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Eh bien, je vois que ça vous plaît, la fête de l'Huma, vous êtes en forme ! Ça fait du bien de se retrouver un peu la rentrée chacun dans ses journées d'été, c'est sympa, mais d'être tous ensemble pour montrer la force de ce peuple de gauche, de ce peuple écologiste, c'est pas mal non plus ! Et aux journalistes qui m'ont dit, c'est bien comme il y a la fête de l'Huma, vous allez pouvoir voir nos partenaires, qu'on leur dise quand même que nous on les voit toute l'année, qu'on travaille avec eux tout le temps et qu'on n'a pas besoin de la fête de l'Huma pour se parler entre nous. Les écologistes le font toute l'année et continueront de le faire. Mais ce qu'on adore à la fête de l'Huma, c'est vous, retrouvez-vous. Alors merci d'être là. Je vais vous parler écologie, je vais vous parler environnement, je vais vous parler social, je vais vous parler propositions et je vais vous parler union. Mais d'abord, je voulais qu'on se projette depuis cette fête de l'UMA, là maintenant, sur la prochaine, celle de la rentrée 2027. Je veux qu'on se dise comment ça peut se passer d'une manière ou d'une autre. Il y a une solution ou c'est la fête de l'UMA de la victoire. Où on a les ministres qui viennent et qui se font féliciter pour les 100 premiers jours de bilan qu'on a fait parce qu'on aura changé la vie des Français et que ce pays enfin relèvera la tête. Ça c'est la première solution et c'est pour ça qu'on va se battre. Et puis la deuxième option, vous l'avez tous compris, je n'ai pas vous déprimé avec, je pense que vous n'en avez pas besoin, c'est celle dont on m'a parlé tout l'été pendant les 5000 kilomètres en van électrique autour de la France. C'est celle qu'on redoute et c'est celle qu'on va empêcher d'advenir à condition d'être intelligents ensemble. Et je sais qu'ici, il n'y a que des gens qui ont envie d'y arriver, alors écoutez-nous ! petite anecdote personnelle avant de commencer pour vous dire que ce pays fait du sur place j'étais ce matin invité d'une matinale et j'écoutais voilà donc du coup on savait qu'il y avait les marches climat qui se préparait pour la fin du mois de septembre et là aussi on sera là 26 septembre marche climat c'est à notre agenda et j'ai compris aussi que ce profil est un début de retour des gilets jaunes et à ma 38e semaine de grossesse qui a officiellement commencé, enfin 39e même qui a commencé aujourd'hui Je me suis rappelé de la naissance de mon premier fils qui, figurez-vous, est né fin 2018, lors de la première marche climat. Alors il était à la maternité, il n'était pas dans la marche climat. Et c'était aussi la première semaine des Gilets jaunes. Et je me suis dit, quelle ironie de ce pays qui n'en finit pas de faire du surplace, qui n'a rien résolu, ni sur le climat, ni sur l'emploi, ni sur le pouvoir d'achat. Nous voulons sortir de surplace. Parce que si je vous dis 2,10 euros, c'est quoi pour vous 2,10 euros ? C'est le prix du lit d'essence à la pompe ce matin, effectivement. Et le prix à payer, d'ailleurs, c'est pas seulement 2,10 euros. C'est 2,10 euros le litre, plus des canicules à 45 degrés, plus 96 000 hectares de forêt brûlée cet été, plus des pieds de tomate qui brûlent sur pied, comme chez tous les maraîchers, des animaux d'élevage décimés, des maisons qui se fissurent et des milliards qu'on envoie chaque année à des dictatures pour acheter ce que nous n'avons pas. Depuis des décennies, on fait payer aux Français une addition, un tiroir. Et aujourd'hui, sans surprise, ça déborde. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, le conflit au Moyen-Orient et ses soubresauts depuis fin février nous rappellent une fois de plus à quel point notre modèle nous expose et à quel point nous tardons à sortir de nos dépendances aux hydrocarbures alors même que ces crises énergétiques sont appelées à se répéter, tout le monde le sait. Tensions sur les approvisionnements, flamber les prix au bout de la chaîne, une facture toujours plus lourde. Le scénario est connu. Et pour des millions de nos concitoyens, c'est une contrainte directe, brutale, dans leur vie quotidienne. Près d'un Français sur deux ne peut pas se passer de voiture aujourd'hui. De nombreux ménages, souvent en logement collectif, restent également dépendants du chauffage et du gaz. Les agriculteurs, eux, et je le dis avec fierté en face du stand de la Confédération Paysanne, subissent à la fois, on peut