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Bonpatriot, je veux revenir avec vous sur le rassemblement des entrepreneurs de France, le RF, qu'a organisé le syndicat patronal, le MEDEF, à Paris, à Roland-Garros, le 26, mercredi 26, et le jeudi 27 août 2026. Si je veux revenir avec vous sur ce sujet, c'est parce que la presse en a fait énormément écho. Et j'ai déjà eu l'occasion d'en parler dans mes directs. M. Martin, le président du MEDEF, avait annoncé depuis 20 mois et demi qu'il allait organiser le premier débat entre les candidats à l'élection présidentielle. D'ailleurs, la presse a repris cette idée que c'était le débat entre les candidats. certains journaux. D'autres journaux ont été un petit peu plus prudents en précisant que c'était avec certains des candidats ou avec la plupart des candidats. Mais certains journaux n'ont pas fait dans la dentelle et ont présenté ça comme si c'étaient les candidats. Alors c'est le premier point sur lequel je veux insister. C'est un scandale. Je trouve que c'est un scandale absolu, parce que ça veut dire que le syndicat patronal, qui embraye d'ailleurs sur la politique qui est suivie par l'ensemble des grands médias du système détenus par des milliardaires ou par l'État de la Macronie, de même que les instituts de sondage, systématiquement... font comme si nous n'existions pas. Ils ont une position d'ailleurs bien pire encore qu'avec Lutte ouvrière, puisque dans tous les sondages, Mme Nathalie Arthaud est sondée, alors que je rappelle qu'en 2017, elle avait fait 0,60 et quelques pourcents des suffrages dont j'avais fait davantage qu'elle, et aux européennes également. Donc si elle est sondée, ce que je trouve bien qu'elle soit à sonder d'ailleurs, je ne vois pas pourquoi moi, je ne le suis pas. Enfin plus exactement. Je ne le vois que trop bien, puisqu'il s'agit de me censurer. Mais cette affaire de censure est un scandale absolu. C'est le premier point. C'est d'autant plus un scandale absolu que j'avais protesté, j'avais demandé, j'avais envoyé une lettre avec accusé réception à M. Martin dès la fin juillet, et que cette lettre, nous en avons assuré le suivi tout au cours du mois d'août, que nous avons... L'un de mes collaborateurs a appelé le secrétariat à plusieurs reprises de M. Martin, a fini par envoyer à sa secrétaire, qui a confirmé qu'elle l'avait bien reçu, copie de notre lettre. M. Martin n'a même pas daigné répondre au... courrier que je lui avais adressé et où je lui demandais de participer à ce débat. Et je pense que j'y avais ma place. D'une part, parce que j'ai informé M. Martin et les dirigeants du MEDEF que s'agissant de la notoriété sur Internet, notre chaîne de télévision UPR TV a dépassé les 511 000 abonnés et les 125 500 000 vues, ce qui est à comparer. avec les 7 200 abonnés de M. Édouard Philippe et le million de vues. Nous faisons 125 fois plus de vues que M. Édouard Philippe, ce qui prouve... que nous sommes très suivis, et ce qui prouve que ce que je dis intéresse énormément de gens. Alors je sais bien... Il y a des personnes à chaque fois que je dis ça qui disent « Mais oui, mais les vues ne font pas les votes ». Je sais bien que les vues ne font pas les votes. Je sais bien que les vues sur Internet ne font pas les votes. Mais ce que je sais aussi que ce qui fait les votes, ce sont les vues, les passages, le nombre d'heures passées sur les médias mainstream. Donc les gens qui disent « Les vues ne font pas les votes » se croient malins. Mais en fait, ils approuvent leur propre asservissement. Ce qui n'est pas normal, c'est que dans la mesure où il est prouvé par le suivi que j'ai sur Internet que ce que je dis intéresse infiniment plus les Français, les internautes et aussi des étrangers sur la situation politique, économique, géopolitique que ce que peut dire M. Édouard Philippe, ce qui est tout à fait anormal, c'est la censure totale dont je souffre. et dont vous souffrez avec moi dans les grands médias. En attendant, donc, M. Martin, qui avait dit que cette campagne 2027 devait être placée sous le signe du courage et qui avait appelé à débattre sans œillères et avec le courage, quand je l'ai mis au pied du mur, eh bien son courage s 'est aussitôt arrêté là. C'est-à-dire que pour M. Martin, le courage et ne débattre sans tabou, ça veut dire en fait remettre en cause... tous les acquis sociaux des Français. En gros, c'est ça. Mais en revanche, s'intéresser au grand choix géopolitique que la France suit depuis maintenant bientôt 70 ans avec le traité de Rome de 1957... Alors ça, on n'a pas le droit d'en parler. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de courage du tout. Il y a au contraire la volonté d'enterrer le débat. Mais non seulement la politique du courage de M. Martin, c'est « Courage, fuyons ». Mais en plus de ça, il est extrêmement mal poli, parce que la moindre des choses, c'est que non seulement j'ai été candidat à l'élection présidentielle, non seulement je me donne tous les moyens pour l'être de nouveau en 2027, mais que de surcroît, je ne représente pas que moi. J'ai eu quand même plus de 330 000 électeurs en 2017. Et je représente, je pense, non seulement les centaines de milliers de personnes qui ont déjà voté pour moi ou pour l'UPR, mais je représente également des millions de Français qui, sans nécessairement voter pour moi... s'intéresse beaucoup à l'idée de la sortie de l'Union européenne. Je rappelle qu'Emmanuel Macron, en 2018, lorsqu'il avait été interrogé par la BBC à Londres, qui lui avait demandé « et s'il y avait un référendum en France sur le Frexit, que se passerait-il ? », Macron avait répondu que le « oui au Frexit » l'emporterait. — Probable. — Mais c'est pas tout. Parce que non seulement je n'ai pas été invité, non seulement on n'a pas répondu, mais nous avons eu la surprise de voir arriver... pour ouvrir comme ça, comme un prologue. Nous avons accueilli comme une princesse, ou plus exactement comme l'impératrice, comme l'impératrice du IVe Reich. On a vu arriver Mme Ursula von der Leyen avec l'air gourmet de M. Martin, qui était là, prêt à lui cirer les pompes. Cette dame venait s'installer pour prononcer un discours d'ouverture. avant un débat entre des candidats à l'élection présidentielle française. C'est inimaginable. C'est absolument inimaginable. Ça prouve à quel point M. Martin et les gens qui suivent ce syndicat, et plus généralement les médias qui font dans le même sens, mais aussi – et je vais y revenir – les sept candidats qui ont participé à cette pantalonnade, qui ont approuvé implicitement, en fait, le fait que c'était normal que Mme von der Leyen soit là, eh bien tout ceci participe d'un état d'esprit que Charles de Gaulle avait décrit, notamment dans les mémoires de guerre. comme l'esprit d'abandon, l'esprit de sans arrêt trouver matière à se soumettre à l'étranger. En fait, c'est très exactement l'esprit vichiste. Mais quand j'ai vu ça, je me suis dit... Et quand j'ai vu ce qu'elle a dit ensuite, je me suis dit... Est-ce que je ne pourrais pas porter plainte pour ingérence étrangère ? Finalement, c'est bien ce qu'a fait... M. Attal, prétendument victime d'ingérences russes que personne n'a vues d'ailleurs. On les cherche toujours, les fameuses ingérences russes. Mais enfin, il en a fait des tonnes et des tonnes et des tonnes, conseillées par des cabinets en communication et puis avec tous les réseaux médiatiques. qui dont il bénéficie, qui sont là pour promouvoir sa candidature. M. Gabriel Attal a donc porté plainte. Rappelez-vous, il l'a expliqué. Il est allé dans un commissariat de police par étude. Reste encore à démontrer, parce que c'est peut-être un énième mensonge. Mais enfin paraît-il qu'il avait porté plainte contre les ingérences russes, et donc il était allé faire un dépôt de plainte au commissariat. Donc je me suis dit « Moi, je vais faire pareil ». Parce que dans la mesure où ça participe du débat politique national, dans la mesure où il n'y a pour l'instant aucun candidat – je le signale au passage –, aucun candidat juridiquement n'a été validé, puisque ce qu'on appelle les fameux 500 parrainages, qui sont le sésame