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aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droits ou de privilèges. Nous en sommes maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales. Pour ce faire, je cède la parole en question principale au chef de l'opposition officielle.
la Présidente, cette semaine, la Première ministre a publié une vidéo en s'adressant aux Québécois pour tenter de les rassurer par rapport au lancement du dossier santé numérique. Pour tenter de les rassurer qu'on n'aurait pas, pour utiliser ces mots, un deuxième sac-clic. et pour tenter de leur faire comprendre que l'impact sur les patients serait limité. Je cite la première ministre. « Avant d'aller de l'avant, j'ai demandé à la ministre de la Santé « Il nous faut toutes les garanties nécessaires pour la continuité des soins. » Et le 9 mai, on va aller de l'avant. » Fin de la citation. La première ministre, ce qu'elle dit aux Québécois dans son message, c'est que les voyants sont ouverts qu'elle est prête à aller de l'avant et qu'elle a obtenu toutes les garanties nécessaires pour la continuité des soins. Mais ce matin, ce qu'on apprend, c'est très loin de ça. Ce matin, ce qu'on apprend, c'est qu'en Mauricie et au centre du Québec, il va y avoir 20 % moins de traitements de chimiothérapie. Il va y avoir 60 % moins de traitements d'endoscopie. Madame la Présidente, la première ministre nous disait, disait aux Québécois qu'elle avait obtenu toutes les garanties nécessaires pour les patients et la continuité des soins, mais clairement, ce n'est pas ça qui va arriver. Alors là, il y a deux options. Est-ce que Santé Québec lui a menti ou encore, est-ce que Santé Québec lui a dit « on repousse les traitements de chimiothérapie, on repousse les traitements d'endoscopie » et a dit « il n'y a pas de problème ».
réponse de
la
première ministre.
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je suis contente de la question du chef de l'opposition officielle parce que c'est important de bien rappeler que... Il y a des inquiétudes au sein de la population en lien avec ce virage qu'on est en train d'opérer et je peux comprendre que les gens soient inquiets. Maintenant, je veux les rassurer. Je veux les rassurer parce que les précautions qui devaient être prises ont été prises. Alors, d'une part, on a obtenu effectivement des garanties, des garanties de la part de Santé Québec, des garanties également du ministère de la Santé, du ministère de la Cybersécurité et du numérique. Et ces garanties-là tournaient autour de recommandations formelles de la part de ces organisations pour aller de l'avant. Avec ce virage, ce grand virage numérique qui est dû depuis trop longtemps. On a eu des recommandations donc à la fois des deux ministères concernés et également au niveau budgétaire et un plan de communication complet pour assurer un déploiement adéquat en bonne et due forme. Et il y a des rencontres qui sont faites quotidiennement et qui le seront également au cours des prochains jours. Et ce que Santé Québec a rappelé, c'est important de le souligner, Madame la Présidente, c'est qu'il est très clair qu'aucun traitement de chimiothérapie ne sera annulé. et également que les cas urgents ne seront pas affectés dans les deux centres hospitaliers qui sont concernés par le déploiement du dossier santé numérique. L'accès au traitement pour les personnes touchées par le cancer, ça on le sait, c'est non négociable et ça ne sera pas affecté par ce déploiement du DSN. Il y aura des ajustements, mais on a demandé à Santé Québec de s'assurer. que la qualité des soins aux patients demeure intacte pour les cas urgents. Alors, Mme la Présidente, je pense que c'est important de le rappeler parce qu'il y a des gens qui sont inquiets. Donc, Santé Québec a été là pour les rassurer.
Première complémentaire.
la présidente, c'est loin d'être assurant ce que la première ministre avance à l'instant. Elle nous dit qu'on a demandé une garantie sur la continuité de soins. On a obtenu une recommandation pour aller de l'avant avec le DSN. On a obtenu de la part de Santé Québec qu'il y aurait un plan de communication. Là, aujourd'hui, on apprend dans les pages du journal qu'il va y avoir 20 % moins de traitement de chimiothérapie. 20 % moins! La première ministre est en train de nous dire le contraire exactement. Alors, qui dit vrai aujourd'hui, Madame la Présidente? Santé Québec ou la première ministre?
réponse de la première ministre. Oui, Madame la Présidente. Donc, je rappelle que Santé Québec a été très clair. Aucun traitement de chimiothérapie ne sera annulé, de même que les cas les plus urgents ne seront affectés par le déploiement du dossier santé numérique. C'est un dossier qui mérite d'être mis de l'avant depuis très longtemps. On a besoin de faire ce passage au numérique. C'était essentiel depuis trop longtemps. Les gouvernements antérieurs ne l'ont pas fait. Nous, on a pris action et on est en train de le faire, ce virage. Parce que... Les libéraux ont été les champions du fax. Nous, on décide que c'est dans l'ère numérique qu'il faut s'inscrire. Alors, on va de l'avant. On a eu les garanties qui étaient requises pour aller de l'avant, pour les autorisations qui étaient attendues pour aller de l'avant, et c'est ce qu'on fait. Merci.
Deuxième complémentaire.
que la première ministre nous dit aujourd'hui, c'est ce que Santé Québec disait la semaine dernière. La semaine dernière, il disait qu'il n'y aura pas d'impact sur l'oncologie. Depuis, ils se sont ravisés. Ils ont dit qu'il allait en avoir d'impact sur l'oncologie. Et les médecins dans la région, ils disent très clairement que ça va allonger le délai entre le début de l'investigation et le traitement oncologique, qu'il soit chirurgical ou autre. Il n'y a personne. qui est contre la transformation numérique en santé. Mais comment elle peut nous dire qu'elle a eu toutes les garanties quand il va y avoir une... La réponse de
la première ministre. Oui, madame la présidente, ce virage-là qui est en train de s'opérer, enfin, il va être fait avec le soutien de milliers de personnes. En fait, on parle pour le déploiement sur le terrain de 3 200 personnes qui seront en soutien. aux professionnels de la santé dans les deux centres qui sont concernés. Donc, on parle de Centre du Québec-Morici, puis également Montréal-Nord. Donc, il y a également un centre de commandement qui est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et qui va comprendre plus de 400 experts en informatique pour accompagner les gens qui vont utiliser ce nouveau système. On parle également de 240 employés de la firme EPIC. Et puis, je rappelais que EPIC est utilisé actuellement par plus de 315 millions. personnes à travers la planète. Troisième
complémentaire.
