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Ce qui se passe est profondément injuste. Vous avez des Françaises et des Français qui se réveillent le matin, qui vont travailler et qui aujourd'hui gagnent moins d'argent après avoir payé leur plein d'essence que ceux qui ne travaillent pas. On est arrivé dans une situation où l'État a abandonné les Français. On oublie de dire que quand le prix du litre augmente, le premier... qui touche de l'argent, c'est l'État. 50% au minimum du prix du litre aujourd'hui, ce sont des taxes, les taxes sur les assises ou la TVA. Et on a des Français aujourd'hui qui ne peuvent plus finir la fin du mois, même s'ils travaillent, même s'ils bossent dur, et un État en face qui dit... On ne peut rien faire. Eh bien, il y a une urgence, une urgence du court terme, une urgence de la fin, une urgence de la fin de mois. Et là, il faut entendre les Français et baisser la TVA, comme nous le demandons avec Marine Le Pen. Et puis, il y a aussi le moyen et le long terme. Parce qu'aujourd'hui, les hydrocarbures, on est partis pour durer un petit bout de temps, puisque certains ont détruit le nucléaire. Et donc, il faut trouver des solutions. On ne lâchera pas les Français en race campagne, sinon, évidemment, ils seront... très inquiets et probablement très en colère.
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Comment peut s'exprimer la colère ? Il n'y a pas de référendum sur ce sujet-là ? Quelles sont les soupapes ? Le vote ? C'est
la plus saine des colères. Personne ne veut une révolution, personne ne veut de la violence. Bien sûr, si les Français descendent dans la rue, il y aura probablement des motifs, parce que le pouvoir d'achat décroît, que malheureusement la pression fiscale est toujours aussi importante, et que les perspectives économiques ne sont pas bonnes. Est-ce que ça va arriver
? Sophie de Menton, vous représentez une voix plutôt contente. conservatrice ici, est-ce qu'un certain nombre d'électeurs vont se dire, après tout, le pays est si mal géré, peut-être qu'il sera mieux géré avec soit le RN, soit l'FI, qu'il ne l'est par des gens qui ont l'air apparemment très convenables et respectables, mais qui ne sont pas de très bons gestionnaires ?
'est très étrange. D'abord, je ne pense pas que les gens iront dans la rue parce que leur colère se focalise complètement contre le politique. Et comme évidemment, on ne parle que de ça et qu'on voit des hommes politiques toute la journée. Sans vous
venez, vous n'êtes pas beaucoup allée dans la rue vous-même, Sophie de Menton. Vous n'avez pas fait beaucoup de manifs? Si, je suis allée dans la rue. Pardon, je retire. J'avais des préjugés, je retire tout
de suite. Je suis allée dans la rue. Et figurez-vous que je suis même allée dans la rue avec la CGT une fois. Bravo, c'est inattendu disons. Et donc je ne suis pas conservatrice, je suis libérale, c'est pas du tout conservateur, je tiens à préciser. Je pense qu'ils n'ont pas dans la rue, je pense qu'ils sont fous de rage contre l'Etat. Côté positif, c'est l'année des entreprises. C'est-à-dire qu'ils ont beaucoup plus confiance dans leurs entreprises que dans l'État et que dans les politiques. Et d'ailleurs, ils ont tort parce qu'il y a eu un sondage, ils aimeraient même que la France soit dirigée par un patron, ce qui est une mauvaise idée. Mais je crois que cette situation, elle est terrible par rapport à tout. Et puis, alors, bonne nouvelle aussi, parce que finalement, il y a des bonnes nouvelles, c'est qu'autrefois, on nous a accusés indéfinis. d'être responsable du pouvoir d'achat. On ne payait pas assez nos salariés, c'était de notre faute, etc. C'est fini, ils ont compris. Les salariés ont compris que les patrons ne pouvaient pas les augmenter. Ils sont dans le même bain. Donc moi, je vois dans cette prise de conscience quelque chose de très nouveau qu'on ne connaissait pas.
Question de nos téléspectatrices, téléspectateurs, internautes aussi. Première question, Emmanuel de Bucseuil, bonsoir. N'avez-vous pas la crainte d'une rébellion populaire style gilet jaune ? Et lui, il monte encore les prix, il dit x10.