qui permet d'être candidat, ces documents ne seront envoyés par le Conseil constitutionnel qu'au mois de février 2027 à tous les détenteurs du pouvoir de parrainage. Donc de toute façon... ce ne sont que les candidats déclarés. Et les candidats déclarés, M. Martin et le PDF ont fait leur choix parmi les candidats déclarés. Mais j'aurai l'occasion d'y revenir, notamment s'agissant du Parti socialiste. Ils ont fait le choix des candidats les plus probables, c'est exact. Mais enfin, il y en a d'autres qui ont été écartés. Quoi qu'il en soit, et pour en revenir à ce que je disais... Dans la mesure où Mme von der Leyen arrivait et que c'est une Allemande représentant une institution supranationale non française, je me suis dit que je vais aller porter plainte pour ingérence étrangère au commissariat de police. Ça aurait fait d'ailleurs du buzz, comme certains le disent. Mais ça m'aurait intéressé de voir la réaction de la justice française. Or... J'en ai vite été dissuadé quand j'ai regardé d'un peu plus près le droit existant en France, parce qu'il y a une loi, qui est la loi 2024-850 du 25 juillet 2024, dont le titre est que c'est la loi visant à prévenir les ingérences étrangères en France. Donc je suis allé regarder cette loi, puisque je crois que c'est de cette loi, justement, que M. Attaz s'est prévalu pour aller porter plainte au commissariat. Or, en regardant cette loi d'un peu près, que n'ai-je pas découvert ? J'ai découvert l'article 18-11 alinéa 1, sous-alinéa 2, que vous voyez apparaître à l'écran. Alors il s'agit auparavant de partir à la recherche des ingérences, qui sont des personnes qui agissent au nom d'un certain nombre de mandants, donc des gens qui leur donnent des ordres. Et donc c'est ça qui est poursuivi par la loi. C'est que c'est des gens qui interviendraient dans le débat politique ou sur Internet ou sur la télévision, etc., au nom de mandants étrangers. Et donc l'article 18 alinéa 1 sous alinéa 2 explique... à l'exclusion des États membres de l'UE. Et le troisièmement, les partis et les groupements politiques étrangers à l'exclusion de ceux issus des États membres de l'UE. Ça a été voté en 2024. Ça a été publié au journal officiel le 25 juillet. C'est-à-dire que la loi française considère qu'à partir du moment... ou ce sont des ingérences venues par exemple d'Allemagne, comme c'est le cas de Mme von der Leyen, qui est quand même une Allemande, ou venues de la Commission européenne, ou venues d'Italie, ou de Grèce, ou de lieu-sait-où, eh bien ce ne sont pas des ingérences étrangères. On est donc dans une situation en France qui est importante, que vous compreniez. C'est que supposons que M. Patrick Martin ait demandé par exemple... À Vladimir Poutine, de venir faire un discours introductif à la réunion des candidats à l'élection présidentielle, c'eût été un scandale planétaire. En tout cas, en France, on en aurait fait. Je pense que M. Patrick Martin aurait été obligé de partir sous les huées, avec des attaques. Il aurait été traîné devant la justice au nom de la loi du 25 juillet 2024 contre les ingérences étrangères en France. s'il avait également fait venir président algérien ou Donald Trump, c'eût été du pareil au même. Mais à partir du moment où c'est la présidente de la Commission européenne élue par personne, eh bien ça fait partie... Et j'ai regardé la jurisprudence, parce qu'il y a déjà eu des gens qui se sont posé la question. Eh bien la Commission européenne a parfaitement le droit de venir mettre son grain de sel et de nous expliquer ce qu'il faut faire. C'est d'ailleurs consubstantiel à la méthode Monet, puisque la méthode Monet de la construction européenne... Lorsque Jean Monet et Robert Schuman ont conçu la construction européenne, ils se sont rendus compte que, compte tenu de l'état d'esprit des peuples et des nations, il était impossible d'aller de l'avant si on demandait l'avis des peuples. Et donc toute la méthode Monet-Schuman a été d'avancée masquée de façon subreptice. en prenant des décisions d'apparence technique pour progressivement faire apparaître un sentiment d'appartenance à l'Europe. La construction européenne depuis le début, depuis 1950, la déclaration dite Schuman sur la CK, et depuis 1957, le 25 mars 1957, avec le traité de Rome, est une méthode qui avance de façon masquée. avec des prétendus techniciens élus par personne et qui prennent des décisions fondamentales. Donc je n'ai pas pu porter plainte contre Mme von der Leyen. Maintenant, qu'est-ce qu'elle a dit dans ce discours ? C'est intéressant de regarder quand même ce qu'elle a dit. Parce que la première chose qu'elle a dite, c'est que... Enfin parmi les choses les plus importantes qu'elle a dites, elle a dit qu'il y avait trop de normes. Elle a même annoncé des réductions de normes de 25%, 35%. Alors évidemment, elle était là. Ça faisait plaisir aux chefs d'entreprise réunis. Ça coupait d'ailleurs un petit peu l'herbe sous le pied de quasiment tous les candidats qui sont passés derrière en disant qu'il y avait trop de normes en France. Mais il y a un « mais ». c'est que parmi les normes, ce qu'elle a cité, elle a cité la surtransposition nationale. C'est-à-dire qu'elle a moins visé les normes édictées par la Commission européenne que les normes édictées dans chaque pays en plus de ces normes européennes. Certains diront « Ben oui, elle a raison », etc. Mais savez-vous ce qui se cache derrière cela ? Je vais vous prendre un exemple très précis. C'est l'exemple par exemple des néonicotinoïdes, de l'acétamipride. Il se trouve qu'en France, il y a une grande majorité de la population qui... à tort ou à raison, ne veut pas qu'on utilise dans l'agroalimentaire des néonicotinoïdes, des produits chimiques. On peut le regretter. Certains producteurs de noisettes, par exemple, le regrettent. Mais c'est comme ça. En France, c'est comme ça. Or dans le reste des pays de l'UE – j'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer –, il n'y a pas cette même opposition. Le fabricant de Nutella Ferrero, qui fabrique ses noisettes en Italie ou qui les achète dans les pays de l'Est, eh bien il est très content d'utiliser cet amypril. Donc j'ai déjà eu l'occasion d'ailleurs d'expliquer à quel point il était complètement contraire à la logique qu'il y ait ces décisions en France d'interdits, puisque par ailleurs... nous sommes membres du marché unique et que la France n'a pas juridiquement le droit d'interdire l'importation en France du Nutella gorgé d'acétamipride qui est fabriqué par exemple en Italie. C'est ça que vise en fait Mme von der Leyen. Quand elle dit qu'elle va réduire les normes, c'est qu'en fait, elle veut supprimer le pouvoir normatif des États-nations pour qu'il n'y ait plus que seul pouvoir normatif, qui est celui de la Commission européenne. Ce qui revient à dire que les Français... S'ils ne veulent pas par exemple avoir des insecticides ou tel ou tel produit, ils ne pourront plus le faire puisqu'ils se seront contraints d'obéir à la majorité des États membres de l'UE. Je rappelle que ces directives ne sont pas votées à l'unanimité. Parmi les autres annonces ou les autres choses... qu'a dit Mme von der Leyen, il y a l'annonce d'un statut d'entreprise européenne, EU.Inc, Income Incorporated, c'est quasiment comme si on était aux États-Unis. Et elle a promis qu'on pourrait créer une entreprise... en 48 heures pour 100 €. Alors évidemment, ça fait plaisir à un certain nombre de gens qui se disent que c'est formidable. Mais ce que ça veut dire au derrière, ça veut dire que c'est le fameux 28e État virtuel dont on nous parle ici ou là. C'est pour court-circuiter toutes les réglementations nationales. C'est pour saboter, en fait, toutes les protections qu'il peut y avoir au niveau national quant à la création d'une entreprise, alors qu'il faille faciliter... La création d'entreprise a déjà été quand même pas mal faite en France. Mais c'est pour en fait saboter les normes nationales. Ça veut dire que bientôt, on risque d'avoir des entreprises qui seront créées par des Français mais qui ne seront pas en France, qui seront dans un 28e État virtuel. Vous imaginez