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à tous et merci d'être fitels au Grand Rendez-vous Europe 1 C News. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Pierre Devineau. C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche. Vous êtes le président de Debout la France. Vous avez retrouvé votre mairie de hier dans l'Essonne en mars dernier, élu à 79,84. Et vous venez de publier chez Fayard 2027, la liberté ou la mort, à titre choc, programme choc, que vous révélez à la fin, page 269 du livre. Ça ne veut pas dire qu'il faille y aller directement, car entre-temps, dans le livre, vous posez le diagnostic du pays au détour d'anecdotes vécues avec des hauts responsables politiques. Vous dénoncez ce qui aurait pu être considéré comme des scandales d'État, mais qui... Sous couvert, des politiques menées, notamment vis-à-vis de l'Union européenne, ont été présentées autrement. Dans une France impuissante, une économie à l'os, vous dessinez une trajectoire possible. mais qui nécessite à tout le moins des compromis, si ce n'est des sacrifices. Vous voulez toujours à terme une sortie de l'Union européenne, le tout dans un climat politique de ras-le-bol et paradoxalement dans lequel une quinzaine de présidentiables se déclarent alors que les Français sont très très inquiets, voire très pessimistes. Pour vous interroger ce matin Clémence Lemestre des Echos. Bonjour Clémence. Bonjour. Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour. Je commence à dessin cette émission en évoquant... on reviendra aux polémiques de la semaine tout à l'heure, en évoquant la fin de votre livre, car cette partie qui est en réalité votre programme présidentiel pour 2027, ramenée sur 20 pages, nous permettra ensuite justement d'évoquer tous les sujets d'actualité. Après un diagnostic, je le disais, de l'état de la France, la restitution de conversation que vous avez eue, page 269, à travers un nouveau président fictionnel qui arrive et qui prend la parole en 2027 et qui donnerait, selon l'expression, un coup de pied dans la fourmilière. Ce coup de pied, beaucoup de Français le veulent depuis des décennies. Mais pourquoi on l'a toujours pas fait, ce coup de pied dans la fermière ? Ça paraît, quand on vous lit, assez limpide, en fait.
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Mais parce que je raconte dans le livre, et j'ai écrit ce livre, comment ? Pour, en fait, réfléchir moi-même à ce que j'avais vécu pendant plus de 20 ans, à cette démission de tous ces pouvoirs politiques que j'ai côtoyés. J'ai écrit ce livre pour essayer de comprendre, en fait. en reprenant pas à pas ce naufrage. Et pourquoi ? Pour répondre à votre question, tout simplement parce que nos dirigeants politiques, qu'ils soient de gauche ou de droite, ont abandonné dans leur tête. Ils ont abandonné. Mais quand ? Au fur et à mesure du temps, je raconte Nicolas Sarkozy qui est élu triomphalement et qui se couche devant l'Allemagne et l'Union Européenne et qui bafoue le vote des Français de 2005. Avec le traité de Lisbonne. Ce qui est le début d'une coupure terrible entre le peuple français et ses élus. Et puis je raconte ensuite François Hollande qui théorise l'impuissance. Et puis ensuite je raconte Macron qui en fait lui... liquide l'idée même de la France et passe à la souveraineté européenne qui est fictive pour moi. Et je raconte tout ça concrètement, pourquoi ? Pas pour désigner des cibles, simplement pour que les Français, en lisant mon livre, comprennent que le problème est psychologique et presque mental. Quand nos dirigeants abandonnent et gouvernent contre le peuple français, contre le peuple, qu'ils méprisent à ce point le suffrage universel, par exemple l'immigration, refus. systématique d'un référendum. Mais même tout récemment, le Parlement vote la suppression des ZFE. Vous savez les ZFE, ces zones d'exclusion des automobilistes en ville. Eh bien, le gouvernement fait tout pour essayer de faire annuler par le Conseil constitutionnel. C'est-à-dire que le problème de fonds pour moi, préalable même à la soumission à l'Union européenne... C'est que depuis 30 ans, les gouvernements systématiques croient faire le bien des Français malgré eux. Et on ne peut pas gouverner contre un peuple. De Gaulle avait compris, la 5ème République, c'est justement le
