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La coopération suit à ce stade pour les résultats que nous cherchons. Avoir un écosystème des PME mieux adapté, bien formel et qui devient compétitif. Parce que si on prend le modèle sénégalais qui aujourd'hui, grâce aux PME, peut employer l'essentiel des chômeurs dans le pays et qui réduit significativement le taux de chômage, nous pensons efficacement que si nous travaillons avec ce modèle, nous pouvons aussi réduire le taux de chômage en Centrafrique.
Bonsoir, chers téléspectateurs. Ce soir, nous avons le plaisir d'avoir avec nous un invité très spécial. Bonsoir, monsieur le ministre. Bonsoir, madame la journaliste. Est-ce que vous allez bien ? Je vais très bien. Ravis de l'entendre. Est-ce que vous pouvez vous présenter aux téléspectateurs, s'il vous plaît ? Écoutez, je suis un centrafricain, Hippolyte Gaterobar, ministre des Petits et Moyennes entreprises. de la promotion du secteur privé et chargé de l'artisanat en même temps. Monsieur le ministre, avant d'entrer dans les questions économiques, permettez-nous de revenir sur le cadre politique. Votre récente élection en tant que député va-t-elle impacter le cadre gouvernemental ? Je vous remercie de questions posées, savoir le parallèle entre mon...
mon poste, ce que vous appelez poste de député, en relation avec ma fonction de ministre. Il faut que vous notiez qu'une fonction électorale n'est pas incompatible aux fonctions nominatives. Et cette élection, qui vient d'être définitivement délibérée par le Conseil constitutionnel, qui m'a déclaré vainqueur à 74,90% des voix. chose pour laquelle je transmets en profitant de votre caméra mes électeurs et tous ceux qui m'ont soutenu de près ou de loin. La question était de savoir quel apport ça peut amener ou bien quel impact ça peut avoir sur ma fonction de membre du gouvernement. Il faut savoir que selon le calendrier de la constitution et du code électoral chez nous, bien que je sois déjà déclaré admis ou bien vainqueur des élections législatives de la deuxième circonscription du 4e arrondissement de Bangui, nous ne prendrons pas fonction aussitôt. Il y a un calendrier parce que la législation prévoit que les députés qui sont encore en fonction vont expirer leur mandat vers la fin du mois d'avril. Pendant ce temps, je pourrais continuer à travailler comme membre du gouvernement. Une fois que la prestation de serment aura lieu, je pense à mon sens que le calendrier de la prestation de serment du président, savoir son investiture, va se dérouler d'ici la fin du mois de mars. L'investiture du président de la République, le professeur Foster Archon, je dois dire, le gouvernement auquel j'appartiens démissionnera. Nous allons donc déposer les ardoises d'ici fin mars. Alors, est-ce que je resterai au gouvernement ? Est-ce que je n'y resterai pas ? Cela dépend absolument du plein pouvoir du président nouvellement élu ou réélu, parce que ça relève de la discrétion du président de penser s'il faut que je continue cette mission qu'il m'a confiée il y a quelques années, ou que je dois contribuer à ses côtés dans ce rôle de député à l'Assemblée nationale. Je ne peux donc pas dire à ce stade... que mon élection en tant que député peut négativement impacter le travail du gouvernement, de membre du gouvernement que je suis. Donc il n'y a pas d'incompatibilité d'être déclaré député à ce stade, tout en continuant mon travail de ministre. Parce qu'à ce stade, je ne suis pas encore opérationnel en tant que député. Et donc je vais continuer ma fonction en tant que ministre jusqu'au jour où nous devons déposer les ardoises. le jour de la prestation ou au lendemain de la prestation de serment du président réélu. Merci, monsieur le ministre, pour votre réponse. Entrons maintenant dans le vif même du sujet, le