les conséquences quant au dépôt des brevets, quant à la fiscalité, quant au paiement d'impôts sur les sociétés, etc., etc. Mme von der Leyen nous a également parlé d'énergie en parlant de l'électrification de l'économie, compte tenu du rôle catastrophique qu'a joué la Commission européenne et Mme von der Leyen elle-même en matière d'énergie, que ce soit le refus de mener la moindre enquête contre le sabotage de Nord Stream 2 par les États-Unis, et non pas par l'Ukraine, mais bien par les États-Unis... que ce soit le marché européen de l'énergie, que ce soit les décisions qui ont été prises par la Commission européenne de rejeter le programme électronucléaire français, qui ne devait pas faire partie justement de ce qui était dans le pacte vert. Ça ne devait pas être référencé. Donc pendant de nombreuses années, la Commission européenne et Mme von der Leyen ont torpillé... le parc électronucléaire français, au point d'ailleurs que Macron et l'inénarrable Édouard Philippe, qui étaient présents, ont fermé Fessenheim et maintenant s'en mordent les doigts. Maintenant, compte tenu de la situation, compte tenu du sabotage de Nord Stream 2, compte tenu de l'envolée... du prix des hydrocarbures à cause de ce qui se passe et en Russie, et en Ukraine, mais aussi au Moyen-Orient, en Syrie, au Liban, et aussi dans les Émirats, et dans le Golfe, et en Iran, et au passage du détroit de Hormuz. Compte tenu de la main-vise que les États-Unis viennent de faire au passage sur le pétrole au Venezuela, on a un prix du pétrole qui flambe. Et donc maintenant, gros gens comme devant, Mme von der Leyen vient là, mais... avec fier comme Artaban, nous expliquant que sa stratégie, c'est de l'électrification de l'industrie. Le moins que l'on aurait pu attendre de cette dame, c'est au moins qu'elle fasse amende honorable, qu'elle dise « Écoutez, voilà, la Commission européenne s'est trompée lourdement. C'est une catastrophe que l'on a créée ». Mais jamais. Vous savez que les européistes, jamais, jamais, jamais, ne font le bilan de l'action de la construction européenne. depuis bientôt 70 ans, que ce soit sur long terme, moyen terme ou court terme. Mme von der Leyen a néanmoins précisé qu'elle maintenait son objectif de décarbonation de l'économie à horizon 2050. Donc elle n'a pas du tout annoncé, par exemple... le report des dates ultérieures de la fin du moteur thermique pour les voitures. Je rappelle que cette décision d'interdire la vente de véhicules à moteur thermique à partir de 2035 est en train de couler toute l'industrie automobile ouest européenne, au profit d'ailleurs de l'industrie chinoise que par ailleurs Mme von der Leyen prétend combattre. Mais je rappelle que cette interdiction sur les moteurs thermiques, etc., et après la recherche de la non-production de CO2, n'empêche pas Mme von der Leyen d'utiliser des fonds européens, de les jeter par la fenêtre, notamment à des fins privées. En 2024, elle a par exemple utilisé – ça a fait un énorme scandale – à 21 reprises des jets privés pour son usage privé. moyennant des sommes fabuleuses, y compris pour faire un vol entre Bruxelles et Luxembourg sur 187 km, qui a produit 4 tonnes de CO2. Donc Mme von der Leyen fait partie de ces gens, comme d'ailleurs tous les dirigeants d'entreprises, tous les euro-mondialistes ou les mondialistes qui se donnent rendez-vous au Forum économique mondial de Davos, où l'on sait qu'ils arrivent presque tous en jet privé. Et ils expliquent que le commun des mortels... ne doit plus utiliser sa petite voiture parce que maintenant, il faut faire de la marche à pied. Et puis il faut pas se chauffer trop pour ne pas produire du CO2. Dans son discours, Mme von der Leyen a également parlé de se mobiliser pour l'IA. Et elle a donc annoncé un plan pour des gigafactories pour créer de l'intelligence artificielle en annonçant un paquet de 20 milliards d'euros. C'est toujours la même idée qui prévaut au sein de l'Europe, c'est-à-dire une idée de type soviétoïde, c'est-à-dire que c'est nous qui allons faire, c'est nous, c'est nous, c'est nous, plutôt que de laisser les entreprises privées dégager elles-mêmes leur stratégie d'investissement et d'essayer d'intéresser les investisseurs. Non, non, c'est l'UE dans une procédure d'ailleurs complètement anti-libérale. Je suis d'ailleurs toujours sidéré de voir que des libéraux style M. Lysnin ou Mme Knafo, qui n'ont que le libéralisme à la bouche et qui passent leur temps à taper sur l'État... M. Retailleau n'est pas loin derrière, d'ailleurs. oublie tout simplement de dire que le monstre bureaucratique le plus antilibéral qui soit, c'est quand même l'UE en premier lieu, qui interdit la concurrence entre les États-nations, qui produit des normes bureaucratiques considérables, mais dont ils ne veulent pas sortir et qu'ils n'osent même pas critiquer. Donc ce projet de 20 milliards d'euros pour créer de l'IA, on sait ce que ça va finir par faire, c'est-à-dire rien. Je rappelle que tout ce qui a touché la construction européenne depuis 70 ans, c'est toujours débouché sur un désastre en matière... Dans toutes les matières, mais en particulier en matière industrielle. Je rappelle par exemple, contrairement à ce que des gens croient, que Airbus... ou Arianespace n'ont strictement rien à voir avec la construction européenne. Ce sont des coopérations internationales où il y a d'ailleurs beaucoup d'États non européens, dont Airbus comme dans Arianespace, comme par exemple le Canada ou bien les États-Unis pour Airbus, ou bien le Japon, l'Australie, etc. En revanche, il y a plusieurs. de nombreux États, notamment des États de l'Est, qui ne sont ni dans Airbus ni dans Ariane Espace. Je ferme la parenthèse. Et donc on sait d'ores et déjà qu'il s'agira encore d'un désastre industriel dont Mme von der Leyen, telle Leonid Brezhnev en 1974, elle se croit fondée à diriger l'économie de tout un continent. Mais... Ce qui a le plus retenu l'attention dans le discours de Mme von der Leyen est encore ailleurs. C'est le projet que l'on appelle UEI, Union de l'épargne et des investissements, où elle a annoncé, bille en tête, qu'il y avait plus de 10 000 milliards d'euros... de dépôts faits à travers l'UE par des particuliers dans des banques, et que cet argent dormait... Il ne dort pas. Il est déposé en obligations, notamment en obligations d'État ou dans des caisses d'épargne ou dans des plans d'épargne, dans des banques, etc. Mais que cet argent, eh bien elle le veut. Elle le veut pas pour elle... Enfin... On ne sait pas ce qu'elle en ferait éventuellement, compte tenu du pédigré de cette femme qui est corrompue jusqu'à l'os de notoriété publique et dont on attend toujours qu'elle rende des comptes sur ces échanges, par exemple avec Alfred Bourla, le président de Pfizer. Mais Mme von der Leyen est très intéressée par ces 10 000 milliards d'euros dont elle estime que ça devrait servir à financer... les entreprises en Europe. Alors ça n'est pas nouveau. Il y a des gens qui, semble-t-il, l'ont découvert lors de ce discours. Ça n'est pas nouveau. Ça s'inscrit donc dans ce projet de UEI, je l'ai dit, d'Union de l'épargne et des investissements, qui a été déjà lancé depuis un an, en 2025. Mais c'est une idée fixe de Mme von der Leyen et des gens qui sont derrière elle, à la Commission. C'est d'essayer de faire en sorte de mettre la main sur ce pactole, ou du moins sur une partie. en créant des fonds d'investissement, des fonds de retraite pour capitalisation. C'est un des sous-bassements du débat sur les retraites dont personne ne parle jamais. C'est que derrière, les gens qui veulent remettre en cause le principe de la retraite par répartition en excipant des problèmes de démographie... Mais j'ai déjà eu l'occasion d'en parler. J'aurai l'occasion de revenir dessus. au cours des semaines et des mois qui viennent sur ces questions. Mais en mettant en avant ce point qui est réel, la question démographique, mais que l'on peut régler, les gens qui se précipitent sur la solution qui serait la retraite par capitalisation, ils oublient quand même au passage d'abord qu'il y a déjà des retraites par capitalisation. Tout