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Bonjour Monsieur le Président, vous dit Hugo. Face à la hausse du pétrole, le gouvernement explique qu'une baisse des taxes sur les carburants entraînerait une perte importante de recettes fiscales. Pourtant, il pourrait tout à fait décider de plafonner ces taxes à environ 0,88 euros par litre, soit ce qu'il percevait lorsque le diesel coûtait 1,60 euros. L'État conserverait ainsi la même recette par litre. Ne s'agirait-il donc pas plutôt d'un manque à gagner que d'une véritable perte ? Qu'en pensez-vous, cordialement
a parfaitement raison, ce n'est pas une perte. Effectivement, c'est un manque à gagner. Voilà. C'est effectivement... Si on applique la formule habituelle, à partir du moment où le prix augmente du gazole, des hydrocarbures, l'État augmente ses recettes. Voilà. D'ailleurs, c'est pas nouveau. Il y avait la taxe flottante sur les produits pétroliers qui permettait d'amortir les à-coups conjoncturels sur le prix des hydrocarbures. Parce que ça, c'est quelque chose... Quand je dis, par exemple, que nous, on sortira de l'euro, il y a des gens qui disent « Vous voyez, compte, l'euro va perdre 80% de sa valeur ». Alors déjà, calmons-nous. Si on sort de l'euro, si on recrée le franc, le franc perdra à peu près... Ça, on le sait, à peu près à partir du solde négatif dans le système Target 2 de la valence des paiements courants à l'intérieur des pays de la zone euro. Le franc nouveau devrait perdre à peu près 15% par rapport au court pivot de l'euro actuel vis-à-vis du dollar. Voilà. En gros, c'est ça. Ça veut dire que mécaniquement, les hydrocarbures, si on sort de l'euro et qu'on recrée le franc, devrait nous coûter mécaniquement à peu près 15% plus cher en matière brute. Mais... le prix de la matière brute n'est qu'une des parties du problème, parce qu'après, il y a le raffinage, il y a l'extraction, le raffinage, la distribution, et puis le transport, et puis au bout du compte, les taxes. Et on peut très bien imaginer que... Vous imaginez, il y a des gens qui disent qu'ils puissent des hauts créés, mais là, c'est bien plus que 15%. On a déjà vu des hausses beaucoup plus erratiques, beaucoup plus vives, fortes dans un sens ou dans l'autre, depuis que l'euro a été créé. Donc ce que nous, nous ferons, c'est que nous instaurerons un système qui permette d'éviter les à-coups et d'éviter, justement, qu'en augmentant ou en baissant les taxes... C'est finalement, si j'ai bien compris, le raisonnement tout à fait judicieux de cet internaute qui consiste à dire « On va se contenter du matelas qu'on avait. On baisse les taxes pour que le consommateur, finalement, ne soit pas pénalisé, en fait. Sinon, on va augmenter les taxes bien davantage ». Donc ça, c'est un point vraiment qui est important. Je rappelle aussi que le prix de l'essence, le prix de l'énergie, nous, nous allons le diminuer drastiquement, puisqu'en sortant de l'UE, évidemment, nous sortirons du marché européen de l'énergie. Et nous n'aurons plus rien à faire des injonctions sur l'établissement de force, le saccage général de tous les paysages avec l'éolien, puisque ça, c'est l'objectif. d'avoir l'objectif fixé par la Commission européenne d'avoir – je sais plus combien – 45% ou 50% d'énergie renouvelable. Et nous, nous ferons ou reviendrons benoîtement sur le nucléaire en essayant de développer d'ailleurs des technologies beaucoup plus compétitives, en renouant d'ailleurs les meilleurs contacts possibles avec nos partenaires chinois. Je rappelle que la coopération franco-chinoise en matière nucléaire, j'en sais quelque chose, j'en ai participé. aux négociations pour la construction de la centrale nucléaire de Dai Abe 2 sur la côte chinoise au nord de Hong Kong. Normalement, ils n'attendent que nous, les Chinois, pour avoir... Les Chinois font des progrès de géants sur la fusion nucléaire ou sur des centrales nucléaires qui soient éventuellement au thorium, des choses comme ça. On a plein de choses à faire. Mais il faut d'abord revenir aux fondamentaux. Les fondamentaux, c'est que nos aïeux ont conçu pour le peuple français un système de production électronucléaire qui était à la fois extrêmement stable, extrêmement fiable et de relativement bon marché. Le racket auquel nous sommes soumis à cause de notre appartenance à l'UE... un des énièmes scandales. Donc loin d'en pâtir si nous sortons de l'UE. Les premières choses que nous prendrons, c'est de diminuer la facture de l'énergie, ce qui est fondamental d'ailleurs aussi au passage pour l'économie, parce que l'énergie, c'est aussi du PIB, si j'ose dire.
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