la présidente, c'est un très mauvais début pour la première ministre. Elle fait un vidéo pour nous dire, pour nous dire aux tous les Québécois qu'elle a obtenu toutes les garanties sur la continuité des soins. Aujourd'hui, on apprend 60 % moins de traitements d'endoscopie. L'endoscopie, c'est là où on enlève certaines tumeurs. Et là, Madame la Présidente, aujourd'hui, il y a des gens qui se posent des questions, des gens qui ont le cancer et qui savent, qui lisent dans le journal qu'il va y avoir moins de traitements d'endoscopie. Ce n'est pas une garantie de continuité des soins, ça. La
réponse
de
la Première ministre. Madame la Présidente. Je tiens à le rappeler pour une deuxième fois, troisième fois. Santé Québec a été très claire ce matin. Il n'y aura aucun traitement de chimiothérapie qui sera annulé. Et l'ensemble des services destinés aux cas urgents et aux cas oncologiques sera maintenu. Et par ailleurs, les assurances, les garanties qu'on attendait des différents intervenants qui sont concernés... J'entends par là le ministère de la Santé, le ministère de la Cybersécurité et du numérique, également Santé Québec, ont tous donné leur feu vert, ont tous autorisé la mise en place, le déploiement de ce programme. Et c'est important de le faire parce que ce virage numérique-là est attendu depuis des années, trop longtemps, des décennies en fait, Madame la Présidente. En
question principale, je reconnais maintenant la députée de Mont-Royal-Outremont.
Madame la Présidente, qu'on soit clair, l'opposition officielle souhaite une modernisation du réseau et appuie un dossier santé numérique. Mais après sa clique, les Québécois méritent une vigilance, une prudence accrue. On assiste aux mêmes mauvaises façons de faire à la CAQ. Le MCN demeure une structure aux responsabilités mal définies, sans réel pouvoir d'influence sur les grands projets. Le précédent ministre, caquiste de la cybersécurité du numérique, lui, sonnait l'alarme il y a quelques semaines à peine sur le DSN. Sécurité des données, gestion des accès, projet pas prêt, lancement à repousser. La première ministre, elle l'a écartée. Aujourd'hui, la nouvelle ministre nous dit que tout est sous contrôle. La ministre s'appuie-t-elle sur la même analyse que son prédécesseur? C'est-elle le chaîne de garde numérique de l'État? Alors, Madame la Présidente, ma question est simple. Qu'est-ce qui a changé concrètement depuis les avertissements très sérieux lancés par le précédent ministre caquiste? La réponse de la ministre de la Cybersécurité
et du numérique. Merci, Madame la Présidente. Alors, je pense qu'on a démontré dans ce dossier-là qu'on approche les affaires vraiment par étapes. On ne déploie pas dans les 34 établissements partout dans la province. On déploie dans deux établissements. Un établissement qui est plus urbain, un établissement qui est plus en région. comprendre l'impact et s'ajuster à terme quand la solution sera déployée plus largement. Alors, les choses sont faites très méthodiquement. Le MCN a donné un avis favorable. Moi, je ne peux pas parler pour mon ancien collègue, mais ce que je peux vous dire, c'est que sur les éléments qui devaient être vérifiés en matière de cybersécurité, en matière d'architecture et en matière de technique sur le logiciel en question, le MCN a donné un avis favorable. Alors, quant au pouvoir du MCN par ailleurs, il a dit qu'il ne faut pas mélanger le dossier Saclic puis le dossier DSN et il y a des recommandations qui découlent du rapport Galant. On est là-dessus et puis on va vous en parler en temps et lieu.
Première complémentaire. Madame la présidente, oui, on parle de l'étape 1. Pour l'étape 1, c'est loin d'être rassurant. Qu'est-ce que ça disait le rapport il y a quelques semaines pour que le précédent ministre lève le drapeau puis dise d'arrêter ça, qu'on n'était pas prêt, que la sécurité des données médicales était en jeu. Donc, il y a non seulement le précédent ministre, il y a plusieurs acteurs clés dans ce dossier-là qui témoignent aussi de leurs inquiétudes face à un lancement. Demain soir. Et la ministre de la Santé qui parle de bugs. Demain, après-demain, après-après-demain. Donc, comment la ministre peut-elle ignorer les voyants rouges? La réponse de la ministre.
Oui, Madame la Présidente, on a été très transparent. C'est un grand changement. Il faut que tout le monde s'adapte. Il faudra adapter s'il y a des éléments à corriger. Je pense que c'est normal. À un moment donné, on ne peut pas avoir peur d'avoir peur tout le temps. Il faut aller de l'avant. Je pense qu'on a décrit amplement comment les équipes sont mobilisées. comment il y a de l'appui des gens de la solution d'EPIC, comment toutes les équipes de Santé Québec sont là pour répondre aux demandes qui sont faites, aux billets informatiques qui sont soumis. À un moment donné, il faut se donner la chance au Québec, comme ailleurs, dans plus de 15 pays, cette solution-là est implantée à 16 autres endroits au Canada. Donnons-nous la chance d'avancer, nous aussi.
Deuxième complémentaire. Madame la présidente, oui, la ministre, je ne doute pas, elle l'a dit elle-même hier, qu'elle est pleinement transparente. Elle est méthodique, elle est rigoureuse, elle s'appuie sur des rapports. Peut-on les voir, ces rapports, Madame la présidente? Pas juste pour nous, à l'opposition officielle. Les Québécois sont en droit d'être assurés. On ne parle pas uniquement de permis de conduire et d'immatriculation ici. On parle des dossiers de santé, on parle de soins de santé, on parle de traitement. Alors, qu'on nous fournisse, s'il vous plaît, les rapports concernant ces fameux bugs. S'ils sont mineurs, bien qu'on nous le dise. La réponse de la ministre.