les applaudir nos voisins, parce que le hasard fait bien les choses. Et les agriculteurs, les paysans subissent donc à la fois cette hausse de carburant, celle des engrais que la France importe largement et la chesseresse qu'ils prennent de plein fouet. alors face à cette crise il faut bien sûr prendre les indispensables mesures d'urgence pour protéger les français et je présenterai dans quelques instants quelques-unes des mesures de notre bouclier social et environnemental mais pour autant ces mesures d'urgence indispensables elles ne prendront sens que si elle s'accompagne d'une vision claire de la marche à suivre à moyen et à long terme les écologistes depuis des décennies alertent sur ce que nous vivons aujourd'hui notre dépendance aux énergies fossiles est une impasse C'est une impasse sociale qui fragilise le pays au moindre choc. C'est une impasse environnementale qui nous condamne à subir les effets toujours plus violents du règlement climatique. Et c'est une impasse géopolitique qui nous met à la merci de régimes autoritaires, mais aussi une impasse financière qui menace structurellement l'équilibre de notre balance commerciale et des budgets publics. Pour le dire autrement, nous sommes devenus esclaves, esclaves d'énergie qui détruisent le climat et nous ne maîtrisons pas l'accès. Et tout ça nous coûte de plus en plus cher. Je dis souvent que la France est aujourd'hui officiellement en état de surendettement climatique. Pourquoi surendettement climatique ? Parce que chaque jour, nous le savons, nous vivons à crédit sur la planète, nous consommons plus de ressources qu'elle ne peut nous en offrir, mais... Que ce surendettement, évidemment, c'est pas seulement sur le dos de la planète, c'est aussi sur le dos des ménages. Des ménages, des entreprises, de l'état, des collectivités, de toutes celles et ceux qui payent des factures de gaz, d'électricité, de pétrole, on vient d'en parler. Et la spécificité de ce surendettement climatique, c'est que ce n'est pas celles et ceux qui consomment le plus qui se surendettent le plus. C'est-à-dire qu'on a les principaux responsables du problème de surendettement climatique, ces milliardaires, vous savez les 50 milliardaires les plus riches au monde, émettent en 90 secondes. autant en 90 minutes pardon autant de co2 qu'un humain moyen dans toute sa vie c'est ça la statistique et donc on voit bien que certains sont beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup plus responsable que d'autres du problème mais que celles et ceux qui payent la facture qui sont en première ligne qui sont vulnérables c'est pas celles et ceux qui sont les principaux responsables du problème les principaux responsables eux sont épargnés ont les moyens de se protéger alors on nous dit Oui, mais bon, c'est une question de liberté. Comme si liberté et écologie, il fallait opposer ces deux notions. Moi, je m'oppose à ça. Je ne veux plus qu'on laisse nos détracteurs dire que l'écologie serait antagoniste de la liberté. Ou alors, il faut qu'on sache de quelle liberté on parle. Vous savez, un navigateur style skipper du Vendée Globe, vous le mettez dans sa traversée de la mer, il peut décider qu'il est libre. Libre de ne pas s'occuper des courants, des marées, de la houle, que le récif qui est juste en face de lui n'existe pas et qu'il est libre de considérer qu'il n'existe pas. Mais voyez-vous, le récif n'est pas tenu de partager son opinion. Et il y a de fortes chances que ça se termine mal. Alors si vous voulez que ça se passe bien, la vraie liberté, et ça les skippers du Vendée Globe n'ont bien compris, ils restent à convaincre nos politiques, si vous voulez que ça se passe bien, il faut maîtriser son écosystème, il faut prendre conscience des limites qui existent, que vous vous sentiez libre ou pas. Il faut prendre conscience des limites, puis se dire du coup comment je les maîtrise, comment je navigue avec, comment je fais. Et là vous êtes libre, là vous pouvez vous servir du courant, de la marée, du vent pour avancer et aller là où vous aviez envie d'aller. La liberté, ça peut pas être la liberté aux trop proclamées de quelques-uns de dire « je pollue cette rivière, je suis libre de le faire comme entreprise et donc vous, pour l'eau, vous ferez comme vous pouvez ». Ce n'est pas la liberté de quelques-uns de dire « moi je prends le jet privé et mon yacht comme certains en prendraient le métro et je suis libre de rendre votre