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24 et RFI présentent...
à tous, merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe sur Radio France Internationale et France 24 en cette semaine où les Européens étaient peu audibles. à l'Assemblée générale de l'ONU, mais aussi en cette semaine où ils s'inquiétaient de leur faiblesse économique. Nous avons le plaisir de recevoir Aurore Laluc. Bonjour. Bonjour. Vous êtes députée européenne, socialiste, française, coprésidente de Place publique. Également, vous venez de sortir Trump contre l'Europe aux éditions Les Petits Matins. Et vous êtes présidente surtout de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, présente à la dernière réunion de l'Eurogroupe. Aurore Laluc. Une croissance faible des 27 pays membres de l'Union européenne, 1,1% pour 2026. Des prix de l'énergie qui grimpent à de plus de 14% sur un an selon Eurostat. Comment vous qualifiez l'état de notre économie
européenne ?
C
'est très paradoxal parce qu'en réalité, malgré tout ce qu'on subit... Ces dernières années, c'est-à-dire qu'on est quand même sous attaque de l'administration Trump via la politique commerciale. Il y a maintenant la crise avec le prix de l'énergie, la guerre, la guerre hybride. On a vraiment une économie qui est mise sous pression, que ce soit par la Russie, par la Chine ou par les États-Unis. On résiste quand même pas mal quand on y pense. On résiste quand même pas mal, on reste résilient. Néanmoins, on arrive dans des temps très difficiles en termes de croissance économique, d'activité économique, en termes de pouvoir d'achat surtout. C'est ça en fait qui nous inquiète profondément. C'est la question de l'inflation, de cette inflation importée sur laquelle on a très peu de prix. C'est parce qu'elle est liée à des événements extérieurs et ce n'est pas la première fois que ça nous arrive. Donc c'est ça qui est difficile aujourd'hui pour nous à gérer. Et puis le fait qu'au bout d'un moment... on risque d'avoir de l'inflation alimentaire. Malgré tout, on résiste. Même si on est une zone qui n'est pas finie d'être construite, même si on n'a pas tous les outils, etc., c'est ça qui est étonnant. On arrive quand même à tenir, mais néanmoins, on est mis sous pression et surtout les Européens sont mis sous pression. Et c'est ça, l'économie, elle est au service des gens. Et en fait, c'est là où nous, on doit agir rapidement sur la question de l'électrification, agir sur la question des prix et surtout investir, investir, investir pour ne plus être dépendants des autres économies. Alors comme chaque
semaine, je vais vous proposer un tour de l'actualité européenne. C'est l'Europe en bref de Agnès Le Cossec.
électrochoc pour Friedrich Merz. L'extrême droite allemande remporte de nouvelles élections régionales, tandis qu'avec moins de 5% des voix, la CDU, le parti du chancelier, est pour la première fois absente d'un parlement régional. Nous
ne pouvons pas édulcorer le résultat obtenu en Mecklenburg. C'est un désastre.
Autre défaite électorale, à Berlin, où la gauche radicale de Die Linke est arrivée devant le maire conservateur sortant. Dans le reste de l'Europe, de nombreuses élections nationales sont attendues d'ici un an, avec une percée annoncée de l'extrême droite qui met sous tension le projet européen. En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, les dirigeants américains, danois et groenlandais ont signé un accord de sécurité. Cette signature devrait mettre un point final à la crise qui a envenimé les relations entre États-Unis et Europe après les menaces de Donald Trump d'annexion du Groenland. Le texte acte un renforcement de la présence militaire américaine sur l'île. Il interdit également à tout acteur, hors Union européenne et OTAN, d'exercer un contrôle dans des secteurs stratégiques. Donald Trump a annoncé qu'il pourrait interdire les exportations américaines de diesel, une perspective qui inquiète des pays européens aux options de plus en plus limitées. Le Premier ministre slovaque Robert Svitso, pro-Kremlin, réclame un conseil européen extraordinaire sur la crise des carburants.
Je le dis clairement, je considère que l'Union européenne fait preuve d'un cynisme total en laissant les États membres gérer la griffe pétrolière tout seuls.
dirigeant slovaque, qui affiche à proximité avec Vladimir Poutine, conteste l'interdiction par Bruxelles des importations de gaz russe prévues fin 2027.
Alors, Aurore Laluc, face à la flambée des prix du pétrole, les 27 ont eu des politiques très différenciées. Certains ont abouti à un prix plus bas que dans l'hexagone autour de nous, avec des remèdes comme le plafonnement, la taxe sur les super profits énergétiques, des aides directes. Qu'est-ce que vous, vous préconisez
?