Madame la Présidente, là, je le répète, cette solution-là est implantée dans plus de 15 pays. Par ailleurs, 16 autres endroits au Canada, ça marche ailleurs. Pourquoi au Québec, là, ça ne fonctionnerait pas? On ne comprend pas, nous, au Québec. Alors, on fait ça de manière méthodique. Ça fonctionne. Les médecins qui ont travaillé avec cette solution-là ailleurs sont ravis qu'enfin, au Québec, on passe à une aire numérique. Je le répète, l'autre option, c'est le fax, le crayon puis le papier. Alors, je pense que c'est important de se donner la chance d'avancer, puis la vraie transformation de l'État, puis l'efficacité de l'État, ça passe par le numérique. Alors, il va falloir s'habituer collectivement à parler de projets informatiques de manière plus positive pour le bien des Québécois. En
question principale, je reconnais maintenant la députée de Darcy McGee.
Merci, madame la présidente. L'heure est au bilan. Quand la CAQ est arrivée au pouvoir en 2018, il y avait moins de 6 000 personnes en situation d'itinérance au Québec. On a refait l'exercice l'an dernier et j'ai participé au dénombrement qui a été publié récemment. En 2025, nous étions rendus à plus de 12 000 personnes en situation d'itinérance visible dans toutes les régions du Québec. En huit ans sous la CAQ, le nombre de personnes en situation d'itinérance visible a plus que doublé. Et ce n'est plus juste à Montréal ou à Québec. C'est partout. C'est à Trois-Rivières, c'est à Gatineau, c'est à Sherbrooke. En Abitibi-Témiscamingue, une augmentation de 119 %. de l'itinérance en quatre ans. Abitibi, Laurentide, Côte-Nord, Laval et Saguenay-Lac-Saint-Jean ont tous enregistré des augmentations de plus de 50 % en quatre ans. Le ministre va nous dire qu'ils n'ont jamais autant fait pour l'itinérance. Alors, voici ma question, madame la présidente. Comment ça se fait que d'année en année, la situation s'aggrave sous ce gouvernement? Où est la vision globale? Il y a une politique nationale pour qu'elle soit appliquée entièrement.
La réponse du ministre responsable des services sociaux et de la lutte contre l'itinérance.
Bonjour Madame la Présidente. Très heureux de me lever aujourd'hui. Je remercie la députée Darcy McGee. Je salue la nouvelle première ministre. Merci de... de me permettre de me lever pour parler d'itinérance. Itinérance qui maintenant est dans mon titre. Donc, ça déjà, c'est un grand changement. Deuxièmement, Madame la Présidente, on a fait beaucoup effectivement pour l'itinérance. On a changé la façon de prendre en charge les personnes en situation d'itinérance au Québec. Effectivement, les chiffres avaient augmenté au dernier dénombrement. On l'avait prévu, on l'avait remarqué. Cependant, entre les premiers dénombrements et le deuxième au Québec, il y a eu une augmentation de 44 %. Et ça, c'est deux ans et demi après la pandémie où vraiment l'itinérance a explosé. Par la suite, entre le deuxième dénombrement et le troisième, ça a augmenté de 22 %. Et ça, encore avec un écart de deux ans et demi. Maintenant, on se prépare à renverser la tendance. La question tombe à point. On va faire une annonce cet après-midi. Il faut faire plus de prévention. C'est la seule façon de changer la trajectoire. Et, Madame la Présidente, on s'y attelle. Vous allez voir.
Première complémentaire. Merci, Madame la Présidente. On attend cinq mois avant les élections pour mettre en place des mesures qui vont renverser la tendance. On est rendu à plus de 12 000 personnes à travers le Québec. Après huit ans du gouvernement de la CAQ, ce qu'on constate, c'est une dégradation de la situation. Le visage de l'itinérance a changé avec la crise du logement, mais le gouvernement n'a pas adapté ses façons de faire pour répondre à ces réalités. C'est triste parce qu'aujourd'hui, le résultat, c'est un record, un record du nombre de personnes en situation itinérante. Je répète ma question. Où est la vision globale de ce gouvernement?
La réponse du ministre.
Madame la Présidente, la vision globale est vraiment dans l'approche méthodologique. On a réglé l'urgence, qui était le nombre de refuges, changé l'approche d'une approche hivernale à une approche 12 mois par année, du 24-7 partout. La deuxième étape, Madame la Présidente, ça a été d'aller vers le logement, le logement supervisé, les hébergements de transition. pour justement en attendant la construction des logements. On sait qu'il y a énormément de logements qui s'en viennent, incluant du logement abordable au Québec. Puis la troisième étape, c'est la prévention. C'est ce qu'on est en train de faire. On a commencé la prévention avec la sortie carcérale. On a fait la prévention avec la sortie de la DPJ. Maintenant, il reste la situation de la perte de logement. On s'écoute cet après-midi. On va faire une belle annonce.
Deuxième complémentaire. Merci, Mme la Présidente. Même gouvernement, même ministre, même résultat, même échec. Vous avez maintenant le titre de l'itinérance dans votre... Vous avez l'itinérance dans votre titre. Qu'est-ce que ça change réellement? Est-ce que ça devient une priorité pour vous? Vous allez agir maintenant. Plus de 12 000 personnes en situation d'itinérance visible. On n'a plus que doublé le nombre de personnes dans la rue en huit ans. Et aujourd'hui, on va arriver cet après-midi avec des annonces. Mais où était ce travail qui devait être fait depuis les huit dernières années plutôt que cinq mois avant l'élection?
Et je vous rappelle, Madame la députée, que vous vous adressez à moi. La réponse du ministre.
Madame la Présidente, on a mis sur pied des programmes qu'aucun autre gouvernement aurait mis sur pied, Madame la Présidente. Je parle de prismes, itinérance santé mentale, quelque chose qui existait dans un site depuis 20 ans, Madame la Présidente. Nous, on l'a déployé partout à travers le Québec, même en région, Madame la Présidente. Là, on va également parler de toxicomanie. Avant de quitter, j'avais parlé de l'importance d'avoir des trajectoires spécifiques aux itinérants en situation de toxicomanie. On va en parler également, Madame la Présidente. La prévention, c'était la dernière étape à mettre sur pied. On a fait la sortie carcérale, on a fait la sortie des centres jeunesse. Maintenant, on va aller au tribunal administratif du logement et on va renverser la tendance, madame la présidente.
