Chargement...
Chargement...
Je vous remercie beaucoup pour votre attention. Alors, nous en sommes maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales. Et pour ce faire, je cède la parole en question principale au chef de l'opposition officielle.
Madame la Présidente, permettez-moi d'entrer de jeu, de saluer la Première ministre et de la félicité de sa victoire à la chefferie de la Coalition Avenir Québec. Madame la Présidente, on va revenir sur le discours d'ouverture d'hier. La première ministre, qui était super ministre de l'Économie et de l'Énergie, qui était ministre de l'Immigration dans le gouvernement de son prédécesseur, s'est donnée comme objectif qu'en cinq semaines, elle pourrait faire oublier aux Québécois les huit dernières années. Malheureusement pour elle, elle a à ses côtés exactement les mêmes joueurs. Son ministre des Finances, c'est le ministre des Finances qui a pris 7 milliards de surplus, qui a transformé ça en 10 milliards de déficit. Elle a également gardé avec elle la ministre de la Santé, le ministre de la Sécurité publique, le ministre de la Justice, la ministre du Travail, de l'Éducation, de la Culture, de l'Agriculture, de la Solidarité sociale. Et j'en passe, Madame la Présidente. C'est la même équipe et ils jouent dans le même film. D'ailleurs, c'est l'équipe du député de l'Assomption, Mme la présidente, qui, avant de partir, a scripté un plan de match à suivre pour les premières semaines au pouvoir de la première ministre. Mais le comble, c'est en plus de la... Même équipe et du même film, c'est qu'elle nous présente les mêmes idées. Hier, à part sur le style de son discours, aurait pu être livré par son prédécesseur. Soins à domicile, troisième lien, version « on n'est plus crédible, mais on essaie quand même », réduction de la paperasse, achat local. Le problème, c'est que la CAQ dit tout ça depuis huit ans, Mme la Présidente. Alors, quelle crédibilité a la première ministre pour incarner le changement quand elle a le même parti, les mêmes ministres, les mêmes stratégies, les mêmes idées que l'ancien premier ministre?
réponse de la première ministre.
Merci, merci beaucoup, Madame la Présidente. Je voudrais remercier le chef de l'opposition officielle pour ses bons mots, ses bons vœux. Et je voudrais prendre en fait quelques secondes pour dire que je me sens très privilégiée de me lever en chambre aujourd'hui en tant que première ministre du Québec, vraiment. C'est un grand honneur que j'assume, je dirais, avec humilité, avec humilité puis avec grand respect. et avec un sens de l'État qui m'habite au plus profond. Et je vais m'assurer à ce que les intérêts des Québécois, les intérêts supérieurs des Québécois soient défendus tout au long de nos débats. Et je vous dirais que j'espère qu'on va davantage élever le débat plutôt que d'élever le ton. Et je tends la main aux oppositions pour les inviter à travailler en collaboration, en convergence avec nos objectifs qui sont ceux des Québécois. Alors, je dirais que depuis mon arrivée, vous aviez vu qu'il y a une cadence quand même rythmée, qui a été adoptée, mise en place et suivie. Et ça, c'était important de le faire parce que les Québécois, ils veulent un gouvernement qui livre. Et c'est ce qu'on fait, c'est ce à quoi je travaille ardemment avec l'ensemble de l'équipe de notre gouvernement, puis on va continuer à le faire, à aborder les préoccupations des Québécois. Et j'entends par là notamment… Lutter contre la hausse du coût de la vie. C'est important d'alléger le poids, la pression qui est mise sur le portefeuille des Québécois et on y voit. On y voit notamment avec, vous avez vu, la conversion de 5 000 places de garderie non subventionnées en places de garderie subventionnées. Ça, c'est une manière d'aider les Québécois à faire face au coût de la vie. Et même chose pour la taxe de bienvenue dont j'ai parlé hier et j'y reviendrai. Première. Alors,
je vous rappelle le règlement.
Pas
de bravo, pas de commentaires après les réponses. Et ça va des deux côtés de la Chambre. Première complémentaire.
la Présidente, on voit que le ton est différent, mais le fond est le même. Voici le discours du premier ministre, le discours d'ouverture du premier ministre de la CAQ en 2022. La présidente du Conseil du Trésor va travailler à ce qu'on ait plus d'achats du gouvernement des sociétés d'État qui se fassent auprès des entreprises québécoises. Discours de la première ministre hier. La présidente du Conseil du Trésor présentera une nouvelle stratégie pour maximiser l'achat québécois dans les contrats publics. C'est les mêmes paroles vides. La CAQ n'a rien fait là-dessus pendant sept ans. Pourquoi on les croirait maintenant?
pas de bravo, c'est bon pour vous aussi, monsieur le leader de la position officielle. La réponse de la première ministre. Oui,
j'aimerais revenir sur la nouveauté que j'ai annoncée ces derniers jours et que j'ai réitérée hier, donc le remboursement de la taxe de bienvenue. On le sait que le coût, l'accès au logement, l'accès à la propriété est rendu très difficile pour la jeune génération et c'est important pour notre nouveau gouvernement. d'aider la jeune génération à garder cette possibilité-là d'accéder à la propriété. Et c'est ce qu'on fait en remboursant la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs. Ça, c'est complètement nouveau et c'est quelque chose qu'on a mis en œuvre et qui va être rétroactif en plus jusqu'au 1er janvier dernier. J'ai également annoncé un investissement de 700 millions de dollars dans l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Un investissement crucial, important, pour s'assurer que cet hôpital-là réponde aux besoins de la population de l'Est de Montréal, mais également de l'ensemble des régions. Le président complémentaire.
