public. Donc finalement, lui, il se disait le sauveur de l'audiovisuel public. Il a encore expliqué ce matin chez vos confrères d'RTL qu'il voulait sauver l'audiovisuel public. Je note qu'il a... échoué à convaincre Marine Le Pen et Jordan Bardella de ne pas privatiser l'audiovisuel public. Mais moi, mon sujet, et je termine là, c'est pas Charles Aloncle, et qu'il ne parte pas pour lui. Tout le monde se moque de ce que pense Charles Aloncle de l'audiovisuel public ou de ce que je pense de l'audiovisuel public. Ce qui compte, c'est que fera le Rassemblement national, que fera Éric Ciotti, que fera Charles Aloncle demain s'ils arrivent aux responsabilités. La réponse est très claire. Ils n'ont même pas eu, j'allais dire, la courtoisie datant de la publication du rapport de Charles Laloncle pour, dès la semaine dernière, dire Marine Le Pen comme Jean-Denis Bardella qu'ils souhaitaient la privatisation de l'audiol public. Les choses sont claires.
Vous ne parlez plus depuis la fin de la commission avec Charles Laloncle ? Plus beaucoup. Est-ce que vous avez échangé des mots ? Ce week-end, par exemple ? Ce week-end, non.
La semaine dernière ? La rupture, la véritable rupture, elle date de cette une, de l'incorrecte. J'accuse. avec Charles Aloncle en tête. Il s'en défend, ce n'est pas lui qui a fait le titre, je veux bien en convenir, mais on le voit posant dans la lune d'un magazine avec ce titre, j'accuse. Et dans l'éditorial, journalistes, auxquels il donne une interview de 15 pages, comparent l'audiovisuel public à l'affaire Dreyfus en indiquant que c'est un système mafieux. Et ce jour-là, j'ai considéré que les limites de l'indécence avaient été franchies et que les mots avaient un sens. Et à partir de là, nos discussions ont été plus compliquées.
Alors on va évidemment parler des propositions du rapport à l'oncle, de vos contre-propositions aussi. Mais d'abord avec Paul, on voit les grands moments de cette commission. Oui, il y a eu beaucoup de grands moments.
Et quoi qu'on pense de cette commission, elle a été un moment important de notre vie démocratique puisqu'elle a été un jalon de la guerre culturelle qui fracture notre pays. Une guerre dont vous avez été un acteur, Jérémy Patry-Lettus. D'abord cette commission, c'est un casting. Vous avez réuni tous ceux qui font l'info publique en France. Vous avez auditionné les journalistes et animateurs stars du service public. En vrac, Léa Salé. le jure. Merci. Je le jure. Et au fond, avec un tel casting, on a même oublié à quoi devait vraiment servir cette commission. Tout ce qu'on retient, ce sont les affrontements, les procès d'intention, les accusations idéologiques et les règlements de compte. Ça commence avec les éditorialistes Patrick Cohen et Thomas Legrand, accusés par l'extrême droite de collusion avec des élus socialistes.
accusations que vous relayez résultent d'une manipulation, voire d'une falsification, et nous en ferons justice. Tous les journalistes devront se défendre
de favoriser la gauche.
Est-ce que vous pensez vraiment que si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, vous seriez aujourd'hui toujours à la tête du journal de 20h de France 2
J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail.
Patrick Sébastien va en profiter pour régler ses comptes à son ancien employeur Delphine
Madame Ernotte voulait me dégager, clairement. Je ne savais pas qu'un jour on allait me reprocher d'être un homme, d'être blanc et d
'avoir plus de 50 ans, mais allons-y. Et très vite, la commission devient un scrupuleux réquisitoire sur l'utilisation de l'argent public. Les auditionnés sont interrogés sur leur salaire, leur marge, leur train de vie, ce qui donne parfois des échanges lunaires. Je déjeune à la
cantine de France Télévisions. J'étais encore ce midi.
