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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce Point Presse du groupe de la France Insoumise. Point presse qui a lieu dans une situation que vous connaissez très bien, à savoir celle du choc énergétique qui persiste à peser sur les ménages et les entreprises, puisque le prix du carburant continue d'atteindre des sommets. On parle de 2,16 euros en moyenne sur le gazole. Il y a même une station à 1 km d'ici, avenue du Quenne, où on est passé à 2,80 euros. C'est une augmentation qui est considérable. C'est 25% de plus que par rapport à l'année dernière à la même époque. Monsieur Lecornu, le Premier ministre, pour ceux qui ont oublié, a reconnu que Total Energy faisait des super profits et a exigé... de Total Energy, qu'ils fassent des preuves, on va dire, de générosité, ce qui est le cas, mais malheureusement uniquement avec les actionnaires. Face à la situation, nous condamnons le caractère indigent des aides prévues, à la fois aux particuliers, entre guillemets, grands rouleurs. On rappelle que cela ne concerne que celles et ceux qui font au moins 30 bandes par jour, 29 km, vous n'êtes pas dedans, et... qui ont un revenu fiscal inférieur à, disons à peu près au niveau du SMIC. Ça fait 1 500 euros par mois en revenu réel. Donc vous avez une aide qui ne concerne absolument personne et qui exclut celles et ceux qui en ont le plus besoin, à savoir les revenus juste au-dessus du SMIC qui tombent en dehors et celles et ceux qui font une distance à quelques kilomètres près, qui ne rentrent pas dans le cadre. De la même manière, l'aide pour les agriculteurs est prévue uniquement pour le mois d'avril, rien pour la période des moissons, les moments où la consommation est la plus élevée. De même, entreprise de bâtiments et travaux publics. On parle de 20 centimes d'euros par litre de gazole non routier, uniquement pour le mois de mai, avec un plafond à 4 000 euros. Là aussi, il s'agit uniquement d'agitation qui ne contribue en rien à résoudre la crise, qui appelle une solution unique, universelle et transversale pour tout le monde, à savoir le blocage des prix du carburant, le blocage des prix à la pompe, qui obligera les pétroliers à prendre sur leurs profits et leurs dividendes. Dans ce cadre de crise économique, s'ajoute une crise à caractère politique puisque nous assistons à une intensification des attaques du corps préfectoral à l'encontre de nos élus. Je pense ici à notre camarade, le maire insoumis de Saint-Denis, Bali Bagayoko, qui a été sommé d'accrocher sur un mur un portrait d'Emmanuel Macron. On rappellera qu'aucune loi n'oblige d'accrocher un portrait d'Emmanuel Macron, que le droit coutumier n'est pas prévu par l'information du corps préfectoral, et donc ce serait bien qu'il en reste à la loi, et que son prédécesseur n'avait pas non plus le portrait d'Emmanuel Macron sur un mur, mais vu qu'il était socialiste, ça ne posait de problème à personne. Cela fait suite à un ensemble d'attaques. Monsieur Durand. qui est aussi préfet de la Haute-Garonne, qui, comme président de l'association du corps préfectoral, a porté plainte contre Bastien Lachaud le 22 avril 2026, lorsqu'il critiquait la résistance du corps préfectoral aux droits d'asile. Il a également porté plainte l'année d'avant, en septembre 2025. contre Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il rappelait qu'un préfet obéit à la loi. Et M. Nunez, en août 2025, avait porté plainte contre Ali Douara sur la question des violences policières. Deux jours avant, le préfet du Val-d'Oise avait porté plainte contre Aurélien Taché, etc. Non, le corps préfectoral n'est pas une police politique et n'a pas à intervenir dans la parole libre des élus dans ce pays. Mais les préfets sont l'émanation évidemment d'un exécutif dont le tournant autoritaire est tous les jours plus palpable. Tournant autoritaire qu'on a un peu perdu de vue puisque M. Macron a décidé d'être très loin du pays ces