le monde peut en souscrire. Deuxièmement, eh bien investir sa retraite en actions, c'est jouer sa retraite à la bourse. Voilà. Or, les personnes, les 10 000 milliards d'euros que les ménages à travers toute l'Europe ont mis à la banque ou dans les caisses d'épargne, c'est peut-être parce qu'ils sont, comme on dit, adverses aux risques. C'est-à-dire qu'ils n'aiment pas prendre des risques. C'est ce qu'ils veulent garder pour eux et qu'ils veulent que leur capital soit préservé. Donc on comprend que cet argent qui dort... Ce qui n'est pas vrai. Lorsque vous déposez de l'argent à la caisse d'épargne, il ne dort pas. Il est utilisé. Il y a d'ailleurs des projets en France qui ont été lancés par le Cornu pour utiliser une partie de cet argent pour financer justement les entreprises de l'armement. Mais elle, quand elle propose d'essayer d'attirer les particuliers là-dedans, c'est qu'elle propose en fait de retirer le risque en capital qui actuellement est situé au niveau des caisses d'épargne ou des banques, de le refiler en fait aux petits porteurs. Alors ce qui est intéressant, c'est de voir la forme que ça va prendre. On ne sait pas encore laquelle, mais certains pensent que ça pourrait prendre la forme d'investissements qui ne seraient pas obligatoires. mais qui serait éventuellement fondée sur ce qu'on appelle un « opt-out ». C'est-à-dire que si vous avez de l'argent dans votre caisse d'épargne, dans votre banque, eh bien la banque vous avertirait que 20% ou 15% de cet argent va être placé dans un fonds d'investissement pour l'armement ou je sais pas quoi, sauf si vous nous faites par retour dans la semaine ou sous les 15 jours que vous n'êtes pas d'accord. C'est une des perspectives. C'est pas sûr. Peut-être que ça sera... Est-ce que ça vous intéresse, ce nouveau produit ? Ça, ça serait... Ça ne serait pas critiquable. Les gens, s'ils ont le choix et s'ils le choisissent, après tout, c'est eux qui décident. En revanche, si c'était un système du style... Vous savez, c'est comme quand vous êtes abonné à une revue, c'est-à-dire qu'il y a un renouvellement automatique, sauf si vous nous prévenez un mois à l'avance, etc., par une nuit sans lune entre 2h et 3h du matin. À ce moment-là, vous pouvez vous désabonner. Bon, on voit bien l'entourloupe qu'il y a derrière. Ce discours de Mme von der Leyen a fait un peu sensation sur les réseaux sociaux et beaucoup d'indignation. Énormément de gens se sont dit « Mais pas touche au Grisby ». 'est-ce que Mme von der Leyen vient faire là-dedans ? Est-ce qu'on a confiance dans cette dame qui a dépensé plus de 50 ou 60 milliards d'euros de fonds européens, c'est-à-dire payés par les contribuables notamment d'Allemagne et de France, pour acheter des doses d'ARNM ? Plus de 35 ou 36 milliards ont été achetés en doses d'injection ARNM à M. Bourla pour Pfizer, et en fait ont terminé au panier. Est-ce que vous avez vraiment envie de confier votre retraite à des fonds qui seraient... C'est quand même un peu comme si vous confiez votre retraite à la gestion de Bruno Le Maire ou de Macron en disant « C'est dans un sens des Mozart de la finance ». Voilà. Tout ça est absolument scandaleux. Il faut dire les choses. Mais ce qui est le plus scandaleux dans toute cette histoire, c'est que les 7 candidats, en fait, n'ont pas moufté. D'ailleurs, d'une certaine façon, je peux comprendre pourquoi M. Martin n'a pas jugé bon de m'inviter ni même de me répondre. C'est parce qu'il craignait peut-être que je le dise tout haut. Ce que je constatais, c'est que la présence de Mme von der Leyen, c'est-à-dire d'une Allemande jamais élue par qui que ce soit, ni en Allemagne ni en France, pour occuper le poste qu'elle a, et pour venir nous indiquer quelle devait être en gros la marche à suivre, était un scandale démocratique pur et simple. Ni Mme Le Pen, ni M. Mélenchon, ni a fortiori les autres n'ont protesté contre cela. Même si les réactions sur les réseaux sociaux ont été tellement scandalisées que vous avez peut-être noté à quel point les grands médias du pays ont assez rapidement passé sous la table Mme von der Leyen. Beaucoup de médias... Télévisions, radios ou journaux n'en ont presque pas parlé, voire pas parlé du tout, tellement ils ont été gênés de constater dévisu de façon flagrante l'avilissement de tout un pays, de toutes les élites économiques et politiques d'un pays devant une construction tyrannique à laquelle les Français, je le rappelle, ont voté non à 55% en 2005. Mais il est intéressant maintenant de passer aux discours qui ont été tenus par les sept candidats. Je vais pas entrer dans tous les détails, mais ce qui est important de comprendre, c'est quelques données par grand candidat. Je commencerai par Mme Le Pen. Mme Le Pen, comme M. Mélenchon, sont en fait les deux seuls candidats sur les sept à avoir... montrer des distances, voire avoir attaqué l'UE comme institution. Qu'est-ce qu'a dit Mme Le Pen ? Mme Le Pen, elle a déjà expliqué qu'elle allait changer des quantités de normes, supprimer des quantités de normes, et elle a laissé entendre beaucoup de ces normes qui étaient d'origine européenne. Bon. Le petit problème... c'est que c'est la même chose pour Mélenchon. Et c'est d'ailleurs la même chose... Mais les autres, justement, Retailleau notamment, ou Édouard Philippe, quand ils ont parlé du problème des normes, ils ont prudemment resté sur les normes nationales, ce qui convient très bien à Mme von der Leyen, puisque j'ai expliqué que, justement, c'est ça qu'elle veut supprimer. Ce sont les normes nationales. En revanche, Mme Le Pen et M. Mélenchon, eux, s'attaquent plutôt aux normes européennes. Voilà. C'est-à-dire en gros, par exemple, pour mon exemple, Mélenchon et Le Pen seraient plutôt favorables, si je crois, à avoir l'acétamipride interdit en France et les produits toxiques, mais donc refuser les normes européennes. Mais le problème, c'est que c'est totalement contradictoire avec notre appartenance au marché unique européen. Je l'ai dit tout à l'heure. Et puis surtout, ce projet de s'attaquer aux normes européennes et de les dissoudre par un décret... que proposent Mme Le Pen ou M. Mélenchon se heurtent de front à la hiérarchie des normes juridiques et au fait que le droit français est assujetti aux droits européens. Alors je sais bien qu'il y a plein de gens qui disent qu'on va faire prévaloir le droit français sur le droit européen. Mais nous n'en avons pas le droit. La seule façon de le faire prévaloir, c'est de sortir de l'UE. Si on reste dans l'UE et qu'on dit qu'on ne va pas respecter le droit européen, nous ferons l'objet... de poursuites par la Commission européenne devant la Cour de justice de l'UE. Et nous serons condamnés et condamnés à des sanctions très lourdes et des sanctions de plus en plus lourdes tant que nous n'aurons pas transposé en droit français les directives européennes. Je l'ai déjà expliqué 100 fois. C'était par exemple la directive OGM, la France ayant tardé plusieurs semestres... à traduire en droit français la directive OGM, la France avait été condamnée à payer 35 millions d'euros, je crois, par an, ce qu'elle a été contrainte de faire. Parce que de toute façon, si on ne paye pas, eh bien c'est de l'argent qui nous est prélevé automatiquement. C'est comme une espèce d'avis à tiers détenteurs, comme pour les gens qui ont un retard d'impôt, eh bien le fisc s'adresse à leur employeur et pique directement sur le salaire, eh bien la Commission européenne ne nous verserait pas tout notre dû. sur les subventions européennes. Mme Le Pen a également, sans trop élaboré, elle a expliqué qu'elle allait lutter contre les surcoûts qui émanent de l'immigration. Elle n'a pas été très très précise là-dessus. Mme Le Pen, elle a aussi dit quelque chose qui a attiré mon attention. C'est qu'elle a dit qu'elle ne voyait pas pourquoi la France aurait une contribution nette supérieure à 5 milliards d'euros. Alors ça, c'est tout à fait nouveau. Personnellement, j'ai été assez agréablement surpris. Je dois le reconnaître, parce que je crois bien que c'est la première fois que Mme Le Pen parle de ces questions dont je parle