pouvoir du peuple pour débloquer le pays. Vous nous avez donné deux repères temporels. D'abord, vous avez dit Sarkozy une vingtaine d'années, mais en fait, quand on vous lit, ça recommence, c'est antérieur. Le moment de bascule à vous lire, c'est finalement le moment Philippe Seguet. Oui, les années 90. Voilà, au début des années 90, la France aurait pu, à quelques reprises, prendre une toute autre trajectoire et elle ne l'a pas fait. Et votre parcours, en quelque sorte, c'est que vous avez accompagné cette trajectoire parallèle plutôt que celle de la caste dirigeante. Oui, j'étais l'ami de Philippe
Séguin, je l'ai servi tout jeune, avec total engagement, et il a calé, et je raconte d'ailleurs comment il a calé, comment vis-à-vis de Jacques Chirac, il a vu que Jacques Chirac allait tout abandonner, sauf heureusement le courage sur l'Irak. Et Philippe Séguin est mort de chagrin, et je l'explique dans le livre. Mais ce qui est très intéressant pour moi, il faut comprendre ça pour pouvoir maintenant résoudre le problème. C'est pour ça que j'ai écrit ce livre. C'est parce qu'un problème, j'avais une institutrice étant jeune, un problème bien posé est à moitié résolu. Tant qu'on n'a pas compris que depuis 30 ans, on gouverne contre le peuple, on soumet le pays, on le déresponsabilise totalement, et cette classe politique a donné le volant, elle est passée sur le siège du passager. Elle a donné le volant. à des institutions non démocratiques, corrompues, bruxelloises, qui dirigent le pays.
Non, pardon, elles sont démocratiques, les institutions de Bruxelles. Non. Il y a des votes qui ont été faits pour les traités de Bruxelles. Il y a un traité qui a été signé en 1993, il y a eu d'autres traités qui sont signés tout à l'heure. Est-ce que vous diriez aujourd'hui, je comprends très bien votre point de vue sur la Constitution européenne, je reviens sur Nicolas Sarkozy, est-ce que d'ailleurs Nicolas Sarkozy, au moment où effectivement il fait revoter... Est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard, ce que disait Mathieu ? Est-ce que la matrice est déjà tellement énorme qu'il n'a pas d'autre choix que de faire voter pour être dans l'Europe ? Qu'est-ce qu'aurait été la France sans la Constitution européenne et sans le traité de Lisbonne ? Elle aurait été un îlot que vous dessinez d'ailleurs dans le livre. Est-ce qu'on aurait pu tenir face à une Europe qui aurait été justement, comme vous le dites d'ailleurs, liguée avec, puisque vous utilisez le mot liguée, avec les États-Unis et la Chine ? De quoi parle-t-on ? Il
y a eu une Europe avant l'Union européenne, post-Lisbonne. Avec du libre-échange et
sans
union. Il y a eu la communauté européenne. Il y a eu une belle Europe qui a marché. Chacun avait ses frontières, sa monnaie, ses lois. Et il y a eu la réconciliation franco-allemande. Il y a eu les 30 glorieuses françaises où la France avait la liberté de manœuvre et coopérait avec ses voisins. Il y a eu une Europe qui n'est pas trop nombreuse, où il y avait une politique. Donc c'est faux de dire que refuser la soumission à une Europe technocratique, bureaucratique, soumise à la Chine et aux Etats-Unis, totalement impuissante, refuser ça, c'est pas s'isoler des autres. C'est ça la grande confusion. Et c'est contre cela que je me bats depuis tant d'années. Et je pense que les Français aujourd'hui, à mesure qu'ils sont étouffés par cette Europe-là, commencent à comprendre. Je vais vous donner un exemple. Il y a deux exemples. Un sur l'économie, le Mercosur. Toute la classe politique française reconnaît que ce Mercosur va tuer notre élevage, notre agriculture, nos paysages, nos campagnes. Tout le monde le reconnaît. Il n'y a pas que moi. Et ils se couchent tous, ils acceptent. Parce que nous sommes minoritaires. Et vous avez un président qui a dit un coup oui, un coup non sur le Mercosur. Qui s'est écrasé. Et parce que la France a été minoritaire. Parce qu'elle a accepté, et c'est ancien, c'est Chirac qui l'avait accepté, elle a accepté dans un traité les questions agricoles ont perdu le droit de veto. A partir du moment où on a abandonné le droit de veto sur des questions fondamentales, on est devenu actionnaire minoritaire. Et plus on a élargi le système... plus nous sommes minoritaires. Donc une majorité d'États prennent des décisions contre nos intérêts vitaux. Un autre exemple. Je finis.
