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Dans cinq semaines exactement, les Béninois iront aux unes pour choisir le nouveau président de la République. Mais pour le moment, il n'y a pas encore de projet de société. Les Béninois ne savent pas sur quelle base élire le nouveau président de la République. Eman, vous avez connaissance des projets de société des deux candidats ? C'est comme si Eman vivait dans une bulle. Non, Eman n'a pas encore connaissance des projets de société des deux candidats.
Tout ce que nous savons, nous savons qu'il y a un document qui a été lancé qu'on appelait Vision Béné-Alapie à 2060. Et donc, nous disons que c'est peut-être la boussole. Et étant donné que c'est la boussole désormais, est-ce que le projet souhaité des deux candidats va... va s'écarter de cette boussole-là, je ne pense pas. Mais cela dit, ce n'est qu'une vision. En temps normal, pour une élection présidentielle, à pareil moment, des années antérieures, changement de régime oblige, on avait déjà en main des documents, projet de société, vision, objectifs, objectifs à court, moyen et long terme, les moyens pour atteindre ces objectifs-là, les perspectives et tout, on les avait déjà sous la main. Mais il se fait que malheureusement, pour cette élection, à cinq semaines du 12 avril, on ne sait pas encore ce qui va se passer. Alors même que les tests disent que c'est les deux candidats venus en tête au premier tour qui vont au second tour, ça veut dire que nous allons au 12 avril, un premier tour qui va se jouer avec le second tour en même temps. Donc on espère que d'ici quelques jours encore que les gens puissent sortir quelques plus d'informations afin que nous puissions avoir...
Vigila, on sait quand même que M. Rumiad Wadaïen, lui, il est candidat de la majorité, donc candidat de la continuité. Mais logiquement, Paul Moukoua devrait quand même sortir depuis pour donner sa vision de comment il devrait gérer le Bénin à partir de 2026.
Oui, Paul Rompé, comme vous dites, c'est lui qui a normalement plus à faire puisque c'est lui qui doit démettre, on va dire, celui qui est en place ou le système qui est en place, qui veut continuer. Et donc, vous avez raison de poser la question. On ne voit pas Paul Rompé encore moins son projet de société. Il faut dire que même si la campagne n'est pas encore lancée, normalement, c'est la période où on a connaissance, n'est-ce pas, des projets de société. La campagne ne sert qu'à ventiler cela davantage, à aller dans les détails, n'est-ce pas, à pouvoir échanger les idées les uns avec les autres et avec les populations. Donc, on est en plein dans la période où, normalement, on connaît les projets de société. Je me rappelle, je crois, pour l'élection 2011. L'élection 2011. Mathias, avec un certain nombre de Béninois intellectuels, avait fait confectionner, en 2011 ou 2016, je me rappelle très bien, grâce à un autre organisme ou une organisation, les projets de société en documents des principaux candidats à l'époque. Et donc, cela s'était fait bien avant la campagne. C'était la période, d'ailleurs. Normalement, dans une société où la force reste d'abord aux idées, c'est la période où on vend les idées, où on dit, voilà tel que nous pensons le Bénin, voilà ce que nous proposons, quitte aux citoyens, quitte aux électeurs d'arbitrer. Donc, il faut dire que... Tout a changé, tout a normalement changé parce que ça non plus ce n'est pas une norme ce qui se passe. On devrait pouvoir connaître qu'est-ce que chacun veut aller vendre, qu'est-ce que chacun propose aux Béninois et c'est sur cette base, n'est-ce pas, que... Les débats devraient se faire déjà. Et après, les choix, n'est-ce pas ? Donc c'est anormal, comme beaucoup de choses, comme même la manière dont les élections se déroulent. Emmanuel disait tantôt que le premier tour va, le second tour va se jouer déjà au premier tour. Est-ce que dans le Bénin d'aujourd'hui, avec 14 millions de personnes, vous pensez, vous trouvez normal qu'on en soit à deux personnes ? deux individus, deux citoyens seulement, qui soient proposés comme choix aux Béninois au nom des lois, des lois qui ont exclu, non seulement pour l'élection présidentielle, mais pour les différentes élections qu'on a connues, avec toutes les agitations, toutes les contestations qu'on a connues juste là. Est-ce que c'est normal ? Donc, cela se retrouve, votre question. Et je suis d'accord en bonne fois avec vous que vous la posiez, ce qui se retrouve dans le contexte d'anomalie généralisée que le Bénin vit, que le Bénin connaît depuis quelques années.