On peut se dire quand même, c'est vrai que tout dépendra du niveau de l'essence, mais il y a un exutoire naturel à la colère bientôt, avec des élections présidentielles. Donc probablement ça augmente le seuil de déclenchement. Ça c'est le premier point. Le deuxième point c'est que... Justement, les Gilets jaunes, c'était une réaction à une augmentation des taxes décidées par le gouvernement. Là, les gens ont bien compris que ça n'était pas le cas. Juste quelques chiffres, Darius, qui sont très intéressants, qui ont été donnés hier par l'INSEE. l'INSEE a mesuré le poids que représentent dans le budget des ménages modestes les achats de carburant. Il y avait en 2021, à une époque où le prix de l'essence était beaucoup plus faible, 10% des ménages français possédant une automobile qui dépensait plus d'un mois de revenu en carburant. Et l'INSEE a calculé ce que ça serait aujourd'hui, donc avec les prix de 2026, il dit que c'est le double. Ça veut dire qu'aujourd'hui, en France, vous avez un ménage sur cinq qui dépense plus d'un mois de revenu en carburant. carburant et c'est davantage en zone rurale bien évidemment où on n'est pas loin d'un ménage sur trois
avec le diesel qui est un problème phénoménal on est 97% des voitures en diesel et ça coûte encore plus cher donc on a parce qu'on a fait une fiscalité sur le diesel qui était avantageuse donc tout est conjugué pour effectivement que et on passe
par stessi à la pompe à essence on joue le jeu des questions tous azimuts effectivement celle des téléspectatrices et des spectateurs aux solutions parce que le gouvernement fait mal on va aux solutions aussi Stécie, vous avez une question
à proposer
Allez-y, Stécie. Oui, bonsoir. Donc du coup, j'ai une question. J'aurais voulu savoir pourquoi les prix en Espagne, par exemple, sont moins chers qu'en France et la cause du coup de ces prix qui sont complètement différents.
Eric Coquerel, gouvernement de gauche en Espagne, c'est chez vous,
presque. Le gouvernement de gauche en Espagne, il a surtout effectivement joué sur une baisse des taxes. Voilà, c'était clairement ça. Bon, moi, je pense que ce n'est pas la solution parce que, quelque part, on se trompe de responsable. Tout à l'heure, on disait comment va s'exprimer la rébellion populaire. Alors, elle va s'exprimer dans les urnes, incontestablement, et nous, on espère qu'elle va s'exprimer pour nous, on essaie de le construire. Maintenant, attention, parce qu'à un moment donné, l'insupportabilité pour les Français en termes de pouvoir d'achat, personne ne peut dire s'ils attendront patiemment les urnes pour exprimer quelque chose. Donc ça, c'est une première action. Qu'est-ce que ça pourrait être avant les urnes ? Ce n'est pas moi qui fais de l'utilisation sociale, mais personne n'attendait les gilets jaunes. D'accord, c'est venu. Personne n'attendait. Qui nous dit qu'il ne veut pas y avoir des mobilisations sociales par rapport aux pouvoirs d'achat qui vont être importants ? Bientôt, là, en ce moment, il y a une grève des pompiers. Vous me direz quel rapport ? Il y a un rapport. C'est que, par exemple, en termes de ce que devraient avoir les pompiers en termes de matériel humain, etc., vis-à-vis des incendies, vous voyez bien qu'il y a une colère qui s'exprime parce que ça fait des années qu'on ne met pas les moyens nécessaires sur ces questions. Donc je ne sais pas par où ça peut venir, mais je ne répondrai pas aussi facilement. Il y a les élections. Mais par contre, nous, notre rôle responsable politique, à partir du moment où je suis d'accord, on estime que le gouvernement ne fait pas ce qu'il faut faire, c'est de poser des solutions. Or, aujourd'hui, vous demandiez d'où venait l'augmentation des prix. Est-ce que vous savez que depuis janvier, et plus particulièrement depuis juillet, ce qui augmente considérablement le prix de l'essence, ce n'est pas la