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notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Laure Lavallette. Bonjour à vous, porte-parole du Rassemblement National et de Marine Le Pen. Précisément, vous êtes députée du Var. Après fausse humaire, les pêcheurs ont bloqué le dépôt pétroli de Frontignon. Aujourd'hui, bloquent des ferries à Nice, à Toulon, chez vous, CET, le gros du roi port la nouvelle. Évidemment, tout le monde proteste contre la hausse des carburants. Il y a un mouvement qui est inquiète en haut lieu. La CGT appelle maintenant à des grèves dès le 8 octobre dans les sites totales. Est-ce que le Rassemblement National appelle ? à ces mouvements, appel à ces mobilisations sur le terrain contre la hausse des prix du carburant. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on les comprend. Vous
savez, la hausse du prix du carburant... Mais vous n'appelez pas aux mobilisations dans la rue. Je suis une femme politique. J'appelle à ce que l'on vote pour un parti et que les choses changent. Mais je comprends cette grune sociale. Évidemment, vous savez, en circonscription, je rencontre beaucoup de Français qui me disent ne plus en pouvoir. Et c'est vrai que déjà en septembre 2021, la mesure de Marine Le Pen pour faire baisser la TVA sur les énergies, notamment sur l'essence, le fioul et le gaz, était déjà très prégnante. Elle a été la première à mettre cette mesure sur le tapis. Ça fait cinq ans. On en parle, il y a 5 ans que le gouvernement reste sourd, alors que c'est une mesure structurelle dont les Français ont besoin. Je vous rappelle que quand les Gilets jaunes ont commencé, je crois que c'était parce que le litre d'essence était à 1,50€. On est ce matin à Toulon à 2,42 au pont du Lascaux.
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Le gouvernement est à les pieds et les mains ligotées par le budget 2027. Il n'y a plus un sou dans les caisses, nous disent-ils. C'est pour ça qu'ils prononcent les aides gros rouleurs jusqu'à décembre. C'est insuffisant pour vous ? Ce qu'ils veulent dire,
c'est qu'il n'y a plus un sou dans les caisses parce qu'ils ont fait 1 300 milliards de dollars. des dettes en 10 ans, Laurence Ferrari, ils ont vidé les caisses comme jamais personne ne l'avait fait. Ils ont fait autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000. Donc rendez-vous compte, moi je suis élue depuis 4 ans, ça fait 4 ans que le budget qu'ils nous proposent est à 150 milliards de découvertes. Et la baisse que vous proposez
sur l'hectare carburant, vous l'avez chiffrée ? Oui, on l'a chiffrée, c'est 12
milliards. On a des grandes pistes d'économie qui là aussi n'ont pas du tout été retenues par le gouvernement. Nous le regrettons, mais vous savez, nous pensons que nous donnons... trop d'argent à l'Union européenne. On est contributeurs nets de 9 milliards, que les Français qui nous entendent comprennent bien. On donne à l'Union européenne bien plus que ce qu'elle nous rend. On pense que vu la situation du pays, évidemment, ça n'est pas possible. Marine Le Pen l'a dit hier, on veut faire des économies sur l'immigration. On veut réserver les aides de solidarité aux Français. C'est 16 à 20 milliards.
On veut... On va rester sur le pouvoir d'achat pour l'instant, si vous le voulez bien. Emmanuel Macron a demandé au gouvernement... C'est le pouvoir d'achat de l'économie, Laurence Ferrari. Bien entendu. Là, sur vraiment le problème de la vie chère et de l'essence, Emmanuel Macron demande à son gouvernement une totale mobilisation sur l'approvisionnement et les prix de l'essence, mais sans aucun montant, aucun calendrier. Est-ce que c'est une réponse ou un aveu d'impuissance ? Un aveu
d'impuissance ? Il a même demandé à la Commission européenne une étude pour voir pourquoi les prix avaient flambé. Et cette étude lui a été refusée. Donc vous imaginez bien l'humiliation. Emmanuel Macron se débat comme il peut. C'est la dixième année de son quinquennat. Il est temps que ça se termine. Et la bonne nouvelle, c'est qu'on arrive dans une année électorale où les Français vont pouvoir enfin renverser la table.
Édouard Philippe, qui est candidat, lui, demande un doublement des aides ciblées pour combler la flambée des prix. Il dit qu'il a appris de ses erreurs de 2018, parce qu'effectivement, c'était en partie la hausse des prix du carburant, la taxe carbone et les 80 km heure qui avait mis le feu aux poudres.