cœur même de votre portefeuille ministériel. Au-delà des PME, des annonces qui ont été faites, quelle est la réalité même du tissu entrepreneuriel centrafricain aujourd'hui ? Les jeunes nous regardent. et veulent entreprendre, alors que leur dites-vous concrètement ? Le tissu entrepreneurial, s'il faut directement répondre à votre question, est très bien structuré en Centrafrique. C'est un écosystème qui est déjà, du point de vue cadre juridique, bien organisé, avec des possibilités de création d'entreprises sans difficulté, dans un délai très réduit. Et récemment, nous avons mis en place un système qui permet d'accompagner l'accès au financement des jeunes entrepreneurs qui veulent nouvellement créer l'entreprise. Il faut ajouter à cela que le tissu entrepreneurial, c'est-à-dire des PME en Centrafrique, depuis l'accession au pouvoir du professeur Faustard-Cange Toadera, donc de manière institutionnelle, a pris le temps de s'organiser parce qu'il y a un document de stratégie qui est soutenu par des textes juridiques. Vous y trouverez à ce jour la loi portant code des PME et des PMI. Vous y trouverez la charte d'investissement. Au-delà de ça, il y a aussi le code de l'artisanat. Tout cela sont des textes qui aujourd'hui... peuvent donner une visibilité à un jeune entrepreneur qui veut, dans le domaine des PME ou des PME ou de l'artisanat, entreprendre quoi que ce soit. Avant, les règles n'étaient pas prévisibles. À ce jour où je vous parle, toutes les règles sont prévisibles. Qui que ce soit qui veut créer son entreprise peut savoir exactement à quel guichet, puisqu'il y a aussi, au-delà des textes, un guichet unique de formalité d'entreprise qui permet de réunir dans une seule administration. Toutes les entités qui sont habilitées à transcrire les pièces pouvant permettre à une entreprise de se créer de manière formelle. Et donc le tissu est bien structuré du point de vue institutionnel parce qu'il y a les cadres juridiques. Et au-delà de ça, il y a la volonté du gouvernement d'accompagner tous ceux qui veulent s'installer en place. Sous le tutelle de mon ministère, des agences chargées de l'encadrement. ou de la formation des jeunes qui ne s'y connaissent pas, par exemple en montage de business plan, en montage de projets ou en accompagnement des procédures de création d'entreprises. C'est pour dire que les jeunes qui nous regardent et qui ont envie d'entreprendre, d'installer une entreprise dans mon pays, peuvent ne pas être exposés à des surprises négatives ni désagréables, parce qu'il y a eu une réglementation. Il y a une visibilité et peut savoir exactement à travers le département des PME quelles sont les opportunités. Bien sûr, au-delà de tout ce que je viens de vous dire, il y a aujourd'hui au sein du ministère une base de données relative aux PME pouvant permettre à tout nouveau investisseur ou tout nouveau entrepreneur d'avoir une visibilité sur les opportunités selon la segmentation des secteurs dans lesquels il peut investir. C'est pour dire que le tissu est bien huilé, avec des règles prévisibles et des facilités de création dans un délai record qui détermine aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, un climat des affaires très amélioré. Donc, si les jeunes dont vous venez de faire mention tout à l'heure... sont motivés à venir s'installer en Centrafrique. S'agit-il des jeunes centrafricains qui vivent dans la diaspora ou des jeunes africains qui vivent au Sénégal et qui ont ambition à cause des opportunités en Centrafrique ? Je me propose déjà d'emblée de leur dire que l'environnement est favorable et que le tissu est ouvert à tout le monde.
Maintenant que c'est plus clair, est-ce que vous pouvez nous dire exactement quels sont les trois chantiers, par exemple, prioritaires pour accélérer leur croissance ?