planète inhabitable parce que c'est ma liberté ». Quand une liberté de quelques-uns contraint l'habitabilité de la planète pour toutes les autres, ça ne s'appelle pas la liberté, ça s'appelle un privilège et il est temps d'en finir avec les privilèges climatiques. Le message est passé, je savais que ça vous plairait. J'ajoute que lors de la nuit, j'ai un spécialiste d'histoire devant moi, Alexis tu vas me dire, lors de la nuit d'abolition des privilèges en 1789, le 4 août, vivement la nuit du 4 août 2027, peut-être même qu'on attendra pas le 4 août, mais cette nuit du 4 août... 1789, ce sont les nobles eux-mêmes qui montent à la tribune. Il se trouve que leurs châteaux ont brûlé tout l'été. Et c'est le Dic d'Aiguillon puis le Duc de Noailles qui montent à la tribune et qui disent si vous voulez calmer l'insurrection, si vous voulez que ça redevienne vivable entre nous, alors renoncez à nos privilèges. Et l'un dit je renonce à mes droits de chasse. Intéressant les droits de chasse. L'autre dit je renonce à la dit, mais moi je renonce à tel droit. Et puis le clergé embraye. C'est comme ça que ça s'est passé. Où sont les aristocrates du capitalisme aujourd'hui pour venir à la tribune et renoncer à leurs privilèges parce qu'ils auront pris conscience que ça ne tiendra pas ? Où sont-ils ? Et bien ils ne sont pas la fête de l'humain, mais c'est pour ça que j'ai expliqué ça aussi au MEDEF et j'irai l'expliquer partout. Et pourquoi on veut abolir les privilèges climatiques ? Parce que plus personne ne peut consentir à l'impôt, à participer à l'effort collectif quand on voit bien que les 1% des plus riches de notre pays payent moins d'impôt proportionnellement de leur revenu que moi, que vous, que toute la fête de l'UMA et que 99% des Français, ça n'a aucun sens. On ne peut pas consentir à payer dans ce contexte-là. Et puis on nous dit aussi parfois, oui, mais l'écologie, bon, ça coûte trop cher. Ça coûte de l'argent et là, il n'y en a pas. Alors c'est sûr que quand tu as renoncé à 62 milliards de recettes fiscales par an, ce qu'a fait le macronisme, ce sont des chiffres de la Cour des comptes. Donc normalement, ils s'y connaissent en décompte. 60 milliards de mois chaque année dans les caisses de l'État, c'est sûr que ça fait moins d'argent. Je vous rappelle, pour avoir un ordre de grandeur, que le déficit de la France, c'est 150 milliards par an. Et on a renoncé à 60 milliards par an de recettes fiscales. Donc c'est sûr qu'on se met en difficulté. Eh bien nous, nous avons des propositions et notamment celles de la grande transmission. Vous savez que la pyramide des âges fait que d'ici 2040, 9000 milliards passeront d'une génération à une autre. Ça s'appelle les flux successoraux, les héritages. Et nous, nous n'allons pas aller embêter chaque Français sur son héritage. L'héritage est le fruit d'une vie. Les gens ont envie de transmettre à leurs enfants. OK, pour 99% des héritages, allez, n'y touchons pas. Mais pour 1% des héritages les plus élevés, plus de 4 millions d'euros sur taxes de 10%. Sur les 0,1% des héritages les plus élevés, plus de 13 millions d'euros sur taxes, encore de 10%, donc 20% en plus. Et suppression de plein de niches fiscales sur les droits successoraux qui sont injustes et inefficaces. On récupère... 10 milliards par an dès 2027 et 15 milliards par an toutes les années qui suivent jusqu'au 2040. C'est ça la grande transmission. Et on veut que ça finance la grande transition. La grande transition qui nous rendra libres, vraiment libres. Parce que oui, l'écologie, ça a un coût. Mais l'écologie, ça n'a pas de prix. Même les économistes qui sont obsédés de la croissance et des chiffres vous le disent. 1% de changement climatique au niveau mondial, c'est 12% de PIB en moins. Ils peuvent vous donner le chiffre, le coût d'un jour de canicule qui équivaut à une demi-journée de grève. Ils peuvent vous donner tous ces chiffres. C'est les assureurs qui calculent ça parce qu'ils ont bien mieux compris, parce qu'ils comptent tout ce que certains politiques ne veulent pas voir. Alors moi, je vous le dis, cet été, j'ai souffert, j'ai souffert trois fois. J'ai souffert de la chaleur comme vous toutes et tous. J'ai souffert en voyant la télé ces hectares partir en fumée. Et j'ai souffert en écoutant les propositions de certains nous expliquer qu'il suffisait de mettre la clim partout. C'est vrai qu'avec la clim, il n'y aurait pas eu de feu de forêt en Gironde. Avec