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peux dire...
Et je ne vois pas d'autre méthode que démocratique en demandant au peuple de gauche de trancher la question de notre candidature. Et d'ailleurs, ceux qui ne veulent pas de la primaire n'ont pas d'autre méthode à proposer. L'enjeu, c'est pas l'avenir de nos petites boutiques, les égaux des uns ou des autres. C'est pas non plus l'issue du... de testostérone, qui a l'air d'être déjà organisé. L'enjeu, c'est la vie de millions de millions de gens. Est-ce que, oui ou non, on va pouvoir taxer les super profits et les hauts patrimoines pour plus de justice, pour investir dans les services publics, contre la marchandisation ? reconstruire le code du travail et augmenter les salaires et les minima sociaux. Est-ce que, oui ou non, on va pouvoir demain sécuriser notre alimentation, notre accès au logement, développer les transports non polluants, mettre enfin 3 milliards sur la table contre les violences sexuelles et sexistes, faire la loi anti-concentration dans le média ? C'est ça le sujet. L'Union, c'est une affaire extrêmement concrète. Et c'est pour ça que j'en veux à Jean-Luc Mélenchon d'imposer sa candidature, loin de l'Union, qui est la meilleure garantie d'accéder au second tour de l'élection présidentielle alors que les deux dernières fois, nous n'avons pas réussi et alors que l'extrême droite menace. Or, je note que le leader de la France insoumise minimise totalement le danger de l'extrême droite. Je le dis, c'est irresponsable. Vraiment irresponsable. Et moi, avec mon mouvement l'après, je suis en campagne pour le rassemblement de toute la gauche et les écologistes. Et je le serai, nous le serons jusqu'au bout. de sensibilité politique, de partis, de leaders incontestés et incontestables à gauche. Ce temps-là est révolu, révolu. Et je veux dire à quel point l'hégémonie, au fond, personne n'en a plus les moyens. Et ceux qui croient pouvoir mettre au pas le reste de la gauche parce qu'ils ont plus d'élus ou plus d'argent, quel que soit leur bilan au pouvoir ou quel que soit leur score. aux dernières élections présidentielles, s'illusionnent et nous font perdre notre temps. Ceux qui pensent qu'avec leur panache blanc, leur course sondagière aux petits chevaux ou leur relation directe avec le peuple, ils vont écraser le match. se racontent et nous racontent des histoires. Ce sont des faussoyeurs de l'Union et ce sont donc des irresponsables face au Rassemblement national. La solution, et vous la connaissez ici dans cette salle, la solution, c'est de construire ensemble l'Union, c'est de valoriser le pluralisme qui est notre richesse et que le peuple de gauche tranche la question de l'incarnation. Moi, je veux défendre dans la primaire mon projet, sécuriser nos vies avec un État qui reprend la main sur les logiques de marché pour partager les richesses, les pouvoirs, les savoirs et les temps de la vie. Je défends un chemin, celui de la vie meilleure. Je veux gagner, j'allais dire je vais gagner, je veux gagner, mais, et je le dis avec autant de force, je suis prête à perdre. Et c'est l'enjeu de la primaire, d'accepter cette règle, parce que c'est la condition de l'Union. Ma force... au coeur de la gauche de la gauche en entier parce qu'ici nous ne sommes pas au complet chers amis chers camarades et on ne peut gagner on ne peut changer la vie une fois au pouvoir que si nous arrivons à entraîner les sphères insoumises et les sphères communistes j'en ai la conviction mais vous Vous devez décider. Vous déciderez dans la primaire. Je suis une femme, une féministe, et quand le temps des femmes est un fait social, culturel, planétaire, à l'heure de MeToo, dans une famille politique qui défend l'égalité, c'est un atout. J'en ai la conviction. Vous déciderez. Bon, si vous préférez un homme, vous inquiétez pas, vous aurez le choix. Une personnalité socialiste qui incarne par son profil, son histoire, l'ère Hollande, ne peut pas rassembler que la gauche de gauche, le peuple de gauche, pardon, attend de la crédibilité à porter un changement en profondeur dans ce pays avec les logiques néolibérales et productivistes. Mais c'est pareil, j'en ai la conviction et vous déciderez. Je crois encore que... On ne peut pas faire gagner la gauche face au Rassemblement national en charriant son imaginaire. Et face aux droits extrêmes, il faut affirmer avec clarté que l'immigration participe de la richesse de la France. J'en ai la conviction. J'en ai la conviction, mais vous déciderez. qu'on doit allier le meilleur de la tradition du mouvement ouvrier, la lutte pour le salariat, avec l'écologie, le féminisme et l'antiracisme. J'en ai la conviction, mais encore une fois, vous déciderez. Ce que je veux vous dire, c'est qu'au fond, avec la primaire, le juge de paix, c'est vous. le juge de paix. Et c'est ça qui est essentiel, c'est de vous donner le pouvoir de choisir. Et si je suis candidate, c'est aussi pour porter un autre rapport au pouvoir. Il y a un candidat à la présidentielle qui me disait l'autre jour, la présidentielle c'est un exercice viril. Il faudrait donc que je me comporte comme un homme, que je vous dise que je serai candidate coûte que coûte, parce que ça prouverait que j'en ai. ça me garantirait de peser dans le jeu. Mais moi, je vous le dis, je ne joue pas. Je ne joue pas, je suis candidate de l'Union, je ne serai pas candidate de la division. vous disant deux choses d'abord que par delà nos différences il ne faut jamais oublier ce que nous avons en commun et qui nous avons en face et c'est pour ça que les deux gauches irréconciliables quand je les vois réapparaître elle m'insupporte parce que ça n'est pas juste sur le fond parce que ça n'est plus de saison et parce que l'heure est au rassemblement si nous voulons gagner or nous pouvons gagner en 2027 de nostalgie de mélancolie de gauche et si vous vous mettez en mouvement vous allez voir nous pouvons et nous allons gagner mais la condition c'est qu'on vous entende que vous teniez que vous organisiez partout et je veux de ce point de vue ce sera mon dernier mot saluer la jeunesse les jeunes d'être si engagés en montrant la voie de l'union depuis des mois et des mois les jeunes de génération les jeunes écologistes les jeunes socialistes et bien sûr Et bien sûr, les jeunes de l'après. Merci à vous, merci à vous. Et maintenant, en avant, l'unité pour gagner.
Merci Clémentine et Ruffin.