Nous avons posé le problème, c'est d'ailleurs l'une des raisons qui motivait notre présence ici au Sénégal, dans un contexte de diversion, faire des partages d'expériences pour échanger sur les bonnes pratiques, puisque le Sénégal est un modèle, un des meilleurs modèles en Afrique qui accompagne mieux les PME, puisque en Afrique nous sommes essentiellement des pays des PME, nous n'avons pas assez de grandes entreprises. Alors les trois grands chantiers pour revenir à votre question. prioritairement pour nous, Centrafricains, à l'heure où nous parlons, c'est de pouvoir mettre en place les instruments adaptés pour permettre un accompagnement efficace de tous les PME d'avoir accès au financement. Le premier chantier, nous l'avons presque atteint, nous sommes en train de l'opérationniser, c'est la mise en place du Fonds national de garantie et d'investissement. Le gros problème des PME en Afrique en général, je pensais que c'était l'apanage de la République centrafricaine. Mais lorsque nous sommes arrivés au Sénégal, nous nous sommes rendus compte que le Sénégal aussi a le même problème, même s'ils ont déjà trouvé une partie de solution. C'était des instruments pouvant permettre à ces PME d'accéder au financement. Et donc, naturellement, toutes les banques auprès desquelles les PME s'adressent pour avoir des financements liés à leurs projets structurants. Souvent, les banques leur imposent un garant pouvant rassurer la banque parce que ça fait partie des mesures prudentielles des banques. Alors, nous avons déjà réussi pour ce premier chantier à mettre en place le Fonds national de garantie et d'investissement. C'est un projet que le gouvernement s'est mobilisé et a trouvé à travers les partenaires des moyens. À ce stade, nous avons trouvé. Le deuxième chantier consistera à trouver des possibilités à travers des partenaires. dans le privé, à mettre en place, à créer une banque dédiée aux petites et moyennes entreprises et aux petites et moyennes industries. Nous sommes en discussion avec beaucoup de partenaires qui sont prêts à nous accompagner. Même au Sénégal, il y a eu des volontés qui ont été annoncées pour que dans le privé, une banque soit créée, banque qui sera donc dédiée au secteur privé. Je vous dis ça parce que vous allez peut-être me dire... Si j'évoque l'aspect d'accompagnement, de financement des projets structurants des PME, il n'y a-t-il pas des banques ? Oui, il y a des banques. C'est comme au Sénégal, il y a des banques. En Centrafrique, il y a des banques, mais les banques sont commerciales. Donc, ils ne peuvent pas financer les projets structurants des PME, surtout qu'ils sont commerciales. Dans un premier temps, ils ne peuvent pas prêter aux PME sur le long terme. Et dans un second temps, ils ne peuvent pas prêter de l'argent aux PME avec des taux référentiels. Et donc, il faut avoir... une banque adaptée au secteur des PME. Donc le deuxième chantier sera, et je pense pour ma part, que le ministère des PME, à court terme, sinon à moyen terme, finira, avec la volonté des partenaires que nous avons actuellement à nos côtés, par créer cette banque des PME. L'autre chantier, à ce stade où nous parlons, c'est de réussir à pousser. les PME, à ce niveau, de se formaliser entièrement. Parce que le concept de formalité, de formalisation des entreprises, n'est encore pas très bien perçu par les responsables des PME en Afrique en général. Notre présence au Sénégal nous a démontré que ce n'est pas un problème qui est spécifique en Centrafrique. Parce que j'ai rencontré mes homologues sénégalais qui m'ont dit que même si beaucoup de PME se sont déjà formalisés chez eux, À certains détails, ils sont encore informels. Parce qu'il y a des PME qui pensent qu'étant donné qu'ils se sont enregistrés sur le registre du commerce, ou encore le fait simplement d'avoir un local pouvant les identifier, témoignent à suffisance qu'ils sont déjà formalisés. Or, il y a encore des détails, des relations avec le fisc. les déclarations auprès de la Caisse de la Sécurité sociale. Par exemple, les cintures des contrats de travail avec le petit personnel qu'ils ont. Il y a beaucoup de séquences qui viennent témoigner, qui viennent justifier les phases normales de formalisation. Même si nous avons installé, nous avons réussi à créer des banques. pouvant les accompagner, toutes les PME ou les PMI qui ne se seront pas formalisées entièrement risquent toujours d'avoir des soucis lorsqu'ils vont demander de l'argent pour financer leur projet. Donc, je résume pour répondre à votre question que les trois chantiers prioritaires seraient de mettre en place les instruments pouvant faciliter
l'accès au financement des PME, mais aussi pousser les PME à être entièrement formalisées pour ne pas avoir des difficultés d'accès au financement, peu importe leur position géographique en Afrique. Merci Monsieur le Ministre. Vous êtes actuellement en mission au Sénégal et cette dimension internationale mérite qu'on s'y attarde. Comment cette mission s'inscrit-elle dans la vision stratégique du chef de l'État ?
