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Merci Dominique, bonsoir à tous, ravie de vous retrouver. Merci de nous rejoindre pour ce second débat consacré à la ville de Lens. Elle est la ville préfecture du département de Lens avec 24 200 habitants, près de 43 000 dans l'agglomération. Lens et sa ville haute, sa cité médiévale, la cathédrale gothique de renom Notre-Dame. Mais Lens reste méconnue. Elle se situe à proximité des champs de bataille de la Première Guerre mondiale. L'AN, c'est aussi un tissu économique composé de TPE, PME, une cité administrative, un hôpital, premier employeur de la ville avec 1000 emplois. Le maire sortant, Eric Delay réélu largement dès le premier tour en 2020, se représente. Préservera-t-il son mandat face à 5 autres candidats et une division au sein de l'extrême droite ? 6 candidats en liste pour ce premier tour. Vous allez entendre leur proposition. sur l'économie, le cadre de vie et la sécurité municipale 2026 dans la troisième ville de l'Aisne à Lens. C'est parti. Bonsoir Eric Delay. Bonsoir. Alors vous êtes le maire d'Hivercentre et président de l'agglomération sortant. et vous vous représentez, vous êtes soutenue par les Républicains. Aude Bonneau-Vendorme, bonsoir. Bonsoir madame. Alors vous êtes ancienne députée Renaissance du département de l'Aisne, vous êtes candidate d'Ivercentre à la tête d'une liste citoyenne. Avec nous également Dominique Caillé, bonsoir. Bonsoir. Pour le parti socialiste, vous portez une liste d'union de la gauche composée des écologistes élevés, de places publiques et du parti communiste français. Face à vous, Jean-Louis Pernel, bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. Alors vous êtes candidat lutte ouvrière et vous vous présentez pour la cinquième fois à ces élections municipales dans la ville de Lens. Enfin, Emmanuel Servy, bonsoir. Bonsoir. Alors vous êtes candidat d'hiver extrême droite. Vous n'avez pas reçu l'investiture du Rassemblement National que vous aviez demandé. Alors en fait, ils sont venus vers moi, ils m'ont fait des propositions. J'ai fait part de mes conditions qu'ils n'ont pas acceptées. Ils ont leur candidat, je suis un homme de droite. Pas d'investiture RN, vous êtes classé divers extrême droite. Enfin, notez que Nicolas Dragon, député RN de l'Aisne et candidat pour les élections municipales à l'an, tête de liste RN, n'a pas répondu à nos sollicitations et ne participera pas à ce débat. Merci à vous cinq d'avoir accepté de débattre. Alors comment relancer l'attractivité économique ? C'est l'un des enjeux de ces élections municipales. L'an accueille notamment la préférence. de laine et ses emplois tertiaires. Un tissu économique dominé donc par les services publics. Le monde de l'entreprise y est très représenté avec DTP, PME. Eric Delay, quel est votre bilan sur le plan des entreprises ? La fermeture de l'usine Sonoco, ses 120 emplois supprimés par le géant américain en janvier, a-t-elle fait plonger le taux de chômage à Londres ? Non, absolument pas. Sonoco, effectivement, la décision d'un groupe...
américain, bien malheureusement, mais heureusement d'autres entreprises sont arrivées sur le territoire depuis ces six dernières années. Je pense à l'entreprise de TIH de l'Indecoque, je pense à Fruits et Création, je pense à P3 Logistique Europe, je pense à Thermogreen qui est en train de construire une usine de transformation de polysyrène recyclée en panneaux isolants avec la création et le recrutement actuel de 55 emplois. Nous avons vendu la moitié du stock de foncier depuis six ans, 57 hectares, ce qui représente 80 terrains de foot.