bonjour à vous chers amis chers camarades mes premiers mots vous savez quand on a la chance de venir parler en public qu'on est visible ainsi c'est parce que en amont du moment où vous venez il ya des gens des travailleurs salariés aux bénévoles qui ont effectué un travail invisible pour que vous soyez visible et je pense en particulier à lucie et à toute son équipe qui porte à bout de bras cette primaire merci à eux merci à vous Il n'y a pas le gâteau, il n'y a pas les bougies, mais nous sommes ici pour un anniversaire, pour les 90 ans du Front populaire, c'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire à un moment où l'ombre du fascisme s'étendait sur l'Europe, où elle avait déjà gagné l'Italie, l'Allemagne, où elle montait vers l'Espagne, et bien à la place, en France, on fait front et on ouvre une page de lumière et de joie. Voilà ce qu'est le Front populaire. Il se fait, ça a été dit par Mathilde, ça a été dit par tout le monde, et c'est ce cri que vous reprenez ici, par un cri qui part du bas, par un cri qui part de la base, par un cri qui part de la base socialiste comme de la base communiste, par un cri qui est unité, unité, unité. C'est l'unité de la gauche. Mais c'est au-delà de ça, c'est l'unité de la République et c'est l'unité de la nation. Et ce cri qui était une évidence pour nos ancêtres du Front populaire, au fond il traverse toute l'histoire de la gauche et on le retrouve aujourd'hui. Quand le 9 juin 2024, au moment où Emmanuel Macron décide, improvise la dissolution... Il suffit que je dise Front Populaire et en 24 heures, ce sont 400 000 signatures qui imposent au parti de s'unir, de se réunir. Et en 4 jours, nous trouvons un programme commun et en 4 jours, nous avons une candidature par circonscription. Par la pression du bas, par la pression de la base. Et aujourd'hui encore, quand on interroge le peuple de gauche, ce sont les trois quarts des électeurs qui disent « nous voulons une candidature commune menée par une primaire ». Ce sont les trois quarts des électeurs insoumis comme les trois quarts des électeurs socialistes. Je vois Johanna Roland qui est là et je ne sais pas si elle se souvient de cette scène. On était ensemble, je te rendais visite pendant les élections municipales, et on va dans l'ancienne usine Lue, le lieu unique, à Nantes, et on rencontre les agents d'entretien et le chef d'équipe Mohamed nous prend à part, et il me dit, François, vous la gauche, vous êtes notre voix, pour 2027, on a peur, on vit avec la boule au ventre, alors entendez-vous, entendez-vous. Il me semble que ce que nous disait Mohamed, c'est simplement la voix du peuple de gauche. Je vais le dire avec franchise. Nous avons recueilli 100 000 signatures de soutien en 15 jours. Nous avons mis plus de 2 000 personnes sur une place de Lyon. Nous sommes en recherche, comme beaucoup, des 500 maires. Nous pourrions dire aujourd'hui, on y va tout seul. Ce n'est pas le choix que nous faisons, le choix est inverse. Nous souhaitons passer par la primaire et nous disons que les 100 000 signatures, la force que nous représentons, l'organisation que nous avons, nous sont prêts à le mettre au pot commun pour nous donner une chance de gagner. Nous voulons une primaire. Nous voulons une primaire pour des raisons de départage. Oui, à gauche, il y a plein de talents, il faut départager ça. Nous voulons une primaire pour des raisons de débordement, pour que ça ne se compte pas en milliers de militants, mais en centaines de milliers en vérité à 2, 3 millions de votants, et que la gauche retrouve une assise partout dans le pays, dans tous les cantons du pays. Mais nous voulons une primaire pour une autre raison, qui est la démocratie. 10 ans de Macron, 10 ans d'étouffement de la démocratie, 10 ans qu'il s'assied sur le pays. Si on prétend gouverner autrement, ça doit commencer maintenant. Ça doit commencer avant en rendant le pouvoir au peuple. C'est aux gens de décider, aux masses, aux travailleurs, au pays tout entier, à cette salle ici. Ça ne peut pas se faire par des négociations de salon. Ça ne peut pas se faire par des congrès arrangés. Ça ne peut pas se faire par les chefs à plumes. Ça ne peut pas se faire par des députés obligés. Ça doit passer par le peuple, ça doit passer par le pays, ça doit passer par vous. Et nous y allons avec cette conviction qu'il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Nous l'avons emporté en 1936, il y a 90 ans maintenant. Nous l'avons au moins à demi emporté en 2024. Au moins, nous avons empêché le Rassemblement national de l'emporter. Et je vous dis que moi, je sens comme un espèce de reflux. Un reflux, oui, un reflux de l'extrême droite qui en Europe est battu en Hongrie. Un reflux aussi, et je lis ça comme une bonne nouvelle, quand je découvre hier que CNews n'est plus en tête des chaînes d'info, mais que depuis un an, mais que depuis un an, CNews recule, que c'est maintenant passé derrière BFM et derrière LCI. Et que... Ça n'est pas encore inscrit à notre programme et je pense que ça va de soi, c'est une évidence. Pour nous, CNews sera fermée. Je voudrais ajouter un souhait, un souhait plus lointain. Pour moi, pour nous, à deux bouts, 2027 n'est pas la fin de l'histoire. Ça n'en est que le début, c'est une étape sur le chemin. Et après, après les présidentielles, après les initiatives, nous aurons besoin, quoi qu'il advienne, d'une force commune. Notre pari, c'est qu'ensemble à la primaire, ensemble pour une investiture commune, ensemble pour une voix qui porte sur les fonds baptismaux, Une force, une force pour demain, une force qui ne se comptera pas en milliers de militants, mais en centaines de milliers et possiblement en millions de sympathisants à travers le pays. Une force populaire, une force de masse, une force nombreuse, mais au-delà de ça, une force pluraliste. Une force pluraliste qui permet à la famille, dans ses différences et ses différences, de discuter sans procès. De discuter non pas par plateau de télé interposé ou par tweet, mais de discuter ensemble pour trouver le chemin du dépassement de nos contradictions. Voilà ce qui nous semble nécessaire, c'est qu'aujourd'hui... pause 2027, mais ça pose même un après, une force commune qui tienne dans la durée. Voilà notre souhait. Et si on fait tout ça, si on fait tout ça, à la fin, c'est nous qu'on va ? À la fin, c'est nous qu'on va ? Merci à vous. Merci
François. Et maintenant, j'appelle Benjamin Lucas.
mes chers amis, mes très chers amis, mes chers camarades, si je suis ici ce soir avec mes amis de génération, c'est évidemment pour commémorer, pour célébrer les 90 ans du Front populaire dans lequel nous puisons l'inspiration et l'énergie de mener tous les combats qui sont devant nous au présent et pour l'avenir. Mais si nous sommes là, si vous êtes là, debout dans cette salle depuis des heures maintenant, sous cette chaleur tropicale, c'est que je crois qu'au-delà de ce qui peut parfois nous séparer, ce qui peut parfois nourrir entre nous des débats, Nous avons la même aspiration. C'est d'être les porte-parole d'une génération qui s'est levée par millions. D'une génération qui, dans nos quartiers populaires, dans nos villes, dans nos villages, a décidé de refuser que l'extrême droite l'emporte en juillet 2024. D'une génération qui a décidé qu'on pouvait faire mieux, qu'on pouvait faire autrement, qu'on pouvait changer la vie, qu'on pouvait aspirer au bonheur, à la justice, à l'égalité, à la dignité, à la lutte contre le racisme et les discriminations. Cette génération, elle se résume en trois lettres. NFP ! La génération Nouveau Front Populaire, dont nous voulons être les porte-parole, elle est celle qui a la pleine conscience du moment historique que nous vivons. Et il est grave, très grave. C'est le moment où dans... Une période où le monde bascule dans le fascisme, à tant et tant d'endroits, avec tant et tant de difficultés pour beaucoup de nos camarades à résister, à lutter et à reconquérir le pouvoir. Dans ce moment-là, la France est le prochain domino qui peut tomber. Et moi j'assume d'avoir peur. Moi j'assume que oui, nous avons peur et nous devons avoir peur. Et d'ailleurs, si nous avions toutes et tous, vraiment, totalement... peur de l'arriver au pouvoir de l'extrême droite, comme ces millions de celles et ceux qui se sont mobilisés pour lui faire barrage en 2024, alors nous ne nous comporterions pas comme nous le faisons aujourd'hui, avec autant de légèreté, face à la perspective de cette menace historique et