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de droits ou de privilèges. Nous en sommes maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales. Et pour ce faire, je cède la parole en question principale aux députés de Néligan.
Merci, Madame la Présidente. Ce matin, on lance un avis de recherche. Un avis de recherche pour trouver et fouiller dans le budget caquiste pour trouver une ligne. Une petite note de bas de page pour les 300 millions pour faire avancer HMR, l 'hôpital mis en œuvre heureusement, ou bien, hélas, modernisation reportée. Je leur laisse le choix de choisir les initiaux de HMR. Madame la Présidente, j 'interpelle aujourd 'hui directement la ministre de la Santé. La ministre de la Santé connaît très bien la situation dans laquelle les professionnels du réseau travaillent. Il connaît très bien la situation des infirmières, des médecins et des patients qui visitent par obligation cet hôpital. Cet hôpital est nécessaire, pas uniquement pour les gens de l 'Est, mais pour l 'ensemble des patients québécois. Ma question à la ministre, où ils sont les 300 000 dans le budget?
La
réponse du ministre des Infrastructures.
Merci, Mme la Présidente. En fait, le collègue a beau chercher, en fait, il ne cherche pas dans le bon document. Et les chiffres qu 'il évoquait encore la semaine dernière, comme quoi il y avait 2 ,3 milliards dans le PQI par rapport au projet en question, il manque d 'ambition. On a provisionné bien plus que les 2 ,3 milliards en question. Peut -être une petite leçon 101 du PQI. Deux enveloppes, enveloppes centrales, enveloppes sectorielles. Si on additionne les montants qui sont dans ces deux enveloppes -là, on dépasse largement les 2 ,3 milliards, et je rappellerai. que le Parti libéral avait dans son cas, lui, provisionné 25 millions pour HMR. Donc, les argents sont là. Les argents sont au rendez -vous. Le projet avance. C 'est ce que j 'ai mentionné aux collègues et ça me fait plaisir de le répéter. Dans les prochaines semaines, il y aura concrètement des appels d 'offres qui seront lancés pour débuter des travaux. aménager tout le souterrain, tout ce qui sera en sous -oeuvre, notamment l 'aqueduc, qu 'il faut alimenter en eau, ce futur hôpital -là, mais également un contrat pour l 'aménagement du site. Et ces contrats -là totalisent des sommes colossales. Donc, une question de semaine avant que ce soit dévoilée, Mme la présidente.
Première complémentaire.
Mais franchement, Mme la présidente, il me dit question de semaine. Je l 'invite à regarder les communiqués de presse de son ex -collègue ministre de la Santé. C 'est gênant. C 'est gênant. Son ex -collègue parlait des pépines juste à côté. Mais Madame la Présidente, ce qui m 'interpelle aujourd 'hui, ce qui m 'intéresse, c 'est la ministre de la Santé. Est -ce que la ministre de la Santé est d 'accord de laisser les professionnels de la santé travailler dans des conditions inhumaines, avec des rats et des chauves -series ? C 'est elle que j 'interpelle aujourd 'hui. Et ils sont où les 300 millions? Est -ce qu 'elle est capable de répondre? À
réponse de la ministre de la Santé.
Madame la présidente, contente de savoir que mon collègue député s 'intéresse au fait que ce soit la ministre de la Santé qui réponde à cette question. Effectivement, j 'ai eu l 'occasion de le mentionner à plusieurs reprises. L 'hôpital Maisonneuve -Rosemont, ça fait partie des priorités de notre gouvernement. Et on va continuer. Le projet de l 'hôpital de Maisonneuve -Rosemont n 'est pas en arrêt, n 'est pas en suspens, n 'est pas sur pause. Il est en action. Les équipes sont mobilisées pour continuer de travailler sur leurs différentes étapes, donc pour s 'assurer que les dossiers d 'affaires, etc., puissent progresser. On veut donc continuer d 'avancer ce projet -là, Mme la Présidente. Deuxième complémentaire.
Madame la Présidente, s 'il n 'y a pas les 300 millions, ça veut dire que le projet est en arrêt. Et Mme la Présidente, je sais que vous regardez mon tableau, vous l 'aimez bien. C 'est l 'avis de recherche qui est lancé aujourd 'hui. C 'est l 'élancé...
Et je l 'aime tellement que je vous dis que vous n 'avez pas à montrer ce genre de tableau. Ce n 'est pas un tableau didactique. C 'est une affiche. Et je vous invite à poursuivre, M. le député
de Néliga. Vous avez raison, Mme la Présidente. C 'est une affiche. Mais c 'est une affiche de qui? De la coalition HMR. La coalition demande quoi? Elle cherche comme nous les 300 millions. Donc j 'invite, madame la ministre, ils sont où les 300 millions? Le projet est en arrêt, malheureusement. On ne veut pas de stationnement, on veut des soins. S 'engagent -elles aujourd 'hui?
La réponse du ministre responsable des infrastructures.
Merci, madame la présidente. C 'est une bonne chose que les Québécois aient dit non au Parti libéral en 2022 parce qu 'en 2022, pour l 'année 26 -27, le Parti libéral prévoyait dans son PQI 10 milliards d 'investissements. Dans notre cas, nous sommes pratiquement au double et dans les 10 milliards, c 'était autant pour le maintien d 'actifs. que pour le développement de nouveaux projets dans notre PQI à nous, on met plus d 'argent dans le maintien d 'actifs que le Parti libéral prévoyait pour l 'ensemble de son PQI. Donc, il
n 'y
a pas de commune mesure,
il
n
'y
a pas de comparaison, mais on a, grosement, aurait stagné si les libéraux avaient gagné de nouveau les élections en 2022.
En question principale, je reconnais maintenant la députée de Jeanne -Mance Vigée.
Oui, merci beaucoup, Mme la Présidente. Peut -être si on était encore au pouvoir, on aurait coupé le ruban déjà pour l 'hôpital. Alors, je ne reviendrai pas sur l 'état lamentable de l 'hôpital.