On ira candidat par candidat puisque les contextes ne sont pas les mêmes. On va rester toujours avec Paul Hongkoua. Est-ce que le candidat dit de l'opposition n'est pas à coup d'idée, c'est pour ça qu'il n'a pas un candidat, sinon il n'a pas une société ou bien n'est-ce pas qu'il est dans la logique des gens qui pensent qu'il a un fait valoir ?
Non, je pense que le contexte comme l'a expliqué Vigile n'est pas le même que pour les élections antérieures. En 2011, on avait déjà, c'était le chaos sous Bonillaï. En 2016, Patrice Alloi a pris le pouvoir. Mais déjà en 2015, fin 2015, on avait déjà les projets souhaités des candidats qui, des potentiels candidats à l'époque, même Bonillaï au pouvoir, avaient déjà. disait à peu près ce qu'il allait faire. C'est d'ailleurs pour ça que, non, je pense que ce n'est pas ça. Plutôt, Lionel Sissou avait des actions pour la société. C'était une manière de refroidir avec ce qui est là, mais c'était plus ou moins caché, de toute façon. Alors, donc, aujourd'hui, je vois que Paul Bouncouin, vous voyez, on est aujourd'hui, comme l'a dit Bégis, le contexte anormal dans lequel l'État tient un peu les cordons des bourses. des candidats. Aujourd'hui, il n'y a plus de philanthropes qui soutiennent une candidature. Il n'y a plus de gens qui restent tapis dans l'ombre et qui soutiennent également des candidatures. De sorte qu'aujourd'hui, Paul Moufait devra attendre encore le financement public de l'État au parti politique afin de pouvoir agir. Est-ce que ces financements, est-ce qu'il les a comme cela se doit ? Parce qu'on dit une mission des hommes et des moyens. Est-ce qu'il a aujourd'hui les moyens de sa politique ? Il a beau peut-être vouloir soumettre un projet souhaité aux Béninois, mais est-ce qu'il a les moyens aujourd'hui de faire concevoir ce projet souhaité là-haut ? Est-ce qu'il attend peut-être de, je ne sais pas, est-ce qu'il attend d'avoir des gros moyens ? Est-ce qu'il attend le bon moment pour sortir ? Mais le bon moment, c'est celui-ci. On devrait déjà à cette époque, à cette période-ci, avoir déjà des projets souhaités des candidats. Mais malheureusement, ça ne se fait pas pour mon père. Aujourd'hui, il n'est pas forcément le faire valoir, puisque ces derniers temps, il a pris certaines positions qui montrent quand même que l'homme a pris de la langue, qui montrent que l'homme a pris un peu de... il a pris un peu de la force, qu'il est en train de revoir sa position. Parce que justement, ce que les jeunes ne savent pas, c'est qu'ils refusent de gagner 20 millions. Si jamais Paul Mouret, si les élections de 12 avril, les électeurs... Arrivé à choisir Paul Mouper le 12 avril, je ne vois pas que Paul Mouper a dit que c'est Wadaï qui a gagné, ce n'est pas évident. Donc oui, on a beau taxer Paul Mouper de faire valoir, on a beau le taxer de quelqu'un juste qui est là pour faire passer une mission, mais attention, le pouvoir, quand ça vous tombe sur la tête, c'est comme ce fétiche-là, qui s'en parle de vous et qui vous fait monter sur des airs. Donc, je pense qu'en réalité, cette affaire de faire valoir, je ne partage pas ça. Pour moi, Paul Moupert, il est peut-être dans des stratégies, mais il est certainement à court du moyen, parce que celui qui tient le cordon de la force est là, et comme on le dit, la main qui en donne généralement. Vigile, je vous pose la même question, Paul Moupert est-il un fait valoir, ou bien, je vais plus loin, pensez-vous qu'il pense que tout est joué, c'est pourquoi lui-même ne se dérange pas pour sortir un projet de société ?