'a jamais bougé malgré les promesses répétées du gouvernement de la CAQ. C'est le même parti, avec les mêmes idées, mais la CAQ a tellement dilapidé les finances publiques qu'aujourd'hui, ils sont obligés d'avoir moins d'ambition. En 2022, dans son discours d'ouverture, le premier ministre disait... Chaque parent au Québec qui souhaite avoir une place subventionnée pour son enfant doit l'avoir. C'est un devoir. Hier, dans son discours d'ouverture, la première ministre promet 5000 places seulement. C'est les mêmes promesses, mais avec moins d'ambition. C'est ça quand on a passé sept ans à gaspiller l'argent des Québécois.
réponse de la première ministre. Oui, Mme la Présidente. Donc, je poursuis en fait sur les nouveautés déjà des derniers jours. L'entente avec la Fédération des médecins spécialistes. une entente qui a été signée et qui va permettre de débloquer 80 000 nouvelles places de rendez-vous pour des patients, pour des Québécois. Alors ça, c'est un acquis important. On a également un plan de match en matière de protection du français. Je l'ai annoncé hier, ça a été réitéré ce matin. On va élargir l'application de la loi 101. Nous, on est en mesure de protéger le français, contrairement au Parti libéral qui n'a pas de plan. En fait, il y en a un, mais il le change le lendemain pour le rechanger le surlendemain. Nous, on a un plan très clair et on va de l'avant avec cette diplomation pour les études, les formations adultes et les formations professionnelles en français. Troisième complémentaire.
la Présidente, avec cinq semaines, ils pensent qu'ils vont faire oublier huit ans aux Québécois. Ils ont dilapidé les finances publiques, ils ont gaspillé l'argent des Québécois dans Northvolt, dans Flying Whales et j'en passe. Ils ont fait doubler les temps d'attente aux urgences. Ils ont nié la crise en habitation, puis les prix ont explosé. Ils ont fait grossir la taille de l'État de façon démesurée. Ils ont abandonné les travailleurs de la forêt. Et pendant tout ça, la première ministre, elle était super ministre. Bien là, on se retrouve avec des super déficits, du super gaspillage, puis des super promesses brisées. Est-ce qu'elle renie une seule des actions?
À réponse de la première ministre. Oui, on est en face aussi avec ce que les PME souhaitent. Déjà, les moyennes entreprises. qui était important. On était passé de 4 % à 3,2 % en termes de taux d'imposition et on a pris action à nouveau la semaine dernière pour réduire le taux d'imposition de 75 000 PME, passant donc de 3,2 % à 2,2 %. Ça, c'est de l'oxygène pour nos PME. Ça va les aider à traverser la période actuelle qui est plus difficile. qui amène des vents contraires importants pour de nombreuses PME qui n'ont pas nécessairement les ressources pour absorber ce choc-là de la guerre tarifaire. Mais nous, on va les aider avec un taux d'imposition réduit. En question principale, je
reconnais maintenant le député Denis.
Mme la Présidente. Dossier santé numérique. Ça fait des semaines que les signaux d'alarme sont lancés sur le terrain. Premièrement, Nicolas Lachance du Journal de Montréal a démoli complètement l'argumentaire de Santé Québec par rapport à deux sites. On nous disait, Madame la Présidente, qu'il n'y a pas d'impact sur les patients qui souffrent du cancer. Ça a été contredit, Madame la Présidente, par l'enquête faite par Nicolas Lachance, que ce soit en Mauricie-Saint-du-Québec et que ce soit à Montréal. Thomas Gerbet, aujourd'hui, il rajoute une autre couche supplémentaire en lien avec la cybersécurité. Au moment où je vous parle, hier, Madame la Présidente, il y avait 1456 bugs. Aujourd'hui, 1585. Au niveau des accès aux usagers, hier, il y avait 20. Au moment où je vous parle, je viens de recevoir un texto directement du SCU du nord de l'île de Montréal, 73. Ma question est très simple. Comment la ministre peut rassurer les Québécois aujourd'hui qu'il n'y aura pas d'impact sur leur santé?
réponse de
la ministre de la Santé. Madame la Présidente, écoutez, très, très contente qu'on puisse procéder à cette grande transformation numérique au Québec. Alors, c'est extrêmement important ce qui se passe dans notre réseau de la santé et des services sociaux actuellement, où on est en train d'implanter un système complet qui vise autant le soutien à domicile, les CLSC, les hôpitaux, les maisons des aînés, les CHSLD, et éventuellement connectés à nos GMF. C'est une vision vraiment importante de l'amélioration de la sécurité des soins et des services. On a décidé d'y aller par étape, Madame la Présidente. On travaille donc avec deux établissements, le CIUSSS du nord de l'île de Montréal et le CIUSSS de la Montérégie, centre du Québec. Et puis, je suis allée visiter les deux établissements, Madame la Présidente. Il y a deux semaines, j'ai passé une demi-journée du côté de l'hôpital du Sacré-Cœur. Et la semaine dernière, j'étais du côté de Mauricie, centre du Québec. Et vous savez, Madame la Présidente, depuis deux ans et demi, des employés, des intervenants, des médecins se préparent au jour J qui aura lieu vendredi. Et on va y arriver, Mme la Présidente. Première complémentaire.
Mme la Présidente, est-ce qu'elle est au courant des bugs? Elle s'est engagée avec la Première ministre qu'ils vont tout régler. Je viens de vous partager. Au moment où je vous parle live, hier 20 accès aux usagers, aujourd'hui 73. On est à deux jours du lancement. Je vais répéter ma question. Je m'adresse à la ministre de la Santé, pas la porte-parole de Santé Québec. Est-ce qu'il peut rassurer aujourd'hui qu'il n'y a pas d'impact sur les patients en matière d'accès aux soins et leur sécurité ?
réponse de la ministre de la Santé. Madame la Présidente, vous le savez, j'ai eu l'occasion de le mentionner sur plusieurs tribunes. J'ai exigé des garanties de la part de Santé Québec, de leur conseil d'administration. du comité de vigilance, de leur présidente technologie de l'information. Alors, Madame la Présidente, nous les avons, c'est garanti. Les professionnels sont formés au moment où on se parle, ainsi que les médecins, à plus de 95-96 % dans nos deux établissements, Madame la Présidente. Alors, on va continuer, on va aller de l'avant. Puis, mon collègue député, là, se fait l'inspecteur en chef du système. C'est comme ça qu'il mentionne, là, dans les réseaux sociaux, il dit « je suis allé ». inspecter... Madame la Présidente est allée inspecter les deux établissements, mais moi aussi, Madame la Présidente. Deuxième
complémentaire.