donc le territoire se développe bien heureusement et nous faisons tout pour qu'il se développe. Aude Bonneau-Vendorme, est-ce que vous reconnaissez le bilan du maire sortant sur le plan économique ? J'y mettrais quand même un bémol puisqu'on a quand même un taux de chômage sur l'an qui est de 9,1 bien au-delà de 7,5 nationalement. Mais je comprends les avancées, j'y souscris mais je pense qu'il faut faire mieux et plus. Alors plus, qu'est-ce que vous proposez justement sur le plan économique dans l'agglomération si vous êtes élue ? Trois axes. La formation. Je pense qu'on a une petite carence sur la formation. Donc dès le début, il faudra assurer du soutien scolaire jusqu'au baccalauréat, de l'enseignement sup, de la formation tout au long de la vie. Il faut développer, il faut attirer les étudiants, il faut attirer les apprentis pour que les entreprises puissent s'implanter, venir et se dire que là...
Il y a possibilité d'avoir des personnes formées à disposition. Vous évoquez le taux de chômage, on va donc donner les chiffres du taux de chômage. Dans la ville de l'Anne, l'agglomération au troisième trimestre 2025, à l'Anne, 9,1% de taux de chômage. Je vous invite à regarder ces chiffres. Il était de 9,5% il y a un an. Dans l'Anne, 10,3% haute France, 9,2% et en France, 7,5%. La parole est à Dominique Caillé. Qu'est-ce que vous pensez de ces chiffres ? entreprise pour l'union de la gauche vous voyez plutôt une économie solidaire et sociale dans les actes et tu es également les zones d'activité commerciale comment voyez vous les choses oui il faut dire dès le départ que 85% des établissements exerçant dans sur la commune de l'an pas sur la zone d'emploi sont relève de la sphère présentielle
Donc ça veut dire que le reste, les 15 autres pourcents restants, relèvent de la sphère productive. Et c'est elles qui souffrent. Parce qu'il y a la fermeture de Sonoco qui était parfaitement dans la sphère productive, fait qu'il y a des 170 emplois qu'il faut retrouver. Alors vous misez sur l'économie sociale et solidaire, y compris dans l'ESAC. Combien d'emplois est-ce que vous attendez dans ce domaine ? Le nombre d'emplois qu'on peut créer, on va être dans un premier temps forcément dans une démarche d'exploration et de fixation des besoins. Il faut rappeler quand même, comme disait Madame Bonneau, que la formation c'est niveau 3, nouvelle norme, maximum pour 60% de la population depuis 15 ans. Donc c'est un véritable enjeu et qui se posera à la fois sur les entreprises de l'ESS que nous souhaitons voir monter que pour les autres entreprises qui pourraient s'installer.
Emmanuel, vous imaginez, est-ce que vous êtes en accord avec le parti socialiste sur ces idées d'économie sociale et solidaire ? Vous imaginez plutôt une économie tournée autour du sur-mesure et de l'économie de pointe ? C'est-à-dire que nous, on n'est pas d'accord avec la situation actuelle. On trouve qu'on peut avoir des objectifs beaucoup plus ambitieux.
Je pense qu'on ne parle pas de développement, on parle de mouvement, une société publique qui change de trottoir, un ophtalmo qui s'installe. Aujourd'hui, il faut mettre de l'industrie, il faut mettre de l'artisanat autour de l'industrie. Et pour ça, vraiment, l'An a tous les atouts. L'éloignement n'est plus un sujet aujourd'hui avec la technologie moderne. Il y a des régions autour de l'An, sur la Seine-et-Marne ou en Belgique, où ils sont saturés. Il faut aller voir les patrons, vendre notre ville, vendre notre capacité de s'adapter. Et de comprendre leurs problématiques. Je vous arrête. Qu'est-ce qui ne vous convient pas dans le bilan du maire sortant ? Chacun son bilan, chacun son projet. Moi, quand on dit que ça fonctionne bien, je trouve que ça ne fonctionne pas. Les Lanois trouvent qu'il n'y a pas assez d'emplois économiquement. Elle m'a pensé qu'en annonce l'arrivée sur la gazette Picard d'hyperchargeur que ça ne se réalise pas. On se dit tiens. On pourrait avoir des excuses plutôt qu'un bilan. Moi, un ophtalmo qui se développe, quand je prends les communiqués du développement économique, on ne parle pas de la même chose. Donc vraiment, on assume, on veut de l'emploi industriel. Oui, bien sûr.