rapporteur de la commission accuse notamment des animateurs producteurs de s'en mettre plein les poches. Dans son viseur, Nagui, les deux s'accusent de se mettre en danger mutuellement dans leurs interviews respectives. Votre intuition, comme vous dites,
a déclenché à mon encontre des injures. des menaces, des incitations à porter atteinte à mon intégrité physique, le tout avec de nombreux messages racistes. Je trouve ça assez fort de m'accuser de cyberharcèlement. Pourquoi ? Parce que vous m'avez jeté en pâture. Nagui accuse Charles Laloncle de racisme. Celui-ci répond par un merveilleux lapsus. J'ai relayé la demande d'une députée macroniste. Vous voyez, elle n'est pas de mon corps, elle n'est pas raciste. Décidément,
c'est moment de télé sur moment de télé. L'audition la plus musclée sera celle de Xavier Niel, un homme puissant dont la parole est rare, qui va menacer de quitter la commission en pleine audition. D'autres grands patrons vont donner leurs coups de griffe comme Vincent Bolloré ou Mathieu Pigasse. Vous vous présentez toujours comme « Ah là là, tout le monde m'attaque et m'agresse », alors qu'en fait, vous agressez en permanence tout le monde. En fait, chacun est venu faire son coup d'éclat, même les députés qui en profitent pour exprimer leur grief contre les chroniqueurs du service public qu'ils n'aiment pas.
On a vraiment l'impression qu'il y a un deux poids deux mesures. On voit à côté de ça qu'on a une Sophia Aram, ça fait 20 ans qu'elle racontait d'un griller, elle a un humour raciste. Est-ce que c'est davantage cohérent avec la ligne éditoriale ? Madame Soudet, s'il vous
plaît, sinon je vous coupe le micro. Ici, c'est pas le lieu où on insulte les salariés du service public de racisme, d'homophobe, de ce que vous voulez, d'accord ? Vous mesurez votre propos. Non, non, Madame Soudet, non, non,
non. Et tout était comme ça. En fait, dans votre commission, on a l'impression que chacun est venu pour chercher son quart d'heure de gloire, son quart d'heure varolien. Est-ce qu'au fond, le vice de cette commission, ce n'était pas que tous les échanges étaient filmés
j'ai souhaité la transparence. C'est vrai, c'est une question que je me suis posée. Pas de transparence pour être filmé. Oui, mais je crois que c'était important. Une députée socialiste avait proposé le huis clos. Mais moi, je vais vous dire. Vous l'avez refusé. Je l'ai refusé. Mais je vais vous expliquer pourquoi. J'assume parfaitement cette transparence. Et je pense même que c'est de salubrité publique. Parce que les Français ont pu voir, vous venez de le montrer, ce que sont les méthodes aujourd'hui de l'extrême droite. Moi, je n'ai pas un problème avec Charles Aloncle en tant que tel, un garçon intelligent. Le but de la Commission, ce n'est pas ça. Non, non, mais je termine là-dessus. On a pu voir les méthodes. Qu'est-ce qu'on aurait fait si ça avait été à huis clos ? Je serais venu sur votre plateau en vous expliquant, croyez-moi sur parole, je suis de bonne foi, moi j'ai vu pendant 5 mois des assinuations, des accusations sans preuve, et vous m'auriez dit, parce que vous êtes des journalistes qui respectaient la déontologie, mais quelle preuve vous avez, tout l'état a été fait à huis clos. Moi, dans un an, le Rassemblement National peut peut-être arriver au pouvoir dans ce pays. Et je pense que cette commission d'enquête a été salutaire. Parce qu'elle permet aux Français de prendre la mesure de ce que sera l'extrême droite au pouvoir. Les méthodes qui sont utilisées, les insinuations sans preuve, les acquisitions, l'inquisition politique. Et au fond, cette commission d'enquête, c'est un miroir projeté sur nous-mêmes. Elles disent qu'on n'a pas envie de regarder. Elles disent que la vie politique est devenue. Et on préférait ne pas le voir, on préférait que j'organise tous ces travaux sous le regard caché des Français. Moi, j'ai voulu le faire sous le regard des Français, pour qu'ils puissent voir comment notre démocratie va évoluer. du spectacle, l'heure où l'on vient chercher le buzz plutôt que le travail de fond, cette spectacularisation de la vie politique, l'incapacité des parlementaires de travailler ensemble, cette incapacité aujourd'hui de dépasser nos clivages partisans pour travailler ensemble. Finalement, c'est deux France qui s'affrontent et cette bataille culturelle. et politique au cœur de l'Assemblée nationale. Elle dit quelque chose, cette commission d'enquête, de l'évolution délétère de notre vie politique et de notre vie publique. Et j'assume, effectivement, d'avoir voulu qu'elle se déroule devant le regard des Français pour les prendre à témoin.