derniers jours. Il était à Nairobi pour le sommet Africa Forward et comme d'habitude c'était ambiance OSS 117 puisque vous avez évidemment vu cette scène tout à fait pathétique où il monte sur... sur la scène, interrompant les intervenantes et intervenants pour faire l'animation de la salle. Je l'invite à rester présent de la République française, ça suffit, et à garder pour lui ses blagues sur la baisse de l'aide publique au développement, disant on n'a pas les moyens non plus, vous avez bien vu cette petite phrase, sachant qu'on n'a pas les moyens a comme conséquence claire des coupes dans les programmes de vaccination pour les enfants et dans le développement agraire. Donc ce sont des petites blagues qui tuent des milliers de personnes. Enfin, nous assistons à la quantité du génocide palestinien loin des caméras. L'Union européenne semble enfin pouvoir s'accorder pour sanctionner une infime fraction des responsables, à savoir uniquement les colons israéliens extrémistes, qui tuent, torturent et chassent les Palestiniens dans Cisjordanie. Maintenant, vous avez même vu qu'ils exhument des corps et les bafouent. Début mai, plus de 1000 Palestiniens essentiellement civils ont été assassinés. Ces accords européens aujourd'hui en discussion sur les colons resteront en trompe-l'œil tant que subsistera l'accord commercial. avec l'Union européenne qui alimente directement le complexe militaro-industriel israélien. Lequel, évidemment, est également à la manœuvre dans le cadre de l'invasion du Liban. Cette guerre qui est faite à l'ensemble du peuple libanais, avec bombardements quotidiens de civils, de réfugiés conduisant à des pénuries alimentaires, comme dans la ville de Tir. Nous sommes aujourd'hui dans une situation de 68 communes libanaises sont sous contrôle israélien. Et les destructions qui y sont rencontrées et qui sont constatées sont similaires à celles sur la bande de Gaza. Il faut donc là aussi que le gouvernement français prenne ses responsabilités, sanctionne les criminels et obtienne la rupture du contrat de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Je vous remercie pour ces différents points et je donne tout de suite la parole à Marie Mesmer.
Merci Adrien. Le 20 avril, le ministre de l'enseignement supérieur Philippe Baptiste annonçait la généralisation des frais d'inscription différenciés pour les étudiants étrangers extra communautaires. 2895 euros par an en licence, 3941 euros en master contre 178 et 254 euros pour les étudiants français et européens. Cette mesure a été introduite en 2019 par le cynique plan Bienvenue en France. Mais puisque les universités y avaient résisté en exonérant massivement les étudiants étrangers, Philippe Baptiste a décidé de leur tordre le bras en forçant l'application par décret de ces frais. d'inscription différenciés. Et on sait mathématiquement que ce n'est pas pour répondre à la crise des universités. Il manque 2,5 milliards d'euros aux universités françaises. L'application forcée des frais différenciés, c'est 250 millions. Et pourtant, il avait d'autres solutions à commencer, par récupérer les 7 milliards du crédit impôt recherche. Mais non, il se sert de l'étranglement budgétaire qu'il a lui-même causé des universités pour faire passer une mesure de préférence nationale, promesse de campagne de Marine Le Pen en 2017. Le gouvernement fait donc aujourd'hui ce que l'extrême droite promettait hier. rappeler que ces frais prohibitifs s'ajoutent à la suppression des APL pour ces mêmes étudiants par la loi de finances 2026, passés de force par 49-3, dans un contexte où le coût de la vie étudiante n'a cessé de croître depuis l'arrivée de Macron au pouvoir. Le résultat ne fait aucun doute, c'est une politique d'éviction, et donc une politique raciste. Les étudiants danois, allemands ou italiens ne sont pas concernés, les étudiants marocains, sénégalais, ivoiriens, eux paieront 16 fois plus que les européens. Or, plus de la moitié des étudiants étrangers