Le feu aux poudres, j'aimerais le croire. Vous le croyez ? Non, je ne le crois pas du tout. J'ai du mal à imaginer que les gens... vous créez les problèmes, vous trouvez maintenant des solutions. C'est aussi le message qu'on vient de dire aux Français, c'est si vous votez pour les mêmes, et Edouard Philippe est le clone d'Emmanuel Macron comme l'est Gabriel Attal, on aura la même politique. Donc voilà, il va falloir, je pense que le pays a besoin d'alternance, il a envie d'alternance, c'est en ça que cette élection présidentielle va être évidemment intéressante.
On a un sondage CSA pour le CNews et le JDD, 87% des Français approuvent la demande de baisse des taxes sur les carburants, c'est évidemment ce que... propose Marine Le Pen, mais ce n'est pas aussi simple que ça évidemment. Et puis c'est ce qu'on propose encore
une fois depuis 5 ans parce qu'on a vraiment senti l'urgence. On demande aussi un panier de 100 produits de première nécessité à une TVA à 0%. Pourquoi est-ce que nos... Nos voisins européens y arrivent, c'est une vraie question quand même. Nous, en fait, c'est toujours impossible. Dès qu'on essaye de renégocier le prix de l'électricité, de le décorréler du prix du gaz, c'est impossible. Dès qu'on essaye de reprendre un peu en main notre politique migratoire, c'est impossible. Mais autour de nous, nos voisins y arrivent. Donc je pense qu'en fait, il manque de volonté politique. Et les gens qui nous gouvernent pour l'instant ont dilapidé notre argent, mais ne comptent pas faire en sorte que ça s'arrange.
Laure Lavalette, porte-parole de Marine Le Pen, est avec nous ce matin. On l'a dit, la colère monte. Il y a des mouvements qui s'organisent. pour le 17 octobre. Est-ce que vous croyez à un retour des gilets jaunes ? 88% des Français interrogés par le Figaro ce matin le pensent. Mais est-ce que vous dites non, pas les ronds-points, plutôt le bulletin en 2027 ? C'est pas mal. Pas les ronds-points, le bulletin. Vous devriez faire la signification
politique. Je vous rends la citation à Alexis Brézé. Je pense que les choses ne se repassent jamais de la même façon. Je ne suis pas sûre qu'on arrive à la même mobilisation. Même si, encore une fois, je comprends ces catharsis, même cathartiques, pour les Français. Ils sont dans une situation, moi je les rencontre, ils me disent, voilà, j'hésite entre... entre dîner et me déplacer, ils ne vont plus voir leur famille, ils ont moins de loisirs. Et dans 15 jours, ils vont hésiter entre dîner ou se chauffer. Donc vous imaginez bien la colère dans laquelle ça vous met parce qu'ils sont toujours aussi autant imposés. Je veux dire, on a des taux record d'imposition. En fait, la question qu'on se pose, c'est est-ce qu'on vit mieux maintenant qu'il y a 10 ans ? Je pense qu'on a le plus beau pays du monde et Emmanuel Macron et son équipe en a fait un enfer fiscal, un enfer sécuritaire, un enfer migratoire. Tout ça, ça pèse sur les Français. J'y pensais tout à l'heure. Même mes enfants ne se projettent plus. Moi, j'ai des jeunes adultes qui ne me disent pas « Tiens, dans 10 ans, je ferai ça ». On sent quand même une espèce de cocotte minute où on survit plutôt qu'on ne vit. La bonne nouvelle, comme vous le disiez, c'est que le 18 avril et le 2 mai, on peut vraiment renverser la table. Il y a plusieurs choix qui s'offrent à nous. Peut-être qu'on voulait qu'on attende
un peu. Absolument. Non, non, mais juste un mot sur ces mobilisations qui s'annoncent pour le mois d'octobre. Est-ce que vous les soutenez, vous ne les encouragez pas ? Fabien Roussel appelle à aller sur les ronds-points. Olivier Faure appelle au soulèvement. Et Jean-Luc Mélenchon veut un état d'urgence sociale. Est-ce que ce sont des propositions, encore une fois, qui ont
un écho chez vous ? En fait, sous la Ve République, la Cour suprême, c'est le peuple. Et on a une chance folle, on a le pouvoir, en fait, avec un bulletin de vote. Vous savez, les Français, le 18 avril, ils vont avoir le choix entre soit le déclin long, inexorable, que l'on vit depuis 10 ans avec les clones d'Emmanuel Macron. Ils auront le choix avec Jean-Luc Mélenchon à la taxation pour tout le monde, à l'argent magique, comme si les entreprises allaient pouvoir augmenter les salaires sans faire faillite. Ça n'existe pas. pas. Par contre, ils veulent régulariser tous les sans-papiers, ils veulent remettre la baïa dès la rentrée du mois de septembre. Et il y a un troisième chemin que nous proposons avec une maîtrise, une reprise en main. Jordan Bardella et Marine Le Pen l'ont dit, on va faire le plus grand plan au niveau des dépenses publiques, le grand plan de redressement du pays. Il est temps de s'y atteler. Il va falloir être courageux parce que c'est assez vertigineux, mais nous aurons la volonté politique de le faire. Vous savez, nous ne sommes pas une famille politique comme les autres. Quand vous avez préféré perdre pendant 30 ans... sur vos idées plutôt que de changer d'idée. Je pense que ça nous donne un gage d'authenticité. Quand on dit qu'on va faire quelque chose, on va faire.