Merci,
Mme la députée.
Alors, attendez, quand je suis debout, vous assoyez. Je vous entends beaucoup trop et de toute façon...
Je ne
reviendrai pas sur l 'état lamentable de l 'hôpital Maisonneuve -Rosemont. Je pense que tout le monde au Québec a vu les images et a pu constater l 'urgence d 'agir. Ce matin, je m 'adresse au ministre des Infrastructures. En 2018, la CAQ a annoncé l 'hôpital. Et depuis, Dieu sait qu 'il y a eu plusieurs annonces. Et rien ne se fait. Depuis, on a arrêté, mais on ne demande pas de couper. On continue à demander de couper. Le CIUSSS a fait son travail et a livré la demande du gouvernement et de Santé Québec. Après huit ans, le gouvernement de
la
CAQ, on était supposé d 'avoir des pépines dans la cour. Et aujourd 'hui, figurez, Madame la Présidente, le ministre d 'Infrastructure, c 'est une mesure que lui -même a mis en place, demande qu 'on optimise les coûts encore de 15 %. Est -ce qu 'il n 'y a rien à lise, le ministre d 'Infrastructure, en demandant ce 15 % -là qu 'on met en péril le projet?
Je pense
du ministre responsable des infrastructures.
Merci, Mme la Présidente. Ce qui m 'inquiète dans les propos des libéraux, un, c 'est le manque de provisionnement qu 'eux anticipaient pour le projet. Je le mentionnais, 25 millions. Ce qui m 'inquiète aussi dans leur discours d 'aujourd 'hui, c 'est de dire qu 'il ne faut pas parler d 'optimisation. Il faut aller avec les projets tels que certains les souhaitent, sans penser à optimiser les coûts, sans penser à de la standardisation. On a réussi, avec Maisonneuve -Rosemont, à aller faire 250 millions de dollars en gains d 'efficacité. Si l 'argent public importe pas au Parti libéral... Je leur rappellerai qu 'avec 250 millions, on peut construire des écoles supplémentaires, on peut développer notre réseau de la santé de façon probante également. Donc, ces gains -là, ils ont été identifiés, ils sont maintenant des acquis, ce qui nous permet de passer aux étapes suivantes. On ne peut pas passer en réalisation tant que les plans et devis ne sont pas complétés et ils ne sont pas complétés. Ça ne veut pas dire que le projet n 'avance pas, il est bien provisionné. des centaines de fois plus que le Parti libéral ne l 'avait fait à leur époque. Et on pourra passer en mode réalisation lorsque les plans et devis seront complétés.
Et
c 'est une étape...
Première complémentaire. Madame la Présidente, les plans et devis ne peuvent pas être terminés parce que le gouvernement ne cesse pas de leur demander de couper. Ça, c 'est une mesure du 15 % que le ministre des Infrastructures a imposé tout récemment et en disant que sans tout foi qu 'on diminue la qualité de nos bâtiments, HMR vous dit que le 15 % que vous demandez, ça va dénaturer le projet. C 'est votre façon de retarder le projet. Êtes -vous capable de nous dire à quel moment ça va passer?
Madame
la
députée,
je
vous rappelle que vous vous adressez à la présidente et non directement à un autre élu. La réponse du ministre.
C 'est très, très inquiétant, Madame la présidente, de voir l 'opposition officielle ne pas soucier de la sage utilisation des fonds publics. Que l 'opposition officielle ne se soucie pas d 'optimisation, c 'est inquiétant. On a, sans toucher au plan clinique, réussi à identifier 250 millions d 'optimisation. On parle d 'écoles que l 'on pourra construire avec ces sommes -là. d 'autres centres hospitaliers qui pourront en bénéficier. Donc, que l 'opposition officielle n 'en fasse pas un enjeu, pour moi, je suis inquiet. Ceci dit, parle d 'échéanciers. L 'échéanciers a été identifiés clairement, réitérés. Patient numéro 1, 2036. Et nous sommes tout à fait dans les temps pour rencontrer...
Deuxième complémentaire. Merci, monsieur le ministre. Il vient d 'avouer que le 250 millions,
il
l 'avait, mais ils ont choisi de le mettre dans la cagnotte. pour la course à la chefferie. Alors qu 'il a cherché le 250 millions, puis il
a
fait avancer le projet.
Attendez, je veux préserver votre droit de parole. Gardez le silence. Monsieur le leader du gouvernement, je vous entends. Alors moi, j 'aimerais entendre la question de la
collègue. Poursuivez. Alors je disais, madame la présidente, le ministre avoue que le 250 millions était là. Ils ont fait un choix de faire un cadeau à le prochain chef de la CAQ au lieu de l 'investir dans la santé de la population. Alors je demande clairement au ministre à quand le projet va passer à l 'étape de la réalisation, puis on va réellement voir les pépines. La réponse du ministre
responsable des infrastructures.
Je suis rassuré, rassuré que l 'opposition officielle ne soit pas au gouvernement actuellement, parce que ce serait drôlement, drôlement inquiétant dans la gestion des affaires et des dossiers de l 'État. Ceci dit, parle d 'investissement en santé. Je le mentionnais d 'entrée de jeu, pour l 'année 26 -27, le Parti libéral, dans son dernier PQI, prévoyait investir 10 milliards de dollars, autant pour le maintien d 'actifs que pour le développement de nouvelles infrastructures. Nous sommes au double. Donc, que l 'opposition officielle, que le Parti libéral ne nous dise pas que nous sous -investissons en santé, ils prévoyaient investir deux fois moins d 'argent qu 'on le fait de notre côté. Avec des résultats probants, depuis 2018 -2019, 405 projets ont été réalisés, Mme la Présidente.
Alors, gardez le silence, c 'est bon pour tout le monde. Je reconnais maintenant, pour sa question principale, la députée de Robert -Bandouine.