personnellement depuis bientôt 20 ans et qui sont au cœur même des problèmes de la France. C'est la contribution nette que l'on verse à l'UE. Donc elle a abordé le sujet. Et Mme Le Pen, elle a dit qu'elle ne voyait pas pourquoi on dépenserait plus de 5 milliards d'euros par an. Alors il faut savoir qu'actuellement, on verse à peu près 13 milliards d'euros dans le cadre actuel. Donc ce que dit Mme Le Pen, en fait, c'est de dire qu'au lieu de verser 13 milliards d'euros, eh bien on va ne plus verser que 5 milliards d'euros, c'est-à-dire faire une économie de 8 milliards. Et comme le cadre pluriannuel financier – je vous envoie la vidéo que j'ai faite par ailleurs – prévoit qu'à partir de 2028 et jusqu'en 2034, la Commission européenne a prévu de nous demander 18,2 milliards d'euros par an, ça veut dire que Mme Le Pen réclame en fait un rabais. de 13,2 milliards d'euros sur cette première esquisse budgétaire faite par la Commission européenne pour les années 2028-2034. Très bien. Sauf qu'il y a deux problèmes. Le premier problème, c'est que Mme Le Pen n'a absolument pas les moyens de l'obtenir. Pour obtenir ça, actuellement, dans le cadre du budget actuel qui a été décidé il y a plusieurs années, ça a été décidé à l'accord unanime de l'ensemble des États. Et il y a un devoir de solidarité qui est fixé, je crois, par l'article 311. du traité de l'UE, qui fait que les États doivent... À partir du moment où ils sont tombés d'accord sur un document à l'unanimité, ils doivent l'appliquer de bonne foi. Donc Mme Le Pen, pour faire ce qu'elle obtient, il faudrait qu'elle obtienne des 26 autres États qu'ils acceptent de se faire harakiri pour nous donner plus d'argent. Alors moi, j'aimerais savoir comment il fait. Alors ce qui est un peu dommage, c'est que pour le coup, il y avait l'impératrice du IVe Reich qui était là. Il y avait Mme von der Leyen qui avait fait le déplacement. Je l'ai dit tout à l'heure. Ben c'était le moment d'en parler. Parce que j'ai l'impression que Mme von der Leyen, après être allée... Vous savez, comme les chiens qui allaient faire pipi sur un arbre pour même marquer son territoire, j'ai l'impression qu'elle est repartie. Mais c'est dommage. Il aurait fallu qu'elle soit là si j'avais été invité. J'aurais dit à Mme Le Pen d'expliquer son projet à Mme von der Leyen pour savoir comment Mme von der Leyen, si elle était restée présente au débat, aurait réagi à l'idée de Mme Le Pen de diminuer la contribution de la France à 5 milliards d'euros par rapport aux 13 milliards d'euros. J'imagine que Mme von der Leyen aurait... Elle aurait fait son sourire grimaçant, etc. Elle aurait été un peu interloquée. Je pense qu'elle aurait eu du mal, peut-être, à maintenir sa contenance. Ou alors elle se serait... Peut-être qu'elle en aurait perdu son français. Elle se serait mise à parler en allemand. Dans une grosse schwierigkeit, une grosse difficulté, ou alors carrément nein. C'est possible. Si elle avait été de fait, c'est impossible. Alors ça, c'est le premier point. Et le deuxième point, c'est qu'à supposer même... À supposer même... que Mme Le Pen fasse un énorme scandale. Elle nous fasse du Mélenchon, du truc « Voilà, sinon je me roule par terre, la France fait ci, la France fait ça ». Vous savez, tous ces partisans qui disent que voilà, on va changer d'Europe, que la France va taper du poing sur la table, les gens style Raphaël Guxman et compagnie. Bon, imaginons que finalement les gens se disent « Voilà, c'est un cas caractériel, on va faire un petit quelque chose ». Mais même si elle arrivait à son objectif. Ça veut dire que quand même, Mme Le Pen, elle est d'accord pour que les Français payent encore et encore 5 milliards d'euros par an. 5 milliards d'euros par an, alors même que nous sommes pénalisés par notre appartenance à l'euro, à la différence des Allemands. 5 milliards d'euros par an pour fixer un peu... Si on compte en Canadair, c'est une unité qui parle à l'esprit des Français dans cette fin d'été caniculaire. Chaque Canadair coûtant en gros – ça dépend des équipements – 40 millions d'euros. 5 milliards d'euros par an, ça fait quand même 125 Canadair. tel que Mme Le Pen, elle est d'accord avec le principe qu'en échange de notre appartenance à une Union européenne qui nous déraste sur tous les plans, que ce soit l'industrie, l'agriculture, l'énergie, l'immigration, les normes, les contraintes en matière de batteries, etc., non seulement on paye pour se faire détruire, mais en plus de ça, Mme Le Pen est d'accord, elle serait d'accord. pour que nous ne payions que 125 Canadaires par an. C'est-à-dire quand même à peu près 10 par mois. Voilà. Deux par semaine. C'est ça que Mme Le Pen est d'accord avec ça. Ou alors, si vous préférez que je compte autrement, les sénateurs... On revient un rapport il y a quelques années qui a tiré la sonnette d'alarme sur le fait que nos routes, nos ouvrages d'arbres, les tunnels ou les ponts ne sont pas assez bien entretenus et qu'il manque en gros 350 millions d'euros par an. Donc 5 milliards d'euros que Mme Le Pen est d'accord comme contribution nette, ça représente quand même 14 à 15 années de travaux sur des routes qui manquent. Voilà. Eh bien moi, je dis à Mme Le Pen que je ne suis absolument pas d'accord, parce que la France n'a absolument pas à avoir une contribution nette positive. Nous sommes ruinés. On devrait maintenant d'ailleurs demander au contraire à avoir une contribution nette négative, c'est-à-dire nous devrions devenir bénéficiaires nettes, puisque de toute façon, toutes les statistiques sont en train d'indiquer que la France est en train de sombrer dans le classement des pays les moins bien lotis de l'UE. Et puis dans son discours, ce n'est pas tout, parce que Mme Le Pen, elle a proposé aussi d'imposer une préférence nationale et européenne pour les entreprises. Alors elle pensait sans doute que ça plairait aux chaînes d'entreprise, sans doute, bien entendu. Mais là encore, il est dommage que Mme von der Leyen n'ait pas été là. Il est également dommage d'ailleurs que le président du MEDEF ne soit pas intervenu ou que des chaînes d'entreprise ne soient pas intervenus pour rappeler à Mme Le Pen que ce qu'elle propose est totalement interdit par les traités européens. Le fait d'avoir une préférence européenne peut dans certains cas exister, mais pas une préférence nationale à l'intérieur de l'UE. Ça, c'est l'article 18 du Traité sur le fonctionnement de l'UE. Et c'est la directive 2014-24 de l'UE qui a été prise en 2014 qui l'interdit. Alors là aussi... Ça aurait été intéressant que Mme von der Leyen soit là et que Mme Le Pen ait pu lui dire que son projet, c'était d'instituer une préférence nationale et européenne. On aurait vu ce qu'elle aurait pensé. Voilà pour Mme Le Pen. M. Mélenchon, maintenant, de l'autre côté. Alors lui, c'est pareil. Lui, il a fustigé... les normes, etc. Donc je vais pas redire ici ce que j'ai dit pour Mme Le Pen. Mais M. Mélenchon, lui, il est allé plus loin. Il n'a pas parlé de préférence nationale européenne. Ça le dégoûte, la préférence nationale. Il y en a des haut le cœur. Il n'a pas parlé non plus de réduire la subvention à l'UE. M. Mélenchon fait comme si la ponction colossale que les Français versent à l'UE chaque année, comme si ça n'existait pas. Ah, pour critiquer les subventions de Néo-Chef d'entreprise, alors là, M. Mélenchon est aux premières loges. Mais en revanche... pour critiquer l'UE. Bon, ben là, non. M. Mélenchon, si j'ose dire, en faisant une mauvaise plaisanterie, reste dans sa loge. Il préfère ne pas critiquer l'UE puisqu'il appartient au Grand Orient, qu'il demande à ses membres de ne pas sortir de l'UE. Donc il obéit au Grand Orient. Non, M. Mélenchon n'a pas parlé des questions financières. Il était un peu mal à l'aise, d'ailleurs, je pense, avec ça. En revanche, en revanche, il a expliqué tout de go, eh bien que lui, il annulerait la dette publique française détenue par la BCE. Alors je reconnais qu'il a un petit peu évolué. Parce que lors d'un dernier direct, j'avais expliqué que la dette française, la dette publique française, est détenue par des nationaux