Merci. En question principale, je reconnais maintenant la chef
du deuxième groupe de position. Merci, madame la présidente. Après huit ans de CAQisme, la première ministre nous dit aujourd'hui qu'elle veut s'attaquer au coût de la vie. Mais au même moment, la CAQ prend une décision qui va coûter beaucoup plus cher aux familles et aussi réduire leur qualité de vie. Exiger le retour au bureau des employés, c'est les retourner dans le trafic, souvent pour faire des réunions team toute la journée. Bonjour la cohérence. C'est comme ça que la première ministre pense qu'elle va aider le portefeuille des gens alors que l'essence est rendue à 2 $ le litre. Je pense à la mère de famille, le matin, dans la routine, où est-ce qu'elle est rushée, où est-ce qu'elle doit conduire le petit à la garderie, puis après s'embarquer dans le trafic en ayant peur d'arriver en retard. On est loin de la conciliation travail-famille quand la CAQ exige aux employés de faire du téléprésentiel. La CAQ nous parle d'efficacité de l'État, c'est certainement pas en... réduisant la qualité de vie des employés et en faisant de la micro-gestion puis du mur à mur que la CAQ va arriver à motiver les troupes pour offrir des bons services à la population. Alors, je demande à la Première ministre d'exiger de la présidente du Conseil du Trésor de sortir de sa rigidité puis de faire preuve de plus de souplesse dans sa politique de télétravail. La réponse
de la Première ministre. Merci, Mme la Présidente. Notre gouvernement en fait beaucoup pour, effectivement, réduire le coût de la vie, réduire la pression financière sur les Québécois. Il y a énormément de mesures qu'on met de l'avant, puis on en a d'autres qui sont en préparation. Je pense, par exemple, à la conversion de 5 000 places. en garderie, en centre de la petite enfance, des places non subventionnées qui vont devenir des places subventionnées. Ça, s'il y a un déterminant important pour le budget familial, c'est bien celui-là. Alors, on fait en sorte de s'assurer que 5 000 places, 5 000 parents ménages, en fait, vont avoir des coûts beaucoup plus réduits pour la garde des enfants. Également, on agit sur la taxe de bienvenue. Je l'ai annoncé lors de mon discours inaugural avec deux jeunes couples d'ailleurs qui étaient ici présents qui ont bénéficié de cette mesure-là. On offre un coup de pouce financier pour des premiers acheteurs en leur permettant de se voir rembourser la taxe de bienvenue. Donc ça, c'est une mesure incontournable. Et il y a le ministre des Finances également qui est à préparer d'autres mesures qu'on vous annoncera au cours des prochaines semaines. Ça, c'est sans compter les baisses d'impôts. auquel Québec solidaire était opposé, des baisses d'impôts qui ont aidé les familles à boucler le budget à la fin du mois. Je pense que c'est pas mal plus des baisses d'impôts et des mesures que je viens de vous présenter qu'un retour au travail qui a un impact sur le coût de la vie supporté par les familles. Si on veut vraiment parler de mesures qui font une différence à la fin du mois, on peut parler aussi du 2000 $ qui est offert aux aînés et qu'on va continuer à renouveler parce que c'est un 2000 $ qui fait toute une différence pour les personnes dont souvent les pensions ne sont pas indexées et qui n'ont pas de revenus à la hauteur du coût de l'inflation. Sans parler des tarifs plafonnés à 3 %. Première
complémentaire. Madame la Présidente, j'ai l'impression d'entendre le prédécesseur, l'ancien premier ministre, qui fait diversion et qui ne répond pas à la question. La crise du coût de la vie touche les Québécois, mais les employés de l'État qui offrent des services à la population, qui font un travail pour l'État, eux aussi souffrent du coût de la vie. Est-ce que la première ministre est d'accord avec la présidente du Conseil du Trésor qui dit qu'il faut que les gens reviennent pour apprendre à vivre, pour leur apprendre à vivre? J'espère qu'elle n'est pas d'accord avec ça. D'avoir une politique mur à mur, c'est de la bureaucratie ça aussi. Est-ce qu'elle peut revenir sur la politique? La réponse de la première
ministre. Merci, madame la présidente. Je pense que notre approche reflète qu'on offre de la flexibilité. On n'est pas dans le mur à mur. On n'est pas sur du cinq jours semaine. Trois jours semaine, c'est tout à fait raisonnable. Et quand on regarde ce qui se passe dans les autres organisations, il y en a qui ont mis en place une mesure pour qu'il y ait un retour au bureau à quatre jours semaine. Dans le secteur privé, on voit aussi du cinq jours semaine. Nous, on est à trois jours semaine. C'est tout à fait raisonnable et ça va permettre... Une nouvelle, je dirais, approche organisationnelle, l'efficacité des équipes va être rehaussée parce que les gens vont pouvoir se rencontrer au bureau plutôt que de toujours être en ligne. Alors, c'est une approche tout à fait raisonnable qui vient, en fait, s'ajouter à d'autres mesures qui, elles, ont un impact beaucoup plus direct sur le coût de la vie absorbé par les familles.
Deuxième complémentaire. Madame la Présidente, c'est du mur à mur d'exiger une seule façon de faire au lieu d'offrir plus de flexibilité et de faire confiance à l'intelligence des gens qui travaillent pour le gouvernement et qui offrent des services à la population. Au lieu de leur dire de travailler d'une seule façon, même les entreprises qui ont commencé à dire aux gens de revenir au bureau, ils se sont rendus compte qu'ils font du téléprésentiel sur Teams, ils leur ont dit non, au contraire, il faut plus de flexibilité. Même la CAQ était d'accord avec ça dans un document de la CAQ qui disait qu'il faudrait favoriser le télétravail. Réponse de la
première ministre.
Oui,
un retour à trois jours semaine m'apparaît tout à fait raisonnable. Il fait montre d'une flexibilité. Alors, j'aimerais entendre ce que propose Québec solidaire. Est-ce que vous proposez cinq jours de télétravail à tout le monde? Madame la Première ministre, vous vous
adressez à la présidente. On ne s'interpelle pas des deux côtés. Poursuivez.
Alors, j'aimerais connaître ce que propose Québec solidaire en lien avec le télétravail. Est-ce que ce qui est promu, c'est un cinq jours de télétravail comme au bon vieux temps de la pandémie? Nous, on arrive avec une approche tout à fait raisonnable, trois jours semaine au bureau. Ça permet de reconnecter avec les équipes en présentiel, alors que dans bien des organisations, on est à cinq jours semaine ou encore à quatre jours semaine. Je pense qu'on y va de manière graduelle et on fait confiance aux gestionnaires pour ce qui est de gérer les équipes. Merci.