existentielle. Existentiel pour notre démocratie, existentiel pour les valeurs de la République, existentiel pour des millions de femmes et d'hommes qui auraient à souffrir dans leur chair de ce que représenterait une politique raciste, une politique de préférence nationale, une politique de sexisme, une politique, et on le voit d'ailleurs, qui aujourd'hui s'allie avec l'ennemi public numéro 1 de la justice sociale, le MEDEF, parce que nous commémorons le Front Populaire. Ceux qui disaient en 1936 plutôt Hitler que le Front Populaire, aujourd'hui, disent plutôt Bardella que la gauche. Et c'est face à cela que nous devons avoir peur. Oui, nous devons avoir peur de Bolloré. Peur de la diffusion de la haine raciste qui sature nos écrans, nos médias, nos rues. Moi, j'assume cette peur-là, non pas pour qu'elle nous paralyse. mais pour qu'elle nous pousse à agir, à agir vraiment avec sens de cette responsabilité historique qui est la nôtre. Parce que nous savons, et c'est la deuxième caractéristique de cette génération Nouveau Front Populaire, que pour battre l'extrême droite, il ne suffit pas, ça a été dit et très bien dit par Julia Cagé tout à l'heure, il ne suffit pas de s'opposer, de faire barrage, il faut proposer, et c'est ça l'esprit du Front Populaire, et encore plus du Nouveau Front Populaire, proposer une autre société, celle qui comprend, celle qui sait que la France n'est pas malade, de ses étrangers, qu'elle n'est pas malade, d'un manque d'autorité, qu'elle n'est pas malade de je ne sais quelle multitude, de je ne sais quelle pluralité. Elle est malade des inégalités. Elle est malade des injustices. Elle est malade de la pauvreté. Elle est malade de l'isolement, de la solitude. Elle est malade du manque d'avenir pour sa jeunesse. Elle est malade de la crise écologique qui condamne aujourd'hui notre génération à avoir la quasi-certitude que ceux qui viendront après nous vivront moins bien que nous, là où pour nos grands-parents qui ont connu 36, les premiers congés payés, ils avaient la conviction qu'au bout du chemin, leurs enfants, leurs petits-enfants vivraient mieux dans une société meilleure et plus juste. Nous avons la conviction qu'il faut réparer cela. Et donc pour cela, il nous faut construire ensemble. Un projet de société, une boussole qui permette de résister aux tempêtes, qui permette de transformer radicalement la société pour la justice sociale et le partage des richesses en mettant fin à la rente, à l'héritage qui perpétue continuellement les inégalités pour éradiquer la grande pauvreté et d'abord dans la jeunesse avec la location d'autonomie, ça a été dit tout à l'heure. pour créer un nouveau pacte de fraternité autour des services publics. Ce n'est pas pour rien si au moment du nouveau Front Populaire nous sommes allés chercher Lucie Casté qui représente, qui incarne le combat pour les services publics, pour nous représenter. En transformant l'école avec un service public du soutien scolaire et de l'aide aux devoirs, pourquoi pas en le financement sur une baisse des dotations accordées à l'enseignement privé et au séparatisme scolaire. Un nouveau pacte de fraternité pour mettre fin au contrôle discriminatoire, pour interdire que sur les antennes de télévision on puisse inviter des personnalités condamnées pour injure raciale ou pour incitation à la haine. Un pacte de fraternité pour partager, partager, partager. C'est ça que nous voulons, la société du partage. Et enfin, je veux le dire, cette génération nouveau Front Populaire, elle a une autre caractéristique. Elle connaît le chemin. Elle sait comment parvenir à la victoire. C'est l'union. L'union, l'union, l'union, l'union. Et je veux le dire, pas l'union à moitié, pas l'union aux deux tiers, l'union en entier, l'union totale, l'union du nouveau Front populaire. Et je le dis à tous ceux qui agitent de tentations mortifères. Non, notre ambition n'est pas de construire la gauche non-mélenchoniste. Non, notre ambition n'est pas de construire la gauche qui dit ou qui disait plus jamais PS. Notre ambition, c'est de construire la France, la République, de la fraternité, de l'égalité. Et pour ça, face à l'extrême droite, face à la droite, il ne faut pas dire, théoriser qu'il y aurait des gauches irréconciliables. Parce qu'il y a un pays à réconcilier, une gauche à mettre en ordre de bataille pour aller convaincre, convaincre. convaincre partout, sans cesse, celles et ceux qui attendent, qui attendent de nous tout simplement que nous rendions la vie meilleure, que nous allions, et ce sera mon mot de conclusion, faire comme il y a 90 ans, rendre la vie plus légère, plus heureuse. Nous avons conquis les congés payés, nous conquérons le droit aux vacances. Nous avons conquis la liberté, l'égalité, la fraternité, nous allons faire de cette devise une langue vivante dans le quotidien concret de celles et ceux qui aujourd'hui sont victimes de la pauvreté, des discriminations, du chômage. Nous n'allons pas disserter sur la valeur travail. Nous allons mieux rémunérer les travailleuses et les travailleurs et permettre à chacune et à chacun de se former, d'apprendre, de conquérir son droit à la culture et aux loisirs. Alors mes amis, mes camarades, le travail qui nous attend est immense. Tous ceux qui y voient ce que nous faisons, qui commentent, sont pessimistes. Nous-mêmes parfois, nous le savons. Mais nous n'avons pas le droit de nous résigner parce que ce qui se joue, c'est aussi ce que diront dans 90 ans nos enfants et nos petits-enfants. Ont-ils été à la hauteur ? Ont-ils été capables de protéger mon environnement, mon pays ? dans ce qu'il a de plus cher, de plus précieux, sa devise, ses valeurs, son aspiration à l'égalité.
Merci Benjamin ! Merci d'être là, ça fait du bien ! Ça fait du bien ou pas ? En plus, je ne sais pas si vous avez capté, mais au premier rang, il y a une bande de jeunes, vous dites un mot, paf, ils sortent un slogan. Dans la seconde, qui est en rapport avec le mot que vous venez de dire, on dirait de l'intelligence artificielle. C'est stupéfiant. Je suis sûre qu'ils ont Claude dans leur poche qui leur dicte des slogans. Très, très impressionnant. Et vous dire aussi pour celles et ceux qui diraient de mauvaise foi, bien sûr, par cynisme. Oui, oui, il y avait de l'ambiance ce soir, mais bon, que se passe-t-il en dehors ? Eh bien en dehors, c'est simple, 82%. des électeurs de gauche écologistes veulent la primaire. Plus 4 points depuis deux mois, plus ils critiquent la primaire, plus on la veut. Et message de service aux socialistes qui ne sont pas là, 87% des électeurs socialistes veulent la primaire. Et 89% des électeurs écologistes. Bref. fête l'anniversaire ce soir, c'était il y a 90 ans. C'est long 90 ans, c'est presque un siècle et pourtant, quand on revisionne les images, c'est presque familier. On reconnaît tout, on reconnaît les visages fatigués, les corps abîmés, les gens qui doutent et la peur de l'avenir. Mais dans ces visages, on reconnaît surtout la détermination. La détermination de celles et ceux qui refusent de courber les Chines, de celles et ceux qui sont prêtes et prêtes à se battre et en découdre même, comme nous aujourd'hui, et la détermination de celles et ceux qui finissent par l'emporter, oui par l'emporter, comme nous en juillet 2024. Le front populaire, ça n'est pas juste une page d'histoire, une nostalgie. C'est un rappel. C'est un rappel que nous adressent ces femmes et ces hommes qui se sont levés et qui ont dit « ça suffit ». Ça suffit de travailler toute sa vie sans vivre dignement. Ça suffit de subir sans décider. Ça suffit de laisser les puissants et nos adversaires écrire l'histoire à notre place. Et vous savez quoi ? Ils ont gagné, ils ont gagné des congés, ils ont gagné de la dignité, ils ont retrouvé leur fierté. Et bien ce soir, nous le disons à nouveau, nous sommes en 2026, ça fait 90 ans, et ça ? Alors attendez, on va le refaire, ils n'étaient pas prêts, merci à toi. Nous sommes en 2026, et ça ? Ça suffit ! Celles et ceux qui nous gouvernent avec tant de mépris depuis 10 ans ? Celles et ceux qui veulent accentuer les fractures de ce pays pour en profiter électoralement, ça suffit. Celles et ceux qui, dans notre propre camp politique, nourrissent jour après jour la division, véritable cadeau fait à nos adversaires, ça suffit. Et celles et celles et ceux qui font semblant de ne pas voir où tout ça nous mène, c'est-à-dire dans le mur, ça suffit. Oui, je suis en colère. Tous les jours. Et encore plus quand je rentre chez moi, à chaque fois... Je vis dans une ville qui depuis 12 ans est dirigée par le Rassemblement national. Et vu depuis cette ville, le spectacle donné par quelques mégalomaniaques de notre camp politique est proprement indécent. Alors oui, je suis en colère. Et je sais qu'ici chacun a ses raisons de l'être, pas vrai ? Mais notre colère, c'est pas une colère qui détruit. C'est une colère qui réveille. Une colère qui dit on vaut mieux que ça. Les écologistes. se battent pour le vivant. Ils ont toujours eu les générations présentes et futures à l'esprit. