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Bonjour à tous, bonjour Éric Ciotti, président de l'UDR, maire de Nice, merci d'être notre invité à mes côtés, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV et Pierre Le Pelletier de la Tribune dimanche. Dans un instant, on va venir effectivement à cette menace russe contre laquelle le président de la République a mis en garde. Vous étiez à cette réunion à l'Elysée, mais avant de démarrer, ces images de violences urbaines survenues cette nuit à Saint-Pierre-des-Corps, des violences qui ont éclaté après qu'un véhicule de police a heurté hier soir. Un scooter qui était impliqué dans un rodéo urbain blessant son conducteur à la jambe. Le policier a été placé en garde à vue. Il y a cinq émeutiers interpellés, neuf membres des forces de l'ordre qui ont été blessés. Comment vous réagissez à ces images, Éric Ciotti ? D'abord en exprimant mon
entier total soutien aux forces de l'ordre. Nos policiers, j'étais à leur côté lorsqu'ils ont manifesté cette semaine devant l'Assemblée nationale pour réclamer plus de considérations et de moyens. Nos policiers, cette situation à Saint-Pierre-des-Corps le démontrent, sont la dernière dite contre la barbarie. On voit cette montée de l'ultra-violence dans certains quartiers, d'une forme de barbarie. Et il faut que l'État se redresse pour donner les moyens pour éradiquer ces comportements qui sont insupportables. Et il y a une dérive, je dirais, qui est inverse. On a quelque part aujourd'hui une utilisation de l'État de droit qui se fait plus. au profit des auteurs de ces actes que des victimes. Donc il faut inverser les problématiques, notamment dans les jurisprudences du Conseil constitutionnel, qui a annulé des décisions législatives qui permettaient d'armer nos policiers. Et il faut leur donner des moyens, des moyens budgétaires, mais aussi ces moyens juridiques qui leur font défaut. Il faut faire de la lutte contre la barbarie une priorité nationale.
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À l'inverse, il y a justement ce week-end plusieurs manifestations contre... la nouvelle loi qui instaure la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Les opposants disent que c'est un permis de tuer. Pour vous, il n'y a quand même pas un risque à minima d'envoyer un signal plus permissif aux policiers
Absolument pas. Je crois que les policiers ont besoin d'être protégés. Ils font face à une ultra-violence de plus en plus expressive, de plus en plus dangereuse. Donc il faut protéger ceux qui nous protègent. Cette loi, je l'ai votée, cette loi, elle est minimale. Elle donne quelques moyens supplémentaires. très léger aux forces de l'ordre pour se protéger, c'est bien le minima qu'on leur doit aujourd'hui. Et donc, il faut aller plus loin. Ça veut dire qu'il faut aller plus
loin, très concrètement.
Ceux qui manifestent, ce sont les amis de M. Mélenchon. Ils étaient hier dans ma ville avec une banderole honteuse. La police tue. Ça suffit. Il y a aussi des chercheurs, des sociologues, des gens qui ont déchets de verrer. Oui, il y a toute la galaxie d'extrême-gauche qui aujourd'hui veut déstabiliser notre société. Et quand vous dites aller plus loin, vous voudriez quoi de plus ? au plan budgétaire aller plus loin au plan réglementaire dans cette loi il y avait des dispositifs qui permettaient de lutter contre la délinquance savez on a on devait examiner au mois de septembre Le Parlement est en vacances, ce qui est ahurissant, c'est presque la première fois depuis le début de la Ve République. On devait examiner une loi sur les polices municipales. Cette loi était extrêmement utile, elle avait notamment une disposition qui permettait aux policiers municipaux, ils sont presque 20 000 aujourd'hui, troisième force de sécurité sur le terrain, de rédiger des amendes forfaitaires délictuelles. pour les consommateurs de drogue. C'était attendu, c'est un gain de temps pour la police nationale, c'est un gain de temps pour les polices municipales, ça permet de simplifier les procédures, ça permet d'être plus sévère. Eh bien, cette loi, elle est partie au calandre grec, parce que le gouvernement actuel ne voulait pas heurter le parti socialiste. Ça fait partie de cette démission que l'on constate depuis 2012, face à la violence et l'insécurité dans notre pays.
– Éric Ciotti, je le disais, vous étiez à l'Élysée vendredi. Emmanuel Macron a réuni les principaux responsables et chefs de parti pour mettre en garde contre la menace russe, une menace hybride qui vise la France et l'Europe. Il explique qu'elle s'est intensifiée. Il demandait au gouvernement de préparer un plan de protection des infrastructures. Racontez-nous un peu de l'intérieur. Quel était le climat de cette réunion et qu'est-ce qu'il vous a dit ?
Écoutez, je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment d'avoir été quelque part un des acteurs d'une opération de communication de l'Elysée. Pour vous, c'est
une opération de communication ?
Ce que nous avons appris à l'Élysée ce jour-là, vous le dites tous les jours sur vos plateaux, vous l'écrivez dans vos journaux, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. La menace russe, nous la connaissons, il ne faut pas la négliger, elle est là, elle n'est pas nouvelle. Depuis la Seconde Guerre mondiale, nous sommes confrontés... à cette menace russe. C
'est quoi la stratégie du coup derrière ? A quoi ça sert ?