Tout en vous remerciant pour cette question qui a un soubassement un petit peu politique, mais qui a tout son sens. L'Afrique doit donc en ce moment s'émanciper. Nous devons nous éveiller que durant trop longtemps, nous avons pensé que notre salut doit provenir de l'Occident ou d'ailleurs. À ce jour où je vous parle, En Afrique, vous trouverez un stock de capital humain conséquent, susceptible d'aider ou de s'entraider. La dynamique impulsée par le président de la République actuelle, nouvellement réunie, le professeur Faustin-Archange Touadéra, prône une coopération sud-sud. C'est-à-dire que si nous avons besoin d'appui, nous devons d'abord chercher cet appui auprès de nos confrères africains. Une fois que nous avons besoin d'une compétence, il faudrait que nous le cherchions d'abord. Si nous avons besoin d'un autre appui, nous le cherchons d'abord au niveau africain, parce que c'est l'Africain qui connaît mieux la réalité d'Afrique. Nous avons souvent fait appel à des experts venant d'ailleurs, qui ont appris des leçons. ou encore des secrets sur les réalités africaines qui ne sont pas normalement adaptées à la réalité, parce que ce qu'ils ont appris en tant qu'experts, ils l'apprennent à l'école, ils l'apprennent sur l'Internet. Mais un expert africain connaît la réalité africaine parce qu'il a vécu en Afrique. Fort de cette raison, il faut que je vous le dise directement. Aujourd'hui, si on veut parler de transfert de compétences, le Sénégal est un pays qui regorge de compétences. Durant mon séjour ici, j'ai rencontré par exemple mes anciens collègues avec lesquels on a étudié dans une grande université en France. Et ce réseau m'a permis qu'il y a toute une génération de ressortissants de cette école, dont certains ont été des ministres bien calibrés et beaucoup d'autres travaillent encore dans des institutions internationales. Une fois qu'on a eu cette rencontre, on s'est rendu compte qu'il y a un réseau puissant en Afrique doté de compétences, doté de ressources humaines, doté de capital humain de qualité. Donc cette dynamique consiste aujourd'hui à faire appel à ces connaissances, ce capital humain africain qui maîtrise la réalité africaine. De sorte que dans cette coopération bilatérale que nous sommes en train de chercher ici, qui partage l'expérience. Nous avons des choses à apprendre des techniciens et des experts sénégalais, tout comme les techniciens et les experts sénégalais ont beaucoup à apprendre des techniciens experts centrafricains. Et fort de cette raison, nous prenons cette coopération bilatérale dans le but du partage d'expériences pouvant rendre les résultats que nous recherchons plus efficaces. Au Sénégal, Nous avons trouvé une volonté de beaucoup d'experts qui ont une connaissance bien taillée, une connaissance bien profonde du secteur des PME, du secteur artisanal, parce qu'ils ont pris de l'avance sur nous. L'espace de l'Afrique centrale a été un tout petit peu sécoué plusieurs fois par des crises institutionnelles. Pendant ce temps, l'autre côté de l'Afrique de l'Ouest, Sénégal, en la matière, en l'occurrence, a été un pays le plus stable possible. Durant plusieurs décennies, ils n'ont pas connu de guerre civile, ils n'ont pas connu d'instabilité politique. Cette période leur a permis... de forger, de préparer une quantité énorme de capital humain parce que le système scolaire n'a pas été perturbé par des crises. Et aujourd'hui, nous trouvons au Sénégal la volonté de venir nous aider dans ce transfert de compétences pour que nous puissions atteindre des résultats probants. Alors, le chef de l'État, qui est nouvellement élu, travaille dans cette dynamique. Continuer à penser que nous avons le salut ou les compétences à chercher vers l'autre Occident, au-delà de la Méditerranée, est une mentalité que nous devons dépasser. Nous devons aussi comprendre aujourd'hui, avoir confiance aux compétences africaines. Et donc nous sommes ici pour se les partager. De sorte que, de la même manière que nos frères africains ont eu à mettre en exergue leurs compétences pour faire avancer un pays, parce que le Sénégal est un pays qui a une longueur d'avance sur d'autres, nous pouvons donc profiter de cela