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et de réponses orales. Pour ce faire, je cède la parole en question principale à la députée de Mont-Royal-Outremont.
Madame la Présidente, après Northvolt et Saklik, voilà un autre fiasco Saklik-Sifa, un autre fiasco caquiste-Sifa. À cause de la CAQ, nous sommes maintenant dans un cul-de-sac. Poursuivre un projet mal ficelé, qui va coûter plus d'1,2 milliards, ou tout arrêter et payer 175 millions de pénalités. Je cite le rapport accablant de l'Autorité des marchés publics. En février 2025, le ministère du Numérique dépose au ministère de la Santé un rapport dans lequel il critique la gestion du projet et du contrat. Le ministère du Numérique recommande l'arrêt du projet. Il reproche notamment au ministère de la Santé un suivi insuffisant et considère que le projet est en dépassement de coûts. En mars 2025, Santé Québec propose au ministre de la Santé, alors en poste, de mettre un terme au projet si fort dans sa forme actuelle. Le ministre rejette cette proposition. Malgré les audits accablants, les avertissements répétés et l'explosion des coûts de 96 à près de 300 millions de dollars, la ministre refuse toujours d'arrêter ce fiasco. Pourquoi? La réponse de la ministre de la
cybersécurité et du numérique. Madame la Présidente, on prend très au sérieux les recommandations qui ont été faites dans le contexte du rapport Galan. On a par ailleurs demandé l'année dernière à l'AMP de faire une vigie de tous les contrats informatiques sur une période de 10-15 années. afin de comprendre pourquoi les projets informatiques sont toujours compliqués à déployer, puis qu'il y a toujours des dépassements de coûts. Et ce rapport-là sera disponible bientôt, et on va s'appuyer sur les recommandations aussi qu'il y aura dans ce rapport-là, parce que 'est inévitable. Le gouvernement du Québec, s'il veut se transformer, s'il veut... Passer à l'ère numérique, s'il va être plus efficace, il va falloir qu'il y en ait des projets informatiques. Ça passe par là, puis ça va aller à une vitesse phénoménale avec l'avènement de l'intelligence artificielle. Donc, je pense qu'il faut prendre les choses au sérieux. Il faut s'assurer qu'il y a une gouvernance qui est solide entourant les projets informatiques. Et moi, je tiens à rappeler qu'on y a... On a été proactifs en demandant à l'AMP de nous faire des recommandations. On va s'assurer que dans les projets à venir, tout ça est appliqué convenablement.
Première complémentaire. Madame la Présidente, la CAQ avait huit ans pour prendre les choses au sérieux et assurer une gouvernance adéquate. Ce matin, on apprend sur la plume de Nicolas Lachance du Journal de Québec que la ministre de la Santé fonce tête baissée. Je cite Nicolas Lachance. Le gouvernement exercerait une forte pression sur Santé Québec pour qu'elle poursuive le projet. Même la publication d'un rapport accablant de l'ANP ne semble pas freiner la ministre. Cette gestion chaotique, la nouvelle première ministre en fait partie. La réponse de la ministre
de la Santé.
Oui, Madame la Présidente. Écoutez, je n'ai pas la réputation de prendre des décisions à l'emporte-pièce et surtout pas... de foncer tête baissée, sans analyser l'ensemble des éléments, Madame la Présidente. Alors, je suis très à l'aise avec mon arrivée en fonction. Le 19 décembre dernier, quand je suis arrivée, je veux quand même vous rappeler que ce projet SIFA était sur pause. Quand je suis arrivée le 19 décembre, le projet SIFA était sur pause. Alors, j'ai demandé des explications. Et c'est à ce moment-là que j'apprenais qu'il y avait aussi une enquête de l'AMP et que leur rapport allait sortir incessamment.
Deuxième complémentaire. Madame la Présidente, ce qu'il faut retenir ici, c'est la mauvaise gestion, la mauvaise gouvernance du gouvernement de la CAQ. Que ce soit l'ancien ou le nouveau, comme semble vouloir nous faire croire la nouvelle première ministre, l'AMP ne pourrait pas être plus claire, je cite. Le ministère de la Santé n'a pas agi de manière à assurer la bonne gestion des fonds publics. C'est assez accablant. C'est ça la CAQ, c'est le gaspillage, c'est la décote. À quel moment est-ce que ça va cesser? À quel moment est-ce qu'ils vont enfin comprendre le fiasco, ça clique, puis apprendre de leurs erreurs?
La réponse de la ministre de la Santé.
Madame la Présidente, je vais continuer avec ma réponse de la question précédente. Alors, donc, j'ai attendu à mon évent en fonction d'avoir le rapport. Le rapport qui nous a été livré la semaine dernière, Madame la Présidente, on en a pris connaissance et je comprends que les partis d'opposition aussi. Et nous avons jusqu'à six mois, et six mois, ce n'est pas pour moi l'objectif, je souhaite qu'on le fasse avant, mais nous avons jusqu'à six mois, donc du côté de Santé Québec, j'ai demandé de préparer un plan d'action. pour répondre aux recommandations de l'AMP, qui sont fort importantes, bien sûr, pour l'amélioration continue de nos façons de faire avec les systèmes d'information au Québec, Madame la Présidente. C'est important. Santé Québec est là pour faire le travail. En question
principale. Je reconnais maintenant le député de Marguerite Bourgeois.
la Présidente, hier, le ministre de l'Économie nous a dit que Namaska, c'est un beau projet. Tout va bien, circuler, il n'y a rien à voir. Pourtant, la veille, le ministre des Finances nous a dit que Namaska Lithium, le projet ne va pas bien. On sait que dans le nord, la mine n'avance pas, qu'il y a une pause dans la construction de l'usine de transformation. Ça amène à des mises à pied. Le ministre nous a dit aussi que c'est un dossier qui a eu plusieurs déboursés d'argent public. 1,2 milliards, Mme la présidente. Il nous dit aussi que Rio Tinto a mis le projet sur pause pour repartir sur des meilleures bases. Est-ce que le gouvernement de la CAQ peut nous dire quelles sont ces fameuses nouvelles bases qui aujourd'hui sont nécessaires et pourtant elles ne l'étaient pas lorsqu'ils ont fait le débourser?