inscrits dans les universités françaises sont... du continent africain. C'est précisément cette population que la mesure frappe. Mais Philippe Baptiste a déjà essuyé un gros échec le 7 mai grâce à l'action de la communauté universitaire qui a boycotté massivement le CNESER, le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. Et grâce à cela, la publication du décret a été repoussée. Depuis, les étudiants et les universités sont mobilisés. Aujourd'hui est une journée de mobilisation nationale. L'intersyndical appelle à une manifestation à midi de Jussieu jusqu'au ministère. Les insoumis y seront pour soutenir leur mobilisation car nous, au pouvoir, nous défendons une... universités au service de l'intérêt commun. Par conséquent, nous défendons un service public de l'enseignement supérieur et de la recherche reposant sur des principes simples, des universités financées de façon pérenne et suffisante, des fonctionnaires correctement rémunérés et dotés des moyens nécessaires à leur recherche, des vacataires et contractuels titularisés et évidemment l'abrogation du plan parvenu en France et des étudiants qui bénéficient d'une garantie d'autonomie à la hauteur du seuil de pauvreté, quelle que soit leur nationalité, que Philippe Baptiste le veuille ou non.
Bonjour à toutes et à tous. Comme vous le savez, sans doute aujourd'hui s'ouvre le 70e concours de l'Eurovision qui va être regardé par 160 millions de téléspectateurs. Au moment où s'ouvre ce concours, une question politique majeure s'impose. Est-ce que l'Eurovision peut continuer aujourd'hui à se présenter comme un concours qui parle de paix, défend la fraternité et la solidarité entre les peuples, au moment où il s'apprête à dérouler le tapis rouge à un gouvernement et à un État israël qui commet un génocide ? Nous le disons aujourd'hui clairement, Israël n'a rien à faire à l'Eurovision. Adrien a dressé le tableau, le génocide continue à Gaza. En Cisjordanie, la colonisation s'accélère, où nous assistons depuis plusieurs semaines à des opérations d'épuration ethnique. Au Liban, des civils sont assassinés et une partie du pays est annexée. Face à cette situation, il y a des pays qui ont fait d'autres choix, celui du boycott. L'Espagne, les Pays-Bas, la Slovénie, l'Islande. et l'Irlande que je veux saluer. 1100 artistes ont eux aussi signé une tribune pour appeler au boycott de ce concours. Et je veux profiter de ce moment ici pour interpeller à la fois le gouvernement français, mais aussi Delphine Arnault, la patronne de France Télévisions. Nous avons beaucoup parlé de services publics audiovisuels ces dernières semaines. Beaucoup parlé de services publics audiovisuels. Et aujourd'hui, nous disons aussi une chose très claire. Le service public audiovisuel français n'a pas à participer à l'opération de blanchiment d'un État qui commet un génocide. Laissez Israël sur la scène de l'Eurovision n'est pas neutre. C'est laisser faire. C'est banaliser les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Maintenir Israël sur scène, c'est aussi offrir une scène à un État qui, il y a quelques semaines, a instauré une peine de mort raciste. C'est maintenir sur scène un État dont les ministres, hier, ont dénoncé une Union européenne soi-disant antisémite parce qu'elle sanctionnait des colons qui massacraient des Palestiniens. Et la France devrait prendre la même direction que l'Espagne et l'Irlande. en n'assurera pas la retransmission de cet événement audiovisuel. Laissez faire et participer à la diffusion de l'Eurovision, c'est participer à banaliser le génocide et encourager les crimes de guerre israéliens qui continuent de bénéficier d'une impunité à travers le monde. Comme le disent les 1100 artistes qui ont signé l'appel au boycott, pas de scène pour un génocide. Et nous demandons aujourd'hui solennellement à ce que la France, à ce que France Télévisions n'assure pas la diffusion de l'Eurovision tant que l'État israélien est présent dans ce concours. Merci.