et par de l'étranger. J'ai expliqué que parmi les nationaux, il y a vous et moi, toutes les personnes qui ont une assurance-vie ou bien un fonds de complément de retraite s'est investi en particulier dans des dettes de pays européens, notamment la dette française. Bon. Donc si on annulait ça, ça serait une catastrophe. Et puis détenus par l'étranger, si on annule la dette des étrangers, ils ne viendront plus du tout investir. Ce serait également une catastrophe. Et puis nos taux d'intérêt mendiraient. Mais M. Mélenchon a trouvé la parade à ma critique, sans doute. C'est-à-dire qu'effectivement, je n'ai pas été exhaustif. Il y a une partie de la dette qui est petite, qui est marginale par rapport au reste, mais qui existe, qui est détenue par la Banque centrale européenne. Depuis les facilités Draghi... Mario Draghi était le prédécesseur à la BCE de Christine Lagarde. Depuis ce moment-là, bien que ce soit interdit par les traités européens... M. Mario Draghi avait lancé une idée qui a fait florès. C'est que la Banque centrale européenne a racheté sur le marché secondaire, comme on dit, c'est-à-dire pas à la première émission. Ça, c'est totalement interdit par les traités. Donc il n'a quand même pas pu le faire aussi ouvertement. Mais une fois qu'un État émet des obligations... Là, le BCE ne peut pas en acheter. Mais en revanche, si des détenteurs de ces obligations, par exemple des fonds d'investissement, des fonds de pension dans le cadre d'arbitrages, revendent des lots d'obligations du Trésor français sur les marchés financiers, à ce moment-là, c'est ce qu'on appelle le marché secondaire. C'est de l'occasion. La Banque centrale européenne en achète. Et donc M. Mélenchon se propose de demander à la BCE de faire une croix là-dessus. C'est-à-dire voilà, c'est terminé. Et avant, ça peut faire plaisir. J'avoue que je n'avais pas songé à cette hypothèse tellement elle me paraît farfelue. Mais bon, pourquoi farfelue Parce que tout simplement, la BCE se situe à Frankfurt, à Main, Frankfurt sur le main, et qu'elle est entourée par tous les establishments allemands. Et qu'à la Banque centrale européenne, vous avez les gouverneurs de toutes les banques centrales des pays de la zone euro. notamment le gouverneur de la Banque de France, mais pas que lui. Il y a le gouverneur de la Bundesbank, le gouverneur de la Banque des Pays-Bas, qui a de bonnes chances peut-être de succéder à Mme Lagarde quand elle a quitté son poste. Il y a aussi le gouverneur de la Banque de Finlande, etc. Et il est évident que si M. Mélenchon annonçait cette décision, ce serait un tollé général. Et d'ailleurs, Mélenchon n'en a pas le pouvoir. Il n'en a pas le pouvoir. Même le gouverneur de la Banque de France dirait non, puisque je rappelle qu'il est indépendant. M. Mélenchon n'a à aucun moment le pouvoir d'imposer à la Banque centrale européenne qu'elle renonce aux créances qu'elle a sur la France. Et on est certain, absolument sûr et certain... que la grande majorité... Il se trouverait peut-être le grec et encore... Je ne sais pas. Peut-être l'italien, mais ça m'étonnerait. La grande majorité, pour pas dire l'écrasante majorité, même le gouverneur de la Banque de France français, qui est indépendant du gouvernement, dirait non. Voilà. Parce que si ça faisait ça, ça serait d'abord une violation ouverte. C'est l'article 123 du TFUE. Et deuxièmement, ce serait... Si ça se faisait... un risque de déchaînement inflationniste absolument considérable. Donc M. Mélenchon peut bien faire des rhodomontades. Vous savez, c'est le champion des rhodomontades. Vous vous rappelez, quand à Marseille, il y a quelques années, il avait fait un discours, il traitait Macron plus bas que terre en disant que c'était le pire président de la République qu'on n'avait jamais eu, ce qui est exact d'ailleurs. Puis quelques heures après, à minuit, Mélenchon avait rencontré prétendument fortuitement Macron, qui lui avait dit « Mais vous n'avez pas été très gentil avec votre discours de cet après-midi ». Et Mélenchon... tel un ballon de baudruche dégonflant immédiatement, avait dit non, non, mais c'est une exagération marseillaise, monsieur le Président, etc. Mélenchon, ce n'est pas mon ennemi. Il y a eu des mots très forts, même, tout à l'heure, sur la xénophobie, monsieur Mélenchon, c'est le mot des erreurs. Vous avez dit que c'est le plus grand xénophobe qu'on est, Emmanuel Macron.
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Non, non, non. Si, si, vous l'avez dit. Je l'ai dit. Non, ça m'étonnerait. Ah, il l'a dit. Vous ne pouvez pas le croire. Non, non, non, non.
Donc. Là, entre le Mélenchon qui fait la campagne où il annonce comme ça, tel Don Quichotte, qu'il va annuler la dette détenue par la BCE, et puis le Mélenchon, s'il était élu... Voilà. Mélenchon n'a pas le pouvoir. Il n'a absolument pas le pouvoir. Et on est sûr que ceux qui ont le pouvoir diront non. Voilà. Donc Mélenchon ment ouvertement. Il est incroyable, d'ailleurs, que personne ne lui ait dit ça parmi les autres. S'il y en a un qui lui a dit ça, c'est Édouard Philippe. qui s'est attaqué à lui, qui a dit... Mais Edouard Philippe a dit quelque chose d'absurde. Il a dit que ça isolerait la France. Oui, c'est vrai que ça isolerait la France, mais c'est une litote. C'est un euphémisme de dire que ça isolerait la France. C'est pas que ça isolerait la France. C'est que c'est interdit. De toute façon, ça n'aura pas lieu. C'est que Mélenchon et la France n'en ont pas le pouvoir. C'est ça qu'il aurait fallu dire. Celui qui me désirait, c'est la BCE. C'est pas Mélenchon. Peut-être que... Je sais pas. Peut-être que je crois savoir que nos candidats à l'élection présidentielle ont parfois des notions assez fumeuses sur le fonctionnement et de la Banque centrale européenne et de l'euro. Ou alors ils participent eux aussi de l'enfumage général en se disant « Je ne peux quand même pas avouer aux Français que c'est plus nous qui avons quel pouvoir que ce soit ». Je penche quand même plutôt pour la première version, parce que vous n'imaginez pas finalement... le degré d'ignorance d'un certain nombre de candidats, y compris d'ailleurs de candidats prétendus sérieux, comme M. Édouard Philippe ou comme – n'en parlons même pas – comme M. Attal. Eh bien c'est pas tout ! Parce que M. Mélenchon, si vous voulez, dans la série « On rase gratis ». M. Mélenchon a expliqué également qu'il allait entrer en choc frontal avec l'UE. Et il a dit qu'il ne respecterait pas toute une série de règles européennes. Il a dit qu'il ne respecterait pas le pacte de stabilité. Il a dit qu'il ne respecterait pas le processus qui est lancé en cas de déficit excessif. Il a dit qu'il ne respecterait pas le principe de précaution. Eh bien il en a dit des choses. Le petit problème, c'est que tout ce qu'il a dit là, ça revient à piétiner, à procéder à la violation article par article des traités européens, dont par ailleurs M. Mélenchon ne veut pas sortir. Le pacte de stabilité, la procédure de déficit excessif, ça, c'est l'article 126 du Traité sur le fonctionnement de l'UE. Le principe de précaution, c'est l'article 145 du traité sur le fonctionnement de l'UE, etc., etc. C'est-à-dire que Mélenchon, en fait, ment à ses électeurs. Ça fait quand même plus de 19 ans que je l'explique. Ou bien on appartient à un club avec des règles. Ou bien on joue à un jeu de société avec des règles ou à un sport avec des règles. ou bien on se retire, on dit « Je n'accepte pas ces règles ». C'est un peu comme si vous jouez avec des amis au Monopoly, bon, et puis d'un seul coup, vous tombez sur un hôtel rue de la Paix qui ne vous appartient pas, donc ça vous coûte... Vous n'avez plus d'argent. Donc normalement, ça y est, vous êtes battus, vous quittez le jeu. Et c'est comme si quelqu'un disait « Ah non, non, moi, je n'accepte pas. C'est vrai que moi, je prends de l'argent dans la banque et voilà, je vous paye ». Bon, ben, qu'est-ce que font les autres ? Les autres, ils diront « Ah, c'est terminé. Le jeu est fini. Dégage. Tu es un mauvais joueur ». C'est ça, en fait. M. Mélenchon, il a comme projet pour la France que la France se