Bien sûr qu'on va chercher les entreprises à l'extérieur. On participe chaque année au Salon international de l'immobilier à Paris avec la région des Hauts-de-France pour vendre le territoire. J'ai lancé une grande campagne d'attractivité. Venez vivre aussi pour faire connaître notre territoire. Et toutes les actions que nous menons en termes d'événementiel et d'animation sont là pour faire connaître notre territoire auprès des entreprises. Notre rôle, c'est d'être des facilitateurs, facilitateurs auprès des services de l'État, auprès des pompiers notamment. On a un accompagnement très fort. Il ne se passe pas un mois sans qu'on réponde à des appels à projets. lancé par la région des Hauts-de-France. Et voilà, et on a du résultat. P3 Logistique Europe, aujourd'hui, travaille sur un projet de 95 000 m² de bâtiments logistiques avec à la clé pour des centaines d'emplois. On va l'évoquer. Mais ça nécessite bien évidemment de la discrétion, de la confidentialité quand on travaille effectivement sur ce genre de dossier. Alors justement, on va laisser, si vous voulez bien, Jean-Louis Pernel s'y supprimer. Ce sont des centaines d'emplois qui ont été supprimés ces dernières années. Ceux qui sont depuis un certain temps à Lens, Attal, Pirelli.
Maintenant, on appelle ça Carnot, maintenant Sonoco. Sonoco, 120 personnes, mais il y a eu plus d'une mille personnes à une époque. Donc des tas d'emplois qui ont été supprimés. Ils n'ont pas été supprimés parce que c'est un groupe américain. Ils ont été supprimés parce qu'il y a une guerre sociale aujourd'hui dans les entreprises qui veut...
produire autant avec moins de gens et accentuer la rentabilité. Sonoco, la production qu'il fait, il va la faire ailleurs. Et ils ont carrément dit qu'ils s'intéressaient parce que ça leur coûterait moins cher. Donc ce sera plus rentable et tant pis pour les 120 familles. Vous mettez les travailleurs au cœur de votre programme politique. Comment vous envisageriez les choses si demain vous êtes élu à la mairie et à l'agglomération ?
Eh bien, je ne pense pas, contrairement à ce que certains font semblant de penser, que les emplois, ce soit les maires qui les ramènent, etc. Il y a une avalanche en ce moment d'aide. Il y a une surenchère, chacun un petit peu plus, un petit peu plus. Et finalement, c'est quand même de l'argent qui ne va pas directement à la population. Et quand ces entreprises s'en vont, comme Sonoco... Ils ont reçu des aides à une certaine époque et ils n'ont jamais remboursé ces aides. Et on pourrait multiplier ces exemples. Et je voudrais finir là-dessus que le monde de l'entreprise, ce n'est pas seulement les patrons. Moi, ce que je vois aussi, c'est que les entreprises danoises comme Intuiste, par exemple, les gens qui travaillent là-dedans travaillent avec des cadences infernales. Très des emplois, ça voudrait dire effectivement diminuer les cadences.
Partager le travail entre tous. Sur ce que demande Jean-Louis Pernel, les financements publics qui ont été attribués, est-ce que les entreprises qui ont mis la clé sous la porte, licenciées du personnel, est-ce qu'il faut qu'à rembourser ? Il n'y a pas eu de financement public de Sonoco en premier lieu.
On remonte à très, très loin. Moi, je ne remonte pas aux années 70. Mais quand on apporte une aide à l'immobilier d'entreprise, lorsque la communauté d'agglomération apporte une aide à l'immobilier d'entreprise de 10% du montant de l'investissement, celle-ci n'est pas versée immédiatement, elle est versée en 5 ans. Et si l'entreprise ferme dans ce délai, effectivement, on lui demande de rembourser ce qu'elle a. Un tour de table rapide. Est-ce que vous, est-ce que... Les aides doivent être consacrées à l'emploi.