à toutes et à tous, moi je vais vous parler de l'industrie puisqu'on parle de la voie de la France à l'international, on peut parler de la désindustrialisation que subit notre pays. On va remonter aux lois El Khomri qui en 2016 produisent comme effet que la cessation d'activité aux côtés des difficultés économiques, des mutations technologiques et de la sauvegarde de la compétitivité peuvent bénéficier du label licenciement économique. Mais arrive M. Macron en 2017. C'était lui qui était à la manœuvre déjà en 2016. Et M. Macron, avec l'aide d'Edouard Philippe, qu'est-ce qu'il fait ? Il fait les ordonnances Macron. On retrouve les trois critères. Difficulté économique, mutation technologique et sauvegarder la compétitivité des entreprises. Il dit qu'effectivement, les licenciements économiques s'apprécient au niveau du groupe. Et c'est-à-dire que les cessations d'activité ont disparu de ce champ-là. Les grands groupes industriels s'appuient sur les ordonnances Macron. Pour quoi faire ? Pour dire, on va acheter une activité, on va la filialiser, on va l'atrophier au niveau de son carnet de commandes et elle va se retrouver en cessation de paiement. Et comme c'est apprécié au niveau du territoire. national, on délocalise en Pologne, en Serbie, ailleurs et on évite d'avoir à justifier des licenciements économiques. Donc la PPL que nous avons déposée avec le groupe, qui s'intitule PPL visant à protéger les filiales des usages abusifs du licenciement économique par des entreprises dominantes, veut mettre un terme à cette désindustrialisation. alors que les groupes qui le font se portent très très bien. Donc trois axes, empêcher l'instrumentalisation du licenciement pour cessation d'activité par les groupes. Le deuxième axe, c'est responsabiliser les sociétés mères dans la gestion de leurs filiales, c'est-à-dire qu'on les considère comme responsables de tout ce qu'ils font au niveau du carnet de commande et au niveau du résultat des filiales pour les... les contraindre à effectivement respecter le cadre des licenciements économiques. Et enfin, il faut que vous sachiez qu'il y a deux exemples flagrants qui sont le casse industrie avec les agendas Oxford et Tetra Pak avec les papeteries de Dijon. Et dans le cas de le casse industrie, nous avons les salariés qui ne sont pas payés depuis dix mois. Tout ça parce que le parquet a fait appel. supposant que le groupe Hamelin avait magouillé un petit peu pour faire un licenciement économique déguisé. Et à partir du moment où il y a appel, les salariés tombent dans un vide juridique. Ils ont cotisé. Ils n'ont pas le droit au chômage, ils n'ont pas le droit aux indemnités de licenciement et ils ont leurs yeux pour pleurer. Ça fait dix mois que les salariés de le casse industrie vont à l'aide alimentaire et attendent que la justice passe. Voilà, donc quelque part, cette PPL va permettre de résoudre un certain nombre de problèmes et surtout d'empêcher la désindustrialisation de notre pays qui avance à grands pas. Je vous remercie.
