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Par exemple, l'insécurité, rentrons dans le fil du sujet. Vous écrivez que les adeptes du tout répressif exaspèrent l'image d'un pays coupe-gorge. Ça veut dire quoi ? C'est la faute des médias qui montent en épingle des faits divers qui en parlent trop, selon vous ? C'est une réalité d'ailleurs qui a été mesurée par différentes institutes. C'est que la place des faits divers dans les médias a considérablement augmenté. Ce que les Français regrettent d'ailleurs. Il y a une enquête de Vérian qui est pour la Croix, le fameux baromède. confiance dans les médias et où les trois gars des français disons on a en fait à travers les faits divers une représentation exagérée et inquiétante pourquoi les médias en parle plus c'est idéologique ou c'est parce que ça fait de l'audience il ya Il y a plusieurs raisons à cela. Parce qu'effectivement, il y a certains médias qui en font commerce et qui ont besoin de nourrir cet agenda d'un pays qui serait au bord de la rupture et qui serait devenu de plus en plus dangereux. Ensuite, je pense qu'il y a d'autres réalités. D'ailleurs, on l'évoque à plusieurs reprises. On a finalement des sources d'informations qui sont un petit peu différentes aujourd'hui. On a tous un smartphone. Il y a donc 60 millions. de, un peu moins, de caméras qui sont en permanence disponibles pour mesurer tous les faits de violence. Et par ailleurs, je crois, les réseaux sociaux sont une chambre d'écho de tout cela. Et donc il y a une espèce de fascination. Et ça c'est, voilà, c'est des comportements qu'on connaît bien. La violence nous fascine et donc on finit par croire que la violence est autonomie présente, ce qui est un peu un paradoxe dans un pays qui très massivement rejette la violence et notamment la violence politique.
– Jordan Bardella, pour prendre un chiffre précis, il a dit par exemple qu'il y a 120 attaques de couteau par jour. Ce chiffre-là, précisément, vous le contestez ? – Oui, bien sûr, on le conteste et dans le livre, on raconte comment ce chiffre est arrivé dans le débat public. – Comment il a été extrapolé. – Comment il a été extrapolé à partir d'autres chiffres qui ne racontaient pas exactement ça. Donc là, on est typiquement… dans ce qu'on pointe dans le livre. Il a énormément été repris ce chiffre, et pas seulement par Bardella. Les 120 coups de couteau par jour, c'est un truc... Oui, et d'ailleurs, ce n'est pas le seul chiffre qui a été manipulé sur le sujet de l'insécurité. Mais ce qu'on voit sur le plan politique, c'est que cette surabondance de traitements d'effets divers, ce type de manipulation que vous venez d'évoquer, ça crée un climat, ça crée une forme de... on pourrait dire, de bulles algorithmiques, un peu comme sur les réseaux sociaux, où finalement, dans le débat, eh bien, on va dire, voilà, il y a de plus en plus d'insécurité, les Français ont de plus en plus peur, et c'est ce qu'on voit dans les enquêtes d'opinion, se sentent de plus en plus en insécurité dans le pays, et la réponse politique qu'on a face à ça, c'est systématiquement la surenchère. On a un code pénal et un code de procédure pénale qui sont retouchés quasiment tous les ans, et pourtant, les Français... considèrent qu'on est toujours en risque de se faire attaquer dans la rue à agresser. Ce qui est statistiquement très très très très très faible. On donne ce type de statistiques dans le livre, mais on voit la déconnexion entre le débat public et la réalité. Et ce qu'on souligne aussi fortement, c'est que ça conduit la sphère politique à avoir des mauvaises postures, des mauvaises décisions, et en tout cas, ne pas traiter les problèmes. concrètement, et finalement, avec une surenchère sécuritaire et avec cette surabondance de textes visant à durcir, alors ça peut être les conditions de la justice aussi, finalement, on se retrouve avec une opinion qui considère que ça ne va toujours pas. C'est bien la preuve que ça ne fonctionne pas. – Oui, sur l'immigration, sur l'école, vous considérez que les sujets existent mais qui sont mal posés, enfin qui sont posés de travers. – Exactement. – Vous mettez d'ailleurs des chiffres qu'on entend peu.
en avant sur l'immigration. Près de 4 Français sur 5 estiment qu'une personne étrangère mérite de devenir française quand elle travaille, cotise et paie ses impôts depuis plusieurs années contre seulement 21% qui sont d'une opinion contraire. Pourquoi ces chiffres, on ne les entend pas ? Parce qu'ils ne vont pas dans le sens de ceux qui prônent la réduction de l'immigration ?