Bon, mettons les choses au clair. Un projet de société n'est qu'un document, un document de quelques pages. Donc, il ne s'agit même pas encore de déployer des moyens, non. C'est vrai que pour le rédiger, on a besoin, n'est-ce pas, d'un certain nombre d'expertises, d'expertises de consultation. Vous devez pouvoir solliciter des gens dans différents domaines. Donc, des moyens. Non, attendez. S'il n'en a pas encore, ce n'est pas le moment. Normalement, ce n'est pas le moment de rédiger le projet de société. On doit l'avoir rédigé déjà. Vous avez dit sa politique. C'est ça. Ce mot politique résume le projet de société. Quelle est ma politique en matière d'éducation ? Quelle va être notre politique en matière de sécurité ? quelle va être notre politique que nous allons mettre en eau pendant 5 ans, pendant 7 ans de notre mandat en matière d'eau, en matière de ceci, cela. C'est ça. Donc, ce n'est pas le moment d'aller chercher les moyens pour écrire, pour rédiger un projet de société. Vous l'avez déjà rédigé. Normalement, le document doit être prêt. En ce moment, on est, retenez bien, à moins de deux mois du scrutin, pour ne pas dire un mois. du scrutin. Donc, ce n'est pas le moment d'aller dire, bon, venez aider moi à rédiger un projet de société. Donc, normalement, dans l'opinion, même si on ne fait pas encore de la publicité autour, le document doit être déjà disponible. Et ce qu'on dit, cela vaut pour l'ombre, cela vaut également pour la mouvance, parce que Bénin à l'affaire 2060 dont vous parlez, moi, je ne vois pas cela comme un projet de société. D'ailleurs, on ne nous dira pas que c'est un projet de société et on n'a pas dit que c'est un projet de... de société. Cela vient en continuité de Bénin à l'affaire 2025, qui est déchue donc en 2025. C'est normal qu'on ait un autre plan de perspective et c'est ce qui a été fait. Du moins, c'est ce que je pense. C'est ce qui devrait être. Ce n'est pas à confondre avec un projet de société. Donc, Paul Joumper est en retard. Comme Wadaï est en retard. Et tout ça, c'est anormal. Et nous comprenons juste que tout est anormal depuis. On n'est plus dans une société où ça discute, où ça débat, où ça propose. On n'est plus en démocratie comme on la connaissait. Et donc, c'est ça qui court, tout simplement. Paul Lumpur, oui, il a besoin de moyens pour rédiger une société, mais ce n'est pas autant de moyens qu'il en a besoin, par exemple, pour faire une campagne. Donc, on ne peut pas nous dire que c'est à cause de moyens. qu'il n'a pas rédigé le projet de société. Ou du moins, peut-être qu'il l'a rédigé, mais qu'il l'a gardé. Parce que vous vous souvenez, quand il y a quelques jours, j'ai reçu Fred Renou, il avait commencé par ébrouiller quelques plans ou quelques lignes de son projet, disait-il. Et moi, je lui ai dit, mais il n'a jamais parlé jusqu'à là de projet de société. On ne connaît pas son projet de société. Et il disait de prendre patience, n'est-ce pas ? il va venir en parler. Prendre patience, vous comprenez encore une fois que c'est le contexte. Dans un contexte normal, dans un contexte de compétition, de concurrence, c'est du pain béni qui vient parler, qui fait, qui vient parler, ou plutôt de son société, qui convainc. Donc aujourd'hui, on n'est plus dans un contexte où il faut convaincre qu'on connaît déjà son sort. Et Paul, on peut sans doute connaître son sort, même s'il peut rêver, il peut rêver que le contexte va l'amener. Mais son silence en ce moment est... Il m'en fait bien de le voir. Moi, j'assimule ça effectivement au défaut de ressources, n'est-ce pas, pour la présidentielle. Mais encore une fois, ça n'a pas besoin, un projet de société n'a pas besoin autant de ressources que demanderait une campagne. Ça, c'est une autre affaire. D'ailleurs, dans la campagne, ce n'est pas le projet de société que vous allez vendre. Donc, c'est de ça qu'il s'agit.
