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Bonsoir Mathilde Panot, merci d'être sur le plateau de l'indice et politique face à vous et à mes côtés. Pour vous interroger ce soir Clément Méric, bonjour Clément, ravi de vous retrouver. Bonjour Francis. Bonjour Lauriane, tout le monde, ravi de vous retrouver aussi. Bonjour. Et nous faisons la connaissance d'Emmanuel Duteil, bonjour, bienvenue. Bonsoir. Sur le plateau de l'indice et politique, vous représentez Challenge, sans oublier Hugo, Hugo Couturier, Hugo Perchoir, en direct de la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale, fidèle au poste. nous relerez les questions de vos abonnés et de vos... En fin d'émission, vous débattrez avec la fondatrice de l'association de l'or dans les mains qui promeut les métiers manuels auprès des collégiens et en les mettant en contact avec des artisans. Vous verrez, c'est une démarche intéressante. On va d'abord parler des carburants qui augmentent encore et encore. Sébastien Lecornu a réuni les directeurs d'administration centrale aujourd'hui pour faire le point sur les approvisionnements en pétrole et en gaz. Et cet après-midi, avec plusieurs ministres, il a été question de nouvelles mesures qui pourraient être débloquées pour les Français face à... à l'envolée des prix à la pompe. Pour l'instant, rien n'en est sorti. Mais ce matin, le ministre de l'économie, Roland Descure, a donné et rappelé la ligne du gouvernement.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Il y aura très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre. Mais ce qu'il n'y aura pas, j'insiste là-dessus aussi, c'est une baisse de taxes généralisée. Parce que j'entends bien qu'on nous la demande. Je dirais à gauche et à droite. Je voudrais rappeler quand même, 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros, 9,1 pour être précis. Donc on est en train de chercher plus de 50 milliards d'euros pour l'année prochaine. Et certains nous disent, allez en chercher 10 de plus, c'est pas grave. La réalité, c'est que ces 10 milliards, il va bien falloir que ce soit quelqu'un qui les paye. Mathilde
Panot, l'idée c'est de privilégier, c'est ce que dit le gouvernement, les pêcheurs, les agriculteurs, tous ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller au travail, ce qu'ils appellent les gros rouleurs. Qu'est-ce qui vous gêne dans cette démarche
D'abord, ce qui me gêne, c'est que c'est devenu insupportable pour les gens. Il faut comprendre que là, les gens sont en train de se priver de tout. Ils se privent de repas dans la journée. On sait qu'il y avait déjà un Français sur trois qui se privait régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. Ils se privent des petits plaisirs, par exemple des restaurants. Ils se privent de soins. Bref, ils sont en train de se priver de tout. Et c'est insupportable. — Mais qu'est-ce qui
vous gêne dans le fait que le gouvernement privilégie d'abord les gens qui travaillent, qui ont besoin de leur voiture, de leur tracteur, de leur bateau ?
Ils ont donné la Légion d'honneur à M. Pouyanné, PDG de Total. Et ils sont en train de privilégier les actionnaires de Total. Total a fait 11,2 milliards de bénéfices en seulement 6 mois. Total est en train de se gaver sur le dos du peuple de France. Et lorsqu'il dit qui doit payer les milliards qui sont à l'origine de la spéculation qui est faite par Total, c'est d'abord celles et ceux qui profitent de la crise. Vous vous rendez compte que depuis 9 mois, on vient d'apprendre la semaine dernière que les marges des pétroliers avaient été multipliées par 7,5. Cette situation est insupportable. Donc nous, nous demandons un blocage des prix, un blocage des marges. Et c'est possible de le faire puisque à La Réunion, peut-être... ne le savez-vous pas, mais le carburant est à 1,68€, donc c'est tout à fait possible. Je ne connaissais pas le prix, mais je sais
que c'est bloqué. Cependant, vous demandez au gouvernement de bloquer les prix, mais vous connaissez la réponse. Si on fait ça, c'est ce que dit le gouvernement, la France ne sera plus approvisionnée en carburant, parce que ceux qui approvisionnent la France diront, puisque c'est bloqué et qu'on ne fait pas de bénéfice, on ne va pas d'abord livrer à la France. Est-ce que c'est un vrai risque pour vous ?
Non, ce n'est pas un vrai risque. D'abord parce que la France l'a déjà fait lors de la guerre du Golfe et il n'y a pas eu de pénurie, ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'il faut réaliser de quoi nous sommes en train de de la France, 7e puissance économique au monde, avec 40 millions d'automobilistes dans notre pays. Qui se priverait d'approvisionner la France ? Cela n'existe pas, monsieur Le Tellier. Donc tout ce qui est raconté pour ne rien faire mène à la catastrophe que nous sommes en train de voir, puisque peut-être que ça ne va pas échapper, mais il y a actuellement des pénuries en ce moment même, par exemple en Alsace. Donc c'est le laisser-faire qui mène au désastre. Donc il faut d'urgence. Bloquer les prix, bloquer les marges. Et je rappelle que Total n'est pas seulement un profiteur de guerre, mais que Total n'a pas payé d'impôts sur la société en 2019, 2020, 2021, 2023, 2024 et 2025. Maintenant, ça suffit.
Vendredi, Emmanuel Macron a reçu les chefs de parti ou candidat à la présidentielle pour faire le point sur la situation internationale qui a des conséquences aussi sur les prix des carburants. Donc les deux sont liés. Pour vous, vous n'y étiez pas. C'est Emmanuel Bompard. Mais est-ce que c'était utile ou une opération de communication comme le disent certains ?
Dans ces cadres-là, il y a des informations qui sont données, qui sont le résultat des informations, qui sont ceux du renseignement et autres. Le problème, c'est que derrière les informations et les alertes qui sont faites, derrière, il n'y a pas les actions qui y correspondent. J'explique. Par exemple, Emmanuel Macron a reparlé de la question des ingérences étrangères dans les élections présidentielles. Russes, en l'occurrence. Russes. Je rappelle que lors des élections municipales, trois de nos candidats insoumis avaient été visés par des... Les ingérences qui venaient d'Israël, on ne sait pas exactement... Lui, il n'a parlé que de la Russie. Oui, d'accord. Mais du coup, moi, je vous dis que ça s'est déjà passé dans le cadre des campagnes municipales. Nous avions demandé à ce qu'il y ait un projet de loi du gouvernement sur cette question pour qu'on puisse protéger les élections des ingérences étrangères, d'où qu'elles viennent, que ce soit de Russie, d'Israël, des États-Unis ou de je ne sais où. Ce projet de loi n'est toujours pas sur la table. Vous le demandez. Bien sûr. Donc c'est bien de faire des alertes comme ça à tout va, mais derrière, s'il n'y a pas d'action, eh bien oui, à la fin, ça devient de la communication.
Donc sur ce projet de loi, vous pensez qu'il pourrait être voté avant la présidentielle ? C'est un peu tard là, peut-être maintenant.
Ah ben non, je pense qu'il y a des points sur lesquels on pourrait tomber immédiatement d'accord avec l'ensemble des forces politiques qui sont présentes pour présenter un projet de société au peuple de France, et que justement, il faut prendre les actions maintenant, si on veut protéger l'élection présidentielle. Si
le gouvernement ne le fait pas, vous allez prendre l'initiative ? Vous allez demander aux autres de prendre l'initiative ?
Nous, on a déjà mis un certain nombre de mesures sur la table qui ont été écrites dans un courrier directement adressé au Premier ministre, remis en main propre au Premier ministre. Alors quand je
dis initiative, initiative parlementaire, j'entends.
Peut-être, mais nous, nous demandons à ce que ce soit le gouvernement qui le fasse pour l'instant.
Et il y a urgence
pour vous ? Oui, puisque l'élection présidentielle, ça ne vous a pas échappé dans 8 mois.
Vous pensez qu'il y aurait unanimité sur les bancs d'Assemblée ?
En tout cas, je pense qu'il pourrait y avoir une large majorité pour dire que c'est au peuple de France et uniquement au peuple de France de décider et qu'aucun État étranger n'a à s'ingérer dans ce choix.
Mais ça pourrait avoir quelques conséquences, c'est ça ? Parce qu'une fois que vous dites ça, c'est pour faire quoi ? Parce que s'il y a une agérence russe, américaine ou autre... Oui, OK, il faut interdire ces ingérences, il faut les empêcher. Mais s'il y en a, qu'est-ce qui se passe ? On annule l'élection ?
Non, par exemple, on pourrait faire de la transparence sur ce qui s'est passé. Vous savez, il y a Vigénon qui a besoin d'avoir plus de moyens, qui doit pouvoir faire de la transparence lorsqu'il y a une ingérence, pouvoir la dénoncer, bref, pouvoir faire en sorte qu'on ait les moyens de lutter contre ces ingérences et non pas qu'on se retrouve dans une situation où on nous explique qu'il y a ingérence et que derrière, on ne peut absolument rien y faire. Ce n'est pas vrai.
C'est une vraie inquiétude pour vous ces ingérences ?
C'est le Premier ministre lui-même qui a dit à Manuel Bompard cet été lorsque nous étions à Matignon, il a dit directement que la France Insoumise était la force politique la plus visée par les ingérences étrangères. Donc oui, vous comprendrez que oui, nous avons une inquiétude sur cette question et nous avons d'autant plus d'inquiétude que nous voyons un gouvernement français. Qui ne dit rien lorsqu'il y a une guerre illégale de Trump et de Netanyahou sur l'Iran avec les effets que ça fait évidemment sur le peuple iranien. D'abord je pense notamment à ces 150 jeunes filles qui ont été tuées dès le premier jour par une frappe étatsunienne dont on n'a jamais vu dans les médias. Ni le nom, ni les visages, ni rien. Et évidemment derrière toutes les conséquences économiques que ça emporte sur les peuples du monde.