Ça fait partie de notre travail dans ce livre, c'est d'exhumer des chiffres, y compris de sources qui sont très connues, qui ne sont jamais commentées. Donc il y a celui-ci, il y a le chiffre dans un baromètre qui est reparu récemment, le baromètre de la confiance politique, où semble assez facilement occulté le fait que sur... cinq pays étudiés, la France est celui où les gens se sentent le moins appartenir à une communauté. Et quand ils se sentent appartenir à une communauté, c'est plus que partout ailleurs, c'est-à-dire plus qu'en Allemagne, plus qu'en Italie, plus qu'aux Pays-Bas, à la communauté nationale. Et curieusement, lorsque ces baromètres sont commentés, on va chercher. C'est vrai qu'on a ce tropisme par lequel on est facilement gagné aujourd'hui.
On se l'aille chercher le chiffre qui inquiète, le chiffre qui atteste de la fracture. C'est quasiment une tradition. C'est devenu une tradition. Il y a une réalité, on en parlait il y a un instant, c'est le pessimisme des Français et leur défiance vis-à-vis. Le manque de confiance s'exprime à tous les niveaux. Au niveau parfois du voisinage, de l'autre en général. Toutes ces questions sur le niveau de confiance accordé.
à ceux qu'on ne connaît pas. Et ça, c'est un record d'Europe. On en a beaucoup, des records comme ça. Il y a une enquête d'Ipsos récemment qui est parue, qui s'appelle « What war is the world ? » et qui interroge les populations de 30 pays. La France est le dernier pays quand on pose la question « Est-ce que l'autre pays va dans la bonne direction ? » Sur 30 pays, très différents. Donc c'est trois fois moins de gens optimistes qu'en Italie, qu'en Espagne. On est dernier derrière le Pérou.
Il y a peut-être un moment où on a un problème de représentation de nous-mêmes. Ce déclinisme, il a des racines historiques profondes en France. Ça ne date pas là de maintenant. Oui, bien sûr, le déclinisme, c'est...
Une tendance pour trouver des racines très anciennes, sans aller trop loin au XIXe siècle. Il y avait tout un courant de pensée des intellectuels qui vous expliquait déjà que c'était mieux avant. Et on était à l'époque avec l'idée de la France était en décadence. Et ce pétimisme... Il s'exprime notamment dans des milieux intellectuels et dans l'édition, mais il est très cantonné à une frange de la population. Il n'est pas généralisé, à part quand on explique aux gens à longueur d'émission que tout va très mal dans le pays. Il y a toujours une tradition décliniste et pessimiste qui s'exprime encore aujourd'hui. On considère qu'elle fait partie... de l'ambiance générale. Mais ce qu'on voit au-delà de ce phénomène-là, c'est que le prisme médiatico-politique qui décrit la France comme archipélisée, fracturée, etc., c'est un prisme qui va au-delà d'un petit milieu. Il a gagné. C'est-à-dire qu'à force d'être répété entendu, ça finit par influencer, y compris les moins convaincus. Oui, parce qu'il... Évidemment, il émane beaucoup de l'extrême droite, mais il a aussi gagné la droite de gouvernement, il a aussi gagné le centre et une partie de la gauche. Et nous, on considère que c'est le prisme dominant aujourd'hui dans l'analyse de la France, ce qu'on entend dans les débats. Donc c'est un peu à ça qu'on a voulu s'attaquer d'abord, avant d'aller critiquer des occulteurs, des clinistes, je ne vais pas les citer ici, mais de s'en prendre directement à deux ou trois personnes qui vendent beaucoup de livres. Mais ça, ce n'est pas notre sujet.
cette vision de la France qui organise le débat politique et qui conduit très vraisemblablement à avoir des mauvaises postures, des mauvaises décisions et qui pavent la voie des extrêmes. Non mais ça c'est très important, je disais c'est un livre politique, c'est un livre très politique mais c'est pas un essai politique, c'est un livre qui nourrit de faits, d'arguments, de chiffres et de données qui peuvent nourrir pour chacun sa propre réflexion et alimenter le débat public. Mais il y a un constat effectivement très politique qu'on fait, c'est que...
