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RTL Matin 7h-9h30 C'est avec Céline Landreau. Et avec Marc-Olivier Fogiel à 8h18. Une semaine après avoir été suspendu du Parti Socialiste et écarté de la primaire, il réclame sa réintégration, accuse des membres du PS d'avoir voulu le tuer politiquement. Marc-Olivier, vous recevez ce matin le député Philippe Brun.
Bonjour
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Philippe Brun. Bonjour Marc-Olivier
Fogiel. On va aller au fond dans un instant. Vous avez été écarté après le signalement d'une de vos anciennes assistantes parlementaires pour des faits qui relèveraient du pénal. Si vous êtes là... Ce matin, c'est pour sauver votre honneur, même si le combat politique est derrière vous, ou sincèrement vous y croyez encore ?
J'y crois encore, Marc-Olivier Fogiel. Je vous annonce ce matin qu'à 9h30, au tribunal judiciaire de Paris, sera examiné le référé que j'ai déposé contre le Parti Socialiste afin d'obtenir ma réintégration en ma qualité d'adhérent du Parti Socialiste et surtout ma participation à la primaire. Le premier débat a lieu demain et je demande à la justice de faire respecter les statuts de mon parti, dont à peu près chaque article a été bafoué par cette décision inique du Bureau national.
Donc à 9h30, en référé, vous demandez à être réintégrée. intégrer dès demain, en fait. Absolument. Le Partiiste ne m'a pas
entendu. Je n'ai eu le droit à aucune défense. Je ne sais toujours pas au moment où je vous parle de quoi je suis accusé. On parle de faits ayant des qualifications pénales. Quelles sont-ils ? Il n'y a pas de plainte déposée aujourd'hui. Ça fait maintenant une semaine que... Vous êtes sûr de ça ?
Parce que selon les informations de RTL, apparemment, votre ancienne assistante parlementaire aurait déposé plainte. Vous avez vérifié. En tout cas, au moment où je vous
parle, je ne suis pas au courant d'une plainte contre moi et aucun journaliste n'a aujourd'hui... trace, aucun parquet n'a communiqué sur l'existence d'une plainte. Quand on
parle au PS, qui vous a écarté de façon unique, dites-vous, vous allez pouvoir développer, eux, ils disent que votre assistante parlementaire, ancienne, elle, elle parle carrément de coups et blessures. Vous savez bien qu'il y a une photo qu'elle a envoyée dans des rédactions où on la voit avec l'arcade sourcilière abîmée. Vous nous dites ce matin... Quoi ? Je n'y suis pour rien ? Je n'ai jamais levé la main sur une femme ? Je
n'ai jamais levé la main sur une femme. Je n'ai jamais été violent avec personne. Et je prouverai, mes avocats ont absolument toutes les pièces pour prouver que tout cela est une vengeance personnelle. Et qu'il n'y a absolument en rien de coup, pas de violence de ma part, et qu'il n'y en a jamais eu. Et je tiens à le dire ici très
clairement. Une vengeance personnelle ? Il faut, je suis désolé, que vous rentriez un minimum dans votre intimité. Cette ancienne assistante parlementaire, vous avez reconnu avoir eu... une liaison avec elle, extra-conjugale, et vous dites que c'est parce que vous y avez mis fin qu'elle se venge ? En tout cas, j'ai mis fin au contrat de
travail qui nous lie, surtout puisqu'il y avait... une faute grave de sa part. Elle a été licenciée pour faute grave. Il ne m'appartient pas ici de relater tout ce qui a amené à ces fautes graves, mais je tiens à dire ici que je n'ai jamais été violent avec personne, que je n'ai jamais frappé de femme, que je ne l'ai jamais frappé, elle en particulier. Et je le dis extrêmement fermement, Marc-Olivier Fogel, je n'ai jamais été violent avec personne. Et vous ne trouverez dans cette enquête aucun témoignage d'aucune femme qui ne viendra jamais dire que j'ai été violent
avec elle. Même du harcèlement moral, elle, elle raconte, à l'époque, il n'y avait pas votre nom à Mediapart et au Poulpe. qu'un homme avec lequel elle entretenait une relation a fait changer les serrures d'un logement auquel elle avait accès sans la prévenir. Pas de message, pas d'appel, pas d'explication, juste le silence. Elle ajoute, on fait ça aux squatteurs, aux gens à qui on veut faire peur, aux personnes qu'on veut humilier, pas à quelqu'un qu'on a aimé. Et puis quelques semaines après cet événement, vous l'auriez, selon elle, licencié. C'est pas de la violence physique ça ? Ça peut être de la violence morale.