On ne peut pas comme ça continuer des aides. Bien sûr, il faut personnaliser les projets. Moi, je dis qu'il faut arrêter les forums, en tout cas, pas faire que les forums, il faut aller chercher les chefs d'entreprise là où ils sont, leur parler comme eux.
Faut-il rembourser ses aides publiques si demain ? Mettre en réseau les entreprises, les acteurs économiques d'un territoire, c'est important. D'où effectivement les forums, les salons qui sont organisés, les soirées de développement économique sur l'intelligence artificielle. On va tenir le tour de table sur cet aspect. Faut-il rembourser les aides publiques si l'entreprise finit par fermer son entreprise ? En général, ce genre d'entreprise a organisé le fait...
qu'elle ne devra jamais rembourser ses aides. Jusqu'à présent, je n'ai jamais vu d'action des collectivités ou même des régions ayant abouti à un remboursement.
Alors pourquoi ce tour de table ? Parce que si vous êtes élu demain matin, il y a une double élection, je le précise. La mairie, l'agglomération, dont la compétence économique est la compétence première. Aude Bonneau, même question. Est-ce que demain, si l'entreprise bénéficie des publics, est-ce que vous seriez favorable à un remboursement de ces aides publiques ? Mais dans le principe, c'est de l'éthique, c'est normal.
C'est de l'argent de l'État. Mais ce n'est pas systématique et ce n'est pas le cas là. En revanche, je pense qu'il y a nécessité de faire un vrai accompagnement, une vraie cellule opérationnelle d'accompagnement des entreprises.
Les entreprises, donc les entreprises locales, il faut des réunions avec les entreprises, il faut un vrai réseau. On peut se satisfaire de tout, mais le bidon quand même, c'est 9% de chômage, et je ne parle pas du chômage des jeunes, c'est plus de 30% de chômeurs entre 18... Et 24 ans. 30%. Qu'est-ce que c'est que l'avenir d'un jeune aujourd'hui dans l'homme ? D'où l'intérêt de former. On en discutera pour plus de la sécurité de Natatioz. Parce qu'on ne peut pas vivre comme ça, avec une misère qui se développe. Et juste, l'emploi, quelque part, ce n'est pas au niveau de l'homme que ça se décide. Par contre, il pourrait y avoir aussi des... des emplois créés dans la sanction publique. Parce que ça ne manque pas de besoins. Dans les hôpitaux, dans l'éducation nationale, etc. C'est exactement le contraire qui se passe aujourd'hui. En ce moment, on licencie, on supprime des postes, que ce soit à des hôpitaux, etc. Et quand par hasard, on crée des lits, ce n'est pas le maire qui les a créés. Merci, monsieur Pernel. On va aborder maintenant le centre-ville, l'économie, c'est aussi le centre-ville, les centres et les commerces. Comment le développer face au e-commerce et à la concurrence des grandes surfaces ?
ville haute et ville basse. Le cœur de l'An, il souffre, comme dans d'autres villes de même taille. Commerce fermé, certains logements vacants, baisse de la fréquentation. Comment stopper cette spirale ? Éric Delay, le centre-ville de l'An, bénéficie du dispositif cœur de ville. Quel bilan faites-vous ? Les moyens sont-ils suffisants ?