Je crois qu'il y a un peu une stratégie de diversion dont le président de la République est coutoumier quand il est en difficulté au plan national et nous avons une crise sociale majeure, nous avons une crise financière qui s'annonce, nous y sommes déjà, et bien il y a la recherche de voies de dérivation. pour que des coupables ou des boucs émissaires ou des subterfuges soient convoqués pour masquer un peu le déclin, le déclassement français. – Mais ce que vous dites est extrêmement… – Je crois que ça participe, mais j'ai peut-être… – Pour vous, il n'y a aucune réalité derrière cette menace ? – La menace, elle est là, je viens de vous le dire, bien sûr, mais il n'y a aucun élément supplémentaire… – Les drones, par exemple, dans les différents pays ces dernières semaines ? – Il y a l'affaire de Leipzig, mais j'ai vu un de vos confrères… spécialiste des questions géopolitiques, Georges Malbruneau, qui a interrogé ce matin un spécialiste du renseignement, qui indiquait qu'il n'y avait rien de nouveau. Les drones à la frontière polonaise. Et que tout ça était quand même un peu surjoué. On a évoqué également la situation au Moyen-Orient, qui, bien entendu, est également une source de préoccupation. Mais la convocation à la dernière minute de cette réunion... Voilà, elle m'étonne. C'est pour faire peur pour la présidentielle ? Vous allez jusqu'à dire ça ? Le président de la République a été un peu coutumier de jouer sur ses cordes assez sensibles. Après, ça ne veut pas dire, bien entendu... qu'il faut, et c'est ce que j'ai toujours défendu, qu'il faut, comme on l'évoquait sur la sécurité, c'est le même sujet sur la défense, réarmer notre pays, passer progressivement à 3,5% de notre PIB en matière d'efforts de défense. On s'est désarmé pendant des décennies. Il faut se réarmer. La menace, elle est multiple. C'est la menace russe, c'est la menace djihadiste. Donc il faut que la France soit forte. Et aujourd'hui, le meilleur moyen de protéger la France, je dirais, c'est de faire partir ceux qui l'ont affaibli.
pour être clair, est-ce que pour vous, la Russie est une menace existentielle pour la France ?
a toujours été une menace existentielle, bien sûr. C'est une puissance nucléaire avec près de 10 000 têtes nucléaires. dont beaucoup sont pointés manifestement vers l'Europe, vers la France. Donc, en soi, depuis
la fin
de la Seconde Guerre mondiale, du fait surtout de cette puissance nucléaire, la Russie, la Russie soviétique, la Russie de Poutine, aujourd'hui, constituent une menace. Maintenant, nous voyons aussi en Ukraine, grâce... à l'extraordinaire courage du peuple ukrainien, grâce à la combativité de l'armée ukrainienne, grâce au soutien des démocraties occidentales, l'extraordinaire résistance de l'Ukraine et l'immense difficulté à conquérir quelques kilomètres dans le Donbass de l'armée russe. Donc on a un peu une armée russe qui est extrêmement faiblie, qui est plutôt en déroute. Ça m'interroge sur sa capacité à... ouvrir d'autres fronts alors qu'elle est totalement
enlisée en Ukraine. Est-ce que vous considérez qu'il faudra continuer d'aider l'Ukraine ou est-ce que vous dites qu'il faut couper le robinet, comme l'a dit sur ce plateau même Louis Alliot du Rassemblement National ?
Il faut continuer à aider l'Ukraine, mais sans doute de façon différente. Aujourd'hui, le principal déficit pour l'Ukraine, c'est qu'elle manque de missiles antimissiles, en tout cas d'hommes de protection. que les drones russes atteignent Kiev, les missiles balistiques russes. Et il y a un déficit parce que les batteries antimissiles ont beaucoup été mobilisées au Moyen-Orient, dans les pays du Golfe, qu'il y a un déficit aujourd'hui. L'Ukraine est en train de produire ces matériels. Mais l'aider différemment, ça veut dire quoi ? Moins d'argent ? Nous pouvons et nous devons l'aider. Nous devons aller vers sa capacité de formation. Après, nous avons une équation budgétaire qui est de plus en plus difficile. On va en parler et elle n'autorise pas tout. Mais comment c'est possible
au sein d'un même parti, juste sur un sujet aussi grave, que vous disiez des choses aussi différentes ? Entre quand même un membre important du RN qui dit « il faut tout couper », vous qui dites « il faut continuer », d'autres qui disent « il en faut moins ».
D'abord, vous n'avez pas échappé que nous ne sommes pas dans le même parti. Vous êtes proche de Marine Le Pen. Marine Le Pen, qui est candidate à l'élection présidentielle, a exprimé l'exigence de la continuité du soutien à l'Ukraine. Il n'y a pas d'ambiguïté. Elle l'a dit aussi, et je fais aujourd'hui ce constat, qu'il y a une équation budgétaire qui n'autorise plus pour notre pays tout. Donc il faut donner moins d'argent à l'Ukraine. Et plus aux automobilistes français. Il y a une aide européenne de 90 milliards d'euros, qui est financée par un emprunt européen, qui permet d'accompagner l'Ukraine face au désengagement. américain. Cette aide, elle est là, elle doit être amplifiée, elle doit être poursuivie.
Est-ce que la France doit donner moins d'argent pour garder cet argent pour les contribuables français ?
Déjà, la France a donné beaucoup de matériel. Aujourd'hui, et c'est ce que nous a dit le président de la République d'ailleurs vendredi, ces matériels ne sont plus disponibles. au risque d'affaiblir notre propre capacité de défense. On ne peut pas, on nous dit que la menace est forte, donc ce n'est pas à ce moment que la France va et doit se désarmer. Moi personnellement, je considère qu'il faut... continuer à accompagner l'Ukraine pour créer cette résistance et cet équilibre et que cet équilibre doit conduire à l'ouverture des négociations de paix pour arrêter ce conflit. Sur le
lien
avec la campagne
présidentielle et après on passe à cette colère sociale parce que le prix des carburants c'est une conséquence de ces conflits. Vous faites partie
de ceux qui craignent une ingérence numérique pendant cette campagne présidentielle. C'est un sujet qui revient beaucoup dans les autres camps politiques.
Il peut y avoir, bien sûr, des ingérences numériques. Je ne les surestime pas. J'ai trouvé un peu ridicule. Ça a été représenté à l'Élysée. La com de M. Attal, la com de M. Glucksmann. Il y a des fake news sur les réseaux sociaux. Tout
le
monde, Attal, a été victime. Oui, ça a été évoqué. Ce risque, il est là. Je ne le sous-estime pas.
avec ce petit, au cours de cette réunion, vous avez évoqué aussi les crises plus largement qui touchent le monde et qui entraînent une explosion du prix des carburants. Record ce matin à la pompe en France, prix du gazole à 2,41 euros en moyenne, c'est un nouveau record. Maude Bréjean a annoncé que le gouvernement travaille un nouveau dispositif d'aide. Très concrètement, quelles mesures est-ce qu'il faut prendre pour vous, selon vous ?