pense que la ministre de la Santé a besoin d'un café avec la première ministre qui vient de nous dire élevé le temps. Bien, élevons le temps, Madame la Présidente. Je vais répéter ma question. Je vais... Je vais répéter ma question, Madame la Présidente. Je lui pose la question. Est-ce qu'elle est au courant du nombre de bugs où on date aujourd'hui? Et qu'est-ce qu'elle compte faire pour donner l'accès aux usagers qui, vendredi, vont vivre un changement organisationnel? C'est à ça que je lui demande. La réponse de la ministre.
la Présidente, écoutez, mon collègue, là, il est l'adorateur en chef du FACS. C'est ça, Madame la Présidente. On doit rester à l'ère du faxe. Madame la Présidente, mon collègue député, il ne fait pas confiance. Il ne fait pas confiance aux médecins, aux infirmières, au personnel sur le terrain. Il ne fait pas confiance à...
Alors, je suis debout. Vous vous rassoyez. Merci. Article 30. Je vais vous écouter, M. le leader. Quel est votre appel au règlement?
C'est fort de café de dire qu'il ne fait pas confiance au personnel. C'est prêter des intentions qu'elle retire ses paroles.
Alors, on va poursuivre dans le respect de tout et chacun. M. le leader du gouvernement, je... Alors, ça allait bien. Vous allez poursuivre. On demeure respectueux. Nous voulons entendre une réponse. Bien,
écoutez, Madame la Présidente, c'est important de parler justement à nos médecins et à nos infirmières. Et c'est ce que j'ai fait. En plus de demander des garanties, je suis allée sur le terrain. J'ai fait des séances de travail avec eux. Il y a le Dr Roger qui mentionne qu'il n'est pas question qu'on retourne en arrière. Il a vécu ces changements pendant qu'il faisait ses spécialités dans d'autres pays, dans d'autres provinces. En question
principale. Je reconnais à nouveau M. le député de Nélie Gant.
la présidente, Thomas Gerbet ne parle aujourd'hui d'un chaos organisé. Un chaos organisé. Madame la ministre, chaos organisé, Madame la présidente. J'interpelle la ministre aujourd'hui. J'interpelle la ministre. Il y a plusieurs médecins qui disent le contraire de ce que vous prononcez aujourd'hui, que ce soit... En Mauricie, que ce soit à Montréal.
Et, M. le député, vous vous adressez directement à la présidente, je vous prie. Poursuivez.
la présidente, je répète ma question. Est-ce que la ministre est au courant du nombre de bugs à deux jours du lancement? Est-ce qu'il compte changer quelque chose parce que nous sommes en train de vivre dans la même situation que ça clique? Il ne peut pas dire qu'il ne le savait pas, Madame la Présidente. C'est ce que je lui demande aujourd'hui. Qu'elle rassure la population, qu'elle rassure les patients. C'est ce qu'on lui demande.
réponse de la ministre de la Santé. Madame la Présidente, écoutez, bien sûr que je suis au courant. Nous avons des rencontres quotidiennes, quotidiennes avec Santé Québec. Alors, Madame la Présidente, quand on implante un système de cette ampleur, c'est normal qu'il y ait des interventions pour continuer d'améliorer constamment. Puis oui, il va y en avoir des bugs demain, puis après-demain, puis après et après-demain. Mon collègue sait très bien, il y a de l'expérience dans le réseau pharmaceutique, notamment. Il doit sûrement avoir participé à l'implantation de systèmes d'information au Québec. Alors, on est à la bonne place. On se prépare, Mme la Présidente, puis on travaille avec nos médecins et nos infirmières. Puis oui, j'écoute les médecins, certains qui sont anxieux, puis le personnel, et je peux les comprendre, c'est un immense changement. Mais sur le terrain, ce que j'ai ressenti, Mme la Présidente, c'est cette frénésie, cette fierté de pouvoir enfin, enfin au Québec sortir de l'ère du fax. Ce qu'on aurait dû faire d'ailleurs, il y a peut-être 10 ans ou 15 ans, quand vous étiez là, il n'y a rien qui a été fait, rien.
Je
suis debout, dois-je vous rappeler l'article 35? Je suis debout, vous demeurez assis, vous gardez le silence. Je vous rappelle, Mme la ministre, que vous adressez à la présidente. et que nous respectons le décorum. Il y a trop de bruit. Je vous invite à poursuivre. Il vous reste 14 secondes. Madame
la présidente, on va aller de l'avant. On va aller de l'avant et on va accompagner le personnel sur le terrain. Il y a plus de 4 000 personnes qui ont été formées pour s'impliquer dans ce dossier-là et pour accompagner leurs collègues. Première complémentaire.
la présidente. La ministre vient d'avouer qu'il est au courant des bugs. J'ai une autre information pour elle. J'ai une autre information pour elle. Après quatre questions, elle vient d'avouer qu'il est au courant. J'ai une autre information pour elle qui vient du terrain directement. Il y a uniquement deux de régler. Deux de régler. Deux. Madame la présidente, le déploiement commence dans deux jours. Comment elle peut aujourd'hui rassurer les professionnels de la santé dans les deux sites et surtout rassurer les patients québécois?
réponse de la ministre de la Supersécurité
et du numérique. Oui, merci Madame la Présidente. Écoutez, les oppositions ont eu un briefing technique sur tout ce qui se passe en matière de déploiement du DSN. Je pense qu'ils ont pu poser des questions et ont pu aussi voir que tout ça se fait de manière progressive. On déploie dans deux établissements et non dans 34 établissements. Alors, c'est fait de manière très coordonnée, très disciplinée. Et on l'a dit, oui, il y aura des ajustements. Mais les enjeux, là, c'est que c'est un grand changement. Il faut s'habituer, il faut s'habituer à travailler autrement. Alors, c'est ça qu'on voit comme bug. Puis s'il y a des ajustements à faire, on va les faire. Mais je trouve ça décourageant d'entendre les oppositions qui ne veulent pas. qui ne semble pas vouloir passer à l'ère numérique. Deuxième complémentaire.
