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Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec l'équipe de C'est à vous, Émilie, Laurin, Louis, Patrick et Laurin. Bonsoir. Bonsoir à tous les cas.
Bonsoir.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Alain, ce soir, un premier cas dans ta virus en France.
Une des personnes pendant le voyage en avion a eu des symptômes. Cette personne était sur le bateau de croisière, elle est revenue hier, elle s'est dégradée dans la nuit et elle est positive à l'antavion.
Et elle est maintenant, on la prend ce soir, en réanimation dans un état stable. Elle est soignée à l'hôpital Bichat à Paris, comme les 4 autres passagers de Sonondios qui ont été rapatriés. Et il y a aussi 22 cas contacts en France à qui il est demandé de s'auto-isoler.
On en parle avec Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, spécialisé en maladies émergentes et ancien membre du conseil scientifique du Covid-19. Il sera dans un instant sur notre plateau. Dans votre édito, Patrick, toujours pas de perspective de sortie de crise au 73ème jour de la guerre contre l'Iran.
Et 72 jours de blocage du détroit d'Hormuz, non ? Comme tous les trois jours, Donald Trump a dit qu'on était tout près d'un accord avec l'Iran, que ça allait se débloquer. Et puis, comme chaque fois, il a dit que c'était d'inacceptable. et que l'accord n'était pas à portée de main, mais qu'il allait faire plier complètement l'Iran. Donc une perspective de guerre, en tout cas un conflit qui dure, qui s'éternise, qui bloque à la fois les engrais azotés et les hydrocarbures dans ce détroit.
Autrement dit, des potentielles crises en cascade
devant
nous. On en parle ce soir avec le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle. Bonsoir Roland Lescure. Merci de votre présence ce soir, alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis la semaine dernière, on s'en souvient, de changer d'ampleur et d'échelle. pour accompagner les Français qui souffrent le plus de cette crise. Vous nous direz éventuellement quelles aides supplémentaires sont envisagées. Émilie, une crise et totale énergie toujours dans le viseur.
Faut-il aller jusqu'à retirer la Légion d'honneur à son patron, Patrick Pouyanné ? C'est la proposition symbolique de la chef des verts, Marine Tondelier, qui l'accuse d'être un profiteur de crise.
la story, Louis Amard, ce soir, un drôle de 8 mai à Carpentras.
y a quand même quelques sujets sur lesquels le RN ne change pas. Maréchal nous voilà diffusé à Carpentras. Ils avaient le disque à côté de celui de la Marseillaise. Ils se sont trompés, c'est ballot.
Une chanson à la gloire de Pétain diffusée en pleine rue à Carpentras le jour des commémorations du 8 mai. Le maire RN de la ville affirme qu'il n'y est pour rien. Mais Edouard Philippon l'a entendu s'en sert pour cibler le Rassemblement national à moins d'un an du second tour de la présidentielle.
Nos invités après 20h, Boris Cyrulnik, Frédéric Lopez et la patronne du Petit Robert qui fête ses 60 ans. Voilà pour le programme. On commence tout de suite avec l'édite Patrick Cohen. Le conflit contre l'Iran dans l'impasse, le pétrole repart à la hausse.
Le baril s'était replié en fin de semaine sous l'effet des déclarations optimistes de Donald Trump qui parlait d'un accord imminent avec Téhéran. Vendredi, le président américain disait ceci. cette nuit, après réception des revendications iraniennes, ces lettres capitales avec point d'exclamation, c'est totalement inacceptable. Ce soir, donc, retour à la case départ d'un Trump qui promet de faire plier l'Iran.
Vous savez, beaucoup de gens disent, « bon, il a un plan ? » Oui, bien sûr qu'il a un plan. Il a le meilleur plan de jamais. C'est un plan très simple. L'Iran ne peut pas avoir une armée nucléaire, et ils ne vont pas avoir une armée nucléaire. Est-ce que les gens stupides ? Ils ne veulent pas croire. Ils pensent, « bon, je vais m'amuser, ou je vais avoir des pressions, mais il n'y a pas de pression. Il n'y a pas de pression. Il n'y a pas de pression. Il n'y a pas de pression. Il n'y a pas de pression. Nous allons avoir une victoire complete.
La victoire complète que le président américain annonce depuis plus de deux mois maintenant. Deux mois et demi depuis le déclenchement de la guerre et la prise de contrôle du détroit d'Hormuz par les Iraniens. 72 jours de blocage. Un mois depuis la dernière et unique session de discussion entre Américains et Iraniens. C'était le 11 avril à Islamabad. Et chaque semaine, on vient de l'entendre, côté Trump, la promesse, puis le démenti d'une issue rapide et d'un triomphe absolu, suscitant un effet de yo-yo sur les prix de l'or noir.
Oui,
au premier chef, l'arrêt des hostilités dans toute la région, y compris au Liban. Il y a aussi, d'après le Wall Street Journal, ce que ne dit pas le porte-parole, la demande par Téhéran de discussion sur le nucléaire dans les 30 jours. Mais en refusant par avance le démantèlement de ses équipements, l'Iran continue de défendre son droit au nucléaire civil.
La crise devrait donc continuer avec plusieurs... Oui, pas
seulement celle des hydrocarbures. Hormuz est aussi essentiel au transport d'engrais. Un tiers du trafic maritime y transite habituellement, du trafic mondial. Les usines du Qatar et les Émirats alimentées au gaz naturel sont des gros producteurs d'engrais. Elles ont toutes été mises à l'arrêt. Et comme il n'y a pas de substituts disponibles aux engrais azotés, la FAO, l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation, alerte sur un risque de crise alimentaire majeure d'ici quelques semaines. 45 millions de personnes menacées. dans le monde, la France aussi est exposée aux effets en cascade de ce conflit.
Et pour le pétrole ?
On est à plus de 103 dollars le baril cet après-midi. L'alerte du jour émane du patron du géant pétrolier saoudien Aramco. Il évoque le plus grand choc énergétique jamais connu dans le monde, avec des conséquences de longue durée. Même si le détroit d'Harmouz rouvrait aujourd'hui, il faudra encore des mois. pour que le marché se rééquilibre, dit-il. Et si ça se prolonge de seulement quelques semaines, pas de retour à la normale avant... Est
-ce que vous partagez le constat du géant pétrolier saoudien qui évoque le plus grand choc énergique jamais connu dans le monde ? Énergétique. Énergétique. On y est à ce choc pétrolier que vous évoquiez au début de la crise ? Je ne vais pas me relancer dans
cette polémique, mais ce qui est clair, les chiffres ne manquent pas et Patrick Cohen les a bien rappelés, 20% du pétrole mondial aujourd'hui manque, puisqu'il ne passe plus à travers le détroit d'Hormuz. C'est à peu près autant pour le gaz naturel liquéfié. Pour les engrais, alors il y a les engrais phosphatés qui, eux, continuent de sortir du Maroc, mais effectivement, les engrais, dont vous parliez, ne sortent plus d'étroits d'armouse. Le défi est beaucoup plus important en Afrique qu'il est en Europe. En fait, aujourd'hui, la raison pour laquelle je suis revenu sur mes propos sur le choc pétrolier, c'est qu'en France, on ne manque de rien. Les prix augmentent, mais on ne manque de rien. On ne manque pas de kérosène, on ne manque pas de diesel, on ne manque pas d'engrais.