la clim, les pieds de tomate n'auraient pas brûlé dans les exploitations agricoles. Avec la clim, les animaux n'auraient pas souffert dans les élevages. Évidemment, tout ça, c'est du bullshit. C'est la fabrique du doute. C'est des moments où aujourd'hui, on peut manipuler l'opinion. mentir à coups de réseaux sociaux, d'algorithmes, en se disant que plus c'est gros, plus ça passera. J'ai fait personnellement un débat avec Jean-Philippe Tanguy cette semaine sur BFM qui m'a beaucoup fait souffrir parce que franchement, les ententes se présentaient maintenant comme des gens très ouverts au climat, qui ont toujours lu les rapports du GIEC, qui voulaient pas vraiment dire ce qu'on a compris. Ça m'a fait souffrir, mais j'ai pris sur moi et je vais continuer. Alors, on aurait pu se dire que dans cette rentrée... Au moins, on parlerait d'écologie, parce que tout le monde avait compris. J'ai vu qu'à gauche, c'était le cas. Et je me félicite, je le dis, parce que des fois, les journalistes disent « Ah, mais vous n'êtes pas un peu jalouse que tous les candidats de gauche parlent d'écologie ? » Non, je ne suis pas jalouse, je suis soulagée, je suis contente. Bienvenue et battons-nous ! Vous savez... Il y a des écologistes de toutes les générations sous cette tonnelle. Et les plus vieux d'entre nous, je ne sais pas si je suis dans les vieux, dans les jeunes, je ne sais plus. J'ai eu 40 ans cet été, ça m'a bouleversée. Mais je vois par exemple Jean-Pierre au premier rang. Tu as connu Jean-Pierre des moments où on était très très seul. Moi, je suis moins vieille que toi un petit peu, comme militante. Mais il y a encore un an... Des gens qui sont dans la fête de l'humain sont venus me voir en disant « Marine, t'es convaincue, c'est beau ce que tu fais, franchement, respect infini, mais tu sais, tu devrais parler un peu moins d'environnement, ça marche pas, tu perds des voix quand on parle, parle du social, parle du pouvoir d'achat, parle de tout ce que tu veux, mais sur l'environnement, calmez-vous les écolos, ça marche pas, on perd des voix. » Et j'étais désespérée d'entendre ça. Je leur disais, mais nous, on n'en parle pas en fonction de si c'est où ou pas dans les sondages. On en parle parce qu'on s'appelle les écologistes. Et quand c'est facile, on est là. Et quand c'est dur, on est là aussi. Et c'est la supportrice du R.C.Lance qui vous le dit. Il y a une fan du R.C.Lance là-bas. On a une très belle formule au R.C.Lance. C'est dans la gloire ou le malheur, nous, on est là. Et pas sur l'écologie, c'est pareil. Et donc, à la rentrée, effectivement, il y avait un concours à gauche de qui était le plus écologiste. Écoutez, pourvu que tout le monde gagne, ça me va. Mais vous voyez bien qu'au bout de quelques jours, de quoi on parle dans le débat public ? De la baïa ! de flics racistes à Carcassonne, du voile, de l'austérité, d'immigration. Le naturel revient toujours au galop. Une fois que le RN a fait un mois sur la clim, que voulez-vous qu'il raconte d'autre sur le climat ? Alors les réseaux sociaux en breil, et CNews en breil, et le JDD en breil, et Paris Match en breil, et tous les médias mainstream qui sont du suivisme de Belloré en breil. Et ça y est, on est reparti comme en 40. On ne parle plus du climat, plus d'environnement, ou alors pour en dire n'importe quoi. On se réveille quand ? On se réveille quand ? Et que j'en entende pas un à gauche, qui est venu m'expliquer qu'il était plus écologiste que toute la planète réunie, venir me redire dans quelques mois « Oh, mollo, sur l'environnement, on va perdre des voix. » Parce que nous, on va en parler tout le temps, partout, et habituez-vous. On ne veut pas d'une campagne qui soit juste les yeux rivés sur les sondages, sur les polémiques, sur l'outrance. On veut parler de fond. Et donc, vous avez vu qu'on a parlé beaucoup de solitude pour ces 1 Français sur 4 qui souffre de solitude, qu'on a sorti l'un livré sur les maladies liées à la santé reproductive. Vous savez qu'il y a un couple sur 5 qui n'arrive pas à avoir d'enfant, qu'il y a une femme sur 10 qui souffre d'endrométriose et que le diagnostic, il met environ 7 ans, 7 ans de souffrance, 7 ans d'errance médicale. c'est un de minimisation de vos douleurs on vous dit ah bah oui mais là bah je sais pas détendez vous faites quelque chose c'est un de difficulté à combiner la maladie et vos études ou votre travail il ya des concentrations du spermatozoïde des