On va parler du dernier budget du quinquennat qui va être peut-être un feuilleton sans fin. Ça va bientôt commencer. Sébastien Lecornu s'est engagé. à ne pas passer en force si, dit-il, les oppositions ne font pas d'obstruction. Il vous a clairement nommé. La France insoumise ne doit pas faire d'obstruction. Il l'a dit en noir sur blanc. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Monsieur Lacornio est un menteur. Parce que si vous regardez l'année dernière, ceux qui ont mis le plus d'amendements, c'est sa propre majorité, minorité présidentielle. Donc vous ne ferez pas d
'obstruction ?
Donc nous, nous n'avons pas fait d'obstruction. Par contre, nous, nous avons gagné année après année des votes. Nous avons gagné des votes pour remettre des recettes dans les caisses de l'État. Je rappelle que la politique de la Macronie, c'est d'abord une politique de caisse vide. Nous avions gagné le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. Nous avions gagné la taxe Zuckman pour que les ultra-riches paient autant en moyenne que le reste de la population. Nous avions gagné... beaucoup de choses sur des choses de partage des richesses. Et le résultat, c'est qu'année après année, il y a des 49.3. Moi, je rappelle que dans mon groupe parlementaire, j'ai des députés qui sont élus depuis 2022 qui n'ont jamais voté un budget alors que c'est normalement une des prérogatives principales du Parlement. Donc vous n'avez pas fait d'obstruction et vous
n'en ferez pas plus cette année, c'est ce que vous dites ?
Non, par contre, nous nous opposerons toutes nos forces à un budget qui est d'une cruauté absolument incroyable dans les annonces qui ont été faites pour l'instant.
Emmanuel ? Alors justement, peut-être entrons du côté du budget. C'est raisonnable de voter finalement un budget qui va engager potentiellement l'Assemblée et le prochain président pour toute l'année, où il faudrait d'oreser déjà se mettre d'accord sur quelque chose qui ferait l'affaire pendant 4 mois, quitte à laisser le prochain gouvernement gérer.
En tout cas, ce qui est certain, là où vous avez raison, c'est que le prochain gouvernement et donc le prochain Parlement, puisqu'il n'y a à peu près aucun doute sur le fait qu'il y aura une dissolution de l'Assemblée nationale, évidemment, refera un projet de loi de finances rectificatif ou un projet de loi de finances s'il y a... Il y a eu une loi spéciale qui a empêché un budget d'être adopté. Je vous remercie de poser la question comme ça parce qu'on a vu souvent une politique de la peur qui a été utilisée. On se rappelle d'Elisabeth Borne qui expliquait que si le gouvernement Barnier et donc le budget chutait avec lui, alors les cartes vitales ne marcheraient plus au 1er janvier et toute politique de la peur qui sont faites à chaque fois. Il y aura dans tous les cas un budget. La question c'est, et c'est pourquoi nous nous avons annoncé que nous voulions censurer le gouvernement Le Cornu, la question c'est, est-ce qu'on fait comme le Rassemblement National ? qui a déjà sauvé au moins 10 fois la Macronie de la censure et Emmanuel Macron de la destitution.
Ce genre de procédé, vous pourriez y souscrire ? Vous pourriez dire, là, on pourrait potentiellement voter un tel budget ? Mais
pas du tout. Déjà, parce qu'on ne nous demande jamais de voter un budget parce qu'il y a un 49-3. Et quand le RN dit mieux vaut un mauvais budget et donc une stabilité qui continue, c'est insupportable d'entendre ça. C'est comme d'habitude, on se rappelle, la Macronie et le RN qui votent en cadence contre l'augmentation du SMIC, contre le gel des loyers, contre le rétablissement de l'impôt. de solidarité sur la fortune, bref, une politique faite pour les plus riches. Pourquoi est-ce qu'on veut censurer le gouvernement Lecornu ? D'abord parce que c'est la seule manière de voter contre le budget. Je rappelle, puisqu'il y a des 49-3 qui sont utilisés... — Et vous commencez à donner un budget
au 1er janvier ? On part du principe qu'il n'y aura pas de budget. —
Il y aura une loi spéciale qui donc continuera... — Donc les ordonnances. — Pensez-vous que ça va se terminer
en loi spéciale ? — Loi spéciale ou ordonnance
? — Ah bah si c'est ordonnance... Alors loi spéciale, ça a déjà été utilisé. — Vous pensez que ça va se terminer en loi spéciale,
vous ?
— Oui. Et je pense que quand vous avez un gouvernement qui annonce entre 45 et 53 milliards de coupes supplémentaires, le budget de l'année dernière est une catastrophe. Mais celui qu'ils annoncent est encore pire. Et s'il passe par ordonnance, il faut quand même réaliser que ça serait la première fois dans toute l'histoire de la Ve République qu'il passe par l'ordonnance. Et ce serait un coup de force qui est absolument insupportable et qui nécessiterait là aussi la censure. Donc oui, la censure, non seulement pour voter contre le budget et pour éviter à ce gouvernement de faire des méfaits supplémentaires. Je rappelle que rien que cet été... Ils ont réintroduit deux pesticides interdits et ils ont fait la loi permis de tuer en première lecture par force. Parmi les mesures
que vous regrettiez et que vous citiez, il y avait la loi Zuckman. Elle a été déclarée totalement inconstitutionnelle par le Conseil d'État. Vous continuez d'espérer qu'elle puisse être mise en place ? Oui,
oui. Moi, je suis persiste. Mais comment on
met en place une loi anticonstitutionnelle ?
Parce que moi, je ne considère pas... Enfin, vous savez, par exemple... C'est la loi. Oui, mais par exemple, regardez. Les États-Unis, que font-ils ? Lorsqu'une personne, par exemple, quitte le territoire des États-Unis et va ailleurs dans je ne sais pas. c'est quel paradis fiscal pour payer moins d'impôts ? Que font les États-Unis ? Ils font ce qu'ils appellent l'impôt universel. C'est-à-dire que tant que la personne garde la nationalité états-unienne, ils vont rechercher la personne pour lui faire payer le différentiel entre les impôts payés dans le paradis fiscal et les impôts qu'ils doivent au pays. Ça suffit que les riches fassent sécession dans ce pays. Il y a 13 000 millionnaires qui ne payent pas d'impôts sur le revenu.
Mathilde Panot, vous avez dit, enfin, LFI a dit qu'il censurera le budget quoi qu'il en soit. Si le gouvernement Lecornu tombe sur ce budget, s'il est censuré, est-ce que vous réclamerez une dissolution de l'Assemblée
pense que le grand choix qui arrive devant nous, c'est les élections présidentielles et qu'ils seraient... un peu étrange d'amener une dissolution avant les élections présidentielles, même s'il y a eu, je le rappelle, une inversion des calendriers que nous, nous avons regretté. Mais le faire dans ce cadre-là, où de nouveau on aurait seulement trois semaines de campagne comme nous l'avons eu en 2024, je pense que ça coûterait très très très cher à la Macronie. Et je crois que là... Et vous ne le souhaitez pas non plus ? Il n'y avait pas eu une opportunité politique pour vous ? Nous, on a toujours dit qu'on n'avait pas peur du peuple de France. Donc on mènera campagne dans tous les sens. Ça
brouillerait la présidentielle.
En tout cas, il y a une échéance qui est d'ores et déjà inscrite dans le calendrier. Je rappelle les dates parce qu'elles sont peu connues encore. 18 avril pour le premier tour, 2 mai pour le second tour. Et c'est dans le moment de la présidentielle, qui est l'élection phare de la Ve République, que le peuple de France peut dire ce qu'il souhaite pour son pays. Plus
qu'une dissolution avancée. Si on revient au fond du débat budgétaire, le gouvernement expliquait qu'il allait demander un effort à une partie des retraités. Est-ce que vous y êtes hostile ? Quoi qu'il en soit, dans tous les cas de figure.
Oui, bien sûr. J'y suis complètement hostile. Même les plus aisés. Oui. Nous, on considère que s'il faut faire payer les plus riches de ce pays, c'est par l'impôt que ça doit se faire, pas par la désindexation. Donc nous ne sommes pas d'accord. Il y a plusieurs options.
Il y a la désindexation et il y a cet abattement forfaitaire de 10%. Je vais vous
dire pourquoi c'est scandaleux, pourquoi c'est insupportable à entendre et pourquoi ce n'est pas possible d'accepter ça. Et d'ailleurs, j'entends que même à l'intérieur des rangs de la Macronie, c'est en train de gronder sur cette question. Pourquoi ? Parce que dans le même temps, ils ont décidé, après que Total les ait menacés, d'arrêter le plafonnement qu'ils font à 1,99€. sur les prix du carburant, au détriment de toutes les petites stations d'ailleurs qu'ils sont en train de faire mourir. Bon bref. Pourquoi est-ce que c'est insupportable ? Parce qu'au même moment, ils sont en train de baisser la taxe exceptionnelle sur les profits des multinationales, qu'il se trouve qu'il y a 6 pays européens, dont l'Allemagne, qui demandent une taxe sur les super profits. Oui, elle va être baissée, nous sommes d'accord. Mais Total
ne la payait pas.