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ce documentaire qui s'appelait « Nos enfants nous accuseront ». On parlait de pesticides dans les cantines, de la santé des enfants, d'un modèle agricole à bout de souffle, en se demandant comment on expliquera nos choix et nos non-choix d'aujourd'hui à nos enfants quand ils seront plus grands et à ceux des autres aussi d'ailleurs. Mais les amis, vu comme c'est parti, Nos enfants ne nous poseront pas juste des questions sur l'état dans lequel nous aurons laissé la planète et leur santé. Si l'extrême droite arrive au pouvoir, ils nous demanderont aussi ce qu'on a fait de leur pays et de leur démocratie. Ils nous demanderont des comptes et ils auront raison. Et à votre avis ? A votre avis, comment celles et ceux qui se seront obstinés dans la passe en emmenant la gauche vers un fiasco assuré se justifieront ? En disant qu'ils ne l'avaient pas vu venir ? Mais c'est faux ! On le voit même arriver gros comme une maison. En disant qu'on était irréconciliables ? Mais eux le sont peut-être entre chefs, mais nos électeurs, eux, ne le sont pas. Et partagent les mêmes préoccupations comme les enquêtes d'opinion le soulignent. En disant que nous n'avions pas de projet, alors peut-être qu'eux ils n'en ont pas, mais nous on en a ici. Les écologistes, ils ont mis 500 propositions en ligne, en consultation. On a déjà reçu plus de 10 000 avis, vous avez jusqu'au 15 mai pour le faire aussi, marinetondelier.fr, vous cliquez sur notre programme et vous avez 10 jours pour contribuer, pour voter, pour amender. Les écologistes ont aussi partagé à leurs partenaires ici présents 21 priorités qui pourraient être les nôtres et celles des Françaises et les Français si on gouvernait ensemble. On a fait savoir que c'était juste une base pour entamer la réflexion et la compléter collectivement et c'est ce qu'on a fait avec le Front Populaire 2027 qui mettra en ligne ce soir 65 mesures que nous portons en commun. Alors à court de prétexte, peut-être que celles et ceux qui auront emmené la gauche dans l'impasse diront simplement la vérité. que c'était pas confortable, que c'était trop difficile et qu'ils pensaient qu'ils n'y arriveraient pas. Mais je vais vous dire, les mois à venir ne seront faits que d'adversité. Celles et ceux qui voudront se trouver des excuses pour ne pas dire, pour ne pas faire, pour ne pas tenter, en trouveront des tas. Mais nous ici, celles et ceux qui sont là ce soir et celles qui nous regardent, nous savons que nous ne lâcherons rien, qu'il faudra oser, qu'il faudra faire preuve de courage, qu'il faudra inventer des choses nouvelles et les porter ensemble avec détermination. Le 1er mai, j'ai proposé la mise en place d'un congé climatique. Depuis, cette proposition a reçu un gros soutien, je ne m'attendais pas à ce point, mais quelques-uns, depuis des studios bien climatisés de la bolosphère, tiennent des propos dénigrants et climato-sceptiques sur cette proposition. Pourquoi ? Parce que le dérèglement climatique ne touche pas tout le monde de la même façon. Que c'est pas pareil pendant une canicule d'être éditorialiste sur RMC ou d'être ouvrier du BTP. Et pour ne pas s'en rendre compte, monsieur Louis Sarkozy, il faut quand même être sacrément privilégié. Et bien ce soir devant vous, dédicace pour lui, je vais même aller plus loin. Je vous propose que symboliquement nous préparions une nuit du 4 août climatique. Comme le 4 août 1789, nous allons abolir les privilèges climatiques, abolir les privilèges de celles et ceux qui s'arrogent le droit de condamner notre avenir pour leur confort. Ce sera bon pour le climat, ce sera bon pour la justice sociale, ce sera bon pour la démocratie, ce sera bon pour le vivre ensemble et ce sera bon pour notre prospérité collective. Imaginez donc, au niveau mondial, les 50 milliardaires les plus riches, en 90 minutes, ils émettent plus de carbone qu'une personne moyenne dans toute sa vie. Et la vérité c'est que dans notre pays, la France, les ultra-riches et une certaine élite politique et économique se rendent coupables de séparatisme, de séparatisme social, de séparatisme fiscal. Ils ne vont pas dans les mêmes écoles que nous, ils ne vont pas dans les mêmes hôpitaux que nous et ils conduisent notre pays à un état d'urgence permanent, état d'urgence sociale, état d'urgence démocratique, état d'urgence écologique. Eh bien, chez les écologistes, et je sais que c'est votre cas ici ce soir aussi, nous refusons que l'on habitue nos enfants à avoir peur de l'avenir. Nous refusons qu'on nous divise pour mieux nous affaiblir. Et nous refusons cette chronique d'une nouvelle défaite annoncée que certains dans notre propre camp alimentent abondamment. On va leur répondre. Oui, je suis en colère, mais je suis plus déterminée que jamais. Et vous aussi, pas vrai ? Alors on va continuer. cette soirée. On se rappellera et dans quelques années, on la racontera à nos enfants et à ceux des autres en leur disant à la Bellevilloise, on y était ou on était chez nous.
Chers amis et néanmoins chers camarades, j'écoute Marine à l'instant et je me dis qu'elle pourra même dire à ce garçon qu'elle porte qu'il est même venu vivre lui-même la Bellevilloise et que ce jour-là, effectivement, il a contribué à sa façon à nous dire que la vie va continuer après Léon Blum, après ses 90 ans et que nous sommes ici porteurs d'une histoire que nous allons prolonger. Chers amis, chers camarades, il y a... de France qui ne se regarde plus. Il y a celle qui prend son avion privé pour un week-end et puis il y a celle qui se demande si elle pourra se payer un plein pour partir en vacances. Il y a celle qui choisit son quartier pour éviter la mixité et celle qui n'a pas le choix de son logement. Il y a celle dont les enfants héritent d'un patrimoine et celle dont les enfants héritent d'une dette. Il y a deux Frances qui ne vivent plus exactement au même rythme ni dans le même pays. Un infirmier paye un taux d'imposition plus élevé qu'un milliardaire. Ce n'est pas une métaphore, ce n'est pas une image militante, c'est un fait. En France, 13 000 millionnaires ne payent aucun impôt sur le revenu, aucun zéro. Et pendant ce temps, on explique aux classes populaires, à la classe moyenne, qu'il faut encore faire des efforts. Eh bien, nous, ici réunis, nous affirmons haut et fort qu'une fois revenus au pouvoir, nous instaurerons une taxe Zuckmann. Des familles qui ouvrent leur boîte aux lettres et regardent leur facture d'énergie, qui font des calculs dans leur tête, le chauffage ou les courses, les cours sur le loyer, qui connaissent par cœur le prix du litre de lait ou d'essence parce que dans leur vie, ça compte. Des jeunes qui ne trouvent pas de logement parce que les loyers ne sont pas encadrés. Des anciens qui survivent avec le minimum vieillesse. Des territoires entiers. où le médecin est à 20 ou 30 kilomètres, des territoires où les gens ont le sentiment justifié qu'on les a oubliés. Alors il y a ceux qui regardent ça en haussant les épaules, et puis il y a ceux qui ici se relèvent les manches, qui n'acceptent pas que la fatalité. Et je vois nombreux et nombreux ce soir qui n'acceptent pas cette fatalité parce que nous ne l'accepterons pas. Non, ce n'est pas la nature des choses. C'est le résultat de choix politiques. Et des choix politiques, ça se change. Oui, Front Populaire. La transition écologique n'est pas non plus une abstraction pour colloques climatisés. C'est la question de savoir si nos enfants pourront respirer, si nos agriculteurs auront toujours de l'eau, si nos côtes existeront encore. Un pays qui ne maîtrise pas son énergie n'est pas un pays libre. Il est dépendant, vulnérable, soumis aux humeurs des marchés et des autocrates. Nous voulons, nous, un pôle public de l'énergie, une rénovation thermique accessible à tous, une écologie qui protège les gens plutôt que de leur faire la morale depuis les beaux quartiers. Et notre démocratie