réponse du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
D'abord, Mme la Présidente, hier et avant hier, j'ai clairement exposé les faits. Le projet n'est pas sur pause. L'usine continue de se construire. Il y a 500 travailleurs qui se présentent chaque jour pour avancer les travaux, qui progressent à un rythme moins soutenu, mais qui progressent quand même. Et ce projet va se faire avec, bien entendu, notre partenaire Io Tinto. Maintenant, Mme la Présidente, je souhaite soumettre à l'attention de cette Chambre une information qui nous est parvenue. Il faut quand même noter le fait, Mme la Présidente, que le 30 mai 2018, sous le gouvernement de Philippe Couillard, le gouvernement libéral a investi 130 millions dans le projet de Nemaska Lithium. Et malheureusement, Mme la Présidente, l'entreprise a fait faillite en 2020. Et le gouvernement a perdu 70 millions à ce moment-là. Le seul gouvernement qui a perdu de l'argent dans Nemaska-Lithium, c'est le gouvernement libéral. Parce que l'investissement d'1,1 milliard auquel nous avons procédé, il a toujours sa pleine valeur actuellement, madame la présidente. Alors je ne me réjouis pas de cette perte. Je dis juste que ces projets sont risqués et ils y ont cru eux aussi.
Première,
complémentaire. Ils ont mis 1,2 milliard après ça. Bravo les champions! Hé, Charles-Lémont à la...
Attendez. Oui, madame la leader adjointe, j'aimerais vous entendre. Quel est votre appel au règlement?
la présidente, je pense que dans cette salle, on a droit au respect, au décorum, à titre 35.
Chut!
Et madame la leader adjointe, je suis d'accord avec vous. Demeurons respectueux les uns avec les autres. Monsieur le député, je veux entendre votre question. Il n'y a que vous qui avez le droit de parole. On garde le silence.
Charles-Hémond de la Caisse a dit « On a décidé de ne pas investir, il y a un risque avec des possibilités d'excédent de coûts assez importants. » La Caisse n'a pas investi dans le Namaskat, ils ont investi dans Nordvolt. Donc, la Caisse a vu des choses négatives dans le Namaskat que clairement la CAQ a ignorées ou soit la Caisse a décidé de faire en sorte, en leur investissement de Nordvolt, de prendre des apprentissages, ce que la CAQ n'a pas compris. Quelle est la réponse? La
réponse! Du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
Alors, Mme la Présidente, j'étais en train de dire qu'on ne se réjouit pas que le gouvernement libéral ait perdu 70 millions dans le MSK lithium. C'est juste pour dire que ce sont toujours des projets qui sont risqués. Ils y ont cru, Mme la Présidente, et oui, on y croit toujours. La différence entre eux et nous, Mme la Présidente, c'est qu'on gère notre risque. On a pris en considération les observations qui ont été soumises à notre attention de la part de ressources naturelles. Des modifications ont été apportées. Le projet a été bien géré et on s'est associé avec un partenaire très sérieux, très crédible, Rio Tinto. Et nous avons l'intention d'aller de l'avant avec ce projet et de le compléter. Voilà.
Deuxième complémentaire. Madame la Présidente, même réponse que dans Nordvold, mais cette fois-ci, c'est 1,2 milliard. Comme responsable et fiduciaire de l'argent des Québécois, on ne peut pas avoir un ministre de l'Économie qui ignore la juste valeur marchande actuelle de cet investissement. On exige que le gouvernement rende public dans les prochains jours la valeur juste marchande actuelle de ce placement-là. Combien aujourd'hui vaut notre investissement dans Namaska?
réponse du ministre.
la présidente, la juste valeur marchande du placement, c'est la valeur du placement actuel, c'est-à-dire 1,1 million. Maintenant, Madame la présidente, je réitère... 1,1 milliard. Je réitère, Madame la présidente, que le seul gouvernement... qui a perdu de l'argent dans Neemaskalithium, c'est le gouvernement de Philippe Couillard qui a investi 130 millions et qui a perdu 70 millions. C'est ça la réalité. On ne s'en réjouit pas, je le répète. Tout ce que ça souligne, c'est qu'il faut les gérer correctement. Vous l'avez mal géré, nous on le gère correctement. Voilà.
question principale, je reconnais maintenant le député de La Fontaine.
Le ministre de l'Économie vient dire « Nous, on gère efficacement ». Wow! C'est un gouvernement dépensé, dépensier, gaspilleux, dont le dossier de crédit a été une décote. Avec la CAQ, on vit sur les cartes de crédit, Mme la Présidente. Pour rappel, en octobre 2024, le bureau d'enquête du Journal de Montréal, grâce à une demande d'accès à l'information, avait soulevé des écarts de comportement. au gouvernement de la CAQ quant à l'usage des cartes de crédit. 48 millions sur les cartes de crédit à ce moment-là. Des dépenses injustifiées, notamment l'ex-premier ministre qui avait acheté un chandail du Canadien, autographié par Guy Lafleur à 1 282 $, avoie sa carte de crédit. Des dizaines de milliers de dollars d'intérêts non payés, avoie sa carte de crédit. On a, dans les crédits actuels, demandé d'avoir accès aux cartes de crédit, mais la présidente du Conseil du Trésor a dit que ce n'était pas pertinent. Pourquoi la présidente du Conseil du Trésor refuse l'accès aux cartes de crédit? Parce que ce n'est pas pertinent, madame la présidente, c'est l'étude des crédits.
La réponse de la présidente du Conseil du Trésor.