la présidente, ce qui est décourageant, c'est qu'entre hier et aujourd'hui, il y a uniquement deux bugs réglés. C'est ça qui est décourageant. À la veille d'un lancement, à la veille d'un déploiement, madame la présidente, je m'adresse à la ministre de la Santé. Les professionnels de la santé qui m'écrivent maintenant, qui écoutent la période de questions, ils vous écoutent, madame la ministre. Ils vous écoutent, madame la ministre. Ils veulent être rassurés. L'accès aux usagers, il est bloqué. Nous sommes rendus à 73. Va-t-elle prendre le leadership nécessaire? et régler ses problèmes. Je vous
rappelle, monsieur le député de Néligan, vous le savez, vous êtes expérimenté. Vous vous adressez à la présidente en tout temps quand vous posez vos questions. La réponse de la ministre de la Cybersécurité et du numérique.
Madame la Présidente, je pense que c'est un grand changement. Enfin! Enfin, on a le courage d'aller de l'avant avec un projet numérique dans le secteur de la santé. Il va y avoir des bienfaits pour les patients, il va y avoir des bienfaits pour tous les travailleurs dans le milieu de la santé. Là, actuellement, on prend notre papier, notre crayon et on envoie des faxes. Je ne saurais même pas où envoyer le fax. Donc, Madame la Présidente, je pense qu'il faut avoir confiance dans les équipes de Santé Québec qui sont performantes. puis qui nous ont assuré de la transparence puis un suivi rigoureux de tout ça. On est pleinement transparents avec les oppositions et avec la population. Là, on n'est pas plus niaiseux qu'ailleurs au Québec. Alors, ce projet-là, il va aller de l'avant, puis on va livrer, puis ça va fonctionner pour tout le monde. En
question! Je reconnais maintenant le député de Marguerite Bourgeois.
la Présidente, pendant que la CAQ fait tout pour survivre politiquement, sur le terrain, nos PME ferment. Meubles South Shore à Sainte-Croix et Coaticook, Célie à Sainte-Narcisse, Bester à Lac-Mégantic, Duchesne et Fils à Yamachiche. La CAQ n'a rien fait pour les aider. Hier, j'entendais la première ministre nous dire qu'elle a enfin une vision, qu'après des années à les surtaxer, soudainement la CAQ a une vision pour aider nos PME. La seule vision que la CAQ a, Madame la Présidente, c'est pour sa survie. Rien n'a été dit hier pour sauver meubles South Shore. La CAQ, ça aura été quatre ministres de l'économie en quatre ans. Toujours pas de vision économique pour le secteur manufacturier. Madame la Présidente, à la CAQ, finalement, être ministre de l'Économie, est-ce un prix de consolation ou est-ce une vraie priorité?
réponse du ministre des Finances.
Madame la Présidente, dès 2021, nous avons abaissé le taux d'imposition des PME parce que c'est extrêmement important. pour l'économie québécoise et suite à la dépôt de notre budget. On a observé ce qui se passe dans l'économie mondiale. Évidemment, la situation s'est détériorée en Iran. Puis on a vu que la commodité, le prix de pétrole, est en hausse de 70 %. Alors, on a décidé de faire un geste supplémentaire de descente de 3,2 à 2,2 %. Ça, ça s'ajoute à quoi, Madame la Présidente? La réduction du fonds de services de santé dans le secteur de l'agriculture, de la foresterie. qu'on a fait au budget, puis je vous rappelle aussi, général, pour l'ensemble de l'économie, il y a eu la diminution de cotisations, régime des rentes du Québec, régime québécois d'assurance parentale. Alors, c'est un ensemble de gestes qui visent à améliorer les conditions dans lesquelles nos entreprises évoluent, puis on va continuer à les supporter, puis la situation évolue, la situation est fluide au Moyen-Orient présentement, et puis il y a la renégociation de l'accord, alors tout ça doit être suivi avec attention.
Première complémentaire.
Wow, madame la présidente, il voulait être ministre de l'économie puis il ne se lève même pas. La CAQ nous parle de 30 millions de dollars. 30 millions de dollars pour 60...
35. Je suis debout, vous vous assoyez. Je vais reconnaître le leader du gouvernement. Quel est votre appel au règlement? Article
35, madame la présidente, je pense que ce sont des propos blessants de la part des députés.
Alors, monsieur le leader est... Petit... Article 35, vous le savez, vous? Demeurez assis, gardez le silence. Alors, je vous dirai à toutes et à tous, petit cours de procédure parlementaire, que le gouvernement répond par la voix de son choix. Maintenant, je vous invite à poursuivre votre question. On demeure respectueux. Vous avez 21 secondes.
La CAQ parle de 30 millions de baisses d'impôts pour 75 000 PME. C'est 400 piastres, Madame la Présidente. La PDG de l'IAR Industrie l'a dit, la CAQ ne répond pas aux attentes des PME d'aujourd'hui. Peut-il se lever et parler minimalement d'une politique industrielle crédible? La
réponse du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
Merci beaucoup pour cette sympathique question, pour commencer cette première période. Alors, Madame la Présidente, ce qui va nous guider et ce qui a guidé la Première ministre dans les premières rencontres qu'elle a faites avec les milieux économiques, rencontres pour lesquelles j'étais présent, et ce qui l'a guidé également dans sa mission à Washington, c'est la sécurité économique des Québécois, la sécurité économique de nos entreprises, de nos PME. On va les défendre. C'est nos entreprises, ce sont nos emplois qui sont au front, qui sont menacés par les tarifs de Trump. Dans le cas du meuble, nous sommes pris en étau. Il y a d'un côté les tarifs qui nous empêchent d'exporter autant qu'on le voulait et il y a les importations asiatiques. Alors, il faut venir en aide à notre secteur du meuble et on va le faire.
