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D'abord, pourquoi j'étais à Lourdes ? Six mois avant d'aller à la santé, par le plus grand hasard, je tombe sur le Lourdes de Zola. Ce que je ne savais pas, c'est que Zola, après les 29 épisodes d'Hérougo Macart, avait décidé, il en avait marre d'Hérougo Macart, et il avait décidé de faire une trilogie sur trois villes, Paris, Rome, Lourdes. Pourquoi je tombe sur... C'est un bouquin de mille pages, sur Lourdes. Et Zola, comme vous le savez sans doute, était non seulement athée, mais agressif à l'égard des religions. Et quand Lourdes sort, ça fait un scandale terrible. Je lis ce livre. C'est un livre absolument magnifique. C'est l'histoire d'un prêtre qui a perdu la foi, chez Zola en vérité. Mais Zola est quand même bouleversé par ce qu'il voit, car comme à chaque fois, il fait une enquête sur Lourdes. Il va à Lourdes. Il va deux fois. Il passe du temps. Et il est bouleversé par la souffrance, par l'espérance. Et c'est très beau. Donc, je m'étais dit, quand je sortirai, j'irai à Lourdes. J'habitais à Lourdes comme politique, comme leader de parti, comme président de la République, mais pas comme un citoyen comme les autres. Je vais à Lourdes. On y va d'ailleurs avec Carla. Quelques jours après, et là-bas, bien sûr, il y a beaucoup de pèlerins. C'est un miracle aussi, 4 millions de personnes chaque année. 150 ans après, les apparitions pour la petite Bernadette. Je fais peut-être 250, peut-être 300 photos. Pourquoi est-ce que je n'en fais jamais une photo ? Donc les gens disent, ah, président, on veut une photo, on veut une photo. Et je suis à l'époque pourchassé par les photographes qui veulent une photo de moi, de Carla à la sortie, vous imaginez bien. Et je me dis en rentrant, bon, tant pis, on va être partout. Pas une photo n'a été publiée sur les réseaux. Et si vous saviez, comme c'est pour moi l'occasion de dire à tous les gens avec qui j'ai fait une photo, comme je suis touché par cette forme de respect, cette France-là, elle existe, elle ne veut pas disparaître. C'est une France discrète, respectueuse. C'est une France qui a des bons sentiments. C'est une France qui ne crie pas haro sur le baudet. C'est une France qui veut aimer, qui veut admirer, qui veut regarder vers le haut. C'est une France dont on ne parle jamais. Et vraiment, ça m'a bouleversé. Mais regardez, pareil, le pape est là. Mais qui connaissait le pape il y a deux ans ? Qui connaissait ce pape ? Est-ce que vous ne voyez pas que quelqu'un qui a été élu par... Allez, 140 de ses collègues ? Qui pose la question de sa légitimité ? Qui aujourd'hui viendrait dire au micro de Pascal Praud ? Oh, quand même, il n'y a pas une femme qui a voté pour lui. Enfin, quelle est sa représentativité ? Moi, je me souviens quand j'étais président de la République. Et 53%, 15 jours après, on mettait en cause ma légitimité. Le pape ? Non. Donc, si ça, c'est pas miraculeux, qu'est-ce qu'un miracle
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