dans tout ça, elle aussi s'est abîmée, elle s'est éloignée. Le pouvoir s'est recroquevillé dans quelques palais, quelques dîners en ville. Il y a des endroits à Paris où l'on décide de l'avenir de tous. Des salons feutrés, des antichambres, silencieuses et dans ces endroits. Le cri du peuple ne parvient plus qu'à l'état de vague murmure. On y parle des gens, mais on ne les entend plus. Alors... Nous voulons ici rendre la parole aux Français, vraiment, leur offrir une sixième République, un référendum d'initiative citoyenne, un rééquilibrage des pouvoirs, parce qu'un président qui dissout l'Assemblée par caprice, selon son humeur, ce n'est pas une démocratie, c'est une monarchie républicaine. Je veux évidemment vous dire quelques mots. Du droit international qui est foulé au pied aujourd'hui par Poutine, par Trump, par Netanyahou. Cette nouvelle géopolitique n'est pas le fruit du hasard, mais d'une nouvelle mutation du capitalisme. Avant-hier industriel, hier financier, aujourd'hui prédateur et autoritaire. Le capitalisme des premières révolutions industrielles avait d'abord besoin de charbon pour faire tourner ses machines à vapeur, puis de pétrole pour l'électricité. Le capitalisme numérique et énergétique a besoin de métaux critiques, de terres rares, de capacité de calcul, d'accès à une énergie abondante et stable. Ces nouveaux prédateurs ne ressemblent pas aux industriels du 19e siècle ni aux conglomérats du 20e. Leur pouvoir ne repose pas uniquement sur la propriété d'usines ou de matières premières. Il s'étend désormais aux architectures invisibles qui structurent la circulation du savoir, de l'attention et de la réputation. Posséder une plateforme, c'est pouvoir organiser la visibilité du réel, contrôler une infrastructure numérique, c'est pouvoir hiérarchiser ce qui compte et ce qui disparaît. Nous assistons. à une recomposition des hiérarchies de priorité et les urgences collectives ne sont pas nécessairement à l'agenda des acteurs dominants leurs intérêts se dissocient progressivement de la nécessité sociale alors 2027 que se passera-t-il si la gauche rate encore ce rendez-vous d'autres viendront D'autres viendront, et ils ne viendront pas pour gouverner, mais pour détruire. Je les vois aussi quand ils sont déjà au pouvoir, dans ces pays que l'on pourrait citer les uns après les autres. Ils arrivent avec leur tronçonneuse. Joyeux sur deux pour déchiqueter le code du travail, démanteler la sécurité sociale, museler la presse, disqualifier les juges, piétiner l'égalité entre les femmes et les hommes, confondre la France avec ses frontières et l'identité avec la peur de l'autre. Cette France-là n'est pas la nôtre ! La nôtre ! La nôtre ! C'est celle de Jaurès, c'est celle de Blum et du Front populaire, la République sociale, celle qui croit que la liberté se confond avec l'égalité. Cette liberté qui n'est pas celle qui entache celle de l'autre, mais celle qui rend chacune et chacun libre. La liberté véritable. commence lorsque la peur de manquer cesse de déterminer chaque décision. Alors notre France, à nous, oui, elle est métissée, elle est plurielle, elle est pluriculturelle, elle est plurireligieuse, elle est faite de celles et ceux qui l'ont constituée à travers les siècles et qui sont venus l'enrichir. Et c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas peur de celles et ceux qui, au municipal, en Seine-Saint-Denis et ailleurs sont devenus maires et qui ont, avec toi, réussi à faire la démonstration que oui, une génération émerge qui n'est plus seulement là pour servir les plats à leurs ex-colonisateurs, mais qu'elle est là pour dire qu'elle est totalement française, qu'elle a totalement sa place et qu'elle a le droit maintenant aussi de vivre au mieux de tous et même de prendre le pouvoir. Alors, chers camarades, les Français ont besoin de nous. Pas demain, maintenant. Et nous pouvons gagner. Il y a 90 ans. Oui, on va gagner. Oui, en tout cas, on peut gagner. Mais ça dépend de nous. Ça dépend de ceux qui ont parlé avant moi. Ça dépend de ceux qui ne sont pas encore là. Et ça dépend de nous toutes et tous. Il y a 90 ans, dans ce pays, des gens qui se méfiaient les uns des autres, qui parfois même se détestaient, ont décidé de regarder dans la même direction. Il y a 90 ans, des socialistes, des radicaux, des communistes qui ne s'aimaient pas avaient leurs histoires, leurs blessures, leur rancœur. Blum ne faisait pas confiance à Thorez et la réciproque était vraie. Les radicaux regardaient les communistes avec suspicion. Et pourtant, et pourtant, ils ont tenu. Ils ont tenu parce qu'ils avaient compris une chose tellement simple. Après le 6 février 1934, après la montée des ligues fascistes sur le Parlement, ils avaient compris parce que le peuple français le leur demandait, que leur différence était infiniment moins grande que cette différence abyssale qui les opposait à ce fascisme qui arrivait. Le résultat de leur unité, c'est que 90 ans après, nous sommes encore là à les célébrer. Parce que le résultat, c'est que pour la première fois, des ouvriers, des salariés, des familles modestes ont pour la première fois de leur vie posé leur valise sur une plage. pour la première fois, ont pris un train pour dépasser les frontières de leur département et découvert ce pays qu'ils ne connaissaient même pas. Et qui ont compris, qui ont compris que leur corps, qui ont compris que dans leur corps, que le rapport de force pouvait tout changer. En 1936, personne n'y croyait. Peut-être que même les militantes et les militants n'y croyaient pas complètement. Les journaux de droite et d'extrême droite ricanaient. Ça ne tiendra pas. Ces gens-là sont incapables de s'entendre. Eh bien, ce que nous vous avons dit ce soir, avec Marine, avec tout à l'heure Lucie, avec Clémentine, avec François, c'est toujours le problème, avec Benjamin. et je le dis aussi avec ceux qui ne sont pas là, et qui auraient dû être là, eh bien nous tiendrons, nous tiendrons, parce que nous sommes là, socialistes, écologistes, communistes, militants de place publique, républicains de conviction, progressistes, humanistes, intellectuels, chercheurs, chercheuses, citoyennes et citoyens engagés. Nous sommes nombreux. Oui, nous sommes différents. Et cette diversité n'est pas une faiblesse. C'est notre force, à condition de ne pas en faire notre paralysie. La gauche n'a pas perdu en 2002, en 2017, en 2022, parce qu'elle manquait d'idées. Elle l'a perdue parce que ses candidats se regardaient en chien de faïence pendant la campagne, pendant que leurs adversaires, eux, avançaient groupés. Vous avez remarqué qu'à l'extrême droite, ils ne savent pas encore qui sera leur candidat ou leur candidate. Ils attendent la décision des juges le 7 juillet. Mais ce qu'ils vous ont déjà dit et ce qu'ils ont déjà dit à la France... Que ce soit Bardella ou Le Pen, eux seront unis, eux feront face, eux seront capables dans une élection présidentielle d'avancer groupées. Alors à nous toutes et tous de leur dire que la réciproque sera vraie, que face à eux nous serons là et que nous ne lâcherons pas. Et puisque malheureusement je n'ai plus cette qualité d'être aussi jeune que vous, je le dis, la vieillesse aussi emmerde le Front National. Assez versé de larmes à chaque premier tour d'élection présidentielle. Assez de gâchis. Le rassemblement ne garantit pas la victoire. Mais la division, elle, garantit la défaite. Ce n'est pas une opinion, c'est notre histoire, douloureuse, répétée, cuisante. Alors nous pouvons gagner, mais pas comme ça, pas diviser. Aujourd'hui, la gauche française est fragmentée. Il arrive même... Il en fallait sûrement un pour le dire. Mais dis-toi, chers camarades, sans doute avec l'idée de voter pour un autre que ceux qui sont ici rassemblés. Je te le dis aussi. Les socialistes que tu ne veux plus voir gouverner, ils sont ceux qui étaient là pour le Front populaire. Ils étaient là le 10 mai 1981. Et ce que tu défends aujourd'hui, c'est eux qui l'ont conquis avec la rue, avec les syndicats, parce qu'ils étaient là et parce qu'ils ont converti ce que le peuple de rouge attendait insuffisamment. Tu as raison. Et nous avons fait. Nous avons eu le courage, nous, après chaque défaite, de faire notre inventaire. Alors nous ne sommes pas les seuls à avoir perdu, nous ne sommes pas les seuls à avoir échoué, mais nous sommes les seuls à avoir fait un inventaire. je ne me satisfais pas de cette gauche fragmentée, épuisée par ses querelles internes. parfois défigurés par