Deuxième complémentaire.
Ils sont en étau et ils ne vont rien faire. Le quatrième ministre a avoué le 2 février, puis je le cite, la CAQ a mal géré notre économie, notre énergie. nos PME et nos finances publiques, on n'a pas livré. Quelle lucidité, Madame la Présidente. On le sait tous, la CAQ, ça n'a jamais été de partie de l'économie. Jamais. Peut-il nous expliquer, après des semaines à avoir critiqué le bilan de son propre gouvernement, qu'est-ce qu'il va faire pour nos entreprises manufacturières?
réponse du ministre.
Madame la Présidente, on va les accompagner. Par exemple, on a travaillé toute la fin de semaine avec notre ministère, avec les programmes du ministère pour venir en aide à Bestar. Bestar est pris dans un processus judiciaire, alors il faut rester, comment dire, observateur de tout ça. Mais on leur a déjà manifesté notre volonté de les aider, de les accompagner s'il peut y avoir repreneurs. Et évidemment, on travaille là-dessus. On va accompagner nos entreprises qui sont... menacées, qui sont à risque, Madame la Présidente. Et puis, on a des programmes qu'on a mis en place pour la productivité, pour faciliter les exportations. Les baisses d'impôts vont aider également. On va faire notre travail pour la sécurité économique du Québec, Madame la Présidente.
question principale, je reconnais maintenant la chef du deuxième groupe d'opposition.
Merci beaucoup, Mme la présidente. Je veux tout d'abord saluer la volonté de la première ministre de travailler sur les préoccupations des Québécois et Québécoises. Ça tombe bien ma première question à la première ministre. porte sur une priorité, la priorité des Québécois et Québécoises. J'ai écouté attentivement le discours de la première ministre et tout ce qu'elle a fait depuis qu'elle est devenue première ministre. Et pas une seule fois, elle n'a prononcé le mot « locataire ». En tout cas, hier, pas une seule fois. Pourtant, les locataires, eux aussi, ont besoin d'un nouveau souffle. La première ministre a répété à plusieurs reprises les mots « nouveau gouvernement », je pense 18 fois, mais les locataires, eux, ne voient rien de nouveau sous le soleil. Ils se sentent plutôt ignorés et ont l'impression de faire face au même gouvernement qui a pris un temps fou pour reconnaître qu'il existe même une crise du logement. Donc, je vais donner une chance à la première ministre. Elle nous dit qu'elle a un nouveau gouvernement. Qu'est-ce qu'il y a de nouveau à la CAQ? Je me rappelle qu'à chacune de mes questions, l'ancien premier ministre me répondait que la crise du logement est causée par l'immigration, qui crée une pression à la hausse sur la demande. C'est d'ailleurs ce que pense aussi le Parti québécois. Maintenant, je voudrais savoir qu'en pense la première ministre. Est-ce qu'elle aussi croit que la crise du logement est causée par l'augmentation de l'immigration, oui ou non? La
réponse de la première ministre. Merci, Madame la Présidente. Merci également à la co-chef de la deuxième opposition. Est-ce que c'est correct, co-chef? Regroupe. OK, on y va avec ça. Alors, concernant les logements et en fait, l'habitation, c'est le sujet sur lequel je me suis avancée en premier. C'est un sujet de grande importance qui préoccupe beaucoup les Québécois parce qu'on le sait, l'accès au logement à prix raisonnable est devenu de plus en plus difficile. Puis à la base, c'est un problème d'offres. Il n'y a pas suffisamment d'offres de logements. Les gouvernements antérieurs ont cessé d'investir dans... dans l'habitation pendant des années, des années, ça a créé un déséquilibre et aujourd'hui, ça fait en sorte qu'il y a des prix trop élevés pour le logement. Alors, on est à l'œuvre depuis des années pour résorber ce déséquilibre-là et je me suis avancée pour nous assurer qu'on va avoir une construction accélérée de logements et notamment de logements abordables. Et bien sûr, des logements abordables, par qui c'est occupé? Par des locataires. Alors, elle voulait entendre le mot « locataire », le voici, le voilà. Oui, il y aura des locataires dans les logements abordables qu'on va mettre sur pied. Alors, il n'y a pas d'inquiétude à y avoir de ce côté-là. On va en construire, on va en construire plus rapidement, puis on s'est adjoint l'aide des villes et des municipalités en facilitant les choses, en leur permettant d'aller plus rapidement au niveau réglementaire pour ce qui est de la construction d'un logement abordable, entre autres. C'est important de le faire partout. au Québec. Ce n'est pas un problème qui est régional. J'ai fait la tournée du Québec plusieurs fois et c'est clair, c'est un enjeu à la grandeur du territoire et c'est pour ça qu'on est à l'œuvre aussi à la grandeur du Québec.
Première
complémentaire.
Madame la présidente, la première ministre me dit qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir, mais les locataires sont très inquiets maintenant, en ce moment, qu'ils souffrent du coût de la vie. La construction de logements, elle me parle de l'offre, moi je lui posais la question sur la demande. Il y en a eu, il y a eu plus de logements, mais pas des logements que les gens sont capables de se payer. Parce que des loyers à 2000 $ et plus, ça, il n'y a pas de pénurie, il y en a plein, il n'y a pas de problème. C'est les logements à réellement prix abordables aujourd'hui qui n'existent pas. Je reviens à ma question. J'aimerais ça qu'elle soit claire, parce que c'est important d'identifier les causes. problème. Est-ce qu'elle croit que c'est l'immigration qui est la cause de la crise? La
réponse de la première ministre.