Madame la présidente, si c'était une question si importante, je suis surprise de ne pas l'avoir eue hier au crédit. Parce qu'on a amplement parlé de télétravail, on a amplement parlé de la démission de l'ancienne présidente de la commission de la fonction publique, on a parlé de l'AMP. Ça, c'était des bonnes discussions sur les projets informatiques parce que la transformation de l'État, puis là où il faut mettre des sous prochainement, c'est beaucoup au niveau de la transformation numérique. Je pense que je ne m'en chargerai pas tant que ça dans les cartes de crédit, puis je me concentrerai sur des projets qui sont importants et qu'il va falloir approcher collectivement avec ouverture, puis s'assurer que la gouvernance, elle est adéquate. Et je vous dirais, Mme la Présidente, que nous, on est arrivés au pouvoir en 2018. Avant ça, il y a eu 25 années de libéraux, puis 25 années de péquistes collectivement. Ce n'était pas joyeux non plus, leur projet informatique. Donc, je pense qu'on va s'asseoir sur les... On va s'appuyer sur les recommandations du rapport Galant et de l'AMP pour avoir quelque chose de structuré. Première complémentaire.
Madame la présidente, la présidente du Conseil du Trésor vient de dire que la discussion sur les cartes de crédit, ce n'est pas important. Elle vient de dire que ce n'est pas important. Dois-je lui rappeler qu'en 2020, il y avait 5404 de crédit. La plupart, c'est des Mastercard qui circulent au gouvernement. Le VG a trouvé ça assez important pour émettre un rapport dévastateur en novembre dernier qui dit qu'on était rendu il y a un an à 12604 de crédit, des dépenses inconsidérées, des frais de crédit. Ce n'est pas important pour la présidente.
La réponse de
la présidente du Conseil du Trésor. Madame la Présidente, c'est sûr que c'est important pour moi. Je suis sidérée de ne pas avoir eu cette question en crédit. Je l'ai ce matin, très bien. Alors, il y a du gros bon sens aussi, Madame la Présidente. S'il y a des comptes de carte de crédit qui arrivent, on a fait des rappels à tout le monde qu'une carte de crédit, ça se paye à date et à temps. Ensuite de ça, les rappels administratifs ont été faits par le Conseil du Trésor. Et j'aimerais rappeler l'imputabilité des gestionnaires. À un moment donné, tu es gestionnaire, tu es payé un prix X pour gérer une équipe et avoir des responsabilités additionnelles. Ça inclut payer sa carte de crédit à temps.
Deuxième complémentaire.
On veut le savoir. Il y a une directive dans l'étude des crédits du ministère du Conseil, de la présidente du Conseil du Trésor, de dire ne les donnez pas. Il n'y a aucun ministère qui donne les réponses sur les cartes de crédit parce qu'elle a décidé de dire c'est pas pertinent. Zéro. Madame la présidente, elle a émis des directives, imaginez-vous donc, en octobre 2024, après le scandale révélé par le journal de Montréal. Elle dit pas plus que 5 000 piastres par mois. de paiement par carte de crédit. Bien, il y a 24 cartes de crédit qu'il y a au ministère des Transports qui a 50 000 de marge et il y en a 17 qui a 100 000 de marge. La
réponse de la présidente du Conseil du Trésor. Bien là, écoutez, madame la présidente, je vais répéter, les cartes de crédit, il faut que ça se paye à temps. Donc ça, on a rappelé ça à tout le monde. Après ça, chaque sous-ministre est responsable de son ministère et est responsable de gérer son personnel. Et dans les bonnes pratiques d'affaires, bien oui, il faut payer à temps ses comptes. Donc, on a rappelé cette directive-là, qui tant qu'à moi, relève du gros bon sens et d'une saine gestion des finances publiques. Donc, je suis entièrement d'accord, il faut que ça se fasse dans les règles de l'heure, puis on fait les suivis sur ça.
question principale, je reconnais maintenant
la chef du deuxième groupe d'opposition. Merci, madame la présidente. Dans les dernières semaines, j'ai rencontré les maires et maires de Sherbrooke, Trois-Rivières, Gatineau. Ils me disent tous qu'ils ont trois priorités. Les infrastructures, les infrastructures, les infrastructures. Je donne un exemple à Trois-Rivières. Le maire m'a parlé d'un projet. En fait, sept projets de logements qui représentent des centaines de logements qui, en ce moment, sont mis sur pause. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas d'argent pour augmenter la capacité des stations de pompage. Construire du logement, ce n'est pas juste de la brique et du mortier, ça prend aussi des égouts, des réseaux d'accueil duc, des stations de pompage, de nouvelles rues, etc. Les villes gèrent la grande majorité des infrastructures, 60%, mais reçoivent uniquement 5% du PQI. Ça, Madame la Présidente, c'est le... bilan de la CAQ qui a... drastiquement réduit le financement et c'est désengagé. Et plus on attend, on le sait, plus on attend, plus ça va coûter cher, plus on peut le par en avant. Au dernier budget de la CAQ, l'UMQ a dénoncé le fait que l'argent prévu est loin d'être suffisant pour rattraper le désengagement de la CAQ. On n'a plus besoin, madame la présidente, de réflexion. Ce qu'ils ont besoin, c'est de financement et d'investissement. La première ministre a une seule mesure pour les locataires. Elle nous l'a dit à chaque fois que je lui parle des locataires, c'est de...