Alors il faut vraiment intervenir dans toutes les dimensions pour travailler sur cette problématique des centres-villes, qui est une problématique, comme vous l'avez dit, qui est générale et qu'on retrouve dans toutes les villes. Sur le commerce, entre 2019 et 2023, nous avons fait reculer la vacance commerciale de 25 à 12% d'une manière générale sur la ville. Avec une difficulté particulière de la ville de Lons, c'est qu'il y a une ville haute et une ville basse. Donc des centres-villes commerçants en ville haute et en ville basse. Alors on a mis en place des boutiques éphémères pour aider des porteurs de projets à tester leur activité. Avec le dispositif cœur de ville et qui marche. Le dispositif des boutiques éphémères marche très bien puisque derrière, des commerces ont pu se créer. Nous avons renforcé les animations, les événementiels, les décorations de rue. On a construit les halles de Long, on a construit de véritables halles de marché dans le quartier de Vaud pour ramener du flux et créer une synergie avec le quartier commerçant de Vaud. On a préempté des cellules commerciales pour les rénover et on a soutenu la modernisation de commerce, 39 commerces, 132 000 euros de subvention. Justement, vous évoquiez le nombre de commerces vacants, 12% de vacances commerciales au centre-ville. Aude Bonneau, ensuite, on donnera la parole, Dominique Cahier.
Alors, ces logements, ces magasins vacants, on va dire, ces locaux vacants, est-ce que vous seriez favorable à une taxation pour faire en sorte que cela tourne et qu'il soit donc habité par des commerces à moins de... Alors, si vous me permettez, je vais juste revenir sur le dispositif cœur de ville, puisqu'il y a eu un rapport de la Cour des comptes et qui préconise deux choses.
qu'on fasse appel à une vraie ingénierie financière pour la ville de Lens, pour aller chercher les subventions.
Et que le seul regret, enfin un des regrets, c'est qu'il n'y a eu qu'un projet structurant qui sont les Halles. Donc voilà, je suis d'accord. Que voulez-vous dire de bonheur ? Que l'ingénierie, ça n'a pas été suffisant ? Nous avons recruté une charge d'admission subvention qui va effectivement aujourd'hui chercher ces subventions, notamment auprès des fonds européens. Parce que les subventions, la source se tarie. Je rappelle la situation des départements aujourd'hui. C'est de plus en plus compliqué d'avoir des subventions du département.
La région, on voit ses budgets diminuer. L'État, je n'en parle pas avec l'État des finances publiques. Donc aujourd'hui, il faut aller aussi les chercher auprès de l'Europe. Comment on peut s'appuyer sur un programme où la ville va acheter les locaux vides, où la ville va faire 34 appartements à 34 millions, 1 million d'euros l'appartement ? J'y viens. Un programme à 30 millions auquel vous rajoutez la valeur des appartements que vous allez vendre, ça fait 34 millions. Pour à peu près 34... Je raconte n'importe quoi. Quand vous dites n'importe quoi, je vous respecte. Mais... Ceci dit, les appartements, j'ai largement épluché les dossiers. Il n'y a pas d'ascenseur, il n'y a pas de garage. 34 appartements et 4 garages. Alors c'est combien ? S'il vous plaît, c'est combien ?
Alors, parce que monsieur parle du plan sur les friches immobilières. Aujourd'hui, dans les centres-villes anciens, on a souvent des immeubles extrêmement délabrés, dont les propriétaires ne s'occupent plus, qui sont complètement abandonnés. On a donc décidé de lancer un grand plan friche sur 15 ans, avec la société d'équipement du département de laine et l'établissement public foncier des Hauts-de-France. Et c'est un plan de 30 millions d'euros sur 15 ans de temps, avec une subvention d'équipe de la ville. Pour l'équilibre du temps de parole, on va laisser.
Donc s'exprimer Dominique Callier pour l'Union de la gauche. Donc pensez-vous qu'il faut contraindre les propriétaires de cellules vides commerciales si demain vous accédez à un projet de fauteuil de mer ? La taxation est déjà en route. Oui. Bon. Alors après, dans l'ensemble, le grand problème du plateau, c'est qu'il y a une mauvaise image.
Quand on va en ville basse, le plateau, il n'y a rien, c'est sale, on ne peut pas se garer. Il faut donc avoir une action de communication quasiment psychologique qui est de réexpliquer aux Lannois déjà, peut-être un peu plus loin, que le plateau c'est bien.