Et on ne risque pas d'en manquer. Les stocks
sont là. Donc, évidemment, si ça dure... Ces 20% de pétrole qui manque, il va bien falloir les trouver quelques jours, car il est probable qu'en Europe, on soit aussi affecté un jour ou l'autre. Mais aujourd'hui, c'est avant tout un choc de prix en ce qui nous concerne. C'est déjà ça, on le voit quand on fait le plein à la pompe. Mais c'est sans commune mesure avec ce qu'on a en Asie du côté énergétique, où on a des mesures de restriction de télétravail, on a des mesures même de restriction de la circulation, ou en Afrique, sur les enjeux d'engrais, où il y a un vrai défi. de récolte pour cet été et donc des enjeux éventuellement de faim dans cette région du monde qui nous inquiète évidemment. Et on va l'évoquer, moi je réunis les ministres des Finances du G7 la semaine prochaine à Paris, ça fait partie des sujets qu'on doit évoquer avec eux. Donc pas
de pénurie mais une offre qui diminue et donc des prix qui montent et qui vont rester élevés encore pour les mois à venir. Alors vous l'avez
bien dit à votre manière. Peut-être que le Détroit d'Ormous sera ouvert la semaine prochaine, peut-être qu'il sera encore fermé dans un an. C'est totalement aujourd'hui imprévisible.
Dans un an, c'est un scénario possible.
La raison pour laquelle je dis ça, c'est qu'aujourd'hui, on ne sait pas. On ne sait pas, c'est imprévisible. La probabilité que ce soit ouvert la semaine prochaine est quand même assez faible, du fait de ce qu'on vient de voir. La probabilité qu'on soit encore là dans un an est faible aussi, mais entre les deux, je ne sais pas. Il est très important, je pense, que nous nous adaptions des prix de l'essence qui vont être durablement plus élevés. Parce que même si on ouvre la semaine prochaine, ça a été dit, ça prendra du temps avant de restaurer les chaînes d'approvisionnement. Et de toute façon, ce risque, il ne va pas disparaître. Et donc la raison pour laquelle on a poussé depuis le début à un changement de modèle, à l'électrification des usages. la programmation plurale de l'énergie, c'est parce qu'au fond, c'est la seule manière de gérer durablement cette crise. On va parler des aides.
Une transition forcée.
Mais c'est ce qui s'est passé dans les années 70. A l'époque, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées. On a lancé un grand programme électronucléaire. A l'époque, on dépendait à 90% des hydrocarbures. Aujourd
'hui,
60%. Il faut qu'on aille à 35%. Et pour ça, les Français l'ont compris. Vous regardez les 4 premiers mois de l'année, il y a 30% des voitures vendues. qui sont des voitures électriques. Il y a un an, c'était 20%. Est-ce que ce sont les Français qui ont les moyens ? Du 100% électrique. Je ne parle pas des hybrides rechargeables de l'ordre de 2 à 3% ou des hybrides tout court. Aujourd'hui,
une voiture sur 3 qui se vend en France est électrique. Mais qui les achète ? Les Français qui ont les moyens ? Non,
je vais y revenir. La bonne nouvelle, c'est qu'en plus, elles sont majoritairement fabriquées en France et en Europe. Parce que les aides que nous avons dessinées, les fameux bonus... 5 700 euros jusqu'à 7 700 euros pour un véhicule électrique. Donc pour une Twingo qui vaut 20 000 euros, ça baisse beaucoup. Les Chinois n'en profitent pas ? Non, parce que contrairement aux Allemands, aux Espagnols et à d'autres, on a... réserver les bonus automobiles à des véhicules qui sont faits suivant des critères environnementaux, qui ne sont pas faits en gros avec de l'électricité produite par du charbon. Donc aujourd'hui, il n'y a pas un véhicule électrique chinois qui est éligible au bonus. La France est le seul pays à l'avoir fait. Et donc sur les 30% de véhicules électriques, il y a plus de la moitié qui sont faits en France ou en Europe. La Twingo, la C3, la R5, la Renault 4 bientôt, tout ça. Donc on est à la fois en train d'électrifier les usages. et en plus de réindustrialiser la France. Qui l'achète ? C'est vrai qu'aujourd'hui, un véhicule électrique pas trop cher, c'est à peu près 20 000 euros, voire même 25 000. Avec les primes, on descend à 15 000 à peu près. Mais on a mis en place le leasing social. Ça veut dire que pour les populations les plus défavorisées qui ne peuvent pas se permettre de se payer 15 000 euros une voiture, même si à l'usage, c'est sans commune mesure, parce que ça coûte quelques euros par mois, là où le plein, on le sait, c'est des dizaines, voire même parfois des centaines d'euros. Pour ces gens-là, 50 000 personnes en 2024, 50 000 personnes en 2025, encore 50 000 en 2026, on a un leasing social qui fait que vous pouvez acheter un véhicule électrique pour... entre 100 et 200 euros par mois, tout compris.
— C'est ce que vous dites aux Français. Alors n'attendez pas que les prêts à la pompe baissent ou que le gouvernement les bloque. — En tout cas... — Non, on va vous inciter à acheter des voitures à l'école. — Non, mais moi, je
sais aujourd'hui qu'il y a des gens qui hésitent. Et j'ai tendance à leur dire, si vous hésitiez, maintenant, c'est le moment.
— Mais c'est assez ambitieux, 50 000 leasing social. Je sais qu'il y a plusieurs économistes qui appellent à aller beaucoup plus loin, beaucoup.
— On a... proposer de doubler ça en disant il y a 50 000 de leasing social plus 50 000 pour les gros rouleurs professionnels qui sont pas nécessairement éligibles au leasing social parce qu'ils gagnent correctement leur vie mais le prix de la facture a tellement augmenté que pour eux on augmente les bonus donc on sera à 7700 euros pour des infirmières, des aides-soignantes qui conduisent beaucoup. Et on ira même jusqu'à près de 10 000 euros pour les camionnettes, ce qu'on appelle les véhicules utilitaires légers. Donc une camionnette électrique aujourd'hui, si vous êtes artisan, plombier, peintre ou autre, vous avez 10 000 euros de primes pour acheter un véhicule, une camionnette électrique. Et évidemment, une fois que vous l'avez... Il s'avère que j'étais en province ce week-end. J'ai pris un taxi pour aller à la gare. Il avait une voiture électrique. Je lui ai dit, est-ce que vous en êtes content ? Il dit, mais je ne reviendrai pas en arrière. Un taxi en milieu rural, on dit beaucoup souvent, il doit faire 200, 300, 400 kilomètres par jour. Il me dit, je n'ai pas de problème avec ça. Parce que l'autonomie est sans commune mesure. Donc évidemment, il faut continuer à aider. On va y revenir. Les secteurs les plus défavorisés. Mais cette crise, elle doit nous servir de réveil collectif pour aller plus loin sur la transformation de modèle. Il faut qu'on arrête de dépendre de régions du monde. laquelle, malheureusement, le risque géopolitique est présent tout le temps.
Alors, pour parler au plus urgent, la promesse de Sébastien Lecornu, on va changer d'ampleur et d'échelle, concrètement, ça veut dire aider plus de secteurs
bon, d'abord, on n'a pas complètement finalisé le mois de juin. En fait, de mémoire, c'était le 27 mars, on avait annoncé les... Les aides d'avril, le 21 avril, on a annoncé les aides de mai. Là, on est en train de finaliser les aides de juin qu'on va annoncer dans les jours qui viennent. Mais je peux vous donner un exemple très concret sur lequel là, j'ai eu une annonce, une décision qui a été prise. On a mis en place le mois dernier ce qu'on appelle le prêt flash carburant, qui permet d'aider les secteurs les plus exposés qu'on ait le problème de trésorerie. En gros, je vais peut-être pouvoir augmenter mon prix le mois prochain, mais en attendant, je paye une facture plus chère. Donc on avait réservé ce prêt aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux transporteurs routiers. notamment les petits transporteurs routiers, et aux taxis individuels. On l'élargit dès les jours qui viennent au secteur du BTP, parce que là aussi, ils ont des factures qui augmentent. À terme, ils vont pouvoir augmenter leur prix. On a même passé une circulaire la semaine dernière, c'est le Premier ministre qui l'a signé, pour que les donneurs d'ordres publics... Les grandes entreprises publiques, les hôpitaux, les mairies, qui ont passé des contrats de travaux publics, pour lesquels les entreprises sont en train de voir leur facture augmenter, doivent elles aussi augmenter leur prix. Donc tout ça, ça va prendre un peu de temps. En attendant, on aide à la trésorerie. Donc le prêt, flash, carburant... Mais en gros, c'est de l
'endettement ? Oui, c'est du
prêt de trésorerie, mais... C'est de l
'endettement, c'est-à-dire qu'on s'endette pour payer son plein naissance ? Non, non, non, non, non.