Merci, madame la présidente. Hier, le Québec découvrait le parcours en 2023 de Rose et Germain. Forcée de parcourir près de 900 kilomètres, de prendre congé de son travail, de trouver une gardienne et d 'organiser un déplacement en urgence pour obtenir un avortement. Trois ans plus tard, Radio -Canada révèle que le gouvernement ignore encore combien de femmes vivent... Cette réalité faute de services accessibles en région. En 2026, c 'est inadmissible, Madame la Présidente. Ce n 'est pas seulement un enjeu de santé, c 'est une question de dignité et d 'égalité. Les groupes sur le terrain sont clairs. Sans accès réel aux services, les droits des femmes sont bafoués. La ministre reconnaît -elle cette inégalité territoriale et surtout, quelles sont les mesures? concrète qu 'elle va mettre en place pour garantir un accès équitable aux services d 'avortement partout, partout dans toutes les régions du Québec? La réponse de la ministre de la Santé.
Madame la Présidente, j 'ai eu l 'occasion de répondre hier à cette question. La situation des femmes en situation d 'itinérance au Québec est extrêmement préoccupante. Personne ne devrait vivre dans la rue, Mme la Présidente. Et on voit qu 'il y a une montée actuellement, effectivement, de certains groupes, donc des femmes notamment. Vous savez, Mme la Présidente, on le sait tous ici, le moment de la grossesse est un moment qui est tellement important. Tellement important. Puis imaginer qu 'une femme puisse vivre sa grossesse alors qu 'elle est en situation d 'itinérance, c 'est inadmissible, Mme la Présidente. Je suis tout à fait d 'accord. On a travaillé comme gouvernement à mettre en place de plus en plus de logements. et de sites pour accueillir les femmes en situation d 'itinérance. Ces sites -là, il y en a plusieurs qui donnent des services aux femmes en situation d 'itinérance qui sont enceintes, Madame la Présidente. Il faut continuer d 'accentuer les services auprès des sages -femmes, auprès des différentes cliniques communautaires, avec nos médecins. Alors, c 'est important, Madame la Présidente, et on y veille.
Première complémentaire.
Je suis vraiment abasourdie, madame la présidente, parce que la ministre a complètement manqué le bateau. Rose Gervais, là, c 'est pas une femme en situation d 'itinérance. On parle d 'accès aux services d 'avortement en région. Il y a une équité en région. Vous n 'avez pas écouté, vous n 'étiez pas au courant vraiment de cette situation -là. On n 'est pas dans l 'itinérance. Il y a un plan d 'action. Quand est -ce que vous allez le mettre en vigueur?
de la ministre responsable de la condition féminine.
Oui, parfois avec du bruit, madame, c 'est difficile d 'entendre.
Quoi?
Poursuivez. Et tout le monde retrouve le silence. Merci, madame la présidente. Il y a de l 'humain ici. Des erreurs, ça arrive. Donc, je vais revenir sur le cas de Rose. Une situation très particulière pour elle, Madame la Présidente, contrairement à ce que le chef du Parti libéral disait en point de presse hier, ce
n
'était pas volontaire, cette interruption de grossesse -là. C 'est une interruption qui était tragique. Il y a la télémédecine, Madame la Présidente, qu 'on implante partout à travers le territoire du Québec. Peu de temps, Madame la Présidente, je vais revenir sur la complémentaire, si vous le permettez.
Deuxième complémentaire.
On a perdu un temps monumental, Madame la Présidente, avec la Constitution et le fait qu 'on avait inséré l 'article 29. On aurait dû vraiment nuiser le gouvernement vos efforts pour améliorer l 'accès de toutes les femmes au Québec aux services d 'avortement. Parce qu 'il est là l 'enjeu. Vous le savez depuis des années. Qu 'est -ce que vous avez fait? Je vous rappelle que vous vous adressez à la présidente. Qu 'est -ce que vous avez fait depuis votre plan? J 'ai encore... 2024! Qu 'est -ce que vous avez fait concrètement pour améliorer? Alors, c 'est une question de
reformulation, madame la députée. La réponse de la ministre de la Santé et on ne s 'interpelle pas des deux côtés de la Chambre, madame la ministre. Madame la présidente.
C 'est assez difficile d 'entendre le timbre de voix de gens qui crient, qui rient et qui s 'agitent à l 'opposition. Alors, voilà pour la clip que je vais prendre, Mme la Présidente. L 'autre chose, Mme la Présidente, hier, j 'ai fait un scrum, j 'ai été questionnée là -dessus. Ça a passé dans plusieurs médias, la télé. Avez -vous regardé ça? Et j 'ai dit que c 'était inadmissible ce qui s 'était passé. Bien oui, c 'est drôle. Elles sont morts de rire. C 'est drôle, Mme la Présidente. J 'ai dit que ça n 'avait pas d 'allure. C 'est ça que j 'ai dit, Mme la Présidente, et je le répète, ça n
'a
pas d 'allure. L 'avortement doit être disponible dans toutes les régions du Québec, Mme la Présidente. Alors, je n 'ai jamais dit le contraire de ça. Ils prétendent me faire dire des choses que je n 'ai jamais dites. C 'est épouvantable, Mme la Présidente. C 'est terminé.
Tout le monde, silence, je vous prie, je vous entends trop. Il y a une seule personne qui aura le droit de parole maintenant en question principale et j 'aimerais l 'entendre, et c 'est le député de Jean Lesage.