La France est affaiblie qu'elle n'arrive plus à s'imposer à Bruxelles. Si la France était en bonne santé économique, elle serait bien plus écoutée à Bruxelles. Et donc c'est aussi un jeu entre les 27. Et quand vous dites que si la France était toute seule, le marché unique, ça permet quand même de vendre les produits qu'on produit, de les vendre pas cher. Ce n'est pas... Je
viens de vous expliquer qu'il y a une Europe qui a marché, c'était un marché, des règles, mais chacun gardait sa liberté de manœuvre. Donc je ne refuse pas ça. Je dis juste qu'à partir du traité de Lisbonne, à partir d'un virage qui a commencé déjà à Maastricht, on est passé dans un système supranational. qui joue ouvertement contre les intérêts de la France, que nos dirigeants politiques se sont couchés au fur et à mesure du temps, se sont mis en minorité et qu'aujourd'hui les Français le payent très durement parce que nous ne sommes plus capables de résoudre nos problèmes avec ces règles-là. J'ai parlé du Mercosur, l'immigration. Le gouvernement espagnol régularise 500 000. Même Bruno Retailleau, qui défend cette Europe-là quelque part, même Bruno Retailleau dit qu'il faut mettre... – Vous lui oppose, vous êtes injuste. Ce n'est pas le plus eurolat. – Ce n'est pas le plus eurolat, mais enfin, il reçoit toujours Manfred Weber, il est dans le PPE, etc. Mais même lui, il reconnaît. Il dit qu'on ne peut plus jouer, il faut mettre au banc l'Espagne. Mais si vous jouez dans ces règles... Mais c'est au banc aussi l'Italie ? Mais ça veut dire quoi ? 'est la preuve par l'exemple qu'un pays qui ne maîtrise pas ses frontières, qui ne maîtrise pas son droit... ne pourra pas résoudre le problème migratoire. C'est simple, on en a la preuve. Et ce que j'ai voulu dans ce livre, et c'est la partie 2 qui s'appelle indépendance, la première partie s'appelle démocratie, parce que c'est la base de tout. Ensuite, indépendance. Pourquoi ? Parce que si on ne retrouve pas notre liberté de manœuvre, minimum, nous ne pourrons pas résoudre notre problème agricole, notre problème industriel, notre problème énergétique, notre problème migratoire. Un problème sécuritaire, puisque nous sommes sous l'influence de la Cour de justice.
Il n'y a pas d'autre moyen que la sortie de l'Europe ?
Alors, c'est la question que je me suis posée longtemps. Vous posez la question, je pense, le cœur de la question.
Parce que les Polonais, par exemple, et vous en parlez, ils ne sont jamais rentrés dans la zone euro.
