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Bien sûr, mais ça fait des mois et des mois qu'on nous dit que le danger c'est Poutine. Et ce que nous craignons sur les Champs-Elysées, ce sont les chars russes qui feraient le tour de l'Arc de Triomphe. On nous dit qu'il faut se préparer à la guerre. Je vous rappelle que quand on a le chef d'état-major qui s'en vient nous dire qu'il faut se préparer à la guerre, ce n'est pas une guerre contre l'Iran, c'est une guerre contre les Russes, qui eux ont très précisément fait savoir quel était leur projet civilisationnel, leur projet culturel, qui n'intègre pas la France. Alors je veux bien qu'on soit plus polonais, ukrainien, lettonien, listoanien, estonien, etc. que français, je veux bien, dans cette perspective européiste qui fait la loi désormais. Mais là, nous avons effectivement des menaces concrètes. Nous avons des cellules dormantes, et je vous le disais tout à l'heure, tous ces gens qui grenouillent dans les milieux des narcotrafiquants, tous les gens un peu jeunes gardes, etc., toute cette milice qui n'attend que ça, c'est une milice qui est au service de la haine de l'Occident. Oui, mais pas forcément au service de l'Iran. La haine de l'Occident, elle est portée par qui aujourd'hui ? Par malheureusement beaucoup de monde. Oui, mais actuellement de manière dangereuse. Oui, mais on ne craint rien. Vous savez, moi, un temps, j'ai voulu faire un livre qui aurait opposé les Iraniens à l'Arabie Saoudite. Je suis allé dans les Émirats Arabes et j'ai vu comment... surgissaient du désert des villes incroyables, avec une tradition culturelle nulle. Je ne veux pas être méprisant. Dans l'hôtel où j'étais, il y avait des photos. On disait, il y a 80 ans, voilà ce que c'était ici. Vous avez des chameliers, des gens qui gardent des moutons, qui sont là avec des toiles de tente. On se dit, effectivement, il y a eu un passage incroyable. Alors que vous avez 4, voire 5 000 ans d'histoire perse. Et donc j'ai été reçu deux fois à l'ambassade d'Iran, il y a plusieurs années, pour voir la faisabilité de ce voyage. Donc il y avait quelqu'un qui urbanait, qui m'écoutait, et puis il y avait quelqu'un qui prenait plein de notes, et puis ça ne s'est pas fait. Mais je crois qu'effectivement, on doit pouvoir reposer aujourd'hui, dans le monde musulman, des chiites, des sunnites, et éventuellement, parmi les chiites, des gens qui ne sont pas pour un djihad planétaire. C'est ça qui est très intéressant, c'est-à-dire qu'on voit d'un seul coup, hop, un missile qui est parti en direction de la Turquie. Il se passe quoi ? Missiles en direction de Chypre, l'Azerbaïdjan, etc. Et autres pays. C'est-à-dire qu'il y a vraiment un problème entre les musulmans. C'est le moment de faire de la politique, véritablement. C'est d'ailleurs ce que faisaient les Israéliens quand ils avaient un certain nombre d'amis qui étaient en train de régler le problème. Pourquoi y a-t-il eu le 7 octobre ? Parce qu'effectivement, il fallait casser ce processus de paix, ce processus d'amitié. Nous en parlerons avec Freud et Einstein tout à l'heure. mais la construction de quelque chose de politique qui permettrait de dire « et si nous baissions un peu la pression ».
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