Merci, Mme la Présidente. Écoutez, Glencore empoisonne les gens de Rouyn depuis des décennies. Les gens là -bas doivent se battre pour respirer sans pogner le cancer. Le gouvernement a mis en place des semblants de restrictions en 2023. Glencore menace de fermer la fonderie Horn. Et là, qu 'est -ce que fait la CAQ? La CAQ se plie aux demandes de la multinationale. Elle sacrifie la santé des enfants jusqu 'en 2033. Glencore ne manque pas d 'argent pour garder la fonderie ouverte et protéger la santé des gens. Ils ont fait 295 milliards de dollars US en chiffre d 'affaires l 'année passée. Empoisonner les enfants et faire du chantage au gouvernement, c 'est leur modèle d 'affaires, Madame la Présidente. La CAQ les a laissés gagner à Rouyn -Noranda, comme elle les a laissés gagner à Limoilou. Est -ce qu 'il va falloir faire venir au Parlement, devant les yeux des ministres caquistes, les enfants empoisonnés du quartier Notre -Dame pour réveiller leur cœur et leur raison face aux signes de piastres de Glenport?
La
réponse
du ministre de l 'Environnement, de la lutte contre les changements climatiques. La faune et les parcs. On vous écoute.
Merci, Mme la Présidente. Le collègue du LACAC a laissé gagner Glencore. Moi, je pense que ce sont les citoyens et citoyennes de Rwanda qui se sont exprimés à la dernière élection et qui ont chassé ce discours -là que représentait celui de Québec solidaire. Moi, je regarde les chiffres. Avant 2018, donc avant l 'arrivée du gouvernement actuel, il n 'y avait pas de réelles restrictions pour l 'arsenic notamment, ce qui permettait des moyennes annuelles. Tenez -vous bien, en 1997, 884 ,5 nanogrammes par mètre cube. Dans les années plus récentes, on était davantage autour de 200. 2016, on était à 205 ,3. L 'année suivante, 123 ,3. 2018 -113 .4, nous sommes aujourd 'hui à 45. Pourquoi nous sommes à 45? Parce que le gouvernement a pris le dossier en main. Il a précisé des restrictions qui n 'avaient jamais été. que ce soit pour l 'arsenic, que ce soit pour les autres contaminants et atmosphériques. Bref, c 'est un changement de situation complet par rapport à ce qui prévalait. Et ce dossier -là, on l 'a travaillé avec la municipalité, avec la santé publique et les citoyens.
Première complémentaire.
La situation n
'a
pas changé, Mme la Présidente. L 'augmentation du taux d 'arsenic l 'année passée, c 'est 10 %. La situation n 'a pas changé. Les gens n 'ont pas voté pour pogner le cancer et avoir des enfants qui ont des effets neurodéveloppementaux dans leur croissance et des femmes enceintes qui respirent ces affaires -là. Je trouve que ça n 'a aucun bon sens de dire ça.
Est
-ce qu
'ils
peuvent reconnaître au moins que la direction régionale de la santé publique, de l 'habitabilité miscaminque, n 'est pas d 'accord avec eux et qu 'elle leur dit « vous allez trop loin », ça n
'a
pas de bon sens et c 'est dangereux?
La réponse du ministre.
Le discours de peur, Mme la Présidente, qui n 'a pas sa place. On parle d 'une augmentation.
Je vais reconnaître le leader du deuxième groupe d 'opposition.
Vous le savez très clairement, le discours de peur, on a tout des motifs. On doit retirer.
M. le leader du gouvernement, rapidement, quelle est votre réponse? Rapidement.
Mme la présidente, le député de Jean Lesage porte des accusations près des intentions, Mme la présidente, avec un discours qui est alarmiste, Mme la présidente.
OK, je vais trancher. Merci beaucoup. Assoyez -vous tous les deux. Alors, faire peur, discours de peur, on est dans le même registre. Retirez ses paroles, mais poursuivez, M. le ministre.
Retire volontiers, Mme la présidente. On parle d 'augmentation du côté de l 'opposition de Québec solidaire, mais dans les faits, c 'est une diminution notable au fil des années qui s 'observe. Nous sommes à 45 nanogrammes par mètre cube, ce n 'est pas moins depuis quelques années. Donc, la fonderie se conforme à l 'autorisation. On parle uniquement d 'arsenic du côté de Québec solidaire, alors que les autres métaux sont aussi concernés. Ce qu 'il faut rappeler, c 'est que la très, très grande majorité du territoire de Rouen -Noranda est bien en deçà du 45, et dans certains cas, bien en deçà du 3 nanogrammes par mètre cube. Donc, j 'appelle Québec solidaire à prendre compte...
Deuxième complémentaire.
C
'est
épouvantable, Madame la Présidente. La directrice régionale de la santé publique. Je ne fais que relayer ses propos. Les effets neurodéveloppementaux, les risques de cancers accrus, les enfants, les femmes enceintes, les gens qui ont des cancers pour rien, pour qu 'une multinationale fasse des milliards sur leur dos. C 'est ça qui est en train d 'être permis. Vous avez raison, ça ne traite pas juste d 'arsenic. Vous êtes en train d 'assouplir encore des réglementations pour d 'autres métaux.
Je vous rappelle que vous vous adressez à la présidente.
Vous avez raison. Qu 'est -ce qu
'ils
ont à répondre à ça? Est -ce qu 'ils peuvent reconnaître au moins que ces choses -là, ça vient de la santé publique?
La réponse du ministre.
Avant 2018, à peu près tout était permis auprès des gouvernements qui nous ont précédés. Moi, je vous parle d 'avancée notable. Je vous parle d 'un consensus dans la région. La municipalité, les citoyens souhaitaient cette entente -là avec la municipalité. Il ne voit que du mal du côté de la fonderie. On y voit un vecteur important de développement économique, mais qui ne peut pas se faire à n 'importe quel prix. C 'est la raison pour laquelle nous imposons des conditions qui sont strictes, qui sont respectées et surtout qui sont suivies de façon très rapprochée, autant par le ministère de l 'Environnement, Affaires municipales, Économies.
Il
y
a
plusieurs acteurs en cause qui travaillent ensemble avec la population, avec la municipalité. En
question principale. Je reconnais maintenant le député de Gouin.