Alors, vous posez la question clé. Longtemps, je me suis dit, il suffit de changer le syndic de copropriété, de l'immeuble. On a enlevé les portes, les fenêtres, c'est un squat géant, il y a des charges abominables. Et je me suis dit longtemps, en 2019, j'ai fait campagne européenne, moi je vais être franc, en disant on va changer le syndic. Mais aujourd'hui, je vois qu'on est passé à une autre phase, c'est-à-dire mesure liberticide contre les Français, fuite en avant vers la guerre. Et qu'aujourd'hui, si on ne se dégage pas, et qu'on ne sort pas, et que ça sera l'enjeu de la présidentielle... eh bien nous ne résoudrons jamais nos problèmes. Et vu que la France fonce vers un mur... Je dis, quand on fonce vers un mur et qu'on est sur le siège passager, on reprend le volant. Une première pause, Nicolas Dupont
-Aignan, et on revient dans un instant au Grand Rendez-vous. Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous avec Nicolas Dupont-Aignan et pour son livre « 2027, la liberté ou la mort ? » titre choc chez Fayard, avant de reprendre sur l'Europe, parce qu'il se pourrait que Jean-Luc Mélenchon s'officialise pour la candidature à la présidentielle 2027, puisqu'on était dans l'hypothèse d'un président fictionnel. Enfin, pas si fictionnel que ça, puisqu'il est devant moi. C'est Nicolas Dupont-Aignan qui imagine prendre la parole devant les Français en disant, il faut, comment dirais-je, remettre l'église au milieu du village et remettre surtout un pilote dans l'avion. Quand Jean-Luc Mélenchon, au 1er mai, dit « Nous sommes aujourd'hui à moins d'un an du deuxième tour de l'élection de 2027, moins d'un an, les petits amis, et dans moins d'un an, zou, on y va, zou les chaussures de marche, zou les stylos pour le porte-à-porte. » Qu'est-ce que ça donne un Jean-Luc Mélenchon en 2027 président ? Quel est l'état de la France avec Jean-Luc Mélenchon président Nicolas Dupont-Aignan ? Un
cauchemar. Voilà. Un cauchemar et c'est pourquoi il faut se battre. Mais
dans le détail du cauchemar. Je
ne veux pas lui faire de la pub. Sur la question européenne. Non mais c'est intéressant. C'est intéressant de savoir comment
fonctionne la France avec Jean-Luc Mélenchon.
Je n'ose même pas l'imaginer parce que vous connaissez très bien ce qu'il propose. Mais ce qui m'intéresse, c
'est votre point de vue,
Nicolas. Mon point de vue, c'est clair, un cauchemar et il faut se battre. Et c'est pour ça, d'ailleurs, je ne crois pas que... Je pense que Jean-Luc Mélenchon se nourrit de l'impuissance publique, de la disparition du politique, de la disparition de l'espérance. de l'espérance politique, de ce marigot, de ce marécage politique. Parce qu'il faut reconnaître que c'est un tribun, il faut reconnaître que c'est une personnalité. Il y a une espérance
politique en sa personne, en l'occurrence. Il y a un vote en sa personne. Mais bien évidemment.
Et pourquoi ? parce que les autres ont tout abandonné, parce que les autres sont les gestionnaires d'un système qui est en train de mourir.
Mais est-ce que votre analyse n'est pas un peu datée sur Mélenchon ? C'est-à-dire que vous nous le présentez comme un populiste d'avant-hier. Est-ce qu'aujourd'hui, Mélenchon, ce n'est pas l'espoir de la Nouvelle-France, l'espoir des mouvements d'économie, l'espoir de ceux qui considèrent aujourd'hui que la France doit changer de
composition démocratique ? Mais parce que Jean-Luc Mélenchon est très cynique et il a compris qu'il devait s'appuyer sur... Il a remplacé les classes laborieuses et les ouvriers par l'immigration. Et il en fait un pied des salles. Vous croyez que c'est le cynisme ? n'avez pas l'impression que c'est une forme de
passion révolutionnaire ? Vous dites que c'est la guerre civile. Est-ce que vous êtes sûr que c'est la guerre civile ? Parce que pour qui est la guerre civile, il faudrait qu'il y ait des opposants. Il faudrait que le peuple se soulève contre l'élection de Jean-Luc Mélenchon.