hommes qui a baissé de 50% depuis les années 70 il ya de la puberté précoce il ya des ménopause précoces il ya plein de choses liées à la reproduction dont on ne parle pas. C'est une femme sur trois qui vivront une fausse couche, et j'aime pas ce mot parce que ça n'a rien de faux, qui vit une interruption spontanée de grossesse dans sa vie, le deuil périnatal, ces sujets, on n'en parle jamais, ils existent. Alors quand vous les subissez, vous subissez le mur, la solitude, vous avez l'impression que ça n'arrive qu'à vous alors que ça arrive à tout le monde. Parce qu'il y a un tabou et qu'on n'en parle pas. Nous, on le met sur la table du débat public. La centrée reproductive, la solitude, les inégalités territoriales, tout ça. On va en parler, on l'a mis sur la table, on a fait des livrets et on va continuer. On va parler de l'enfance aussi. On va parler de l'enfance aussi. Avec un livret qui sort la semaine prochaine, qui était prêt en mai, mais vous savez, moi, ce dont je voulais parler, c'est comment on fait un pays bienveillant pour les enfants. Et je vais vous dire, quand en mai, il y a eu le meurtre terrible de Liana, toutes ces manifestations sur la loi intégrale, je ne me voyais pas dire, et bien moi, je vais vous payer du bien-être des enfants. Clairement, on n'en était pas là. Ce livret, il a toute une première partie sur la protection des enfants, sur l'ASE, sur les violences faites aux enfants, sur comment on fait quand on attend un enfant ou qu'on tient des enfants, pour ne pas être stressé à chaque fois qu'on regarde... de la télé en se disant « mais comment ils se sentiront au sport, en pyjama parti, à la crèche, en périscolaire, à l'école ? » On en a marre de flipper pour nos enfants tout le temps et on veut les protéger de ça et on ne les protégera qu'en parlant. Alors on va parler, on va crier, on va manifester, on va obtenir cette loi intégrale. Mais on ne s'arrêtera pas là parce que moi, mes enfants, je n'ai pas juste envie qu'ils ne se fassent plus agresser en fait. J'ai envie d'un pays qui les inclut, qui les considère. C'est pour ça qu'on est le seul parti à avoir fait des réunions dédiées aux enfants. Il n'y avait que les 5-15 ans qui avaient le droit de parler. C'était hyper intéressant. On ne construit pas une société bienveillante avec les enfants sans les écouter, sans leur demander leur avis, sans noter ce qu'ils disent et sans le faire. On veut une Assemblée nationale des enfants. On ne veut plus entendre parler de wagons dédiés aux enfants. Vous savez ce qu'ils m'ont dit les enfants sur cette proposition quand je leur en ai parlé ? Je dis, vous savez qu'il y en a qui veulent des wagons SNCF sans vous ? Il y en a un, il m'a dit, moi j'en veux sans vieux. Parce qu'ils parlent fort au téléphone. Ben oui, si on veut jouer au jeu de qui dérange qui, tout le monde dérange quelqu'un. Donc soit on vit chacun dans sa case, dans des bulles, dans des capsules, soit on vit ensemble. Et nous, on veut vivre ensemble avec nos enfants. Donc on va porter ces sujets avec tous ceux et celles qui voudront. Mais ce que je voulais mettre sur la table aujourd'hui, c'est un bouclier social et environnemental pour les Français. Parce que je vous l'ai dit, on est en état de surendettement climatique et que notre travail, si nous gagnons en 2027 et on fera tout pour, c'est de pouvoir, dans les tout premiers jours du mandat, mettre en place ce bouclier social et environnemental pour une fois à l'arrivée, à la rentrée, que les gens aient vu la différence. Ce sera ça, notre travail. Il y a trois postes, mais t'as raison d'applaudir, c'était très intéressant. Il y a trois postes principaux. Il y a plein de mesures. Notre programme en fourmille, mais vous savez, les trois principaux postes de dépense des Français, c'est quoi ? C'est se loger. se déplacer et se nourrir. J'ai commencé par les transports, j'aurais pu vous parler des trains du quotidien, de tous ces sujets qui fait qu'on devrait trouver des solutions adaptées à chacun, parce que vous savez, nous, notre écologie, elle est populaire. Et donc, je le dis, oui, il faut prendre des mesures, mais ça peut pas être de l'écologie vraiment écologiste si on fait les mêmes mesures pour des personnes qui n'ont ni la même responsabilité dans le problème. ni les mêmes ressources, ni les mêmes alternatives, dont non, vous ne pouvez pas faire les mêmes contraintes sur l'automobile, sur des gens qui habitent en