Et madame Aniambosou, absence de prix de société. Et donc de 2006, où on n'avait pas besoin de parrainage pour être candidat, tout ce qui était potentiel candidat ou qui rêvait du voteur présidentiel avait déjà les moyens et qui travaillait déjà en douce et en sourdine pour se doter de projets de société. Mais aujourd'hui, qui pouvait croire qu'effectivement Paul Goubert aurait eu... pour pouvoir être présents à cette élection. Vous voyez, c'est que nous sommes d'un côté où tout doit se négocier. Donc, moi, je comprends aisément que Paul Rupert, dans cette prudence-là, n'ait pas pris des précautions pour déjà commencer par doter le Bénin en projet de société. Vous comprenez ? Et même là encore, VGF vient de vous rappeler que pour rédiger la projet de société, il faut faire appel à des expertises. C'est vrai qu'il a commencé par dire côté insécurité, voici ce que je compte faire. Les désignés politiques doivent rentrer parce que quand les gens prennent cet aspect de la chose comme étant un épiphéromène, je dis non, parce que ça participe de la vie en communauté qui caractérisait le Bénin. Donc pour moi, ça peut être un gros point de ralliement des électeurs. Par exemple, pour les enseignants, je veux faire ceci. Nous savons que le monde d'enseignants aujourd'hui est un monde qui a quelques soucis avec les AME. Je vous ai dit dans une autre émission que j'ai des soucis avec aspirants au métier d'enseignant. On ne peut pas aspirer à métier d'enseignant alors qu'on enseigne déjà à nos enfants. On aurait pu dire à gens occasionnels de l'État. On aurait pu dire, je ne sais pas, enseignant, je ne sais pas. En situation, on pourrait trouver autre chose, mais aspirant du sport d'accord. Aujourd'hui, vous avez suivi avec moi qu'avant hier, on nous a dit que l'artiste véninois est désormais doté d'un cadre critique. Mais pour moi, ça partit des prémices de ce que sera l'action du projet sur le décès de Patrice, notamment si c'était Romain Wadaï qui est élu. Mais à l'opposé, par exemple, Paul Loupé pouvait venir et dire, voici ce que je propose comme cadre juridique pour les journalistes. Parce que nous, c'est vrai, on parle souvent des autres, mais on oublie que nous-mêmes on a des soucis. Le journaliste aujourd'hui, quel est son cas juridique, quel est le cas juridique tracé pour le journaliste ? Est-ce que c'est la convention collective qui a voté depuis tel nombre d'années, qui en même temps voté, est déjà à bord ? C'est ça qui va s'appliquer encore à un journaliste avec quoi comme train de vie ? Et donc je pense que, oui, Paul, on peut avoir tout ce qu'il faut comme idée, tout ce qu'il faut comme inspiration. Mais je crois qu'il a besoin forcément de ne pas trop vite agir, parce que nous sommes dans un contexte où tout se négocie. Je pense que c'est sous la base de ça que moi je dis aujourd'hui, oui, Paul Mouper, on ne lui jettera pas la pièce. Je vais lui dire bien de ne pas lui jeter la pièce non plus, et de reconnaître à la fin qu'il a besoin de ressources pour pouvoir faire ce que nous avons. Il faut tenir compte du contexte qui a véritablement changé, qui s'est mué désormais dans le contexte où on se supprend d'ailleurs de savoir qu'il y en a qui en accord. J'ai imaginé qu'un document qu'on accorde, dans un temps normal, tous ceux qui ont accordé par un âge à Paul Rompé devraient se retrouver derrière, puis dire, écoutez, nous, on soutient la candidature, au moins, pour montrer qu'on soutient, qu'on a soutenu ce candidat. Donc, le contexte a vraiment changé, et moi j'entends que c'est ça qui me fait dire que oui, on attend des projets sociétés, mais est-ce qu'on en aura ? un peu comme Fred nous l'a fait sur une émission de Crystal News et tout, encore que là, et il faut bien d'autres personnes pour aider Paul qui nous fait dans cette émission-là.
Vigile, on va même aller au-delà des projets de société. Est-ce qu'aujourd'hui, ce n'est pas parce qu'on sait que les dés sont pipés complètement, on sait probablement qui sera le président de la République et donc on veut jouer sur le taux de participation. Est-ce que ce taux de participation ne pourrait pas être, je ne sais pas comment dire, quelque chose qui devrait permettre aux Béninois d'aller voter ? Donc les projets de société devraient quand même essayer de faire partie de ça.