réponse de la première ministre. Merci, Mme la Présidente. Je suis bien contente qu'on aborde ce thème-là parce que j'étais aux assises de l'Union des municipalités du Québec ce matin et j'ai été présenter notre vision, nos ambitions et ça a été très bien accueilli, je dois dire. En matière d'infrastructure, c'est un défi commun que l'on a, à la fois comme gouvernement du Québec et comme gouvernement de proximité, que sont les municipalités et les villes. Et ce dans quoi on est engagé, c'est un grand rattrapage parce que ça fait des années, des années. qu'il n'y a pas eu d'investissement avant 2018. Il n'y en a pas eu pendant... Je ne sais combien d'années. Et nous, on a dû rattraper ce grand déficit. On entend souvent les libéraux dire qu'ils nous ont légué un surplus. Dans les faits, ils nous ont légué un déficit immense en matière d'infrastructures, d'entretien d'infrastructures et de mise à niveau. Alors, c'est pour ça qu'il requit aujourd'hui un grand rattrapage. Et on s'est lancé dedans déjà depuis plusieurs années. Au dernier budget, c'était notamment dans le domaine de la santé, puis des infrastructures, des écoles, etc., qu'on a mis de l'avant des investissements. héritées d'infrastructures en mauvais état. Et malheureusement, la plupart de ces infrastructures-là ont été conçues au même moment et donc arrivent en fin de vie au même moment. Alors, j'ai annoncé ce matin qu'on allait engager un dialogue avec les municipalités pour identifier les meilleures formules pour avoir un meilleur suivi en matière de coûts et de financement des infrastructures. Et également, j'ai annoncé en matière d'habitation qu'on avait déjà 17 000 habitations abordables qui avaient été construites et il y en a 10 000 de plus qui sont en construction. Alors, on va maintenir ce rythme-là, cette cadence-là, parce que les besoins sont immenses et il faut répondre à ces besoins-là.
Première complémentaire. Je suis d'accord qu'on a besoin de rattrapage. Tout le monde est d'accord. Il y a un consensus à cause des libéraux, mais aussi à cause des huit ans du gouvernement de la CAQ. On a besoin de rattrapage. Pas besoin de réflexion. Oui, bien sûr, le dialogue, c'est important, mais pas besoin de toujours réfléchir à ce qu'on a besoin, ce que les villes ont besoin. C'est des investissements. En ce moment... Ils gèrent, les municipalités gèrent 60 % des infrastructures. Tout ce qu'elles ont, c'est 5 %. À combien est-ce qu'elles veulent l'augmenter? Est-ce qu'elle a réfléchi à ça? Combien? C'est ça qu'elles veulent entendre. réponse
de la première ministre.
Madame la Présidente, on a augmenté considérablement les montants qui ont été versés aux municipalités puis aux villes. Ça se compte en milliards ce qui a été investi. En fait, il n'y a pas aucun gouvernement qui en a fait autant pour les villes que celui de la Coalition Avenir Québec. Ça, c'est pour rénover les infrastructures, c'est également pour construire des logements, puis construire des logements en mode accéléré. Vous savez qu'on avait mis en place un pouvoir spécial, un super pouvoir. pour déroger à certaines règles qui étaient en place. Et j'ai annoncé ce matin que le pouvoir qui était octroyé aux villes de manière temporaire sera maintenant permanent. Alors ça, ça a été super bien reçu parce que les villes vont pouvoir poursuivre la construction en accéléré de logements abordables. Et on le sait, les besoins sont criants et on est au rendez-vous pour y répondre.
Deuxième complémentaire. Madame la Présidente, qu'est-ce que la Première ministre répond? Par exemple, au maire de Trois-Rivières, qui a sept projets de chacun 50 logements qui sont sur pause, ils sont arrêtés parce qu'ils ne sont pas capables d'avoir l'argent pour avoir des stations de pompage. Qu'est-ce qu'elle répond? Je comprends que réparer et ajouter des réseaux d'aqueduc et des réseaux d'égout, ce n'est pas aussi sexy que de couper des rubans. Mais si le gouvernement de la CAQ abandonnait le projet de troisième lien, il y en aurait de l'argent pour les villes et les municipalités pour aller vendre des skidoux. C'est ça que la première ministre priorise? La
réponse de la première ministre. Alors, comme je vous dis, il y a eu un accueil très positif ce matin aux propositions qu'on a mises de l'avant et je me suis avancée non seulement sur la question des infrastructures, mais également sur la question des logements, tout comme de l'itinérance d'ailleurs. C'est un dossier qu'il faut qu'on travaille en collaboration avec les municipalités et la bureaucratie, la réduction de la bureaucratie. Alors, j'ai indiqué que dorénavant, pour tout nouveau formulaire qui sera créé, il faudra en éliminer deux. Alors, ça va réduire la charge bureaucratique et administrative qui est assumée par les villes et les municipalités. Et comme je disais, c'est important. Oui, il y a les infrastructures, mais il y a toute une série d'enjeux sur lesquels on va travailler ensemble. Et l'immigration aussi en est une. On a besoin de régionaliser encore davantage de l'immigration, puis d'assurer la présence de ceux qui sont déjà intégrés et qui parlent français. En question
principale, je reconnais maintenant le député de Laurier-Dorion.
Madame la Présidente. J'ai déposé il y a quelques minutes une pétition signée par plus de 14 000 personnes qui demandent au gouvernement de retirer le chapitre 1 du PL20. En effet, les membres des coopératives d'habitation se sont mobilisés en grand nombre en opposition à ces projets de loi. Pourquoi ? Deux raisons fondamentales, Madame la Présidente. D'abord parce que le projet de loi menace l'autonomie des coop dans leur sélection des membres. Ensuite, parce que la compensation... vu pour les membres des coop qui ont amélioré leur sort va nuire à la mixité sociale et pousser au départ des personnes qui sont souvent impliquées depuis longtemps dans la gestion de leur coopérative. Est-ce que la ministre va écouter les membres des coop et retirer le chapitre 1 du PL20
réponse de la ministre responsable de l'invitation.
Merci, Mme la Présidente. Alors, tout d'abord, il faut rappeler le projet de loi 20, ce que ça propose. Ça propose un ensemble de mesures qui est destiné à améliorer l'accès au logement. Donc, entre autres, on a la notion de logement abordable qui serait défini dans la nouvelle loi. On a également la question d'un guichet centralisé. La SHQ serait alors habilité à déployer un guichet à la fois pour les demandes de logement à loyer modique et également ceux à loyer abordable. Il y a aussi la question des coopérations. des copropriétés divises, donc habiliter le gouvernement à exenter certaines copropriétés. On parle notamment du carnet d'entretien, on parle aussi de l'étude du fonds de prévoyance. Il y a aussi des dispositions pour les beaux étudiants et également à croisser aussi les pouvoirs du tribunal administratif du logement. Donc on parle des procureurs, en fait des demandes qui sont crulentes. On parle aussi d'améliorer les demandes lorsqu'il y a des litiges, donc pour avoir un processus de conciliation et également le fait que les dossiers... Donc, évidemment, je reviendrai, Madame la Présidente, en complémentaire, mais il y a eu un rapport qui a été mis par la Commission de l'aménagement du territoire suite aux consultations qui ont eu lieu le 26 et le 31 mars dernier.