mette au banc des nations. pour être mauvaise joueuse. Alors j'ai déjà expliqué 50 fois que si tel était le cas, la France serait traduite par la Commission européenne à la Cour de justice de l'UE. Et si la Commission européenne... Donc c'est le devoir. Les traités font obligation à la Commission de saisir la Cour de justice dans le cas de violation des traités. Il y aurait d'autres États d'ailleurs membres qui saisiraient aussi la Cour de justice de l'UE, bien entendu. Voilà. Et donc la France serait condamnée. Alors je sais bien que chez Mélenchon, il y a d'autres qui disent « Alors on est condamnés. Alors ils vont pas envoyer des charges ». Non, mais bien sûr. Bien sûr qu'ils vont pas envoyer des charges. Mais déjà, si on était condamnés, rien n'empêcherait un certain nombre d'État de saisir la Cour internationale de justice de l'ONU pour vous faire condamner. C'est quand même des traités internationaux qui sont violés. La France, membre permanent du Conseil de sécurité, condamnée par la Cour internationale de justice, ça ferait mauvais genre. Deuxièmement, la Cour de justice de l'UE, si elle nous condamne, elle va pas envoyer des charges, mais elle va tout simplement décider avec la... européenne, qu'on nous retire nos subventions européennes. Alors à ce moment-là, il y a des manchonistes qui vont dire « Oui, mais à ce moment-là, on ne versera plus d'argent à l'UE ». Mais oui, mais au bout du compte, qu'est-ce qui distingue ce que vous faites, vous, de ce que je propose, moi, c'est-à-dire la sortie de l'UE ? La grande différence, c'est que moi, je fais ça... en bonne intelligence, conformément aux traités, en vertu de l'article 50, on a deux ans pour négocier et on reste amis avec les pays alentours, parce qu'une fois qu'on sera sortis de l'Union européenne, on sera toujours frontaliers de la Belgique, du Luxembourg, de l'Allemagne, de la Suisse – qui n'est pas dans l'UE, heureusement pour elle –, de l'Italie et de l'Espagne. Mais en revanche, ce que propose Mélenchon, c'est de se lancer dans une procédure agressive. belliqueuse d'emblée, tout en prétendant rester dans l'UE. En réalité, c'est pas ça qui se passera. Ce qui se passera, c'est que les électeurs qui voteront Mélenchon, si Mélenchon arrivait au pouvoir, ils auraient... Ils pourraient faire le même constat effaré que les électeurs d'extrême-gauche qui avaient porté au pouvoir M. Tsipras en Grèce en 2013... Tsipras était d'ailleurs le grand ami de Mélenchon. et qui ont découvert ensuite que Tsipras, restant dans l'UE et dans l'euro, ayant d'ailleurs viré Yanis Aroufakis, son ministre des Finances, qui voulait sortir de l'euro, eh bien ils découvriraient que le gouvernement d'extrême-gauche privatise à tout va, taille dans les retraites, etc. C'est ça qui se passera. Donc je mets en garde aussi bien les électeurs de Mme Le Pen que les électeurs de M. Mélenchon. du fait que les promesses qu'ils leur font ne sont pas possibles à mettre en œuvre, sauf à aller vers un clash général avec les pays de l'UE. Et comme ils n'ont pas le courage et qu'ils n'auront pas été élus pour cela, ils obéiront. Et en fait, au bout du compte, ceux qui seront trahis, ce sont les électeurs qui leur ont fait confiance. Alors maintenant, je vais parler des cinq autres. Ça va aller plus vite, parce que les cinq autres, ils sont pro-européens. Donc Édouard Philippe, Attal... Alors là, c'est du gâteau. Parce que la seule chose qui est quand même assez cocasse, c'est qu'ils ont fait preuve d'appel à la responsabilité, qu'il fallait diminuer les dépenses publiques. Ils ont fait appel au sens des responsabilités. Il fallait absolument... Baisser le déficit budgétaire, c'est incroyable. Incroyable ! Incroyable la part de M. Édouard Philippe et aussi d'ailleurs un petit peu de Attal. Mais enfin Attal, il n'était certes pas Premier ministre à ce moment-là, mais il faisait partie de l'équipe gouvernementale. Donc il était théoriquement solidaire. Mais c'est quand même incroyable quand on a le bilan financier d'Édouard Philippe pendant 3 ans, qui a créé avec Macron... peut-être 800 milliards d'euros de dettes ou 1 000 milliards d'euros de dettes supplémentaires. On s'y perd d'ailleurs, pour rien d'ailleurs. C'est quand même incroyable de prendre la posture de l'expert financier qui fait la fine bouche en donnant des leçons de rigueur financière aux uns et aux autres. Mais franchement, franchement, c'est inadmissible. Et le seul qui a réagi un petit peu là-dedans... C'est M. Glucksmann qui a été d'un seul coup sorti de sa torpeur pour dire que ça n'était pas bien, etc., de dire ça, et qu'il n'avait pas été à la hauteur quand il était à Matignon, ce qui, pour le coup, était vrai. Du coup, Glucksmann a eu raison sur ce coup-là. Voilà. Mais pour le reste, c'est du truc. Oui, il va falloir baisser une centaine de normes. Oui, il va falloir faire ci, il va falloir faire ça. Il faut réduire un petit peu les effectifs. Voilà. Mais en gros, pas grand-chose, en définitive. S'agissant de Glucksmann, alors lui, il est très très pro-européen. Mais... Comme il sent bien, il a bien compris que l'état d'esprit de la population est quand même très, très vent de bout contre l'UE. Il a compris qu'on peut quand même pas faire comme si de rien n'était. Et donc il a dit qu'il avait allé taper du poing sur la table à Bruxelles. Voilà. Bon, déjà, M. Glucksmann, qui nous a habitués à avoir plutôt deux tensions, n'est-ce pas, et être plutôt assez lymphatique, le voir aller à Bruxelles taper du poing sur la table... Bon, tout le monde sourit quand même. M. Glucksmann, qu'on a vu dans une situation assez cocasse quand il est allé visiter une éolienne... Bon, enfin bref, on n'imagine pas tellement M. Glucksmann faire une partie de bras de fer et taper du poing sur la table à Bruxelles. Mais surtout, surtout, c'est se moquer du monde. Parce que le principe de dire qu'il va taper du poing sur la table, ça veut dire quoi au bout du coup ? Au bout du compte, c'est un petit peu comme Mélenchon ou comme Le Pen. Ça revient à considérer les 26 autres États comme de la gnognotte. Voilà. C'est-à-dire que lorsque M. Bluxmann dit « Je vais taper du poing sur la table parce qu'il faut avoir je sais pas quoi », il parle de choses qui vont dans l'intérêt de la France, mais pas... dans l'intérêt des autres États, ou du moins pas nécessairement. J'ai cru comprendre... Alors puisque n'oublions pas jamais que M. Glucksmann est quand même un agent de l'étranger qui épouse systématiquement... tous les combats des États-Unis d'Amérique et de l'État profond euro-atlantiste. Il combat la Russie. Il est pour l'Ukraine. Il combat l'Iran. Il dénonce le génocide prétendu des Ouïghours dans le Xinjiang. Il dénonce le prétendu génocide des Chinois au Tibet. Mais en revanche, ce qui se passe à Gaza, non, non, il y a quelques violences. C'est la seule chose qu'il trouve à dire. qu'il condamne, mais du bout des lèvres, parce qu'évidemment, c'est contraire à ce que souhaite l'État euro-attentiste. Et puis il combat en faveur de Taïwan, etc., etc. Donc là, il veut que l'UE soit très ferme vis-à-vis de la Chine, et c'est ça. Mais M. Bluxman, ce qu'il ne sait pas, c'est que parmi les 27 États membres de l'UE, il y a un certain nombre d'États qui ont très très peu d'industries. À Malte, à Chypre, il n'y a pas des industries extraordinaires. Au Danemark, en Finlande, il n'y a pas des industries... En Irlande, il y a des services. Il y a quelques industries, mais il n'y a pas des industries... Ils ont besoin de produits chinois. S'ils n'ont pas d'industrie automobile, ils vont pas se priver de l'industrie automobile. Ils vont pas faire des rétorsions pour protéger l'automobile français. C'est comme pour les vêtements. C'est comme pour le Mercosur. Quand la France s'est retrouvée totalement minoritaire vis-à-vis du Mercosur, eh bien tous les États du Nord, ils sont d'accord pour l'accord de l'UE et du Mercosur, pour avoir de la viande du Brésil, meilleur marché que la viande qui pourrait venir de France. Ils sont d'accord. Donc ils n'ont pas le même intérêt. Donc M. Glucksmann, en se disant qu'il faut plus d'Europe