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passe à côté de l'essentiel, c'est une occasion manquée. Voilà ce que vous dit Sébastien Lecornu, que répondez-vous
Je le soupçonne fortement de ne pas avoir lu le rapport puisqu'il a été publié il y a à peine une heure ou une heure et demie. C'est d'ailleurs notre première réaction ce matin. Le site de l'Assemblée a craché. Il y a eu tellement de demandes qu'il n'est même plus à même d'assumer la publication de ce rapport. Ce qui montre aussi ce qui témoigne l'intérêt des Français. C'est la première fois que le site de l'Assemblée nationale est en telle rupture qu'il n'arrive même plus à le diffuser. Je soupçonne notamment Sébastien Lecornu qui a eu une réponse et une réaction assez prompte. Pourquoi est-ce
qu'il aurait réagi comme ça ?
Le rapport fait près de 400 pages, il est très dense, il y a près de 4 recommandations. Je ne l'ai transmis à aucun autre journaliste, donc il a été publié simplement ce matin, il y a moins d'une heure. Il y a une réaction quand même assez rapide, assez politique du Premier ministre. Je constate néanmoins que la ministre de la Culture hier a, je crois, convoqué la présidente de France Télévisions et de Radio France pour se mettre autour de la table et essayer de voir ensemble un certain nombre de pistes de réforme. Et ça, vous considérez
que c'est déjà en quelque sorte une victoire ?
Je m'en félicite parce que le but de cette commission d'enquête, ça a été vraiment de braquer un projecteur sur les dérives et les dysfonctionnements pour mieux les résoudre et pour surtout sauver les missions précieuses de l'audiovisuel public. Alors c'est là
-dessus que visiblement, on va revenir évidemment sur la déclaration de Sébastien Lecornu à l'instant, mais vous dites « mon objectif c'est de sauver ». L'audiovisuel public français. Delphine Ernot a également réagi dès ce matin. La patronne de France Télévisions, c'était il y a quelques minutes, elle dénonce un rapport à charge qui, effectivement, à ses yeux, n'est pas du tout pour sauver l'audiovisuel français.
encore une fois, moi je les invite, ils répondent dans les toutes premières minutes qui suivent la publication du rapport, rapport auquel ils n'ont pas eu accès, qui fait 400 pages, qui compte près de 80 propositions. – Non mais elle a été
auditionnée, elle a participé, elle dit d'ailleurs, nous nous sommes prêtés de bonne foi et en tout respect des institutions à ces auditions.
Absolument. Et d'ailleurs, je le remercie. Elle a fait deux auditions qui ont été assez longues, deux, quatre heures chacune. Mais je m'étonne d'une réaction aussi rapide, quelques minutes seulement après la publication du rapport, dont ils n'ont pas eu accès. Pourquoi ils n'ont pas
alors, d'après vous ? C'est-à-dire que vous avez l'air de dire en fait, ils ne savent rien sur le fond, ils réagissent. Alors pourquoi dans ces cas-là ?
Oui, c'est un rapport qui fait 400 pages, qui compte près de 80 préconisations. Et je m'étonne qu'il y ait une réaction politique aussi prompte, aussi rapide, y compris la direction de France Télévisions dans les minutes qui suivent la publication du rapport. Moi, j'aimerais qu'on parle du fond. On va en parler du fond,
mais je m'écharpe. Quand vous dites qu'ils n'avaient pas le rapport, on en avait quand même des morceaux. D'abord, ce rapport avait fuité. Vous-même, vous l'avez reconnu. Ce n'est pas de votre fait, puisque, semble-t-il, un certain nombre d'indices concordants montrent qu'il s'agirait sans doute d'une députée socialiste. En tout cas, c'est ce que vous avez dit et c'est ce que certaines enquêtes auraient démontré. Mais enfin, ça veut dire quand même qu'une part de ce rapport, effectivement, en tout cas, circule. qu'il y a eu ensuite de larges pans de ce rapport qui ont été dévoilés par le Figaro ce matin. Vous ne pouvez pas dire qu'ils réagissent alors qu'ils n'ont rien vu, qu'ils n'ont rien lu, qu'ils ne savent pas ce qu'il y a dedans.