On s'endette pour quelques semaines, pour passer un creux de trésorerie. Aujourd'hui, on oblige personnel à prendre ce prêt. On a aujourd'hui des dizaines d'entreprises qui ont déjà eu accès. On a plus d'une centaine de millions d'euros de prévus. On a 30 millions d'euros qui sont aujourd'hui en instruction. On a déjà plus de 3 millions d'euros qui ont été déboursés. Typiquement un transporteur routier. Quand il livre dans un grand magasin de distribution, il a dans son contrat ce qu'on appelle en pied de facture la possibilité de... d'augmenter son prix en fonction de la hausse de sa facture à lui. C'est prévu dans les contrats. Mais ça, ça peut prendre quelques semaines. Donc nous, on lui dit en attendant, et je peux vous dire, les gros demandeurs de spray flash carburant, justement, sont des transporteurs routiers, vous pouvez, on va vous prêter de l'argent, c'est la banque publique d'investissement qui va le faire, c'est garanti par l'État. On va avoir un prêt relativement limité, 3,8% d'intérêt à court terme, et ça va vous permettre de passer cette bosse. Mais évidemment... J'ai eu déjà l'occasion de le dire, mais ça je pense qu'il faut qu'on le partage tous, on en est conscient. Cette crise, c'est un transfert de ceux qui produisent et qui exportent du pétrole au détriment de ceux qui en importent. Nous, on ne produit pas de pétrole, donc ça va nous coûter. Donc ce qu'on doit faire aujourd'hui... En France, c'est s'assurer qu'on partage le fardeau de manière aussi équitable que possible. Et ceux qui sont en première ligne, on les a dit, les gros rouleurs, les transporteurs routiers, les agriculteurs, sont plus aidés que les autres. Au fond, on va tous devoir payer un peu. Il faut que ceux qui sont les plus exposés payent moins. Et ceux qui sont le plus, payent plus.
Avec une limite à ne pas dépasser ?
Quand
on desserre les cordons de la bourse ? Évidemment,
l'euro public est rare, il faut qu'il soit parcimonieux. Je pense qu'on a appris du passé, il faut qu'on soit extrêmement prudent. On a combien à peu près en aide-là ? – Un milliard ? – À peine, 400 millions à peu près, 380 plus le chèque énergie qu'on a augmenté. – Pas loin des 500. – Voilà, on sera sans doute en juin aux alentours de 500 millions. Il y a des pays aujourd'hui qui ont dépensé des milliards, notamment en faisant… Ce que le Rassemblement national nous donne régulièrement, c'est baisser les taxes sur l'essence, tout va bien se passer. Je baisse les taxes sur l'essence, ça me coûte des milliards. Ce
que vous aviez fait en 2022,
la ristourne carburant. Et ce qui
a coûté
des milliards.
Et à
l'époque, on a aidé des gens qui, objectivement, n'en avaient pas besoin. Aujourd'hui, il y a des gens... Je dirais qu'ils sont des conducteurs loisirs avec des véhicules de puissance importante qui n'ont pas besoin que je les aide à faire le point. Ils conduiront un peu moins ou ils dépenseront un peu plus. L'argent public aujourd'hui, il doit être réservé à ceux qui en ont le plus besoin. Et je peux vous dire que les pays qui ont fait autre chose, aujourd'hui, ils s'en mordent un peu les doigts parce qu'ils se disaient ça va durer un mois, ça va durer deux mois. Finalement, ça dure plus longtemps. Donc les milliards sont en train de devenir des milliards qui vont s'additionner. L'approche qu'on a assumée, c'est une approche chiblée, flexible, on s'adapte et on concentre les aides sur ceux qu'on a le plus besoin. Et en France, on aide tout le monde à changer de modèle. Parce que je pense qu'au fond, quand on se réveillera, si je puis dire, de cette crise, dans un an, dans deux ans, dans trois ans, si on se retrouve non plus avec 30%, mais 50%, 60%, comme on disait tout à l'heure en Norvège, c'est à 100% de véhicules électriques. L'électricité, elle est faite en France. Les voitures, elles sont faites en France. Les batteries, elles sont faites en France. Bientôt, on va faire des terres rares qui sont le petit truc qui fait la différence, qui fait que vous pouvez faire tourner votre moteur quand vous avez une batterie électrique. Tout ça, c'est à la fois un nouveau modèle économique. un nouveau modèle énergétique, mais aussi un modèle d'indépendance. C'est ça qu'il faut qu'on pousse.
Un mot sur Total Energy qui maintient sa politique de plafonnement du prix à la pompe dans ses stations-services. Mais Patrick Pouyana a prévenu, en cas de surtaxe sur les raffineries, cette opération commerciale s'arrêtera. C'est quoi ? C'est du chantage ?
on va même lui retirer la légion d'honneur. On
y vient.
Mais oui, mais... Non, écoutez.
Non, mais vous demandez aux Français les plus aisés de contribuer. Est-ce que vous allez demander aux grands groupes énergétiques qui font des profits ? Je ne suis pas là
pour défendre Total. Ils font ça très bien eux-mêmes. Merci. Mais ce que je note, parce que trois fois par semaine, je fais le point sur les approvisionnements dans les stations-service, les approvisionnements dans les aéroports. Je peux vous dire qu'aujourd'hui, en France, on ne manque pas de kérosène et on n'en manque pas de diesel, en grande partie parce qu'on a ce qu'on appelle une major intégrée, qui sait où aller chercher le pétrole. qui sait le transformer, qui sait le raffiner, qui sait le livrer, qui sait le distribuer. C'est un avantage. Un peu, merci Total. En tout cas, attention à ce qu'on appelle le total bashing. Ensuite, il faut que cette entreprise soit responsable parce que ça s'est vu au premier trimestre, ça va se poursuivre, ils vont gagner beaucoup d'argent. Oui, on est
à des bénéfices de 4,96 milliards d'euros au premier trimestre. C'est une hausse de 51% sur un an, c'est un doublement par rapport au quatrième trimestre 2025. Parce qu
'ils produisent du pétrole en Angola, au Niger, aux Etats-Unis, dans le Golfe, donc évidemment ils vont gagner de l'argent. Et parce qu
'il y a un effet là qui augmente. Mais
je ne suis pas en capacité d'aller taxer les profits de pétrole en Angola. Donc on verra sur les profits faits en France et en Europe. Et cette question va se poser. Mais en attendant, par rapport à d'autres pays, moi je parle régulièrement à mes partenaires, confrères ailleurs en Europe et dans le monde, on ne manque pas d'essence aujourd'hui, on n'a pas de gasoil. Et c'est en partie parce qu'on a une major intégrée. Et en plus, vous l'avez dit, ils plafonnent.
ce n'est pas de la concurrence des loyers pour les petites stations essence ?