Oui, vous avez raison. Normalement, le projet de société le plus attractif, c'est ça qui devrait pouvoir mobiliser les citoyens, inciter les lecteurs à sortir, à aller voter dans un contexte normal. Encore une fois, il faut le préciser. Mais encore une fois, le contexte n'est pas normal. Vous n'avez jamais entendu au Bénin, on a supplié pour que le taux de participation soit conséquent. Moi, je n'ai jamais entendu ça. Il y a une campagne sur les réseaux sociaux. On invite les communes à aller voter massivement et la meilleure commune sera dotée. Mais c'est ce que je dis. On n'avait jamais entendu ça. Vous voyez, ça devient le prix de la meilleure commune. Il y a eu le plus fort taux de participation. On n'avait jamais eu ça. Et tenez-vous bien, cette campagne-là a ses objectifs également. L'objectif, c'est de pouvoir secouer... les ordinateurs de la Sénat et vous verrez que, effectivement, le taux va être élevé. Vous comprenez, vous sous-entendez ce que je sous-entends. Et donc, c'est ce qui va arriver. On m'a dit, bon, on a fait campagne et les gens sont effectivement sortis, même s'ils ne sont pas sortis. Et voilà pourquoi on a donné cela. C'est aussi simple que ça. Vous verrez, ça ne mentira pas. Moi, je vous prie de, même si vous ne voulez peut-être pas aller voter, au moins sortez, voyez l'ambiance dans les bureaux de vote, regardez l'ambiance autour des bureaux de vote et attendez le taux que la Sénat va proclamer pour voir les effets, n'est-ce pas, de cette campagne d'aujourd'hui-là, à savoir, sortez, meilleurs communes, voici votre prix, et si, ceci, cela. Le contexte n'est pas normal. Et quelle que soit la campagne qu'ils feront, je ne vois pas ce qui va déterminer, parce qu'on ne dit pas encore ce qui va déterminer les béninois assortis. Ce qui aurait pu déterminer les gens, c'est encore une fois un projet de société sérieux, dans un contexte de liberté de campagne, dans un contexte de liberté d'élection, dans un contexte où on est véritablement en compétition, on est véritablement en concurrence, dans un contexte qui n'est pas si loin. Il a 10 ans, c'est dans ce contexte, n'est-ce pas, que certains. Patrice Allon, on a dit 10 ans, c'est à côté là, était le black ziné d'hier, est venu compéter avec ceux qui étaient sur le terrain, surtout avec le candidat du parti au pouvoir de l'époque, et de gagner. C'est ce contexte qu'il n'y a plus aujourd'hui, et c'est ce contexte-là qui éloigne les électeurs des urnes. Et il n'y a pas de campagne aujourd'hui qui les instituerait assorties. Et ça n'existe pas. Ça n'existe pas. N'est-ce pas ? Donc, oui, il n'a pas de projet de société. Et Paul Rompé attend les ressources. Il a la même tendue, mais personne ne lui donnera rien. Personne ne lui donnera rien parce que, eh bien, on sait déjà son sort d'avance. C'est comme ça, tout se tient dans la vie. Et moi, je prends Emmanuel à témoin. Ce n'est pas que ça. Les journalistes, les rédactions, ce que vous glagnez quand il y a l'élection, c'est ça que vous glagnez aujourd'hui. C'est ça. Et je parle des journalistes, je parle des rédactions, parce que nous, c'est une émission de journalistes. Je parlerai même des acteurs politiques. Je parlerai des acteurs de la mouvance, à commencer par eux. Les acteurs de la mouvance, c'est comme ça. Les ressources, on a formé l'équipe de campagne. Mais l'équipe de campagne aussi a la main tendue comme le Port-Loupé ou du Mouéau, ils attendent. Ils sont là, ils attendent qu'on leur donne les ressources, comme ils avaient attendu pour les communales, comme ils avaient attendu pour les législatives. Et c'est quand on a baigné de bosser un tout petit peu comme un robinet à la solde de la Soneb, n'est-ce pas ? Et donc, c'est ce qui va se passer également. Quand l'on peut, à la limite, celui qui lui a donné le parrainage, qui a vu que c'est lui qui est le plus compétitif pour pouvoir ne pas battre son candidat, ce n'est qu'à celui-là qu'il faut aller demander aussi les ressources. Et c'est peut-être ce qui s'est fait juste là. Et donc il est aussi comme les abonnés de la Soneb à la solde de la Soneb pour avoir de l'eau. Il est à la solde de celui qui lui a fourni le parrainage pour avoir les ressources qu'il va lui donner. Vous savez ? dans une campagne normale, dans un contexte politique normal. Et c'est les hommes d'affaires qui disent, bon, on va aider tel candidat parce que, parce que, parce que quand il va être là, en retour, on attend de faciliter. Tout se tient, tout se tient. Donc, on n'est plus dans un contexte normal, on n'est plus dans un contexte de compétition, on n'est pas dans un contexte de concurrence. Et donc, ce qui s'observe aujourd'hui, on sait que, eh bien, c'est Romain Ouadar qui va être élu. Donc, lui-même, il compte les jours. Et il prie Dieu qu'il garde sa santé intacte, n'est-ce pas ? Jusqu'à ce jour-là et qu'on voit le reste. Même l'avenir, on ne peut pas dire exactement quand bien même tout est tracé, si le plan va être maintenu ainsi. Même lui-même, Romain Ouada, il ne peut pas le dire, il ne sait pas. Végir, qu'est-ce que vous insinuez ?
À ce que j'insinue, c'est que c'est la sonnaie qui détient quand est-ce que l'eau va couler, qu'est-ce qu'il va aller, s'il faut faire couler l'eau ou pas. Emmanuel Parfait, à Niambosu, on a parlé de Paul Moncoy, on va y revenir peut-être, on va parler de l'autre candidat. Celui qui se trouve être le favori de cette élection, Romain Douaday, lui-même, n'a pas de projet de société. Sur quelle base il veut aller convaincre les électeurs ?