En question principale, je reconnais maintenant le député de Gouin.
Mme la Présidente. Dans son discours d'ouverture, la nouvelle première ministre s'est inquiétée, à juste titre, du déclin de la culture québécoise. Je la cite. « De moins en moins de jeunes consomment la culture québécoise. » Mais pendant ce temps-là, sa ministre de l'Éducation est en train d'abolir les budgets qui étaient réservés pour acheter des livres dans nos écoles. Le Québec est huitième sur dix au Canada en littératie. Le français est menacé, le décrochage persiste et déjà l'an dernier, à cause des compressions, les achats de livres dans les écoles ont diminué. On devrait tous et toutes travailler ici à renverser cette tendance-là, pas l'accélérer. On est dans une société qui déborde d'écran, mais nos écoles, elles, elles devraient déborder de livres. Est-ce que la ministre de l'Éducation est d'accord? pour modifier sa réforme et protéger les achats de livres dans les écoles du Québec.
La réponse de la ministre de l'Éducation. Oui. Merci, Madame la Présidente. Je trouve très intéressante la question de mon collègue, surtout après la question de sa chef qui nous demandait de faire preuve de souplesse, des vérités, la micro-gestion. Je reprends la micro-gestion et le mur à mur. Alors, ça va me permettre d'expliquer effectivement ce que l'on fait présentement, Madame la Présidente. Ici, et je sais que mon collègue a les mêmes préoccupations, on doit mettre l'élève au cœur de nos décisions. Et qu'est-ce qu'on doit faire pour nos élèves du Québec? S'assurer qu'ils ont les outils nécessaires pour avoir un environnement d'apprentissage sain, qu'ils soient exposés à plusieurs choses, donc naturellement de la pédagogie, de l'académique qui est de qualité, et quoi? Du sport, de la culture et de la lecture, madame la présidente. Et là, présentement, les besoins des élèves, ce n'est pas des lignes comptables. C'est pas comme ça qu'on calcule le besoin des élèves. Présentement, on a 261 lignes comptables qui sont exactement l'antithèse de la flexibilité et de la souplesse. Le réseau nous demande de la flexibilité, de la souplesse et de la stabilité, c'est ce qu'on leur donne. Les sommes sont disponibles, Madame la Présidente, pour la lecture. Et on ne peut pas opposer la lecture, le sport et la culture. Et je pourrais répondre plus avant. Les sommes sont disponibles et je pourrais expliquer le fait.
très bien ma position sur le fond des choses. Sa réforme, c'est une bonne réforme. Tant mieux que certaines écoles puissent investir un peu plus en sport, d'autres un peu plus en science. Cette flexibilité-là, tout le monde la souhaitait. Mais les livres, c'est pas pareil. Les livres, dans une école, c'est sacré, surtout dans une nation fragile culturellement, comme la nation québécoise. Est-ce que la ministre peut faire avec les livres ce qu'elle a fait déjà dans sa réforme avec l'aide alimentaire? Une exception parce que c'est trop important, les livres.
réponse de la ministre. Vous savez, Madame la Présidente, la situation que l'on vit aujourd'hui, qui est un carcan pour les experts du réseau sur le terrain, un carcan pour les enseignants, un carcan pour les directeurs du centre de services scolaires, un carcan pour les conseils d'administration sur lesquels les parents sont, un carcan pour les directeurs d'école et les enseignants, de pouvoir adapter objectifs gouvernementaux à leur milieu, c'est 261 lignes-là. C'est parce qu'à chaque fois, on se dit qu'il faut faire une exception, il faut prioriser. Ce que je vous dis, Madame la Présidente, c'est que les directives gouvernementales sont très claires. Il doit y avoir de la lecture dans toutes les écoles du Québec, du sport dans toutes les écoles du Québec et de la culture dans toutes les écoles du Québec. On leur donne l'argent, mais on leur laisse les moyens de décider ce qui est le mieux sur le terrain.
Deuxième complémentaire.
Exiger que les écoles achètent des livres, ce n'est pas un carcan, c'est la base de la base. Pendant que le ministre de la Culture fait son possible pour la découvrabilité des contenus québécois sur les plateformes en ligne, la ministre de l'Éducation affaiblit la découvrabilité des livres québécois dans les écoles québécoises. J'ai une question toute simple pour le ministre de la Culture. A-t-il été consulté par sa collègue à l'Éducation?
réponse de la ministre. Madame la présidente, la mission du ministère de l'Éducation est la réussite éducative de nos enfants. L'argent doit servir à combler les besoins de nos enfants. Quels sont les besoins de nos enfants? d'être exposé à de la lecture, des livres québécois, d'ailleurs ça fait partie du programme de français, à du sport. Et mon collègue le sait que c'est une mauvaise idée d'opposer le sport et la lecture. Le sport, ça accroche nos garçons, ça les motive. La lecture, ça favorise le langage, l'apprentissage, les connaissances, la réussite. Donc il est clair pour le gouvernement que dans toutes les écoles du Québec, ça prend de la lecture. Ça prend de la culture et ça prend du sport. L'argent est disponible, l'argent est dans les budgets. On fait confiance aux gens pour prendre les
moyens de le faire. En question. Rappel au décorum, pas de commentaires après leur réponse. En question principale, je reconnais maintenant le député d'Artabasca.
madame la présidente. Après huit ans de gouvernement de la CAQ et cinq ans après l'annonce du grand chantier pour les familles, l'échec est patent. Souvenons-nous de cette promesse main sur le cœur de la CAQ qui aurait un enfant, une place en garderie d'ici 2025. J'aimerais vous citer le ministre de la Famille de l'époque qui est aujourd'hui ministre de la Culture. Voici ce qu'il disait en 2021. « Pour la première fois depuis 25 ans, un gouvernement s'engage à ce que chaque enfant ait une place. Comme gouvernement va donc s'obliger à créer des places là où il y a des besoins. » Qu'en est-il en 2026 de cet engagement solennel? Rien. Un autre échec. Si on regarde la liste d'attente aujourd'hui pour les enfants, il y en a 30 000. 30 000 sur la liste d'attente. Savez-vous ce que c'était en août 2022? 33 300. Est-ce que la ministre peut reconnaître que son gouvernement n'a pas livré la marchandise et que ça, ça fait en sorte qu'il y a des familles qui sont laissées à elles-mêmes à l'heure actuelle?