C'est de la concurrence. Qui le dénoncent d'ailleurs ? Non mais nous on regarde les marges. En fait je pense qu'on n'a jamais été aussi transparent que ce gouvernement pendant cette crise. Donc on a sur le site nos prix carburant.gouv.fr, carburant.gouv.fr, vous avez les prix de chaque station. Vous allez dans n'importe quelle station de France, vous cliquez, avez l'approvisionnement. Est-ce qu'il manque de l'essence dans ma station ou pas ? Vous pouvez le faire sur la carte. On a toutes les semaines, on va publier les marges des distributeurs. Et donc on voit effectivement... qu'évidemment, chez les majors, ça a un peu baissé, mais qu'ailleurs, ça n'a pas monté. Donc on se retrouve aujourd'hui avec des distributeurs qui jouent le jeu de la concurrence. Il y en a qui gagnent un peu plus que d'autres en volume, il y en a qui gagnent un peu plus que d'autres en prix, mais au total, au fond, et moi, c'est un peu ce qui me frappe, en fait. Mon souci dans cette crise, c'est de m'assurer que face à un choc externe, on se serre les coudes. Et on se retrousse les manches. Et ce que je note aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas d'excès, il n'y a pas d'abus, contrairement à ce que les politiques aiment à dire, pointer du doigt, se montrer, y compris parfois l'État, qui s'en met plein les poches. On
peut peut-être écouter la chef des Verts, Marine Tandelier, qui, oui, n'est pas du tout d'accord avec vous, qui accuse Total d'être un profiteur de guerre et de faire un chantage en refusant justement ses taxes sur les super profits et qui, pour le sanctionner, voudrait un geste symbolique.
En France, on ne demande pas des comptes à M. Pouyanné, on lui donne la Légion d'honneur. Et d'ailleurs, moi je suppose qu'on lui retire la Légion d'honneur. Je pense que ce qu'il fait en ce moment ne l'honore pas et que de lui-même, il devrait dire écoutez, cet argent, je l'ai gagné, c'est pas mérité. On va le restituer aux Français parce qu'avec, on pourrait payer des aides.
Ça, ça vous choque
Non, mais tout ce qui est outranci est insignifiant. Enfin, je veux dire, j'espère qu'on ne va pas passer trop de temps sur la Légion d'honneur de M. Pouliané. Est-ce que cette entreprise fait son travail ? Ça, c'est une bonne question. Moi, je le regarde tous les jours. En tout cas, sur les approvisionnements, ils font le boulot. Et sur la
contribution exceptionnelle ?
Et ce débat aura lieu dans le cadre du projet de loi de finances. Moi, je suis prêt à le regarder, notamment sur ce qu'on appelle les raffineries. La production, elle n'est pas faite en France. Je ne peux pas aller le taxer au Nigeria, en Angola ou ailleurs. Sur les raffineries, la question se posera. Mais en attendant, fait qu'on ait une major, une grande major internationale aujourd'hui, c'est plutôt un atout pour la France dans un moment où, parfois, il y a des pays qui se demandent s'ils vont avoir du kérosène le mois prochain. Vous savez, le kérosène, qu'est-ce qui l'amène en France ? C'est total. Là, pour le kérosène, effectivement, merci Total. Si on peut partir en vacances cet été, on l'a dit aux compagnies aériennes et on l'a dit aux Français, en s'assurant qu'on ait effectivement du kérosène pour s'assurer qu'on puisse prendre l'avion cet été, c'est en partie grâce à Total, il faut le dire, effectivement. Après, ça ne fait pas moi ni un avocat BA des grandes entreprises qui ont parfois leur défi et leurs défauts, mais ça ne fait pas non plus de Total. Vous vous rendez compte ? On retire la légion d'honneur acquis en général. C'est une déchéance, quoi.
Ça
va, je pense que...
Ceux qui ont fait offense au pays, oui. Oui, enfin,
ça va, quoi. Pour l'instant, en tout cas, on a de l'essence chez Total, en partie grâce à M. Pouyanné, et en partie grâce aux dizaines de milliers de salariés, il faut pas l'oublier, qui bossent chez Total aujourd'hui. Quand même, merci à eux aussi.
Pour rester avec nous, on continue à commenter l'actualité avec la story de Louis Hamard.
... ... ... ...
C'est l'histoire d'une invraisemblable erreur. Un chant à la gloire de Pétain diffusé en pleine rue le 8 mai, jour des commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ça s'est produit à Carpentras dans le Vaucluse vendredi et c'est devenu l'objet d'une polémique nationale parce que Carpentras n'est pas n'importe quelle ville. C'est un maire rassemblement national qui la dirige depuis les dernières élections municipales. Hervé de Lépinault qui dénonce un mauvais procès, affirme qu'il n'est pour rien dans la diffusion de Maréchal Nous Voilà et rejette la faute sur une radio associative qui est chargée de la musique lors des événements festivals.
n'en ai pas cru mes oreilles. Je fais d'abord une vérification. Vérification faite, la bande-son est bien passée, mais la commune n'en est pas à l'origine. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne vais pas envoyer un agent dans le studio pour contrôler ce qui va être diffusé. Je vais saisir la justice lundi et les responsabilités des uns et des autres seront dégagées.
Le maire affirme avoir rompu le contrat, passé par son prédécesseur entre la municipalité et cette radio associative dont le patron est effondré depuis vendredi. Il l'a confié à Benjamin Delmas.
La nouvelle municipalité a demandé de créer une playlist des années 40. Le technicien programmateur est allé faire des recherches sur des plateformes. Il y avait différents morceaux et malheureusement, par sa jeunesse, il n'a pas fait attention qu'il y avait ce morceau qui a prêté à polémique. Il n'y a pas eu du tout. La mairie qui nous a demandé de passer ce morceau, c'est tout simplement une faute, une erreur. On a vraiment une pensée pour le salarié qui est vraiment très très mal en ce moment, pour une erreur qui le dépasse complètement,
une erreur de jugement. La radio a officiellement présenté ses excuses dans un tweet. La fameuse playlist en question, la voici. On la trouve très facilement sur les plateformes d'écoute. Elle s'appelle 39.45 en chanson. Et effectivement, vous allez voir, Maréchal nous voilà, et bien là, en 8e position. Ça a stupéfait les habitants de Carpentras d'entendre retentir chez eux l'hymne de Vichy.
'est horrible. Vichy... C'est ça, c'est entendre Vichy. Franchement, c'est une honte.
Je trouve ça désolant parce que du coup, on répète l'histoire et on n'apprend pas de nos erreurs.
Moi, j'ai eu de la famille résistant dans les camps. On ne peut pas. On ne peut pas mettre le champ. Vive le maréchal Pétain.
Deux jours après lui, mais c'est un ancien Premier ministre qui a convoqué cette affaire pour tacler le Rassemblement national. Edouard Philippe qui lançait hier à Reims sa campagne présidentielle devant les cadres de son parti Horizon.
Notez bien qu'il y a quand même quelques sujets sur lesquels le RN ne change pas. Maréchal nous voilà diffusé à Carpentras. Par erreur, dit la mairie, ils avaient le disque à côté de celui de la Marseillaise. Ils se sont trompés, c'est ballot.
Juste après ce discours, les dirigeants du RN ont attaqué Edouard Philippe à l'unisson. Mensonge et bassesse pour Marine Le Pen. Une fake news pour laquelle il devrait présenter des excuses, a écrit Jordan Bardella sur X. Mais la critique contre l'ancien Premier ministre va bien au-delà de l'affaire de Carpentras. Les cadres du Rassemblement National l'ont tous ciblé ce week-end. Jean-Philippe Tanguil a qualifié de ringard nullissime. Lors la valette de Juppé Discount en lui promettant un crash terrible. Même tonalité pour Sébastien Chenu ce matin sur RMC.