Oui, d'accord, mais Total a bien menacé d'enlever le plafonnement de ses prix si on le taxait. Donc c'est quand même assez scandaleux. Donc de même, sur la question de la taxation des super profits, 6 pays européens le demandent, dont l'Allemagne, la France n'en fait pas partie. Et nous avons toujours les ultra-riches qui sont protégés avec, je rappelle, 53 milliardaires qui détiennent autant que 32 millions de Français. Donc les mesures qui visent comme ça, à aller faire les poches des gens, pour continuer une même politique, je rappelle que la France... Je
rappelle juste le principe des 10% d'abattement pour frais professionnels. Ça s'applique aussi aux retraités. Ils n'ont pas de frais professionnels. Mais un retraité qui touche 3 800 euros par mois, il peut bénéficier de ces 10%. Juste socialement pour moi
je vous dis nous nous sommes d'accord pour faire payer les retraités riches s'il le faut mais c'est les riches qu'il faut faire payer en entier pas juste les retraités pas juste aller chercher dans la poche de ceux qui sont classe moyenne classe moyenne un peu supérieur ou autre nous ne sommes pas d'accord avec ça vous savez ce qu'il ya dans ce budget ils s'en prennent aux arrêts maladie aux malades ils s'en prennent aux APL aux APL, ça veut dire que ça va toucher des millions de gens. Ils ont mis une mesure xénophobe pour plaire au RN, je le dis quand même, parce que c'est quand même scandaleux de mettre ça dedans, qui fait que vous avez une carence pour toucher des allocations, notamment les allocations familiales pour des familles qui arriveraient sur le territoire. C'est scandaleux ce qu'ils sont en train de faire. Et dans le même temps, ils continuent une politique pour les plus riches, une politique pour les grandes multinationales, qui a mené à l'échec de la situation qu'on voit, parce que c'est quand même leur
bilan qu'on est en train de faire. Emmanuel, vous aviez une question justement sur les APL, les allocations familiales qui pourraient être carrément gelées
pour les étrangers. C'est quelque chose que vous dénoncez fortement Mathilde Panot ? Pour vous c'est totalement impensable de faire passer ça ? Vous vous rendez compte que le
Rassemblement national a dit que c'était une victoire idéologique de leur part. Donc là on voit bien, vous avez d'un côté le RN qui dit mieux vaut un mauvais budget que pas de budget, donc qui tend la main à Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu, comme ils ont l'habitude d'ailleurs, ils viennent de reprendre quand même une loi de Jean-Marie Le Pen contre laquelle on a manifesté hier. Mais un Français expatrié a aussi un délai
de carence s'il ne retravaille pas immédiatement. Un Français expatrié.
Non, ça s'appelle juste de la préférence nationale qu'ils sont en train de faire. Quand vous voyez le RN qui est en train de dire que c'est une victoire idéologique pour eux, c'est des réponses qu'ils se font entre eux. Et si le RN ne censure pas le gouvernement, ils seront comptables de la politique macroniste, comme ils l'ont été dix fois en refusant de censurer et comme ils l'ont été lorsqu'ils ont refusé qu'on discute de la destitution d'Emmanuel Macron. Selon le
gouvernement, pour 2027, il va y avoir plus 22 000... de dépenses pour la sécurité sociale, plus 10 milliards pour la charge de la dette. Comment vous, avec votre contre budget, vous empêchez les déficits de s'envoler
? On change de logique économique. Nous, on a fait année après année un contre-budget que tout le monde peut regarder, qui montre les recettes et les dépenses qu'on aurait. Notamment, un des problèmes que nous avons avec la Macronie, c'est ce que je disais sur l'assèchement des caisses, c'est qu'il refuse d'aller chercher de nouvelles recettes. Nous, nous irons chercher l'argent là où il est. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, cette année, nous n'allons pas faire tout à fait un contre-budget, puisque nous sommes dans une année présidentielle. Et donc, nous allons avoir un chiffrage de notre programme, ce qui tiendra lieu... de contre-budget, mais nous faisons ce travail sérieusement à chaque fois. La réalité de 10 années de Macronier, c'est 1300 milliards de dettes supplémentaires. C'est eux qui sont responsables de la situation et dans le même temps, il y a 1,2 million de personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté. Je le dis, M. Letellier, parce que je tiens à ce que ça soit précisé sur ce plateau. Savez-vous combien de temps mettent des gens pour sortir du seuil de pauvreté en termes de générations en France ? Je
crois que c'est 10.
6 générations. Six générations, c'est énorme. Ça veut dire que lorsque vous tombez sous le seuil de pauvreté, quand il y a 12 millions de pauvres en France, ça veut dire que votre enfant sera probablement pauvre, votre petit enfant, votre arrière petit enfant et vous pouvez continuer jusqu'à la sixième génération. Ça suffit tout
cela. Comment vous allez défendre tout cela dans les conditions qu'on connaît à l'Assemblée ? Est-ce que, selon vous, comment ça va se terminer tout ça ? Il y aura forcément un passage en force du gouvernement ? Mais vous
avez un gouvernement qui a perdu les élections. Emmanuel Macron a perdu les élections de 2024. Le résultat, c'est qu'ils sont minoritaires à l'Assemblée nationale, que bien souvent ils vont courir derrière l'extrême droite sur des mesures xénophobes comme celles dont nous parlions juste avant. Et donc il y a deux solutions. Soit le Rassemblement national décide de laisser la Macronie continuer sa politique de malheur jusqu'aux élections présidentielles et ils en seront comptables comme ils le sont de ce qu'ils ont fait les dernières fois. Soit effectivement il y aura un passage en force. C'est un 49-3. Dans tous les cas, de toute façon, le RN ne votera pas le budget. Donc il y aura soit 49-3, soit ordonnance. Et nous censurons ce gouvernement. Mais vous disiez loi spéciale tout à l'heure aussi. La loi spéciale, nous, écoutez, le temps que les Français puissent décider, ça nous conviendrait. Voilà. Ça serait la moins pire des solutions, on va dire ça. Ça,
c'est nouveau. Lauriane.
Les Français, il y a les pêcheurs, les agriculteurs, les fonctionnaires le 29 septembre dans la rue. Est-ce que vous espérez que cette grotte sociale qui monte force le gouvernement à revoir sa copie budgétaire ? Est-ce que ça pourrait marcher ?
Je crois que personne n'attend plus rien d'Emmanuel Macron à part son départ. Il y a eu des mobilisations de partout, rappelez-vous. Les Gilets jaunes, quand je le rappelle, les carburants étaient à 1,40€, 1,50€. Des militants écologistes qui se sont reçus des grenades, se sont reçus des gaz lacrymogènes et autres. Vous avez la manifestation il y a un an, bloquant tout, du 10 septembre. Bref, vous avez eu des mobilisations populaires de partout. La seule réponse aux revendications qui a été faite n'a jamais été un changement. politique, ça a toujours été la répression. Au point que la France est régulièrement condamnée par l'ONU sur la répression contre les militants. Donc non, nous, nous serons aux côtés des fonctionnaires, des pompiers, des pêcheurs dont vous parliez, notamment parce que dans le budget, il y a un truc scandaleux qui s'appelle le gel du point d'indice, alors que le point d'indice est gelé depuis quasiment 16 années dans ce pays. Après, on se demande pourquoi on a du mal à trouver des professeurs et autres. Bref, donc nous serons à leur côté pour dire qu'une autre politique est possible et que... le plus tôt Emmanuel Macron sera parti, le mieux ça sera. – Hugo.
– Oui, Madame Pannot, il y a une question pour vous de Portsmoguer qui vous demande comment en bloquant les prix, on fait une transition énergétique car c'est à l'opposé de l'urgence climatique que de bloquer les prix de l'énergie.
Alors non, justement, ce n'est pas à l'opposé. La question c'est de savoir comment est-ce qu'on enlève la société, notamment des énergies fossiles, parce que les énergies fossiles, la dépendance aux énergies fossiles est ce qui est le plus grave à l'heure du dérèglement climatique et on voit, on a vécu des méga-feux. Pourquoi ce n'est pas à l'opposé ? Parce que nous, nous sommes partisans d'une écologie populaire. Nous ne sommes pas d'accord pour que les gens soient empêchés de se déplacer. J'entendais un maire rural sur une radio ce matin qui disait « Moi, la gare la plus proche, elle est à 60 km de chez moi ». Donc quoi ? On considère qu'il y a des gens sur ce territoire qui n'ont plus le droit de se déplacer. C'est au contraire qu'il faut faire. Il faut commencer par replanifier à partir des besoins. Et planifier à partir des besoins, ça veut dire remettre des transports collectifs qui permettent justement de sortir du pétrole. Et juste je vous alerte sur un point sur le budget justement. Vous avez peut-être vu que le budget... décide d'enlever 300 millions d'euros à l'ADEME. L'ADEME, c'est l'agence de la transition écologique, notamment avec dedans un programme qui permet le fond chaleur, qui permet de produire avec des énergies renouvelables, donc en sortant justement des fossiles à la fois du froid et de la chaleur. Et c'était l'exemple sur lequel s'appuyait le gouvernement cet été pour montrer que quand même il faisait un peu quelque chose face aux canicules qui ne cessait de se multiplier. C'est un scandale supplémentaire et donc ce qu'il faut faire, c'est bloquer les prix. pour permettre aux gens de survivre et de respirer immédiatement, et ensuite faire une grande bifurcation, notamment en créant des emplois. Revenons sur
la question de la dette, si vous le voulez bien. Jean-Luc Mélenchon avait défendu l'idée de la suppression d'une partie de la dette. Si la France explique aujourd'hui qu'on ne rembourse pas tout le temps toute notre dette, qui va bien vouloir nous prêter de l'argent ?