Il ne faut pas réexpliquer, il faut le rendre bien pour remettre de la circulation. Si je peux me permettre d'intervenir sur ce sujet, je ne pense pas que les problèmes des locaux vacants, des locaux qui ferment, parce qu'en général ces boutiques, elles ouvrent et puis elles ferment en général assez rapidement après l'ouverture. Je pense qu'il y a un problème dont on ne parle pas ici, c'est un problème de pouvoir d'achat. C'est qu'à un moment donné, quand on ouvre une boutique, il faut avoir des clients en face. Et aujourd'hui, il y a des boutiques, moi quand je passe devant, je me dis... celle-là, elle va fermer dans combien de temps ? Parce qu'il n'y a pas. Parce qu'aujourd'hui, les gens, avec les très bas salaires qu'ils ont, ils vont faire leur gourde dans les grandes surfaces. Ils ne vont pas s'acheter de l'artisanat. Donc c'est peut-être très bien qu'il y ait des boutiques multiples. Mais en tout cas, les gens qui ont des bas salaires, ce n'est pas là qu'ils vont. Donc il y a un problème des bas salaires qui se répercute sur tous les problèmes. Donc l'augmentation des salaires que vous sous-entendez, M. Jean-Louis Bernel.
On avance dans ce débat, si vous voulez bien, à un autre enjeu de ces élections municipales. C'est le cadre de vie, l'environnement. L'an bénéficie d'un cadre patrimonial absolument remarquable. Mais pour les habitants, l'entretien, la mobilité, la facture énergétique restent prioritaires. Alors voyons comment vous comptez améliorer le cadre de vie. Quelles actions concrètes comptez-vous mettre en place pour améliorer la propreté et l'entretien de l'espace public ?
Alors, je vais peut-être commencer par, pour moi, un des projets les plus importants, c'est de remettre une navette autonome qui fera la liaison entre la ville basse et la ville haute. Oui, et pour cela, je sais que l'interrogation, c'est le coût, mais il existe cinq dispositifs d'aide et de subvention et on a fait le calcul. Je pense que...
Les Lannois seront heureux d'avoir une navette tant attendue pour un coup moindre. C'est ça le problème à Lens, c'est cet éloignement entre cette ville haute, cette ville basse et le reliement. C'est le lien entre les deux et c'est là tout l'enjeu en réalité. Il ne faut rien faire de l'entité. Dominique Callier. Comme vous avez remarqué d'ailleurs le rapport de la Cour des comptes, il disait qu'il y avait une très grosse fixation d'un enjeu de déplacement entre la ville haute et la ville basse. Donc à un moment, pour le moment, c'est les voitures. Et vos propositions ? C'est de demander aux Lannois de prendre le bus. On arrête les voitures ? Fini les voitures alors ? Non, on n'arrête pas les voitures, on dit aux Lannois, prenez le bus. De toute façon, ça sera plus facile pour vous garer en ville haute, puisqu'il y aura moins de voitures à garer. Et vous aurez même un certain confort d'usage qui sera lié au autobus. Eric Delay, je vous vois sourire. Ben oui, forcément.
Alors la navette autonome, j'aimerais bien savoir combien elle coûte, combien elle peut transporter de voyageurs à l'heure et quelles sont les subventions dont parle Madame Bonneau. Le POMA, c'était un véritable gouffre financier. C'était moitié, c'est complètement passé. C'était moitié moins de voyageurs en 10 ans. Si on voulait rénover complètement, c'était au moins 10 à 15 millions d'euros pour rénover complètement le système du POMA. Et ça ne correspondait pas à la réalité.