Edouard Philippe, il a dit que vous aviez le choix entre la Marseillaise et le Maréchal Nouvella. Vous avez pris cette chanson.
Oui, lui, il avait le choix entre le courage et la lâcheté. Il a choisi la lâcheté. Edouard Philippe, c'est le fiasco avec un visage sérieux, avec un air sérieux. Et c'est des gens qui ont une prestance, des diplômes. Et quand on les a au pouvoir, c'est un enfer absolu, c'est un fiasco total. Et c'est des résultats pathétiques.
Si le RN est si virulent contre Edouard Philippe, c'est parce qu'il a, tout au long de son discours d'hier, visé directement Marine Le Pen comme pour installer avec elle un fiasco. face à face à moins d'un an du second tour de la présidentielle.
quelques années, le RN a changé de position sur quelques sujets incroyablement importants, sans expliquer pourquoi. Le droit à l'avortement, Mme Le Pen était contre. Et maintenant, elle est pour. En juin 2015, Mme Le Pen était surnommée Mme Frexit. Et maintenant, ils ne sont plus contre sans être pour. Il n'y a pas un Rassemblement national, mais au moins deux Rassemblements nationales. Il y a le Rassemblement national Nouvelle Génération, qui fait les yeux doux au CAC 40. Et il y a le RN Canal Historique, si j'ose dire. Le RN Étatiste, qui promet beaucoup sans rien financer d'ailleurs. Si j'osais, je vous dirais volontiers que le Rassemblement national, c'est un peu le nouveau en même temps.
Roland Lescure, le RN, nouvelle incarnation du en même temps, vous, le macroniste historique. Elle vous a fait tiquer cette phrase ?
n'avais pas entendu celle-là, effectivement. Non, mais là où il a raison, en revanche, c'est sur l'incohérence du racisme. En revanche, ça veut dire qu'il a
tort sur le en même temps ?
L'image est peut-être un peu particulière, on va dire, parce que le en même temps, c'était une capacité à être radical, à la fois sur des idées de gauche et des idées de droite. Là, je pense qu'ils sont capables d'être complètement incohérents, à la fois en étant étatistes et soi-disant pro-entreprise. Ce que je n'ai jamais vu dans les mesures qu'ils ont proposées, amendées ou votées à l'Assemblée nationale, même si dans leurs termes, apparemment, ils semblent avoir envie de les séduire.
Vous avez vu quoi dans leur mesure ? Plutôt de l'étatisme ou de le libéralisme ? J'ai vu plus
de 30 milliards d'euros d'impôts votés totalement inconventionnels. Donc je n'ai pas vu là une stratégie de... concurrence, compétition, productivité, compétitivité française qui va nous amener face aux défis majeurs auxquels on fait face au XXIe siècle. J'ai plutôt régulièrement eu l'impression que c'était le repli sur soi, le nationalisme. Je ne vous parle même pas des politiques d'immigration, des politiques sanitaires vis-à-vis de la ME. Non, franchement, au-delà des postures dont on voit régulièrement, effectivement, en tout cas, que pour l'Inde... Des membres du tandem infernal à sa tête, ils semblent vouloir apparaître comme étant pro-entreprise. Je n'ai jamais vu une mesure qui permette de dire, effectivement, ils ont changé de ce point de vue-là. Et c'est même plus d'ailleurs une histoire de pro-entreprise ou anti-entreprise. Quand je les entends, est-ce que j'ai l'impression que c'est des gens qui sont capables de projeter la France dans le monde dans lequel on est aujourd'hui, dans lequel on va être demain ? Intelligence artificielle, informatique quantique, enjeu de la globalisation qui doit changer, certes. mais dans lequel la France doit rester une nation conquérante plutôt copiée sur elle, c'est totalement anachronique. Ces enjeux-là,
qui doit les porter dans le camp macroniste ? Est-ce que c'est Édouard Philippe qui doit être votre candidat, ou est-ce que vous pensez que c'est plutôt Gabriel Attal, le patron de votre parti Renaissance ? Voilà,
donc moi je vais être assez clair là-dessus sur deux choses. D'abord, aujourd'hui je suis membre de Renaissance, je suis membre du pluraux exécutif de Renaissance, donc le candidat naturel de mon parti, c'est Gabriel Attal. Et quand je vois certains qui s'en étonnent, franchement, moi ça ne m'étonne pas. Il doit être notre porte-voix dans cette campagne. Par ailleurs, une chose sur laquelle je suis totalement convaincu aussi, c'est qu'à la fin, il n'en faudra qu'un. On n'aura pas Edouard Philippe, Gabriel Attal, voire quelques autres sur la ligne de départ en disant les Français...
Ça se décidera quoi en fonction des sondages, le mieux placé en janvier 2027 ?
Moi, je pense que ça se décidera en partie, j'allais dire, de notre fait, ce que j'appelle les cadres intermédiaires. Si eux ne sont pas capables de s'entendre, je pense qu'ils le seront l'un et l'autre. Et quelques autres, d'ailleurs, ont déjà affirmé que... – In fine, quand il faudra s'entendre, ils s'entendront. Mais sinon, nous aurons une responsabilité forte. L'ensemble de celles et ceux qui ont, vous l'avez dit, contribué au succès du Macronisme, parce que je reste convaincu qu'il y en a eu, qu'il y en a, et qu'il faudra les défendre, les porter d'ailleurs dans cette campagne, et que s'ils ne sont pas responsables, je pense qu'ils le seront, on le sera pour eux. Mais aujourd'hui… qu'on ait des talents qui, chacun avec sa sensibilité, c'est pas tout à fait la même crèmerie. Édouard Philippe, Gabriel Attal, moi je viens plutôt du centre-gauche, c'est pas un secret. Je me retrouve plutôt quand même globalement dans le positionnement baryscentrique du parti dont je suis membre. Mais in fine, on l'a dit tout à l'heure, face à un risque important, à la fois économique, politique, complètement incohérente, mais aussi sociétale. Moi, je vois l'impact qu'ont eu des élections d'extrême droite dans d'autres pays. Je n'ai pas envie que la France n'aille là. Et donc, effectivement, il faudra se retrouver. Il en faudra qu'un ou une, d'ailleurs, on verra. Et évidemment, moi, je mettrai tout mon poids pour que lui ou elle l'emporte.
Pour rester avec nous, le 5 sur 5 de Laurent Sénéchal. On commence avec l'antavirus qui est arrivé sur le sol français.
Et le gouvernement se met en ordre de bataille. Il y aura désormais deux réunions interministérielles par jour sur l'antavirus. Et surtout, l'exécutif durcit l'isolement des cas contacts. Les 22 Français qui ont croisé la route du virus, à bord d'avions notamment, ils sont tous placés en quarantaine à l'hôpital, qu'ils le veuillent ou non. Il y avait un décret qui a été publié hier au journal officiel. Il est donc désormais... En application, la France compte une malade, une femme, rapatriée du bateau de croisière, qui s'est sentie mal hier dans le vol qui la ramenait vers la France. Son état s'est malheureusement dégradé depuis. Elle est en réanimation, mais dans un état stable. Elle fait partie des cinq passagers français de ce navire. En tout, les opérations d'évacuation concernent 94 personnes depuis le début du week-end. C'est toujours pas terminé. Le reporter de France Télévisions, Raphaël Godet, est au Canary. Il décrit une ambiance assez surréaliste.