réponse de la ministre de la Famille.
beaucoup, Madame la Présidente. Permettez-moi de mesurer pleinement ce privilège qui s'offre à moi aujourd'hui en répondant à cette première question à titre de ministre de la Famille. C'est un grand honneur. Merci également à mon collègue de me permettre de parler de l'ensemble de nos belles réalisations pour nos familles du Québec. En fait, on a aidé toutes les familles au Québec et sur différents fronts, Madame la Présidente. En fait, on a atteint un objectif qu'on avait, un objectif ambitieux, je l'accorde, mais on a atteint notre objectif de livrer 37 000 nouvelles. Ce qu'on a fait, Madame la Présidente, en cinq ans. Et auparavant, ça prenait plutôt 13 ans pour développer autant de places. Et ce n'est pas fini, ce n'est pas parfait. On continue le travail, Madame la Présidente, dans toutes les régions du Québec parce qu'on a aussi... Plus de 10 000 nouvelles places qui sont en réalisation. Alors, du travail pour nos familles, on le fait, on continue de le faire. Et bien sûr, c'est sans compter toutes les conversions qu'on fait aussi pour alléger le portefeuille de nos familles. Alors, Madame la Présidente, je pense que le travail de mes prédécesseurs, notamment, a été bien fait. Je suis très fière de prendre le relais pour poursuivre.
Première complémentaire.
la Présidente, la réalité, c'est que la CAQ, à l'heure actuelle, se désintéresse des familles, se désintéresse des enfants qui sont sur les listes d'attente. On a parlé de la conversion, 5 000 places en garderie qui sont passées de non-subventionnées à subventionnées. Mais là, on va se dire les vraies affaires, ça ne crée aucune place de plus, ça. Ça fait juste que des gens qui avaient déjà une place vont payer moins cher. Mais il y a encore 30 000 enfants qui attendent.
Bon, alors, petit rappel ici au règlement. Alors, je vous rappelle, article 32, article 37, je vais vous le dire, je suis debout, demeurer assis et garder le silence. Il y a une seule personne qui a le droit de parole ici. Moi, je veux entendre la question du député d'Artabasca. Je vous invite à poursuivre. Il vous reste 11 secondes.
L'objectif, c'était de créer des nouvelles places pour les familles qui n'en ont pas accès, qui n'ont pas accès à des places pour leurs enfants. Il y a encore 30 000 enfants sur la liste d'attente. Est-ce que la ministre est satisfaite de ça?
Par où commencer? Je pense qu'on peut marcher et mâcher de la gomme en même temps. C'est pour ça qu'on travaille sur différentes facettes en même temps. L'objectif, c'était de créer 37 000 nouvelles places. Objectif atteint, ce qu'on a fait en cinq ans. Je répète, auparavant, pour réaliser ça, ça en prenait 13 ans. Et en parallèle à ça, on a aussi plus de 10 000 places nouvelles qui sont présentement en réalisation. 5 000 conversions qui font plaisir à nos familles parce que c'est à 9,65 $ qu'on le fait pour nos familles pour alléger le portefeuille. Alors, ce sont de nouvelles places subventionnées combinées à 37 000 nouvelles places dans toutes nos régions au Québec. Deuxième complémentaire.
Madame la présidente, la première ministre aime se réclamer de l'héritage de Pauline Marois, mais elle renie l'un de ses principaux legs, celui des CPE. La seule politique du gouvernement en matière de famille, c'est d'opter en ce moment pour des garderies subventionnées. Est-ce que la ministre peut reconnaître que son gouvernement a complètement raté sa cible de 123 000 places en CPE cibles qu'il s'était fixé en 2021?
'aimerais entendre la réponse de la ministre.
Madame la Présidente, ça fait un grand plaisir de répondre aux collègues en fait que 90 % de nos nouvelles places sont en CPE et celles qui sont en train de se réaliser aussi. Et on a annoncé également, bien sûr, je le répète, un appel de projet déposé aujourd'hui même de 5 000 places qui seront converties, à l'intérieur desquelles il y a un 500 places de garderie non subventionnées qui seront converties en CPE. Donc, au total... 16 000 places de garderies non subventionnées auront été converties en garderies subventionnées. Et avec l'appel d'offres qui est disponible jusqu'au 29 mai, on invite d'ailleurs toutes les garderies non subventionnées du Québec à déposer, si elles ont cinq ans et plus, et des places en poupons, pour être converties en CPA, Mme la Présidente.
En question principale, je reconnais la députée de Chicoutimi.
Alors, après huit années de gouvernance caquiste, les régions sont plus loin que jamais du Conseil des ministres. Effectivement, seul Québec et Montréal ont maintenant assez de considérations pour avoir droit de se défendre directement au Conseil des ministres. Pour les autres, la Première ministre a créé une table des enfants juste à côté de la table des adultes. Plutôt qu'être au Conseil des ministres! Les régions m'ont... Attendez!
Décorum, rappel au décorum, une seule personne a le droit de parole. Et je vous rappelle aussi que nous nous devons du respect mutuellement et que nous exerçons tous et toutes ici une tâche très importante. Alors, je vous invite à poursuivre et
demeurons respectueux. les régions vont devoir se battre entre elles pour attirer l'attention du ministre délégué des régions, qui rapportera à huis clos le pouls des 17 régions. 17 régions qui sont toutes différentes, qui ont une économie différente, qui ont des identités fondamentalement différentes. Rapprocher les régions de la prise de décision, c'est tout le contraire du Conseil des régions, qui est une espèce de patente purement partisane, cosmétique. On ne pensait pas que la CAQ pouvait faire pire pour les régions. Pourtant, elle a réussi à mettre le poids des régions entre les mains d'une poignée de caquistes visiblement déçus. C'est le même gouvernement qui ne comprend pas les régions depuis huit ans. Alors que pense faire le ministre? La
réponse? Chut! Rappel au décorum, gardez le silence. Une seule personne aura le droit. De parole et c'est le ministre délégué aux régions.
Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais faire fi des commentaires très, très désobligeants de la collègue d'en face envers nos collègues députés qui siègent au Conseil des régions. J'ai envie de vous dire, madame la présidente, que c'est un message très fort pour nos régions qu'on a envoyé. D'abord, la nomination d'un ministre délégué aux régions, mais surtout... la création d'un nouveau conseil des régions. C'est une idée innovante et ingénieuse de notre première ministre qui démontre toute l'importance que nous accordons aux régions. Vous le savez, Madame la Présidente, les régions nous ont longtemps demandé d'avoir une voix très, très forte et c'est ce qu'on fait. On répond à cette demande-là avec la création du conseil des régions. Ce sont 19 personnes, 19 personnes dévouées, dédiées. des adjoints gouvernementaux régionaux qui siègent sur ce Conseil des régions et qui travaillent justement à trouver des solutions, à trouver des gains, à agir pour nos régions. Et laissez-moi vous dire, ça foisonne de ces très, très bonnes idées. Et non, ce ne sont pas des personnes qui sont déçues ou désabusées. Au contraire, elles ont à cœur les régions, elles veulent trouver ces solutions. Et honnêtement, c'est un peu déplorable ce que la collègue a dit à ce propos au sujet de notre beau Conseil des régions, qui travaille fort pour nos régions et qui est dévoué.
Première complémentaire. Il y avait quand même huit ans pour y arriver. On arrive maintenant. Le problème, c'est exactement ça, dans le fond. On donne des ministres à toutes les régions, mais aucun ministre maintenant n'est responsable de la région. Le 20 avril, moi, j'avais un ministre dont le rôle était d'être responsable de ma région, responsable de recevoir mon appel, responsable de travailler avec moi pour la région. Maintenant... ni lui, ni aucun ministre, sauf pour Québec et Montréal, est responsable de faire ça, de porter les réalités de ma région au Conseil des ministres. Tout pas de la bonne foi, là, du ministre des Régions. Qu'est-ce qu'il en vaut 17?
Le
ministre.
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Eh bien, moi, j'ai envie de vous dire, Mme la Présidente, que c'est toute une force de frappe que nous avons au Conseil des régions, toute une force d'influence, tous ensemble. Honnêtement, laissez-moi vous dire que, dans un caucus... 19 députés et ministres et adjoints gouvernementaux régionaux qui sont tous ensemble et qui proposent des idées et des solutions pour nos régions. Laissez-moi vous dire que c'est à l'écoute autant le conseil des ministres et la première ministre qui a toujours évidemment été à l'écoute de nos régions et de ce qu'on a à proposer. Et c'est un effet multiplicateur. Dans le fond, il y a... les caucus régionaux, les adjoints gouvernementaux régionaux, le conseil des régions et évidemment les ministres qui se retrouvent dans les régions, qui portent encore leur région dans leur cœur et évidemment qui ont à souhait que les réalisations se fassent pour nos régions. Donc, tout le monde travaille ensemble pour ces dernières.
Deuxième complémentaire. Alors, allons-y, madame la présidente, de façon vraiment pratico-pratique. Les régions ne se sentent pas représentées, elles se sentent isolées. Bon, maintenant ils s'adressent à qui? Moi, par exemple, je m'adresse à qui? Au ministre délégué des régions, à la députée de Robert-Val, à l'ancien ministre responsable. La CAQ a simplement jamais été un gouvernement des régions et ne l'est toujours.
Article 32, gardez le silence. J'aimerais entendre la réponse du ministre.
Madame la Présidente, le seul vrai parti des régions, c'est de ce côté-ci de la Chambre, c'est la CAQ. Et c'est le gouvernement des régions que nous sommes ici à la Coalition Avenir Québec. Et nous, nous allons continuer à travailler pour ces dernières, avec le Conseil des régions, avec les ministres sectoriels, avec l'ensemble des députés. Et nous allons livrer et nous allons travailler. Et on n'a pas de leçons à recevoir de l'autre côté de la Chambre, honnêtement. Nous sommes au travail, nous agichons pour nos régions, puis il y a plein de résultats qui s'en viennent. Merci beaucoup.
Votre bravoure, vous devriez le savoir. En question principale, je reconnais maintenant le député de Rosemont.
Merci, Mme la Présidente. Tout le monde ici reconnaît l'importance du maintien à domicile. Vieillir chez soi, c'est l'idéal. Je me souviens d'une longue conversation avec le ministre de la Santé qui rêvait d'un plan national. Je ne parle pas de la ministre actuelle, je ne parle même pas de son prédécesseur. Je parle de feu Jean Rochon, 1994. Ça fait 32 ans. Ce n'est pas d'hier qu'on parle de ça au Québec. Ce n'est pas d'hier qu'on sait que ça prend des bons soins à domicile, des bons services à domicile. La nouvelle première ministre en a parlé, il y a deux jours, dans son discours inaugural, promet de mettre plus d'argent. Soit, très bien, mais en attendant, est-ce qu'on pourrait arrêter le rouleau compresseur de Santé Québec qui compresse sans cesse les dépenses, qui coupe les gens sur le terrain? C'est non seulement contre-productif, mais c'est incohérent avec la volonté de la nouvelle première ministre.
réponse de la ministre de la Santé.
Madame la Présidente, bien, merci pour la question de mon collègue député et qu'il fasse référence à Jean Rochon, notamment, que j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises dans ma vie, notamment lorsque j'étais au programme fellowship pour les leaders canadiens et il était un de mes mentors. J'ai beaucoup appris de M. Rochon, puis c'est vrai qu'il a mis en place les assises d'un système de santé basé sur les soins de santé primaires, Mme la Présidente. Et puis, j'aimerais rappeler ici, parce que je pense que beaucoup de personnes ne s'en souviennent pas, mais il y a quelques semaines, j'ai fait l'annonce de la première politique nationale de soutien à domicile, Mme la Présidente. Politique qui vise vraiment à faire en sorte que les personnes puissent demeurer chez eux. le plus longtemps possible. En améliorant les services, bien sûr. Alors, on parle de rehausser le rôle du personnel dans les CLSC, d'augmenter aussi le nombre de personnels en CLSC, de revoir le mode de fonctionnement de nos CLSC pour qu'ils deviennent, pour le soutien à domicile, une porte d'entrée et de rehausser aussi le travail avec nos entreprises d'économie. Première complémentaire.