centre-ville remplis de transports en commun ou sur des gens qui habitent au cœur de la ruralité. Vous ne pouvez pas mettre les mêmes aides sur quelqu'un qui a un SEV à 2 tonnes pour conduire un enfant de 30 kilos à l'école. Et sur quelqu'un qui galère avec son vieux diesel et qui n'a pas acheté un diesel par amour du diesel. Qui a acheté un diesel parce qu'à l'époque où il a acheté, l'État disait d'acheter du diesel. Pas les écologistes, l'État. Et maintenant on leur dit, c'est criminel, pourquoi tu as acheté ça ? Débrouille-toi, change de voiture ou sinon tu n'auras plus le droit de rouler avec. Mais on les aide quand les gens ? On veut du leasing social, des transports du quotidien, des tarifs accessibles pour les jeunes avec un ticket climat. Et donc pour se loger, se déplacer, on a des mesures. Mais aussi... Pour se nourrir. Parce que, à ça c'est sûr, que quand je parle de se nourrir à côté du stand de la truffade, j'ai toujours du succès. Il y a un Français sur six qui ne mange pas à sa faim dans ce pays. Un Français sur six. On est dans cette société-là. 10 millions de pauvres, bientôt 11. C'est ça le bilan du macronisme. Et se nourrir, c'est une question de dignité, se nourrir en bonne quantité, mais aussi se nourrir de qualité. Vous savez ce qu'ils font les supermarchés ? C'est Antoine Edgul qui l'a démontré avec sa commission d'enquête au Sénat. Pour se faire leur petite concurrence entre eux, ça s'appelle la péréquation des marges. En fait, ils font le petit caddie, vous savez, où après ils vont comparer les prix en disant je suis moins cher, non c'est moi, etc. Donc sur le Coca-Cola, les oreos, je suis de plusieurs marges, comme ça il n'y a pas de jaloux, ils vendent des fois quasiment à perte. C'est ce qu'ils appellent leur produit d'appel. Mais s'ils vendent quasiment à perte sur ces sujets-là, sur ces produits-là, ça veut dire qu'ils se rattrapent amplement sur d'autres. Et vous savez sur quoi ils se rattrapent amplement avec des marges parfois de 80% plus chères ? sur les fruits et les légumes bio, par exemple, sur les produits sains, sur ce qui n'est pas mauvais pour votre santé. Comme si la politique, c'était, les pauvres, on va être sympas avec vous, on vous fait des réductions sur ce qui vous empoisonne, et par contre, si vous voulez manger mieux, là, on vous surtaxe. Évidemment que des fois, ça coûte un peu plus cher de base, mais la différence de prix est beaucoup liée aux marges. Eh bien, nous, nous voulons, dès la rentrée, je le dis, ce sera notre priorité, permettre de desserrer les taux et de pouvoir offrir un panier de produits du quotidien, sains et diversifiés, à prix coûtant dans la grande distribution. C'est un chantier qu'on organisera tout de suite. Plus de marge sur ces produits. Plus de marge sur ces produits. Et vous verrez que toutes ces mesures, on les détaillera, elles seront mises en ligne aujourd'hui. Elles sont bonnes pour le climat, bonnes pour le pouvoir d'achat et bonnes pour l'emploi. On en est extrêmement fiers et c'est ça qu'on veut mettre en place. Et si je vous dis que c'est ça qu'on veut mettre en place et que moi, vous avez compris, je ne suis pas là pour dire, regardez, j'ai le plus beau programme sur papier glacé. Ça me fait un peu penser, vous savez, aux vitrines de Noël. Quand on envoie parfois nos enfants voir les vitrines de Noël, ils sont là derrière la vitre, ça brille, c'est magnifique, ça leur donne envie. Et en fait, on sait qu'ils n'auront pas ce qui est dans la vitrine. Eh bien, je n'ai pas envie que les programmes des candidats de gauche à la présidentielle de 2027, ce soit les vitrines de Noël. Je n'ai pas envie qu'on donne envie à tous nos électeurs, même à des gens qui ne votent pas pour nous, mais qui disent « ça, ça m'aiderait », qu'on leur fasse miroiter le truc avec une belle mise en scène, une belle mise en page, qu'on dise « tu restes sagement derrière la vitrine, on s'en occupe », et qu'à la fin, on ferme le rideau et qu'on les abandonne comme on a fait les deux fois d'avant, parce qu'on n'a pas été capable de s'entendre. On veut les mettre en place. On fait de la politique pour changer la vie des gens, pas pour leur faire lanterner des trucs. Alors vous savez, on s'est beaucoup moqué de Macron avec son « qui aurait pu prédire ». Alors c'est sûr qu'il y avait quoi de se moquer. Il dit « qui aurait pu prédire la crise climatique » alors que le premier rapport sur le sujet date, le premier qui documente les gaz à effet de serre, et l'effet de serre, c'est monsieur Fournier, c'était peut-être quelqu'un de ta famille, Charles, on ne sait pas, il s'appelait Joseph. 