tout cas, ils réagissent sur la base d'un certain nombre d'informations, des fausses informations. Par exemple, on m'a prêté la suppression du Tour de France et d'un certain nombre de compétitions sportives sur le service public, alors que je dis strictement l'inverse. On m'a prêté, soi-disant, la nomination directe du président de la République, des présidents d'entreprises publiques de l'audiovisuel. Je dis quelque chose de très différent. J'explique qu'il faut que l'Assemblée nationale et le Sénat votent, notamment sur proposition du président de la République, pour apporter plus de démocratie, de pluralisme et de transparence sur une nomination aussi importante. Donc il y a eu beaucoup de fausses informations diffusées. Vous dites que je
veux que l'audiovisuel public français sorte ? consolider, renforcer ? Absolument,
absolument, parce que c'est la première fois que l'Assemblée nationale réalise une commission d'enquête sur ce sujet. Il y a beaucoup de dérives, il y a beaucoup de dysfonctionnements qui n'avaient pas été dénoncés jusqu'à présent. Et le but de ces 80 recommandations, qui sont importantes, c'est de permettre à ces entreprises de se relever, d'assainir leurs pratiques, de relever aussi leurs comptes qui sont en déficit, qui sont en situation de quasiment dissolution, et d'apporter des garanties supplémentaires de pluralisme. Ce sont ces trois objectifs que j'ai voulu... poursuivre dans le cadre de cette commission d'enquête en dépit des critiques.
Et on va essayer de comprendre effectivement vos propositions, mais je voudrais aussi le témoignage en quelque sorte, et les questions de Géraldine, parce que Géraldine, vous avez vous-même été
auditionnée. Oui, j'ai été auditionnée par la commission d'enquête et j'ai vraiment suivi les travaux. Je suis un peu fatiguée de ces débats constants, très politiques autour de ce rapport, de votre commission, etc. Il y a quand même eu... Si on voulait tous, parce que c'est un bien commun ce service public, regarder les faits qui ont été révélés. Il y avait quand même eu avant vos travaux un rapport de la Cour des Comptes sur la mauvaise gestion des deniers de l'eau de vie vielle publique. Donc ça c'était un acquis. 4 milliards de budget, la moitié du ministère de la Culture. Il y a eu des vraies réflexions sur la question du pluralisme. notamment politiques, sur les antennes. On a quand même appris des choses dans cette commission d'enquête, notamment sur ces liens incestueux, ces allers-retours permanents entre des grands patrons de boîtes de production, France Télévisions. Les Français ont découvert cela, même si certains le savaient déjà. Donc, de vraies questions posées. L'autre vraie question, c'est celle d'une réforme de ce service public qui est quand même, je ne sais plus, une soixantaine d'antennes entre les radios, les télévisions, les antennes locales. Est-ce qu'on peut regarder, est-ce qu'on peut la moderniser ? Est-ce qu'on peut regarder ce que font d'autres pays, comme l'Angleterre, etc. Mais au fond, est-ce que ça veut dire, Géraldine, que vous dites, comme Sébastien Lecornu, que c'est une occasion manquée ? Non, parce que maintenant, à chacun de s'en saisir, un rapport parlementaire, moi, j'ai jamais vu qu'on l'applique, enfin, voilà, il y a, vous le dites, 400 pages, je ne l'ai pas encore lu, j'irai les lire. Par contre, j'ai lu vos propositions. Et là aussi, je reste un peu sur ma faim. Par exemple, vous parlez, vous suggérez des fusions de chiennes, ce qui peut... France 2 et France 5, notamment. Alors évidemment, les fauves blessés vont hurler, mais ça peut s'entendre des fusions de chaînes. Simplement, on ne voit pas forcément la vision stratégique derrière. C'est que comment vous intégrez les réseaux sociaux, Netflix, les nouveaux formats, les formats courts. Là, vous restez sur une vision qui est assez linéaire, télé, radio. Et juste une autre question sur le financement. Vous proposez une loi de programmation. pluriannuel, c'est très bien, mais quelle source de financement ? On rétablit la redevance, qu'est-ce qu'on fait ? En fait, il y a des angles morts quand même dans votre proposition. Et là-dessus, je voudrais