Baisse de la TVA. C'est ce que font la plupart des pays européens. Vous avez vu l'Allemagne, une baisse de l'ordre de 15 centimes. L'Espagne, le coût du carburant est 60 centimes par litre, moins cher. Mais ils n'ont
pas nos difficultés budgétaires.
À cause de qui ? Donc on est victime aujourd'hui, c'est ce que je disais tout à l'heure par rapport à la réunion de l'Elysée, de la faiblesse française et de la faibresse de la politique de ceux qui nous dirigent. On ne peut pas rester comme ça, parce que si on reste comme ça, le coût... On me dit, quand nous demandons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella de passer la TVA de 20 à 5,5, bien sûr que ça a un coût de 12 à 13 milliards d'euros, mais si on reste dans cette situation, on aura un coût social. un coût économique qui peut enjanter ce qu'on a connu pendant le Covid. Vous savez, j'ai un député de mon groupe, Bartholomé Lenoir, qui est élu de la Creuse, un département extrêmement pauvre. Il me disait, dans ses permanences, il y a des personnes qui sont dans une forme de confinement énergétique, qui ne peuvent plus sortir de chez elles, y compris pour aller se soigner. Donc, on a des conséquences sociales. Et on a aussi des conséquences économiques, puisque naturellement, à ce coût du carburant, on va avoir une diminution du travail, de la production des entreprises, et ce n'est pas supportable. Donc il faut agir. Quand tous les pays, quand la plupart des grands pays d'Europe, Allemagne, Italie, Espagne, agissent massivement pour faire baisser la fiscalité, qui est une fiscalité. confiscatoire. Parce qu'aujourd'hui, sur le coût que vous évoquiez, 2,40 euros en moyenne sur le gazole, on a même vu sur certaines stations, sur les autoroutes, tangenter les 3 euros. Je l'ai vu dans la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Et sur ce montant, la moitié va dans les poches de l'État. Et ça, ce n'est plus possible. On a des taxes qui sont très supérieures à la moyenne européenne. Et on ne peut pas rester dans cette logique. Ça conduit aussi... Que vous a répondu le chef de l'État là-dessus ? Le chef de l'État n'a pas voulu ouvrir ce sujet. C'est pour ça que je disais tout à l'heure que tout ça relève quand même un peu de l'opération de communication. Il a renvoyé aux annonces du Premier ministre, qui lui-même n'a pas posé son plan lors de la réunion. Donc...
Et lui insiste beaucoup sur le fait que ce n'est pas la faute de la France, c'est-à-dire que c'est une crise qui a été créée par ce qui se passe au Moyen-Orient, et que mieux vaut agir sur le plan diplomatique si on veut de vrais résultats.
Oui. L'action diplomatique, bien sûr, aujourd'hui, la voie de la France au Moyen-Orient, elle n'existe plus. Nous avons émis une proposition d'ailleurs lors de cette réunion, c'est qu'il y ait un engagement plus important pour protéger l'oléoduc Est-Ouest qui permet à l'Arabie Saoudite et au pays du Golfe de livrer encore jusqu'à ce que cetoléoduc soit attaqué. par les autistes, de livrer 7 à 8 millions de barils par jour. Avant la crise, on était à 20 sur les pays du Golfe. Donc il n'y a que deux dérivations, une vers Jumeirah, sur les Émirats Arabes Unis, et l'autre sur le Léoduc Est-Ouest. Il devrait y avoir une coalition internationale pour protéger ces approvisionnements. La voix de la France, là-dessus, malheureusement... 2,41
euros, on sent que la colère sociale va monter encore un peu plus. Vous
appelez les Français à descendre dans la rue, un peu comme pendant les Gilets jaunes. Certains responsables politiques le font, comme Fabien Roussel. Qu'est-ce que vous dites ? Non, moi, je ne pense pas
que la manifestation violente soit une solution à la crise. Moi, ce que j'appelle... Vous étiez aux côtés des pêcheurs. J'appelle les Français... C'était des manifestations très pacifiques. Manifester est un droit, chacun peut manifester. La solution, c'est l'élection. On est à quelques semaines d'une élection qui peut changer le destin de la France. On se rend bien compte que notre pays traverse la pire crise. économique peut-être depuis les années 30, la pire crise politique depuis 1958. C'est pour ça qu'il n'y a pas de manifestation, les gens disent rendez-vous à la présidentielle. Crise démographique, crise sécuritaire, on en a parlé. Donc tout ça ne pourra se régler, mais pas avec des placebos, pas avec des slogans comme...
Si le litre atteint les 3 euros et les spécialistes le pensent avant la fin de l'année, vous pensez vraiment qu'on va tenir sans explosion sociale jusqu'à la présidentielle ? On
ne tiendra pas. Si on ne va pas, dans le sens que nous proposons, passer de la TVA de 20 à 5,5. C'est un moyen puissant de
faire baisser le prix. Tout ça, c'est dans un cadre économique extrêmement contraint. Le Premier ministre a annoncé un effort de 54 milliards d'euros sur le budget pour l'an prochain. Parmi les pistes d'économie, il y a notamment la question des retraités, il y a la question des allocations aussi pour les personnes d'origine immigrée. 54 milliards, est-ce que c'est un effort qui est à la hauteur ? Est-ce que vous dites « ok, c'est le bon effort » ? D
'abord, bullshit, je dirais. On nous annonce un déficit budgétaire aujourd'hui, pour 2026, de 5,5. Ce qui traduit une augmentation depuis 2025 de près de 15 milliards d'euros. Ce qui est gigantesque. L'année prochaine, on nous dit qu'on va revenir à 5%. Donc si je compte bien, de 5,5 à 5, ça fait un demi-point de PIB, ça fait autour de 12 à 13 milliards d'euros. 12 à 13 milliards d'euros de diminution des dépenses publiques, ce n'est pas 54 milliards. Donc déjà... on est dans la grosse ficelle de communication. Parce qu'on nous dit, on va ralentir la hausse. C'est comme quelqu'un qui efface... à un projet pour maigrir, on lui dit, vous pesez 70 kilos, l'année prochaine vous allez faire 85, mais si vous faites un effort, vous serez à 78. Mais il y aura toujours 8 kilos de plus. On est dans cette démarche. Il y a quand
même des mesures très concrètes, notamment une question de carence pour les personnes qui arrivent sur notre territoire.