Je voudrais juste préciser une autre chose. Il y a des commissions parlementaires qui se passent très bien. Celles qui concernent les violences sexuelles, par exemple, celles consacrées à Betaram, c'est l'audiovisuel, c'est le spectacle.
On a reçu le rapporteur, le président et la présidente de la commission Betaram. Ce qui n'était pas tenable,
c'est de mettre toutes ses vedettes face à des députés, c'était n'importe quoi. C'est la commission qui était n'importe quoi, mais les commissions parlementaires, elles peuvent bien se passer. Le président est en
face. Le
huis clos n'était pas acceptable, ça je suis d'accord.
Alors, il y a un suspense autour de la publicité. Il y a eu un suspect autour de la publication du rapport, un rapport que certains députés ont jugé trop à charge pour être rendu public. Un rapport qui vous met en cause, vous, qui met en cause la présidente de l'Assemblée. Et pourtant, vous avez voté pour sa publication. Certains vous accusent d'avoir changé d'avis au dernier moment et de vous être comporté, je cite, comme un paillasson. Qu'est-ce que vous répondez
Les mots ont un sens. Moi, j'avais indiqué, et je viens de le dire, que la transparence était importante. Je n'allais pas dire, moi, qu'il avait organisé ses travaux devant les Français, que finalement, les vidéos, on pouvait les regarder, mais le rapport, on ne pouvait pas le lire. Donc, on pouvait regarder ce qui s'était passé pendant six mois, mais le rapport, c'était terminé. On le mettait sous la table. Moi, je n'ai pris personne en traite. J'ai dit très clairement, avant même d'avoir lu le rapport, que je souhaitais sa publication, parce que je pense, et je vous le redis ici, que quand on lutte contre l'extrême droite. Il vient de loin, mon combat contre l'extrême droite. À 13 ans, j'étais sur les épaules de mes parents pour manifester contre l'extrême droite et Jean-Marie Le Pen. On n'utilise pas leurs armes. La censure, moi, je leur laisse. remettre en cause la liberté d'expression, je leur laisse. Ce rapport, demain, il sera public. Les vidéos, elles seront publiques. Et les Français pourront juger par eux-mêmes. Les Français, vous savez, c'est des adultes responsables. Ils sont capables de se forger un avis. Mais j'ai beaucoup réfléchi, j'ai beaucoup hésité, parce que d'un côté, la transparence, de l'autre... Il y a des députés qui disent, oui, il m'a appelé pour que je vote contre. Non, c'est totalement faux. Vous n'avez appelé personne. Vous n'avez appelé personne. Les députés, ils 'était une belle discussion politique. Les députés, jusqu'au dernier moment, ont changé la vie.
Je
n'ai appelé personne pour leur dire votez contre ou votez pour. On a eu des discussions pour savoir que faisions-nous. Et c'est une belle discussion politique. Qu'est-ce qu'on fait, Yann Barthès, quand un rapport insinue, calomnie, met en cause... Qu'est
-ce qu'il dit,
ce rapport ? On ne sait pas ce qu'il dit. Vous le verrez demain. Sur vous, il dit quoi ? y a des insinuations. Il parle de manipulation. Il insinue des proximités entre les dirigeants. Vous savez, c'est des méthodes de l'extrême droite. On ne porte jamais d'attaque frontale. On ne dit jamais clairement des choses. Pourquoi vous ne nous le dites pas ? Vous me dites qu'il ne faut pas publier le rapport. Et maintenant, vous voulez que je vous le dévoile en avant-première. On m'a dit qu'il ne fallait pas que je publie le rapport et qu'il ne fallait pas cautionner. Et en même temps, tout le monde me le demande en exclusivité. Mais on peut voter un rapport sans l'approuver. Exactement. On peut voter un rapport sans questionner. Et vous savez, moi, je proposerai à la présidente de l'Assemblée nationale une réforme. La publication des rapports automatiquement et un vote des députés pour savoir si le rapport est celui simplement du rapporteur ou s'il engage l'ensemble de la commission d'enquête. Et ça, c'est une réforme importante, car il n'y aurait pas de pression