Madame la Présidente. Alors, on le sait, il faut donner plus de pouvoir aux villes pour nous assurer que la construction aille à bon rythme. Et on veut aussi travailler avec les entreprises québécoises pour que les fournisseurs de tout ce qui est requis, les matériaux, soient de plus en plus québécois quand il s'agit de construire, construire des logements abordables. Et on veut aussi travailler davantage avec le préfabriqué, parce que ça va plus vite. parce que c'est souvent moins coûteux. Alors bref, ça respecte la capacité de payer des contribuables, c'est important de le faire. On va aller de l'avant avec ça. Maintenant, je vais rappeler que depuis 2018, on a investi près de 8 milliards de dollars dans le logement. C'est majeur, c'est colossal. Ça a été vraiment un dossier sur lequel on s'est avancé en priorité, puis on va continuer à le faire. Thème complémentaire.
Madame la Présidente, il faut des demandes urgentes parce que c'est maintenant que les locataires sont incapables même de payer leur épicerie. 25 % des locataires. Moi, je suis certaine que la Première ministre est sensible à ça. Qu'est-ce qu'elle leur répond maintenant, pas pour dans 10 ans? Maintenant, je veux quand même revenir à ma question parce qu'elle n'y a pas répondu. C'est important qu'on ait un vrai échange et qu'elle réponde à ma question. C'est important d'identifier les causes d'un problème pour pouvoir le régler. Donc, je répète ma question. Est-ce que oui? ou non, elles pensent que c'est l'immigration qui est la cause de la crise du logement.
réponse de la première ministre. Oui, madame la présidente. Je l'ai dit à plusieurs reprises, il y a plusieurs causes, notamment l'immigration. Ça a fait partie des causes qui ont amené un rehaussement parce qu'il y a trop de personnes immigrantes qui sont arrivées en un court laps de temps et ça a créé une pression sur la recherche de logements abordables. Est-ce qu'il y a d'autres causes? Il y a d'autres causes également. Il y a l'absence d'investissement pendant des années. Je l'ai mentionné en début de réponse tout à l'heure. Pendant des années, on s'est abstenu. d'investir dans l'habitation, dans le logement, ça a créé un enjeu. Maintenant, il y a l'inflation aussi qui est associée à la COVID, au suite de la pandémie. Ça aussi, ça a mis une pression. Les gens vivent davantage seuls aujourd'hui. Ça aussi, ça fait en sorte qu'on a besoin de davantage de logements pour répondre aux besoins. Alors, c'est un ensemble de causes et l'immigration en fait partie. En question principale,
je reconnais maintenant le député de Tachereau.
Merci, madame la présidente. Il y a quelque chose de pas sérieux qui s'est dit hier. La nouvelle première ministre a annoncé la septième mouture du troisième lien, puis un autre appel d'intérêt pour un projet qui repose toujours sur aucune donnée sérieuse en transport. Pourtant, son ministre de l'Économie, qui est juste à côté d'elle, a été très clair sur ce projet-là pendant la course sur leadership. Il l'a qualifié de projet pharaonique, de projet plus gros que le Golden Gate. Il a estimé la facture à 12, 15, voire 20 milliards de dollars. Le ministre de l'Économie, pour moi, ça doit savoir compter. Donc, ça doit savoir qu'on ne jette pas des milliards par les fenêtres pour une promesse électorale qui change de forme à tous les six mois, alors que les finances publiques craquent de partout et que les besoins, il le sait très bien, sont immenses. Alors, je me demande, de quel des deux a perdu le sens de la réalité comptable? Est-ce que le ministre de l'Économie maintient que ce projet-là est un gouffre financier inacceptable pour le Québec?
réponse du ministre des Transports et de la mobilité durable.
Mme la Présidente. Merci aux collègues pour la question. Sans le faire, plaisir de collaborer avec lui sur les dossiers de transport. Peut-être réitérer des éléments importants du discours inaugural hier. Il était question de mobilité dans la région de la capitale nationale, sur le côté de Chaudière-Appalaches. On a eu l'occasion, à travers le discours de la première ministre, de réitérer un échéancier. Dans les prochaines semaines, il y aura effectivement un appel d'intérêt international qui sera lancé pour le lien interrive, pour s'adjoindre à l'expertise du secteur privé. On a des experts mondiaux qui s'intéressent à des projets de cette envergure-là et qui se montrent intéressés effectivement à le développer en partenariat avec le gouvernement du Québec. Donc, c'est un élément du discours que l'on réitère. On parlait de mobilité dans la région. Il y a d'autres projets intéressants qui s'en viennent et qui seront confirmés dans les prochaines semaines. On a parlé de l'élargissement notamment de l'autoroute 20 qui est attendue depuis longtemps. On parle également du projet de tramway qui avance bien, bref, au niveau de la grande région de Québec, autant sur sa rive nord que sur sa rive sud. Il y a des projets majeurs qui vont aider à structurer la circulation. Il y a des problèmes de fluidité, il y a des problèmes de mobilité.
Complémentaire.
la Présidente, pousser un projet qui est appuyé sur aucune étude, qui répond à aucun besoin, ça ne tient pas la route. L'avant-dernière version du projet ne faisait gagner que 2 minutes 18 secondes aux automobilistes. La septième version risque de le faire faire un détour de 20 minutes. 20 milliards pour 20 minutes, Madame la Présidente. C'est l'asphalte la plus chère de l'histoire du Québec. Quant à l'implication du privé, le ministre sait très bien que le mode collaboratif signifie que les Québécois vont assumer les risques et que le profit ira au privé. C'est une démission grave. Réponse
du ministre.
la Présidente, je ne vous apprendrai rien en vous disant que Québec solidaire a une vision plutôt communiste de l'économie. Ce n'est pas la vision que nous avons. Le privé peut être un excellent partenaire lorsqu'il est temps de développer des projets d'envergure. L'expertise, elle est... Elle est aussi au sein de ces entreprises qui ont développé des projets de cette nature-là. Donc, en collaboration avec le ministère des Transports, avec Mobilité Infra-Québec, la Caisse de dépôt et d'autres partenaires, toute la mobilité dans la région de la capitale nationale est en train d'être vue, que ce soit à travers le projet de tramway, que ce soit à travers le futur projet d'Interrive, que ce soit à travers le développement de notre réseau routier. Donc, plusieurs partenaires travaillent.