des comportements qui éloignent plus qu'ils ne rassemblent. Et je le dis aussi, dans cet espace, il y a aussi une ambiguïté que je veux lever. Jean-Luc Mélenchon est d'ores et déjà candidat. Il l'a dit, il le répète, il ne changera pas d'avis. C'est son droit. Il est parfaitement légitime dans cette compétition électorale. Mais cela signifie que la question de l'union avec le leader de la France insoumise, je dis bien avec le leader de la France insoumise, est une question fermée. Et il faut avoir le courage de le dire plutôt que d'entretenir une fiction qui nous coûte du temps et de l'énergie. Jean-Luc Mélenchon a choisi une voie qui n'est plus celle du rassemblement, une voie qui fracture, qui polarise, qui préfère l'affrontement spectaculaire à la construction patiente. C'est son droit, mais ce n'est pas notre choix. Je le dis et je ne le dis pas pour disqualifier. Je sais ce qu'il représente. Je dis cela parce que l'Union ne peut pas se faire à n'importe quel prix, et notamment pas au prix de l'abandon de nos valeurs, notamment démocratiques, républicaines, de notre rapport à l'Europe, de notre capacité à gouverner ensemble ce pays. Alors avançons, construisons une alliance qui ne soit pas de façade, une alliance qui regarde ses désaccords en face et qui les surmonte parce qu'elle a décidé que l'essentiel prime un cadre commun, programmatique, démocratique, crédible et un visage, un candidat commun ou une candidate commune. Une primaire, oui, si elle n'est pas un spectacle de plus, un rituel dont on sort plus divisé qu'on y est entré. Un acte démocratique, sérieux, encadré, qui donne à notre candidate ou notre candidat une légitimité que personne ne pourra lui contester. Et puisqu'il y a des gens qui contestent la primaire, si quelqu'un a une meilleure idée pour parvenir à cette candidature commune, qu'elle obtient le soutien de toutes elles et ceux qui se sont engagés à gauche aujourd'hui à soutenir une primaire, je m'engage à soutenir cette solution sur le champ. Mais je le dis aussi clairement, sans détour, je ne pardonnerai jamais à ceux qui, par ambition personnelle ou inconséquence, auront privé la gauche de sa chance de gouverner et de mener le combat. Je ne pardonnerai jamais, jamais, parce que le danger, Clémentine l'a dit, Le danger, il est bien là et nous ne pouvons pas le minimiser ni le relativiser. Nous avons face à nous l'extrême droite et nous le savons. Nous vivons un moment qui réclame de l'audace, pas simplement l'audace des grandes envolées de meetings ou de congrès, l'audace du compromis parfois difficile, l'audace de se tendre la main et de se dire que nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, mais que nous sommes prêts à céder quelque chose parce que l'on a compris que l'enjeu est plus grand que nous. L'histoire... L'histoire ne repassera pas les plats. Elle peut être tragique. La guerre est de retour. Pain, paix, liberté. C'était le mot du Front populaire de 1936, le glorieux Front populaire. Et au fond, ce slogan n'a pas pris une ride. Ou plutôt, ajoutez-y. écologie et repartons maintenant au combat. Nous sommes les héritiers d'une grande et belle histoire. A nous d'être à la hauteur de ceux qui nous ont précédés. Tous ensemble, chers amis, chers camarades, allons chercher la victoire.
Chers camarades, chers amis et chers camarades, il y a une femme à qui l'on doit d'être toutes et tous ici. Il y a une femme grâce à qui nous sommes ici parce qu'elle s'est toujours, toujours battue en mettant toute son énergie et sa détermination pour l'unité. Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour mon ami et camarade Lucie Castel.
Chers amis, il me revient ce soir la responsabilité de conclure et cette responsabilité est immense, c'est de garder des centaines de militants assoiffés, éloignés du verre de l'amitié. Donc je vais faire vite. Avant de commencer, je voudrais juste remercier notre député du 20ème, Daniel Simonnet. Pour la qualité de son animation, elle fait aussi des anniversaires mariage. Un peu de sérieux, pardon. Mes amis, nous sommes ici réunis pour porter un message. Nous connaissons la fin de l'histoire quand la gauche se présente divisée. 2002, 2017, 2022, nos divisions au premier tour, c'est l'extrême droite au second tour. L'union, c'est la condition de la victoire. Alors j'entends les esprits chagrins nous dire, presque chaque jour, chaque semaine, vous n'êtes pas prêts. La primaire n'existe pas. La primaire n'aura pas lieu. A eux, nous leur répondons, nous sommes prêts. Cette désignation... Cette désignation collective, cette désignation démocratique, ce n'est pas une chimère. Elle peut exister, elle va exister, car nous nous en sommes donnés les moyens. Nous avons une équipe, nous avons un dispositif de vote fiable et sécurisé, nous avons une structure juridique. Nous sommes prêts à mobiliser des millions d'électrices et d'électeurs. Nous sommes prêts ! Et ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui, ce que nous sommes en train de faire depuis des mois, depuis désormais presque une année, ce n'est pas une simple alliance électorale. C'est un moment inédit, je dis bien inédit, de travail collectif au long cours, qui rassemble non seulement des partis politiques, mais aussi des membres de la société civile, des organisations syndicales, des collect... Il faut bien sûr aller encore plus loin pour ouvrir plus grand les portes de la politique à des figures nouvelles, à des figures diverses, à des figures plus représentatives de la diversité de la société française. C'est ce que nous sommes en train de construire, ce que nous sommes en train de construire devra permettre là que la politique soit enfin à l'image de la société tout entière. Et c'est à cette seule condition, je le crois, que la gauche réussira enfin ou de nouveau à s'ancrer dans les attentes de la population, notamment celles qui nous demandent de faire de la politique autrement. On nous a dit à raison à quel point le risque de l'extrême droite était grand. Mais je souhaite que l'on cesse un instant d'imaginer le risque pour voir l'opportunité. L'opportunité devant nous, c'est celle d'un chemin nouveau, celle d'un projet nouveau pour la France. Et c'est pour ça que je suis heureuse de vous annoncer que dès à présent, nous rendons public ce soir nos huit premières priorités communes. Un socle... Un socle d'idées qui nous réunit, de l'élargissement des champs des services publics que l'on enlèvera à la logique marchande mortifère, au partage des richesses, en passant par des réponses ambitieuses pour évidemment répondre au changement du monde du travail, pour stopper l'ubérisation et la création d'un nouveau prolétariat, notamment pour les travailleurs des plateformes qui sont exploités et qui n'ont pas d'accès aux droits sociaux. pour proposer des réponses aux crises géopolitiques que nous traversons aujourd'hui. Ces mesures, je vous invite à les redécouvrir dès à présent sur notre site internet frontpopulaire2027.fr. Chers amis, on nous regarde, les électeurs de la gauche nous regardent, mais il y en a d'autres qui ne nous regardent plus. J'étais ce matin dans mon bureau de la mairie du 12e arrondissement avec un responsable des Restos du Coeur. Avec un responsable des Restos du Coeur qui me demandait d'ouvrir une antenne des Restos du Coeur dans le 12e arrondissement car la plateforme du 11e arrondissement ne suffit plus pour répondre à la demande de distribution de repas tant elle explose. Le nombre de personnes qui n'arrivent pas à se nourrir chaque jour explose. J'étais cet après-midi dans un hôtel financé par la ville de Paris qui permet d'héberger des jeunes filles en attente de reconnaissance de leur minorité. C'est à elles et eux que nous devons parler. C'est à elles et eux que nous devons répondre. C'est à elles et eux que nous devons proposer un projet de rupture avec dix années mortifères de macronisme. Chers amis, l'union aura lieu et pour ça nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de vous pour aller convaincre partout sur le territoire. Nous avons besoin de vous pour organiser 100 réunions publiques partout en France. Nous avons besoin de vous pour mobiliser des bénévoles pour tenir des bureaux de vote. Pour nous rejoindre, rendez-vous sur le site frontpopulaire2027.fr. Vous pouvez vous inscrire, nous avons besoin de vous. Chers amis, l'histoire ne nous demande pas d'être parfait, elle nous demande d'être à la hauteur. Donc comme Léon, choisissons l'union. Merci beaucoup.