Bon, on va peut-être situer un peu le débat dans un contexte. C'est qu'il y a un candidat du parti au pouvoir, les Red Sissou, qui n'était pas trop connu des béninois, ministre, premier ministre à l'époque. qu'on a ratement pu sur le terrain. Donc, il avait besoin quand même de sortir un projet souhaité pour dire, écoutez, voici ce que je compte faire du Bénin. Encore qu'à l'époque, ce n'était pas trop visible ce projet souhaité-là aussi. On a parlé de continuité, mais beaucoup de Béninois se disaient qu'à l'époque, que si jamais ils prenaient le pouvoir, qu'il n'y aurait pas eu de continuité, mais qu'il y aurait eu de rupture. Est-ce que c'est cette rupture-là que Patrice Allois a amenée ? On en sait que grand-chose. Et donc, Oui, aujourd'hui, nous avons le contexte qui fait que le ministre d'État, Charles des Financiers de la Coopération, c'est lui qui est le dauphin du parti ou des partis au pouvoir. Celui-là, par exemple, qui a travaillé aux côtés du Patrice Alon pendant les dix ans, il est quelque peu aussi comptable de tout ce que nous avons eu comme réalisation dans le pays, de tout ce que nous avons eu comme insuffisance dans le pays également. Je me dis, c'est vrai, au Bénin, il y avait effectivement cette vision. À la FIA, Béné 20, 20, 30, je ne sais pas tout ce que c'est, je n'ai pas les précisions. Béné à la FIA, 2B25.
Vigile, on a perdu Emman à Niambosu. Vigile, la même question pour vous. Aujourd'hui, Paul parle pas de Romel Wadaï, il n'a pas aussi son projet de société, ce n'est pas visible. Sur quelle base on doit quand même voter pour lui? Non, il n'est pas juste de dire que Romel Wadaï n'a pas son projet de société. On peut dire qu'il n'a pas dévoilé juste là son projet de société et c'est ça tout le problème. Le fait que...
Juste là, on ne connaît pas les projets de société des uns et des autres. C'est là tout le problème. Mais sinon, on ne veut pas dire que matériellement, ça n'existe pas. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas encore rédigé, mais ce n'est pas encore dévoilé. Et c'est anormal que cela ne soit pas dévoilé. Regardez, j'ai cité des acteurs qui se donnaient comme mission. C'est souvent des acteurs de la société civile qui se donnaient comme mission d'aller. dans les états-majors des différents candidats, aller récupérer ces projets, ces documents-là et les mettre ensemble, faire une compilation, un recueil de projets de société, toujours pour partager ces idées, ces différences, ces idées pour l'éclosion du débat, de la lumière, comme on peut s'y attendre en démocratie. C'est de ça qu'il s'agit. Si on était dans un contexte de véritable concurrence, eh bien, il se serait dépêché de mettre ces projets de société à disposition. Je dis encore une fois, mettre les projets de société à disposition, c'est différent de faire une campagne. Personne ne nous dira pas, non, on n'est pas encore en campagne. Non, on finira pas à être en campagne et ils n'auront pas dévoilé ces projets de société. Mais c'est le fait que les projets ne soient pas disponibles encore. dans l'opinion. C'est ça qui est le problème. Certainement, encore une fois, c'est déjà rédigé quelque part pour les uns et les autres, mais comme ils savent que ce n'est pas ça qui va véritablement trancher les choses, comme ils savent que ce n'est pas un contexte normal, comme ils savent que c'est un agenda, on le déroule et on connaît déjà où on va, ce que ça va donner. Bon, ce n'est pas important, on fera les choses.