Bonjour à toutes et à tous. Je vais vous parler d'une autre industrie, une dont on ne veut pas, celle des fermes-usines à Saumont. Nous portons avec une centaine de collègues de tous bords politiques une proposition de moratoire sur les fermes-usines à saumon en RAS, un système d'aquaculture en recirculation de l'eau. Malheureusement, il n'a pas été retenu à l'ordre du jour de la prochaine semaine transpartisane. Nous avons pourtant publié, encore une fois avec des collègues de tous bords, une tribune en fin de semaine dernière pour appeler à sa mise à l'ordre du jour. Pourquoi ? Parce qu'il y a urgence. Il y a actuellement deux menaces sur nos côtes. Pure Salmon en Gironde, le projet local Océan au Pas-de-Calais. De quoi on parle ? On parle là de projet de fermezine à saumon complètement gigantesque. Les objectifs de production, c'est 10 000 tonnes par an, voire 40 000 tonnes à terme. Il faut savoir que la moyenne dans le monde pour ce type de production, c'est 2 000 tonnes, pour vous donner une idée du gigantisme. C'est bien sûr des densités complètement folles pour les saumons. On parle de 90 kg environ au mètre cube, sachant que les saumons commencent à souffrir de cette densité à partir de 10-20 kg au mètre cube. Ce n'est pas surprenant puisque ce sont normalement des poissons migrateurs, les saumons. C'est des projets qui entraîneraient une consommation d'énergie complètement folle puisqu'il faut donc recycler l'eau polluée, etc. On estime que pour un projet à 40 000 tonnes de production, c'est à peu près l'équivalent de la consommation d'énergie d'une ville de plus de... 200 000 habitants. C'est aussi bien sûr des rejets polluants dans l'eau. Pour un projet à 10 000 tonnes, la première échelle qu'il donne de production de saumon par an, ce serait 500 tonnes d'azote, 80 tonnes de phosphore qui seraient déversées. C'est aussi des eaux plus chaudes rejetées, jusqu'à plus 8 degrés Celsius. Et ça, c'est une menace directe envers tout le secteur de la conchiliculture. En Gironde, ce sont les huîtres qui sont menacées. Ils sont extrêmement sensibles à la qualité de l'eau. Dans le bas de Calais, ce sont les moules qui, elles, sont extrêmement menacées par la montée en température de l'eau. Et enfin, pour terminer... Ce magnifique tableau, je rappelle que les saumons sont des animaux carnivores. Donc ça veut dire que pour nourrir une telle quantité de saumons, on va continuer à vider nos océans et notamment les côtes africaines. Je rappelle que pour un saumon, il faut pêcher environ 440 poissons sauvages pour le nourrir. Et même si on se tourne vers le soja, ça veut dire qu'on continue la déforestation. C'est absolument intenable. Ces projets, c'est un carnage annoncé. Ce terme n'est pas de moi, mais de la ministre Barbu, qui s'est exprimé fermement contre le projet Pursal. en Gironde, lors notamment de la commission du développement durable du 15 avril dernier, où je l'ai interpellé justement à ce sujet. L'IFREMER, fin avril, a aussi publié un avis appelant à la plus grande prudence face à ses projets, justement vis-à-vis des dangers qu'il présente. Bref, le moratoire qu'on porte, c'est vraiment un principe de précaution appliqué à ces projets complètement faramineux qu'on voudrait nous imposer. Il y a urgence parce que, par exemple, le projet Pur Salmon, qui concerne la Gironde, Il a reçu 23 000 contributions à l'enquête publique, 98% étaient négatives et pour autant il y a eu un avis favorable. Donc ce projet pourrait se faire. J'appelle donc la presse à s'en saisir, à relayer ce sujet. On ne veut pas de ces projets extrêmement dangereux. Et je termine avec une citation qui, à mon avis, dit beaucoup. Celle du PDG de Kingfish Company, c'est en gros la société qui a porté ses premiers projets. Il disait, il y a un dicton qui dit qu'en RAS, donc ce type de système, il faut tuer un million de poissons avant de savoir ce qu'on fait. Voilà, la technologie n'est même pas maîtrisée. C'est à ça qu'on veut nous emmener. C'est absolument insupportable. Nous réitérons la demande d'un mot. moratoire sur ces projets.
nous passons aux questions, s'il y en a. Il y en a.
Elia Bergel de la Radio France Info. Une question sur ce que vous pensez de la gestion des cas d'antavirus en France. Est-ce que les mesures qui sont prises vous paraissent suffisantes ? Est-ce que vous avez l'impression que les leçons de la crise Covid ont été retenues par le gouvernement ?
les prend toutes d'un coup et comme ça on vous répondra.