ou de chantage ou un appel à la censure. On dirait que le rapport est public. Maintenant, monsieur le rapporteur, si vous voulez que la commission d'enquête, que l'ensemble des députés valide votre rapport, il va falloir nous convaincre. Il va falloir retirer les insinuations. Mais c'est vrai. Sur les insinuations, sur ce que vous ne dites pas, est-ce que vous allez peut-être porter plainte ? Le problème, c'est qu'il y a l'immunité parlementaire. Et quand vous êtes responsable politique, vous menez la bataille politique. Moi, avec Charles Aloncle, avec l'extrême droite, je mène une bataille politique qui se déroule à l'Assemblée nationale, qui se déroulera demain lors de l'élection présidentielle. Je crois que les tribunaux ont autre chose à faire que de gérer. Mais ça pose quand même la question de l'impunité. Ça pose la question de l'impunité parlementaire. Il faut revoir complètement les règles des commissions d'enquête, pas pour censurer. Le rapporteur, pas pour empêcher de poser les questions qui fâchent, pas pour aller au fond des investigations. Il y avait des choses à dire sur le deuxième public, mais pour encadrer les débats. Par exemple, est-ce qu'on peut avoir des débats sereins qui ne soient pas des règlements de compte quand on fait 35 interviews pendant une commission d'enquête ? Est-ce qu'on peut mener un travail qui s'apparente à un travail judiciaire ? Les personnes prêtent serment, on l'a vu sur la vidéo. Les personnes doivent dire la vérité, elles sont obligées de comparaître. Je peux faire appel à la force publique pour faire venir des personnes devant une commission d'enquête. Vous êtes venu. Mais est-ce que vous imaginez un juge tweeter en temps réel un procès ? Est-ce que vous imaginez un juge commenter une commission d'enquête ? Après, vous êtes le président, vous auriez pu... Mais j'ai imposé ces règles. Mais aujourd'hui, un président de commission d'enquête n'a pas le pouvoir d'imposer ces règles. Je suis allé au maximum. Je vais vous dire, je suis très fier, Yann Barthez. J'ai suspendu cette commission d'enquête pendant quelques semaines. J'ai eu une campagne de haine de l'extrême droite jamais vue. Pas vu beaucoup de soutien de la gauche à ce moment-là pour me soutenir quand sur CNews on expliquait que j'étais un censeur, quand sur les réseaux sociaux on allait diffamer jusqu'à ma propre famille, simplement parce que j'avais suspendu pour 15 jours. une commission d'enquête en indiquant aux rapporteurs et aux députés qu'il fallait retrouver de la sérénité. Je suis très fier de cette décision. C'est la première fois de la Ve République qu'on suspendait une commission d'enquête. Elle a pu reprendre.
On doit marquer une pause. On parle du rapport à l'encre, mais on ne sait pas ce qu'il y a dedans. On va en parler quand on revient avec les fuites qu'il y a eu. Parce qu'il y a eu des fuites. A tout de suite. Cyril Benzaken, on est avec le président de la commission parlementaire sur l'audiovisuel public, qui a été une autre forme de combat. On appelle ça le combat culturel. Le député du Calvado, Jérémy Patrier-Lettus, est avec nous ce soir. Le rapport de Charles Aloncle sera donc rendu public demain. Le contre-rapport de Jérémy Patrier-Lettus aussi. Aloncle Lettus, deux hommes de style. Cette commission, c'est l'histoire
d'un duo que la France a découvert. Deux députés de la même génération, plus ou moins. L'un centriste, vous Jérémy Patrier-Lettus, 37 ans, l'autre d'extrême droite. Charles-Henri Aloncle, député ciotiste de 32 ans. Et votre relation, on peut le dire, a été suivie comme une télé-réalité par les Français. Une télé-réalité qui avait bien commencé. Dès le départ, vous avez mis un point d'honneur à vous donner du monsieur.
Bien, monsieur le rapporteur. Monsieur le Président, merci. Monsieur le Rapporteur. Merci, monsieur le Président. Vos désaccords sont d'abord à fleurer mouchetés, mais au fur et à mesure des auditions, vos relations s
'enveniment.