en son temps. Eman, vous étiez en train d'opiner sur la question. Lors de son investiture à Paraco, il a promis quand même de revenir avec son projet de société pour respecter au Béninois sa vision du Bénin pour les prochaines années. Jusque là, c'est le statut de coût. Est-ce que vous êtes inquiet? Non, je n'ai pas à être inquiet pour un candidat de la morance présidentielle, un candidat du parti au pouvoir. Je pense que, vous savez, j'évoquais tantôt la question de Bénin à la FIA 2060. Pour moi,
Étant donné que c'est désormais un document qui s'impose à tous parce que par contre une loi, je me dis que je ne vois pas aujourd'hui un candidat, suite de la grosse proposition, s'écarter de cette loi-là, à moins de venir au pouvoir et de peut-être chercher encore pas les mêmes conditions afin de revoir ou avoir le costume de cette loi. Donc, pour moi, c'est déjà une boussole. Et donc, étant donné que Wadaï est celui-là qui a travaillé au côté de Patrice Allois, ce que nous atteignons, ce que nous avons. ce que nous avons comme réalisation, y compris les insuffisances. Je pense qu'aujourd'hui, il faut simplement, à mon sens, attendre que Wadaï puisse nous doter de ce projet de société-là. Et encore que, je le dis, je ne le vois pas trop s'écarté de cette vision vénère à la Pia. Donc, qu'il ferait sans doute qu'on ait ce projet de société. Mais bon, je me dis peut-être qu'il y a d'autres priorités et que le mois venu... On aura ça. C'est vrai que nous sommes à cinq semaines du 12 avril. Est-ce qu'il faut encore vraiment attendre un projet souhaité ? La question également qu'on se fait, c'est que vaut un projet souhaité dans une élection au Bénin ? Combien sommes-nous à vraiment nous inspirer ou à vraiment prendre les solutions qu'on se fait ? Et tout débat aujourd'hui sur un projet souhaité. doit pouvoir tenir compte du fait que très peu de Béninois veulent savoir ce que les gens qu'on veut souhaiter. Tout ce qu'on veut c'est qu'est-ce qu'il est la personne. Est-ce que c'est un Akronon ? En face d'Akronon, est-ce que nous avons Yobo ? C'était ça à l'époque, en 2007. Aujourd'hui, les gens savent que c'est Wadaï qui est le dauphin désigné d'Akronon. Face à lui, il y a Paul Roupé qui a réussi quand même, quoi qu'on dise, à obtenir les Paranas pour pouvoir avoir cette candidature-là. Je pense que... Dans le contexte normal, tout ce que nous avons comme philanthropes, tout ce que nous avons comme acteurs financiers dans le pays, groupes bonnets de la chose, c'est pas... Nous n'avons pas été mécoutés, étant donné que tu as réussi à avoir ce parrainage-là et donc à négocier. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas attendre la candidature, mais il se fait que malheureusement, des gens pensent que les gens sont déjà occupés, ce que moi je ne pense pas personnellement, parce que nous avons une élection, et vous le savez, très versatile. Il n'est pas dit que les électeurs béninois aboutissent. Ce matin, je suis avec Vigil à Rancin, mais la nuit, il vient voir des débouchements pour dire, écoutez, qu'est-ce que tu veux qu'on passe pour toi ? Dans un contexte où, par exemple, Paul Mouké transfère sa mobilité et se met dans la course d'or, mais effectivement, comme il le ferait, il fait une laissance présidentielle. Vous allez voir que tout de suite, la donne pourrait changer, mais bon, il se fait que malheureusement, comme je l'ai toujours dit, la main qui donne, on donne. Aujourd'hui, Paul Mouké a besoin de moyens. pour agir, encore que là, on l'a à l'œil. Et puis, comme l'a dit Vigile, c'est ce robinet qui est à la solde de la sonnette. On ouvre quand on veut, on peut diminuer un peu l'intensité de l'eau, on peut revoir des choses. Donc, je pense que c'est le contexte qui, aujourd'hui, fait qu'on n'a pas réellement la possibilité. Dans le contexte, effectivement, on se dit que les choses sont déjà calées, mais tout est encore jouable. Vigile a avancé.
Papa, mon père, Romero de Wadaï n'a pas officiellement fait sortir son projet de société. Pour le commun des motels, c'est la continuité à ce que fait Patrice Talon. Oui, globalement, on va dire que c'est la continuité, mais comme ils le disent, comme ils s'y plaisent, Romero de Wadaï n'est pas Patrice Talon. Et Patrice Talon n'est pas Romero de Wadaï. Et Patrice Talon lui-même, il a eu l'humilité de reconnaître que tout n'a pas été parfait.