Beaucoup de monde, parce qu'à chaque fois que vous avez des campagnes d'emprunts qui sont faites par la France, il y a 4 fois plus de personnes qui vont l'acheter des titres de dette. Il
y a de moins en moins de personnes qui malgré tout... Pour l
'instant, il y a toujours 4 fois plus d'acheteurs de titres de la dette française. Ce que nous proposons ne laisera absolument personne. Nous, nous proposons de geler la dette qui est détenue par la Banque Centrale Européenne. Ça veut dire qu'il y a eu des gens qui ont acheté des titres de dette française et que la BCE a acheté à nos créanciers, a déjà acheté la dette par de la création monétaire. Donc, tous ceux qui nous expliquent que ça fait de l'inflation, c'est faux. C'est parce que je vous disais, qui va bien vouloir nous prêter si on ne respecte pas nos engagements ? La
question est simple.
Qui voudra nous prêter ? Vous croyez que la France, pour le coup, ne continuera pas à avoir une crédibilité ? Si, elle continuera d'avoir une crédibilité forte. D'autant que nous n'avons jamais dit que nous voulions le faire seuls. Nous voulons le faire avec les autres pays. Et je crois que tout le monde a intérêt à le faire au moment où tout le monde a un mur d'investissement, notamment face au dérèglement climatique. Pour
rembourser la dette et pour financer notre budget, soyons très clairs. Quel impôt sur les entreprises ? Vous voudriez augmenter en premier ? Et quel pourrait être son rendement
impôt sur les entreprises on voudrait augmenter en premier ? Déjà remettre un lissage sur la manière dont les TPE, PME et multinationales sont imposés. Vous vous rendez compte, je vous parlais de Total tout à l'heure, qui n'a pas payé en 2019, 2020. Je ne vais pas vous refaire toute la liste jusqu'à 2025. Je pense que pour les téléspectateurs,
c'est important d'expliquer pourquoi Total ou d'autres ne paient pas d'impôts. C'est parce qu'ils ne font pas de profit en France. Non, c'est faux. C'est une réalité. Sur les profits en France, c'est une réalité.
C'est parce qu'ils font du
profit à l'extérieur, ce qui est vrai. Ils ne rapatrient pas les bénéfices en France. On le
sait, c'est parce qu'ils documentent mal l'endroit où ils font. le profit. Évidemment que Total fait du profit en France. Sur quelle activité Total fait du profit en France
?
Sur tout ce qu'ils font. Les stations
-service sont rentables chez Total ? Sur
raffinage et...
Non,
je vous parle du raffinage par exemple. Vous
croyez qu'ils sont encore aujourd'hui rentables ?
Ah oui, j'en suis sûre. D'ailleurs, ça a été montré par Gabriel et Zuckman lui-même qui montraient qu'ils étaient en train de cacher leurs bénéfices justement par des jeux d'écriture en Suisse. Et donc... On taxe qui ?
On taxe Total, c'est ça ?
Non, on fait en sorte que par exemple les TPEPM qui sont taxés à... hauteur de 33% aujourd'hui en moyenne, alors que les multinationales soit ne payent pas d'impôts par des jeux d'écriture fiscale comme ça, soit sont payés en moyenne à 25%, et bien qu'il y ait une inversion pour faire en sorte que les grandes entreprises payent plus. On reprend les 211 milliards d'aides qui sont données chaque année aux grandes entreprises et on les conditionne à des choses, parce que c'est un scandale que ça ne soit pas conditionné. Vous
évoquiez les manifestations hier contre la proposition de loi qui accorde la présomption d'innocence aux policiers. Il y avait des milliers de personnes dans la rue. Et ce texte va venir au Sénat, où il y a des chances qu'il soit voté. Après, il reviendra à l'Assemblée nationale. S'il est voté définitivement, ce texte, quel recours vous aurez
Le recours devant le Conseil constitutionnel. Vous saisirez le Conseil constitutionnel ? Bien sûr. Et après l'élection présidentielle, évidemment, parce que nous, nous sommes déjà engagés par la voix de Jean-Luc Mélenchon. Si cette loi était adoptée, nous, nous la ferons abroger. Mais d'abord, vous
saisirez le Conseil constitutionnel.
Bien sûr, mais il faut comprendre la gravité absolue de ce qui est en train de se passer avec ce que nous, nous avons appelé la loi permis de tuer, que eux appellent la présomption d'usage légitime des armes des policiers et des gendarmes. D'abord, c'est une proposition qui vient directement du programme de Jean-Marie Le Pen. Et la Macronie se déshonore en reprenant une telle proposition. puisque c'est eux qui l'ont réinscrit à l'ordre du jour en juillet. Première chose. Deuxième chose, cette loi, là où elle est très grave, c'est qu'elle va faire exploser le nombre de tirs mortels. Vous le savez, la France déjà détient le triste record, l'indigne record du nombre de morts par tir policier en Europe. Il y a depuis 2005, Ezied et Bouna, 162 personnes qui ont perdu la vie. qui ont perdu la vie suite à un contrôle policier. Nous savons que l'assouplissement de l'usage des armes, nous le savons depuis 2017, et la loi Cazeneuve qui était passée sous le gouvernement socialiste, nous savons qu'elle fait exploser le nombre de tirs puisque depuis 2017, qui avait assoupli les tirs sur des véhicules en mouvement, ce qu'on appelle les refus d'obtempérer, il y a eu une multiplication par 5 des tirs mortels sur des véhicules en mouvement. Donc là, avec cette loi, lorsqu'il y aura un tir mortel... il n'y aura plus d'enquête. Plus de vidéos de caméras de surveillance saisies, plus d'armes qui seront saisies, plus de garde à vue, c'est très grave pour les principes de notre état de droit. On a compris que vous ferez
barrage à cette loi, conseil constitutionnel et éventuellement suppression. De toutes nos forces. Et
quand vous voyez les images de la police, que ce soit à Saint-Pierre-des-Corps, à Carcassonne ou autre, il y a urgence à retrouver une police
républicaine. Le premier grand chantier à venir du jour de l'Assemblée nationale, ça va être la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. 69 articles. qui recoupe plein de choses, la prévention des violences sexuelles, le recueil de la parole de l'enfant victime, la réorganisation de la justice, plein plein de choses.
Clément. Alors les députés ont commencé l'examen de ce texte en commission aujourd'hui. C'est un texte transpartisan qui reprend les demandes d'un collectif d'associations féministes et d'associations de défense des enfants. Votre groupe a refusé de signer ce texte. Quels engagements est-ce que vous réclamez pour voter cette proposition de loi ?
Alors bon, déjà moi je veux saluer le travail qui a été fait, dont vous parliez à l'instant, à la fois par les associations féministes et les associations enfantistes, pour dire qu'il faut une politique intégrale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. On a l'exemple, je vais y revenir tout de suite, mais on a l'exemple de l'Espagne qui en 2004 a fait une grande loi, une loi intégrale, avec un budget qui était attribué, qui a permis de diminuer par deux le nombre de féminicides en Espagne, ce qui montre que quand il y a la volonté politique et les moyens, on arrive... à faire baisser ces violences qui ne sont en rien des fatalités.
Mais quel changement, quel engagement vous attendez ? Qu'est-ce que vous attendez qui change ?
Pourquoi nous, on n'a pas cociné cette loi ? D'abord parce qu'il y avait des choses qui allaient uniquement sur le volet sur enchères pénales, mais surtout parce que dans cette loi, peut-être avez-vous vu, mais il y a un article qui dit symboliquement qu'on met les 3 milliards d'euros qui sont réclamés depuis des années, 3 milliards d'euros par an, pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes. D'ailleurs, c'est uniquement un chiffrage pour les femmes. Ça ne compte pas le chiffrage qui est fait par les enfants. Or, vous le savez, ce chiffrage est symbolique. Pourquoi ? Il se trouve que M. Lecornu a annoncé il y a quelques jours qu'il intégrait dans le budget deux lignes pour montrer ce que le gouvernement mettait en place sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Et ça a été dit très clairement par son entourage, comme on dit dans la presse, que ces mesures ne correspondaient à rien de nouveau, si ce n'est à montrer ce qui
était déjà
engagé, et qui correspond à 1,5 milliard par an. Mais qu'est-ce que vous attendez comme changement sur le fond du
texte ?
ce qu'on attend, c'est... loi intégrale, budget intégral. Voilà ce qu'on attend. Comme le demandent les associations
budget intégral. Il y a la dimension répressive que vous avez citée aussi. Une loi trop répressive. Est-ce que vous pensez que cet argument, il est audible pour les victimes de viol ou d'agressions sexuelles ?
C'est notamment le débat qu'on a eu cet été à l'Assemblée nationale. D'abord, je voudrais rappeler quelque chose que Camille Kouchner a dit et qui me semble très très important. Notamment sur les incestes, puisque quand on parle d'enfants victimes de violences sexuelles, on parle malheureusement souvent d'incestes et de violences intrafamiliales. qui sont la majorité des violences sexuelles sur enfants, l'inceste se joue beaucoup sur la question du chantage. On fait du chantage au silence à l'enfant. C'est comme ça qu'on silencie l'enfant. Et ce que disait Camille Kouchner, c'est s'il y avait la peine de mort, qui était une des discussions qui existaient au moment de l'affaire Liana, la prison à perpétuité, où on dit tu ne peux pas parler sinon papa, tonton, grand-père et tous ceux qui sont aujourd'hui des agresseurs dans notre société vont aller en prison à vie ou vont être tués, et bien ça silencie encore plus les enfants. Donc nous, nous avons... une première inquiétude dessus, d'autant plus que la première des priorités ne devrait pas être d'allonger les peines. La première des priorités, c'est d'attraper et de condamner véritablement les agresseurs. Je rappelle, 1% des plaintes seulement dans lieu à des condamnations.