Bonjour, Carlotta Mortéo pour RFI. Du coup, votre moratoire sur les saumons n'a pas été retenu. En revanche, la PPL sur le cadmium, elle a été, vous n'allez pas mentionner. Est-ce que vous pouvez vous exprimer là-dessus
Bonjour, Elisabeth Pinot d'Agence Recteur. Je voulais vous parler du cadre d'Emmanuel Moulin, dont la nomination à la Banque de France sera examinée par la Commission des finances que vous présidez le 20 mai. Je voulais savoir, au regard de vos premières consultations, à quoi ressemblera ce vote ce jour-là, à votre avis. Merci.
n'y a plus d'autres ? Pardon, je n'ai pas vu.
Stanislas Noyer, l'aide de l'expansion, est-ce que vous avez un commentaire sur le passage en justice aujourd'hui de votre collègue Shikiru
pour ces différentes interrogations. Alors, sur la question du antavirus, je pense qu'on est dans un moment... dans lesquels il ne faut pas créer de polémiques qui puissent apparaître comme une polémique artificielle. Le sujet n'est pas là. Le sujet est d'avoir un suivi et d'exiger des comptes rendus démocratiques et transparents des décisions gouvernementales. Il y a, on le sait, des réunions interministérielles qui ont lieu. Pour l'instant, nous n'avons pas les comptes rendus de ces réunions. Je pense que nous devrions pouvoir les avoir et que le Parlement est un lieu où on devrait pouvoir discuter des mesures sanitaires qui sont prises. Je rappelle que la dernière expérience que nous avons eue d'un... Le début de propagation d'une maladie infectieuse au début de la Covid-19 a été marqué par des informations contradictoires, un manque absolu de transparence. On se souvient même des ministres qui disaient que porter le masque ne servait à rien, etc. Donc il faut qu'on ait un accès à l'information, qu'il soit transparent pour tout le monde. la pathologie elle-même soit maîtrisée par nos compatriotes qui connaissent les symptômes, etc. Et puis, il va falloir également que la France hausse la voie par rapport aux pays dans le monde qui nous mettent en danger, je pense aux USA, qui est le pays aujourd'hui qui ne coopère pas sur la question de l'antavirus, notamment depuis leur départ de l'OMS. Et on a un problème sur le suivi, on a un problème sur les logiques de quarantaine qui sont ou ne sont pas mises en œuvre dans le cas des patients nord-américains, spécialement états-uniens. On a besoin de démocratie et on a besoin de coopération internationale dans le cadre de l'OMS là-dessus. Et nous serons extrêmement vigilants à ce que le gouvernement français soit à la hauteur des attentes internationales là-dessus. La question sur M. Moulin. Écoutez, j'ai envie de vous dire, un proche de M. Macron nommé à une fonction très élevée, histoire de maintenir le macronisme une fois qu'ils auront perdu les élections, on commence à être habitué, mais on ne s'y fait toujours pas. Donc, il est évident que nous voterons contre sa nomination et j'ai hâte de voir qui est encore macroniste dans cette Assemblée nationale. Vous aurez le résultat avec le vote. Au tour de M. Moulin. Sur la question de la... Alors un risque non, une chance, j'espère, bien évidemment. Donc nous espérons qu'il y ait un vote, si nous on vote contre, c'est évidemment en espérant qu'il y ait un vote qui soit un vote négatif à la fin. Ce n'est pas juste. Je ne connais pas les positions des autres groupes à l'heure où vous me parlez, mais du coup, si jamais vous, vous avez le résultat sur ces groupes, je suis très preneur. Et puis j'espère qu'ils écouteront cet échange pour essayer évidemment d'emporter leur voix en négatif. Sur la proposition de loi concernant le cadmium, nous nous sommes prononcés favorables. favorablement. Ok, très bien. Non, mais je laisse de côté. Et sur notre camarade Sophia Chikirou, je lui réaffirme ici notre solidarité absolue, puisque les faits qui sont aujourd'hui à l'ordre du jour du tribunal sont des faits sur lesquels il y a eu un accord de retrait de plainte réciproque. C'est une histoire de chèque litigieux qui a été établie à un jour de décalage par rapport au moment où il a été encaissé. Et personne dans l'histoire n'a été lésé quand même, c'est une histoire absolument hallucinante. Personne ne se plaint de n'avoir rien perdu et pourtant il y a une affaire qui est montée qu'on se fait à Chikiru. Donc je lui redis ma solidarité absolue et le fait qu'un conflit de gouvernance au sein d'un organisme ne devrait absolument jamais mener à ce type d'affaires dès lors que toutes les parties sont d'accord pour dire que personne n'en a subi les conséquences.