La question n'est pas simplement de faire de Jean-Luc Mélenchon un épouvantail. Il n'a pas besoin de nous pour être l'épouvantail. Par ses prises de position, etc. La question est de bâtir une alternative. C'est ça l'enjeu. Il est très fort pour ça, pour faire parler de lui. Pendant ce temps-là, on parle de lui et puis moi, on ne parle pas de moi ou d'un autre. En l'occurrence, c'est vous qui parlez. Non, mais je sais. Mais ce que je veux dire, c'est que moi, je n'ai pas envie de me déterminer matin, midi et soir par rapport à Jean-Luc Méchant pour une raison très simple. C'est qu'il va avoir assez de temps de parole et que je crois que plus on le cible, plus il se grandit. Donc, tout le monde sait qu'il est dangereux. Beaucoup de Français le rejettent. Et ce qui est important, ce n'est pas avoir une élection présidentielle simplement de rejet parce que vous remarquerez... que si on en est là le pays, c'est parce qu'on a eu des choix de rejet et jamais de choix d'adhésion. Et moi ce qui m'intéresse, c'est un choix d'adhésion patriote, de libération du
pays. Dernière question sur Jean-Luc Mélenchon, ensuite on repasse sur votre rue, on a une question européenne. Si Jean-Luc Mélenchon est élu président, c'est la révolte ou c'est Courage Fuyon ? J'en sais rien.
Vous-même faites quoi ? Je ne vais pas fuir, jamais je fuirai mon pays. Attendez, vous plaisantez. Vous me voyez en exil ? Jamais. Il faut combattre. Mais
il vaut mieux combattre avant qu'après. En général. Mais prenons la présidentielle à partir d'un autre angle, le rapport à l'Europe. Donc, vous nous dites, l'Europe, dans votre livre, l'Europe a changé de nature. C'était une logique d'anéantissement relatif des États, d'encadrement des États, de neutralisation des États, des nations. Vous dites là, elle porte aujourd'hui une étape de plus. Elle s'en prend directement aux individus. Elle cherche à mettre en place un nouveau modèle, notamment autour de tout ce qui est numérique et ainsi de suite. De quelle manière, pour vous, l'Europe a changé de nature ces dernières années et pourquoi vous inquiète-t-elle? autrement aujourd'hui que dans les années 90. Parce que j'ai
changé d'avis. Pourquoi je pense aujourd'hui que la seule solution, c'est la sortie. Et j'explique d'ailleurs comment on va sortir. Et je suis convaincu que la France ne doit pas partir à l'anglaise. J'ai le chapitre 24, l'évasion ou la mutinerie. Je veux pouvoir dissoudre l'Union européenne. Et je suis convaincu qu'il y a d'autres pays qui nous suivront. Je suis convaincu que la France... fidèle à son histoire, peut libérer les peuples et reconstruire une Europe légère, gaullienne, de coopération, où chaque nation est libre. Mais pourquoi j'en suis arrivé là ? Oui,
mais c'est quand même
important de dire, on ne sort pas pour sortir, on sort pour reconstruire quelque chose et pour trouver le bon axe des nations fortes, libres. qui se gère elles-mêmes, mais qui coopère entre elles, et ça n'aurait jamais dû cesser d'être cela si notre classe politique n'avait pas été aussi lâche, et je raconte comment. Maintenant, la vraie question, pourquoi j'ai changé d'avis que je pense que maintenant il faut se dégager le plus vite possible ? Parce qu'on a bien vu depuis la crise Covid qu'un système bruxellois passe au-dessus des États. complètement au-dessus, et qu'il veut enchaîner les individus. Et vous avez cette dictature numérique qui est en train d'être mise en place, l'euro numérique, le carnet de santé numérique, le portefeuille numérique, le permis de conduire numérique. Pourquoi ça
vous inquiète en particulier ? D'abord
parce que ça veut dire que les États sont court-circuités, il n'y a plus d'État, il n'y a même plus de Banque de France. C'est direct parce que ça veut dire que derrière, c'est le crédit social à la chinoise. Ça veut dire que le porte-monnaie des Français, il faut bien comprendre, quand je vois les gamins payer chez le boulanger avec leur portable, et je me dis, mais ils se rendent pas compte qu'ils mettent une laisse autour d'eux, parce qu'après on nous expliquera que si vous avez consommé trop de viande chez le boucher, que si vous avez pris quatre fois l'avion, c'est pas bien. Et quand vous entendez Madame Loiseau... L'inénarrable Madame Loiseau, monsieur, comment il s'appelait là, l'ancien ministre, je ne sais même plus comment il s'appelle, qui est commissaire au plan, j'ai oublié son nom. Bon, bref. Monsieur Séjourné ? Non, non, mais c'est bon genre.