préciser deux choses, parce que vous dites la question du financement, ça pose aussi la question des audiences. Est-ce que l'objectif d'audience doit rester ? Et je trouve que cette question, effectivement, au fond, elle pourrait se poser dans un sens sur cette fusion que vous dites entre France 2 et France 5, puisque vous parlez de ça. Je voudrais qu'on s'y arrête un instant de manière très concrète. Vous parlez donc d'une... parmi vos propositions, de fusionner France 2 et France 5. C'est la recommandation numéro 45. Quand on regarde le programme télé, tout simplement, alors il n'y a plus vraiment ouvert le télépoche comme on faisait à l'ancienne, mais quand on regarde concrètement en frontal les différents programmes. Vous avez par exemple entre 18h et 20h des jeux sur France 2 et sur, vous avez, tout le monde a son mot à dire et n'oubliez pas les paroles, et sur France 5 vous avez, c'est dans l'air, puis c'est à vous. Si vous fusionnez, vous gardez quoi, vous jetez quoi ?
C'est tout le sens de cette recommandation. C'est effectivement de dire qu'il y a une place très importante accordée aux rediffusions sur ces chaînes, notamment les téléspectateurs. Non mais là, je ne vous parle pas
des rediffusions. Je vous prends un créneau horaire. On est 18h-20h. C'est un moment très important pour la télévision parce que c'est un moment où les gens allument leur télé. Donc entre 18h et 20h, vous gardez quoi ?
Si vous fusionnez, vous gardez quoi ? En fait, je vous explique comment on peut fusionner ces chaînes. Il y a beaucoup de places laissées aux rediffusions, notamment en deuxième partie de soirée, ce qui est déploré par les téléspectateurs. Il y a des programmes qui ne sont plus inédits, notamment les programmes. de vacances. Il y a surtout 9 cases de jeux par jour sur France 2. Et quand on prend France 3, il y a 13 cases de jeux chaque jour. l'évidence... 18h, 20h,
vous gardez quoi ? Vous gardez C dans l'air et c'est à vous ou vous gardez les jeux ?
Je ne suis pas le directeur des antennes et des programmes de France Télévisions. Ce n'est pas moi ma responsabilité. Ma responsabilité est de dire qu'il y a une surproportion d'un genre. Les jeux qui n'est pas un genre qu'on peut qualifier de mission de service public. Le privé l'assume déjà. Il y a 9 cases chaque jour sur France 2. On pourrait réduire ces cases pour faire le meilleur de France 5 et le meilleur de France 2 sur une chaîne généraliste qui accorderait plus de place au contenu culturel, au documentaire, à l'information, à l'investigation, et donc de rééquilibrer pour avoir une vraie chaîne qui ressemble aux Français.
Et effectivement, c'est en train de devenir une affaire très politique. D'ailleurs, Jérémy Patrier-Lettus, qui était à vos côtés, puisque lui était le président de cette commission d'enquête, il est, lui, de la famille Horizon. de la famille politique d'Éric Ciotti. Il dit que c'est devenu une forme de cirque et qu'au fond, il l'assume parce qu'il voulait, je cite, il l'a dit hier chez nos confrères de quotidien, prendre à témoin les Français pour leur montrer ce que ça donne l'extrême droite au pouvoir. Vous allez évidemment revenir sur cette accusation. Mais au fond, ce que vous êtes en train de poser, c'est la question aussi des audiences et donc du financement. Mais cette question-là, vous n'allez pas forcément jusqu'au bout. Quand vous dites... on enlève les jeux, on enlève le divertissement. Non, je ne dis pas on enlève les jeux. En tout cas, on réduit largement. On réduit le budget des jeux. Neuf jeux
chaque jour sur France 2, c'est trop. On pourrait en faire moins et on pourrait poursuivre davantage de missions de services publics comme les contenus culturels, l'information et l'investigation. Donc je reste à ma fameuse case, pardon,
mais qui est une case cruciale effectivement pour la télévision et pour les audiences. Encore une fois, après, on peut décider qu'on n'a plus cette question d'enjeu des audiences pour l'audiovisuel public. Ça peut aussi être une décision. Quand il est entre 18h et 20h, si je vais au bout de votre logique, vous supprimez les Jeux et vous mettez France 5 sur France 2.