Le RN est dans une posture très raisonnable. Marine Le Pen dit qu'elle ne fera rien qui aggrave la situation financière du pays. A priori, pas de censure du budget que va présenter péniblement M. Lecornu dans les prochains jours. Est-ce qu'elle favorise l'immobilisme jusqu'à la présidentielle ? Tout le monde attend 8 mois avant que les problèmes ne soient réglés ? Les
années présidentielles sont toujours des années difficiles. quand même pas qu'ils touchent au pouvoir d'achat de ceux qui travaillent ou de ceux qui ont travaillé. Il n'est pas question que les retraites ne soient pas indexées. C'est une loi depuis 1993. C'était même une promesse de campagne des macronistes en 2022 quand ils se sont fait réélire. Le déremboursement des médicaments. Nous ne tolérons pas qu'il y ait les impôts sur les sociétés qui soient augmentés. Après, vous savez, c'est un budget qui est particulier. C'est probablement un budget qui sera rectifié par l'équipe. Donc j'espère bien par nos soins. Donc mieux vaut un mauvais budget que pas de budget du tout. C'est ce que Marine Le Pen a dit, ce serait compliqué. Après, nous espérons peser de tout notre poids. Nous sommes le premier groupe à l'Assemblée nationale. On va présenter un contre-budget. On est une des seules familles politiques à le faire. Courant octobre, Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy vont présenter avec vraiment nos économies chiffrées. Puis nous avons un grand plan ambitieux de 125 milliards d'économies sur 5 ans. Il faut évidemment qu'on arrive à un excédent. primaire pour pouvoir voir enfin des lendemains qui chantent.
Alors vous promettez moins d'impôts, davantage de pouvoir d'achat, mais aussi davantage de services publics, davantage de dépenses dans le régalien. Où est-ce que vous allez tailler ? C'est ça la vraie question, parce qu'on voit bien où vous voulez baisser, mais on ne voit pas où vous voulez tailler dans le vif. Je vous l'ai dit déjà, notre contribution nette à
l'Union
européenne. Alors, Sébastien Lecornu, vous avez entendu, qui demande même à l'Union européenne de baisser cette contribution de
la France. Et vous avez vu Bruno Le Maire aussi, qui d'un coup trouve qu'évidemment, on donne trop d'argent. C'est marrant comme quoi on peut être touché par la grâce dans une année présidentielle. Voilà, sur l'immigration, encore une fois, vous savez, nous voulons réserver les allocations de solidarité aux Français. Parce que nous pensons qu'être Français doit donner plus de droits que quand vous ne l'êtes pas. Alors, après, ça a mis une de vos collègues en... dans le désarroi hier, mais Rutel Kriyev n'en revenait pas qu'on puisse proposer ça. Mais en fait, ça existe déjà. Le droit de vote est réservé aux Français. Pour travailler dans l'administration, il faut être Français. Donc vous imaginez bien que ça n'a rien de... C'est du bon sens même que de réserver les allocations de solidarité aux Français. De même, la priorité dans les logements sociaux. Ces logements sociaux qui ont été financés par nos parents, Laurence Ferrari, par nos grands-parents, nous avons envie de les réserver encore une fois. Ça ne résoudra pas la crise du logement. Il manque des logements. C'est ça le sujet, il faut fabriquer et construire des logements. Vous avez sûrement entendu Marine Le Pen à un moment, ça a été un de ses gros axes, elle veut libérer la construction. Edouard Philippe d'ailleurs avec ses réglementations en 2020 a mis un coup de frein terrible à la construction des logements. On a aujourd'hui le taux de construction par an qui est équivalent à celui de 1992. Vous imaginez bien que ça pose question, on en produit à peu près 220 000, il en faudrait 450 000. Pareil pour les logements sociaux, ça manque de logements sociaux, donc Marine Le Pen veut libérer tout ça, elle veut mettre fin. aux ânes. Elle propose que l'État mette à disposition l'État et collectivité des terrains sur lesquels les constructeurs vont pouvoir construire. Ça sera un bail amphithéotique et au bout de 50 ans, l'État reprendrait à la fois le terrain et la construction qui aura déjà été amorti par le constructeur. Il faut urgentement trouver des logements. Pour ça, il faut aussi mettre fin au DPE. Il faut pouvoir louer. On est quand même assez masochiste de ressortir artificiellement des centaines de milliers. d'appartements et de maisons du marché. Tout ça parce qu'ils