Merci, monsieur le Président, de reformuler ma question. Je pense qu'elle était très claire. Je n'ai pas besoin de leçons. Je pense que j'ai mis... Ce n'est pas une
question de leçons. Allez-y, même. -y. Je peux aussi suspender, vous trouvez que mes remarques sont insupportables.
Monsieur le Président, vous détournez mes propos.
Monsieur le rapporteur, pardon, il y a un président de cette commission enquête, c'est moi.
D'accord ? Ça va sérieusement se tendre le 4 février. Charles Aloncle vous accuse de conflit d'intérêt en affirmant à tort que vous auriez des liens avec la société de production MediaOne. Là, il n'y a plus de monsieur, on passe au prénom.
Pourquoi vous me répondez à chaque fois ? Merci
messieurs les ministres.
Mais non ! Mais Jérémy, franchement, mais qu'est-ce que tu fais là ? Monsieur le rapporteur, je viens de suspendre cette audition et je remercie les ministres de leur présence.
Voilà, suspension. Cette commission s'est parfois transformée en spectacle. Et je ne sais pas si vous vous souvenez, je vous avais suivi lors du premier jour de cette commission. C'était le 25 novembre dernier. Et c'est intéressant de se reploncher dans les images pour réécouter ce que vous me disiez à l'époque. Vous aviez déjà une obsession. Moi, je
souhaite pas que cette commission d'enquête, ça soit le lieu de la politique spectacle ou du buzz. On vient chercher son carte d'ordre de voir médiatique. C'est mal barré. Moi, je vais tout faire pour que ça soit le lieu d'un débat.
Pluraliste, impartial. De ce point de vue, c'est un échec. Et il y a une autre chose intéressante que j'ai retrouvée dans mes images de ce premier jour de commission. Je m'étais incrusté dans un ascenseur avec Charles Aloncle qui se rendait dans la salle. Et on s'était retrouvé avec le député RN Laurent Jacobelli. Dès le premier jour, l'extrême droite jubilait. Monsieur Jacobelli, qu'est-ce que vous pensez de cette commission
? est utile, c'est important. Vous en attendez quoi ? La vérité. Le service public fait-il la place qu'il faut au pluralisme ? Est-il bien géré ? Est-ce un temple du wokisme ? Ou est-ce le bien commun de tous les citoyens français ? Vous avez
la réponse.
Non, justement, c'est pour ça qu'il y a une commission. C'est toujours intéressant. Vous faites confiance à la partialité de Charles Laloncle ? Qui est d avec vous ? Ce qui confirme qu'il est quelqu'un de très bien et de très sérieux probablement. je fais confiance, honnêtement.
Le rapporteur était déjà adoubé par le RN et ça n'avait même pas commencé.
Alors on va passer en revue les principales propositions de Charles Laloncle publiées demain mais révélées ce matin par le Figaro et Valeurs Actuelles. On se demande vraiment bien comment ils ont pu être tuyautés. Vous publiez vous aussi des propositions. Est-ce que c'est la coutume qu'un président fasse des contre-propositions à celles du rapporteur ? Oui.
En revanche, j'ai un peu... Les propositions, oui. En revanche, un avant-propos assez long où j'essaye d'expliquer ce qui s'est passé dans cette commission d'enquête et ce qu'elle dit de la vie politique, ça, ça se passe pas toujours comme ça. Donc ça, tout le monde pourra le lire où ? Il pourra le dire sur le site de l'Assemblée nationale. D'accord.
Alors, merci de répondre par oui ou par non, ou à la limite une petite phrase d'argument à une dizaine de propositions du rapporteur à l'oncle. Sinon, je coupe la parole comme vous le faites. Supprimer de nombreuses chaînes de radio et de télévision publique, fusionner France 2 et France 5, France Info et France 24, les réseaux France 3 Régions et les radios ici, supprimer France 4, Move et Slash, oui ou non.
Non. Comme souvent, l'extrême droite pose des bonnes questions. Non à tout. Sur les chaînes, oui, parce que moi, je pense très court que l'audiovisuel public, il doit être renforcé. On doit faire des économies de gestion, bien sûr, mais on doit investir dans les contenus, dans les programmes, dans les offres et pas supprimer des chaînes. Et France 5, je ne comprends vraiment pas. Pardon, c'est un peu plus long. Mais France 5, je ne comprends vraiment pas parce que c'est... Pour le rapporteur et pour l'extrême droite, ce que doit être le service public, le patrimoine, l'information, la culture. Donc c'est totalement incohérent de vouloir supprimer France 5.