Les associations réclament des peines plus lourdes pour les auteurs de viols en série. Vous vous y opposez à ça ?
Non, mais en fait, je veux que vous compreniez ce que nous sommes en train de dire. Parce que si on le fait comme ça, on arrive directement sur la réflexion que fait le RN. Je rappelle, ce même RN qui, à Carpentras, enlève des subventions au planning familial, qui explique... que quand nous nous opposons avec les associations à la peine de perpétuité, les féministes deviendraient celles qui protègent les pédocriminels. Nous, nous disons une chose simple. Aujourd'hui, il y a seulement 1% des violeurs qui sont condamnés. 1%. Sachant que beaucoup ne portent même pas plainte des victimes. Donc, nous, nous voulons plus de justice qui soit donnée sur cette question-là. Ça, c'est le premier des points. Et la deuxième chose dont on ne parle jamais, nous, nous voulons... arrêter que des femmes et des enfants soient violés dans notre société ? Est-ce trop demander que d'aller à la racine de ce problème ? Vous savez, la droite et l'extrême droite ne cessent de s'opposer à une loi, une loi qui existe déjà, une loi qui date de 2001, c'est-à-dire d'il y a 25 ans, qui n'est toujours pas appliquée. Cette loi, c'est cette loi qui vise à ce qu'il y ait une éducation à la sexualité à l'école. Vous savez, c'est le moment où on apprend aux enfants que leur corps leur appartient et que personne n'a le droit d'y toucher. C'est le moment où on leur apprend ce qu'est le consentement. 15% des élèves ont ces trois séances obligatoires d'éducation à la sexualité. C'est ça qu'il faut faire pour prévenir les violences et repérer les enfants qui en sont. Un autre
sujet à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, c'est le projet de loi sur la transparence salariale.
Ce projet prévoit que les entreprises donnent accès aux moyennes de salaire pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes au travail. Cette inégalité est tout à fait réelle encore aujourd'hui. Est-ce que vous seriez favorable à ce qu'on aille plus loin ? Le patronat est plutôt contre cette disposition. Mais est-ce que vous seriez d'accord à ce qu'on aille plus loin ? Genre à ce qu'on connaisse une transparence totale des salaires au sein des entreprises. De tout le monde, de chacun, c'est ça ? Oui,
mais moi je vais même aller plus loin. La question n'est pas juste celle de la transparence. Là, on est en train de parler d'une proposition. loi qui est une transposition d'une directive européenne qu'il devait faire depuis le 7 juin. Donc ils le font avec 3 mois de retard. Et si j'ai bien regardé le texte, il y a 6 travailleurs sur 10 qui sont exclus de cette proposition et de cette transposition puisque ce sont les entreprises de plus de 100 salariés. Bref, rien ne va dans la manière... Vous vous
dites qu'il faut mettre les salaires de tout le monde sur la table.
Pourquoi il faut aller plus loin que la transparence ? La question, c'est celle des sanctions. Comment est-ce possible qu'aujourd'hui, encore en France, en 2026, les femmes soient 22% moins payées que les hommes à valeur égale de travail ?
Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
Il faut sanctionner.
Financièrement ? Bien sûr, vous avez
des sanctions qui aujourd'hui n'existent pratiquement jamais et sont tellement anecdotiques que toutes les entreprises n'en ont que faire de sanctionner ou de ne pas sanctionner. Donc ce qu'il faut faire, c'est évidemment avoir des sanctions plus fortes. Et je rappelle que lorsque nous proposons par exemple d'augmenter le SMIC à 1 700 euros net, c'est une mesure qui est féministe puisque deux tiers des salariés au SMIC sont des femmes. Je
reviens à la question d'Emmanuel qui vous posait cette question. Est-ce que vous seriez favorable à aller jusqu'à ce que tout le monde mette... son salaire sur la table.
Oui, pourquoi pas. Je sais pas si c'est la mesure la plus efficace. Il faudrait demander aux syndicalistes. Mais ce que demandent les syndicalistes aujourd'hui, c'est pas uniquement la question de la transparence. Ce que demandent les syndicalistes, c'est qu'il puisse y avoir derrière des sanctions lorsqu'il n'y a pas égalité salariale. Je rappelle que la CGT, par exemple, dit que la France est 48e pays sur l'égalité de salaire entre les femmes et les hommes. C'est insuffisant. Le gouvernement
espère faire passer le projet de loi sur la transparence salariale avant la fin de l'année, mais la session parlementaire est très très courte, à peine 5 mois, avec le débat qui va en prendre 3. Le débat sur le budget. Qu'est-ce que vous espérez faire passer comme texte avant la fin février
Moi, j'espère surtout que ce gouvernement ne va pas s'entêter à faire passer des textes jusqu'au bout, comme la loi permis de tuer XXL dont je parlais, la loi sur les polices municipales juste avant. Bref, qu'on puisse avoir des textes qui... Ce texte, par exemple, est assez vide, le texte dont on parlait à l'instant sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Mais bon, c'est une directive qu'il faut transposer et qui fait avancer un peu la situation. Bon, par exemple, ça, c'est un des textes qu'on pourrait mettre à l'ordre du jour. Moi, ce que je crains, c'est que vous avez un pouvoir qui court de plus en plus derrière l'extrême droite, derrière les idées d'extrême droite, qui réutilise les mots de l'extrême droite et qu'il nous fasse sur les cinq derniers mois des textes qui soient... Mais vous,
vous allez avoir une niche parlementaire. Qu'est-ce que vous allez mettre dedans ? Qu'est-ce que vous espérez faire passer ?
Alors, dans notre niche parlementaire, nous avons déjà annoncé certains textes. Donc, je vous dis ceux que nous avons déjà annoncé. Et des nouveaux,
certainement, que vous allez nous annoncer ce soir.
Nous allons interdire les deux pesticides qui ont été réintroduits cet été. Je rappelle que même Elisabeth Borne avait déposé un amendement pour pouvoir supprimer la réintroduction de ces deux pesticides. C'était une promesse du gouvernement. Et le gouvernement nous a empêché de voter dans la niche parlementaire de la France en ce mis le 29 octobre. On interdira l'acétamipride et le flupiradifuron. Oui,
j'ai plus de mal à le dire. Donc ça,
c'est la première chose. La deuxième chose, on aura un texte sur l'augmentation du SMIC, du minimum vieillesse et l'indexation des salaires sur l'inflation. Donc ça, c'est un texte que nous présenterons là aussi. Et c'est d'ailleurs une des premières mesures que nous aurons avec Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée pour déclarer l'état d'urgence sociale dans ce pays. Nous aurons un texte sur les AESH, les accompagnantes d'élèves en situation de handicap, pour créer un corps de fonctionnaire. qu'il est insupportable que 50 000 enfants en situation de handicap soient mal scolarisés ou déscolarisés et que les AESH soient payés en moyenne 900 euros par mois. Et puis nous avons annoncé un autre texte, qui est un texte qui est peut-être plus étonnant, mais qui va, je suis sûre, intéresser, qui est pour protéger les droits des joueurs de jeux vidéo, notamment sur la question de la dématérialisation.
Pour que quand on achète un jeu vidéo, on ait vraiment quelque chose en main et pas seulement quelque chose en ligne qui peut disparaître à tout moment. Exactement, et qu'on ne soit pas dépendant
du fait qu'on puisse effacer le jeu. C'est Hugo Bernalicis qui portera ce texte pour nous.
– Hugo. – Oui, Madame Pannot, la semaine prochaine, LFI arrivera peut-être au Sénat avec les élections sénatoriales. On parle de Gabriel Amar dans le Rhône ou de Marta Pechinha chez les Français de l'étranger. Si vous n'obtenez pas de sénateur, qu'est-ce que ça symbolisera pour vous ? Et si vous en obtenez un, quel sera le rôle d'un sénateur LFI au Sénat ?
Si on en obtient un ou une. Vous imaginez l'effet que ça va faire sur le Sénat, parce que vous avez vu que les Insoumis ont quand même le propre de revisifier un peu la démocratie parlementaire. Vous voulez dire qu'un
prendrait autant d'espace que dix ?
Ah oui, rappelez-vous, quand on était 17, on prenait déjà beaucoup d'espace. Sans groupe,
c'est compliqué au Sénat quand même.
C'est vrai, c'est vrai. Mais quel serait donc le
rôle d'un ou deux ou trois sénateurs ? Nous,
on a choisi notre rôle de parlementaire en disant un pied dedans, un pied dehors. Donc à la fois participer aux luttes qui se passent dans la société et les ramener à l'intérieur de l'hémicycle et expliquer à l'extérieur. ce qui est en train de se passer dans l'hémicycle et les politiques qui sont faites contre les gens bien souvent depuis 10 ans. Donc le sénateur ou la sénatrice, si nous en avons un, aura aussi ce rôle-là. Et puis ça sera la première fois qu'on a un relais. Donc la première fois qu'on rentre à l'Assemblée nationale, c'est en 2017. C'est la première fois qu'on aura un relais au Sénat. Donc ça serait formidable. Si ce n'est pas le cas, nous attendrons le prochain renouvellement sénatorial. Mais je crois que vu le poids électoral que nous avons dans le pays et le nombre de gens que nous représentons... Il nous faut être représentés dans toutes les choses.