Deuxième complémentaire.
première ministre rêve d'un tunnel à 20 milliards de dollars. Le cœur de notre métropole, Montréal, s'effrite. Le métro de Montréal a besoin de 7 milliards de dollars aujourd'hui pour être réparé. Et si on ne fait rien, c'est 9 milliards de dollars en déficit d'entretien en 2030. La moitié des actifs du métro sont en mauvais état, madame la présidente. C'est la sécurité et la mobilité des travailleuses et des étudiants qui sont en jeu. Comment la première ministre peut justifier un investissement d'un seul dollar dans un projet qui ne tient pas la route alors qu'elle laisse le métro tomber en morceaux?
réponse du ministre.
'inviterai en tout respect Québec solidaire à développer une vision un petit peu plus large que Montréal. Montréal est notre métropole. Nous la considérons à juste titre, mais il n'y a pas que Montréal au Québec. Il y a les régions et le déficit de maintien d'actifs dont parle le collègue. Il ne se vit pas uniquement au niveau du transport collectif, il se vit aussi au niveau du réseau routier. J'aimerais entendre Québec solidaire à l'occasion se soucier du déficit de maintien d'actifs également au niveau routier. On travaille sur les différents aspects. Autant le routier, autant le transport collectif se sont vus accorder des budgets jamais vus dans l'histoire du Québec. Donc, on se soucie des deux. du maintien d'actifs et du développement du réseau lorsque nécessaire. question
principale, je reconnais j'aurais fait l'introduction. Oui, monsieur le député des Îles-de-la-Madeleine, quel est votre appel au règlement?
On aimerait que les gens puissent entendre la question du chef de la troisième opposition. En tout respect!
Oui, le respect, M. le député de Boarnois. C'est bon pour tout le monde ici. Alors moi, je veux entendre la question du chef du troisième groupe d'opposition. Vous demeurez silencieux des deux côtés de la Chambre. En question principale, je reconnais maintenant le chef du troisième groupe d'opposition.
Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de saluer la Première ministre pour sa victoire à la chefferie. La première ministre qui a tenté hier de se dissocier de son prédécesseur et de son propre bilan. Elle nous invite même à imaginer quatre ans de plus avec la CAQ, donc douze ans de CAQisme avec ces mêmes personnes. Or, pas besoin de se l'imaginer, on n'a qu'à se rappeler les huit dernières années de ce gouvernement-là. La première ministre veut s'attaquer en cinq semaines à ce que la CAQ a échoué pendant huit ans. L'explosion du coût de la vie, de l'itinérance, une crise de logements sans précédent et des infrastructures qui tombent en ruine, un gaspillage de fonds publics historiques. Elle dit vouloir réduire l'interventionnisme de l'État, mais comme ministre, elle a distribué elle-même 4,2 milliards en cadeaux aux entreprises. Elle a été plus dépensière que Pierre Fitzgibbon. Il faut le faire. Rappelons que dans notre vote, c'est elle qui nous disait qu'on avait des garanties, qu'on était en bonne position et que tout était normal. Résultat, on a perdu des millions de dollars. Elle veut demander à Ottawa d'agir sur la répartition des demandeurs d'asile, mais comme ministre de l'Immigration, elle n'a jamais obtenu cette demande de la part d'Ottawa, en plus de perdre le contrôle sur l'immigration temporaire, en refusant de mettre des seuils. Bref, la première ministre nous demande de faire appel à notre imagination. Moi, je demande plutôt aux Québécois de faire appel à leur mémoire. Le bilan de la CAQ est déjà écrit, c'est celui de la première ministre. Est-ce qu'elle nie ce bilan qui est aussi le sien? Est-ce qu'elle est prête à prendre ses responsabilités?
Merci, Mme la Présidente. Je suis contente de voir que le collègue chef du troisième groupe de l'opposition se lève aujourd'hui, alors qu'il n'a pas dénié le faire hier, quand il était question de protéger les femmes de la violence conjugale. J'aimerais rappeler quelques éléments qui ont marqué mon parcours, notamment en immigration. La CAQ, on souhaite aller chercher plus de pouvoir en immigration, en culture, en matière de langue, et c'est une position qu'on va continuer de défendre. Et lorsque j'étais à l'immigration, je suis celle qui a obtenu des résultats de la part du fédéral. Je suis celle qui a contribué à faire fermer le chemin Roxane. Et ce n'était pas avec la suggestion du Parti québécois de distribuer des tracts aux demandeurs d'asile qui s'en venaient au Québec pour leur dire qu'il n'y avait plus de place. Non, non, ce n'était pas comme ça que ça marchait. On a mis de la pression sur le gouvernement fédéral pour s'assurer que l'entente qui a été signée avec les États-Unis soit amendée. C'était ça qu'il fallait faire. Ce n'était pas en envoyant plus de policiers à la frontière. C'était ça qu'il fallait faire. Les solutions, je l'ai mise de l'avant. Et ça a été accepté et mis en place. On a également mis de la pression pour que les Mexicains puissent se voir imposer des visas. Ça a fonctionné là aussi. J'ai été négocier avec le fédéral pour des exigences de connaissances du français dans le programme qui relève du fédéral. Ça a été accepté. J'ai négocié un remboursement pour le Québec de 750 millions de dollars pour les dépenses assumées en lien avec les demandeurs d'asile. Ça a été accepté. Alors, des gains, il y en a eu. Moi, je vais chercher des gains au fédéral, le PQ va chercher le trouble. That's it.