question de l'approvisionnement ? Ce n'est pas la question du prix du baril, c'est le fait que les marges des raffineurs ont été multipliées par 4. Alors qui sont enrichis ? Qui sont les profiteurs d'après vous ? Justement, je vous le dis, Total, qui a fait 25 milliards de bénéfices sur le premier sommet, c'est-à-dire plus de 30% de plus que l'an dernier. Pas en France. Si, si, en France aussi. Justement, au niveau des raffineries en France, Madame de Menton, et qui, par exemple, sur les raffineries, d'accord ? à une marge de x4 qui fait que, par exemple, presque toute l'augmentation des prix que vous avez à la pompe, or la question des taxes, elle
est
due à l'augmentation des marges des raffineurs, ce qui explique, je termine là-dessus, pourquoi nous, on pense plutôt qu'il faut aller bloquer les prix au niveau des raffineurs aujourd'hui. Moi, je préfère que Total Paye plutôt que la collectivité ou nos concitoyens pour faire en sorte de ramener le carburant à un prix plus modeste et ça permettra en plus d'éviter les spéculations qui sont... l'explication majeure et la recherche de rentabilité des compagnies pétrolières à ce qui se passe depuis ce qui s'est passé à Hormuz, beaucoup plus même que... Réaction là-dessus,
sur les
profiteurs
de guerre d'après. Pourquoi Total ? Parce que c'est le seul qui passe sur les mesures. Non mais d'abord là-dessus, sur la... Est-ce que oui ou non... Pardon, question à tous sur ce plateau, est-ce que oui ou non, parce qu'à chaque fois c'est débattu, est-ce que oui ou non, Total et les autres profitent ? Je vais vous faire une réponse
générale. Je ne vais pas mettre une cible dans le dos d'une société en particulier qui rapporte beaucoup d'argent à la France. Une des entreprises qui fait des bénéfices et qui crée de l'emploi et qui a un rayonnement international. Mais je vais quand même vous répondre. Je ne vais pas fuir la question. Il y a deux types de sur-profit. Ceux qui sont dus à un investissement, à des engagements, à des brevets, qui sont dus à une action volontaire de l'entreprise. Et là, il ne faut pas y toucher parce qu'on est là pour encourager l'innovation, encourager l'emploi, encourager les entreprises. Si par un fait de guerre... des gens gagnent plus d'argent sans rien faire d'autre que de voir passer les missiles alors oui on peut envisager sur cette partie là précisément une contribution de sons qui ont bénéficié d'une situation dont ils ne sont pas à l'origine. En revanche, il faut un électrochoc pour les Français, parce que mettez-vous à la place des classes moyennes, des classes populaires, de la France rurale. Depuis des années, on leur dit, on va éloigner les centres de soins de chez vous, on va mettre dans les villes, c'est plus pratique. On va fermer des gares parce qu'il faut faire des économies. Mais attention, si vous utilisez votre voiture, vous polluez, vous êtes des méchants, alors on va vous taxer. Aujourd'hui, ils sont dans la nasse. C'est-à-dire que pour se soigner, pour amener les gars... main à l'université et même pour aller travailler ils ont besoin de la voiture et on leur dit quoi acheter une voiture électrique à 40 000 euros sinon franchement vous n'êtes pas à la hauteur et bien ce discours n'est plus audible il faut aider immédiatement les français c'est pour ça c'est un point de désaccord que je pense que la baisse de la TVA de 20% à 5,5 comme le propose Marine Le Pen est utile regardez ce qui se passe en Espagne pour le coup on peut pas Vous m'accusez de complicité idéologique avec le gouvernement espagnol. Vous allez voir la baisse de la TVA, ça va être la faillite des comptes publics. Les recettes de TVA au premier trimestre 2026 sont supérieures à 2025 parce que les Espagnols continuent à consommer et que parce qu'ils consomment, les entreprises continuent à produire et parce qu'elles produisent, il y a des recettes de TVA.