Il a eu l'humilité de demander pardon aux béninois de savoir que tout n'a pas été parfait, qu'il est un homme, il reste un homme, ce qui est très vrai. Et donc, si tout n'a pas été parfait, tout au moins, les béninois sont en droit d'espérer que la continuité va être dans la correction. Ça va être dans le changement d'un certain nombre de choses, d'un certain nombre d'aspects de la gouvernance de Patrice Tannon qui étaient déplorés. Si on est d'accord que Patrice Salon a été l'homme des infrastructures, on n'a plus besoin de faire des photos pour ça. Eh bien, Patrice Salon a été également l'homme d'un certain nombre de brutalités, de violences. Et ça également, c'est Patrice Salon. Et quand vous écoutez les béninois, même ceux de la mouvance, on vous dit, nous, on veut bien les routes, on veut bien ces différents infrastructures, mais on veut la paix, on veut notre liberté également. Un tout petit peu de... de liberté, tout au moins. Donc, ça également, c'est un aspect d'un projet de société. C'est vrai que le projet de société, encore une fois, n'est qu'un document, on peut l'écrire dans un document. Comme Patrice Salon a écrit beaucoup de choses dans son projet de société, qu'il n'a jamais appliqué, comme il en a, qu'il n'a pas écrit, il n'avait pas dit qu'il allait être aussi brutal, par exemple. Et pourtant, ce qui a été observé, mais tout au moins... C'est comme un baromètre. Il a dit qu'il ferait la rupture. Oui, je suis d'accord avec vous quand on dit le mot rupture, rompre, c'est brutal. Mais on ne savait pas vraiment la rupture passée. Il disait qu'il allait faire la rupture avec le changement de bonheur Yaï. Et il payait donc, disons, certains... les effets ou certaines actions hasardeuses de Bouniaï. C'était ça à l'époque. Donc, il ne nous disait pas qu'il allait nous priver de liberté, de certains droits. Non, ce n'était pas ça. Il n'a jamais annoncé ça. Et donc, dans tous les cas, ça va être la position, puisque c'est sur son projet de société qu'on est en train de le juger. Donc, vous me donnez raison. C'est sur son projet de société qu'on est en train de le juger. Donc, on a besoin également de savoir, n'est-ce pas, ce que... Rumiad Wada nous propose à quelle sauce il veut nous manger, quand bien même peut-être il va avoir un projet ou deux projets de société, n'est-ce pas ? Un autre en cachette. Donc on verra, mais il faut déjà qu'on ait le document. On dirait qu'on est peut-être trop pressé, mais c'est normal, c'est le moment normalement où on doit l'avoir. On cherche, on ne trouve pas ni le sien, ni celui de Hong Kong.
Vous ne nous direz pas que... En fait, il s'agit même pas, le moment même est déjà trop avancé. En temps normal déjà, début janvier déjà, je me rappelle il y a 10 ans, déjà en début janvier, et on savait déjà à peu près ce qu'il offrait, même si ce n'était pas un document propre, on savait déjà à peu près ce qu'il ferait. Et donc quand c'est venu, courant février par là... en janvier, février, 15 janvier, on savait déjà avec la rue et tout, un document propre, avec tout ce qui avait comme... Et puis, on préparait, même déjà en décembre, décembre 2015, il y avait déjà des documents qui circulaient sur l'assuratoire, l'équipe des saloirs a réussi à faire le projet de cause en Medinafrica dans des pays. des deux cafés, Tanguy et Tay, Consor et tout. C'est des vidéos qui avaient été réalisées et qui étaient gravées sur des CD et qui circulaient déjà sur la population. Donc, on avait déjà quand même des signes de ce que serait cette rupture-là. C'est vrai que vous savez, le Benoît a toujours pris certaines expressions comme étant des slogans. Donc, les Benoît sont dit, rupture, ça va être sans doute une manière de dire, on va raconter ce qu'il y a fait. Mais il ne fallait pas que cette rupture serait une rupture brutale. Qui va les reproduire seulement. Qui va les reproduire seulement. Qui va les reproduire seulement. Donc la vie noire, pour une première fois, ça me désormais. La politique, c'est la rupture. Et la rupture au monde vit cette rupture-là. Surtout là, nous, Optemedia, on vit également cette rupture-là à notre manière. Donc, je reviens sur la situation. Si on n'a plus d'autorité, je me rappelle ce qu'on y aïe. C'est venu un moment où ils ont accordé 3 000. et aujourd'hui encore on se rend compte que même des artistes je ne suis pas jaloux de ce qu'on fait pour les artistes mais je pense que ayant été ou étant un acteur également du système ou de l'écosystème politique, social et tout il faut également avoir un regard positif En fait, les hommes des médias que nous sommes aussi. Parce que je ne fais pas une victoire. En 2016, on sait quel rôle les médias ont joué pour qu'il y ait cette alternance-là. Sinon, peut-être qu'on aurait fait un petit capatrice à l'époque et puis les choses se seraient passées comme ça. Donc, il faut quand même essayer de retourner l'attention aux hommes des médias. Nous sommes à quelques cinq semaines du 12 avril. à deux mois de la fin du régime patrice. Les hommes des médias sont là, sont oubliés, sont laissés. Et puis voilà, ce qui n'est pas bon.
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