Oui, il y aurait un délai de carence, demande le Premier ministre, avant qu'il puisse toucher des prestations sociales. Ça, par exemple, ça va dans... Oui, c'est ce
que je demande, c'est ce que nous demandons depuis des années. Je l'ai fait lorsque j'étais président de LR. On a même déposé un texte là-dessus, c'est ce que demande le Rassemblement national. Mais le diable se cache toujours dans les détails. La carence, elle est de trois mois. Pour que cela soit efficace, il y aurait deux solutions. Soit on ne verse pas. de prestations sociales non contributives, c'est-à-dire non contributives, c'est pour ceux qui ne travaillent pas. Ceux qui travaillent, ils payent des cotisations, il est normal qu'ils aient des prestations, et notamment les prestations de santé ou de retraite. C'est logique, on cotise. On reçoit en contrepartie. Mais ce qui arrive, ce qui est le cas aujourd'hui de 90% des étrangers qui rentrent sur notre territoire national. 550 000, il y en a à peu près 50 000, même pas 50 000 qui viennent pour travailler l'année dernière. À eux, on peut légitimement, et c'est aujourd'hui la solution que je prends, dire qu'il n'y a pas d'allocation familiale, il n'y a pas d'allocation logement. On peut avoir une position intermédiaire de dire, comme on le fait pour le RSA aujourd'hui, c'est cinq ans, mais trois mois. Il y a cette question-là. Naturellement, je ne vais pas vous dire le contraire. Je suis favorable à cette décision. Mais c'est quelques centaines de millions d'euros. L'enjeu qui nous manque, ce sont des dizaines de milliards. L'autre gros dossier, c'est aussi
la question des retraites. Est-ce qu'il faut davantage faire contribuer les retraites ? Est-ce qu'il faut aller vers
la désindexation des pensions, selon vous ? Non, j'y suis
totalement opposé. Pourquoi ? Parce que les retraités viennent du monde du travail. viennent du monde du travail. Ils ont cotisé toute leur vie dans une forme de contrat social. Ils ont payé des cotisations et au moment où ils arrivent dans ce temps de la vie où légitimement ils aspirent à des moments de repos, de répit. Eh bien, on vient leur faire les poches. Je trouve qu'il y a d'autres moyens, beaucoup plus efficaces, pour faire des économies que trahir la parole de l'État. C'est grave, trahir la parole de l'État. Ça voudrait dire quoi ? Que les prix augmentent, et ils vont augmenter, l'inflation va repartir avec la hausse des carburants, et que les retraités, notamment les petits retraités, n'auraient pas la même tendance pour vivre au quotidien. Moi, je vois dans ma ville, à Nice... il y a des veuves, il y a des retraités très modestes qui ont beaucoup de mal à boucler leur fin de mois, qui se chauffent au gaz, le gaz vient d'augmenter, va augmenter trois fois en quelques mois, qui ont du mal à se déplacer. –
Éric Ciotti, ça veut dire quoi ? Très concrètement, quand vous voyez les premières pistes avancées par Sébastien Lecornu, en l'état, ce budget, vous le votez ou ne le votez pas ? En l'État, naturellement, si on touche aux retraités, je ne
le vote pas. Si jamais une motion de censure est déposée, est-ce que vous votez une motion de censure ? Nous verrons bien le contenu, mais je serai enclin à voter une motion de censure s'il y a cette disposition contre les retraités.
On disait, il y a la question des retraités, c'est un grand débat de l'élection présidentielle. À quel âge souhaitez-vous fixer cette retraite ? Est-ce que c'est 67 ans ? Ou approche de cet âge-là, comme Édouard Philippe, ou 62 ans comme Marine Le Pen ?
Je crois que la question de l'âge est un mauvais débat depuis des années. Mais
62 ans comme Marine Le Pen, vous êtes à l'aise avec
ça ? Quand j'avais été candidat à la primaire de la droite, c'était en automne 2021, j'étais arrivé en tête au premier tour d'ailleurs, et j'avais perdu face à Madame Pécresse, avec les conséquences que l'on sait par la suite, j'avais porté une mesure en disant... Il faut travailler plus sur la durée de la vie, et je le redis aujourd'hui. Compte tenu de l'évolution démographique, je ne vois pas comment, et de l'état de notre régime de retraite, bien sûr, on ne pourrait pas travailler plus. Mais je ne pense pas que la question soit vraiment celle de l'âge de départ. La question, c'est celle des annuités, comment on fait évoluer ces annuités. Mais ce que je dis, surtout, si on veut sauver notre système de retraite. et notamment notre système de répartition. Il faut lui adosser un système par capitalisation. – Pardon,
mais Éric Ciotti, sur l'âge, ça reste quand même un sujet de désaccords majeurs avec Marine Le Pen. Est-ce que vous pensez pouvoir encore la faire évoluer sur ce plan ou c'est fini, c'est trop tard ?
– Désaccords majeurs, non. Désaccords, oui.
– Sa réforme coûte extrêmement cher. – Nous n
'avons pas voté ensemble à l'Assemblée nationale. Permettez-moi là-dessus d'ouvrir une parenthèse. Et pourquoi on a une augmentation des déficits ?