Derrière ce regard négatif et décliniste sur la France, c'est un regard sur les Français aussi qu'on porte. Et en fait, y compris porté par le politique sur leurs propres concitoyens. Parce que finalement, dire par exemple qu'il faut réconcilier les Français avec le travail, c'est une espèce de gimmick. Qu'est-ce que c'est dire les Français ? Ils ne travaillent pas assez, ils rechignent à l'effort. Si on avait voulu, franchement, si on avait voulu, à l'aide des chiffres qu'on a étudiés, démontrer que les Français étaient des fainéants, on aurait eu... Beaucoup de mal. Parce qu'en fait, c'est très très peu attesté. Et c'est ça qu'on renvoie aux Français. On les décrit comme feignants. On les décrit comme fracturés, presque à s'entredéchirés. On décrit notre jeunesse de manière épouvantable. Alors qu'il faudrait un tout petit peu s'occuper d'elle, compte tenu des chocs qu'elle a subis ces dernières années. Et donc ce qu'on raconte des Français, en fait, et qui est projeté par le politique lui-même, est la défiance finalement que ça... signifie, de la part de ceux qui nous gouvernent à l'égard de leurs concitoyens, fait partie du problème politique majeur auquel on est confronté aujourd'hui. La conséquence, c'est que ça monte les Français les uns contre les autres. Mais pas tant que ça, en fait, parce que là où ils vivent, moi j'ai eu la chance de travailler pendant un an dans une agence, c'est pas le grand public qui organise des rencontres publiques, en faisant venir des gens très différents, des gens très insérés, des gens très en difficulté, etc. Ils adorent ces rencontres où ils se rendent compte que n'étant pas d'accord au début de la réunion, mais ayant un objet commun, qui est l'avenir de leur territoire, l'avenir de leur commune, ils trouvent ça extrêmement jouissif de se dire on arrive à se parler, on arrive à se rencontrer, on arrive à trouver qu'en fait, malgré nos différences, on peut se mettre d'accord ou résorber. Et en fait, c'est ça pour nous, la France et les Français aujourd'hui, et pas l'espèce de pays cauchemardesque qu'on nous décrit sans cesse. Une bonne partie des radiographies des Français reposent sur les sondages.
Quand on lit les résultats de ces études, il faut bien lire les questions et s'intéresser aux commanditaires de ces sondages. Parce que les questions peuvent être orientées et les commanditaires finissent.
Nous, on a privilégié les sondages qui sont sur plusieurs décennies, qui permettent de regarder des évolutions dans le temps long. On se méfie des sondages de circonstances, et notamment qui consistent, parce qu'on sait que ça fera le buzz, c'est pas mal intentionné, mais on cherche aussi un peu d'audience parfois, qui consiste à aller traquer ce qui ne va pas. Effectivement, il faut tout regarder, il faut regarder. Les questions sont rarement manipulatoires, mais en revanche, il y a un effet de cadrage des sondages, la surabondance des sondages. auprès des musulmans, qui consiste à leur demander s'ils pratiquent ci, s'ils pratiquent ça, comment ils font le ramadan, s'ils remontent par hasard leurs chaussettes sur leurs pantalons, dans un rapport de 1 sur 10 par rapport au sondage qui consiste à demander En tant que musulman, vous ne vous sentez pas de temps en temps un tout petit peu rejeté, discriminé, montré du doigt ? Fini par faire un effet de cadrage qui crée aussi des tensions. Parce que si on les analyse, ces sondages, on se rend compte que la très grande majorité des gens en France qui se considèrent comme musulmans ne considèrent pas du tout qu'il faille mettre la charia au-dessus de quoi que ce soit. Ils sont très respectés de l'orat, de la République. Ils considèrent que leur religion est une affaire privée. Mais ils se sentent. pointer du doigt en permanence par la manière dont, notamment avec des sondages, on met en permanence cette question-là en débat de manière inquisitrice, d'une certaine manière. Je voudrais préciser que pour que le débat, parce que ce qu'on veut avec Nicolas, c'est ouvrir le débat, pour que chacun de nos lecteurs puisse participer à ce débat sur le site de Fondamental, toutes les sources figurent. C'est-à-dire qu'au fur et à mesure de sa lecture, on peut aller regarder, il y a un QR code dans le bouquin pour pouvoir aller dire tiens...