Réduire de trois quarts le budget des jeux et de divertissement de France Télé et d'un tiers son budget sport, oui ou non ? Non. Encadrer la communication des salariés du service public sur les réseaux sociaux, vous proposez sensiblement la même chose. Alors,
c'est quand même différent. Le rapporteur veut restreindre vraiment la liberté d'expression. Moi, je dis quelque chose de simple. Quand vous exprimez à titre personnel, c'est la liberté d'expression, la liberté d'opinion. Quand vous exprimez à titre professionnel, parce qu'il y a le logo de France Télévisions, qu'il y a votre fonction, alors là, il y a un devoir de neutralité. Jean-Michel, vous êtes un. Non, c'est à titre personnel.
Moi, c'est à titre personnel. Tout ce que je dis n'engage que moi.
Faire nommer les PDG de France Télé et Radio France par le président de la République, oui ou non ? Dangereux, retour en arrière. Imposer un appel d'offres pour toute production supérieure à 1 million d'euros, oui ou non ? La création, ça ne s'intègre pas dans des appels d'offres. – Internaliser la production des émissions de flux à caractère d'informations et de débats, oui ou non. – Oui. – En gros, pour être clair, ça veut dire la fin de cet avou, de ces ce soir, de ces politiques, de
en société, de cash. – Non, je ne souhaite pas la fin de ces émissions, mais je pense que c'est important que France Télévisions puisse avoir un vrai contrôle éditorial, parce que France Télévisions doit respecter l'impartialité et le pluralisme. Et je propose moi, par exemple, que les rédacteurs en chef, les directeurs éditoriaux, soient des salariés de France Télévisions. Donc on pourrait… les laisser produire par les sociétés de production, même si je pense que quand il s'agit d'informations, il faut renforcer la production interne, mais que le responsable de l'éditorial, de ce qui se dit, de l'information, soit lui un salarié de France Télévisions. Au quotidien, c'est compliqué. En tout cas, il faut poser la question. Vous voyez, on voit bien les débats aujourd'hui sur l'impartialité. C'est des débats complexes et je pense que c'est essentiel que France Télévisions renforce là les règles qui sont mises en place.
Remplacer les éditorialistes issus des rédactions du service public par des éditorialistes issus de la presse privée d'opinion, oui ou non. En gros, ça veut dire on vire Patrick Cohen et le lundi on met un éditorialiste du Figaro, le mardi un éditorialiste de Libé, le mercredi un éditorialiste de l'UMA, etc.
Non, moi je ne savais pas que les politiques étaient chargées de... de l'éditorial et des éditorialistes, les politiques ne font pas d'ingérence éditoriale. En revanche, fixer des règles d'impartialité, ça oui, j'en propose. Nous, on est là pour fixer la loi, pas pour recruter les éditorialistes, les bons et les mauvais de l'audial public, comme privé d'ailleurs. Mais des règles d'impartialité, concrètement, ça se caractérise comment ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on demande à l'audial public, on a une exigence supplémentaire, on demande à l'audial public d'être impartial. La loi le demande. Elle ne vous le demande pas à vous, mais elle le demande à l'audial public. Sauf que dans la loi... Rien n'explique ce qu'est l'impartialité. Mais vous, vous allez juger qu'un édito est
impartial, le lendemain, un député d'un autre camp jugera.
C'est pour ça que moi je propose qu'on n'a pas à juger de qui est un bon éditorialiste ou un mauvais éditorialiste. Nous, on doit simplement préciser dans la loi ce qu'est l'impartialité. C'est
quoi l'impartialité ? L
'impartialité, c'est la capacité, quand on présente un fait, quand on présente une opinion, de prendre des distances. avec ses propres convictions. C'est la capacité de présenter les faits dans son contexte. C'est exactement ce que le rapporteur ne faisait pas, c'est-à-dire qu'il présentait une partie du sujet sans donner le contexte. Par exemple, quand il parlait de Nagui, il expliquait que Nagui avait gagné beaucoup d'argent avec le duel public, et c'est vrai que ces jeux marchent très bien, mais il ne disait pas... que ça rapportait beaucoup de ressources publicitaires à l'odule public. C'est ça l'impartialité, c'est de présenter le contexte, de prendre des distances avec ses propres convictions. Oui, mais
en proposant ça, vous insinuez que les éditorialistes du service public aujourd'hui sont partiaux.