Je n'ai jamais partagé de domicile avec elle. Cette personne, elle est paxée. Elle est en couple avec un autre homme. Eh bien, mon domicile, c'est mon domicile. Elle n'a jamais habité dans ce domicile, ce n'est pas chez elle. Par ailleurs, je n'ai pas changé mes serrures de mon domicile à l'époque des faits, j'ai changé seulement mes serrures il y a 15 jours puisque mon domicile a été cambriolé. Donc je n'ai pas eu d'aucune manière, je n'ai d'aucune manière changé mes serrures. Donc je ne sais pas à quoi se réfère ce message, il ne se réfère pas en tout cas à ma situation.
Donc vous vous dites ce matin, en gros, c'est une affaire qui aurait dû rester privée, elle se venge. Sauf que les instances du Parti Socialiste lui accordent beaucoup trop de place. Des instances, je le précise, indépendantes.
Alors, ce n'est pas des instances indépendantes, puisqu'elle a saisi une commission qui ne s'est pas réunie, qui ne l'a pas auditionnée. Tout simplement parce qu'elle ne s'est pas présentée aux convocations qu'ils lui ont adressées. Ensuite, le bureau national n'est pas indépendant. Il y a une réunion qui a duré une demi-heure. On a dit que Brun est accusé d'avoir tout un tas de choses. Violenté, harcelé. On a même parlé de violences sexuelles. Ça veut dire quoi ? De viol ? J'aurais violé cette personne ? Et puis ensuite, on a dit qu'il y a un emploi familial. Et donc, on ne peut pas vous présenter les preuves. Mais c'est très, très, très grave. Il faut voter sa suspension. Tout le monde était ahuri. Et donc, évidemment, il ne s'est trouvé personne pour me défendre puisqu'il n'y avait aucune... de se défendre, parce que je ne sais même pas de quoi je suis accusé. Et on n'a à ce stade aucun contradictoire, aucune enquête sérieuse. En quoi le Parti Socialiste peut se substituer aujourd'hui à la justice ? Justice qui, à ma connaissance, n'est toujours pas saisie. Et pardon, mais cette affaire, on en parle depuis une semaine, il n'y a pas un parquet de France qui dit qu'une plainte a été déposée.
Pourquoi le PS aurait voulu vous éliminer ? Parce que dans votre première prise de parole, vous dites en gros, c'est un complot, je gênais, c'est un complot politique. Sans vous faire offense, c'est très bien que vous participiez à la primaire. Un complot politique, c'est pas un peu démesuré par rapport au rôle politique ? Vous jouez au PS ? Écoutez, je ne s'ai pas dit que c'était un complot politique. Ça ressemble à ça, vous dites qu'on veut m'accuser
pour des raisons politiques. Écoutez, expliquez-moi, vous avez quelqu'un. J'ai tous mes parrainages pour être candidat à la primaire, d'accord ? Il se trouve qu'ils ont cette information depuis le mois de juillet. Ils ne font absolument rien pour que cette affaire soit traitée en interne du parti. Ils ne font pas d'article 40, pardon, mais si vous avez connaissance d'une photo... Donc c'est saisir le procureur de la République quand vous avez une photo, pardon. Olivier Faure l'avait, Johanna Roland l'avait, quand vous êtes détenteur de cette autorité publique, vous êtes maire, vous êtes député, vous avez une photo d'une femme violentée, vous ne la transmettez pas à la justice, c'est votre devoir d'élus républicains de le faire. Ils n'ont rien transmis à la justice. Ils ont laissé ça tranquillement dans un
dossier. J'imagine que depuis le mercredi dernier, vous y pensez et repensez, votre analyse... du fond. Là, vous posez des questions. À votre avis, pourquoi ? La réponse à cette question-là, c'est pourquoi le parti que vous connaissez si bien, vous, le député de la quatrième circonscription de l'heure, pourquoi, selon vous, on voudrait vous éliminer ? Écoutez,
moi, je n'ai rien, je ne comprends même pas l'esprit de ces magouilleurs du Parti Socialiste. Je n'ai rien à voir avec eux, avec ces apparatchiks, ces professionnels de la politique qui ont tué le parti de Jean Jaurès. Donc moi, je les laisse à leur médiocrité. Je ne sais pas ce qui les a amenés à vouloir me tuer. Ce que je constate seulement, c'est que je dérange beaucoup. Parce que moi, je n'ai pas le même discours déconnecté que ces professionnels de la politique. étaient salariés du parti avant de devenir eux-mêmes des élus. Et vous les avez appelés
depuis mercredi ? Non, mais eux-mêmes ne m'ont pas appelés,
vous vous rendez compte quand même. J'ai même pas eu un appel de Johanna Roland ou d'Olivier Fort une demi-heure avant mon exécution. Ils ne m'ont pas prévenu. C'est-à-dire que je me suis connecté à la réunion comme tous les membres du bureau national qui était une réunion de routine où on validait des candidatures dont on savait qu'elles étaient validées. Eh bien, on m'a exécuté sans même me prévenir. Donc ces gens-là, je veux dire, je n'ai rien à voir avec eux. Même moralement, je n'ai rien à voir avec eux. Ils se sont déshonorés moralement. Et moi, ce que je souhaite, c'est que la justice, aujourd'hui, rétablisse Marc-Olivier Fogiel. Mon nom est associé au mot violence. Moi je pense à mes parents, je pense à mon frère, à ma soeur qui nous écoute ce matin. Je pense à tous les gens qui voient le nom brun aujourd'hui diffamé comme cela. Alors que je n'ai jamais été violent avec personne, que cette femme je ne l'ai jamais violentée. Et je tiens à le dire ici vraiment formellement. Jamais je n'ai violenté personne, je n'ai jamais violenté cette femme. Si une plainte est réellement
déposée, vous êtes l'esprit tranquille pour aller
vous justifier auprès de la justice. J'ai l'esprit tranquille et moi je souhaite qu'elle dépose plein. Parce qu'il y a un moment ça suffit la calomnie. Et moi je souhaite que nous soyons confrontés. Et moi j'ai beaucoup de preuves à ma disposition. Quel type de preuves ? J'ai des preuves à ma disposition. Mais quel type de preuves ? Les SME, j
'imagine
? J'ai plein de choses, évidemment, à ma disposition, qui prouvent mon innocence.
