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Écoutez, c'est quand même très étrange, c'est du jamais vu dans notre histoire de notre pays. On empêche quelqu'un qui a réuni ses parrainages et le candidat à la primaire et on découvre à 23h55 qu'il est accusé de violence. C'est absolument inédit dans notre histoire. Ce matin, j'ai appris avec stupeur à 8h30 que la direction de mon parti, le Parti Socialiste, après avoir constaté que je remplissais les conditions de parrainage... demander ma suspension conservatoire et mon exclusion de la primaire de la gauche à laquelle je concourais et mon exclusion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le motif avancé est qu'une militante et ancienne collaboratrice que j'ai licenciée pour faute grave aurait hier soir appelé le siège du parti à 23h55, faisant état de fait pouvant être qualifiée pénalement. Je ne connais pas ces faits au moment où nous nous parlons. Aucune plainte n'a, à ma connaissance, été déposée. Le parquet de Paris a été interrogé, ne trouve pas de trace de plainte. Le parquet d'Evreux a été interrogé, ne trouve pas non plus trace de plainte. Le parti socialiste que j'ai interrogé n'a pas voulu dire de quoi exactement j'étais accusé. Sans aucune enquête, donc. Certains responsables du PS ont parlé à la presse et évoqué des suspicions de violence. Accusations extrêmement graves, mettant ainsi à mal mon honneur et ma dignité. Des accusations calomnieuses qui nuisent à ma réputation et qui détruisent ma vie personnelle et celle de mon entourage. Je refuse de me laisser démolir par de fausses accusations. La justice n'a pas été saisie. Mais le Parti Socialiste s'y est visiblement substitué. Ce conflit est désormais instrumentalisé par mon propre parti pour me tuer politiquement. Pourquoi aujourd'hui, date de fiscalisation des candidatures, pourquoi ne pas m'avoir entendu alors que l'on me dit qu'une commission, et je l'ignorais, a été saisie en juillet et qu'aucune investigation n'a été menée et que cette commission n'a même pas encore auditionné la personne concernée, la plaignante. C'est inédit, du jamais vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique. Je n'accepterai pas d'être sali et de laisser le moindre doute sur ma personne. J'ai en effet un contentieux avec mon ex-collaboratrice que j'ai licencié pour faute grave au mois de juin. Je vis un calvaire et un harcèlement continu de la part de cette personne. Cette femme, qui est membre des instances nationales du Parti Socialiste, a pour volonté de me nuire au sein de mon parti. Je me tiens à la disposition de la justice pour livrer toutes les preuves, et elles sont très nombreuses, que j'ai en ma possession. Preuve de menace, preuve de chantage, preuve de harcèlement. Comme aucune plainte n'est déposée contre moi, alors je vous annonce que je dépose moi-même plainte, afin que la justice puisse établir les faits.
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