Clément Beaune.
Mais ces gens sont dangereux. vous entendez Emmanuel Macron nous expliquer, faire le tour de la presse régionale et nous expliquer qu'il faut censurer les contenus, ça veut dire que la France est la liberté d'expression, il y a un système totalitaire qui est en train de se mettre en place. Ajoutez à ça la crise de la dette française. Ajoutez à ça la volonté de ce coup d'État fédéral. Ajoutez à ça cette volonté absolument d'entraîner l'Europe vers la guerre, qui est un suicide. Eh bien, je vous dis, et je sais que les Français n'en ont pas conscience, mais je leur dis et je leur explique dans mon livre que si on continue à mettre la main et à subir cela, il n'y aura plus de France, plus d'Allemagne, plus rien. Il y aura un système qui ne marche pas. Parce que si ce système avait des résultats fabuleux... Mais face à la Chine, il est piégé. C'est la déroute. En agriculture, ils négocient, vous avez vu le scandale du Mercosur, ils ont délégué les importations de viande à un géant brésilien. Madame Imar, qui est une députée d'ailleurs, je crois, LR, ou je ne sais plus de quelle... Céline Imar, qui est agricultrice aussi. Elle a écrit un très bon article là-dessus. Donc, quand on voit un pays comme le nôtre... est enchaîné, qui ne peut plus se défendre. Donc il faut sortir de l'Europe. Il faut acter. Avec quel
pays il faut du coup s'associer ? Parce que vous dites qu'il faut sortir de l'Europe, mais on fait des coopérations.
On va d'abord, j'explique dans mon bouquin, trois phases. D'abord, on arrive, on ne paye plus les 15 milliards nets. Ça nous coûte 15 milliards nets. Chaque année. Donc on arrête. On ne paye plus. Ensuite ? On rétablit nos frontières. On rétablit la primauté du droit français sur le droit européen. Et on n'obéit plus aux oucas de la Commission. Ça, on le fait dans la première journée. C'est le
fameux
braquage de la Commission européenne. C'est le scandale. Vous imaginez les réactions. Et on va à Bruxelles. Et on dit la France va partir. Maintenant, on veut bien reconstruire une Europe légère avec les pays qui le voudront. Ceux qui veulent nous suivre. S'il n'y a personne, nous serons seuls, mais nous serons libres. Et à terme, nous appellerons les gouvernements, les peuples. Le système se décomposera et nous reconstruirons quelque chose. Mais je suis convaincu qu'on ne sera pas seul. Je suis convaincu que même en Allemagne, il se pose des questions sur ce système fou. Dans d'autres pays. Et le rôle de la France, c'est à un moment de dire on ne joue plus. On ouvre la cage. On enlève la fiction de cette organisation. Comme disait Chirac, vous croyez que Bruxelles va envoyer des chars contre Paris ? à un moment, il faut reprendre notre liberté. Vous avez lu, comme
moi, une étude du CEPVIPOF en décembre dernier qui interrogeait les Français. Le problème, ce n'était pas forcément en un le pouvoir d'achat ou l'insécurité, c'était le désordre politique et les hauts responsables politiques. Quand on vous lit, et justement, notamment à la fin du livre, ce n'est pas forcément un président de la République qu'il nous faudrait, c'est un DAF. C'est un directeur administratif et financier. Vous proposez un commissariat au plan pour la stratégie, une délégation à l'aménagement du territoire pour à la fois simplifier les normes et la fiscalité. Et puis ensuite, effectivement, et vous l'avez rappelé, la sortie de l'Union européenne ou une sortie de la zone euro. Aujourd'hui, plane encore, on l'a, comment dirais-je, apaisé, mais parce que les agences de notation ont été clémentes, mais plane toujours la tutelle du FMI. Est-ce que finalement la tutelle du FMI ne serait pas un mal pour un bien ?