Parce que peut-être aussi que si le PS a aussi vite emboîté le pas à la plaignante, c'est parce qu'en 2024, une autre de vos anciennes collaboratrices avait saisi le conseil de prud'homme. Elle vous reprochait notamment de harcèlement moral et un licenciement abusif. Non, mais c'est un contexte, vous comprenez bien. Est-ce que votre personnalité posait problème au PS ? Il y a eu, en 2024, cette ancienne collaboratrice, celle-là qui viendrait en dernière minute. D
'abord, c'est faux, il n'y avait pas de harcèlement moral, c'était une consultation de licenciement abusif. J'avais licencié une collaboratrice pour insuffisance professionnelle et elle avait saisi le conseiller des problèmes, ce qui est son droit. Je rappelle que c'était une membre de LFI. J'avais une assistante qui était membre de LFI. Et quand le rapport NUPES a été rompu, il y a eu effectivement ce désaccord et je l'ai licencié. Ensuite, on s'est mis d'accord devant le bureau de conciliation. Il n'y avait pas de harcèlement, il n'y a jamais eu d'accusation de sa part de harcèlement. D'ailleurs, moi je tiens des pièces du dossier, je n'ai jamais harcelé personne. Vous avez l'esprit tranquille. Là,
à 9h30, pour conclure, il y a ce référé, donc en justice, en espérant réintégrer la primaire dès aujourd'hui pour pouvoir débattre demain. Dans le contexte que vous décrivez, en parlant comme ça d'Olivier Faure, de tous ces gens du PS, Carole Delga, est-ce que vous pensez réellement pouvoir, si vous êtes réintégré, faire une campagne ? Oui, je pense
que je pourrais faire campagne, car mon honneur sera lavé. Et moi, je me demande aujourd'hui comment, dans un parti démocratique, vous pouvez suspendre quelqu'un, jeter son honneur au chien, l'empêcher de faire campagne. Là, aujourd'hui, je suis député non inscrit, j'étais vice-président de la Commission des Finances, je ne suis même plus vice-président de la Commission des Finances. On va devoir me faire changer de bureau, je vais avoir changé de place dans l'hémicycle. J'ai été dégradé de tout, sur la base d'une simple accusation à 23h50, la veille de la validation des candidatures. Alors moi, vous me dites, théorie du complot. Je ne sais pas si c'est théorie du complot, mais il y a un moment, cette manière d'être... traiter les affaires par l'EPS. Elle discrédite le Parti Socialiste. Elle discrédite même, pardon, la parole de la plaignante. Parce que, imaginons que celle-ci soit vraiment victime de violence. Regardez l'égard que lui donne le Parti Socialiste en utilisant cette procédure. Elle discrédite la parole de la plaignante. Et ça, je le regrette. Si vous n'êtes pas réintégré, vous soutenez un candidat ? Écoutez, je ferai savoir ma position, mais je pense être réintégré. Et je pense pouvoir prouver... Mais si vous n'êtes pas
réintégré, vous soutenez un candidat ?
Écoutez, je ne sais pas ce que je ferai, je réfléchirai. Ce que je constate, c'est que beaucoup de gens me soutiennent aujourd'hui. Le président du groupe Socialiste au Sénat, Patrick Cannaire, que je remercie. Jérôme Gage, que je remercie, qui est candidat lui aussi à la primaire. Et beaucoup de maires socialistes, d'élus socialistes, de députés socialistes qui m'ont donné leur soutien. Car je crois que quand on est dans le parti de Robert Badinter, on doit être attaché à l'état de droit et au droit de se défendre. Merci Philippe Brin d'avoir réservé RTL votre première interview. Merci à vous, 9h30, le référé.
Voilà, cette décision de justice.