n'ont pas exactement... Un mot de l'immigration, Laurent Lavalette. Vous êtes la porte-parole de Marine Le Pen, on est sur CNews et sur Europe 1. Hier, le député portant ensemble pour la République, Charles Roduel, a publié un rapport très offensif sur la lutte contre l'immigration illégale, moratoire de 3 ans, centre de rétention administrative pouvant accueillir jusqu'à 1000 personnes contre 140 aujourd'hui, refonte de Schengen, rétablir le délit de séjour irrégulier, revoir la Convention européenne des droits de l'homme, rétablir tout ça. Qu'est-ce qui vous... Je crois que
Charles s'est trompé de maison, parce que je le connais un peu, on en a souvent parlé. Vous le côtoyez à l'Assemblée nationale ? C'est du bon sens, mais sa famille politique le sait déjà tout ça. Et qu'est-ce qu'elle a fait, sa famille politique ? On a des taux records. Nous accueillons par an 500 000 immigrés légaux. Ça fait 2 millions en 4 ans. C'est complètement hallucinant. Mais pourtant, vous n'avez pas voté les propositions de M. Rodwell ? Non, mais quand vous accueillez... Elles ne sont pas sorties encore. C'est un très mauvais procès, Mme Ferrari, parce que nous votons tout ce qui va... dans le bon sens. Ça fait quatre ans que nous votons vraiment. Si ça peut améliorer le quotidien des Français, je peux vous assurer que nous le votons. Et je pense même en parlant d'immigration, quand LR a mis sur la table la fin des accords de 68, ils n'étaient pas là pour voter leur texte et nous l'avons voté. Donc voilà, quand vous accueillez 500 000 immigrés illégaux par an, vous imaginez bien que ça embolise l'hôpital, ça embolise l'école et puis ça amène sur notre sol aussi une culture qui n'est pas exactement... Donc ce rapport va dans le bon sens, donc vous le votez. Probablement que si ça va dans le bon sens, bien sûr que nous le voterons, mais la grande différence... C'est que nous allons mettre en pratique une vraie lutte contre l'immigration. Marine Le Pen l'a rappelé hier. Une des premières choses que nous allons faire, c'est un référendum constitutionnel pour intégrer dans notre Constitution, graver dans le marbre, les outils juridiques, politiques, administratifs qui vont nous permettre de lutter contre cette immigration. Il faut mettre fin au droit du sol, mettre fin au regroupement familial, instaurer la priorité nationale. Et comme la Constitution, vous savez bien, c'est la Cour suprême, elle sera au-dessus des traités européens. M. Rodwell,
vous n'avez pas voté la dernière fois sa proposition à l'Assemblée nationale d'Ontac. Je pense que
si on va sur le trottoir, si on descend en bas de ces news et qu'on demande si entre M. Rodwell ou le Rassemblement national, qui va vraiment lutter contre l'immigration massive et dérégulée, je pense quand même qu'on a la palme. En tout cas, quand on voit les sondages, on peut imaginer que les Français nous font confiance sur ce sujet-là. Et je sais que je leur dis, nous ne vous décevrons pas. Nous avons la volonté politique, évidemment. de mettre fin à cette immigration. Avec des
équipes qui sont unies, qui sont soudées. On a beaucoup parlé de dissension entre Jordan-Marie Le Pen. Elle a écarté ça d'un revers de la main, effectivement. C'est toujours le tandem qui va mener la campagne pour le RN ?