'ai moi aussi un excellent souvenir et beaucoup d'estime pour Feu Jean Rochon. Et peut-être que pour honorer sa mémoire, on pourrait passer de la parole aux actes. Je la connais, la politique de la nouvelle ministre de la Santé. Le problème, c'est que sur le terrain, ce n'est pas ça qui se passe. Sur le terrain, c'est des compressions. Savez-vous ce que Santé Québec envoie comme mémo aux gens? On ne vous coupe pas des services. En fait, c'est que vous en avez trop. C'est quand même fort de café, dire à ces gens-là qu'ils ont trop de services.
réponse de la ministre. Madame la Présidente, écoutez, je suis très surprise d'entendre ça. Il y a eu des ajustements en soutien à domicile avec l'arrivée de santé Québec, c'est vrai. Il y a eu par la suite la politique nationale de soutien à domicile qui vise vraiment à rendre accessible davantage de services à davantage de personnes. Et cette année... On a augmenté le nombre de personnes rejointes en services de soutien à domicile. C'est près de 400 000 personnes, Mme la Présidente, qui reçoivent des services de nos équipes de CLSC qui sont partout au Québec. C'est près de 100 000 personnes qui reçoivent des services de la part de nos entreprises d'économie sociale en soutien à domicile, Mme la Présidente. On a renforcé le rôle des centres d'action bénévoles pour la popote roulante notamment et d'autres services. Deuxième complémentaire.
vous donne juste un exemple. Dans ma circonscription, il y a une proche aidante d'une mère, de sa mère de 86 ans. Alzheimer, stade 6. Il y a 7 stades à l'Alzheimer. Alzheimer, stade 6. Elle s'est fait couper, la proche aidante, son chèque emploi-service, de 35 à 22 heures. La raison? Vous en aviez trop. Vous en aviez trop. Alzheimer, status à la maison. Est-ce que la ministre, pour le temps qui lui reste, peut au moins arrêter les compressions pour qu'on puisse repartir du bon pied?
réponse de la ministre. Madame la Présidente, on n'est pas du tout dans les compressions. Notre première ministre a annoncé un million d'heures en soutien à domicile, Madame la Présidente, qui s'ajoute aux investissements qu'on fait comme gouvernement depuis 2019. Madame la Présidente, depuis 2019, on est passé d'un budget de 1,4 milliard en soutien à domicile à 2,6 milliards. Ce n'est pas rien. Nous avons pratiquement doublé le budget de soutien à domicile. C'est du jamais vu dans le système de santé. Nous sommes le gouvernement qui a le plus investi dans le soutien à domicile. On est en train de le faire, ce virage-là. La première ministre l'a mentionné. On ajoute en plus un million d'heures qu'on aura bientôt l'occasion d'annoncer sur le terrain. En question
principale, je reconnais maintenant le député de Marquette.
la Présidente, au Québec, en 2026, des gens s'endettent pour manger. Et ça, c'est une réalité. Selon une étude récente, près d'un ménage sur trois doit piger dans ses économies ou emprunter pour se nourrir. Et pendant ce temps au Québec, les demandes d'aide alimentaire continuent d'exploser. On parle de plus de 3,1 millions de demandes par mois en 2025. Et ce nombre va continuer d'augmenter dans les prochaines années. Madame la Présidente, ça veut dire quoi? que de plus en plus de Québécois n'arrivent plus à se nourrir sans aide, que les organismes doivent réduire les portions ou refuser des jeunes. Ça veut dire surtout que manger est en train de devenir un luxe. Est-ce qu'au Québec, la ministre trouve normal qu'aujourd'hui, des Québécois soient obligés de s'endetter pour manger? Au Québec, en 2026, c'est inacceptable.
réponse de la ministre responsable de la solidarité sociale et de l'action communautaire.
Merci beaucoup, madame la présidente. Merci aux collègues de poser la question parce que c'est toujours un enjeu. C'est un enjeu dont on parle beaucoup, qui est très important. On veut s'assurer que tous les Québécois, toutes les Québécoises, les enfants puissent manger à leur faim. Il n'y a pas de raison que les Québécois ne puissent pas manger à leur faim. C'est pour ça d'ailleurs que dans le plan de lutte à la pauvreté, on a intégré pour la première fois un axe sur la sécurité alimentaire avec des sommes conséquentes pour faire en sorte de mettre en place des mesures qui vont permettre aux gens et qui permettent déjà aux gens d'avoir un accès plus simple, plus facile à la nourriture. Alors, on finance par exemple le Banque alimentaire Québec comme... Jamais aucun gouvernement n'a eu à le faire et on le fait selon les besoins qui sont identifiés par Banque alimentaire Québec. On travaille avec l'établis des chefs, on enseigne aux jeunes à se faire à manger, on travaille avec les cantines pour tous, avec les petits-déjeuners, avec Holo. On travaille avec de nombreux organismes, Madame la Présidente, sur le terrain pour s'assurer que ce soit nourri. Alors, cela a maintenant une
période de questions et de réponses orales, comme il n'y a pas de vote reporté. Nous allons passer à la rubrique «Motion sans préavis ». Pour ce faire, je cède la place à la première vice-présidente de l'Assemblée nationale et je vous remercie beaucoup pour votre attention. Bonne fin de journée. Merci, Simon.
nous poursuivons nos travaux. En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions sans préavis, je reconnais maintenant un membre du groupe formant l'opposition officielle. Monsieur le député de l'Acadie. Oui,
alors... Madame la Présidente, permettez-moi d'abord de saluer les membres de la communauté arménienne qui sont dans nos tribunes. Et maintenant, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante, conjointement avec le ministre des Relations internationales et de la francophonie, le député de Laurier Dorion, le député de Jean Talon, le député de Saint -Jérôme, la députée de Laporte, le député de Rosemont, la députée de Saint-Laurent et la députée de Chomédi. Que l'Assemblée nationale fasse appel à son devoir de mémoire et commémore le génocide arménien, qui fut l'une des plus terribles tragédies qui a marqué le début du XXe siècle. Qu'elle rende hommage aux 1,5 millions de victimes. qui, il y a 111 ans, ont péri lors de sombres événements qui débutèrent en avril 1915 et qu'elles expriment sa solidarité envers le peuple.
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