On repasse par vous, Stécie. Est-ce que vous êtes convaincu par ce que vous avez entendu à la seconde des deux politiques ?
trop. Moi, j'attends vraiment une réforme qui soit concrète et visible pour tous les consommateurs. J'aimerais savoir, quel que soit le parti politique, qu'est-ce qui va être réellement mis en place dans votre programme, que ce soit LFI ou RN ? Est-ce que vous avez une lignée, un projet qui soit concret pour les prix de l'essence ? Moi, je vous réponds en 90. Exactement. Je vous
réponds à Tracy, c'est ça Tracy ? Stécie, pardon, excusez-moi. Je réponds, en 1990, il y a eu des mesures de blocage des prix. Ce qui n'a pas empêché Total de continuer à faire des bénéfices et qui a fait en sorte qu'on puisse cesser d'avoir cette espèce de spirale vers l'augmentation. Nous, on propose de faire référence au même code du commerce pour aller bloquer des prix, non pas au niveau de la distribution, parce que là, on va nous dire à juste titre que, par exemple, ceux qui sont des distributeurs, mais qui ne sont pas des raffineurs, en réalité, ne pourront pas assumer ce blocage des prix. Mais au niveau de ceux, je le répète aujourd'hui, ça peut peut-être déplaire, mais c'est la réalité. Moi, je veux bien que Total... fasse le bonheur des Français. Ce que je sais, c'est que dans la crise actuelle, ceux qui font des bénéfices mérifiques, qui sont entre guillemets des profiteurs de crise, qui a largement été dû, d'ailleurs, fait au nom du pétrole, c'est l'entreprise totale. Et que je pense que c'est mieux qu'elle contribue, elle, que la question des impôts. Pourquoi ? Parce que si on baisse la TVA, on baisse les recettes, il ne vous a pas échappé qu'on a des déficits. Et que donc on baisse les moyens de l'État. Les moyens de l'État, je le rappelle, c'est aussi les moyens de la collectivité. Donc je préfère... Je vais faire en sorte de prendre une part des bénéficiaires. Je vais répondre d'autres discussions. C'est pas un
cours magistral. Madame, je vais vous répondre. Pour avoir une baisse immédiate, il faut baisser la TVA. Je vais vous donner un exemple. Si notre mesure est appliquée et qu'on passe de 20 à 5,5%, le litre d'essence passerait immédiatement à 1,83 €. Je crois que c'est efficace. Le gel des prix, cette forme un peu soviétique de gestion de l'économie française, ça aurait deux... Le premier c'est que ceux qui fabriquent, qui produisent du pétrole iront voir ailleurs et la France ne sera plus distribuée. Deuxièmement, ce qu'a oublié de vous dire monsieur Coquerel, mais j'ose imaginer que c'est un oubli, c'est que le gel des prix en France ne peut avoir une durée maximum que de 6 mois. Et donc dans 6 mois vous vous retrouvez avec la même solution. Nous notre solution elle est pérenne parce que malheureusement le coût des hydrocarbures dans la situation géopolitique internationale ne baissera pas de lui-même. Il faut un coup de pouce de l'Etat.
Voilà, écoutons toutes les voix ce soir. Regardez, lisez ce que dit Dominique Schulcher, grand figure de la distribution, qui fait la leçon au consommateur en disant « le consommateur, attention, vous n'êtes pas cohérent, vous ne voulez pas acheter des tomates, par contre vous voulez acheter des iPhones chers ». Je vous lis ce que dit Schulcher. « Un kilo de tomates prend quelques centaines, fait scandale. Un smartphone qui dépasse les 2000 euros fait rêver. » Je crois que c'est le nouveau smartphone qui coûte très cher. « Est-ce qu'on ne marcherait pas un peu sur la tête ? » dit Schulcher. « Le parallèle est saisissant quand on regarde l'historique des prix de l'iPhone depuis 2007. » de 520 euros à son lancement, à près de 2500, etc. En revanche, lorsqu'il s'agit de rémunérer dignement un producteur, ça déclenche un débat national. Il est grand temps de nous interroger sur ce qu'il y a réellement de la valeur dans notre quotidien. Est-ce que vous prenez cette leçon de morale ? Oui, j
'apprends un peu, parce que tout le monde est responsable. Ce qui est extraordinaire, c'est que là, on parle de taxer et de bloquer. Les dépenses de l'Etat...