Exactement. Vous imaginez la chance qu'on a ? On a deux personnalités préférées des Français. qui forment un ticket qui va, j'espère, nous amener à gagner cette élection présidentielle. C'est une chance folle. Ils ont évidemment chacun leur sensibilité. Il y a une femme de 58 ans, un homme de 31 ans, vous imaginez bien, cette complémentarité, elle est extraordinaire. Je comprends qu'elle nous est enviée et je comprends du coup qu'elle soit attaquée.
Mais c'est deux visions économiques différentes ? Une vision plus libérale, une vision
plus social-étatiste de l'autre ? Il n'y aura qu'une seule ligne. Et qu'un seul projet. Bien évidemment qu'un seul projet. Et Jordan Bardella a dit, je soutiendrai Marine Le Pen à 200% après que sur certains sujets, on soit... exactement d'accord. Dans une famille politique, ça ne me paraît pas aberrant. Je suis sûre que dans votre famille tout court, parfois, vous n'êtes pas d'accord. Et pourtant, on avance dans le même sens.
Le second tour, RN et les filles, est-il inéluctable à vos yeux ? Aujourd'hui, Marine Le Pen est donnée gagnante dans toutes les configurations. Mais on est à huit mois d'élection, tout peut se passer. Est-ce que se mettre dans la posture du gagnant, ce n'est pas un peu
dangereux ? Ce n'est pas facile. En fait, on ne se met pas dans la posture du gagnant. Ce sont les sondages qui nous y mettent. Mais nous, nous faisons campagne comme si nous étions à 10%, madame Ferrari. n'est jamais joué. Je peux en savoir quelque chose, à tout long j'étais donnée favorite et ça a été plus difficile. Ce qui est certain, c'est qu'on continue, on fait ce qu'on sait faire, on va voir les Français et on propose encore une fois des solutions. Quand Marine Le Pen, en 2021, propose cette réduction de TVA, elle a senti l'urgence. Quand là, elle met le logement sur la table, c'est qu'elle a senti l'urgence. Je ne pense pas que ce duel soit inéluctable. Pourquoi ? Jean-Luc Mélenchon pourrait s'effondrer ? Je n'en sais rien, peut-être que les autres peuvent remonter, on ne sait pas pour l'instant exactement qui sera au second tour. Mais elle, elle dit, j'ai besoin d'une impulsion extraordinaire. Et c'est vrai que cette impulsion, nous l'aurions plus si nous gagnions face au clone d'Emmanuel Macron. Parce qu'on a besoin de cette adhésion, on a besoin d'avoir une majorité aussi à l'Assemblée nationale. C'est bien de ramener la coupe à la maison, mais c'est mieux de transformer le pays. Et c'est exactement ce que nous voulons faire. Et pour ça, il nous faut cette impulsion. On a des grandes réformes pour le pays, Madame Ferrari. Pour cette renaissance de la France, pour la renaissance de l'hôpital. pour la renaissance de l'école, pour la sécurité. On a besoin d'avoir une grande majorité. Et pour ça, il faut une grande impulsion derrière. Il faut qu'il y ait une majorité
aux législatives. Il ne s'agit pas seulement de la présidentielle, il s'agit du troisième tour. Est-ce que vous avez trouvé une banque française pour financer votre campagne ? Je ne suis pas du tout, figurez
-vous, dans l'équipe qui cherche. Je crois que ça n'est toujours pas fait, ce qui est d'ailleurs complètement scandaleux quand on y pense. Vous imaginez que le premier parti de France a du mal à... trouvé un financement, d'ailleurs, je ne sais pas, je trouve ça antidémocratique. Pour le coup, François Bayrou avait parlé de la banque de la démocratie qu'on n'a jamais vue. Je pense que ça scandalise d'ailleurs les Français qui m'en parlent. Pour l'instant, c'est
quoi ? C'est le RN qui paye ? C'est lui-même la campagne ? Il faut demander
au trésorier, madame Ferrari. Ce sont des questions qui me dépassent. La recherche des parrainages, là aussi, c'est un vrai obstacle ? Oui, ça va être beaucoup plus facile quand même. On a beaucoup d'élus, on a des maires élus. Enfin, non, ça, je pense que c'est... C'est un moins grand obstacle. Je pense que c'est réglé d'ailleurs.
Donc vous avez les parrainages
? Je ne sais pas, mais je sais qu'on n'est pas loin de les avoir. Déjà, quand on compte tous ceux de notre famille politique qui peuvent donner un parrainage, je crois que nous sommes... Vous comptez sur les sénatoriales d'ailleurs pour obtenir
un groupe et donc des parrainages ? Bien sûr.