Non, moi j'insinue rien. La loi, elle date de 1986, il y a 40 ans, elle demande à l'odule public d'être impartiale. C'est la loi qui le fixe. Et personne n'est revenu gauche comme droite sur cette règle. Le problème, c'est qu'elle ne dit pas ce qu'est l'impartialité. On demande depuis 40 ans, si vous voulez, à l'objet public de respecter l'impartialité. On demande à l'ARCOM de contrôler l'impartialité. Et personne ne sait ce qu'est l'impartialité. C'est pour ça que dans mon rapport, je propose de définir, et pas moi tout seul, Bruno Lasserre, qui est une grande figure de ce pays, a proposé une définition pour qu'on soit très clair sur ce qu'est l'impartialité. Ce n'est pas la censure, ce n'est pas l'incapacité de dire les choses, mais c'est une exigence. qu'on demande au duel public parce qu'il appartient à tous les Français et qu'il doit parler à tous les Français. Mettre fin au système des animateurs producteurs, oui ou non ? Non, je suis contre parce qu'on peut avoir un animateur qui a une très bonne idée, qui a envie de la produire. En revanche, je considère que quand on est salarié de le duel public, on ne peut pas à côté être producteur. Il faut choisir son statut. Plafonner
les dépenses au Festival de Cannes, oui ou non ? Oui.
Je veux dire, ce ne sont pas des propositions. Dire qu'il faut mieux gérer l'argent public, je suis d'accord, bien sûr, mais tout le monde est d'accord.
Mais dans tout ce que vous avez dit et vos questions posées par Yann, à aucun moment vous n'évoquez une piste d'économie. On m'a dit oui, non. On m'avait dit oui, non. Dans toutes les propositions de Charles Aloncle, il y a des pistes d'économie et vous n'êtes favorable à aucune. Parce
qu'il y a un éléphant dans la pièce. Charles Aloncle, il fait des économies sur les contenus, sur les programmes, sur les offres. C'est dangereux. Moi, je propose une entreprise unique. Je propose de rassembler les forces de l'usuel public. Je propose de faire une BBC à la française. De supprimer des emplois ? Comment ? De supprimer des emplois ? Non, pas forcément de supprimer des emplois, en tout cas de permettre que demain l'usuel public soit fort. Et ça, le rapporteur n'en parle pas, ça a été un manque de cette commission d'enquête. Plateforme étrangère. qui aujourd'hui concurrence l'eau du duel public comme privé. Réseaux sociaux qui informent exclusivement les Français. Et on voudrait affaiblir l'eau du duel public, on voudrait lui enlever des moyens. Il faut le réformer, il faut faire des économies de gestion. Oui, les véhicules de fonction, il n'y a pas besoin de véhicules de fonction quand on est à Paris. Oui, quand on a des salariés qui ont un mandat politique, ce n'est pas normal qu'ils soient payés à plein temps. Alors qu'ils sont adjoints au maire de la ville de Paris. Oui, il y a des économies à faire sur le service public. Et oui, cette commission d'enquête, elle a révélé des dysfonctionnements et des manquements. Mais ce n'est pas une raison pour affaiblir l'audience du public. Moi, j'ai une différence fondamentale avec le rapporteur. C'est que lui veut l'affaiblir, un milliard de moins, 25% de budget en moins. Moi, je dis des économies, oui. Lutter contre les dysfonctionnements et les manquements, oui. Mais à la fin, il faudra renforcer l'audience du public. On en a besoin dans un pays comme la France.
a appris aujourd'hui que Charles Aloncle était visé par une plainte pour, je cite, « prise illégale d'intérêt ». Les médias Bolloré l'auraient influencé en lui suggérant des questions. Donc Charles Aloncle confirme avoir reçu des listes de questions qu'il n'aurait pas utilisées. Et il a répondu à l'AFP que cette manière de faire était vieille comme l'Assemblée nationale. Est-ce que vous aussi, vous avez reçu des e-mails de Lagardère News au-dessus de nous, contrôlés par Vincent Bolloré ?