Il y a le bateau qui est toujours ici à 300 mètres de moi. Il y a ces passagers qui descendent par pays les uns après les autres, qui embarquent sur des sortes de vedettes. Ils ont des charlottes sur la tête, des combinaisons bleu ciel sur eux. Ils ont juste un petit sac plastique dans lequel ils ont mis quelques affaires essentielles. Et puis, ils arrivent ici à terre. où les attendent des agents de santé du ministère espagnol. Eux aussi sont protégés de la tête aux pieds. Et encore derrière, il y a ces dizaines de policiers de la Guardia Civil qui sont là, piftolés à la taille, pour assurer la sécurité.
Depuis quelques dizaines de minutes, le temps se gâte aux Canaries. Les ultimes évacuations ont été retardées. Le navire a dû être amarré à cause du mauvais temps. Il est censé partir ensuite vers les Pays-Bas avec les derniers membres d'équipage. Aux Canaries, les riverains aussi ont fait part de leurs inquiétudes. Une manifestation a eu lieu avant l'arrivée du bateau. La ministre espagnole de la Santé, elle-même médecin de formation, a tenu à rassurer en toute transparence. Elle souligne qu'il est normal que de nouveaux cas soient repérés dans les jours ou les semaines qui viennent.
En
France aussi, la situation inquiète interroge à minima. Devant l'hôpital Bichat à Paris, l'antavirus est sur toutes les lèvres, comme ont pu le constater Audrey Payas et Salomé de Latre.
Je vous avoue que ça fait peur. Moi, le Covid, il a laissé beaucoup de séquelles dans ma vie. Et du coup, j'appréhende énormément ce virus-là.
Et là, de savoir qu'on peut avoir des cas contacts nous-mêmes qui sommes soignants, c'est vrai que ça stresse un peu. C'est plutôt les familles qui nous demandent, vu que moi je travaille ici, est-ce que ça va, est-ce que vous avez les patients ou pas. J'ai peur que ça vienne jusqu'à moi. À moi, à ma famille, à mes amis, à tout le monde
aussi. Depuis le Covid, on se pose tous des questions. C'est pas quelque chose d'innocent.
Bonsoir Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, spécialiste des maladies émergentes, ancien membre du conseil scientifique du Covid-19. On le sent, l'inquiétude monte. On entend notamment les riverains de l'hôpital Bichat qui accueillent les passagers du navire. n'y a aucun risque, a priori, pour que les riverains soient concernés. Mais c'est quoi ? C'est le cauchemar du Covid qui se réveille à la faveur de cet antivirus ?
Il y a peut-être beaucoup de qui reviennent et d'idées qui se mélangent. On est dans une situation très différente. Ce virus, on sait déjà... Pas mal de choses sur ce virus. Il a été identifié il y a 30 ans. Il circule assez régulièrement au Chili et en Argentine. Chaque année, il y a 50 à 100 cas en Argentine, par exemple. Il y a quelques clusters, mais la plupart du temps, il n'y a pas de cas secondaires. Parce que ce
sont souvent dans des milieux ruraux.
C'est dans des milieux ruraux, mais il y a quand même des maisons dans lesquelles des personnes habitent avec leur famille. Et on a effectivement des transmissions, mais peu nombreuses. C'est un virus qui est peu contagieux. 'est des contacts qu'on appelle proches. Très souvent, ce sont les conjoints qui sont touchés. Ça peut être les personnels de santé qui ont pris en charge les patients. Et ce qu'on sait aussi, en tout cas de la littérature existante, c'est que la transmission débute avec les symptômes. Donc à partir du moment où les gens sont symptomatiques, il faut tout de suite les isoler. il y a peu de risque de transmission secondaire. Ce qui fait la gravité de ce virus, c'est sa létalité. 30 à 50 % des personnes infectées vont décéder. Si aujourd'hui, on doit être aussi strict, et on a parfaitement raison de le faire, c'est qu'on ne peut pas se permettre d'avoir un cas secondaire. Je ne m'attends pas à ce qu'on ait une épidémie importante, majeure, avec des centaines de cas. Non, en revanche, chaque personne infectée, c'est un risque de 30 à 50 % de décédés. C'est pour ça qu'il est essentiel de prendre toutes les mesures pour protéger... Les entourages.
C'est ce qui fait qu'Antoine Flau, votre confrère épidémiologiste à Genève, compare l'antavirus à Ebola, en tout cas dans sa létalité.
Alors il y a un peu moins sévère qu'Ebola. Il y a quand même beaucoup de différences entre les deux virus dans leurs manifestations cliniques. On a des traitements pour Ebola, on a des vaccins pour Ebola. Je ne ferai pas nécessairement ce parallèle. C'est aussi une transmission par voie respiratoire pour l'antavirus. Ebola, ce sont des fluides biologiques contaminés, etc. Mais ce qui est vrai et qui est important de retenir, c'est que la problématique pour nous, c'est d'éviter les cas secondaires. du fait de la létalité très forte. En revanche, si les mesures sont prises tel que c'est le cas actuellement, on peut s'attendre à ce qu'il y ait relativement peu de cas secondaires. Il y en aura. Quand on prend la chronologie sur le bateau, vous avez eu un cas le 6 avril, la personne est décédée le 11 avril, on ne savait pas ce que c'était. 15 jours plus tard, ce qui correspond à la période d'incubation moyenne, on a 3-4 cas sur le bateau. Là encore... On ne savait pas ce que c'était, mais on se dit c'est étonnant ces infections respiratoires avec des personnes qui très rapidement se détériorent. Le diagnostic n'a été porté finalement que le 2 mai. Et là, à ce moment-là, ils ont commencé à prendre des mesures. Mais autour du fin avril, il y a eu très vraisemblablement des contacts infectants sur le bateau. Et c'est ce qu'on est en train de voir aujourd'hui. Je ne sais pas dans quelles circonstances la patiente qui est aujourd'hui hospitalisée à Bichat a été infectée, mais ça pourrait résulter de ces contaminations de fin avril. Et comme la ministre de la Santé espagnole le disait, il faut s'attendre à voir quelques cas secondaires. Maintenant, si on prend toutes les mesures telles qu'elles sont aujourd'hui proposées avec des isolements stricts... On va finir par rétablir les chaînes de transmission. 42 jours, c'est ce que recommande l'OMS. La durée d'incubation la plus habituelle, c'est 2 à 3 semaines, mais elle peut aller jusqu'à 6 semaines, ce qui correspond à 42 jours, et c'est effectivement la recommandation. L'isolement pour les
cas secondaires, est-ce qu'il ne faudrait pas aussi isoler les cas contacts ?
Ce qu'annonce le gouvernement, les 22 cas contacts seront isolés à l'hôpital. Isolés à l'hôpital, pardon. Mais ça,
ça a été annoncé dans la journée. Voilà.
Je pense que c'est surtout aussi parce qu'on est dans cette période très critique où il y a eu probablement sur le bateau... Des transmissions qui ont lieu fin avril à un moment où on n'avait pas encore identifié l'antavirus. Donc les mesures de précaution n'avaient pas encore été prises. Et c'est maintenant la période la plus critique. On peut espérer qu'à partir du 2 mai, les mesures ayant été prises sur le bateau, les risques de transmission ont beaucoup diminué. Et qu'avec le temps, on sera quand même dans une situation plus sereine.