Juste sur Marine Le Pen, sur l'accord que vous avez avec elle, comment on peut ne pas être d'accord sur un sujet aussi essentiel ? C'est un problème central, non ? Marine
Le Pen n'est pas fermée à ce qu'on travaille, aux propositions que formule l'UDR. pour mettre un étage de capitalisation. Je verrai demain matin Marine Le Pen. Je vais lui faire des propositions sur ce plan. On en a déjà parlé. Elle est ouverte à la capitalisation. En tout cas, elle n'est pas fermée. Ce débat est ouvert. Il y a une question. C'est comment on finance la transition ? Parce que qui dit capitalisation, dit les bénéfices. qui sont sur le moyen et le long terme. Ceux dont bénéficient aujourd'hui les pays qui ont eu le courage, notamment tous les pays de l'Europe du Nord, qui sont assis sur des masses financières extrêmement importantes, qui ont des taux de remplacement très forts et qui ont des retraités... Bon, vous allez peut-être réussir à la convaincre alors, Madame Marine Le Pen. Mais dans un premier temps, et c'est ce qui préoccupe Marine Le Pen, et elle a raison, c'est comment on finance la transition. Nous avons des propositions, mais ce que
je peux dire... Et on continue de développer... Dans une seconde, on se retrouve... Dans quelques secondes, vous restez avec nous. BFM Politique continue. polémique d'ampleur à France Inter. Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs Actuelles, ne fera plus son édito le dimanche. Il l'a annoncé lui-même hier, puisqu'après la grogne d'une partie des salariés, France Inter lui a proposé de transformer cela en débat. Ce qu'il a refusé, il quitte donc France Inter. Il l'a annoncé. Regardez les mots qu'il a employés hier en annonçant justement son départ de la radio publique. Le directeur adjoint de Valeurs Actuelles qui estime, je cite... On ne peut que s'incliner devant cette brillante innovation démocratique, la censure préventive, ce sont ces mots. Comment vous réagissez à cela ? C
'est une honte pour Radio France, c'est une honte pour le service public. Aujourd'hui, qu'est-ce que cela signifie ? Que nous ne sommes plus vraiment dans une démocratie. Puisque quand le service public de l'audiovisuel est pris en otage par LFI... Vous avez vu aussi les communiqués de Victoire hier soir, les tweets de M. Léoman et qu'on sort de LFI. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, Radio France est aux mains de LFI. C'est une opération politique de LFI ? par le contribuable. Moi, ça ne me gênerait pas si M. Mélenchon et son parti finançaient leur radio de propagande. Ce qui me dérange et ce qui constitue un scandale est ce que nous avons voulu d'ailleurs mettre en exergue lors de la commission d'enquête sur la neutralité du service public de l'audiovisuel. J'ai souhaité, et dont Charles Aloncle a été le rapporteur brillant, c'est aujourd'hui de dire pas avec notre argent. Mais où sommes-nous aujourd'hui ? C'est ahurissant. On a des contribuables qui payent. Pour 4 milliards d'euros, on cherche de l'argent dans le budget, sur les retraites. On va faire les poches des retraités et on met 4 milliards d'euros. C'est déjà privatisé par M. Mélenchon. Mais au moins, il faudrait de la clarté. Vous en appelez à qui ce matin ? J'en appelle à la ministre de la Culture. Je ne sais pas si elle était en week-end, peut-être. Quand même, son silence est assourdissant. Que la ministre de tutelle ne réagisse pas pour quelque chose qui va être une tâche. international sur l'image de la France, que le service public de l'audiovisuel, qui plus que n'importe quel autre média, doit être guidé par une forme de neutralité, on l'attend du service public, et bien sombre dans une telle dérive de propagande idéologique. Moi, j'ai souvent rencontré dans les différents médias dans lesquels il a travaillé Charles Sapin, il a été au point, je crois qu'il a été au Figaro parisien. J'avoue que je ne saurais pas vous dire ce que vote Charles Sapin. Mais vous lui demandez quoi, la ministre de la Culture ? Pour moi, c'est comme vous, des journalistes qui font leur travail. Mais là, on veut imposer à des journalistes une vision unilatérale d'extrême-gauche. C'est totalement ahurissant. Qu'est-ce que vous demandez à la ministre de la Culture ? Je lui demande qu'elle remette de l'ordre, qu'elle demande la démission de la direction de Radio France et qu'elle soit garante de la neutralité. Moi, je demande aujourd'hui la démission de la direction de Radio France. Absolument, mais on ne peut pas laisser passer ça. Et le gouvernement ne peut pas laisser passer ça. Autrement, il sera complice.
On évoquait il y a quelques minutes la candidature de Marine Le Pen. On va venir un petit peu dans le détail de la façon dont vous travaillez avec elle, avec Jordan Bardella. Mais il y en a un autre qui nous a presque involontairement annoncé sa candidature jeudi soir sur le plateau de BFM. Il s'agit d'Éric Zemmour. Il nous a confirmé qu'il serait candidat à Éric Zemmour. Qu'est-ce que vous pensez de cette nouvelle candidature d'Éric Zemmour ?
Je n'y accorde qu'assez peu d'intérêt. Voilà, ce n'est pas là où ça va se jouer. Donc, regardons les grands enjeux, les candidatures de témoignage ou de protestation. C'est une
candidature de témoignage, Éric Zemmour ?
Oui, aujourd'hui, ce n'est plus qu'une candidature de témoignage. Alors, vous devrez
se retirer, non ? À quoi sert sa candidature ? C'est son
problème. Moi, je n'ai pas jugé. Il est dans une démarche avec Mme Knafo un peu unipersonnelle. C'est leur problème. Ce n'est pas celui du pays. Mais vous l'invitez à vous rejoindre quand même ? Aujourd'hui, la seule qui peut gagner l'élection présidentielle et mettre un terme au déclin, au déclassement et engager... le redressement du pays, parce qu'autrement, on va disparaître, c'est Marine Le Pen. Éric Zemmour dit que c'est une candidate de gauche. Oui, mais tout ça, ça fait partie des outrances de M. Zemmour. Il est venu à Nice soutenir mon concurrent, M. Estrosi, au mois de novembre dernier. Il avait dit du bien de lui dans la presse, donc je suis habitué aux propos de M. Zemmour. Mais ça peut être un allié ? C'est trop loin, il est parti trop loin. Les électeurs qui votent pour M. Zemmour... voteront au second tour Marine Le Pen. Il n'y a aucun doute là-dessus, parce qu'ils ne s'en tromperont pas de combat. M. Zemmour, lui, se trompe de combat, et c'est grave.