Première complémentaire.
merci Madame la Présidente. Donc, on a entendu la ministre affirmer publiquement qu'elle était à l'écoute des demandes et des réalités vécues par les membres des coopératives d'habitation. Ma question porte précisément sur les coopératives d'habitation, un milieu de vie qui demande et qui comporte une participation importante des membres. La ministre va imposer des compensations financières qui visent à évincer ces gens-là à cause de ces pénalités financières. La réponse de
la ministre. Merci, madame la présidente. Alors, évidemment, il fallait mettre en contexte le projet de loi 20, mais vous comprendrez que depuis mon entrée en poste, nous analysons les paramètres du projet de loi 20. Nous prenons aussi le temps de rencontrer les acteurs du milieu, d'écouter leur réalité, d'écouter leurs préoccupations, notamment les coopératives d'habitation. Alors, nous poursuivons actuellement les échanges avec eux. Évidemment, on est conscient que le modèle des coopératives, c'est un modèle... un pilier d'abordabilité. C'est un modèle qui existe depuis 60 ans. Donc, c'est un modèle dans lequel on vise la stabilité, on encourage la participation citoyenne et on priorise aussi la mixité sociale. Donc, on a bien entendu les préoccupations, les doléances, les inquiétudes. Et j'ai déjà dit que c'est des préoccupations qui étaient légitimes dans la mesure où le projet de loi... Deuxième
complémentaire.
la ministre, heureusement, semble mieux connaître la réalité du modèle coopératif d'habitation. Mais la question est très simple. Est-ce qu'elle va retirer les dispositions concernant les coopératives d'habitation ? C'est un oui ou c'est un non ? Elle semble connaître la réalité. Elle comprend donc les conséquences du projet de loi 20 sur les coopératives d'habitation. Est-ce qu'elle comprend qu'il faut retirer les dispositions concernant les coopératives d'habitation ? Oui ou non ?
réponse de la ministre. Madame la présidente, le but ultime ici, c'est de faciliter l'accès au logement, tout en préservant l'autonomie des modèles qui fonctionnent. Alors, présentement, on est en train d'analyser les paramètres du projet de loi 20. Comme j'ai dit, on est en échange, le dialogue est ouvert avec les coopératives d'habitation. Alors, on va vous revenir, on va bien faire les choses, on va revenir en temps et lieu. Mais évidemment, l'intention a toujours été de prioriser l'accès au logement, d'améliorer l'accès au logement, tout en respectant... les modèles qui existent déjà sur le terrain. Alors, on reviendra en bon temps. Merci.
question principale, je reconnais maintenant le député de Saint-Henri-Saint-Anne.
la Présidente, la semaine dernière, la Première ministre et l'ancien, nouveau ministre de la lutte à l'itinérance faisaient des annonces importantes, tant en prévention qu'en sortie de l'itinérance, tant mieux. Cependant, c'est nettement insuffisant. Chaque année, il y a davantage de personnes qui tombent en situation d'itinérance que de personnes qui en sortent. Ce n'est pas compliqué. Pendant que le gouvernement se félicite d'en avoir sorti 4 000 de la rue, pendant ce temps-là, l'itinérance explose encore plus et on a maintenant 12 000 personnes qui vivent dans les rues. Au Québec. Comment ça, Madame la Présidente? Eh bien, regardons la cause principale. C'est pas compliqué. 53 % d'entre eux ont été expulsés de leur logement, incapables de payer des hausses de loyers sans bon sens. Ça, chaque année, ce sont des milliers de personnes qui avaient un toit cette année, qui n'en auront pas l'année prochaine parce que leur loyer... c'est inacceptable. Quand est-ce que le ministre de la lutte à l'itinérance va parler à sa collègue de l'habitation pour qu'on arrête d'avoir des loyers qui explosent de manière démesurée et qu'on mette fin à la crise de l'itinérance?
réponse du ministre responsable des services sociaux et de la lutte contre l'itinérance.
Merci, madame la présidente. Je remercie le collègue Saint-Henri Saint-Anne pour sa question. L'ancien, l'ex-futur, il parle régulièrement à sa collègue de l'habitation. On s'est rencontré hier. Puis je tiens à rappeler à tout le monde l'importance de l'initiative que madame la première ministre... à décréter la semaine dernière. On met de l'avant des programmes de suppléments au loyer en prévention de l'éviction ou de la reprise de logement. Donc, ce qu'on vient faire, c'est qu'on garde les gens séseux avec des gens, des organismes communautaires qui sont présents au tribunal administratif du logement et qui vont prévenir la sortie vers l'itinérance. Donc, on est déjà en action. Et, Madame la Présidente, on a... annoncer la nouvelle pour trois grands centres où les initiatives étaient bien ficelées, mais dans une phase 2 très rapprochée. Puis là, on a vu ce que le maire de Saint-Jérôme lève la main, le maire de Drummondville lève la main. On va être au rendez-vous, Madame la Présidente. On est là pour déployer ce programme-là partout au Québec, garder les gens en logement, renverser la tendance. Notre gouvernement s'est donné tous les outils pour mettre fin à l'itinérance, Madame la Présidente, et on va continuer notre travail. Merci. Première complémentaire.
la Présidente, le ministre vient de parler de 1000 nouveaux logements subventionnés en trois ans. Ça, c'est 333 par année. OK. C'est quoi le plan pour les 11 667 autres? OK. C'est bon. On avance de 333. C'est quoi la suite? C'est quoi le plan? Quand est-ce qu'on va avoir des mesures structurantes, crédibles, réelles pour mettre fin à la crise de l'itinérance?
réponse du ministre.
la Présidente, on en retire de plus en plus. Et là, on vient juste de parler de la dernière initiative. On a également mis sur pied le programme pour la santé mentale. On a maintenant 11 équipes PRISM à travers le Québec, dans toutes les régions. Donc chaque année, c'est des centaines de personnes avec des problèmes de santé mentale. et qui sont en situation d'itinérance, qui sont retirés de la rue et qui viennent soulager la cohabitation partout au Québec, Mme la Présidente. Puis là, on vient d'annoncer un autre programme en plus pour les toxicomanes. Les itinérants en situation de toxicomanie vont être maintenant accompagnés dans la gestion de la toxicomanie et ensuite logés avec accompagnement pour la suite des choses. Encore un autre problème de cohabitation qu'on vient régler, Mme la Présidente. Un à un, on va renverser...