Le consommateur est libre, c'est un marché libre, c'est pas un marché planifié. De quel droit ? Un monsieur vient dire qu'il doit avoir un salaire confortable. Monsieur le cher, dire attention, vous osez acheter des consommateurs
sans libre. Les consommateurs doivent aujourd'hui être partie prenante. On ne peut pas les considérer comme des gens passifs. Je veux dire que par exemple, dans les entreprises, on est en train de prendre des abonnements à blabla car. On est en train de faire du covoiturage. Il faut qu'ils diminuent leur consommation d'essence parce que ce n'est pas possible et qu'il y a aussi une responsabilité de ce côté-là. Mais ce que je trouve extraordinaire, c'est qu'on parle de bloquer les prix, d'imposer plus les super... profit, ils sont toujours super, et que les dépenses de l'Etat, on n'a pas regardé une seconde. Il n'y a rien qui n'a été fait, c'est une honte. Et les Français le savent et sont outrés. La seule chose qu'on nous a lancé en pâture, les bras en sont tombés, c'est le salaire des ministres. Alors là, il y a les ministres, les salaires des ministres, d'un coup, c'était pour faire plaisir probablement aux Français qui n'ont évidemment pas les mêmes salaires. On n'a pas parlé, en revanche, de tous les avantages de la nature, des parcs de voitures, de chauffeurs de voitures dans tous les... ministères qui sont pléthoriques et donc on est l'état taxe partout on cherche aux taxés
honnêtement la comparaison de dominique solcher me m'étonne un peu parce que il ya ce qu'on appelle les dépenses contraintes voilà l'alimentation vous n'avez pas le choix de vous alimenter ou pas il faut le faire pour vous pour votre conjoint pour vos enfants et les tomates évidemment c'est un produit de base L'iPhone, vous avez toujours la liberté de trouver un modèle moins cher, qui sera peut-être moins efficace, je ne sais rien, qui vous permettra de remplir les fonctions essentielles. Donc de ce point de vue, ça me semble un peu outrancier de dire que les Français ont mauvaise grâce à rémunérer comme il le faudrait les producteurs.
Oui, je pense que c'est... Alors, il a souvent des analyses assez justes sur le monde économique, mais alors là, pour le coup, les bras mentons, mais je pense que c'est même irrespectueux. C'est-à-dire qu'il y a aujourd'hui des Français qui, à partir du 10 du mois, ont du mal à nourrir leurs enfants, et on leur dit, on les responsabilise et on pointe le doigt sur eux. Effectivement, vous l'avez très bien dit, il y a des dépenses qu'on ne peut pas éviter, l'électricité parce qu'il faut se chauffer, on doit manger, on doit manger des tomates, du pain, et ce n'est pas la même chose qu'un iPhone, et je pense que ça montre une espèce d'éloignement de la vie réelle des Français. Je voudrais rebondir sur ce que vous avez dit, Madame de Menton. Oui, le problème, il est là. Il est qu'effectivement, on ne veut pas baisser les taxes parce qu'on ne veut pas réduire de l'autre côté le train de vie de l'État, les dépenses. Depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, 2017, la pression fiscale a augmenté de 270 milliards par an. Les dépenses de l'État ont augmenté de 500 milliards par an. Donc vous voyez, des économies, il y en a, parce que je n'ai pas l'impression qu'on est mieux soigné, je n'ai pas l'impression qu'on est mieux protégé et je n'ai pas l'impression qu'on est mieux transporté. Ce sont des chiffres de l'INSEE. Non, non, non. J'ai arrondi à 500, c'est je crois 470 milliards.