Merci, Mme la présidente. Ça me fait énormément de peine de dire ça, mais nos écoles au Québec n 'ont jamais été aussi violentes. Des chaises qui revolent dans les airs, des coups de poing, des morsures, des menaces de mort. Nous ne sommes pas, comme adultes, à la hauteur de notre responsabilité première, qui est d 'assurer la sécurité de nos enfants. La ministre de l 'Éducation, elle, elle a une responsabilité particulière, celle de s 'assurer que dans nos écoles, les gens ont tout ce qu 'il faut pour freiner cette augmentation effrayante de la violence. Hier, j 'ai trouvé la ministre étonnamment optimiste dans sa réaction aux révélations de la presse concernant cette augmentation de la violence. Elle a dit, et je la cite, « Les écoles ont ce qu 'il faut, les ressources sont là. Les ressources sont déjà là.
»
Donc, on ne fait rien de plus? Ce n
'est
pas suffisant comme réponse. Qu 'est -ce que la ministre va faire de plus dans les prochains mois pour arrêter l 'augmentation de la violence?
La réponse de la
ministre de l 'Éducation. Madame la Présidente, ça va me faire un plaisir encore une fois de rectifier les propos de mon collègue. Il
n
'y
a
personne qui est optimiste face à des résultats comme on a vu hier, face à des incidents de violence. Il n 'y
a
personne qui est insensible à ces incidents -là.
Ce
que j 'ai simplement souligné hier et qu 'on a fait d 'ailleurs dans une motion qu 'on a adoptée à l 'unité dans cette Assemblée,
c
'est de dire qu 'il y a des outils disponibles dans le réseau. C 'est une bonne nouvelle.
Est
-ce que le fait qu 'il
y a
de la violence est une bonne nouvelle? La réponse est évidemment non. Mais est -ce que le fait qu 'on a pu donner des outils aux écoles, aux centres de services scolaires pour mieux prévenir, pour mieux réagir, la réponse est oui. Et ce qu 'on a dit dans la motion ensemble, c 'est qu 'il fallait mieux accompagner, mieux former et s 'assurer que ces outils -là étaient déployés adéquatement. On est d 'ailleurs... dans la semaine de la prévention contre la violence, et c 'est important d 'en parler. Ça fait partie de la prévention, de dénoncer ce qu 'on voit dans nos écoles,
d
'expliquer à nos jeunes que ça ne se fait pas, cette violence -là, d 'expliquer à nos jeunes que les autres ont des droits et que ça vient avec des responsabilités, puis que ça prend du respect dans les écoles, et plus que du respect, le respect des lois également. J 'ai eu l 'occasion de donner un atelier. Un atelier est disponible. Mon collègue pourra aller le faire. Il est sur les réseaux. Je pense qu 'il faut en parler, mais on va continuer à travailler parce que personne n 'est insensible.
Première complémentaire.
Un enfant qui est violent, c 'est un enfant qui souffre. Ces enfants -là ont besoin d 'aide. Ça s 'appelle de la prévention et de toute évidence, on n 'en fait pas assez dans nos écoles. Je ne demande pas à la ministre de me parler des ateliers qu 'elle va donner ou des capsules qu 'elle publie sur les réseaux sociaux. Je lui demande de me dire ce qu 'elle va faire de plus en tant que ministre dans les prochaines semaines pour freiner l 'augmentation de la violence dans nos écoles.
La réponse de la
ministre. Mais on est d 'accord. Un enfant qui est violent est un enfant qui a besoin d 'aide et d 'accompagnement. Mais la prévention, on le dit dans tous les rapports, on le dit dans toutes les analyses, la violence dans l 'école comme dans la société, c 'est multifactoriel. Et la prévention est un facteur, un outil, un levier important sur lequel il faut travailler. Et je suis désolée qu 'on dénigre ce qu 'on fait présentement parce qu 'une semaine de prévention de la violence, est -ce que c 'est la réponse? Non, mais est -ce que ça fait partie de ce qu 'on doit faire? Absolument. Et là, on est dans cette semaine -là présentement et ça nous permet d 'en parler la prévention. Et de dénoncer ce qui se passe et d 'outiller les enseignants, d 'outiller les gens sur le terrain pour mieux y répondre, madame la présidente. Deuxième complémentaire.
Juste l 'an dernier, il y a 3400 élèves au Québec qui ont été retournés à la maison. Pourquoi? Parce que leur école n 'avait pas les moyens de les aider. Ces bris de service -là ont triplé en quatre ans. Pourquoi? Parce qu 'il manque de monde pour prendre soin des enfants qui ont des problèmes de comportement et des difficultés d 'apprentissage. Il faut plus de gens en chair et en os pour la faire, cette prévention -là. La ministre, à deux reprises, a été incapable de me dire qu 'elle va en faire plus. Peut -elle aujourd 'hui prendre l 'engagement d 'agir contre la violence?
À
réponse de la ministre. Mais là,
on
vient de changer complètement de sujet, Madame la Présidente. Les bris de service, il faut faire attention. C 'est pas des enfants qui sont violents et qu 'on envoie à la maison parce qu 'on ne
veut
pas réagir. C 'est pas des enfants qui ont des troubles. qui ont des troubles qu 'on en voit. Ce sont des enfants qui ont des problèmes complexes, souvent médicals, pour lesquels même l 'expertise, et on ne parle pas d 'ajouter plus de monde, l 'expertise du ministère de
l
'Éducation n 'est pas suffisante, malheureusement, pour y répondre. Et quand on parle de pré -service,
il
faut compter des fois, c 'est une journée. Des fois, c 'est quelques jours. La plupart de ces enfants -là, après qu 'on ait travaillé avec le ministère de la Santé, qu 'on ait mis des programmes et des plans d 'intervention multifactoriels en place, on les réintègre rapidement. Donc, oui, on y travaille.
C
'est des enfants avec des problèmes très complexes et on va travailler également sur cette situation -là, Mme la Présidente.