Alors, vous posez une question, la vraie question. C'est une
question de directeur administratif et financier que je ne suis pas. Pas seulement.
J'explique dans mon bouquin que la sortie que je propose, la libération, c'est plutôt une libération politique, n'est pas suffisante. C'est un préalable. Et la troisième partie du bouquin, et vous l'avez lu, c'est un traitement de choc. Une fois qu'on est libre, on peut sortir de l'Union européenne et puis s'avachir. On peut sortir pour faire n'importe quoi. Et moi, je ne veux pas ça. Je veux prévenir les Français qu'on rétablit la démocratie, c'est-à-dire le référendum, et on gouverne par référendum sur les grandes réformes. On reprend notre indépendance et on reconstruit une Europe légère. Et on assénue les finances
publiques qui sont de 1 700 milliards chaque année, dont 1 000 milliards de dépenses sociales. Et vous avez vu qu'il y a
trois étapes. L'état d'urgence pour rétablir l'ordre dans les banlieues, saisir les armes, fermer nos frontières aux narcotrafiquants, état d'urgence. On ne peut pas le faire avec les lois existantes. Deuxièmement, un grand plan du produire en France. Pour toutes les aides aux entreprises, les 200 milliards d'aides aux entreprises, on les recentre uniquement sur les entreprises qui relocalisent, qui produisent, qui font des efforts. On arrête de distribuer des subventions à des entreprises qui sont des importateurs permanents. Et qui font des OPA sur les boîtes françaises. Et qui, etc. Et troisièmement, on remet de l'ordre dans nos comptes avec 50 milliards immédiats d'économies. en enlevant les vaches à lait du système.
Et la suite, dans un instant, au grand rendez-vous avec Nicolas Dupont et on y aura tout de suite. Toujours sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews, les échos avec Nicolas Dupont-Aignan et son dernier livre, 2027, La liberté ou la mort, publié chez Fayard. Vous aussi, parce qu'ils sont nombreux, vous voulez remettre les Français au travail. Les Français à temps plein travaillent 1664 heures par an. C'est 200 de moins que les Allemands. Vous voulez peut-être revenir sur ce sujet. Le Figaro, cette semaine, montrait à quel point le clivage était prégnant entre la gauche et la droite, avec la gauche qui veut toujours faire moins travailler les Français et la droite qui veut faire moins travailler les Français. travailler les français plus est ce que vous diriez aujourd'hui que les français ont compris la situation qu'il faut travailler davantage pour sauver le pays ou est ce qu'ils vont se coucher dans un déni avec de l'électoralisme aussi qui va leur faire de l'afflux de traversières en disant vous travaillerez moins mais ça ira quand même puisqu'on va fonctionner les plus riches
moi je vais vous surprendre peut-être vous choquer je pense que c'est un faux débat je pense que les français ils rêvent de travailler Il faut qu'il y ait du boulot peut-être pour travailler. Il faut que le boulot paye. Et il faut que le boulot paye. Donc la vraie question, pourquoi je pense que la vraie question, c'est pas ce débat qui est un débat en fait la classe politique qui nous a mis dans le mur. Et à cet égard, Gabriel Attal est le comble du cynisme. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que j'ai été stupéfait. Cet homme a soutenu Emmanuel Macron, il a été... Il a été Premier ministre, il est responsable de tous les choix qui ont été faits, des 1300 milliards de dettes. Et il vient de nous donner le son aux Français. 1300 milliards de dettes
supplémentaires.
