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Peuple de la fête de l'humanité, bonjour ! Quel bonheur d'être ici avec vous. Quel plus bel endroit pour venir parler de lutte, de paix, de liberté, d'égalité pour faire la fête, tout en rêvant de bâtir un autre monde. Vous êtes plus de 500 000 à venir ici danser, chanter, lutter. A toutes et à tous, soyez les bienvenus. La fête de l'humanité n'appartient à personne d'autre que vous. Merci au journal L'Humanité. Merci aux membres, aux militants du Parti communiste français qui organisent ce grand rendez-vous. Merci aux bâtisseurs et aux bâtisseuses de la fête. C'est grâce à vous que l'humain existe. Merci. Et jusqu'à dimanche soir, à toutes et à tous, soyez fraternels. Soyez bienveillants les uns envers les autres. Soyez solidaires avec toutes celles et ceux qui luttent. Porteurs de combat pour la paix, pour la liberté, pour l'emploi, pour le climat. Jusqu'au bout, restons ensemble et faisons de cette fête de l'humain un grand rendez-vous des luttes et de l'espoir. Mes chers amis, Je sais que c'est la fête, il fait beau, il y a du soleil, mais permettez-moi à ce moment de la fête quelques instants de gravité. Car jamais les Français n'ont vécu un été ou ont tamé une rentrée avec autant de douleurs, autant de peines, autant de difficultés. D'abord cet été, avec la canicule. Ce sont 8000 morts que notre pays a malheureusement enregistré, 8000 vies humaines. Et malheureusement, ce sont toujours les mêmes qui meurent sous les coups de chaleur ou au travail. Ces 8000 morts, ce sont des hommes, des femmes, des travailleurs, des personnes âgées, vulnérables ou éloignées des services publics abandonnés, parfois à leur sort. Ne l'oublions pas. La canicule que nous avons traversée cet été, c'est aussi une violence de classe. Car ce ne sont pas les riches qui meurent de la canicule, ce ne sont pas ceux qui vivent dans des châteaux, dans des palaces climatisés ou des idiotes derniers cris. Ce sont toujours les mêmes, ce sont les plus modestes qui meurent de la chaleur dans des appartements non climatisés. dans des quartiers, dans des villages éloignés des services publics ou en travaillant dans des conditions intenables sous la chaleur. Mes amis, ceux qui n'ont rien fait pendant des années face aux changements climatiques, qui n'ont rien fait pour isoler nos logements, climatiser nos EHPAD, pour aider nos communes malgré leurs alertes, cela porte une lourde responsabilité dans cette hécatombe. A force de choisir la finance, c'est le climat qui trinque et ce sont les plus modestes qui en meurent. Et puis, après l'été, il y a cette rentrée. Cette rentrée qui n'a jamais coûté aussi cher à nos concitoyens, nos concitoyennes, aux travailleurs, aux étudiants et aux familles. La hausse des factures continue. Elle s'ajoute au prix de l'électricité qui a augmenté, écoutez bien, de 50% en 10 ans. Elle s'ajoute au prix du gaz qui lui a augmenté de 100% en 10 ans. Et le prix des fruits et légumes depuis la guerre en Ukraine, eux, ont augmenté de 20 à 50%. En revanche, vos salaires, vos pensions de retraite, eux, n'ont pas suivi le même chemin. Le SMIC à 1 420 euros net ne permet plus de vivre dignement. 10 millions de nos compatriotes aujourd'hui vivent sous le seuil de pauvreté. C'est 1,2 million de plus qu'en 2017. Et le coût de la vie pour un étudiant, lui, a augmenté de 35% sur la même période. Quant aux retraités, ils le savent, ils ont perdu près de 10% de pouvoir d'achat en 10 ans. Alors, non déplaise au président du MEDEF, oui, la France est bien devenue le temple des inégalités. La vallée des riches pille la France. Et ce sont les classes populaires, travailleuses, qui sont sacrifiées sur l'autel de leurs profits. Mais, mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que la fin est proche pour tous ceux qui nous font les poches. Et nous savons que dans quelques mois, ce sera fini pour Emmanuel Macron. Et c'est tant mieux. Ce sera la délivrance. Enfin.
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