Mais sur le fond, est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Par exemple, il nous a dit qu'il faut expulser les étrangers, y compris ceux qui sont en situation régulière, s'ils sont au chômage depuis un an. Vous êtes d'accord
avec ça, par exemple ? Ce concept de remigration qu'il a développé n'est pas un concept réaliste. On ne fait pas... retourner des Français. Voilà, c'est ce que prône l'AFD en Allemagne aussi. Et c'est totalement irréaliste, délirant. Donc, j'ai envie de dire, soyons sérieux et passons aux choses qui sont réalistes. La vraie alternance, elle ne se joue pas là.
Quand on voit chaque jour certaines différences qui sont mises en avant par les entourages dans le tandem du Rassemblement national. Je vais vous proposer ces deux photos entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Éric Sauti, vous vous sentez le plus proche duquel
Cette question, elle est perfide. Perfide, je ne sais pas, mais on sait qu'il y a des différences. Vous savez, j'ai d'excellentes relations. Ce n'est pas une formule de style. J'ai réalisé en 2024 l'accord historique président de LR où j'ai pour la première fois coupé ou cassé ce mur, coupé ce pseudo cordon sanitaire en disant nous avons plus d'accointances, nous avons plus de points communs avec le Rassemblement national que nous n'avons avec personne d'autre. pour combattre la gauche et l'extrême gauche de M. Mélenchon et pour enrayer le déclin macroniste. Donc j'ai été le dernier président de LR indépendant. J'ai fait cet accord après en avoir longuement discuté avec Marine Le Pen. Vous ne voulez pas me dire duquel vous êtes le plus proche entre Marine Le Pen et Jordan Barbella ? Avec elle, j'ai d 'excellentes
relations. À Nice, aux électeurs, ils en disent quoi entre les deux
? Ils souhaitent la victoire de notre camp. Ils souhaitent la victoire de Marine Le Pen. Ils souhaitent qu'aujourd'hui, la page macroniste qui a mis le pays à terre soit tournée. Et ils ont peur de la page mélenchoniste. Donc ils ne se trompent pas. Ces commentaires sont un peu ridicules. Est-ce que l'un sourit ou est-ce que l'autre sourit un peu moins ? Il y a des différences de fond. Par rapport à la gravité de la situation, moi je travaille avec Marine Le Pen. avec Jordan Bardella, on était avec Jordan Bardella à l'Élysée, on a communiqué tous les deux sur la même position, à la fois dans la Réunion et à la sortie de la Réunion pour demander la baisse des carburants. J'échange avec Marine Le Pen, on est un allié l'UDR. est aujourd'hui le premier allié du Rassembleur national. Nous sommes les seuls, d'ailleurs, dans ces formations de droite à avoir un groupe indépendant à l'Assemblée.
Si Marine Le Pen l'emporte et qu'elle vous demande de la rejoindre au gouvernement, est-ce que vous quitterez la mairie de Nice ?
Écoutez, moi je ferai tout pour que Marine Le Pen soit élue. Oui, d'accord. Parce que ce n'est pas une option, c'est une obligation.
Là-dessus, vous pouvez avoir un engagement plus clair. C'est une obligation.
Pour le reste, ça relève de la politique fiction. Je suis maire de Nice, je suis très heureux à Nice. J'engage des politiques qui d'ailleurs pourront être appliquées au plan national. Ce que nous avons fait à Nice en six mois ouvre un chemin, porte un exemple par Nice. Quand on baisse massivement les impôts. et les dépenses.
Si vous voulez agir, vous ne refuserez pas d'être ministre.
Je resterai maire de Nice. Est-ce que vous avez l'ambition d'être, justement, quand vous voyez porter ces différents dossiers, vous dites ce que je porte à Nice, je peux le porter au niveau national pour Marine Le Pen si elle est présidente. Est-ce que vous avez l'ambition d'être le Premier ministre de Marine Le Pen
? Je crois qu'elle a dit clairement qui serait son Premier ministre, Jordan Bardella, et moi ça me va très bien et je crois que c'est un tandem de la réussite et de l'efficacité.
autre question sur la droite. Est-ce que Bruno Retailleau peut être un partenaire ou alors c'est un adversaire pour vous
J'ai du respect pour Bruno Retailleau. Nous avons longtemps été membres de la même formation politique. Je l'ai battu lorsque j'ai été élu président de LR. C'était en 2022. Je suis inquiet sur son positionnement futur. J'ai envie de lui dire aujourd'hui de nous rejoindre. On voit bien que sa démarche ne prospère pas. il ne peut pas prétendre à la victoire au second tour. Donc là aussi, je crois que le moment est fait pour mobiliser le courage, pour additionner les forces. Et je dis à Bruno de nous rejoindre. Je redoute, je redoute. qu'il soit aspiré par le système qui m'a combattu, celui de Mme Pécresse, de M. Copé, de M. Bertrand, de M. Larcher, et que la pression qui va peser sur lui, elle commence à peser. Vous allez voir, dès le lendemain des élections sénatoriales, les appels au retrait de la candidature de Bruno Retailleau. Je ne suis pas certain qu'il résiste à cette pression et je redoute qu'il rejoigne Edouard Philippe. je lui dis de revenir dans une maison de droite forte. courageuse, audacieuse, et avec nous de renverser la table. C'est ce dont le pays a besoin. On n'a pas besoin de continuer les mêmes discours impuissants, stériles. Le moment est venu de s'attaquer aux impôts, de s'attaquer aux dépenses publiques, de remettre de l'ordre dans la rue, de combattre ce modèle migratoire insupportable. Vous avez été le premier à
franchir le pas, Éric Sautier, rejoint de Marine Le Pen. Est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir, à l'occasion de la présidentielle, un vaste mouvement ? d'élus de droite importants peut-être, qui rejoindraient le RN. Et qu'est-ce que vous leur dites aujourd'hui ? J
'ai ouvert cette voie de l'alliance. Encore une fois, c'est une alliance dans l'indépendance. On a un groupe autonome, vous l'avez rappelé, sur les retraites, et j'en suis fier. Bien sûr que si demain, l'appareil, tout ce qu'il en reste, le peu qu'il en reste, de LR, va à la soupe. d'Edouard Philippe, bien sûr qu'une grande majorité de parlementaires, qu'ils soient sénateurs ou députés, nous rejoindront et je pense qu'ils rejoindront l'UDR parce que nous serons la seule famille d'une droite, d'une droite gaulliste.