Il y a 22 Français qui sont considérés comme des cas contacts. Notamment ceux qui ont pris l'avion avec des malades rapatriés du MV. C'est-à-dire qu'il a suffi d'être assis à côté d'un des malades
exfiltrés
pour potentiellement être contaminés ? Il s'agissait d
'une patiente néerlandaise qui a d'abord pris un avion de Sainte-Hélène jusqu'à Johannesburg. Là, il y avait 8 Français dans cet avion. Les personnes les plus concernées, c'est une fois de plus ce qu'on appelle des contacts proches. Dans un avion, j'ai envie de dire deux personnes à gauche, deux personnes à droite, deux rangs devant, deux rangs derrière. C'est arbitraire ce que je vous raconte, mais c'est juste pour vous donner un ordre de grandeur. Et je ne sais pas comment ont été positionnés dans cet avion les huit Français concernés, mais il y avait aussi d'autres passagers et qui sont tout aussi importants de les tracer, ces autres passagers. Mais ça, les compagnies aériennes, elles ont les noms, elles sont capables de vous donner ces informations. Et c'est là où on a besoin d'une coordination internationale. Et c'est pour ça qu'il était très important que l'OMS joue son rôle. Et je vous rappelle que le Royaume-Uni a déclaré le jour même du diagnostic, le 2 mai, le citoyen britannique qui était infecté confirmé à l'OMS. Selon le règlement sanitaire international, ça permet à l'OMS de s'emparer de la coordination. On a beaucoup parlé de l'OMS ces dernières années. Vous avez entendu les réflexions de Donald Trump, de façon un peu ironique, de l'Argentine aussi, qui ont voulu se retirer de l'OMS. On est très contents aujourd'hui d'avoir l'OMS qui... peut aider à la coordination de cette prise en charge. Et d'ailleurs, le directeur général de l'OMS ne s'est pas trompé. Il était hier au Canary pour marquer le coup. Mais je pense que c'est vraiment important, dans ces débuts de crise, de prendre toutes les mesures pour... éviter cette propagation.
Même si chaque pays a son propre protocole. Il y avait 23
nationalités sur le navire, il y en a qui sont toujours à bord, notamment les Australiens. Les victimes, elles sont néerlandaises et allemandes. Les rapatriés qui sont partis en avion, il y a eu des Espagnols, des Français donc, des avions aussi vers les Pays-Bas et les Etats-Unis où le Royaume-Uni qui comptait comme la France 5 ressortissants à bord du navire. Le Royaume-Uni qui a aussi des territoires dans l'Atlantique Sud, proche du continent américain, il y a les îles Falkland ou Malouine bien sûr. l'île Tristan d'Acouna. Et là, il y a un cas suspect qui a été détecté sans lien avec le navire de croisière. Regardez, ils ont parachuté du matériel médical, les Britanniques, parachutés aussi les médecins, médecins militaires qui sont arrivés sur cette île.
avons apporté les parachutes et l'exité de l'air dans des conditions très difficiles, je dois admettre. Mais nous sommes trainés pour cette mission. Les gars sont très trainés et pour nous, c'est une mission dream.
Si le Royaume-Uni met les grands moyens pour se protéger du antivirus, les 5 passagers sont hospitalisés sur le territoire anglais, dans le nord de l'Angleterre. Les Etats-Unis, en revanche, étonnent. C'est ce dont vous parliez, puisque les Américains asymptomatiques ne seront pas placés en quarantaine. Le CDC, l'agence sanitaire américaine, parle d'un risque épidémique extrêmement faible, dont ACT réagit. Vous en parliez, le dirigeant de l'OMS.
conseil est clair, d'abord en May 10, 42 jours, avec un actif de suivi. Bien sûr, les pays, nous les conseillons, mais à la fin du jour, nous n'imposons pas. Les pays suivent leurs guidelines nationales et, based sur le risque, ils peuvent l'implementer.
La réaction des autorités sanitaires américaines, quel commentaire ça vous inspire ?
On sait quand même que depuis un an maintenant, les services de surveillance américains ont été quand même en partie démantelés. 20% du personnel du CDC Atlanta a été limogé. On entend toutes les remarques, toutes les polémiques qui existent aujourd'hui autour des politiques vaccinales. Ça rentre un petit peu dans cette même ambiance. C'est désolant. Je souhaite le meilleur pour les personnes qui sont concernées, etc. Mais c'est prendre des risques totalement inutiles et qui concernent non seulement les Etats-Unis, mais le reste du monde.
On en vient aux origines de cet antivirus, l'émergence de la zoonose. Oui, c'est une question qu'on peut se
poser. En tout cas, l'hypothèse numéro un pour l'instant, c'est que... Patient Zéro est un Irlandais de 70 ans qui est mort à bord du navire. Il aurait été contaminé lors d'une excursion à terre. dans la région de Choyer, à l'extrême sud de l'Argentine, avant d'embarquer sur le bateau. Et maintenant, se pose la question effectivement de ces zoonoses, parce que le recul de la nature et l'avancée inexorable des activités humaines font craindre l'émergence de nouveaux virus. Le candidat insoumis à la présidentielle, par exemple, Jean-Luc Mélenchon, voit dans ce antivirus un nouvel exemple, je le cite, de maladie écologique. Il estime que les zoonoses, qui sont donc les maladies transmises de l'animal à l'homme, se multiplient à cause de la chute de la biodiversité et du changement climatique. Et c'est aussi la crainte du cinéma. et activiste écologiste cyril dion qui signe une tribune dans le monde que pensez-vous de ces théories des zoonoses qui pourraient être de plus en
plus risqué arnaud fontanet c'est mon quotidien en fait quand vous travaillez sur les virus émergents l'immense majorité sont des virus qui nous viennent du monde animal et qui ce qu'on appelle franchissent la barrière d'espèces et après sont susceptibles pour ces virus d'infecter l'homme et de s'adapter pour une transmission interhumaine. Et là, on a le démarrage d'une épidémie. Vous pouvez passer en revue la grippe, où ça part d'oiseaux sauvages, migrateurs, aquatiques, et puis ça se transmet sur des volailles domestiques, les porcins, et ça arrive chez l'homme. Vous prenez les coronavirus, le SRAS, le MERS, la Covid-19.
Ce qu'on sait
en tout cas, c
'est qu'au départ, il y a une souris.
Clairement, qui était porteuse de ces coronavirus. Il y a des autres intermédiaires, c'est des animaux type furesse, civette, vison, blaireau, chien vivain, etc., qui peuvent transmettre à l'homme. Ces marchés d'animaux sont toujours actifs actuellement en Asie du Sud-Est, en Chine. Pour moi, c'est ça la principale crainte. Alors on peut effectivement s'interroger sur les origines de la Covid. Je pense qu'on n'aura jamais le fin mot. On sait tous qu'il ne faut pas... Faire en laboratoire des expériences de gain of function. Tout ça est extrêmement... Ce sont des expérimentations qui consisteraient à manipuler les virus pour les rendre plus agressifs. Tout ça est interdit. C'est très réglementé. Il y a des moratoriums. Après, si vous avez des États qui décident un jour ou l'autre de faire des choses différemment, on n'a pas le contrôle là-dessus. Mais c'est formellement interdit. On est extrêmement strict. Il y a des protocoles très rigoureux pour l'empêcher. Et ça, pour moi, la vraie question, en fait, elle se situe dans ces marchés d'animaux sauvages qui, eux, sont toujours Et quand on va dans ces marchés et qu'on échantillonne, on retrouvera des coronavirus, dont certains sont très proches du SARS-CoV-2, par exemple. Et pour moi, l'urgence, elle est surtout au contrôle de ces marchés parce que c'est ça le vrai risque qui nous pend au nez. Et puis, évidemment, qu'on maintienne des mesures extrêmement strictes dans les laboratoires sur leur façon de travailler. Mais ça, on les connaît tous et ça ne devrait pas avoir lieu.
On en vient à ces fantasmes qui accompagnent l'éruption de l'antavirus.