Les recettes de l'Etat ont baissé de... 2017, ça c'est la réalité, de pression fiscale qui s'est largement allégée sur les ultra-riches, on va en parler après je crois, et les dépenses publiques de l'Etat ont baissé de 0,4%. Mais tout le débat que nous avons là, c'est intéressant de débattre puisque nous sommes représentants de candidats sur les propositions. Le problème c'est que quand vous vous renoncez quelque part à réguler... Le marché. Quand vous renoncez, j'ai compris, le blocage des prix pour vous, les soviets, etc. Il n'y a pas de juste milieu. Et que vous passez par l'idée que c'est l'État à chaque fois qu'il doit payer avec moins de TVA, le petit problème, c'est que ça, on en a fait l'expérience. Quand, par exemple, à un moment donné, les restaurateurs, il y a quelques années, ont eu une TVA qui a baissé, les prix n'ont pas baissé. Ils ont augmenté. Pourquoi ? Parce que si, dans le même temps, vous n'avez pas une action sur les prix, eh bien, vous avez un effet d'aubaine qui se passe. Et là, on a le même problème sur le carburant. Si vous n'agissez pas sur, structurellement, ce qui fait augmenter le prix, et je le répète aujourd'hui, ce qui fait augmenter le prix, peut-être que les gens vont être surpris parce qu'on parle sans arrêt d'hormous, mais c'est principalement la marge des raffineurs, eh bien, vous pouvez avoir les prix qui vont continuer à augmenter. L'État peut-être touche en moins, donc nous, parce qu'il y aura moins de recettes. Et donc, c'est une solution qui n'est... ni bonnes pour les consommateurs et qui ne règlent pas les choses. Réaction Stécie,
je vous donne suite la parole. Réaction Stécie, vous êtes toujours avec nous pour faire la boucle. Est-ce que vous prenez l'action de morale de M. Schollcher qui dit en substance qu'il y a quelques enfants gâtés ? Il y a des gens qui achètent des iPhones à je ne sais pas quoi, des milliers d'euros, pendant qu'ils ne veulent pas acheter de tomate.
Alors ça, de mon point de vue... Je ne suis pas du tout d'accord. Personnellement, je n'achète pas le dernier iPhone, je n'ai pas les moyens. Mon budget, comme ce que je disais juste avant, si je me fais une journée type, je passe à la pompe à essence, je fais le plein qui a plus de 100 euros. Je passe ensuite faire mes courses. En moyenne, c'est 100-120 euros. La journée, elle est vite très chère. Donc moi, quand j'entends dire qu'on achète les derniers iPhone, c'est faux. C'est-à-dire que vous n'arrivez pas à
payer l'équivalent de ce que vous coûte votre journée ? C'est ça,
c'est complètement exorbitant.
Donc il est hors sol pour vous Dominique Schelcher quand il dit on va s'acheter des iPhones à 2000 euros. C'est faux. Oui c'est ça. C'est complètement irréable. Je peux vous dire que tout à l'heure quand on vous a entendu Darius donner effectivement cette petite phrase de Dominique Schelcher, elle a bondi. Elle a bondi, c'est ce qu'elle dit, non mais c'est n'importe quoi en fait, il faut arrêter, il faut être dans la vraie vie. C'est pas vrai en fait, il y a certainement des gens qui le priorisent mais nous en vrai on peut pas, c'est pas possible.
Est-ce que c'est révélateur de certaines élites françaises ? Sur ce plateau, tout à l'heure, Alain Bauer parlait de Bercy en des termes incendiaires, en disant gens sans doute très brillants, mais comptables, des gens qui n'ont pas une conscience réelle de ce qu'est la France. Ce n'est pas
aux politiques d'obéir à Bercy, mais à Bercy d'obéir aux politiques. Le politique, il est élu pour donner une vision du pays. On a une vision très différente avec M. Coquerel, mais on veut défendre une vision de ce que doit être l'État, de ce que doit être la France et de son devenir. Ce n'est pas effectivement au contrôleur de gestion de Bercy. de décider et de définir la politique. Or, on a l'impression aujourd'hui que nos gouvernants se plient au diktat de Bercy sans vouloir du coup réformer profondément les choses. Je le répète, la folie de la taxe, la folie de la norme est en train de tuer notre économie et en tuant notre économie, parce que les chiffres ne sont pas brillants, y compris par rapport à nos partenaires européens, eh bien on affaiblit les cotisations sociales et on affaiblit la protection sociale que le général de Gaulle avait promis aux Français. Donc il faut vraiment revoir cela. de fond en comble. J