Qu'est-ce qu'il nous raconte ces deux-là ? On va cliquer et on va pouvoir avoir accès aux sources, aux analyses, à tous ceux dont on s'est inspiré, dont on a dû aussi restituer le travail. Il y a des sondages de circonstances et puis comme le disait Patrick dans son édito, il y a des chiffres qu'on a envie de garder en tête maintenant après avoir lu votre livre lorsqu'on suit des débats. Deux circonstances. C'est le chiffre que disait Patrick. 94% des Français sur des enquêtes régulières et qui ont une base ancienne. 94% des Français aujourd'hui se disent intégrer dans la société. Et j'en avais un autre. 83% des Français estiment qu'il faut se serrer les coudes et affronter les problèmes ensemble. Ça ne veut pas dire que ça règle les problèmes, mais qu'il y a un élan, une volonté pour. Oui, c'est ce qu'on voit dans les enquêtes. C'est plutôt une recherche de consensus, une recherche de solutions et de manière...
apaisé, c'est plutôt ça qui émane des enquêtes quand on demande aux Français la façon dont ils voient leur vie ensemble de façon plutôt concrète. Après, quand on leur demande l'image qu'ils ont du pays, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. Ils répètent ce qu'ils voient ou ce qu'ils entendent et on a cette image qui est désastreuse et qu'on conteste fortement. Mais quand on regarde les aspirations, effectivement, c'est plutôt ce qu'on voit. Et en termes de vie démocratique, on voit aussi de fortes attentes d'être davantage écoutés. douter, ça a déjà été beaucoup dit, mais de participer aussi davantage et de trouver des mécanismes de la vie démocratique qui soient plus respectueux des opinions de chacun et qui permettent de trouver des solutions. On a tout un chapitre qui est consacré à la démocratie et qui parle de ça. Ce n'est pas du tout ce qu'on a dans le débat public qui consiste à dire « Ah ben regardez, il y a une attente d'autorité qui est très très forte. On aimerait bien avoir un chef qui décide de tout. » C'est ça que veulent les Français et qui est une petite musique qui a fortement grimpé ces dernières années. Mais personne n'a dit que dans le dernier baromètre du Cevipof qui pose ces questions, tous ces items-là ont reculé. C'est-à-dire que l'attente d'autoritarisme en France a baissé. Mais ça, on n'en a pas parlé il y a un mois quand ce baromètre est sorti.
Il y a quand même un phénomène dont je voulais vous parler parce qu'on est à 10 jours des municipales. Et si le maire reste de loin l'élu préféré des Français, ce que vous rappelez d'ailleurs dans votre livre, il est aussi en première ligne face aux agressions sur le terrain. Oui, mais encore davantage pendant la campagne des municipales parce qu'il y a eu un outil qui est devenu un incontournable. C'est les réseaux sociaux qui sont aussi devenus le vecteur d'attaques et menaces. Un maire sur quatre aurait été victime de violences en ligne, selon cette enquête publiée aujourd'hui par le CEVIPOF et l'Association des maires de France. C'est ce que nous a confirmé d'ailleurs le maire de Lagneville. Christophe Ditrich, qui était d'ailleurs au tribunal de Beauvais hier parce qu'il a été menacé de mort il y a un an et qui fait face aussi désormais à des insultes, des menaces sur les réseaux sociaux.
Les types de messages qu'on reçoit, enfin en tout cas qu'on a, c'est souvent en commentaire, c'est souvent pour vous dénigrer, c'est pas de l'insulte propre. Vous savez, c'est des gens qui n'ont pas tout à fait les mêmes points de vue que les vôtres, et qui souvent très violemment vous disent « oui mais t'es qu'un cow-boy, t'es un facho », enfin voilà, c'est des trucs comme ça. Il y a beaucoup de mères qui ne répondent pas, moi je suis de ceux qui, lorsqu'ils ont la capacité de répondre, le font. Parce que tout simplement, on ne peut pas dire tout et n'importe quoi.
Une violence qui a des conséquences sur le nombre de candidats à la fonction, qui connaît une crise d'évocation, trop prenant, trop de responsabilité, pas assez de moyens, mais aussi trop de violence, que nous confirme l'auteur de l'étude.