Vous n'avez pas l'air au complet, là, non ?
Vous pouvez regarder les caméras.
Pour l
'instant, on a dit l'automne, et donc on va tenir... On a dit l'automne, on va tenir cette date, donc on est prêts, on a un calendrier, et pour l'instant, on tient ce calendrier-là.
La
date du vote, s'il y a vote.
On a annoncé l'automne et donc on tiendra en automne. C'est important que les gens aient de la visibilité et qu'on ait le temps de faire campagne, bien sûr.
Mais pendant ce temps-là, d'autres font campagne.
Mais ce n'est pas un problème. Moi, ce que je pense, ce que j'ai toujours dit, c'est qu'il faut que la primaire permette de faire émerger une équipe. Une équipe crédible qui rassemble toutes les sensibilités de la gauche, qui soit à l'image du pays. Et donc, d'avoir la primaire en octobre ou à l'automne, ça nous permettra de faire ça. Donc c'est un autre tempo et ça sera très bien comme ça.
pourquoi François Ruffin et Olivier Faure sont absents de ce point presse ?
Olivier Faure et François Ruffin ne sont pas absents puisque vous avez Sophie Taillé-Polliant et Joanna Roland qui sont là pour les représenter. C'est important et c'est aussi ça, faire incarner une équipe diverse avec notamment des femmes. Qui pourrait voter ? Est-ce que vous êtes
allé avancer
là
-dessus ?
Pour
l'instant, on n'a pas de critères de candidats maximum. On a des critères de nombre de parrainages citoyens d'une part et de nombre de parrainages d'élus d'autre part. Ça ne fixe pas un nombre de candidats maximum parce qu'on n'a pas envie de fermer par principe des candidats. Notamment, on veut que des candidats issus de la société civile puissent aussi se présenter.
Je crois que vous avez des questions concrètes. Seriez-vous sorti de votre scepticisme
? Est
-ce que la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui n'était pas une surprise, a été un électrochoc, au moins une
piqûre de rappel de l'urgence pour vous de vous mettre en marche et de lancer son primaire ? Vous l
'avez dit vous-même, vous avez vous-même répondu à la question. C'était non pas une surprise. Moi, ce que je trouve dingue, c'est de considérer qu'une réunion entre élus peut suffire à désigner un candidat qui peut l'emporter, alors que le risque de l'extrême droite est immense. Nous, nous faisons appel au peuple de gauche. pour choisir le ou la meilleure candidate. Ça nous semble, sur la méthode, sur le fond, sur les chances de gagner, la meilleure chose à faire.
Mais est-ce qu'entre vous, vous vous êtes dit, bon allez, il faut qu'on mette un coup d'accélérateur sur cette climat.
Notre meeting du 5 mai, il est prévu depuis des mois, et vous le savez très bien, ça n'a rien à voir avec Jean-Luc Mélenchon. Non, pas du tout. Vous avez dit
à Olivier Faure qu'il accélère peut-être un petit peu en interne pour faire valider... C'est possible
que la date retenue par Jean-Luc Mélenchon, en revanche, ait un rapport avec la date de notre meeting d'aujourd'hui, et le nombre de personnes qui sont là peut en témoigner, on crée une impression aussi. C'est
un peu tributaire quand même de ce qui se passe au sein du Parti Socialiste.
-ce
que du coup le Parti Socialiste ? J'avais l'impression qu'il y a une question pour les socialistes. Oui. Laquelle ?
Les socialistes, c'est envisageable.
Olivier Faure a été très claire ce soir. Nous nous battons pour un candidat commun de la gauche et des écologistes. Nous sommes venus dire ce soir que oui, nous sommes favorables à une primaire. Je fais partie avec beaucoup de ceux qui sont ici, de celles et ceux qui mettent de l'énergie dans la construction de cette primaire. Olivier Faure a dit trois choses très claires ce soir. Un, nous sommes pour un candidat commun de la gauche et des écologistes. Deux, nous avons travaillé et proposé une primaire. Trois, si d'autres ont une proposition alternative à proposer, qu'il fait consensus parmi les partenaires de gauche et écologistes, qu'il la formule. Pour l'instant, je n'ai pas entendu de formule alternative qui fasse consensus. Donc oui, nous allons continuer à défendre cette idée d'un candidat de la gauche et des écologistes. Pas pour nous-mêmes, parce qu'en vérité, ce qui compte, ce n'est pas ce qui se passe dans cette salle. C'est pour qui on fait ça, c'est pour quoi on fait ça. Vous le savez, moi, je suis maire. Je sors d'une campagne municipale comme d'autres ici. où j'ai vu, avec d'autres maires, dans les villes et les villages de France, les classes populaires qui souffrent, les classes moyennes qui ont le sentiment et la réalité d'être déclassées, celles et ceux qui ne vivent plus de leur travail, celles et ceux qui me disent « Johanna, avant, une fois par an, j'emmenais mes enfants au restaurant, je travaille depuis que j'ai 19 ans, et même ça, ce n'est plus possible. » C'est aussi cette réalité que nous voulons porter. Donc oui, il y aura un vote des socialistes, parce que nous sommes... une grande organisation démocratique. Avec la démocratie interne, ça compte. Et avec Olivier Faure, avec beaucoup d'autres, avec Patia Kelwa Hachi, députée de Seine-Saint-Denis, qui était présente aussi ce soir, nous nous battons pour un candidat commun de la gauche et des écologistes.
Vous
savez, c'est les militantes et les militants qui auront le dernier mot. Nous, on croit à la démocratie en externe et en externe. C'est notre seul juge de paix. Et vous le savez, nous faisons partie de celles et ceux qui disent... Cette gauche doit se parler. Donc oui, nous assumons d'avoir été à Montreuil il y a un mois, d'être ici ce soir pour dire que des convergences doivent s'organiser. Notre position est très claire. Un candidat commun de la gauche et des écologistes.
