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Olivier vous demande ce que vous pensez des résultats de l'éducation nationale, quelles sont les mesures que vous préconisez. Bon. Alors là, je vais pas entrer dans trop de débats, parce que je vois que le temps passe. Et puis il y a quand même pas mal de questions. J'ai fait des réponses un peu longues. Je me permets de renvoyer sur ce que je disais en préambule. On a notre université d'automne à la fin du mois. La matinée, la première partie de la journée, va être consacrée justement à cette grave question à l'université d'automne. Voilà. Donc venez à notre université. C'est pas seulement pour ça. C'est parce que je pense qu'il y aura également... Vous le verrez, il y aura des événements, enfin de l'actualité. Il y aura des choses qui se passeront. en perspective de l'élection présidentielle. Mais c'est aussi intéressant de venir pour ça. Ceux d'entre vous qui ne pourront pas venir, ben ils devront attendre, parce que comme d'habitude, les débats seront filmés. Et quelques semaines après, au fur et à mesure qu'on aura fait les montages, eh bien on les diffusera. Donc vous pourrez voir le montage. Donc je vais un peu renvoyer là-dessus. Sinon, ce que je voudrais dire sur ces questions d'éducation, c'est que c'est... Je suis dans un État à la fois d'extrême tristesse et d'extrême colère, parce que quand j'étais jeune, la France était considérée comme un des pays du monde ayant le meilleur système scolaire, un système libre, gratuit, laïque pour les garçons et les filles, et gratuit pour tout le monde. C'était quand même la gloire de la Troisième République. Il y avait l'ascenseur républicain. Il y avait ce système qui permettait en 1947 ou 1948 qu'à l'école polytechnique, il y avait 27 ou 28% des élèves de l'école polytechnique dont les parents étaient des gens modestes, qui étaient ouvriers. Ça veut dire qu'il y avait un ascenseur social. Les instituteurs et puis les professeurs faisaient le plus beau devoir de la République, je pense, et de l'État. C'est justement de permettre à tout un chacun, qu'on soit garçon, qu'on soit fille, eh bien si on en a les capacités, même si on est né dans un milieu modeste et défavorisé... de pouvoir atteindre le sommet de l'État. C'était d'ailleurs le cas de Georges Pompidou, que Mme Tondelier ne connaît pas, et dont le père était instituteur, je crois, et dont le grand-père était paysan. Voilà. Et c'est le cas de beaucoup de familles. Moi, mes arrière-grands-parents étaient des paysans. Bon. Ça, c'est l'ascenseur républicain. Maintenant, on a un truc qui marche plus du tout. Voilà. Et donc il faut savoir quelle en est l'origine. Moi, il y a quelque chose... qui me paraît absolument évident et que j'ai testé notamment pour avoir vécu au Japon et pour bien connaître les pays comme les pays d'Asie et d'Extrême-Orient, il y a actuellement sort du système scolaire taïwanais, chinois, coréen, des bataillons d'ingénieurs, des gens qui, d'après toutes les études internationales, ont les QI les plus élevées du monde. Je peux vous dire que dans ces pays, au risque de faire sursauter, il n'y a pas des cours d'éducation sexuelle. Moi, quand j'étais au lycée ou au collège, il n'y avait pas de cours d'éducation sexuelle. Et puis on n'avait pas des cours sur des questions politiques très contemporaines. Voilà. Moi, je garde le souvenir d'un enseignement qui était exigeant, compétitif, avec des notes... Et puis lorsque les notes tombaient, ben quand on avait des bonnes notes, on était félicité par l'instituteur, les professeurs, puis par ses parents. Et quand on avait des mauvaises notes, ben les parents, ils disaient « Ben alors, t'as pas bien travaillé ». Voilà. On n'avait pas tout ce discours qui est venu dans la foulée de mai 68, qui a consisté à considérer que la sélection, c'était mauvais, qu'il fallait pas mettre de notes qui faisaient pas de la peine, et qu'il fallait... Maintenant, il faut simplifier, paraît-il, l'orthographe, et puis il faut simplifier les trucs et les machins. Je rappelle quand même que l'écriture... chinoises, des caractères chinois, ou japonais, puisque les japonais, c'est non seulement les hanji, c'est-à-dire les caractères chinois, mais en plus deux syllabaires qui sont les hiragana et les katakana, et en plus les romaji, c'est-à-dire l'écriture romaine, je rappelle que dans tous ces pays, et on met des années à apprendre à lire et à écrire, ce sont les peuples qui ont les plus forts QI. Ça veut bien dire ce que ça veut dire. Ça veut dire que c'est dans l'exigence, dans le travail, dans le suivi, dans le respect du travail, dans l'effort que l'on progresse, et aussi dans la compétition. Je trouve d'ailleurs extravagant que ce sont les mêmes qui sont en faveur d'une société hyper compétitive, l'ultralibéralisme et ci et ça, qui sont en train de saboter l'éducation nationale. On a bonne mine si on compare les bataillons entiers d'ingénieurs, de techniciens supérieurs, de mathématiciens, de scientifiques, de biologistes, de spécialistes de l'intelligence artificielle, de l'énergie, de spécialistes de l'informatique, etc., etc., qui sont en train de sortir du système scolaire chinois ou coréen. Et ce que l'on voit en France... C'est catastrophique. D'ailleurs, la catastrophe s'accélère. Si j'ai bien vu les courbes, c'était... Aujourd'hui, j'ai vu... Il paraît qu'on a maintenant... Le niveau des maths en seconde est le même que le niveau des maths en quatrième