Et
est-ce qu'il faut le même remède pour tous ? En fait, effectivement, on n'est pas exposés de la même façon, et puis on n'a pas le même état des finances publiques. C'est ça aussi la réalité dans les différents pays. Ce qu'il faudrait, c'est la taxation sur les super profits. Et au niveau européen, il y a clairement une coalition de pays qui est en train de se dégager. L'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, donc des gouvernements d'une couleur politique très différente, demandent la taxation des super profits. Pour l'instant, la France s'y oppose. Or, ce seraient les moyens de récupérer de l'argent. pour pouvoir justement faire des aides ciblées... Pour protéger TotalEnergie en fait, quelle serait l'autre raison en réalité ? Il n'y a pas d'autre raison. Donc deux choses l'une, soit à un moment TotalEnergie, les prix qu'ils font à la pompe, ils font en sorte que tout le monde ait le même prix sur le territoire. Je ne pense pas que ce soit leur stratégie en réalité. S'ils ne font pas ça, pardon, mes taxations des super profits, ça commence à bien faire. On ne peut pas mettre en danger comme ça les Français et les finances publiques.
Vous mentionnez la France avec un budget très difficile à adopter, une dette en hausse et un déficit le plus élevé de la zone euro à 5,4% du PIB. Est-ce que vous avez senti l'Eurogroupe, puisque je disais que vous y aviez été, très inquiet de la situation française ?
Non.
Les
ministres des Finances, les institutions européennes sont inquiets en général de l'état mondial des finances publiques, mais aussi de la dette privée, de ce qui se passe aux États-Unis, la bullia, etc. et le fait que les Américains ne maîtrisent plus leurs dettes comme avant. Et on n'est pas à l'abri d'un accident financier. Ça, c'est clair. Mais on ne sait pas d'où il va venir. Et on n'est pas à l'abri. Et c'est de la probabilité. Ça veut dire que ça peut arriver comme ça peut ne pas arriver. Bref, c'est un sujet qui mérite de la nuance. Or, dans le débat politique aujourd'hui, la nuance, ce n'est pas la chose la plus commune, en réalité. Donc, voilà quel est l'État mondial. Maintenant, au niveau européen. Nous, ce qu'on demande à la France, c'est une trajectoire de réduction de 100-120 milliards sur 5 ans. Ça veut dire qu'il n'y a pas besoin de faire un effort de 54 milliards, déjà ça n'existe pas, ça n'existera pas, c'est trop brutal, mais de l'ordre de 18-20 milliards. Et ensuite, quand je suis à l'échelle européenne, je vois qu'il y a beaucoup moins d'inquiétude. C'est-à-dire que tout le monde dit oui, il faut que la France prenne un certain effort. Mais personne ne se dit que la France, là, tout de suite, va rentrer en crise
financière. Mais inquiétude aussi par rapport au discours du RN concernant l'Europe, qui, s'il accède au pouvoir, veut baisser la contribution de la France à l'Union européenne, alors que l'actuel Premier ministre a d'ailleurs demandé de retrancher 800 millions en les prélevant sur l'amende Google. Ça accrédite, avant les élections de 2027, l'idée que la France paye trop ? Et c'est le cas ?
Ce n'est pas le cas, déjà, parce que je suis navrée, mais sans l'Union européenne, la France n'est pas grand-chose. Elle n'est pas grand-chose du point de vue des exportations, elle n'est pas grand-chose non plus du point de vue de la soutenabilité de sa dette, si je peux me permettre. Parce qu'aujourd'hui, si la dette française est soutenable, c'est grâce à quoi aussi ? C'est parce qu'en fait, on sait que derrière, il y a la Banque centrale européenne, il y a le mécanisme européen de stabilité, il y a tout ce qu'on a créé qui fait qu'aujourd'hui, les dettes européennes restent quand même, malgré tout, fortes. Et en revanche... Ce qui inquiète les marchés financiers, très clairement, c'est la perspective de 2027 et des élections présidentielles. Et c'est pour ça aussi qu'on a une prime de risque, on a des taux un peu plus élevés, contrairement à ce qu'on pense. Ce n'est pas l'état de la dette, c'est à la fois l'instabilité politique. depuis la dissolution, très clairement. Le fait de, là, savoir ou pas si on va réussir à faire passer le budget. Et puis, les élections prochaines. C'est vraiment le sujet politique qui inquiète quasiment plus les marchés financiers, en réalité, que le niveau de notre dette. Parlons justement du futur budget,