et ci et ça, en disant qu'il lui suffit d'aller taper du poids sur la table pour faire changer la Commission européenne, il ment aux Français. La Commission européenne, elle est bien sûr la responsable, mais elle tient compte de la configuration des intérêts contradictoires des 27 États. Et nous sommes systématiquement minoritaires. Mme Tondelier, elle a fait ce qu'on attendait d'elle, c'est-à-dire qu'elle a parlé écologie. Elle a parlé écologie. Donc elle est pour l'Europe, mais elle voudrait une Europe un peu écologiste. De même que M. Glucksmann a dit qu'il était pour l'Europe et qu'il fallait un peu plus de social. Enfin bref, tout ça parlait pour ne rien dire. Alors la conclusion de tout ça, c'est l'éléphant dans le couloir. Voilà. Un éléphant dans le couloir, un truc énorme dont finalement personne n'a trop parlé. Ben c'est la construction européenne. Et pourtant, l'éléphant, il était là. Mme von der Leyen, elle n'était pas passée inaperçue. Je dis pas qu'elle a la taille d'un éléphant. Nous n'allons pas jusque-là. Dans le bestiaire des bêtes sauvages, le surnom qui lui est accolé n'est pas celui d'un éléphant. Mais Mme von der Leyen, elle était là. On aurait pu en profiter. Mais les autres... Ceux qui ont entraperçu l'éléphant, que ce soit M. Mélenchon, que ce soit Mme Le Pen ou un tout petit peu Glucksmann, ils ont entraperçu l'éléphant. Mais ils ont oublié un truc. C'est que l'éléphant, il pèse plusieurs tonnes. Il peut écraser tout le monde. Et surtout, il a des grandes défenses. Personne n'a parlé des grandes défenses de l'éléphant. Les grandes défenses, ce sont les traités européens. Voilà. Donc ils ont montré un petit morceau d'oreille. On va s'en prendre à l'éléphant. Mais face à l'éléphant, si l'éléphant commence à les charger... Vous verrez que Mme Le Pen, M. Mélenchon, M. Gluckson, il n'y aura plus personne. Il est scandaleux, inimaginable que lors de ce débat... ouvert par Mme von der Leyen, le problème essentiel de notre appartenance à l'UE a en fait été évacué. Aucun des candidats à présent n'a milité pour la sortie de l'UE. Aucun n'a parlé par exemple de tous ces traités depuis 1990, les 16 traités de libre-échange, dont 14 ont tourné à la défaveur de l'agriculture française. Personne n'a prononcé le nom du traité de UE Mercosur. Personne n'a parlé de la destruction de l'industrie française et notamment de l'industrie automobile. Personne n'a évoqué les questions d'énergie et notamment l'affaire de Nord Stream 2. Personne n'a parlé de la guerre vers laquelle nous nous sommes entraînés. Personne n'a trop parlé des directives européennes faisant entrer 4 millions de nouveaux migrants par an. dans l'espace Schengen. Et personne n'a parlé non plus. Et pourtant, c'était le moment. Devant un parterre de chefs d'entreprise, personne n'a parlé de l'euro. Personne n'a expliqué aux chefs d'entreprise de ce que je vous explique – je vous renvoie à ma vidéo sur la Pologne – que la Pologne, dont le niveau de vie était 40% du niveau de vie des Français en 2004, quand elle a adhéré à l'UE. qui aujourd'hui est passé de 40% à 80% du fait des subventions européennes qu'on leur donne et qui aura dépassé la France en 2030, que la Pologne, au bout de 30 ans, ne sera toujours pas entrée dans l'euro. Ils ont dit qu'il n'entrerait pas dans l'euro même encore en 2035. Et ils ont expliqué que parce que l'entrée de la Pologne dans l'euro serait une catastrophe pour l'économie. polonaise. Personne n'a parlé devant cet arréopage de chef d'entreprise de cette étude dont je vous ai déjà souvent parlé, d'un think tank allemand qui explique qu'entre 1999 et 2016, chaque Français... Ça lui a coûté 56 000 € l'appartenance à l'euro. Et ça s'arrête en 2016. Nous sommes en 2026. Maintenant, ça doit être pas loin de 100 000 € par personne. Notre niveau de vie... diminue d'une part du fait des délocalisations industrielles permises par la libre circulation des capitaux imposées par les traités européens, mais aussi du fait de notre appartenance à l'euro. Que personne n'ait évoqué ça devant ces chefs d'entreprise qui constatent au jour du jour que le tissu industriel français se désagrège. En 1978, l'industrie représentait 28% du PIB français. Maintenant, on est tombé à 9%. Les chefs d'entreprise, ça les intéresse. Que personne n'explique aux chefs d'entreprise que le niveau d'idées français dégringole à cause de notre appartenance à l'euro. Ça les intéresse. Le fait qu'on n'explique pas aux Français que si on veut faire de la réindustrialisation comme le fait Trump, il faut se donner les mêmes moyens que Trump, c'est-à-dire agir sur les droits de douane, et que nous n'en avons pas les moyens puisque c'est l'UE qui gère les droits de douane au niveau de l'ensemble de l'UE, ça les intéresse. En bref, ce débat est une préfiguration de ce que les oligarques qui sont en train de détruire la France pour leur propre profit, puisque pendant que les Français voient leur niveau de vie dégringolé, les oligarques, ça se passe bien pour eux. Je rappelle qu'au cours des 30 dernières années, les 10 plus grandes fortunes de France ont vu leur fortune augmenter de plus de 2 300 %. alors que depuis l'an 2000, la pauvreté et la très grande pauvreté en France ne cessent que de réaugmenter, alors qu'ils avaient diminué tout au long de la seconde moitié du XXe siècle. Tout ceci, c'est ça qui intéresse non seulement les industriels, mais aussi les Français. Le fait que j'ai été écarté de ce débat montre l'extrême inquiétude des oligarques. Ils ont peur de la vérité. D'une certaine façon, c'est un hommage du vice à la vertu que d'avoir refusé de m'inviter à cela. Mais nous ne sommes qu'au tout début de la campagne présidentielle. Et je vous demande à toutes et à tous qui m'écoutez de faire circuler cette vidéo, de reprendre mes arguments. des électeurs de Mélenchon, ou si vous êtes vous-même un électeur ou une électrice de Mélenchon, posez-vous les questions ou posez-leur les questions que j'ai dites. Je connais Mélenchon. Je leur explique qu'ils sont en train de se faire avoir et qu'il y a les rodeaux montables du style « On imposera, on fera le bras de fer ». Non, nous ne sommes pas en position de force. Il suffira à la BCE de dire non à Mélenchon, voire pour le punir de son audace d'arrêter de racheter sur le marché secondaire des obligations du Trésor français pour que d'un seul coup, les taux d'intérêt qui ont déjà dépassé 4% flambent à 10%. Et la Mélenchon, il sera à quatre pattes comme un toutou devant la BCE parce qu'il a décidé de ne pas sortir de l'UE ni de l'euro. Et il nous avait même insultés au début des années 2000 en disant que ceux qui voulaient sortir de l'euro étaient des maréchalistes. comme le maréchal Pétain, alors que les vrais collabos sont ceux qui acceptent au contraire la domination de ce quatrième Reich qui ne dit pas son nom. Si vous êtes électeur ou électrice du RN et de Mme Le Pen, ou si vous en connaissez autour de vous, reprenez mes arguments. Faites-leur voir le petit passage où je parle de Mme Le Pen et demandez-leur ce qu'ils en pensent. Et dites-leur qu'il faut qu'ils arrêtent ce raisonnement qui consiste à dire « Oh, il faut lui donner sa chance, c'est son tour ». Non, non, non, non ! Il faut pas lui donner sa chance, parce que la France, elle n'attend pas. La France, elle est dans une situation calamiteuse. Elle est au bord ! de la destruction. C'est une question de mois peut-être maintenant avant d'être transféré devant le FMI. C'est une question peut-être de mois avant que de déclencher une guerre nucléaire avec la Russie. On n'attend pas... On n'a pas besoin de donner la chance. S'il y a une chance à donner à la France le plus vite possible, c'est d'élire le candidat du Frexit, c'est-à-dire d'élire celui qui fera sortir la France... de l'UE, de l'euro et de l'OTAN qui sont en train de détruire notre pays, c'est-à-dire – soyons clairs – de voter Asselineau au premier tour et au deuxième tour de 2027. Je vous remercie de votre attention. Vive la France, vive la souveraineté et l'indépendance nationale de la France.
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