en 2000, il y a 20 ans. C'est affolant ! Et on voit d'ailleurs des pays du Sud. Ne parlons pas que dans les pays du Sud. Vous avez par exemple au Maroc, vous avez des mathématiciens qui sont très forts. En fait, c'est le monde occidental qui est un peu en train de s'effondrer. Donc moi, je veux bien tout ce que l'on veut. On va encore nous expliquer. On va dire sans doute que je suis un... Mais je m'en fiche de ce que l'on peut dire. Moi, ce que je sais, c'est qu'il faut voir les résultats. Les résultats, c'est que la fameuse méthode de Philippe Mérieux, la méthode globale, a fait... Tout le monde est au courant. Tout le monde est au courant. Mes pauvres grands-parents, mes arrière-grands-parents étaient des pauvres gens qui avaient fait... Ils étaient à l'école communale peut-être jusqu'à 12 ou 14 ans. Puis après, ils étaient au champ. Et mes grands-parents, ils étaient allés jusqu'au certificat d'études. Mais ils avaient, comme toute cette génération des gens qui étaient nés vers les années 1900... Quand ils écrivaient, ils écrivaient sans une seule faute d'orthographe. Ils écrivaient très bien. Ils n'avaient pas des diplômes extraordinaires. Et puis ils avaient un respect de l'école et un respect du professeur. Là, quand je vois qu'il y a des familles qui viennent se plaindre auprès des profs, c'est tout juste qu'ils les molestent pas. Mais ça va pas du tout. Enfin bon, c'est un pays en pleine débandade, en pleine décadence civilisationnelle. Normalement, dans une école... Alors il y a des choses qui sont faites, faut le reconnaître. Voilà. Et on retire... Il faut retirer les... Ça fait belle lurette qu'on aurait dû retirer les téléphones portables. Et les calculettes... Moi, il paraît que maintenant... Enfin je le vois d'ailleurs. Il paraît qu'il y a des jeunes qui, je sais pas, à 14-15 ans, ils ne connaissent pas du tout leur table de multiplication. Alors je sais que... Bon, mon grand-père était très fier. Il connaissait comme tous les gens de sa génération. Il connaissait par cœur tous les départements. Moi, je les connais aussi par cœur, les numéros aussi. Mais je suis pas... Mais lui, il connaissait toutes les préfectures. Je crois que je les connais. de France. Mais il connaissait toutes les sous-préfectures. Alors là, j'avoue que... Moi, je connais pas toutes les sous-préfectures. J'en connais, mais je connais pas toutes les sous-préfectures. Je dis pas que c'est forcément bien. Mais en tout cas, c'était l'apprentissage. d'un cadre qui posait des cadres, qui posait au passage l'amour de la patrie, l'histoire de France, etc., le respect dû aux anciens, le respect dû à l'État. C'est important, le respect dû à l'État. Le respect dû à l'État, ça veut dire que vous payez vos impôts, que vous payez ci, que vous payez ça. Mais c'est un respect réciproque. Ça veut dire que lorsque vous êtes un chef de l'État, vous défendez l'intérêt national. Mais là, quel peu respect peut-on avoir pour l'État quand on est dirigé par les gens qui nous dirigent depuis maintenant 9 ans, à commencer par Macron ? Il est là, le problème. Les Français, non. Comment les Français peuvent-ils avoir du respect pour un appareil d'État qui est dirigé par Macron, qui a tout fait pour saboter le corps préfectoral, saboter le corps des diplomates, le corps des secrétaires des affaires étrangères, nommer des olibrius à la tête de ministères où ils ne comprennent rien du tout ? On m'a dit grand bien, tiens, de Mme Lehenanf, qui s'occupe par été de – je sais pas – d'intelligence artificielle ou de... paraît-il qu'elle est nulle, mais nulle ! Mais c'est quelque chose d'extraordinaire. On sait même pas quels sont leurs noms, d'ailleurs. On a découvert aussi Mme Barbu, la ministre de la Transition énergétique, je sais pas, qui était au bord de sa piscine, qui est complètement nulle. Jean-Noël Barraud, j'en parle même pas. Enfin aux affaires étrangères, c'est la honte. Donc quand on nomme au plus haut poste de... Parce que je peux vous dire que quand j'étais petit, moi, dans les années 60, sous le père de Gaulle qui était président de la République... Il n'y avait pas la moindre corruption. Et s'il y avait un scandale qui sortait, c'était rarissime. Il y avait une espèce de respect quasi-religieux pour l'État. Voilà. Pour la rigueur, on avait des gens qui se battaient pour l'intérêt national. D'ailleurs, c'est là que sont nés tous les grands succès qu'on a eus, que ce soit le Concorde, la Caravelle, l'électronique nucléaire, les centrales électronique nucléaire, le TGV, c'est allé jusqu'à Giscard, les autoroutes, les grandes fières agroalimentaires, la recherche fondamentale. Enfin c'est... Ah maintenant, on a des... Qu'est-ce que les... Macron, on a un bonimenteur à la tête de l'État. Le dernier truc en date, je sais pas si... Vous savez, il nous avait raconté qu'il allait y avoir un des parcs extraordinaires avec Dragon Ball – vous avez vu, ça – qu'il devait créer. Puis on a appris qu'en fait, le propriétaire de Dragon Ball a dit « Non, il n'y avait rien du tout ». Tout est faux. Tout est faux. Tout est du toc. C'est pour ça qu'en 2027, c'est... Si vous voulez, il y a toute une série de causes qui aboutissent au drame de l'Éducation nationale. C'est pas une seule cause. C'est toute une série de causes. Voilà. En 2027, il faut vraiment envoyer balader tout ça. Si les Français lisent Bardella, il n'y a plus qu'à tirer l'échelle, si vous voulez.
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