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Un hangar immense rempli de militaires, un sous-marin nucléaire devant un drapeau imposant de la France, des marseillaises vibrantes. Et au centre de tout ça, un Emmanuel Macron à l'allure sévère et au punchline digne d'un chef de guerre. Pour être libre donc, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant. Ce lundi de mars, rien n'avait été laissé au hasard sur la base militaire sous-marine de l'île Longue en Bretagne. Venu faire un discours sur la dissuasion nucléaire de la France, le président s'est exprimé juste devant le téméraire, l'un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de la France. Un seul de nos sous-marins, tel que celui derrière moi, emporte avec lui une puissance de frappe qui équivaut à la somme de toutes les bombes tombées en Europe.
pendant la Seconde Guerre mondiale. Une prise de parole spectaculaire qui survient à 48 heures après le début des attaques israélo-américaines en Iran, mais qui se préparait minutieusement depuis plusieurs semaines déjà. Depuis la fin du mois de janvier, milieu du mois de janvier, fin du mois de janvier, ce sont les conseillers les plus proches du chef de l'État qui se sont attelés à la préparation de cet événement. C'est un site hyper fermé, donc on ne peut pas faire n'importe quoi. Et donc voilà, il y a eu plusieurs allers-retours pendant plusieurs jours, plusieurs semaines. Sur place, tout à vite.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
scrupuleusement mise en scène jusqu'à l'arrivée même du président dans son avion survolant le mont saint michel entouré de quatre rafales c'est un moment où il faut rappeler à nos alliés et à nos adversaires qu'on existe que on va devoir compter
avec la France. Chaque plan filmé était pensé pour s'adapter aux contraintes du lieu et donner le rendu le plus impressionnant possible. Le réalisateur, il doit montrer un peu ce que le spectateur regarderait. Là, l'endroit est assez grand, assez majestueux. Ce sous-marin est énorme. La base est très grande. Donc, on utilise une grue qui permet d'avoir un plan large en mouvement.
et qui permet de décrire le lieu avec des plans qui sont un peu aériens et qui sont assez esthétiques. L'objectif était donc clair et défini, présenter un tableau guerrier imposant, montrant la puissance militaire française. Tous ceux qui auraient l'audace de vouloir s'en prendre à la France savent le prix insoutenable.
qu'il y aurait pour eux à payer. Mission réussie puisque l'image a marqué les esprits aussi bien en France qu'à l'international. Tout l'état-major est derrière la France et derrière le président. On est vraiment dans une démonstration de puissance nucléaire. Et ça marche parce que les Américains nous voient. On est en train d'établir avec tout ça un nouveau rapport de force avec UNO. Alliés avec un point d'interrogation américain. Un message pas franchement subtil, mais efficace donc, et qui s'impose ces derniers mois dans la communication du président. Il y a quelque chose qui est nouveau, dans le ton, dans la forme, mais aussi sur le fond. Depuis le discours de Davos, d'Emmanuel Macron avec le for sure et les lunettes de soleil.
For sure. Très macho, très viril, en train de dire, nous on est comme ça, for sure, mais on est quand même un continent extraordinaire. Le ton est plus agressif, plus impertinent, il existait déjà auparavant, mais ces derniers mois, il s'affirme, il se répand un peu partout dans notre communication diplomatique. Comme en janvier dernier, sur la base aérienne 125 d'Istre, où Emmanuel Macron, toujours derrière ses lunettes de soleil, avait observé un défilé d'avions de l'armée de l'air. C'est une mise à niveau, parce que ça fait longtemps que nos adversaires...
américains s'ils deviennent des adversaires, chinois qui en sont peut-être, russes qui en sont certainement.
communique de la même façon. Toujours dans la même dynamique, Emmanuel Macron s'est de nouveau exprimé le 3 mars, lors du 20 heures du journal télévisé, au lendemain de son discours à Lilong. Évoquant le conflit en cours au Moyen-Orient, le président de la République a annoncé l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle vers la Méditerranée. C'est la République islamique d'Iran qui a une nouvelle fois, en janvier dernier, donné l'ordre de tirer sur son propre peuple. Les États-Unis d'Amérique et Israël ont décidé de lancer des opérations militaires.
Elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons pas approuver. Il reste que l'histoire ne pleure jamais.
Les bourreaux de leur peuple. Cette fois-ci, le cadre était un peu plus classique, c'est vrai. Mais là encore, rien n'avait été laissé au hasard et surtout pas les objets dispersés sur le bureau. Effectivement, lorsque le réalisateur place ses caméras, généralement l'image est vraiment maîtrisée. Donc si on laisse un livre, si on laisse une photo, c'est contrôlé à la fois par le réalisateur et aussi par les services de communication de l'Elysée. Plusieurs symboles évoquaient le monde militaire et présentaient une nouvelle fois Emmanuel Macron en chef des armées en plein travail. Des dossiers empilés, une figure...
de soldats napoléoniens, des badges habituellement accrochés aux uniformes militaires, et en arrière-plan, une lanterne de mineurs, comme une référence à une source de lumière au milieu de l'obscurité. Emmanuel Macron, il ne faut jamais oublier que c'est lui le chef des armées, c'est lui qui détient la clé, les codes nucléaires, donc bien sûr que ce genre de séquences comme ça, très viriles quelque part, elles prennent encore plus de poids dans le moment stratégique, politique, géopolitique que nous...
Dernier symbole placé bien en évidence, un recueil de poèmes intitulé Résider sur la Terre, écrit par Pablo Neruda, un célèbre auteur chilien, notamment connu pour son opposition à l'interventionnisme américain. Une manière supplémentaire pour le président de la République d'affirmer que la France reste indépendante et qu'elle a les capacités d'assumer ses propres choix. Toute une imagerie de montée en puissance de la France qui au fond dit peut-être qu'on n'a pas été consulté sur l'attaque en Iran parce que le fond du problème c'est aussi ça.
en ce moment. Mais on est une puissance, il va falloir compter avec nous. Et de ce point de vue là, le message est bien passé. On n'est pas en guerre, mais on se tient prêt.