Notamment cette inquiétude assez surprenante relayée par le président de l'exécutif local aux Canaries. Il craint que des rats contaminés ne nagent depuis le bateau jusqu'au rivage et ne diffusent l'épidémie. Il a même envoyé une capture d'écran à la ministre espagnole de la Santé, qui, je le rappelle, est médecin de formation. Et en fait, elle a vu que c'était son intelligence artificielle qui l'avait interrogée et qui lui avait dit que les rats étaient d'excellents nageurs. Sauf que le gouvernement espagnol lui a répondu qu'il faisait référence aux rats. qui est effectivement un bon nageur, mais qui n'a rien à voir, Ardo Fontanet, avec les rongeurs qui ont propagé ce antivirus dans
les Andes. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on parle de façon très générale de chauves-souris, on parle de rongeurs, etc. Mais en fait, ce sont des espèces extrêmement spécifiques qui sont affectées par un virus donné. Et pas le voisin. Donc sur les coronavirus, ça va être des chauves-souris Rhinolof et Hypocidérus. Et c'est toujours celle-là qu'on retrouve à l'origine et pas les milliers d'espèces de chauves-souris que vous pouvez connaître. Et de la même façon, là, il y a un rat très spécifique en Argentine et au Chili. Ce rat-là, il ne va pas nager jusqu'en Espagne ? Il a un nom en plus d'espèces très complexes à retenir. Mais bref, c'est ce rat-là qui est infecté par cette souche antavirus en dette. et pas un autre, donc de raison de s'inquiéter particulièrement.
Émilie, on se pose une question également. La France est-elle équipée pour faire face à
l'antavirus ? En tout cas, on se prépare, même si vous êtes rassurante depuis tout à l'heure, on se prépare à tous les scénarios et même à celui de nous revoir porter des masques. La ministre de la Santé a voulu rassurer ce matin sur les stocks disponibles, eux qui ont fait défaut, on s'en rappelle, au début de la pandémie du Covid.
-ce que du point de vue des stocks, la France est prête à faire face s'il y avait des besoins importants, massifs, en termes de masques chirurgicaux et de masques FFP2 ?
la réponse est oui, en termes de masques, en termes de tests, tests PCR notamment, en termes aussi de médicaments d'usage symptomatique. Donc vous pouvez nous dire par exemple
à combien s'élèvent les stocks de masques chirurgicaux et de masques FFP2 ?
J'ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez. Sauf qu'il y a une grande différence avec l
'époque du Covid, c'est qu'il y a la guerre en Iran, il y a le blocus des Trois-Dormous, transit 20% du pétrole mondial, le pétrole c'est pas que le carburant, c'est aussi le plastique, le Royaume-Uni crée une pénurie de matériel médical, là la France s'est faite un peu plus discrète, il y a quand même une question du député, un député horizon à la ministre de la Santé, mais ça réveille aussi ses souvenirs et ses traumatismes de dépendance industrielle. Roland Lescure, est-ce qu'on s'est amélioré, est-ce qu'on est plus indépendant ?
Oui, je peux vous dire que j'étais ministre de l'Industrie entre 1922 et 1924. En France, refait des poches à perfusion. C'est à Tourcoing, dans le Nord. On refait des... Les gants chirurgicaux, 600 millions, c'est au Mans. Cette usine n'existait pas, elle existe aujourd'hui. On fait des masques, on fait du paracétamol. Donc évidemment, je vais laisser la ministre de la Santé parler de ce dont elle est responsable, c'est-à-dire la gestion des stocks et la gestion de l'épidémie. C'est pas le principe
actif du
paracétamol. Non mais si, aussi d'ailleurs, les deux, on est en train... Mais oui, on a deux usines. Non mais on est en train de rapatrier. des médicaments dont le paracétamol. Oui, j'ai bien compris. Mais on a aujourd'hui deux usines potentielles qui vont faire le principe actif de manière beaucoup plus innovante. Et par ailleurs, vous le savez, Doliprane est désormais en train d'investir en France. À l'époque, quand on l'a vendu, on m'a dit vous vendez le Doliprane au plus offrant. La réalité, c'est qu'on installe aujourd'hui des capacités de production de paracétamol. La raison pour laquelle je vous dis ça... Ce n'est pas pour faire cocorico, c'est que face aux défis qu'on a découverts au moment du Covid, on a décidé d'agir et on a agi. Donc oui, je peux vous dire que... On n'est plus dépendant
de chaînes d'approvisionnement pour... Non mais
on se souvient des... Des gants. Il y a 600 millions de gants qui sortent tous les ans. Donc on est effectivement, je peux vous dire, autosuffisants en termes de gants chirurgicaux. Et ça nous coûte un peu plus cher que des gants qui viennent de Chine ou qui viennent du détroit d'Hormuz, s'il y en avait qui venaient du détroit d'Hormuz. Donc on a investi là-dedans. On a investi, moi je me souviens, les poches à perfusion. La boîte, elle menaçait de fermer. On a mis de l'argent. On a dit d'ailleurs, ça n'a pas été facile avec le ministère de la Santé, il va falloir payer les poches à perfusion un peu plus cher pour qu'on en ait des fêtes en France. Donc voilà, on a appris. Maintenant, on fait face aux incertitudes que vous connaissez. Le protocole sanitaire, je pense qu'il est extrêmement rigoureux en France. J'allais dire tant mieux. Merci, M. le Premier ministre et la ministre de la Santé. Mais d'un point de vue industriel, je pense qu'on a beaucoup appris, effectivement.
on reste dans le domaine de la santé. On part en Hongrie où le ministre de la Santé, qu'on surnomme déjà le ministre danseur, refait des siennes. Oui,
je ne sais pas si vous avez vu passer déjà les images le soir de la victoire contre Viktor Orban. Il avait entonné ce petit pas de danse qui avait été très remarqué. Il a récidivé. Il s'appelle Zolt Egedus et c'est donc le futur ministre de la Santé. Le voici, ça c'était hier. Je trouve qu'il s'est encore amélioré entre temps. Il a fait des cours. Il a fait des cours. Il a fait des cours en plus de 100 000 personnes à Budapest. qui s'était réuni à l'occasion de l'investiture de Peter Maggard devant le Parlement hongrois au bord du Danube. Et alors, il est orthopédiste de profession. Nous, on a repéré dans la foule un déambulateur brandi par une personne du public. Voilà, peut-être un ancien patient. Peter Maggard rappelé son désir de changer de régime en Hongrie. C'est à nouveau engagé à travailler pour ce que l'état de droit revienne très vite.
Combien de temps il nous reste ? Je n'ai pas entendu. Il nous reste 50 secondes. On n'a pas le temps de parler du coup pour les clés. Je peux
vous dire qu'il a nommé, Maguiar, il a nommé trois femmes journalistes comme porte-parole de son nouveau gouvernement. Avec une déclaration signale fort en faveur de la liberté de la presse. Ce n'est pas un ennemi, mais l'une des garanties les plus importantes de la démocratie. Enfin voilà, c'est quelque chose de... Déclaration très symbolique et un grand changement.
Merci pour ces précisions. Merci Arnaud Fontanet d'être venu ce soir. C'est à vous Roland Lescure, le ministre de l'économie. Merci de votre présence à tous les deux. Dans un instant, Boris Cyrulnik nous rappelle qu'il faut ritualiser notre quotidien en se disant bonjour, bonsoir, bonne soirée. Se sourire, s'écouter parler. Il faut reciviliser un peu notre quotidien. Il sera aux côtés de Frédéric Jopès qui nous présente la nouvelle émission qu'il produit. Et puis on fait la sortie du petit Robert. Parce que c'est la fashion week des mots. Je suis très fière de ce
chou. C'est les 60 ans du petit Robert. Il y aura aussi le bonus de Lorrain.
Le pas de côté de Patrick. Et sa actualité de Bertrand. Et le dîner de Céda. C'est un pas de côté. Je vous le conseille. C'est un vrai pas de côté. C'est pas un petit pas de côté. Non, c'est un grand pas de côté. A tout de suite.