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pardon, d'abord, en politique, les grands politiques, ils doivent absolument pardonner parce qu'ils doivent rassembler. Et si vous ne pardonnez pas, vous ne rassemblez pas. Car naturellement, vous rassemblez des gens qui, à un moment ou à un autre, ont été contre vous. Alors vous la reprochez. Oui, mais l'ouverture, on vous l'a reproché. Oui, mais moi, ça n'a aucune importance. Je pense que la quasi-totalité presque des ministres que j'avais, à un moment ou un autre, avait dit quelque chose contre moi.
Ils ont dit des choses pas trop gentilles après. Parfois même, ils ont écrit un livre pour dire du mal. Mais c'est pas grave. C'est pas reconnaissant.
c'est pas grave, parce que moi, j'ai été président de la République. C'est un honneur, c'est une chance et ça crée un devoir. Le devoir, quand on a été chef, c'est de rester à un certain niveau. Pas de tomber dans la cour de récréation. Et je vous dis, ça, c'est pas une question de foi, de religion, c'est une question de tempérament. J'ai beaucoup vu M. Jusquard d'Estaing. Mais quand il me disait qu'il ne voulait pas retourner à l'Elysée parce que ça lui a fait trop de mal, c'est comme s'il me parlait chinois. Parce que moi, je suis retourné à l'Elysée. À l'époque de Hollande, pourtant on a peu en commun. à l'époque de Macron, sans que ça ne me fasse aucun effet. J'étais pas chez moi. Et même chez moi, un jour, on dira Sarkozy, habitez là. Et ça sera plus chez moi. Donc cet instinct de possession qui est assez naturel chez moi, j'ai dû le dominer pour comprendre que c'est une vanité. Et si vous voulez être un grand politique, vous ne pouvez pas en rester à des petites querelles. Je crois que c'est Louis XI qui disait quelque chose de très vrai. Le roi de France oublie les querelles du duc d'Orléans et c'est pour ça que c'est un grand roi.
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