pour faire avancer le nôtre. Il n'y a pas absolument d'incompatibilité dans le fait de venir partager l'expérience avec le pays comme le Sénégal, parce que ça cadre avec la vision des chefs de l'État qui veulent que les Africains s'entraident pour une relance économique. Nous comprenons aisément alors pourquoi le choix s'est porté sur le Sénégal. Pensez-vous alors que la coopération Sud-Sud pourra produire des résultats mesurables pour l'économie centrafricaine ? Mais pourquoi pas, je viens de répondre à votre question. Un résultat dit « mesurable » est un résultat qui est déjà calculé à l'avance, voulu. Quand on parle de résultats, on parle de prévisions. Et quand on a une prévision, on essaie d'évaluer les compétences qui peuvent être mises à exécution pour que les résultats soient atteints. Donc la coopération suit à ce stade pour les résultats que nous cherchons. avoir un écosystème des PME mieux adapté, bien formel et qui devient compétitif. Parce que si on prend le modèle sénégalais qui aujourd'hui, grâce aux PME, peut employer l'essentiel des chômeurs dans le pays et qui réduit significativement le taux de chômage, nous pensons efficacement que si nous travaillons avec ce modèle, nous pouvons aussi réduire le taux de chômage en Centrafrique. Et au-delà de ça... Les PME locales sénégalais ont une telle capacité de production locale et leur capacité a permis au Sénégal aujourd'hui d'importer très peu du matériel manufacturier. C'est un modèle aussi à copier. Et donc, oui, cette relation suture à partir des bonnes exemples et de bonnes pratiques peut aider. mais efficacement à atteindre des objectifs mesurables en Centrafrique qui consistent à avoir des méthodes pouvant pousser les PME vers la création d'avantages d'emplois pour réduire le taux de chômage, pour réduire la pauvreté et pour réduire les inégalités. Lorsque les emplois sont créés, le chômage peut chuter. Les inégalités peuvent chuter et la pauvreté chute aussi. Et derrière ça, si nous utilisons la même méthode que le Sénégal qui pousse les PME vers plus de transformation des produits locaux vers la transformation des produits agricoles, nous finirons à terme par réduire aussi notre taux d'importation, c'est-à-dire à redresser notre balance commerciale. Parce qu'à ce jour, nous importons plus que nous exportons. Et donc, ça va être efficace, cette coopération sud-sud à terme. Ça peut nous aider à réduire la balance commerciale, à créer davantage d'emplois et à réduire la pauvreté et les inégalités dans le pays.
Parlons maintenant d'une force peu évoquée, mais très structurée, la diaspora centrafricaine. La diaspora centrafricaine dispose d'un pouvoir économique réel. Comment comptez-vous structurer sa participation au développement national ? Écoutez, en oblie centrafricaine, nous travaillons aujourd'hui sur la base d'un document qui va être un cadre de dialogue avec tous les partenaires.
qui s'intitule le plan national de développement 24-28. Et il y a un axe qui parle, excusez-moi l'axe 4, si je ne me trompe pas, de l'inclusivité, où personne ne doit être mis à part, où devons inclure tous les centrafricains de tous bords, de tout sexe et de tout niveau de connaissance, peu importe ses compétences, l'intégrer dans le processus qui amènera le pays à se construire à nouveau. Dans ce contexte, la porte est entièrement ouverte. au diaspora centrafricain, qu'elle soit de l'Europe, des États-Unis ou d'Afrique. Je vous ai dit tantôt dans les premières phases des questions que vous m'avez posées entre-temps que le gouvernement, dans un souci de transparence et d'amélioration du climat des affaires, a anticipé par beaucoup de textes. qui aujourd'hui n'est pas spécifique à la diaspora, mais c'est là pour tous les centrafricains ou les investisseurs qui veulent débarquer en centrafrique pour ouvrir. La diaspora centrafricaine, à proprement dit, c'est un autre stock de capital humain. Il y a beaucoup de centrafricains qui, au-delà des frontières aujourd'hui, disposent des compétences, qui ont des qualités, qui, normalement, le gouvernement encourage à revenir au pays pour ceux qui veulent venir. pas pour intégrer les fonctions publiques, mais qui veulent venir