-être un dernier point, puisque vous avez parlé de la machine des insoumis. Je voudrais vous parler d'une autre machine. C'est la machine de l'union qui s'est d'abord engagée en 2022, en 2024. Les écologistes ont été très constants pour soutenir en réalité cet élan, cet désir d'union dans le peuple de gauche, dans le peuple des écologistes. Nous l'avons été depuis le début et c'est la raison pour laquelle, dès le début, nous avons proposé ces plateformes qui nous permettent aujourd'hui de pouvoir parler de primaire. Et à celles et ceux qui... ont envie de mettre des bâtons dans les roues de cette machine vis-à-vis de l'Union et surtout pour leurs égaux. Moi j'ai envie de leur dire, ce soir je crois que vous avez entendu l'immense espoir de celles et ceux que nous représentons mais surtout de celles et ceux qui étaient dans la salle. C'est plus de 1000 personnes qui étaient dans la salle ce soir et qui nous criaient à chaque fois que nous prenions la parole, non seulement unité mais surtout victoire. Victoire parce que nous la devons à celles et ceux qui vont souffrir. de l'avènement du Rassemblement national, celles et ceux qui vont souffrir d'une politique xénophobe, raciste, qui vont souffrir également d'une politique ultra-libérale qu'ils mettent déjà en œuvre dans les pays européens. Donc c'est la raison pour laquelle les écologistes ont toujours pris leur responsabilité, que nous avons dès le début proposé ces modalités, une primaire, et que beaucoup ici ont été d'accord et ont même proposé des choses équivalentes. En réalité, la machine de l'Union, elle est bien plus forte. que toutes les machines à défaites qui sont proposées par la gauche et celles et ceux qui ne souhaitent pas l'Union. Un dernier mot peut-être,
parce que je crois qu'il est important, et Lucie Castel l'a dit, de souligner qu'aujourd'hui le travail programmatique est largement engagé et que ce soir seront disponibles nos huit priorités avec un certain nombre de mesures qui sont posées sur la table, qui font consensus entre nous. Nous devons encore bien sûr travailler. pour élargir cela, pour répondre vraiment à toutes les questions, les problématiques que se posent aujourd'hui les Français dans leur quotidien, et les Françaises aussi, bien sûr. Et donc ces propositions, elles sont là. On nous a beaucoup dit « Ah, mais il n'y a rien sur le fond, dans cette primaire, etc. » C'est que des individus n'ont bien sûr notre socle idéologique commun, nos propositions, nos inquiétudes aussi pour les Françaises et les Français. Nous les transformerons en actes et les propositions sont sur la table.
voit bien que la primaire est quand même suspendue, donc à un vote chez les socialistes. Vous leur avez donné, vous, quel deadline aux socialistes pensez-vous être d'accord ?
On a une deadline puisqu'on vous dit et qu'on vous répète que cette primaire, nous voulons l'organiser à l'automne.
Mais ils ne vont pas voter dès l'automne.
Ben non, il faut qu'ils votent avant. Ça me paraît assez clair. Et je veux insister sur ce qu'a dit Johanna Roland tout à l'heure, c'est que ceux qui, au sein du Parti Socialiste, ne veulent pas de la primaire n'ont pas d'autres méthodes à proposer puisque les partenaires que nous sommes ne sommes pas décidés à nous mettre derrière un socialiste sans aucun... un processus démocratique. En fait, c'est quelque chose qui n'arrivera pas. Donc, soit il y a un candidat seul socialiste et l'éclatement, et on est en dessous de tout, de tout, c'est-à-dire en dessous de nos responsabilités historiques dans le moment actuel, alors même que... 80% du peuple de gauche, de ceux qui ont voté pour le nouveau Front populaire, veulent une candidature commune en 2027. Les socialistes sont aussi devant cette réalité du souhait de nos électeurs. Et je l'ai dit dans ce meeting, je le redis. Personne aujourd'hui ne peut dire « je suis un leader incontesté, incontestable ». Aucun parti ne peut dire « tout le monde derrière moi, ça ne marchera pas ». Donc si quelqu'un a une autre méthode, mais moi je n'en vois pas, c'est de rendre au peuple de gauche les clés de la décision pour savoir qui incarnera la gauche et les écologistes à l'occasion de l'élection présidentielle. C'est sage, c'est démocratique, c'est ce que nous avons à faire pour être à la hauteur de nos responsabilités.
Pour
l'instant, on n'a rien entendu.
Nous, d'emblée, dès le 2 juillet, on a dit qu'on était ouverts à tout type de procédure qui aurait un caractère démocratique. On a envisagé, par exemple, une forme de convention citoyenne avec différents collèges. Et aussi une méthode type conclave qui a pu très bien marcher à l'été 2024. On a envisagé la primaire. Finalement, notre choix s'est porté sur la primaire pour plein de raisons. Primaire, ça peut tout dire et rien dire. On a des outils qui vont nous permettre d'éviter. les écueils des primaires précédentes. Le principal écueil, vous le savez, c'est que le candidat ou la candidate qui sort victorieux à la fin pourrait ne pas être soutenue par les autres déçus. Mais justement, on prépare des mécanismes qui permettent d'éviter cela. Et je l'ai dit pendant mon discours, un des outils qui permet d'éviter cela, c'est de créer de la collégialité et de créer de l'adhésion parce qu'on fait monter des figures représentatives de tous les courants de la gauche et représentatives de toutes les sensibilités à gauche. Et ça, ça permettra ensuite qu'il y ait un soutien de l'ensemble des candidats. et aussi de leur entourage, et aussi des courants des partis concernés, et j'espère aussi de la société civile organisée, pour la candidature qui aura été désignée vainqueur. On veut sortir de ce côté piège de l'homme ou de la femme providentielle, et ça, ça permettra de créer de la cohésion autour de la personne victorieuse.
On a l'impression qu'il y a... Attendez, pardon.
Moi, je considère que le plus important, c'est, en plus de ce qu'a dit Lucie, le fait que les gens prennent la parole, que le peuple de gauche s'exprime, et c'est ce qui nous rassemble, c'est le fait de ne pas laisser à des partis qui sont aujourd'hui... faible malheureusement pour notre démocratie, mais c'est une réalité très faible. Le soin de décider entre eux, entre quelques-uns. Ce n'est pas possible de considérer que c'est une dynamique de victoire pourrait s'enclencher sur cette base. Il faut que les gens viennent et qu'ils s'engagent, il faut qu'ils choisissent leur candidat. Et derrière, ce sera une formidable force citoyenne pour la victoire. On prend une dernière question et on arrête. Vous espérez encore
un revirement de Jean-Luc Mélenchon ? On
avait arrêté, mais on attendait. Finalement, c'était la dernière. Moi,
je lui dis mon avis. Jusqu'au bout, il faut convaincre les insoumis. Voilà. Donc la question, c'est pas de convaincre Jean-Luc Mélenchon. Depuis 2022, il a décidé qu'il voulait être candidat. Je suis bien placée pour le savoir. Maintenant, la question, c'est que notre dynamique soit capable d'embarquer aussi. Les sphères insoumises et les sphères communistes. C'est ça un de nos sujets. Jean-Luc Mélenchon, c'est Jean-Luc Mélenchon, mais après il y a les électeurs, les sympathisants, et nous ce qu'on veut c'est embarquer toute la gauche.
Je vais répondre pour les écologistes. Je crois que Jean-Luc Mélenchon, depuis le début, et Clémentine l'a dit depuis 2022, mais peut-être fait depuis 2012, pense qu'il doit être candidat à l'ensemble des élections présidentielles qui se présenteront devant lui tant qu'il pourra y concourir. Ça, c'est la première chose. Ensuite, les questions que pose le mouvement La France Insoumise et les réponses qu'il y apporte. Parfois, nous les soutenons. Parfois, nous sommes en accord. Nous sommes députés à l'Assemblée nationale. Nous avons été élus ensemble. Et parfois, nous sommes d'accord sur un certain nombre de propositions. Et c'est peut-être cela qu'il faut regarder. Celles et ceux qui ont une préférence pour Jean-Luc Mélenchon doivent aussi regarder avec lucidité. le sort de la candidature de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle. Elle n'ira pas très très loin et en réalité Jean-Luc Mélenchon sera sûrement également un marche-pied pour la victoire soit de Jordan Bardella, soit de Marine Le Pen. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'avoir une candidature qui s'adresse à toute la gauche, à la gauche qui est incarnée aussi par celles et ceux qui se sont portés pour les voix et les programmes de Jean-Luc Mélenchon et des candidats insoumis, mais que nous puissions aussi embarquer ces personnes vers la victoire, vers une victoire. au second tour. C'est la raison pour laquelle, écoutez, Jean-Luc Mélenchon, il ne sera pas embarqué de force et nous sommes contre la violence et la coercition. Mais nous souhaitons que tous les électrices et les électeurs puissent se reconnaître aussi dans nos propositions. Et je crois que toutes les propositions qui ont été défendues et que vous découvrirez sont aussi des propositions de rupture parce que c'est cela dont le pays a besoin. Merci beaucoup, bonne soirée.
Et surtout, on va gagner.
'est dommage à vous, ça t'intéresse.
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