qui est sûr, c'est qu'il faut moins de place pour les Jeux. Vous n
'assumez pas.
Mais parce que je ne suis pas directeur des antennes, je ne vais pas vous dire à telle heure il faut tel programme, à telle heure il ne faut pas. Simplement, on pourrait être tout à fait sincère.
Je vais vous laisser répondre. J'ai du mal à répondre. Ça prolonge la question d'Apolline de Malheur. Vous faites partie d'une formation politique qui est alliée au Rassemblement National qui, lui, prône la privatisation du service. public, donc aller jusqu'au bout. C'est parce qu'on
prenait l'UDR, j'appartiens, merci de le dire, j'appartiens à l'UDR, on est un parti indépendant, on a un groupe parlementaire indépendant, on rejoint le Rassemblement National sur nombre de constats. Oui mais monsieur, je ne fais pas partie du Rassemblement National et merci de nous accorder une forme d'indépendance à l'Assemblée. On a un groupe parlementaire, on a une existence, on a une exigence, on a une indépendance. Très honnêtement, j'ai suivi les audiences sur énormément de constats. J'ai pas entendu énormément de différences entre vous et le Rassemblement national. Depuis le début de cette commission d'enquête, j'exprimais et je tenais à l'audiovisuel public. Et on a essayé de me ranger très facilement dans la case de ceux qui essaient de faire la promotion de la privatisation. C'est pas le cas. Mais on est alliés, mais monsieur, on est alliés avec un groupe politique. on n'a pas forcément les mêmes recommandations. Est-ce que votre démonstration, c'est l'extrême droite au pouvoir ? Et c'est là aussi tout le sens et toute la subtilité de la différence entre l'UDR et le Rassemblement National. J'assume effectivement, moi en tant que député UDR, tenir à l'audiovisuel public. J'assume que sur ces six mois de commission d'enquête, le fait de braquer un projecteur sur les dérives et les dysfonctionnements, c'est une façon aussi de permettre à ces entreprises de mieux s'en sortir, de faire de l'ordre dans leur compte, d'assainir leur pratique, d'éloigner un certain nombre de conflits d'intérêts, de garantir du pluralisme. J'assume ces missions et j'assume cet objectif de...
Et vous assumez aussi de vouloir renforcer finalement le contrôle politique sur les chaînes de l'audiovisuel public puisque vous proposez un patron de France Télévisions nommé par le président de la République. Non, c'est pas le cas. Il y a beaucoup
de fausses informations qui ont circulé. Alors allez-y, dites-nous ce que vous
proposez sur la nomination.
Je propose de revenir à l'article 13 de la Constitution qui est l'article qui détermine généralement la nomination et la désignation de bon nombre de patrons d'entreprises publiques. Et dans cet article 13, on voit qu'il y a une proposition faite par... le président de la République, qui est soumise à un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat. On a eu tendance à réduire ça par « c'est une nomination directe du président de la République, c'est un retour à l'ORTF ». Il n'en est rien. Il y a au contraire une volonté, selon moi, de faire preuve de davantage de démocratie, de transparence et de pluralisme en faisant voter les représentants des Français à l'Assemblée et au Sénat et en donnant un avis à l'ARCOM. Et
qui demain décidera si telle chaîne de télé ou de radio publique est pluraliste ou pas ? Alors ça, c'est l'ARCOM. Non, non, non. Qui et sur quels critères ?