se verser dans le secteur privé en vue de contribuer à l'économie nationale, la porte est entièrement ouverte. Les règles sont ouvertes à tous les Centrafricains qui sont résidents sur le territoire et aux Centrafricains qui viennent d'ailleurs. Les facilités qui leur sont offertes à ce stade où je vous parle, ce sont les mêmes facilités qui sont offertes aux Centrafricains qui résident sur le territoire. Mais l'opportunité qu'on leur offre, c'est qu'une fois qu'ils sont là, ils seront toujours les premiers à être accompagnés par les institutions étatiques. Les diasporas, vous savez, si normalement ils rentrent au pays, ça devrait marquer une sorte de confiance aux partenaires. Lorsque ce capital humain qui est déficitaire localement est comblé par le retour de la diaspora, plus d'investisseurs saura qu'il n'y a pas de problème des ressources humaines sur le territoire national. Lorsqu'un investisseur arrive, il veut trouver des compétences locales, il veut trouver des ressources humaines disponibles. Et donc le retour de la diaspora centrafricaine que nous encourageons vivement va rassurer les partenaires de la disponibilité du stock de capital humain local. Leur retour aussi peut mettre à confiance les locaux. Parce que quand on parle de partage d'expériences tantôt, en évoquant les autres pays d'Afrique, on peut aussi parler de ce partage d'expériences à travers les diasporas qui sont bien formées ailleurs, mais qui peuvent retourner au pays pour transmettre ces connaissances à ces autres centrafricains qui n'ont pas eu la chance d'aller apprendre les expertises ou les autres métiers, mais ailleurs. Donc, est-ce qu'il y a une chance particulière pour leur dire non, mais le pays est entièrement ouvert ? À ce stade, contrairement au passé, où quand la diaspora revient, on l'empêche de trouver les possibilités de s'installer. À ce jour où je vous parle, les diasporas sont les bienvenus. Alors les diasporas ont les mêmes avantages, parce que le système de réintégration du retour des centrafricains est bien huilé par les textes. Cette possibilité de refaire. Si vous avez un message à leur transmettre, c'est de leur dire qu'il faut revenir. J'ai pris la parole, je pense, hier ou avant-hier, à travers le micro d'un journaliste, pour dire... La diaspora centrafricaine est trop hésitante. Quand tu leur sensibilisent de revenir, ils attendent toujours un bon moment qui n'existe pas. Parce que j'ai toujours dit que le bon moment, c'est lorsqu'on a la volonté de rentrer chez soi. Et souvent, ils craignent le risque, mais on dit toujours que le risque, c'est partout. Donc, qui ne risque rien, dit un adage courant, n'a rien. Donc, c'est leur pays. Il faut qu'ils aient le courage de rentrer chez eux et de penser qu'à la fois où les Centrafricains, qui sont pour la plupart les membres de leur famille qui vivent sur le même territoire, s'il y avait un danger qu'ils devaient exterminer. Le monde ne devait pas rentrer et trouver des gens sur le territoire. Et donc ce danger, ça n'existe pas. Les opportunités sont réelles, elles sont favorables, elles sont adaptées aux conditions de vie que cette diaspora vivait avant de sortir du pays. Et donc, il est temps de profiter de l'occasion pour rentrer, parce que pendant que cette diaspora, si elle m'écoute, pendant qu'elle perd leur temps à attendre ailleurs, Elles vont arriver un jour à un moment où ils vont débarquer, mais les étrangers qui ont la volonté d'investir auront déjà pris leur place. Cependant, ils vont commencer à crier, mais ça va être trop tard. Parce que la République centrafricaine est une sorte d'eldorado qui attire en ce moment beaucoup d'investisseurs étrangers. Il est temps que ceux qui veulent investir reviennent au pays. Et ceux qui veulent intégrer le système administratif centrafricain, la porte leur est entièrement ouverte. Récemment, le gouvernement a mis en place un mécanisme d'intégration massive. des centrafricains qui sont sortis des écoles, parmi lesquelles beaucoup de ressortissants de la diaspora qui sont allègement intégrés dans la fonction publique. Envisagez-vous un fonds d'investissement pour la diaspora centrafricaine ? Il n'y a pas de fonds