1825. Alors je veux bien que des fois il y ait des méandres dans l'administration mais normalement entre 1825 et 2025 l'info a dû parvenir au sommet de l'état. Et même si des fois on dit on n'a pas le temps de lire les rapports, deux siècles normalement ça permet au moins de lire le résumé. Donc on s'est beaucoup moqué de Macron sur le qui aurait pu prédire la crise climatique et on avait raison. Mais moi, si ça se termine mal en 2027, et je ferai tout pour que ça n'arrive pas, je ne veux pas en entendre un seul venir dire, qui aurait pu prédire que ça ne se terminerait pas bien si on ne partait pas ensemble ? On le sait tous, tout le monde le sait. Même ceux qui ne le disent pas, ils le savent au fond d'eux. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Alors qu'est-ce qu'on fait ? Il y a des moments où l'histoire ne demande pas notre avis. Elle avance, elle tranche, elle emporte tout sur son passage. Les attentistes, les calculateurs, les absents aussi. Le climat se dérègle plus vite que les décisions qui sont censées le préserver. Les inégalités explosent pendant que la résignation progresse. L'extrême droite ne frappe plus à la porte. Non, malgré ses rechutes et ses divisions, elle s'installe durablement dans le paysage politique comme une option crédible, presque banale. Et la chronique de la défaite annoncée de notre camp et de leur victoire annoncée est en train de s'écrire sous nos yeux. C'est pourquoi je ne comprends pas ce qu'on fait à gauche en ce moment. Et moi, je le dis, j'ai passé depuis le NFP beaucoup de temps à essayer que ça marche. Je trouve ça désespérant et j'ai honte parce que vous savez le soir du NFP, quand on a décidé de prendre le bâton et de courir tout droit avec, en disant vous êtes sidéré, vous êtes stupéfait, toi t'aimes pas lui, lui il aime pas elle, et lui en 1992 il s'embrouille avec elle, je m'en fous, on y va, on y croit, on va gagner. Il y a eu 27 sondages sur 27 qui ont dit que c'était pas possible et on l'a fait. Et on l'a fait parce qu'on était ensemble. Mais qu'est-ce qui s'est passé en deux ans ? Qu'est-ce qui s'est passé en deux ans pour qu'aujourd'hui, ce qu'on nous propose, c'est un bout de la gauche qui a décidé de tuer l'autre bout de la gauche et qui dit « les écologistes, vous devez nous aider à appuyer sur la détente ». C'est pas ça, moi, l'histoire de mon militantisme politique. Parce qu'une fois qu'à 35% tout mouillé, on a tué l'autre moitié, on fait quoi ? On est roi du cimetière, on est content ? Alors on est roi, mais il y a un cimetière. Et la vitrine de Noël pour nos électeurs qui se rappelleront devant leur catalogue tout ce qu'on aurait pu faire si on avait gagné. Eh bien moi je ne me résigne pas et je sais que vous non plus sinon vous ne seriez pas là. On ne va pas lâcher l'affaire, ni sur l'écologie, ni sur l'union. On a écrit... à tous nos partenaires politiques, plus d'une dizaine, parce que ça va de ceux que vous connaissez bien à ceux que vous connaissez peut-être moins bien, comme le parti régionaliste, etc. On leur a tous écrit. On ne va pas vous dire que tout le monde nous a répondu dans la seconde, mais oui, bien sûr, où discute-t-on ? On a bien compris que certains étaient emplis de certitudes, surtout envers eux-mêmes, et qu'ils voulaient dire, vous pouvez venir, c'est derrière moi, comme ça, à la file, et puis c'est mon programme, c'est tout, vous êtes les bienvenus. Nous, on veut discuter, et on sait que personne ne gagnera seul, mais on sait aussi qu'il y a un chemin de victoire, si chacun accepte de se dépasser pour quelque chose de plus grand que soi, nous, nous y sommes prêts, et vous ? J'en prends l'engagement solennel. C'est notre promesse écologiste. On a trois objectifs pour cette présidentielle qui ont été largement approuvés pour le mouvement, qui sont très consensuels chez nous. Premièrement, porter l'écologie très très forte dans cette campagne. Et on a compris que maintenant, en plus, tout le monde l'était. Première victoire culturelle, c'est parfait. On a décidé qu'une victoire de notre camp, et quand je parle de notre camp, je parle bien de la gauche et des écologistes, était encore possible en 2027 et que nous en ferions partie de cette solution. On ne sera jamais du côté du problème. Jamais