En question principale, je reconnais maintenant le député de Tachereau.
La colère à l 'endroit de la ministre de
la
Solidarité sociale et de
l
'action communautaire est grande, Madame la Présidente. Non seulement le communautaire est à bout, mais on apprend aussi que les prestataires de l 'aide sociale sont attaqués par sa réforme à coup nul de la ministre. Récemment, on a pu lire le témoignage de Martine, une femme qui survit avec à peine 200 $ par mois après le loyer. La machine gouvernementale s 'acharne contre une citoyenne qui a déjà payé une dette qu 'elle avait déjà contractée. Résultat, angoisse. nuit blanche et de la peur très réelle de se retrouver dans la rue. Ce n
'est
pas un cas isolé. Les intervenants nous parlent d 'une véritable machine à erreur, coupure injustifiée, des dossiers perdus, appels rejetés par dizaines de milliers et même des cris suicidaires à chaque semaine. plonge des gens dans la détresse. La réforme, ce n
'est
pas de l 'efficacité, c 'est de la déshumanisation. Est -ce que le ministre s 'engage à redonner à nos personnes les plus vulnérables les services dont elles ont vraiment besoin pour vivre dignement?
La réponse de la ministre responsable de la solidarité sociale et de l 'action communautaire.
Merci beaucoup, Mme la Présidente, et je remercie le député de sa question sur le projet UNIR qu 'on a mis en place. un projet de numérisation des dossiers des prestataires. Ce qu 'on a fait, c 'est de faire en sorte de donner un meilleur accès aux services, aux prestataires, de diminuer les délais pour les prestataires pour obtenir ces services. Les prestataires allaient au Bureau de services Québec, devaient avoir à chaque fois l 'ensemble de leurs documents pour aller discuter de leurs dossiers. Dorénavant, ces dossiers sont numérisés. On a brisé les silos entre les régions. Ce qui fait que nos employés, nos spécialistes qui travaillent avec les prestataires, peu importe où ils sont au Québec et peu importe où sont les prestataires au Québec, ont accès au service et on donne réponse à nos prestataires. On a amélioré le service, Mme la Présidente, et ça fonctionne très bien à travers le Québec depuis février 2025.
Première complémentaire.
Madame la Présidente, je tombe en bas de ma chaise. Je ne comprends pas la réponse de la ministre. Dans quel tour elle vit, elle n 'est pas connectée sur le terrain du tout. Je veux dire, elle a exactement le même discours qu 'elle avait lors de l 'adoption du PL 71. Elle disait que cette modernisation très attendue permettra de rendre le régime d 'assistance sociale plus humain, plus centré sur les besoins de la personne. Est -ce qu 'elle a entendu les exemples que je lui ai donnés? Est -ce qu 'elle a lu l 'article? Est -ce qu 'elle entend la détresse des gens qui sont à l 'aide sociale? Son système ne fonctionne pas. Peut -elle le changer?
La réponse de la ministre. Merci beaucoup, Mme la présidente. On a procédé effectivement à la modernisation du régime d 'aide sociale, Mme la présidente, ce qui n 'avait pas été fait depuis 20 ans. Le monde a changé. Le profil des prestataires a changé. Alors, on a rendu le régime d 'aide sociale beaucoup plus humain. On n 'est plus dans l 'espèce de robotique « si tu fais ça, je te coupe, si tu fais pas ça, je te coupe ». On accompagne les personnes. Et cette loi 71, Mme la Présidente, a été adoptée à l 'unanimité par l 'Assemblée nationale. Alors, j 'imagine qu 'il y a quelque chose de bon là -dedans, là, et que notre gouvernement est très à l 'écoute de la population et des personnes qui sont dans une situation plus précaire, Mme la Présidente. Merci. Deuxième complémentaire.
Alors une fois, je l 'invite à aller voir le reportage à Radio -Canada parce que visiblement, elle ne l 'a pas lu. Elle n 'a pas entendu les gens qui sont à l 'aide sociale, qui sont poignés avec ce système -là, avoir des dettes déjà payées à être remises de l 'avant, avoir des gens manqués de services. Elle est où la dignité? Il est où le respect des besoins de la personne? Il est où le gain d 'accès pour les prestataires de l 'aide sociale? Est -ce que la ministre peut faire la seule chose qui s 'impose et revenir avec les agents entités, attitrés aux personnes qui vivent de l 'aide sociale?
La réponse de la ministre.
Madame la Présidente, ce qu 'on a mis en place, et graduellement, dans le temps, et toujours en vérifiant si tout fonctionnait bien, dans la numérisation des dossiers, Madame la Présidente, on est quand même en 2026 aujourd 'hui, un programme, un système qui a été mis en place graduellement, en faisant les sondages auprès des prestataires, auprès des employés aussi, pour voir si tout fonctionnait bien. Le système a été mis en place. À travers tout le Québec, en février 2025, ça fonctionne. Et quand il y a, s 'il y a des enjeux particuliers, on les règle. Et il y a une ligne directe, d 'ailleurs, pour les organismes communautaires auprès des BSQ.
En question principale, je reconnais maintenant la députée de Chicoutimi.
Madame la Présidente, les ressources intermédiaires sont sans entente depuis un an. La ministre, la semaine dernière dans l 'interpellation à laquelle j 'ai eu la chance de participer, a reconnu que les négociations n 'avançaient pas assez vite, qu 'elle souhaitait un règlement rapide. Mais les négociations sont au point mort. Pendant ce temps, depuis plusieurs années, des appels d 'offres sont annulés pour des nouvelles constructions. Il y a encore 5 500 personnes en attente d 'une place. Un sondage mené auprès des membres de l 'Association des ressources intermédiaires effectuée en janvier démontre qu 'une part importante des RI vive des difficultés financières sérieuses, avec des risques réels de réduction de services ou de fermeture si le financement n 'est pas revu. Plusieurs propriétaires souhaiteraient construire, agrandir, mais ils ne le font pas à cause de conditions financières actuelles. La ministre a dit à plusieurs reprises que l 'IRI est un modèle essentiel dans l 'offre d 'hébergement. Est -ce que la ministre peut coordonner ses actions et ses paroles?