Deuxième complémentaire.
la Présidente, on aura beau sortir de l'itinérance à chaque année des milliers de personnes, s'il y en a des milliers de plus qui se rajoutent par-dessus ça, on ne s'en sortira jamais. Il pourra en sortir 3 000, 4 000, 5 000, 10 000. Si de l'autre bord, on en rajoute davantage, la crise ne se finira jamais. Depuis 2018, c'est 64 % de hausse de loyer en moyenne. Il y a des milliers de personnes qui sont incapables de payer leur logement, qui se retrouvent à la rue. Quand est-ce qu'on va arrêter l'hémorragie?
réponse du ministre.
Madame la présidente, c'est justement ce qu'on vient faire avec le programme que la première ministre a annoncé, qu'on a mis sur pied une innovation québécoise, la maison du père. On vient mettre la main sur le robinet et on vient diminuer la sortie vers l'itinérance et on va garder les gens en logement. Et d'année en année, on continue d'augmenter les ressources pour sortir les gens de l'itinérance. Et je vous le dis, on va renverser la tendance et enfin, on a la possibilité... de mettre fin à cette crise de l'itinérance, madame la présidente. Nous, ce qu'on veut, c'est s'assurer que tout le monde soit accompagné. On est la seule province au Canada où l'itinérance est spontanément logée, mais également accompagnée par des équipes psychosociales. On les garde en logement. C'est comme ça qu'on va régler le problème, madame la présidente.
En question principale,
je
reconnais maintenant le député de Jean Talon. Les Québécois et notre Assemblée nationale ont tranché contre la fracturation hydraulique, contre l'exploitation du gaz de schiste. Le 26 mars dernier, tous les députés de la CAQ ont réitéré leur appui à la loi qui met fin à la recherche des hydrocarbures, qui a été votée unanimement ici. Malgré cela, la Première ministre a ouvert la porte au gaz de schiste. Elle pense que c'est quelque chose qu'il faut considérer. Hier, la ministre de l'Environnement a, elle aussi, ouvert la porte à discuter de l'exploitation du gaz de schiste. Il y en a un, par contre, qui était clair. Je le cite pendant la course à la direction de la CAQ, c'est le ministre de l'Énergie. La fracturation hydraulique, c'est non. Si vous me demandez de choisir entre l'eau et le gaz, je vais toujours choisir l'eau. On est d'accord. Je continue à le citer. L'eau, c'est notre ressource stratégique la plus importante. C'est important pour l'eau potable. C'est important pour l'agriculture. C'est important pour nos régions. Protéger l'eau, l'eau du Québec, l'eau des Québécois, la nappe phréatique, il n'y a rien de plus important. Est-ce que sa position, à lui, c'est celle de la première ministre et du gouvernement d'Alain? La réponse de
la ministre de l'Environnement, de la lutte contre les changements climatiques, de la faune et des parcs.
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Très contente de me lever pour la première fois en Chambre en tant que ministre de l'Environnement, des changements climatiques, de la faune et des parcs. Merci beaucoup pour cette question. Question très pertinente. J'ai eu la chance d'en parler avec les collègues hier en crédit budgétaire. J'avais une partie des crédits hier en transition énergétique. Alors, d'abord d'entrée de jeu, notre grande priorité, Mme la Présidente énergétique, c'est de doubler notre production d'électricité. d'ici 2050 avec le grand chantier d'Hydro-Québec, le fameux plan d'Hydro-Québec de 200 milliards pour augmenter cette production hydroélectrique, éolienne, solaire, évidemment, pour faire, pour évidemment aller en plus d'efficacité énergétique. Maintenant, ceci dit, ce que j'ai dit hier, on est ouvert à avoir une discussion, Madame la Présidente, sur l'autonomie énergétique, la souveraineté énergétique. On en parle de plus en plus. On est dépendant du marché, du marché américain, sur certaines ressources. Je pense que c'est tout à fait légitime de poser la question, d'en discuter, d'ouvrir le débat. Mais comme je l'ai dit hier et je le répète aujourd'hui, on ne va pas commencer à forer demain matin. On n'en est pas là, puis on n'en est pas là du tout. Et je pense que j'ai été assez clair hier avec mes collègues lors des crédits budgétaires.
Première complémentaire.
Alors, la ministre de l'Environnement nous dit donc qu'à la porte des grandes ouvertes, je m'adresse au ministre de l'Énergie. Que reste-t-il de ses amours pour l'eau du Québec? Que reste-t-il de ses amours pour les terres, pour la vallée du Saint-Laurent? Je lui demande de nous confirmer que sa position à lui, c'est toujours en opposition à la fracturation hydraulique et au gaz de schiste, parce que la ministre de l'Environnement et la Première ministre, elles, ne sont plus d'accord avec nos motions et avec les lois qui ont été votées ici.