du côté du problème. Et le troisième objectif, vous me voyez venir, il paraissait évident, c'est d'empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir. C'est ça notre mission et on ne va rien lâcher. Et s'il faut être pénible, on sera pénible. Alors, on a écrit à tout le monde. Et j'ai beaucoup de questions et c'est normal de journalistes, de militants qui disent alors qui a répondu, vous avez vu qui, à quelle heure ils ont dit quoi. Ça peut pas être une émission de télé-réalité la suite. Je le dis alors soit vous voulez faire une émission de télé-réalité, vous nous mettez dans un loft avec des caméras et des pizzas et on se débrouille. Mais si on veut travailler sérieusement, dénouer ce qui bloque, se parler franchement, sincèrement, concrètement, bah des fois ça nécessite un peu de discrétion du travail, voilà concentré. sans juste des postures parce qu'on se prend en témoin que tout le monde est en train de regarder qui dit quoi et qui fait quoi. Je remercie sincèrement Génération S et la Pré qui nous font l'honneur d'être présents à ce discours aujourd'hui, avec qui on partage cet objectif. Et qui sont aussi unionistes que nous et aussi écologistes que nous, je le sais et je l'espère. Et puis il y a les autres avec qui, voilà, c'est parfois plus compliqué, mais on discute avec tout le monde, on continuera de le faire, et vous pouvez compter sur notre détermination là-dessus. Je voulais finir par vous dire que le futur est déjà là. Vous savez, on parlait beaucoup des générations futures, de comment ça serait les étés dans le futur, de comment ça serait la chesserie dans le futur, mais l'été qu'on a vécu, c'était le futur. Ça y est, le futur, c'est maintenant. Et quand je dis le futur est déjà là, enceinte de 8 mois et demi, je ne sais plus combien, bientôt, ça prend forcément une tournure très particulière pour moi. Parce que je vous ai parlé de toutes ces femmes enceintes ou des gens qui attendent un enfant ou qui aiment des enfants, qui étaient complètement hallucinés cet été de tout ce qu'on apprenait à la télé en disant « Mais comment je pourrais être serein un jour pour mes enfants ? » Mais forcément, quand vous attendez un enfant, quand vous aidez un enfant, vous vous dites « Ce sera quoi sa vie à 10 ans ? » Est-ce qu'il aura des classes surchauffées ? Est-ce qu'il aura des profs mieux payés ? Ce sera quoi sa vie à 20 ans ? Est-ce qu'il pourra se loger comme étudiant ? Ce sera quoi sa vie à 30 ans ? Et en 2005, ces enfants qui naissent cette année, ils auront 80 ans si tout va bien. Quelle planète on leur laissera ? Moi, je n'arrête pas de penser à ça. Et la réalité, c'est qu'en fait, il y a deux mondes possibles pour eux, pour leurs 80 ans. Il y a le monde où on aura continué à compter en PIB, en part de marché, celui où on aura préféré compter en degré évité et en heure libérée. C'est ça notre choix. PIB, degré évité, temps libéré ou part de marché. C'est deux mondes qui se décident. Dans le premier monde, ces enfants, ils survivront. Dans un monde à plus 4 degrés, où par exemple dans une ville du Nord, il aura été abandonné à la mer, je serai à Vissant pour sortir notre livret littoral lundi dans une ville qui est déjà en train d'être submergée par la marée. Ou alors il vivra dans un monde où l'Espagne aura le climat du Sahara, où on comptera le nombre de réfugiés climatiques en milliards. Dans le second monde qu'on propose et celui pour lequel on va se battre, il vivra. Il vivra dans un monde réparé où on aura évité le pire parce qu'on aura arrêté à temps d'envoyer du CO2 dans l'atmosphère et fait de la dépollution du monde la quatrième révolution industrielle. Où il pourra dire à ses petits-enfants d'un air aussi sidéré qu'amusé « Ouais, mes parents, on va les traiter d'éco-terroristes, c'est vrai, mais grâce à eux, on est sortis du pétrole et des pesticides et on est hyper fiers de ce qu'ils ont fait. » Et vous qui êtes là aujourd'hui, vous pourrez tous leur dire que les éco-terroristes, ils se sont fait traîner dans la boue, moquer, conspuer, ficher, tout ce que vous voulez, mais qu'on l'aura fait. Alors voilà, moi je ne sais pas ce que ce sera la vie de nos enfants, mais je sais pourquoi on va se battre. Et je sais aussi, je sais aussi qui va décider. C'est nous toutes et tous, dès 2027. Alors, au boulot, on ne lâche rien. Je compte sur vous et vous pourrez compter sur nous.
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