La
réponse de la ministre de la Santé. Oui, Madame la Présidente, on le sait, le réseau d 'hébergement de soins de longue durée au Québec, c 'est un réseau qui est important. On a des CHSLD publics, on a travaillé pour conventionner des CHSLD privés. Nous avons des ressources intermédiaires aussi et des ressources de type familial. La question de ma collègue vise vraiment la négociation qui est en cours. pour les ententes qui lient les ressources intermédiaires avec les différents établissements de santé et de services sociaux au Québec. Alors, vous comprendrez, Mme la Présidente, que je ne peux intervenir dans cette négociation ici au Salon Rouge en période de questions. Je ne veux pas nuire à la négociation. Je suis cela de très près. J 'ai été effectivement la semaine dernière, Mme la Présidente, interpellée sur différents sujets en lien notamment avec les aînés. Et j 'ai eu cette question de ma collègue sur les ressources intermédiaires et j 'ai eu l 'occasion de me prononcer au sujet de la négociation actuelle. Ce que je souhaite, c 'est qu 'on puisse arriver le plus rapidement à une entente, Mme la Présidente. C 'est important. Il y
a
des dizaines de milliers de personnes qui vivent dans le réseau.
Madame la Présidente, nous sommes dans un environnement où les RI ont besoin d 'être rassurés, notamment en ce qui concerne la construction de nouvelles ressources. Je vous rappelle les enjeux auxquels ils font face. La complexité du processus d 'appel d 'offres, les enjeux de financement, la rentabilité opérationnelle des projets. Est -ce que la ministre peut s 'engager à donner aux ressources intermédiaires les moyens de leurs ambitions? La réponse de la présidente du Conseil du
Trésor. Oui, merci, Mme la présidente. Alors, le mot -clé dans la négociation avec les ressources intermédiaires... et de type familial, c 'est vraiment l 'accès, Mme la Présidente. D 'ailleurs, on a déjà conclu avec cinq groupes, il y a neuf groupes RIRTF, on a déjà conclu des ententes avec cinq des neuf groupes. Alors, c 'est plus de 60 % des ressources qui sont désormais couvertes par une entente. Et évidemment, l 'objectif, c 'est d 'améliorer les conditions de travail et le soutien aux ressources dans le développement de nouvelles places. Ça, on en est tout à fait conscient. Évidemment, Mme la Présidente, on ne va pas commenter ici les négociations par respect pour le processus.
Deuxième complémentaire. Madame la Présidente, ramenons -nous au sondage qui a été réalisé en janvier. Alors, on parle de problèmes d 'accès. On apprend qu 'en absence d 'une bonification du modèle de financement, seuls 10 % des ressources pourraient maintenir leurs activités. Est -ce que la ministre peut s 'engager à donner les moyens aux ressources de remplir leur mission pleinement?
La réponse de la présidente du Conseil du Trésor. Merci, Mme la Présidente. Écoutez, je le redis, c 'est le mot -clé, l 'accès, dans le cadre des discussions qu 'on a présentement. On a réussi à s 'entendre avec 60 % des groupes, 5 sur 9 des groupes avec qui on a eu une entente. Alors, les discussions se poursuivent, on est bien conscients, l 'accès est compliqué, puis ultimement, ce qu 'on veut, c 'est que les Québécois qui ont besoin de ce type de soins -là soient pris en charge. Alors, encore une fois, comme c 'est souvent le cas dans le cadre de négociations, on ne peut malheureusement pas commenter en cette Chambre par respect pour le processus. Alors, je vais m 'en tenir à ces commentaires généraux sur la question.
En question
principale, je
reconnais maintenant la
députée de Rimouski. Merci,
Madame
la Présidente. Madame la Présidente, au Bas -Saint -Laurent, les patients attendent jusqu 'à huit semaines pour des résultats de radiographie simples. Huit semaines, ça veut dire qu 'un parent va consulter un GMF pour un bras, une douleur au bras pour son enfant. Il va attendre huit semaines avant de savoir s 'est -tu cassé ou pas cassé. Un petit mémonie. Bon, même chose. C 'est inacceptable, c 'est inacceptable ce délai -là en plus parce qu 'il y a une solution qui est sur la table depuis 2024. D 'ailleurs, l 'actuel député de La Prairie, l 'ancien ministre de la Santé, était venu visiter le GMF dans mon comté, avait trouvé que c 'était une bonne solution que d 'avoir du privé et un service de graphie simple dans un GMF pour éviter que les parents aient à se rendre en plus à l 'hôpital, qui est à quelques kilomètres plus loin pour avoir ce service de graphie. On attend une réponse de la ministre. Elle tarde à venir.
Est
-ce que la ministre peut s 'engager à donner son autorisation?
La réponse de la ministre de la Santé. Madame la présidente, je vais être sûre d 'avoir bien entendu cette fois -ci, parce que ma collègue est en arrière complètement. Elle veut avoir mon autorisation pour savoir si je veux mettre du privé avec les GMF. C 'est ce que je comprends de la dernière question, suite à votre longue introduction. Madame la présidente, on est en train de travailler le modèle de GMF. Est -ce que tout le monde est au courant de ça ici? On a eu une entente avec la FMOQ pour faire en sorte qu 'il
y ait
500 000 Québécois, Québécoises qui aient accès à un médecin de famille, qui soit donc inscrit directement à un médecin ou à un GMF, Madame la Présidente, et ça va très bien à ce niveau -là. Il est prévu dans cette entente qu 'on a eue avec les médecins de famille au Québec qu 'on améliore le modèle GMF, Mme la Présidente, notamment pour que les GMF soient plus accessibles, que les horaires soient plus étendus, 7 jours sur 7, de jour et de soir. On est en train de regarder le fonctionnement de nos cliniques IPS au Québec, Mme la Présidente. C 'est ça que je vais répondre à la députée. Donc, les cliniques IPS,
c
'est important au Québec, elles sont capables, nos infirmières praticiennes spécialisées, de faire de la prise en charge.