'aimerais vous poser une question à tous. Parce que dans ce qu'il dit, il dit une autre chose de faux. Il explique, il fait la comparaison, oui, oui. Et il dit, mais il faut bien rémunérer les producteurs. Le petit problème, c'est que ça, ça cache quelque chose. C'est qu'aujourd'hui, les marges des distributeurs expliquent beaucoup plus l'augmentation des prix, par exemple des tomates, que ce que touchent les producteurs qui sont dans une vraie difficulté. Donc il y a un côté un petit peu de pointer comme ça les responsabilités qui est soi-même de se défausser sur, par exemple, des marges de distribution, on le sait, qui parfois... en dehors même des prix qui sont payés aux paysans, explosent, et c'est les consommateurs qui le payent. Les deux victimes, c'est à la fois les producteurs, les agriculteurs, et à la fois les consommateurs. Donc ça sert aussi un petit peu à masquer les
défauts du système. Qui paiera plus d'impôts et qui devrait payer plus d'impôts ? Sur notre antenne, il y a quelques jours, François Hollande disait les riches. Qui c'est les riches ? Il a
apporté la réponse
lorsqu'il était président. Il a monté les prix. Il était à 4 000. Il a dit maintenant que c'est plutôt 4 500 ou 5 000 euros net. Il dit, c'est les chiffres qu'il dit, c'est à peu près 10% de la population. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Et est-ce qu'on va dans un monde de toute façon, voyant tout ça, les impôts vont augmenter pour
cette couche-là ? Si les impôts étaient la solution à tout, j'applaudirais des deux mains et je rejoindrais le parti de M. Coquerel. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, nous sommes le pays le plus taxé. Est-ce que nous sommes le pays en meilleure santé ? Bien sûr que non. Aujourd'hui, des chefs d'entreprise hésitent à embaucher, non pas parce qu'ils sont méchants, non pas parce que les riches n'ont pas de cœur, mais tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas à cause de la pression des cotisations sociales et du fisc. Il faut faire l'inverse, diminuer les impôts, diminuer les impôts de production, et même à terme les supprimer pour les entreprises, rapprocher le brut du net, et ça veut dire diminuer les cotisations, parce qu'on est arrivé à un moment où l'impôt tue l'impôt, la phrase est célèbre, mais... Elle est malheureusement vraie. Nous sommes dans un état d'asphyxie fiscale. Donc quand la seule question de la gauche, c'est qui va-t-on asphyxier encore un peu plus, alors la question est fausse. La question qu'on doit se poser, c'est quelles dépenses on diminue, les dépenses de l'État, sur le cours de l'Europe, sur l'immigration et sur le bifol territorial. Un mot de François Langlais, qui a un déficit de parole. S'inquiétez pas,
je vous passe la parole. François.
je pense que c'est une solution complètement illusoire et qu'on est déjà à des niveaux de fiscalité qui sont très problématiques. On est en croissance zéro. Et malgré un déficit de près de 6% du PIB, c'est comme dans Tintin. Vous avez lu Tintin en Amérique ? Vous vous souvenez de cette machine à faire les saucisses ? On fait rentrer les vaches, il y a les saucisses qui sortent. En France, on fait rentrer les vaches, il n'y a pas de saucisses qui sortent. Parce que, de fait, le taux de prélèvement est tel que ça asphyxie tout. Alors, cela étant dit, dans une période exceptionnelle, pour redresser les comptes, faut que tout le monde contribue à proportion de ses moyens. Et évidemment, il faut s'intéresser aux dépenses. Je pense que c'est évident. Et qu'il y a un sujet sur l'extrémité du spectre fiscal, c'est-à-dire les... Très riche, c'est les 1 sur 10 000 dont le taux de prélèvement est bien plus faible que celui des gens qui gagnent 5 ou 7 ou 8 ou 9 000 euros. Ça c'est une anomalie. Il faut le faire précautionneusement parce qu'on a besoin de ces gens-là en France. Donc il ne faut pas les faire fuir. Ils peuvent partir ? Ils peuvent partir. Évidemment qu
'ils peuvent partir. Le capital est extrêmement
volatile. Donc il faut le faire de façon prévisible. progressive, précautionneuse et mettre tout le monde dans le baquet en disant chacun paye son écho. Chacun doit payer son écho, évidemment de façon beaucoup plus modeste au bas de l'échelle, mais pour autant il s'agit d'une opération de sauvetage national. C'est ça dont nous avons
besoin. Quelle est votre prédiction ? Tous ces Français, François Hollande dit que c'est 10% de la population, qui gagnent plus de 4 500 euros net, est-ce qu'ils doivent s'attendre de toute façon d'être matraqués dans les mois qui viennent ? C'est pas ça qui s
'est passé.