Avant de parler d'élection présidentielle en France, je voudrais vous dire un mot sur ce qui se passe en Allemagne. Les élections d'hier, mais d'il y a 15 jours aussi, qui montrent la montée de l'AFD dans plusieurs lenders allemands. Et parallèlement à Berlin, la victoire de Die Linke, qui sont vos alliés au Parlement européen. Quels enseignements vous en tirez ? Est-ce que vous faites un parallèle avec la situation en France ?
Alors déjà, sur l'Allemagne, je veux évidemment féliciter Elif Héral, qui pourrait être la nouvelle maire de Berlin. Je le dis parce que... À condition que les
écologistes et les socialistes soient d'accord avec elle.
Qui était la tête de l'Ilinke et qui pourrait donc être la première maire de Berlin issue de l'immigration, bien sûr. Non mais je précise
pourquoi.
Et qui a fait notamment toute sa campagne pour montrer comment est-ce qu'il serait possible d'arracher le logement des mains de la spéculation. Et je crois qu'elle a fait une excellente campagne. Je vous repose ma question. Est-ce que vous faites un
parallèle entre la situation de l'Allemagne et la France ?
Vous dites souvent que ça va
terminer entre eux et nous. Est-ce que c'est ce que vous voyez en Allemagne ? Il faut toujours
se méfier des comparaisons. Mais oui, on est arrivé en Allemagne du moment où entre eux et nous, c'est exactement ce qui est en train de se passer. La première chose, c'est qu'est-ce qui fait monter l'extrême droite ? Ce sont les grandes coalitions, SPD, CDU, qui se mettent ensemble. Et où à la fin, il n'y a plus d'autres alternatives que l'extrême droite. Donc, si je suis de votre raisonnement,
en France, ce serait quoi, cette grande coalition ?
Quand vous entendez M. Glucksmann dire qu'il ne veut pas s'allier à la France insoumise, donc peut-être qu'il veut s'allier avec M. Attal. Philippe ou je ne sais qui, quand vous voyez que déjà vous avez la Macronie et la droite qui gouvernent ensemble, donc vous avez déjà des formes de... D'ailleurs on nous appelle à ça pour le budget, il faut quand même trouver un budget, faites une grande coalition de je ne sais quoi. Moi je ne suis pas d'accord avec ça parce qu'à la fin, s'il n'y a plus d'alternatives possibles, à la fin il ne reste effectivement que l'extrême droite. Fort heureusement il y a Die Linke. Comment Die Linke a réussi à percer à Berlin ? Ils ont fait... reculer, avancer, pardon, la mobilisation de 15 points, donc reculer l'abstention de 15 points. C'est comme ça qu'ils arrivent à arriver en tête. Et vous remarquerez quelque chose de très intéressant à Berlin, M. Le Tellier. Il se trouve que dans les sondages, eh bien, Die Linke était largement sous-estimé et l'AFD était largement sur-estimé.
Et donc, vous attirez des conclusions aussi en France
? Bien sûr, nous ne faisons que dire que les sondages ne correspondent pas à ce qui va se passer dans la réalité et que c'est les gens qui, par leur bulletin de vote, le jour du vote, vont faire l'élection et écrivent l'histoire de leur pays.
Vous l'avez cité, Raphaël Luxman, il sera à la télévision sur LCI mercredi soir. Est-ce que vous allez regarder le premier débat des candidats à la primaire socialiste ?
je ne crois pas. Pourquoi ? Parce que vous savez, on a plein de choses à faire en même temps. Et d'ailleurs, je crois même que je serai à ce moment-là en audition sur une résolution européenne que je fais pour protéger les fleuristes des pesticides qu'elle touche de manière... Enfin, sans le savoir, peut-être avez-vous entendu parler de Laure Marivin et de sa fille Amy qui est décédée à l'âge de 11 ans parce qu'elle a été empoisonnée par les fleurs. C'est tueuse, silencieuse. Et donc, j'aurai une résolution qui va bientôt être... Donc vous
ne regarderez pas les débats du Parti socialiste en
commission des affaires
européennes ? Si c'est Raphaël Glucksmann ou Olivier Faure ou Ségolène Royal pour ne citer qu'eux, qu'est-ce que ça change pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?
Pas grand-chose. Pas grand-chose. Quand on dit qu'on ne fait pas la même chose, c'est réel. Eux, ils sont en train d'essayer de gagner un congrès. Nous, on veut gagner le pays. Pourquoi est-ce qu'on était opposés à la primaire ? J'explique. La primaire, le principe, c'est que tout le monde se met des couteaux dans le dos. Et donc, vous expliquez pourquoi vous êtes plus beau, plus intelligent avec la cravate rouge ou la cravate verte ou la cravate violette. Non, Ségolène Royal n'a pas de cravate. Oui, tout à fait. Vous avez raison. Ou avec une veste ou je ne sais quoi. On pourrait dire ça comme ça. Et vous vous parlez entre personnes convaincues. Or, nous, nous pensons que la seule manière... de battre l'extrême droite et de tourner la page de la Macronie, c'est de redonner le goût de la politique aux gens, d'aller chercher ceux qui sont dégoûtés de la politique. Cette
primaire n'empêchera pas la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ce ne sera pas un obstacle du tout.
Vous avez vu qu'elle monte en puissance à chaque moment. Et d'ailleurs, tout le monde peut aller nous rejoindre sur Mélenchon2027.fr.
Même après, pour les législatives, dans le cadre d'un éventuel accord électoral, le profil de la ou du candidat socialiste ne change rien. Mais
nous, nous avons eu lié... La campagne présidentielle avec la campagne législative. Donc nous avons dit jusqu'à cet automne... Justement, c'est ce que vous dites, Lauriane. En fonction de
qui sort de la primaire, ça peut changer les négociations pour les législatives.
Vous
savez que si c'est raffaire avec Duxman, il ne veut pas discuter avec vous. Mais d'autres peut-être plus. Donc c'est peut-être ça qui se joue.
Je crois que là, quand nous avons proposé la nouvelle alliance populaire aux écologistes et aux communistes, il y avait une raison à cela. D'abord parce que nous votons très souvent ensemble à l'Assemblée nationale. Et c'est parce qu'eux sont restés fidèles au mandat populaire. qui leur avait été donnée par le nouveau Front populaire, notamment d'être une alternative et une opposition au monde d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire de participer à toutes les censures. Olivier Faure, il
a fait le NFP avec vous.
Oui, d'accord. Et après, il a arrêté de censurer le gouvernement d'Emmanuel Macron. Oui, mais pour les législatives, il y a une
porte ouverte. Alors que si c'est Raphaël Guxman, elle est fermée tout de suite.
Mais on n'est pas là-dedans. Nous, on veut gagner l'élection présidentielle pour offrir un autre projet de société au pays. Moi, je suis comme le reste du peuple de France. Je ne comprends pas grand-chose à la primaire à ce qui est en train de se passer. Je ne sais pas combien de personnes iront voter à 15 euros parce que c'est quand même extrêmement cher. Et donc, je conseille tout le monde, s'ils ont un ou deux euros à mettre ici et là, de nous aider. à la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Il y aura donc potentiellement un candidat de plus à gauche. Est-ce que vous faites le pari à la France Insoumise que plus il y a de candidats à gauche, plus il peut y avoir un effet vote utile en faveur de Jean-Luc Mélenchon ?
Je vais reprendre ce que disait Jean-Luc Mélenchon, qui me semblait assez juste. Le problème, ce n'est pas le nombre de candidats. Et d'ailleurs, il y a souvent eu un nombre de candidats à gauche, y compris lorsque la gauche a gagné. Je pense à François Mitterrand. Il y a souvent eu plusieurs candidats à gauche. Mais la question, c'est le nombre d'électeurs et d'électrices. Et c'est pourquoi je parlais du fait que nous, nous faisions campagne, notamment pour l'inscription des gens sur les listes électorales. Vérifiez tous votre inscription sur les listes électorales. Campagne que l'État refuse de faire depuis 2016. Nous essayons d'aller convaincre autour de nos idées. Nous essayons d'avoir un débat politique de fond sur des idées. Mais est-ce que la concurrence le ferait une
émulation justement à gauche ?
Oui, pourquoi pas ? S'ils peuvent rassembler des gens qui nous aideront au second tour, tout ça est très bien. Mais je vous donne juste un chiffre qui, moi, me donne beaucoup d'espoir. Vous savez que ça désespère beaucoup de familles à plein d'endroits, et même de journaux, y compris, je pense par exemple, au Point. Vous savez que quasiment 50% de la jeunesse compte voter pour le programme L'Avenir en commun et Jean-Luc Mélenchon. Il se trouve qu'entre 2022 et 2027, il y a 4,2 millions de nouveaux électeurs. Et je le dis... Si la jeunesse de ce pays s'empare de cette élection qui concerne directement son avenir, alors oui, nous pouvons l'emporter.
Hugo. Oui, c'est un débat qu'on a souvent, ce sujet-là avec ma communauté, sur la majorité absolue pour les élections. Puisque tout votre programme se base sur une majorité absolue, ce qui semble quasiment impossible dans la composition actuelle du pays. Comment vous faites si Jean-Luc Mélenchon a été lu président et que vous n'avez pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale
On travaillera des coalitions texte par texte, exactement comme on l'avait dit au moment du nouveau Front populaire. Déjà, je pense qu'il faut imaginer si nous gagnons l'élection présidentielle, plutôt quand nous gagnerons l'élection présidentielle. Il faut imaginer que Jean-Luc Mélenchon arrive avec un gouvernement et que le premier décret qu'il plante, c'est pour augmenter le SMIC dans ce pays, qu'on abroge la réforme de la retraite à 74 ans. Vous serez donc le
gouvernement, Mathilde.