Ça ne correspondait pas à la réalité des déplacements des Lannois. D'où la création de nouvelles lignes de bus qui montent directement sur le plateau pour l'ensemble des Lannois. Parce qu'une liaison gare-plateau, ça ne résout pas les problèmes de transport des Lannois. Merci Eric Delay. Pour être précis Dominique Lallier, lorsque vous évoquiez la navette, vous parliez du POMA. Alors ça n'est pas la même chose. Le POMA funiculaire qui relie la ville haute à la ville basse et qui ne fonctionne plus depuis 2016. Et vous avez tous des propos.
pour le POMA, nouvelle formule, on va dire. Le POMA, c'était il y a 40 ans, c'est un prototype. Depuis, nous avons quand même bien évolué en technologie. Est-ce que vous parliez de la même chose ? Le prototype qui a été fait quand ça a commencé le POMA, il a été payé.
Par le ministère, par l'État. Et la municipalité, c'était, je crois, 7%. Et après, c'était quelque chose de surdimensionné par rapport à l'an. Parce qu'après, financièrement, l'entretien, c'était la mairie de l'an. Et effectivement, c'était un goût frappant. Je voudrais savoir, en plus... Tous les gens des quartiers ne rêvent pas d'aller en haut de l'an. Donc ça se pose comme problème pour les gens qui montent de l'école et qui montent en haut, et pour les gens qui y travaillent. Maintenant, voilà, c'est pas non plus le rêve. Il y a des moments où effectivement, et ça serait le coup de renforcer les transports à ce moment-là, au moment de Noël, au moment d'un certain nombre de fêtes. On va se focaliser sur le POMA parce que c'est une machine, on va dire, un funiculaire emblématique. Du côté du nom de la gauche, vous souhaiteriez...
avant de dire oui c'est pas possible avant de dire oui c'est possible avant de dire non c'est pas possible ça coûte trop cher ça coûte pas trop cher je pense qu'il faut réfléchir profondément sur comment on fait il ya deux techniques
Allez à l'essentiel, s'il vous plaît, est-ce que vous souhaitez la remettre en route, ce POMA ? Vous évoquiez l'idée de le remettre en route, mais de manière... La question centrale, c'est de savoir est-ce qu'on réutilise les rails ou pas ? Il faut étudier quelles sont les solutions techniques qui reposent sur la réutilisation des rails.
Alors on a effectivement des problèmes de débit, des problèmes de trafic. Il faut les étudier avant. Emmanuel Servic, qu'en pensez-vous ? Vous avez aussi une idée de le remettre en route dans l'État ? C'est vraiment le cœur de notre programme de remettre une circulation fluide sur l'an. Ça va tout irriguer, ça va tout changer. Il y aura plusieurs étapes. On veut mettre rapidement des bus gratuits le samedi, le dimanche. C'est structurel. Pendant ces jours-là, il y aura moins de contrôleurs. Toute l'organisation change. Bien sûr que nous sommes favorables aux successeurs du POMA. Les Lannois seront consultés avec des avis très éclairés pour qu'ils puissent prendre une position très librement. Et ce n'est pas que les Lannois, les gens de la communauté d'Aglo sont respectés. Il y aura des parkings de périphérie, de la mobilité douce.
Et tout ça, c'est vraiment essentiel. C'est important parce que c'est une compétence de la communauté d'agglomération. Donc il faut bien respecter aussi les maires de la communauté d'agglomération sur le sujet. Si je résume, pardon, avant de vous donner la parole. Nous, nous préférons investir dans le développement économique, le renouvellement de la flotte de bus qu'on remet chaque année, les aides au covoiturage qui sont mises en place et le développement des lignes de bus comme l'ont fait à la serrature du port. C'est de la Macronis, arrêtez les aides ciblées. Vous payez les vélos, vous payez... En tout cas, il y a toute une partie de la population qui est aussi intéressée pour aller de Champagne.
Île-de-France ou de Champagne à Montreuil que d'aller de Champagne au haut de l'an. Donc il faut arrêter de faire une sucette sur le lien entre la ville basse et la ville haute. Merci. On va poursuivre. Donc dans ce débat, je vous remercie sur la question de la sécurité. Ridele, vous souhaitez armer la police municipale. Pourquoi ce choix ? Oui, c'est très simple. La sécurité, on sait que c'est un sujet de préoccupation très important pour nos concitoyens.