réponse de la ministre. Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, comme je le disais, la transition énergétique pour nous est extrêmement importante et on demeure engagés dans cette transition énergétique. On y a investi. des sommes colossales depuis plusieurs années et on continue, et on continue de manière encore plus engagée et investie, Madame la Présidente, parce qu'on a justement le projet, le grand chantier d'Hydro-Québec à 200 milliards. Donc, je m'occupe de certains projets. Mes collègues aussi de d'autres ministères, c'est une action concertée, une action collective. Et comme je le disais hier, concernant l'autonomie énergétique, la souveraineté énergétique... Plusieurs personnes en parlent. Ça concerne toutes les énergies. Je pense qu'on doit avoir cette discussion-là. Et comme je l'ai dit, je le répète encore aujourd'hui, on n'a pas d'intention... Deuxième
complémentaire.
m'adresse de nouveau au ministre de l'Énergie parce que... Ce qu'on entend de la ministre de l'Environnement et ce qu'on a entendu de la première ministre, ce n'est pas conforme aux lois qu'on a votées et aux motions qu'on a réitérées le 26 mars. Est-ce que c'est parce que le ministre de l'Énergie n'a pas l'oreille de la première ministre? Est-ce que c'est parce que ce sont les lobbyistes des gaz de schiste et les promoteurs de la facture hydraulique qui ont l'oreille de la première ministre?
réponse du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
Mme la Présidente? L'objectif central, l'objectif suprême, sécurité énergétique du Québec et des Québécois. Le choix que nous avons fait, c'est le choix des énergies vertes et on va continuer avec ce choix. 200 milliards qui seront investis d'ici 2035 pour doubler la production d'énergie verte au Québec. Maintenant, le contexte dans lequel nous nous trouvons présentement nous oblige, oui, à faire une réflexion sur l'ensemble des formes d'énergie qui s'offrent à nous. Et on fera cette discussion, on aura cette réflexion de manière responsable et on le fera, bien entendu, dans le respect de l'acceptabilité sociale, des règles de protection de l'eau et également des règles de protection de l'environnement.
question principale. En question principale, je reconnais maintenant le député de La Fontaine.
Madame la présidente, c'est excessivement important le débat qui se passe ici, puis je veux revenir sur l'affirmation de la présidente du Conseil du Trésor. Les Québécoises et Québécois se font dans un cap pour payer taxes et impôts. On envoie des milliards de dollars au gouvernement du Québec pour offrir les services. C'est la décote, c'est le gaspillage caquiste, c'est la décote du gouvernement caquiste. Bureau d'enquête de Québécois. En 2024, octobre 2024, par accès à l'information, a eu accès à des données qui démontrent des écarts de comportement sur les Mastercard du gouvernement caquiste. Des dépenses inconsidérées, à commencer par l'ex-premier ministre qui a acheté un gilet de hockey de Guy Lafleur, 1 282 $. Puis qu'on vienne pas nous dire que c'est pas matériel, celles et ceux qui nous écoutent à la maison, 1 200 $, c'est de l'argent. La présidente du Conseil du Trésor veut-elle rectifier ses propos lorsqu'elle a dit plus tôt qu'il ferait mieux de se concentrer sur les dossiers importants? Ce n'est pas important.
réponse de la présidente du Conseil du
Trésor. Madame la présidente, écoutez. Je l'ai dit que c'était la base. Il faut payer nos comptes de carte de crédit quand ils rentrent dans les délais qui sont impartis. Et je m'attends à ce que les membres de la fonction publique qui utilisent une carte... que les choses se fassent dans les règles de l'heure. Alors, je ne dis pas que ce n'est pas important du tout. Ça fait tout à fait partie des pratiques de base de la bonne gestion financière. Alors, je suis contente que le député de l'opposition se préoccupe de ça. Je me questionne pourquoi il ne m'a pas posé ces questions-là au crédit hier. On avait amplement le temps d'en discuter en détail plutôt qu'en une minute, 15 secondes. Et je rappelle que... Il y a une imputabilité des gestionnaires qui doivent s'assurer de non seulement gérer leur personnel, mais gérer aussi tous les aspects financiers relatifs à leur ministère. Et payer sa carte de crédit à temps, bien, ça fait partie des bonnes pratiques minimales. Première complémentaire.
Madame la présidente, en tout respect, ce qui vient d'affirmer la présidente du Conseil du Trésor est tout à fait inexact. Elle a dit en crédit hier, on a eu le temps d'en parler. Or, elle a elle-même... émise une directive applicable à tout le monde. Santé, Éducation, Santé Québec, ministère des Finances, vous ne donnez aucune information sur la carte des crédits. J'ai entre les mains la directive qu'elle a donnée. À cette question, ouvrez les guillemets, ne répondez pas à cette question qui semble non pertinente à l'exercice des crédits. Va-t-elle les rendre acceptés?
La réponse de la présidente. la présidente, je le répète, c'est... du gros bon sens c'est le Qu'au 101 de bien gérer ses finances et de payer sa carte de crédit à temps, c'est vrai dans nos vies personnelles et c'est vrai au gouvernement. Donc, quand ces propos-là sont sortis en 2024, il y a des correctifs qui ont été apportés, il y a des mesures qui ont été resserrées, il y a des rappels à l'ordre qui ont été faits de la part du Trésor. Les différents ministères se sont ajustés et... Je m'attends à ce que ça soit géré administrativement, conformément aux directives qu'on a émises. Deuxième
complémentaire.
pense la première ministre de ça? La première ministre, elle, elle pense quoi de ça, madame la présidente? Est-ce que le bon peuple qui paye taxes et impôts n'a pas le droit de savoir ce qui se passe sur les cartes de crédit? Quand, Madame la Présidente, il y a 24 cartes de crédit au ministère des Transports ayant une limite jusqu'à 50 000 $, quand il y a 17 cartes de crédit au ministère des Transports qui ont une limite jusqu'à 200 000 $... Est-ce qu'elle, la première ministre, va rappeler alors de sa présidente du Conseil du Trésor? Est-ce que le bon peuple qui paye a le droit d'avoir accès aux cartes de crédit?