Ça met une petite ambiance pour les élections législatives. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça met une ambiance de travail derrière. Vous serez donc le gouvernement,
vous ?
je ne
sais
pas. Je serai là où je serai utile. C'est une question qui vient à l'esprit comme
ça. Qu'est-ce qui vous intéresserait comme ministère ? Qui m'intéresse tant qu'on peut
gagner cette élection présidentielle ?
La
présidence de l'Assemblée ?
Mais moi, je serai là où je serai utile. A la rigueur, ce n'est même pas important. Moi, ce que j'ai envie, c'est qu'enfin, dans ce pays, on puisse réouvrir un horizon heureux. Mais attendez, juste je termine là-dessus. Donc je dis, on met une ambiance de travail avant les élections législatives. Je vous assure que déjà, ce n'est pas la même chose que ce qui se passe d'habitude. Ensuite, l'inversion du calendrier a créé... Quelque chose qui fait que bien souvent, on dit souvent d'ailleurs quand il y a un nouveau président, il faut lui laisser sa chance, il faut quand même lui donner les moyens d'agir. Donc nous pouvons obtenir cette majorité absolue. Et si on ne le tient pas, nous ferons des majorités, nous créerons des majorités taxe par taxe. Y compris avec les socialistes s'il le faut. Quitte à nommer un Premier
ministre RN, si c'est le RN qui arrive en tête.
Certainement pas. Mais vous nous prenez pour qui ? Jamais. Si
le RN est une majorité absolue, Jean-Luc Mélenchon, président, ne nommera pas un Premier ministre RN.
Attendez, mais là, vous êtes en train de me dire que... Jean-Luc Mélenchon gagnerait les élections présidentielles et ça serait le RN qui gagnerait une majorité. Ça n'existe pas. Ça n'existe pas comme situation. C'est pourquoi je l'écarte immédiatement. On fera une majorité texte par texte. Y compris avec
les socialistes s'il le faut. Mais
bien sûr.
Ils ne sont pas exclus totalement. C'est surtout,
c'est ça que je voulais dire, c'est que la mobilisation populaire, elle commence quand on est élu. Ce n'est pas on a gagné et puis c'est fini. Ça commence quand on est élu. Comment ils ont gagné des choses en 1936 au moment du Front populaire ? Parce qu'il y a eu des grèves partout, des mobilisations partout. Je vous assure qu'après, vous avez vu au moment de la retraite à 64 ans, les députés au départ, ça devait passer la retraite à 64 ans, à la fin ça ne passait plus. Ils ont utilisé le 100ème 49-3 de la 5ème République. Pourquoi ? Parce que tout le monde avait un peu de pression de voir. 30 000, 50 000 personnes défilées dans leur circonscription. Là aussi, il
faudra que... On va parler d'un événement en fin de semaine, c'est le pape qui arrive en France, Clément. Oui, je voulais en parler avec
vous parce que je lisais dans le Parisien hier que Marine Le Pen a été invitée à la messe que va célébrer le pape Place de la Concorde samedi à Paris. Elle y a été invitée en tant que présidente du groupe du Rassemblement national et va y assister. Vous êtes présidente du groupe LFI, est-ce que vous avez été invitée ?
Oui, je crois, mais les insoumis ne vont jamais à un office religieux en tant que député insoumis. Et en tant que président de groupe non plus,
ça pose un problème aux yeux du respect de la laïcité pour vous aussi ? Oui,
oui.
C'est ça le problème ?
Mais oui, oui, ça pose un problème. On n'assiste jamais en tant que député, en tant que parlementaire, à un office religieux. Oui, mais du coup, si je suis invitée comme président du groupe, vous ne comprenez pas comme un individu. Mais juste pour vous signaler quand même que Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis, vous allez m'en parler, l'accueillera lui à Saint-Denis.
Et qu'il devrait rencontrer le pape au Stade de France, là où se tiendra une veillée de prière. Donc la question se pose différemment pour un maire LFI que pour un député LFI. Non, mais il l
'accueille à Saint-Denis, donc c'est un peu difficile. Vous l
'accueillez en France en tant que représentant de la nation ? Oui, mais pas
dans une église. Voilà, s'il y avait une rencontre à l'Assemblée nationale, je voudrais participer avec plaisir. La Concorde n'est pas plus une église que
le Stade de France.
Comment ? La
Concorde n'est pas plus une église que le Stade de France.
Oui, d'accord, mais dans un office religieux, dirons-nous.
Bon, en tout cas, Bali Bagayoko, lui, a exprimé, je le cite, sa joie d'accueillir le pape vendredi dans sa commune de Saint-Denis. Vous, ça ne vous met pas autant en joie, si je comprends bien ?
Non, je ne comprends pas la polémique que vous essayez de faire. Je vous dis juste que je ne participe pas à un office religieux. Point.
D'accord.
Mais je viens de dire à l'instant, s'il était venu à l'Assemblée nationale, je l'aurais rencontré avec plaisir.
Jean-Luc Mélenchon lui fait souvent référence aux propos du pape. Il lit toutes les encycliques. Sur les migrants, sur l'écologie également. Est-ce que le pape peut être aussi une source d'inspiration pour la France insoumise ?
En tout cas, ces dernières années, nous avons eu des papes qui ont dénoncé haut et fort le génocide qui a été fait au peuple palestinien, les guerres illégales qui étaient menées, l'inhumanité qu'il y a autour de la question migratoire, je pense notamment à l'avenue qu'il y avait eu à Marseille. à ce moment-là avec des mots très forts qui avaient été prononcés. Donc oui. Et d'ailleurs, si Jean-Luc Mélenchon lit les encycliques aussi régulièrement, c'est parce qu'il y en a eu plusieurs, notamment sur la question du dérèglement climatique, de comment ça mettait en jeu l'humanité toute entière. Donc oui, il peut y avoir des discussions intéressantes avec le pape. Vous n'avez pas entendu
Mathilde Panot. Mathilde, redites. Convergence des luttes avec le pape, je vous demande.
Oui, sur certains sujets, oui. Sur d'autres, non. Par
exemple
Par exemple, j'ai fait constitutionnaliser le droit à l'avortement.
Ou l'euthanasie, parce qu'il se peut que le pape parle de l'euthanasie, justement.
Oui, c'est possible aussi. Ça va être un problème, ça, s'il le fait. je pense qu'il peut être libre. Ce qui est un problème, c'est quand, par exemple, lors de la précédente venue, le gouvernement avait décidé de reporter un texte qui était prévu à l'Assemblée nationale. Après, le peuple peut exprimer ce qu'il veut. Ça, c'est pas à moi d'en juger. Mais moi, je veux dire que je suis très fière que le groupe parlementaire insoumis ait pris toute sa place, notamment avec Élise Leboucher, qui était co-rapporteure sur cette loi, dans le fait de rester maître de sa personne jusqu'au bout, jusqu'au choix de pouvoir éteindre la lumière lorsqu'on le souhaite.
qui est fondatrice de l'association de l'or dans les mains pour qui les métiers manuels doivent être mieux mis en valeur et ça passe par la sensibilisation des jeunes dès le collège son portrait est signé Katia Gilder
Face à vous, Mathilde Panot, une jeune femme qui a de l'or dans les mains. C'est le nom de l'association qu'elle a fondée il y a 5 ans en sortant de Sciences Po. L'or, c'est ça, les métiers manuels. Notre invitée veut les remettre au cœur de l'école, avec ses ateliers animés par des artisans. Les élèves manipulent, fabriquent, expérimentent et découvrent parfois des métiers qu'ils ne connaissaient pas. On
va s'adresser à la fois à des très bons élèves à qui on va forcément dire de devenir ingénieur et pour qui découvrir la menuiserie peut être aussi un formidable levier pour exploiter les mathématiques qu'ils adorent. Et on va aussi avoir des élèves plutôt en difficulté pour qui fabriquer un objet va être un élan de confiance en soi, de revalorisation
de soi-même. Ces ateliers en lien avec les programmes... ont bénéficié à plus de 5300 élèves dans une cinquantaine de collèges, avec plus de 100 métiers représentés. Alors que les ateliers ferment faute de repreneurs, notre invité veut donc valoriser l'artisanat, menuisier, mécanicien, couturier, des filières manuelles moins prestigieuses, souvent considérées comme des voies de garage. Or, pour notre invité, l'intelligence de la main... compte autant que les capacités cérébrales. Elle veut changer le regard sur les métiers manuels. Elle y voit un chemin d'avenir à l'heure où le niveau scolaire est en chute, où les collégiens sont surexposés aux écrans. Alors faut-il remettre de l'or dans les mains des collégiens ? Face à vous ce soir, Gabrielle Légeret.