spécifiques à la diaspora. En répondant à une de vos questions tout à l'heure, j'ai dit qu'il y a un des instruments que nous avons déjà mis en place, parce que vous avez posé la question tout à l'heure de savoir les grands chantiers qu'on a prévu d'accompagner efficacement. Je vous ai dit qu'il y a un fonds qu'on a déjà mis en place, qui est le Fonds national de garantie et d'investissement. L'objectif de ce fonds, c'est de permettre à tous les nouveaux investisseurs, entre autres les centrafricains de la diaspora, qui ont envie d'investir, mais c'est un instrument qui est là aussi pour les accompagner. Donc, il n'y a pas de fonds spécifiques dédiés à la diaspora centrafricaine. C'est un fonds spécifique dédié à tous ceux qui ont la volonté d'investir. Et donc, tous centrafricains de la diaspora qui envisagent d'investir, je leur ai dit, il y a un instrument que le gouvernement a déjà mis en place. Donc, c'est comme si, madame la journaliste, vous me posez la question de savoir, est-ce que nous devons avoir un traitement spécifique au détriment des autres Centrafricains qui sont des locaux ? Non. Et là, du point de vue des droits humains, si nous faisons les choses de cette manière, les Centrafricains qui ont vécu sur les territoires vont penser que nous sommes en train de privilégier. Les autres centrafricains, à leur détriment, sont restés au pays. C'est pourquoi le gouvernement que nous sommes travaille pour tous les centrafricains, sans distinction, sans déséquilibre et sans traitement à différentes faces. C'est de l'équilibre. Un instrument, lorsqu'il est là, c'est pour la République, c'est pour tous les centrafricains, c'est pour tous les investisseurs centrafricains. Il s'agit du Fonds national de garantie et d'investissement. Ça appartient aux centrafricains de la diaspora, tout comme ça appartient aux centrafricains locaux. Alors, pensez-vous qu'il y ait un moyen de rassurer les membres de la diaspora sur la sécurité politique et la rentabilité de leur investissement ? Une élection a eu lieu récemment, qui a été financée par la mobilisation des ressources domestiques. On n'a reçu aucun accompagnement de l'extérieur, aucun financement de l'extérieur. La République centrafricaine a prouvé au moins une fois, dans toute son histoire, que nous sommes capables d'organiser des... grands événements qui rassemblent tout le pays. C'était des élections groupées, qui n'ont jamais été faites dans aucun pays d'Afrique pendant des années, pour faire quatre élections en même temps. Les élections résidentielles, législatives, municipales et les élections locales. Les Centrafricains ont prouvé qu'ils sont capables de s'organiser. Ces élections ne se seront pas déroulées dans le calme, dans la transparence, avec les résultats qui ont été publiés s'il n'y avait pas la sécurité. Et donc, les résultats de ces élections témoignent à suffisance que le pays est stable, que la sécurité est là, que le Centrafricain est libre de son choix. Parce que partout ailleurs, les agents qui ont organisé les élections ont circulé et les votes se sont déroulés. Je vous donne simplement l'exemple des élections pour vous dire qu'il y a un indicateur plus rassurant, plus pertinent, qui justifie que l'insécurité ne s'allait pas. La diaspora, en général, pour la plupart, se contente des informations qui souvent ne sont pas vérifiées sur les réseaux sociaux. Parce que les instruments qui transmettent ces informations, pour la plupart, ce n'est pas des chaînes formelles, c'est souvent des informations ou des sous-informations transmises par des gens mal intentionnés. Donc je garantis à ces centrafricains de la diaspora que le pays est calme, le pays se construit en ce moment et que le moment favorable est arrivé. La sécurité est là. Avant, il n'y avait pas de vol de nuit durant plus d'une décennie. À ce jour, les vols de nuit. Le trafic aérien commence à circuler sans problème. Avant, il n'y avait pas de représentation diplomatique des pays occidentaux. À ce jour, même les États-Unis et les autres pays, vous avez appris peut-être l'issue, vous suivez l'actualité, le président du Portugal a fait une visite il y a trois ou quatre jours sur le territoire. C'était