C'est assez vraisemblable, quelle que soit l'issue de l'élection. C'est qu'effectivement, cette partie des Français, c'est une espèce de réflexe en France. D'ailleurs, ils
épargnent énormément. Ils épargnent plus qu'ils n'ont jamais épargné au lieu de consommer, parce qu'ils sont complètement affolés. Mais je voudrais dire quelque chose de certainement politiquement incorrect. Quel que soit le parti qu'on soutienne, et ce n'est pas du tout mon cas de soutenir le parti de Sarah Knafo, son livre est absolument... stupéfiant de vérité sur ce qu'il faut faire au niveau de l'Etat. Est-ce que vous l'avez lu ? C'est bien, c'est un peu déséquilibré le plateau, parce que vous soutenez Madame Tafou. Voilà, voilà. Je viens de dire que ce livre est bon, quel que soit le parti qu'on est, qu'on soit d'extrême gauche, vous devriez lire.
Je ne suis pas sûr que ce soit la lecture au favori de l'époque grecque. Quand quelque chose est
intelligent, quand il y a une analyse extraordinaire...
Parce que comme je suis, je pense que je suis le seul à faire des propositions un peu différentes. Moi, je crois que la question de dire « on veut matraquer l'augmentation des impôts », c'est une manière de masquer ce que, pour le coup, disait à la fin François Langlais, qui est le propre du macronisme. C'est que le propre du macronisme, ça a permis à quelques dizaines de milliers d'ultra-riches de bénéficier de cadeaux fiscaux comme jamais on a eu sous la Vème République. Et ça, ça a produit quelque chose. Mais comment on peut dire des trucs pareils ? Alors ça, Madame de Menton, lisez tous les rapports. Les cadeaux fiscaux, on nous donne des cadeaux dans les entreprises pour ce qu'on nous a enlevé. Il y en a un excellent de Charles de Courson qui est sorti récemment, qui n'est pas un insoumis. Tout est documenté aujourd'hui. Il y a quelques dizaines de milliers de personnes, les plus riches, qui sont à peu près imposées, moitié moins. Tout à peu confondu que la moyenne des Français, qui héritent et qui sont imposés à peu près à 10% de leur héritage, quand la part supérieure de l'héritage à 1,8 million est à 45%, et qui du coup, depuis 2017, nous coûtent des dizaines de milliards d'euros, que ce soit à travers la suppression de l'ISF, la flat tax. Donc la question, elle est centrale. Pourquoi les centrales ? Non seulement parce que ça met en mal le pacte républicain, parce que dans le même temps, la pauvreté a explosé dans le pays. – Éric Coquerel, je suis obligé de vous couper parce qu'on va devoir avancer, mais… – Éric Coquerel, je suis obligé de vous couper parce qu'on va devoir avancer, mais… – Éric Coquerel, vous allez pouvoir répondre et poursuivre l'un et l'autre. – Éric Coquerel, vous allez pouvoir répondre et poursuivre l'un et l'autre. – Éric Coquerel, vous allez pouvoir répondre et poursuivre l'un et l'autre. – Éric Coquerel, vous allez pouvoir répondre et poursuivre l'un et l'autre. – Éric Coquerel, vous allez pouvoir répondre et poursuivre l'un et l'autre. – Éric Coquerel, vous allez pouvoir répondre et pour Et l'efficacité nécessite qu'on aille les imposer comme les autres Français. Vous
serez remplacé. Et vous aussi, vous êtes prêt à être remplacé par Laure Lavalette ? Ah ben si, c'est Laure Lavalette. C'est Laure Lavalette qui parlera en votre nom dans quelques instants. Merci beaucoup à vous.