Le 25 septembre, ce sera important de rééquilibrer aussi cette chambre qui finalement se passe de nous alors que nous représentons... Nous sommes le premier parti de France. Nous sommes le premier parti à l'Assemblée nationale. On voit bien les sondages. On a derrière nous 11... 13 millions de Français qui nous font confiance. C'est absolument démocratiquement impensable qu'il ne soit pas représenté.
À qui vous tendez la main ce matin, alors, Lavalette, parce que vous avez besoin d'allier ? Vous avez évidemment Eric Ciotti, Marion Maréchal, et parmi vos rangs, j'imagine qu'elle aura un rôle dans la campagne officielle de Marine Le Pen. À qui vous tendez la main ? Parce que vous parlez des clones d'Emmanuel Macron, donc je pense que vous parlez d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal. Il y a Bruno Retailleau, vous lui tendez la main
J'allais dire à tous les patriotes sincères. C'est là où ça devient un peu compliqué avec Bruno Retailleau. Je l'ai vu à l'œuvre. Je l'ai eu comme ministre. J'ai bien vu qu'il n'avait rien mis en œuvre de ce qu'il avait promis. C'est le problème des LR. D'ailleurs, ça me navre parce que c'est une famille politique qui n'existe plus. Mais parce qu'ils ont tellement déçu. Le premier en tête étant Nicolas Sarkozy. Maintenant qu'on en est là... M. Retailleau n'a absolument pas fait ce qu'il a dit. C'est facile en campagne de venir parler comme nous. Regardez, les Français ne s'y trompent pas la preuve. Je crois qu'il est crédité de très peu de points dans les sondages. Mais on fait évidemment appel à tous les patriotes sincères qui veulent... Vous parlez aux électeurs et non pas à ceux qui dirigent les partis. Ou alors, vraiment, il faut être touché par la grâce et dire j'adhère évidemment au programme de Marine Le Pen et je viens en faisant un mando de rame. Mais voilà, encore une fois, pour le redressement du pays qui est vraiment nécessaire. Rien ne va bien. Rien ne va bien. C'est vertigineux. Donc il n'y aura pas de gouvernement d'ouverture si, par exemple, vous accédiez à l'Elysée. Non, mais si. Ça sera RN, RN, RN. Non, pas du tout. Encore une fois, tous les gens qui sont de bonne volonté, des patriotes sincères qui vont nous aider à retrousser les manches et à s'attaquer à ce chantier énorme du redressement des finances publiques, de s'attaquer à l'immigration, de remettre l'hôpital debout, de faire en sorte que nos enfants sortent de l'école en sachant lire et écrire, alors ils seront les bienvenus. Est-ce que vous regardez
ce qui se passe à gauche, la primaire socialiste, François Hollande qui va sans doute se déclarer candidat, ce serait un adversaire sérieux pour Marine Le Pen ? François Hollande, ancien président de la République, qui connaît l'exercice du pouvoir. Qui
connaît, qui, je vous rappelle, n'a même pas pu se représenter tellement sa cote de popularité était basse et tellement il n'a pas laissé un bon souvenir aux Français. Non, moi, je pense qu'à un moment, il faut arrêter de revenir, surtout. Mais voilà. Jean-Marie Népé, on est à sa quatrième candidature. Nous n'avons jamais abandonné, nous n'avons jamais eu le pouvoir. Vous savez, je pense que c'est une vraie question. Si on arrive, on ne peut pas décevoir les Français. Une fois que vous avez déçu les Français, je pense que c'est très compliqué de revenir. Moi, je pense que justement, c'est la gravité d'ailleurs. à Marine Le Pen, c'est qu'elle comprend l'immensité du chantier et de ne pas décevoir. Il y a tellement d'espoir dans la candidature de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
C'est Marine Le Pen ou le chaos pour vous, 2027 ? C
'est le déclin de la France inéluctable ? Le déclin, il est déjà long, inexorable, enclenché déjà sûrement depuis François Hollande. Rien ne fonctionne bien, vous avez bien vu le dernier classement PISA, c'est la catastrophe. Mes grands-parents vivent mieux. mieux que nous. C'est complètement hallucinant. Cette gronde sociale, cette précarité que je vois en circonscription, bien sûr qu'il faut y mettre un terme. Il y a des outils pour le faire. Je veux dire aux Français que ce qu'ils vivent n'est pas une fatalité. C'est la conséquence de mauvais choix politiques. Nous n'aurions pas fait les mêmes et nous ne ferons pas les mêmes à partir du 2 mai. Merci d'être venu. Bonne journée à vous.