Moi, j'ai reçu un e-mail au début de la commission d'enquête. J'en étais très étonné. De qui ? De Lagardère. Mais de qui Personne, je n'ai plus son nom dans la direction des affaires publiques ou institutionnelles. C'était vraiment au tout début. Et j'ai expliqué. Ça se fait ou pas Envoyer des questions, non. On a des groupements d'intérêts. qui nous envoie des notes, qui nous envoie des réflexions. C'est tout à fait normal de pouvoir exprimer ces positions et évoquer des sujets. Ça, c'est des pratiques. Et d'ailleurs, je crois que la Gardère est inscrite comme un groupement d'intérêts ou comme un lobbying. Et ça, effectivement, ça existe. Quand on a des débats sur l'audiovisuel, on a effectivement des entreprises privées comme publiques qui viennent nous voir. J'étais rapporteur d'une loi qui voulait réformer l'audiovisuel public et j'ai vu les acteurs de l'audiovisuel privé et public. Ce qui est étonnant et je ne comprends pas comment le rapporteur... peut expliquer que nous aurions reçu des dizaines de questions, on ne reçoit jamais des questions préécrites. Bref, moi j'en ai reçu effectivement un questionnaire au début de la commission d'enquête, j'ai dit qu'il y avait un risque d'ingérence majeur, et j'ai demandé à ce que ça s'arrête, pour être très précis. Parce que je vous ai dit, moi, que je n'utilisais pas les méthodes de l'extrême droite, les insinuations, les accusations sans preuve. Donc je ne le ferai pas ce soir vis-à-vis de Charles Aloncle. Ce que je sais, c'est que lors de la dernière réunion de la commission d'enquête, j'ai demandé aux députés s'ils avaient reçu... ces questionnaires de Lagardère, puisque le rapporteur avait indiqué que des députés de droite les auraient reçus, ils m'ont indiqué que ce n'était pas le cas, qu'aucun député membre de cette commission d'enquête n'avait reçu ces questionnaires.
Et donc, il n'y a que le rapporteur qui les a reçus ?
Moi, je vous dis ce que je sais, quand j'ai posé la question lors de la dernière audition, aucun député ne m'a indiqué avoir reçu ces questionnaires.
– Donc, on ne sait toujours pas si Rachid Adati a menti Alors… – Ah, bonne question. Il nous reste
10 secondes. – Il nous reste 10 secondes ? – Oui. – Très court. Un président de commission d'enquête, ce n'est pas un juge. Moi, on ne me demande pas de dire si je suis sûr que l'un ou l'autre, les journalistes de complément d'enquête sont de bonne foi, qui ment, qui dit la vérité. Ce que je sais, c'est que les journalistes de complément d'enquête sont de bonne foi. Les éléments. C'est moi qui vous expliquer. Vous
êtes vraiment centriste.
C
'est
une maladie. Plus sérieusement. Moi, je suis fils de journaliste. Accuser des journalistes, ce n'est pas quelque chose qu'on prend à la légère. Moi, je sais la rigueur des journalistes. J'ai vu ma mère, qui n'est plus de ce monde aujourd'hui, passer des heures pour être sûre de dire la vérité, pour être sûre que les faits soient bien contextualisés. Accuser des journalistes, c'est quelque chose de grave. Les journalistes
et le complément d'enquête sont de bonne foi. Ce que j
'ai fait, elle m'a transmis des éléments qui posent question avec des dates qui concordent. J'ai transmis ces éléments au bureau de l'Assemblée nationale. Il appartient maintenant à la présidente de l'Assemblée nationale et au bureau de l'Assemblée nationale de statuer et de décider s'il souhaite engager une procédure pour parjure. En revanche, j'ai engagé une procédure pour parjure contre M. Cordival, qui est un syndicaliste, parce qu'il a menti dans cette commission d'enquête. Il avait parlé
des fêtes chez Maxime. restez avec nous, monsieur le député. Est-ce que vous pratiquez un sport de combat par la politique ? La politique, c'est comme la boxe. On prend des coups, mais parfois, on en donne un peu aussi.
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