Pourquoi vous dites va à la soupe avec Edouard Philippe ? Parce qu'il y a une logique, il est de droite Edouard Philippe.
Il est de droite Edouard Philippe quand il a augmenté les impôts, quand il a fermé Fessenheim. Quand il a augmenté la dette et les dépenses publiques, non. Édouard Philippe n'est pas de droite. D'ailleurs, il vient de la gauche. Il a souvent revendiqué. De la gauche ? Oui, au départ. Vous parlez du
documentaire ?
Ses origines. Il était secrétaire. Il a lui-même revendiqué. Directeur général de l'UMP. En tout cas, il est surtout le dernier avatar. de ce système immobile, impuissant, sans idée, soit en même temps macroniste. Si M. Philippe devait être élu, il faut que les Français mesurent. qu'il serait le dernier coadjuteur du déclin français. Il serait porteur de la continuité du bilan de M. Macron. Sincèrement, aujourd'hui, quand on voit tout ce qui se passe, est-ce qu'on peut se dire qu'on va continuer avec les mêmes ? Ils ont menti aux Français, ils ont trahi. Ce sont les hommes des impôts, des déficits, des normes, de la fin de la puissance nucléaire, du désarmement. du chaos migratoire. On va continuer avec les mêmes. Donc, il n'y a qu'une voie. Il n'y a qu'une voie pour inverser avec courage la tendance. C'est celle que porte aujourd'hui Marine Le Pen. Il y en a certains qui vous
critiquaient en privé, qui aujourd'hui vous disent que vous aviez raison à droite. On le voit de plus en
plus. C'est les cadres du parti. Je crois que ma victoire à Nice a aussi ouvert une voie. Et on montre que quand on gagne... On peut changer le cours des choses. Je le redisais tout à l'heure. Les économies que nous avons faites depuis le mois d'avril à Nice sont impressionnantes. On a diminué massivement les indemnités des élus. J'ai divisé par deux les dépenses de communication. On a remis ces moyens. à la disposition des Niçois avec une baisse extrêmement importante de la fiscalité. On a remis de l'ordre dans la rue. Donc la politique, vous savez, les Français aujourd'hui pensent que la politique ne sert plus à rien. Parce qu'ils ont l'habitude, depuis des années, d'avoir des responsables qui ne font que parler et qui n'agissent pas. On peut démontrer que la politique, elle sert à quelque chose. Justement, il y a quelqu'un qui veut s
'impliquer dans cette campagne présidentielle. On l'a vu aussi, c'est Marion Maréchal. Est-ce que vous souhaitez qu'elle ait une place de premier rang aux côtés de Marine Le Pen ? C'est la numéro 2 derrière Marine Le Pen ?
Bien sûr, ce n'est pas à moi de donner des places dans la campagne de Marine Le Pen. Une candidature, c'est la rencontre. entre, en l'occurrence, une femme, avec le peuple. Moi, j'ai beaucoup de respect et d'amitié pour Marion Machal. C'est à Marine Le Pen de voir la place qu'elle convient de lui donner. Mais après, ce que je constate, c'est que je ne suis pas certain que la plus-value, elle soit de ce côté. Il y a une histoire commune de leur côté. Très bien. Après, il faut que Marine Le Pen voit ceux qui peuvent lui permettre d'élargir son électorat. Vous diriez à Marine Le Pen, il faut que tu t'élargisses ? Pour le second tour. L'enjeu au second tour, c'est de faire plus de 50%. C'est une litote de dire ça. Et donc, naturellement, sur la base d'un socle très puissant au premier tour, parce que les sondages valent ce qu'ils valent, mais lui donnent quand même une force. impressionnante et quasiment inédite depuis des années, depuis le début de la Ve République au premier tour. Maintenant, il faut convaincre pour avoir une majorité de changements au second tour.
– Éric Ciotti, il y a des sportifs qui ont pris la parole cette semaine, qui parlent politique et qui ont suscité le débat. On va parler de Kylian Mbappé, il y a aussi… Teddy Riner qui a expliqué, je cite, que ce qu'il angoissait, c'était la tournure que prend le pays. Ça m'angoisse, même moi, sportif de haut niveau, ça m'angoisse de voir tout ça, la montée des extrêmes, ça me fait flipper. C'était sur Stade 2, chez nos conférences de France Télévisions, et le journaliste lui a demandé qui il pensait, extrême droite et extrême gauche, et il a répondu l'extrême droite, je cite, il faut appeler un chat un chat. Qu'est-ce que vous pensez de cette prise de position et de cette peur qu'il peut ressentir ? Ça fait partie peut-être aussi de ce qui peut empêcher Marine Le Pen de l'emporter, pas sa prise de position, mais Teddy Riner, comme un autre Français, a peut-être peur.
Moi, je vois beaucoup de Français qui flippent surtout de la victoire de M. Mélenchon, qui sont terrorisés par la haine extrémiste qui aujourd'hui se propage et la violence qui est derrière cette haine. Qu'est-ce que vous dites à Teddy Riner ? il a le droit d'exprimer son opinion, on est en démocratie, moi je ne suis pas journaliste à Radio France, donc je ne vais pas dire à M. Teddy Riner de se taire, il dit ce qu'il veut, je ne partage en rien ce qu'il dit, et sa voix, ce n'est pas parce qu'il a un immense talent que je salue, que sa voix est plus pertinente que d'autres.