La réponse
de la présidente du Conseil du Trésor. Je répète une autre fois, madame la présidente, que au minimum, dans la bonne gestion des dépenses, c'est de payer sa carte de crédit quand elle arrive, dans les délais qui sont impartis. Donc, on a rappelé cette bonne pratique à tout le monde dans les ministères et on s'attend à ce que ce soit suivi. Je m'attends aussi à une imputabilité des gestionnaires et des hauts dirigeants relativement à cet élément-là et que des histoires comme celle qu'on entend ne fassent pas surface. Il faut que ça soit géré à la base à tous les niveaux et qu'on soit rigoureux. Donc, Mme la Présidente, il y a des recommandations qui ont été faites, des directives additionnelles qui ont été resserrées et tout le monde doit les suivre. En
question principale, je reconnais à nouveau le député de La Fontaine.
des histoires, comme on a entendu, ne refassent pas surface. C'est l'argent du bon peuple. Que la CAQ dépense, madame la présidente, dois-je lui rappeler le rapport dévastateur du vérificateur général qui disait à la page 7, pas plus tard que novembre 2025, je le cite, La pratique expose le gouvernement à des risques de fraude et de gaspillage de fonds publics, ce qui peut affecter la confiance des citoyens. Elle a dit, la présidente du Conseil du Trésor, bien, c'est au crédit qu'on jase de ça. Elle a elle-même bloqué l'accès à cette information-là dans tous les ministères, madame la présidente. Pourquoi ne veut-elle pas que le bon peuple qui paye les cartes de crédit, dont le VIG et les bureaux d'enquête de Québécois ont démontré que c'était le « free for all », qu'il y a des cartes de crédit payées en retard, mais des dépenses non justifiées? Pourquoi ne veut-elle pas que le peuple sache ça? Pourquoi ne pas donner accès aux comptes de cartes de crédit?
réponse de
la présidente du Conseil du Trésor. Madame la présidente, alors je vais répéter pour une énième fois ce que je dis. Une mesure de base dans la bonne gestion de ses finances, c'est de payer son compte de carte de crédit quand il rentre. Alors, on a rappelé cette mesure, somme toute évidente, à tous les ministères, resserré les directives relativement à ça. Madame la présidente, je partage, comme je vous dis, c'est la mesure qui est primordiale et il y a des règles qui sont applicables. On a rappelé au ministère de les suivre et nous, ce qui est important, ce n'est pas d'afficher les comptes de cartes de crédit et les dépenses, c'est de resserrer les règles et de faire des suivis pour que ces situations-là ne se produisent plus.
question complémentaire, première complémentaire.
Madame la présidente, la présidente du Conseil du Trésor, un matin, est prise avec ses contradictions. Elle dit, nous, on ne veut pas afficher les comptes de carte de crédit. C'est de l'information. Le peuple paye jusqu'à 100 millions de dollars dans le dernier exercice d'information que l'on a connue. sur les cartes de crédit, des dépenses qui sont injustifiées, le vérificateur général que sa politique n'est même pas suivie, pourquoi ne rend-elle pas accessible les comptes de cartes? La
réponse de la présidente du Conseil du Trésor.
Madame la présidente, je comprends, là, rendre accessible, rendre accessible. Il y a des règles pour rendre accessible. Si vous voulez voir des choses, bien, faites les demandes qui s'imposent, là. Bien, c'est ça. Attendez, attendez, attendez.
Alors, je vous rappelle, l'article 32, vous gardez le silence et vous ne vous interpellez pas des deux côtés de la Chambre. On a écouté la question avec attention et j'aimerais qu'on écoute la réponse avec la même attention. Madame la Présidente du Conseil
du Trésor, poursuivez. Moi, ce que je trouve plus important, Madame la Présidente, c'est qu'on ait géré la situation, qu'on ait rappelé tout le monde à l'ordre, qu'on ait rappelé la directive, puis juste rappeler le gros bon sens. C'est inadmissible de ne pas payer sa carte de crédit à temps, là, dans un gouvernement. Donc, effectivement, ce sont des dépenses inutiles que de payer des intérêts sur une carte de crédit. Alors, pour moi, c'est une gestion des finances publiques minimale qu'il faut qu'on retrouve à travers les différents ministères. Donc, c'est ce qu'on a rappelé en temps et lieu, puis on continue de faire le suivi.
En question principale,
je reconnais le député de La Fontaine. Madame la Présidente, là, moi, je vais entendre la première ministre. Semble-t-il, on a une nouvelle première ministre, semble-t-il, elle ne fait pas les choses comme l'ancien premier ministre. Parce que l'ancien premier ministre, grâce au bureau d'enquête de Québécois, on a su que lui, sa carte de crédit du bon peuple québécois, s'achait un gilet de Guy Lafleur, 1282 $, qu'il a fait encorder dans son bureau. Demande d'accès à l'information. Là, la présidente du Conseil du Trésor, madame la présidente, nous dit que le peuple n'a pas besoin de savoir ça. Elle ne veut pas que l'on sache ce qui se passe sur les près de 13 000 cartes de crédit un peu partout. Là, la première ministre, elle a une décision importante. Est-elle d'accord avec sa présidente du Conseil du Trésor? Que des millions sur les cartes de crédit. Et elle a dit la présidente du Conseil du Trésor. On a juste à demander l'information. On l'a demandé. Elle a bloqué l'accès à l'information, Madame la Présidente. Alors, la question est bien simple. Est-ce que la CAQ est à ce point gênée? Que répond la première ministre? Que nous cache-t-il sur les cartes de crédit?
Attention ici, je vous demande de retirer ce mot qui est au lexique. Vous le retirez, il est retiré. Maintenant, la réponse de la leader adjointe du gouvernement.
Alors, voici une information, madame la présidente, parce qu'on déforme la réalité quand on parle des chandails. Plusieurs chandails ont été signés dans le cadre des conférences fédérales provinciales, alors que le premier ministre était président. de la conférence des premiers ministres et il a payé son chandail, Madame la Présidente.
Alors voilà, cela met fin à cette période de questions et de réponses orales. Je suis debout et je continue à parler, alors j'apprécierais que vous gardiez le silence. Article 32, c'est bon pour tout le monde. Alors, comme il n'y a pas de vote reporté, nous allons passer à...
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