mais cette fois-ci de l'Union européenne pour 2028-2034, qui est négociée ardemment actuellement. L'Allemagne, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, l'Autriche sont dans les frugaux. Ce qu'on appelle les frugaux, c'est ceux qui demandent qu'on soit en dessous des 2000 milliards d'euros sur 7 ans proposés par la Commission européenne. Votre Parlement européen, Aurore Laluc, veut maintenir ce montant. Qui va
gagner ? Si on n'a pas un budget qui vient répondre aux défis européens, On va tous perdre. C'est ça en réalité. Si on n'a pas un budget qui nous permet d'avancer sur la défense commune, dans l'indépendance numérique, si on a un budget qui ne nous permet pas d'être autonome en matière d'IA, qui ne nous permet pas d'avancer dans la transition écologique, dans la réindustrialisation, on va tous perdre. C'est ça que certains pays... devraient avoir en tête. Donc il y a la question de ce budget, et sur lequel vous avez, voilà, le Parlement européen est toujours plus 10 ans que les États membres. – Y compris l'Allemagne qui est chez les frugots maintenant. – Exactement, donc on va essayer de pousser un maximum, mais à côté de ça, de toute façon, il faudra créer de nouveaux instruments financiers. Je sais que les débats sur l'annualisation de la dette agitent beaucoup la bulle française, mais en réalité, au niveau européen, le débat qu'on a, c'est sur la question, ce qu'on appelle des actifs sûrs, alors c'est un peu techno, mais c'est le fait d'avoir un endettement commun. taux d'intérêt commun. Ça, c'est un débat que nous avons, pour le coup. C'est un débat que les ministères... Beaucoup avec l'Allemagne,
qui ne veut pas s'endetter en commun. Alors, justement, précisément, le chancelier Merz, très fragilisé, suite à des défaites dans trois régions, dans les fameux landers, à la faveur de l'extrême droite à l'Est, les vieux démons sont de retour, et de l'extrême gauche à Berlin. Quelle leçon vous en tirez ? C
'est une situation qu'on peut retrouver aussi en France en réalité. On voit aussi qu'en France, le parti qui est dominant, c'est le rassemblement, dis-moi dans les sondages, c'est le rassemblement national. On voit une poussée de l'extrême droite à peu près partout en Europe. Donc il y a un sujet qui est de rappeler ce qu'est l'extrême droite. L'extrême droite, ce n'est pas un parti comme un autre. Voilà, il faut rappeler ce que c'est. Et ensuite, de prendre soin des Européens, de prendre soin des Français. Je crois aussi qu'il y a des… Il y a des leçons qu'on a tirées après la Seconde Guerre mondiale qui ont été oubliées. Et qui étaient de dire que le meilleur remède à la montée des populismes et des nationalismes, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait pas de ressentiment, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait pas des inégalités inacceptées. Il y a toujours un niveau d'inégalité acceptable. Moi, je m'en fous qu'il y ait des milliardaires du moment que je vis bien. Et je pense que ça peut préparer pour tout le monde. Donc là, on est arrivé sur des choses qui deviennent inacceptables et qui peuvent engendrer... Alors
parlons de diversification de nos sources d'approvisionnement, de rapprochement entre l'Union européenne et le Canada, avec Marc Carnet qui était accueilli en héros dans votre hémicycle de Strasbourg. Il y a quand même dix pays manquants au fameux traité de commerce qu'on a signé avec lui, le CETA, dont la France. Est-ce qu'il faut le faire ?
j'ai parti des gens qui étaient opposés pour des régions sanitaires, écoutant un certain nombre d'experts et d'ONG. Néanmoins, là, je trouve que ce qui était intéressant avec sa venue au Parlement européen, parce que finalement, ce que proposait Ursula von der Leyen était assez vague, c'est-à-dire que concrètement, on ne sait pas trop de quoi il s'agit. Ce qui était important, c'est qu'enfin, il y avait quelque chose de positif qui se passait. Ces derniers mois, ces dernières années, on subit, on a mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle, on traverse des temps difficiles, rudes. Et là, enfin, il y a quelque chose de constructif qui se passe. On voit qu'on est en train d'essayer de créer du dialogue et de créer des associations, on ne sait pas encore sous quelle forme ce sera, avec des pays qui résistent et qui ont envie d'être constructifs et qui se disent, après tout, bon ben... Les États-Unis font ce qu'elles veulent. Voilà, ils ont voulu le Trumpiste, mais ils ont le Trumpiste. Ce n'est pas parce qu'on est les voisins des États-Unis qu'on leur appartient. Je trouve cette formule très forte d'ailleurs. Et nous, on a décidé de suivre un autre chemin.