Vous trouvez déplacé que des sportifs ou des artistes, on peut penser à Alain Souchon qui avait beaucoup critiqué le RN, prennent position fermement dans cette campagne ?
Vous savez, comme il y a une forme de logique médiatique qui depuis des années... années va dans ce sens, et on revient au débat sur Radio France. Ceux qui ont de la notoriété, qu'elle se soit dans le milieu sportif ou culturel, souvent ont tendance à vouloir s'insérer dans le moule de la bien-pensance. Et donc ils abondent, je ne sais pas s'ils... Je pense vraiment ça, mais c'est mieux d'être de ce côté. Ceux qui sont allés souvent de l'autre côté ont subi des conséquences justement parce qu'il y a ce système qui est lourd, qui pèse et qui n'est pas pluraliste, qui est sectaire. Cette voix, je crois que les Français n'écoutent plus ceux qui vivent dans le confort et qui viennent leur donner des leçons. Mais est-ce que vous craignez quand même que ça empêche qu'il y ait des grandes mobilisations ? C'est comme M. Pigasse qui vient donner des leçons bras-dessus, bras-dessous avec M. Mélenchon pour effacer la dette, ce qui a été un message terrifiant pour les marchés. Et puis on voit que ces modes de vie... les juger et sont totalement contraires à ces discours donc on sent là dedans qu'il y a beaucoup d'insincérité
Éric Sotina, un autre qui a pris position, c'est Kylian Mbappé. Mardi dernier, avant un match du championnat espagnol, il a refusé d'enfiler entièrement un maillot de soutien aux habitants de Ceuta, ce territoire, cette enclave espagnole en Afrique du Nord, qui avait été touchée par une entrée massive et illégale de près de 70 000 migrants. C'était à la fin du mois de juillet. Il a expliqué, je cite, qu'il était pleinement solidaire de Ceuta et de toutes les victimes, mais qu'il tenait également à faire un geste et avoir une pensée pour tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles. de votre avis, mais écoutez d'abord ce que nous en a dit Éric Zemmour qui est allé très fort contre Kylian Mbappé.
voit bien que la solidarité je dirais qui naît dans les banlieues, la solidarité islamique pour tout dire. est supérieure à la solidarité française ou même de son pays d'accueil, l'Espagne. Je dirais que Kylian Mbappé a manifestement des solidarités qui nous échappent et qui ne sont pas, qui ne relèvent pas du pays dans lequel il a nationalité ou du pays dans lequel il vit. Et comment vous pouvez dire ça ? Parce que je vois ses réflexions, je vois ses réactions. Il s'engage, il aurait pu se taire. Je veux dire, Zidane ne disait jamais un mot et il avait bien raison.
Alors pareil, on a vérifié Nizidane en 2002, avait pris position face au Front National de l'époque. Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous iriez aussi loin qu'Éric Zemmour en propos de Kylian Mbappé ? – Encore
une fois, je laisse à Éric Zemmour ses commentaires, ils sont souvent outranciers. Voilà, je préfère Mbappé sur le terrain que Mbappé dans le commentaire politique. – Mais vous dites pareil,
il devrait se taire ou pas ?
encore, il dit ce qu'il veut. Ce qu'il a fait choque beaucoup d'Espagnols parce qu'il y a une solidarité de l'Espagne pour les populations de Ceuta qui aujourd'hui vivent un enfer. Il y a beaucoup d'agressions sexuelles et ils en veulent à leur gouvernement aussi. Donc, il n'a pas souhaité exprimer cette solidarité. Moi, je pense et j'exprime cette solidarité. Il faut arrêter de mélanger les genres où on fait du sport, où on fait de la politique. Je crois que ce n'est pas parce qu'on est le plus grand footballeur au monde que cela donne des compétences pour juger et pour donner des satisfaits sites moraux. Il n'a pas plus de qualité pour le faire que n'importe quel citoyen français qui ressent au plus profond de lui-même. Et c'est dangereux quand on a cette notoriété de vouloir influencer sans prétendre. S'il veut influencer, on est dans une démocratie, il faut aller devant l'élection. Vous lui dites quoi ? Kylian Mbappé, présentez-vous ? C'est ça que vous dites ? Mais s'il veut défendre des causes, il peut se présenter, pourquoi pas ? Mais il ne faut pas mélanger les gens.
Plus largement, est-ce qu'il reste un plafond de verre concernant le Rassemblement national ? C'est-à-dire qu'on voit que... Les artistes, les sportifs, etc. ne prennent jamais position pour le Rassemblement National ou presque. Une part des Français, vous les connaissez bien, de droite, in extremis, calent parfois pour voter pour Marine Le Pen parce qu'ils ont peur sur son sérieux. Vous croyez toujours qu'il y a un plafond de verre à faire sauter aujourd'hui et comment ?
Le plafond de verre, on l'a subi en 2024. On l'a subi en 2024 parce qu'il y a eu... Pourquoi aujourd'hui la France est dans le chaos ? Parce qu'au second tour, il y a eu une majorité. qui nous a battus, qui allait de monsieur Wauquiez à monsieur Mélenchon. Tout ce beau monde se sont retirés les uns pour les autres. C'est ça la réalité. Donc à l'Assemblée nationale, il y a eu au second tour, les amis de Wauquiez n'étaient pas contre ceux de M. Mélenchon. Au premier tour, il n'y avait aucun macroniste contre les députés de M. Wauquiez. Et tout ça, ça... Vous espérez que ce coup-là, ça ne se produit pas ? Ça a produit ce monstre. Parce que naturellement, ils étaient d'accord pour garder leur siège, mais ils étaient d'accord sur rien d'autre. Et donc, on a une majorité, une Assemblée nationale, un gouvernement. Les Français ont vu ce que ça a donné. La dette, les déficits, le chômage, les impôts, l'insécurité, le chaos migratoire. Je crois qu'ils n'auront pas envie de recommencer. Je crois que ce plafond, il est brisé.