Sur le contenu des réseaux sociaux, les publications des élus, les publications des villes, on voit que ce sont des conversations qui très vite deviennent violentes, insultantes, diffamatoires. Et donc il y a une violence qui est vraiment endémique dans les réseaux sociaux. Mais il est clair que la violence physique ou la violence verbale peut dissuader un certain nombre de candidats. Et ça dissuade aussi pas mal d'élus et de candidats d'être actifs sur les réseaux sociaux, ce qui pose un vrai problème. Parce qu'une partie de la campagne se passe sur les réseaux sociaux et à partir du moment où on n'y est pas, on a un gros handicap. dont accompagnons.
La violence qui n'est pas qu'en ligne. Pendant cette campagne, il y a eu de plus en plus de permanences qui ont été dégradées, taguées, des élus cibles dans leur vie de tous les jours. Et même chez eux, c'est ce qui est arrivé hier, à la maire de Wotling-Schofen, dans le Haut-Rhin, qui a reçu une enveloppe contenant des menaces de mort écrites et aussi de la poudre blanche qui n'a pas été identifiée. Des équipes de décontamination ont dû intervenir pour s'assurer que cette poudre n'était pas dangereuse. Pourtant, dans votre livre, vous dites que le discours dominant sur les tensions, les fractures, le déclin ne s'étant presque jamais au maire. que le maire, c'est les Français, c'est les lieux auxquels ils font le plus confiance. 66% d'ailleurs, il y a un sondage qui le confirme aujourd'hui. Deux tiers des Français font confiance à leur maire. Pour vous, les municipales, ça reste le meilleur contre-exemple au malaise démocratique dont la France souffre, mais aussi le dernier rempart à la crise entre les décideurs et les exigateurs. Mais on voit que c'est un rempart assez fragile quand même.
Alors, l'année municipale, d'abord, c'est l'élection des Français. Il y a un Français sur 50 qui va être candidat à ces élections municipales et un Français sur 100 qui sera... Élu conseiller municipal. Mais ce que vous dites là, c'est une espèce de rencontre. Quand on fait de la politique dans ce pays, je pense qu'on sait, et d'ailleurs aussi quand on fait du journalisme, je crois, on sait ce que ça veut dire d'être menacé, insulté et harcelé même sur les réseaux sociaux. Quand on est maire d'une petite commune, je pense que ça a... une autre dimension, notamment parce que, on se dit, ça vient de pas très loin, géographiquement. Donc ça peut y avoir quelque chose de très inquiétant. Et c'est d'ailleurs un des phénomènes qui fait qu'on ne nie pas. Encore une fois, on ne repeint pas tout en rose. Mais ce qui se passe sur les réseaux sociaux, effectivement, est une des formes de violence qui s'est considérablement développée. Mais là où on pense qu'il faut faire très attention... C'est pas poser l'hypothèse que c'est la société française qui est de plus en plus violente et ça se voit à travers les réseaux sociaux. Non, je pense qu'il y a une sphère qui est cette sphère-là, en fait, très active sur les réseaux sociaux, très branchée avec la sphère politique. auxquels ces outils-là ont donné une espèce d'exutoire un peu libératoire. Effectivement, ce qui est inquiétant, c'est quand ça finit par arriver dans la vie réelle avec des agressions ou en tout cas des dégradations de biens. Mais c'est une vraie question qui est posée aux politiques parce qu'en fait, on voit bien qu'ils ont aussi calqué. Leurs expressions, la manière dont ils vont rechercher à faire du buzz, ça a été très très bien analysé. Les interventions, je crois que c'est Yann Algan qui a analysé ça, les interventions à l'Assemblée nationale sont maintenant de plus en plus calquées pour aller dans cet univers-là. Et cet univers, effectivement, est en train de devenir un univers d'hyperviolence où tous les coups sont permis. Peut-être qu'effectivement l'antidote, il est à trouver dans la société elle-même.
qui n'est peut-être plus la solution que le problème, en tout cas les Français. La guerre civile n'aura pas lieu, pour en finir avec la version d'un pays déchiré. Voilà ce que pensent vraiment les Français sur toutes ces questions qui fâchent l'immigration, la sécurité, le wokisme. Vous restez avec nous parce qu'on a d'autres sujets à vous soumettre. Tout de suite la story de Louis Amart.
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