Il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites pendant ce mandat. On a triplé les effectifs de la police municipale. On a mis en place 80 caméras sur 50 points en ville. On a mis en place un centre de supervision urbain avec un mur de caméras. Et on est allé chercher un renforcement des effectifs de police nationale auprès du ministère de l'Intérieur. Et on a créé surtout une brigade de tranquillité nocturne en janvier 2024. Cette brigade de tranquillité nocturne, par rapport à la brigade de jour, c'est complètement différent. Ces missions passent plus de missions de proximité. à des missions d'intervention à côté de la brigade anticriminalité et c'est pour ça que nous souhaitons aujourd'hui armer les policiers municipaux notamment sur ces interventions de soirée avec la bac de plus en plus de villes moyennes équipent en armement aujourd'hui leur police on va laisser et c'est bon ou est-ce que l'armement de la police municipale vous comme l'armée la police municipale non c'est pas le cas c'est pas sa mission c'est pas sa mission et c'est enfin en plus il faudrait former cette police
Oui, non, mais je suis d'accord, mais on va déjà commencer par former, donner tout le temps nécessaire à la police nationale, à chacun sa mission. Je ne suis pas certaine que les policiers municipaux que je rencontre seraient ravis. Ils ont un taser depuis le 2019. Et leur mission n'est pas celle... Ils en sont ravis, c'est eux qui en sont demandeurs. Et pour les recrutements, c'est important. Et ils interviennent aux côtés de la BAC. Dominique, oui. Et parfois la BAC ne veut pas les faire.
C'est de dire que la prévention de la délinquance, comme dans d'autres domaines, c'est surtout la compétence de la commune et du maire. La police municipale doit être en proximité des secteurs dans lesquels il y a éventuellement des problèmes qu'on connaît. Il faut mettre en place des éducateurs pour justement venir au contact avec les populations sensibles, apporter des messages adaptés de prévention sur tous les domaines. Parce que le problème de la prévention dans ces endroits-là, c'est les totales.
Ce que nous souhaitons, c'est que ce soit diminué par la prévention, le passage à l'acte et la récidive. Davantage de l'accent sur la prévention. Emmanuel Servi, l'armement de la police municipale, est-ce que vous rejoignez l'union de la gauche ? Là, on est tous les trois d'accord. L'armement, c'est non. Il faut préserver l'écart entre la police nationale, qui a un vrai rôle, et l'écart avec la police municipale, qui a un autre rôle. La police municipale, c'est humain, c'est du renseignement, c'est du contact pied à terre. Au contact des citoyens, il faudra plus de policiers municipaux. On aura une brigade à cheval.
Et en tout cas, deux policiers à cheval l'été. L'émission, l'émission... Elle intervient peut-être là-bas. Merci, merci. Il ne faut pas acheter un détecteur. On a bien compris qu'il y avait des divergences sur cette question. Le problème principal aujourd'hui ne sera pas résolu avec le premier moment de la police. Aujourd'hui, le problème principal de la sécurité, je ne sais pas, vous n'écoutez pas la télévision, il y a un risque de guerre. En ce moment, on va dire la guerre. Et moi, tous les gens que je connais, c'est ça qui les inquiète, c'est-à-dire sur leurs mots.
On a bien compris que c'est un point de divergence entre vous.
Donc c'est la fin. de ce débat. Donc, à retrouver sur france.tv. Merci à vous d'y avoir participé. Merci à vous de l'avoir suivi. Je vous rappelle que les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars prochain. Je vous retrouve lundi, ce lundi prochain, 18h15, pour deux nouveaux débats sur Sanlis et Saint-Quentin. Restez avec nous. Vous retrouvez dans quelques minutes Michael Dillot pour votre journal ICI 19-20. Très belle soirée à vous.
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