Gabriel Légeret fait son entrée sur ce plateau. Je vous laisse saluer Mathilde Panot. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Installez-vous, je vous en prie. Et je vous laisse dialoguer avec Mathilde Panot pendant quelques minutes. Et vous voulez parler de quoi en premier
Aujourd'hui, au collège, la pratique manuelle, c'est-à-dire les apprentissages qui se font au contact de la matière, du bois, du vivant, des outils, est quasiment absente. Alors que dans les années 80, on avait 97% des établissements scolaires qui avaient des enseignements pratiques et manuels pour tous les élèves. Aujourd'hui, c'est quasiment cantonné uniquement aux jeunes de SECPA, ça tire 2% et a des fins uniquement d'orientation. Or, on le sait, la pratique manuelle, les savoirs pratiques, c'est un levier d'apprentissage, donc de réussite éducative. En fait, quand vous faites des maths en meniserie pour fabriquer un échoir en bois, ça peut vraiment transformer votre relation à des disciplines très théoriques. Sur la santé physique et mentale des jeunes, parce que vous allez travailler la motricité fine, ça va réduire le stress, ça va permettre aussi de réduire la sédentarité et travailler sur les capacités attentionnelles. Et puis enfin, c'est un vrai levier de bifurcation écologique. Aujourd'hui, la majorité des jeunes ne savent pas distinguer une courgette d'une aubergine. On ne sait plus que la chaise, elle vient de la forêt. Et donc, ce qu'on ne connaît pas, on ne peut pas le protéger. Et donc, ma question, c'est comment est-ce que dans l'école du 21e siècle, qui est censée outiller les enfants au monde qui vient, vous voyez la place de l'intelligence manuelle ?
je suis très convaincue par ce que vous dites. Je fais juste une petite bifurcation, mais qui rejoint ce que vous disiez à la fin. Je ne sais pas si vous avez lu le dernier livre de Kaspar Dalens, qui est journaliste et écrivain, et qui montrait par exemple que les enfants, aujourd'hui, en 2025, 2026, passent moins de temps dehors qu'un détenu, avec moins de deux heures dehors. Et vous parliez de reconnaître une courgette, une aubergine, mais par exemple, vous avez dû voir ça à plein de moments. Si vous montrez des logos de marques à des enfants sans le nom des marques, ils savent les distinguer immédiatement. Si vous leur montrez des feuilles d'arbres, ils ne savent plus le faire. Et donc, il y a une question aussi de reconnexion à notre écosystème et qui doit aussi rentrer. Par exemple, moi, j'ai beaucoup travaillé avec les forestiers de l'Office national des forêts qui me disaient avant, on faisait beaucoup de sorties scolaires. Maintenant qu'on nous a diminué de 40% nos effectifs, c'est typiquement le genre de choses qu'on ne fait plus et qui permet justement à des enfants de redécouvrir. l'écosystème dans lequel on vit et dont nous sommes d'ailleurs dépendants, je veux le dire. Donc moi je trouve ça très convaincant, ça nous parle d'autant plus qu'avec Jean-Luc Mélenchon, je rappelle que Jean-Luc Mélenchon était ministre de la formation professionnelle, donc il y a à la fois ce que vous dites sur dans l'école, remettre des savoirs manuels, pratiques, et puis dans la formation professionnelle, vous le disiez dans un sens, moi je vais le dire aussi dans l'autre sens, nous ne sommes pas du tout d'accord avec le fait qu'on ait réduit le bac professionnel de 4 ans. à trois ans, en enlevant notamment toutes les matières générales, enfin des heures de cours de matières générales, parce que de même que ça ne doit pas être une voie de garage, c'était l'expression qui était utilisée dans le documentaire, d'aller justement dans de l'enseignement technique ou professionnel, de même, justement, il faut pouvoir faire en sorte que les deux se répondent à chaque fois. Sauf que vous disiez, vous, dès le collège.
oui, en fait, si on veut vraiment que l'intelligence manuelle redevienne un projet de société et un projet de société pour la transformation sociale et écologique, en fait, c'est quand même compliqué de dire à un jeune de troisième « deviens boulanger, deviens ébéniste », alors qu'à aucun moment, en fait, ces compétences manuelles, elles ont été encouragées, elles ont été valorisées. Mais ça, vous dites
-vous, dès le collège, ça doit se faire. On
fait ça
à l'époque.
Moi, j'ai construit un thermomètre en troisième. Il faut le faire dès le collège.
Il faut le faire dès la maternelle, en fait. Il faut que ça refasse partie des apprentissages. Et si on dézoome et on regarde nos voisins européens, notamment les pays... qui sont un peu meilleurs que nous, notamment dans le classement PISA, on voit que 75% des pays européens ont des enseignements pratiques et manuels. Soit ils les ont fait perdurer depuis des années, soit ils ont redonné une place. Et en fait, les impacts sur l'engagement, sur la motivation scolaire, même avant la question d'orientation, elle est fabuleuse. On aurait vraiment à apprendre de ça. Oui, oui. Je trouve ça... Oui, d'accord.
Mais pourquoi tout ça, ça a été abandonné ?
Pourquoi tout ça, ça a été abandonné ? Vous demanderez aux politiques qui ont fait ça année après année. Mais en tout cas, Si je prends la grande image, c'est catastrophique. Je veux dire, on a détruit l'éducation nationale. Il y a 15 millions d'heures de cours qui sont non remplacées, qui sont bien souvent d'abord des enfants de villes populaires avec des professeurs non remplacés qui généralement sont à Vitry, à Ivry et pas dans des villes très riches. Et après, il y a une question de qu'est-ce qu'on met ? Vous parliez de tout ce qui est de l'intelligence manuelle. On pourrait faire des remarques similaires sur... ce qu'il faudrait faire en termes de sport aussi pour les enfants. Donc moi, je pense qu'il y a des choses à repenser sur, effectivement, quel est le parcours scolaire de ce qu'on veut pour les enfants. Moi, je suis très opposée. Je le dis, ce n'est pas du tout ce que vous avez dit, mais je le dis quand même parce qu'il faut faire attention à ça. Vous parliez même avant l'orientation, je suis d'accord avec vous, y compris pour que les jeunes découvrent des choses. Mais par contre, je suis très... C'est défavorable à faire ce qu'ont fait par exemple nos voisins allemands, c'est-à-dire mettre une orientation très tôt, je crois qu'eux c'est à 13 ans, et en fait qui à la fin devient une orientation quasiment sociale. Vous allez me dire, en France on a un problème aussi, c'est ce que vous disiez sur la question de la valorisation des métiers manuels, on a un problème de reconnaître presque comme un échec le fait d'aller après un cursus plus long, d'aller en filière pro ou technique alors que ça ne devrait pas être des échecs. Cette question du regard apporté sur des métiers qui sont extrêmement utiles à la société est très importante dans le cadre de la bifurcation
écologique. Et c'est pour ça qu'en fait ça doit se faire au service des apprentissages. Ça ne doit pas être une matière, juste la matière manuelle ou la pratique manuelle, mais de vraiment en faire des projets transdisciplinaires au sein des établissements scolaires où en fait on va faire un projet collectif, on va refaire le banc du parc de la mairie et donc du coup on va mobiliser les élèves, on va mobiliser les sciences évilataires, on va mobiliser les maths et après les enfants quand ils iront au collège... même à l'école primaire, ils seront très fiers de passer devant eux. Est-ce que vous
mettez une limite aussi comme Mathilde Panot qui dit attention de ne pas en profiter pour réorienter les élèves dès l'âge de 14 ans vers des métiers manuels parce qu'on estime qu'ils ne sont pas bons ailleurs
Non, en fait, c'est vraiment la question comment est-ce qu'on fait pour que ces voix, elles deviennent aussi prestigieuses, aussi valorisées, et valorisées par la société, et pas que par les parents pour en faire un vrai projet de société.
Oui, alors ça justement, Mathilde Panot, c'est pas que à l'école que ça se joue.
— Ah oui, bien sûr. — Comment on
fait pour revaloriser tous ces métiers ? —
Déjà, je le dis, il y a quand même une question de précarité financière qui est insupportable. Oui, bien sûr. Ça, c'est une des premières choses à faire. Et puis ensuite, il faut reconstruire un vrai enseignement professionnel et technique digne de ce nom. Là, il y a deux choses dans ce qu'on est en train de parler. Il y a ce que vous dites, vous, tout au long de la scolarité d'un enfant, de pouvoir, dans des projets collectifs, avec plusieurs matières, ce qui s'intègre d'ailleurs dans ces matières-là, on redonne la place à l'intelligence manuelle dont vous parliez juste avant. Et puis ensuite, des enfants... Les enfants qui sont vraiment orientés, qui ont vraiment envie de s'orienter vers l'enseignement professionnel et technique, pour ça, il faut leur redonner les moyens. Parce que c'est comme ça aussi qu'on revalorisera et qu'on créera des choses qui, à la fois, sont
des filières d'excellence. Mais en fait, pour revaloriser financièrement ces métiers-là, il faut recréer un marché. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est quand même plus simple d'acheter des vêtements sur chaîne que d'acheter des vêtements Manifrance. Et où est-ce que vous les achetez ? Aujourd'hui, quand vous êtes collégien, quand vous allez au collège, vous passez quand même plus facilement devant Carrefour que devant une couturière. Et donc, vous n'avez pas la question de la valeur des choses.
'est tout un imaginaire de la société qu'il faut refaire. Oui,
mais ça va avec plein de choses sur la rupture, nous on dit, de mode de production et de consommation. C'est quand on dit augmenter les salaires, faire en sorte que... les gens puissent retrouver de l'air, c'est aussi pour pouvoir mieux consommer en termes de nourriture, pour pouvoir mieux consommer en termes de meubles, de vêtements, de tout ce qu'on achète qu'on a autour de nous. Il faut arrêter avec une société du tout jetable.
Merci Gabrielle Légeret d'être venue sur le plateau de l'Indicé politique. Merci Mathilde Panot d'avoir accepté notre avisation sur ce plateau. L'Indicé politique revient évidemment lundi prochain. Demain soir, vous retrouvez Chaque Voix Compte avec Nadine François. Bonne semaine, merci et à lundi.