On
va travailler là -dessus. Claire, complémentaire. Je
vais parler plus fort parce que visiblement, la ministre n 'entend pas les députés indépendants qui sont sortis de sa formation politique. Je vais me permettre de parler plus fort pour Mme la ministre. Ce projet, il est sans coût pour l 'État parce que c 'est du privé et la ministre doit tenir son autorisation. Cette autorisation a été demandée en 2024 au ministre. L 'ancien ministre de la Santé, il a été redemandé à Santé Québec. On nous réfère parfois à la ministre. Je pense qu 'il est temps que vous clarifiez les règles entre vous et Santé.
Ah,
pardon, entre la ministre. De la ministre.
Chut, attendez. On retrouve le silence, je vous prie.
Tout le monde. Madame la ministre. Madame la présidente, écoutez. On veut continuer d 'améliorer l 'accès à la première ligne. D 'ailleurs, la région de Rimouski et le Bas -Saint -Laurent, c 'est une région qui ont fait beaucoup d 'innovation. Puis on s 'inspire d 'ailleurs de ce qui se passe dans le Bas -Saint -Laurent, notamment en lien avec la politique première ligne que je vais annoncer demain. Il y a des très belles choses qui se passent dans le Bas -Saint -Laurent pour améliorer l 'accès. Il y a des médecins qui sont mobilisés. Il y a des belles équipes interdisciplinaires. On va continuer de renforcer notre système public, Madame la Présidente. C 'est ça la réponse. On va continuer de travailler pour faire en sorte de renforcer notre système public. Deuxième complémentaire.
Ce que j 'entends, c 'est qu 'elle veut et la volonté de changer les choses,
c
'est tant mieux. Je l 'invite à venir visiter elle aussi, ce GMF, qui souhaite inclure du privé pour lire des graphismes. Moi, ce que je demande à la ministre, c 'est qu 'elle s 'engage à donner son autorisation. Ce serait une solution simple. Ils attendent depuis 2024 et vous l 'avez dit, ils sont mobilisés et c 'est sans coût pour l 'État.
La réponse de la ministre. Madame la Présidente, c 'est très important que les GMF au Québec aient accès à l 'information, que ce soit les laboratoires, que ce soit la lecture de l 'imagerie médicale. Il y a des ententes de services qui existent actuellement entre des services d 'imagerie qui sont des services publics et certains GMF. Alors, Madame la Présidente,
c
'est à chaque GMF, à chaque CCCIUS, d 'organiser les services. dans leur territoire, Madame la Présidente. Alors, c 'est très important, je le répète, dans le Bas -Saint -Laurent, Rimouski, beaucoup de belles choses qui sont faites en termes d 'organisation de services. Et on va continuer, Madame la Présidente. Moi, je ne signe pas de contrat durant la période de questions. Alors, on va suivre ça de près, Madame la Présidente. C 'est important. On veut aller de l 'avant avec des beaux modèles.
Je reconnais maintenant la députée de Mont -Royal -Outremont.
Madame la présidente, dans le dossier des étudiants internationaux, la CAQ illustre parfaitement son improvisation. Il y avait un enjeu, mais bien circonscrit. Nos cégeps et nos universités ont demandé clairement d 'être exclues des mesures proposées. Et qu 'est -ce que fait la CAQ? Elle n 'écoute pas. Elle s 'entête. des quotas imposés, l 'abolition du PEC. Et pendant ce temps, la ministre de l 'Enseignement supérieur laisse ses réseaux sans défense. Le message qui est envoyé, c 'est que les portes du Québec se referment. Chute des admissions des étudiants internationaux, notamment en région. À l 'UQR, on passe de 10 000 en 2024 à 2150 l 'an dernier. Mauvaise presse à l 'international. Perte d 'attractivité dans une course mondiale au talent. Baisse de notre capacité de recherche. Et aujourd 'hui, compte de l 'ironie, le gouvernement envoie sa ministre en Europe pour recadrer le message. La CAQ a créé le problème, puis aujourd 'hui, elle tente de le corriger. Franchement, c 'est un vrai aveu d 'échec, cette mission. La réponse
du ministre de l 'Immigration, de la francisation et de l 'intégration.
Merci bien, Mme la Présidente. Je pense que l 'intervention de ma collègue démontre que le Parti libéral laissé aller sont très à l 'aise avec ça. Ils n 'étaient pas d 'accord avec la loi qu 'on a adoptée qui permet de reprendre le contrôle, notamment sur des collèges privés non subventionnés qui donnaient des diplômes de très peu de valeur. en anglais, il y avait une industrie de la citoyenneté canadienne et québécoise avec des diplômes arabais, des gens qui étaient appelés directement de l 'Inde pour arriver ici, pour être scolarisés en anglais, des tout petits diplômes. C 'était correct pour eux autres. Bien, nous, on pense qu 'il fallait mettre fin au bar ouvert pour une question de respect de la langue, pour une question de cohésion sociale, pour défendre la valeur de nos diplômes. Et on a adopté une mesure qui est... tout à fait raisonnable, de faire passer de 122 000 à 110 000 le nombre d 'étudiants étrangers sur quatre ans avec prévisibilité et lesquels ont subi cette réduction -là. Pas nos cégems, pas nos universités, pas nos régions. Des petits collèges privés qui avaient vu leur clientèle exploser. Pourquoi? Pour vendre la citoyenneté canadienne. Puis ils défendent ça, Madame la Présidente, c 'est terrible.
Alors, cela met fin à cette période de questions et de réponses orales.
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