Merci. Sur la question du cadmium, évidemment, nous soutenons la proposition qui a été mise à l'ordre du jour. Remise à l'ordre du jour, parce que je rappelle qu'elle était déjà cette semaine, mais en toute dernière position. qui laisse très peu de chances de l'étudier sérieusement. Donc c'est une bonne chose qu'elle soit remise à la prochaine semaine transpartisane. Mais je voudrais insister quand même sur un point, c'est que là où il y a une inquiétude extrêmement légitime de la population, je pense qu'on est face à un scandale. Nous portons d'ailleurs une proposition de résolution pour une commission d'enquête sur justement la question des responsabilités dans ce scandale. Je me permets quand même de rappeler que là, il y a une grosse alerte suite à un rapport de l'ANSES qui pointe donc... une contamination généralisée dans la population, à plus de 50%. Mais en réalité, l'ANSES avait déjà sonné l'alerte en 2019. En 2019, M. Macron était déjà au pouvoir, il avait déjà les moyens d'agir et les données étaient sensiblement les mêmes. On était déjà sur un niveau d'alerte très haut. Il ne s'est rien passé. En 2021, il y avait également une alerte par Santé publique France qui disait que notamment les jeunes étaient, par exemple, quatre fois plus contaminés que les jeunes Allemands, par exemple. Ça, c'était en 2021. Il ne s'est rien passé. On sait qu'il y a eu ensuite un décret qui était préparé aux alentours de 2023 pour essayer justement de baisser la concentration autorisée de cadmium, qui est donc un métal lourd, dans les engrais phosphatés en France. Et puis ça a été complètement enterré, oublié. Bon, on en arrive là à 2026. Ça me semble un peu long. C'est pourquoi nous, nous demandons une commission d'enquête pour pointer les responsabilités sur ce qui est probablement un grand scandale de santé publique. Nous allons voir les conséquences qui vont se déployer très probablement au fil des années qui sont devant nous. Je veux pointer aussi le caractère insupportable de culpabilisation de toute la société. En fait, là, on voit fleurir partout des articles. En gros, qu'est-ce qu'il faut donner à manger à nos enfants pour être sûr de ne pas les empoisonner ? C'est insupportable. Ça, en fait, c'est la responsabilité. l'Etat d'agir et d'agir en amont, pas de manière curative mais de manière préventive. On savait qu'il y avait des dangers avec cette substance, rien n'a été fait et c'est intolérable. Je précise aussi que dans notre commission d'enquête, notre proposition de commission d'enquête, nous pointons aussi un autre problème, c'est que l'ANSES dans son rapport dit qu'il n'y a aucune différence entre les produits issus de l'agriculture biologique et de l'agriculture dite conventionnelle. Or, il y a des données scientifiques, ça a été révélé par Le Monde, qui tendraient à dire l'inverse. L'ANSES est en sous tutelle de l'Etat. Ça pose aussi des questions qui conviendraient d'être examinées sérieusement. Je vous remercie.
je crois que vous avez répondu à toutes vos questions. Je vous remercie, vous êtes une excellente journée.
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