C'est l'ARCOM qui est une autorité publique indépendante chargée du contrôle. Et c'est aussi pour ça que dans mes recommandations, j'estime qu'une autorité publique indépendante qui est chargée de la nomination telle qu'elle est aujourd'hui et aussi du contrôle, c'est en certains cas être un peu jugé parti. Donc j'estime qu'il faut que l'ARCOM arrête d'être à la fois l'autorité de nomination des présidents du groupe d'autorité public et aussi l'autorité qui contrôle. parce que ça peut valoir une forme de partialité. Donc, l'ARCOM est l'autorité qui contrôle le pluralisme, et l'Assemblée nationale, le Sénat, sur proposition du président de la République, et l'autorité, en tout cas, est l'organe institutionnel et démocratique qui nomme et qui désigne. J'ai
une autre question. Non, l'ORTF, c'est une
nomination directe du président de la République. Arrêtez de me faire ce mauvais procès. Il y a un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat. C'est considéré que les représentants des Français n'ont pas une légitimité démocratique et pluraliste. Mais vous avez le droit, mais il
faut l'assumer. Non, vous avez l'air de vous
en défendre. L'ORTF, c'est une nomination sèche du président de la République, sans garde-fou et contre-pouvoir. C'est un mauvais procès qui me fait. C'est considéré qu'un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat n'est pas une forme de nomination pluraliste, transparente et démocratique. Et l'autre contradiction, si vous me permettez,
vous voulez défendre le service public, mais si j'ai bien compris, vous voulez couper un milliard d'euros de financement. Donc a priori, lui retirer des moyens. Ce n'est pas vraiment la meilleure façon de le faire. Quand vous avez
130 chaînes publiques de télévision et de radio qui sont payées à hauteur de la moitié du budget du ministère de l'Agriculture, je pense effectivement qu'on peut faire mieux avec des moyens optimisés. Je vous disais par exemple pour France 2 et France 5, quand vous avez 9 cases de jeux par jour sur France 2, je pense qu'on peut laisser plus de place à des contenus de missions d'intérêt général, de culture d'investigation et d'information. Au contraire, on retrouvera des chaînes qui rassemblent davantage les Français et qui épousent vraiment des missions de services publics.
Toute dernière et rapide question, Géraldine ?
Je ne vais pas poser la question que je voulais poser, je vais en poser une autre qui est plus politique. On va rentrer en campagne présidentielle, on y est quasiment déjà. Quel parti, y compris le vôtre, osera s'attaquer ? au sujet de l'audiovisuel public en pleine campagne. Je dirais de prendre le risque qu'on leur tape sur la figure toute la journée, sur toutes les antennes que vous venez de citer.
Vous avez raison, en fait, c'est la raison. Je pense que si c'est la première fois qu'à l'Assemblée nationale, on a fait une commission d'enquête sur ce sujet, c'est parce que beaucoup de députés n'ont pas voulu avoir des ennemis comme des dirigeants de chaînes publiques, des animateurs et producteurs stars, un certain nombre de patrons aussi d'actionnaires de sociétés de production qui sont patrons d'un certain nombre de médias. Donc c'était aussi un risque. d'aller dénoncer des dérives de ce système. Après, je pense que les Français aujourd'hui, à l'heure où on leur demande toujours plus d'efforts, à l'heure où on boucle des budgets qui leur sert davantage la ceinture, c'est aussi une exigence de vérifier. comment leur argent est utilisé et comment demain, on pourra aussi faire des économies sur les dépenses publiques. Vu le niveau de dépenses publiques qu'on a aujourd'hui en France, c'est, je pense, une nécessité sur toutes les politiques publiques.
Merci Charles Aloncle d'avoir répondu à nos questions. Vous êtes donc député IDR de l'Hérault et rapporteur de cette commission d'enquête. Le rapport a donc été publié ce matin, mais on me souffle dans l'oreillette qu'en effet, comme vous le disiez à l'instant, le site de l'Assemblée nationale a semble-t-il craché. Lorsqu'il sera à nouveau disponible, vous pourrez aller vous rendre par vous-même sur ce rapport. pour en juger.
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