pour marquer sa volonté d'installer son ambassade là-bas parce qu'il a... selon les informations qui lui sont parvenues, selon les indicateurs que c'est désormais un pays stable. Il veut aussi que les investisseurs portugais puissent profiter de ces multiples opportunités offertes par les ressources naturelles qui regorgent notre territoire. Il n'y a donc pas de raison que la diaspora soit inquiète. Et ces diasporas, ils ont des membres de leur famille dans le pays. Ils ont des bonnes informations. Comment pensez-vous qu'un pays comme la République centrafricaine, s'il n'y avait pas de sécurité, on peut trouver plus de 30 000 Sénégalais qui sont souvent installés dans des zones réculées pour l'exploitation des mines d'or ou de diamants ? Comment pensez-vous si le pays n'était pas stabilisé ni en sécurité ? On peut trouver des sujets ou des ressortissants chinois par des milliers dans des zones réculées qui exploitent de l'or et du diamant. Le pays est stable pendant que le centrafricain fuit son pays, mais l'étranger s'installe. et captent les richesses du pays. Donc, je profite de votre micro pour dire aux diasporas centrafricains, peu importe leur position géographique, qu'il n'y a pas de raison de rester à l'extérieur parce que le pays les appelle tous. Nous avons fait la démonstration que le pays calme à travers les dernières élections groupées. Il n'y a pas matière à trouver une excuse comme quoi l'insécurité plate dans le pays. C'est entièrement faux, madame la journaliste. Alors, j'aurais une dernière question. En définitive, peut-on parler aujourd'hui d'une vision institutionnalisée du développement inclusif ? Europe-Lie Centrafricaine ? Oui, bien évidemment. Sinon, pourquoi je vous aurais parlé du plan national de développement ? Si ce plan intègre l'aspect inclusivité, c'est-à-dire aucun Centrafricain, peu importe ses difficultés morales et physiques, ne peut être mis à part. Donc nous avons institutionnalisé l'aspect inclusivité. Le chef de l'État a récemment pris une loi. intégrant la place de la femme dans la société et le pourcentage dans toutes les autres fonctions de la République. Il n'y a jamais eu de femme, par exemple, pour vous donner juste un exemple, il n'y a jamais eu de femme générale dans l'armée nationale. Dans toute l'histoire de la République, à ce jour où je vous parle, il y a au moins deux femmes qui sont devenues générales. C'est juste pour vous dire à quel point le pays est avancé au niveau de l'inclusivité. Et donc la place de la femme, la place des personnes en difficulté physique ou en mobilité réduite, la place de centrafricains, de communautés. parfois ignorée ou mise à part, est désormais dans la construction du pays. Et ce détail a été institutionnalisé. Je vous ai juste donné l'exemple du plan national de développement qui intègre l'aspect inclusivité dans son quatrième axe. Donc oui, cette démarche d'inclusivité est institutionnalisée en parlant de cette loi et du plan national de développement. Il n'y a pas d'inquiétude. Vous allez en repli centrafricaine, vous allez trouver... Dans chaque institution, à un très haut niveau de responsabilité, une femme. Mais pas n'importe laquelle. Pas n'importe laquelle, parce que l'inclusivité ne veut pas dire faire cadeau à tout le monde. Ça veut dire tout simplement, quel que soit ce que vous êtes, quel que soit votre genre, vous aurez votre place à la limite de vos compétences. Je suis venu ici au Sénégal, dans ma délégation, vous trouverez une femme centrafricaine très compétente, qui a réussi à faire ses preuves et qui n'occupe pas une petite fonction. Donc l'inclusivité a été institutionnalisée. Nous avons dépassé l'âge de l'exclusivité parce que nous pensons que mettre à l'écart un seul centrafricain peut empêcher le pays d'avancer. Il n'y a pas de centrafricain inférieur à l'autre. À chaque niveau de compétence, une responsabilité peut être confiée, une mission peut être confiée et cela est une loi. Et le chef de l'État suit ça de près. Nous vous remercions, M. le ministre, pour ces réponses éclairées. C'était le regard et ne nous pas, ton regard peut changer le monde.
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