Oui, vous parliez des accords commerciaux. On en a 80 après l'Indonésie, l'Inde, l'Australie. L'Union européenne est en bonne voie pour conclure avec les Philippines. Cette stratégie de diversification, parce qu'on a des tensions commerciales avec la Chine aussi, il ne faut pas oublier un autre acteur mondial. Est-ce que pour vous, quand même, Elle a un intérêt, il faut l'encadrer
ou il faut l'interdire ? Non, elle peut avoir un intérêt. Mais c'est comme tout en économie. Les moyens ne sont jamais la solution. Donc on peut signer des accords de commerce, mais ça ne peut pas être n'importe lesquels. Ça ne peut pas être n'importe quel, ça ne peut pas être avec n'importe quelle norme sociale et environnementale, ça ne peut pas être sans close miroir, etc. Il faut pouvoir quand même se protéger. C'est un élément stratégique, mais ça ne peut pas être LA stratégie. La stratégie qu'on doit avoir, en réalité, c'est de ne plus être dans des dépendances suicidaires, comme dans le domaine du pétrole, par exemple, et du gaz. On est en train de redécouvrir à chaque crise qu'on n'a pas de pétrole. Enfin, quand même. En réalité, il faut accélérer sur la question de l'électrification dans le domaine des systèmes de paiement. Il faut accélérer aussi, mais là c'est bon, c'est en bonne loi, pour être indépendant dans le domaine du numérique. En fait, c'est plus la politique industrielle et c'est plus le fait de protéger un maximum notre industrie, de reproduire certaines choses en Europe. Qui va réellement nous protéger ? Vous mentionnez à juste titre la Chine, parce qu'on est toujours en train de regarder les États-Unis et la Russie, pour des raisons évidentes. Mais la Chine est très agressive d'un point de vue commercial. On doit protéger notre secteur automobile, par exemple. Et moi, je suis désolée, là-dessus, la question des droits de douane ne peut pas être un tabou, en fait. Parce qu'on ne peut pas laisser notre industrie automobile, nos batteries, etc., être détruite par une concurrence déloyale.
Alors, l'Union européenne, cette semaine, elle a sauvé in extremis ses sanctions contre Moscou en se ralliant à contre-coeur, en dépit des critiques de Kiev, aux exigences de la France et du Luxembourg qui ont obtenu le retrait de deux oligarques. de la liste noire, la faveur faite à l'oligarque russe qui était bien introduit en Azerbaïdjan, c'est traduite par une grâce accordée à ce ressortissant français emprisonné là-bas. Est-ce que l'Europe est cohérente et unie sur le dossier ukrainien et dans ses sanctions vis-à-vis de la Russie ? Non,
elle ne l'est pas. Vous citez ce dossier, mais il y a pour le coup une vie qui est en jeu. Mais elle ne l'est pas à plein de points de vue. La question du gaz reste une question très épineuse. Il y a plein de choses sur lesquelles on a du mal à être cohérent et où les intérêts nationaux ne reprennent pas le dessus. Je trouve que malgré tout, ça tient à peu près. Il faut que ça tienne très fort parce que les temps à venir vont être extrêmement rudes. Et on sait que la stratégie de Poutine depuis le début, c'est de tenter de nous diviser. C'est ça en fait. Et il a été surpris par le fait que nous soyons restés unis et que nous ayons répondu.
Dans votre livre « Trump contre l'Europe », vous dites qu'il faut être en position combat face aux attaques venues de l'extérieur. Est-ce que l'Europe, pour vous, elle a bien réagi ? Par exemple, cette semaine, il y a eu l'Assemblée de l'ONU. vis-à-vis d'un certain
Donald Trump ? Je ne trouve pas. Je ne trouve pas que l'Union européenne ait été à la hauteur sur la question des droits de douane. Je ne trouve pas qu'elle soit à la hauteur sur la Cour pénale internationale jusqu'à présent et j'espère que sa position changera. C'est-à-dire que Trump menace la Cour pénale internationale et a sanctionné des juges. Ces juges, jusqu'à présent, ne sont pas protégés par la Commission européenne qui pourrait le faire. Ces juges sont mis sous sanctions américaines, donc ils n'ont plus accès à un grand nombre de sites internet américains, ils n'ont plus accès à la carte de paiement, etc. Visa Mastercard, ils n'ont plus accès à rien. La possibilité de les protéger, c'est de mettre en place ce qui s'appelle le mécanisme de blocage. Et ça, la Commission européenne se refuse à le faire pour l'instant. Typiquement, si vous voulez être respecté, si vous vous en appelez tout le temps au droit international, il faut protéger les juges qui l'appliquent. Et Donald Trump ne comprend qu'une seule chose, je le dis depuis le début, c'est le rapport de force. Il faut tenir ce rapport de force, même si c'est… pas dans l'ADN de la construction européenne,
tant pis. Aurore Laluc, merci d'avoir été notre invitée aujourd'hui. Merci à vous de nous avoir suivis sur Radio France Internationale et France 24. Restez sur nos antennes où l'actualité continue.
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