32. Pas de commentaires. Après, les réponses. Première complémentaire.
souci d'exactitude, c'est le premier ministre du Québec, son prédécesseur, qui a contredit la ministre de l'Immigration, et c'est ça qui a mené à Roxanne. Et la ministre de l'Immigration actuelle, première ministre, a dû faire un 180 degrés cette journée-là. Son nouveau gouvernement, ce sont les mêmes personnes. Et la question qu'on doit se poser, c'est qu'est-ce qui va changer à partir de maintenant? C'est sûrement pas le bar ouvert de subventions dont elle s'est vantée ici en Chambre tellement souvent. C'est sûrement pas la défense de notre vote, ou pire, le retour... À réponse
la première
ministre. Oui, Mme la Présidente. Nous, on est en phase avec les priorités des Québécois, notamment en lien avec le coût de la vie. Le PQ, c'est le référendum, c'est la stratégie référendaire, c'est la souveraineté. Ce n'est pas ce que veulent les Québécois. Les Québécois veulent qu'on travaille sur le coût de la vie, réduire la pression sur leur portefeuille. Puis c'est ce qu'on fait. On le fait pour les aînés. On le fait pour les jeunes, les jeunes qui veulent devenir propriétaires. On le fait aussi pour les entreprises, les PME. On a rabaissé le taux d'imposition des PME. Je l'ai expliqué tout à l'heure, de 3,2 % à 2,2 % pour donner de l'oxygène à nos entreprises qui font face à une guerre tarifaire qui fait beaucoup de dommages. Également, on travaille sur les infrastructures pour mettre à niveau les infrastructures, s'assurer qu'on en prend soin plutôt que d'en construire de nouvelles.
Deuxième complémentaire. La première ministre parle de ce que les Québécois veulent. Les Québécois veulent du changement et urgentement. Ce qu'on veut qu'il change au Québec, c'est un gouvernement qui dit une chose et qui fait exactement son contraire. La première ministre avait promis un cabinet réduit. Elle l'a plutôt augmenté. Elle a dit qu'on remettrait à niveau les infrastructures existantes avant de développer de nouveaux projets. Elle nous promet à nouveau le troisième lien. La CAQ n'était pas fiable il y a huit ans. Elle n'était pas fiable il y a quatre ans. Et elle n'a pas changé.
réponse de la première ministre. Si on veut parler de priorité des Québécois, ce n'est certainement pas l'organisation d'un référendum qui va les stimuler. C'est le premier article, la première priorité du Parti québécois et ce dans quoi ils vont s'investir si jamais ils en avaient la possibilité. Nous, on agit. On agit pour aider les Québécois, notamment avec la signature de l'entente avec la Fédération des médecins spécialistes. Ça, ça va ouvrir 80 000 nouveaux rendez-vous pour des patients québécois. C'est majeur. On a aussi ouvert 17 nouvelles cliniques IPS, infirmières praticiennes spécialisées. Et l'objectif est d'en ouvrir 23. Ça, c'est majeur pour donner un accès aux services de santé aux Québécois. C'est ça le principal défi de notre système de santé. Et on a également signé avec la Fédération des médecins Omni. Je reviens.
reconnais maintenant le député de Laurier Dorian.
Merci, madame la présidente. Tout d'abord, je tiens à saluer l'arrivée de la nouvelle ministre de l'Habitation. Je lui offre toute ma collaboration pour régler la crise du logement. D'ailleurs, on apprenait récemment cette semaine que des centaines de logements abordables de Pointe-aux-Tremble sont laissés volontairement vacants. Des centaines de logements à prix abordable vivent, madame la présidente, en pleine crise du logement. Et on sait très bien que ce n'est pas un cas isolé. La CAQ nous a toujours dit que pour régler la crise du logement, il faut augmenter l'offre. En voilà une excellente occasion. Cette situation a un impact sur des centaines de ménages qui au mieux s'appauvrisent en payant un loyer exorbitant et au pire se retrouvent à la rue. Est-ce que la ministre est prête à s'engager à rectifier la situation
réponse de la ministre responsable de l'habitation.
Merci, Madame la Présidente. Permettez-moi d'entrer de jeu, de saluer notre nouvelle Première ministre, de souligner son engagement et de la remercier pour le fait de m'avoir confié la responsabilité de l'habitation. Je la remercie du support qu'elle me témoigne. Également, j'aimerais souligner la part de mes trois pédécesseurs femmes, les députés de Bertrand, Prévost et Berthier, pour la contribution et leur travail remarquable auprès du dossier de l'habitation. Alors c'est un véritable honneur pour moi de pouvoir prendre ces fonctions et de continuer à travailler pour les Québécois et Québécoises dans ces nouvelles fonctions. Évidemment, c'est un dossier que je prends avec humilité, comme l'a dit elle-même la Première ministre. Humilité puisqu'il touche directement la qualité de vie des gens. Dans un monde idéal, le lieu de vie des gens devrait être un arbre de paix. devrait être un lieu de ressourcement où il fait bon vivre. Un lieu où, finalement, on peut être en mesure de prendre des forces pour faire face ensuite aux défis de la vie lorsqu'on passe le seuil de la porte. Mais malheureusement, ce n'est pas le cas pour nombreux Québécois et Québécoises. Et c'est pourquoi notre première ministre... Première
complémentaire.
toujours sur les appartements vides, les logements en vacances, les gouvernements...
Attendez, je suis debout. Je suis debout. Attendez. Je vais trancher, je vous prie. Alors, j'ai annoncé la première complémentaire. Je veux l'entendre. Et après, nous terminons là, avec une réponse. Monsieur le député.
Merci Madame la Présidente. Donc toujours sur le logement est vacant. Le gouvernement a présenté un projet de loi, le projet de loi 20, pour supposément favoriser l'accès au logement abordable. Comment en faisant la chasse aux membres des coop qui ont augmenté leurs revenus et en fragilisant du même coup les milieux de l'habitation coopérative? Est-ce que la nouvelle ministre peut reconnaître que sa prédécesseur s'est trompée de cible et que la priorité devrait plutôt être de faire louer des logements encore pas chers qui sont vacants aujourd'hui?
Et la réponse de la ministre.
Merci, Madame la Présidente. Alors, pour compléter, je vais simplement vous dire que dans la foulée de ce que je vous ai dit... La première ministre fait de l'habitation une priorité majeure. Elle en a fait une urgence sociale et économique. Nous allons travailler dans le sens que je viens de mentionner. Merci.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.