Et vous ne travaillez pas assez, etc. Il n'a jamais travaillé de sa vie vraiment. Et vous ne travaillez pas assez, non mais on est chez les fous. Et tout le monde l'a suivi. Tout le système médiatique est tombé dans le panneau. La vraie question, c'est la production. Pourquoi je fais une fixation sur la production en France ? Pour moi, les deux gros problèmes, c'est rétablir l'ordre et produire en France. Si vous voulez que les Français travaillent, il ne faut pas qu'ils soient au chômage à 52 ans. Si vous voulez que les Français acceptent eux-mêmes la réforme des retraites, il faut peut-être qu'ils ne soient pas au RSA quand on leur dit vous allez travailler jusqu'à 64 ans. D'ailleurs la retraite à taux plein en France, contrairement à ce qu'on dit, elle est à 67 ans. Donc moi j'en ai un peu assez de ce discours qui veut culpabiliser les Français parce qu'on a laissé l'effondrement industriel. Vous savez à combien on est aujourd'hui ? On est à 9%. Du PIB français dans l'industrie si on enlève le bâtiment et les travaux publics. On est au niveau de Malte. Donc c'est insupportable pour moi ce discours.
Les 35 heures ont quand même pesé justement sur la productivité. Vous
avez raison. Mais maintenant, la vraie question, c'est de se protéger avec un protectionnisme minimum et aussi parallèlement. C'est vrai. Et je propose de supprimer les impôts de production. pour se mettre au niveau de l'Allemagne, parce que là, c'est ceux qui sont en France, les usines qui sont en France. Je propose concrètement de sortir du marché européen l'électricité, qui est une honte absolue, qui est du racket. Gros chapitre là-dessus, et puis vous y revenez
plusieurs fois dans le livre.
Mais d'ailleurs, ce qui est quand même fascinant aussi, et je vais revenir sur le travail, c'est fascinant quand même la vie politique française. Tout le monde dit... Que l'Union Européenne ne marche pas. Même M. Le Maire, j'ai découvert l'énénarabe M. Le Maire qui nous dit que l'état profond c'est Bruxelles. Mais personne ne veut bouleverser les règles sur le marché européen de l'électricité. On peut sortir de ce marché même sans sortir de l'Union. L'Espagne et le Portugal l'ont fait.
L'ont fait juste pendant un an.
Oui, nous on peut le faire pour avis. Ils
ont suspendu le temps d'une crise.
Nous on doit le faire définitivement. On a une industrie nucléaire qui produit à bas coût. Et on met des taxes sur l'essence, sur l'électricité, pour financer des éoliennes qui produisent... en offshore, c'est-à-dire dans la mer, à 198 euros le mégawatt à Saint-Brieuc, c'est-à-dire quatre fois le prix du nucléaire. Et les Français se saignent, ne peuvent pas aller travailler parce que vous avez un conflit d'intérêts gigantesques. Vous avez une oligarchie, vous avez des sociétés étrangères qui se gavent d'argent français. Donc moi, je veux bien que les Français y travailleront le jour où on fera le ménage. Et tout à l'heure, je vous parlais des vaches à lait. Comment je redresse le pays ? On peut redresser le pays sans faire souffrir les Français. Vous arrêtez les 15 milliards à l'Union européenne, net. Vous arrêtez de donner des milliards à l'Ukraine. On a donné 17 milliards la semaine dernière sous forme d'un prêt qui sera jamais remboursé pour la France. Et les engagements français vont jusqu'à 70 milliards si vous comptez tout. Vous arrêtez. Non, il faut arrêter. Parce que la France, elle est en train de crever. Et moi, je m'occupe de la France avant de l'Ukraine. Troisième point, il faut arrêter. Les agences d'État, où des hauts fonctionnaires se gavent d'argent public. On a défait les ministères, et il y a eu plein de rapports, sur les agences d'État. Il faut fermer l'ADEME, il faut fermer toutes ces agences. C'est 10 milliards. Et puis j'en ai d'autres, si vous voulez. Vous avez les fausses cartes vitales, vous avez l'immigration.
Vous avez parlé des 211 milliards notamment. 211 milliards de subventions diverses pour les entreprises.
C'est-à-dire que vous connaissez cette doctrine autrefois, le socialisme dans un seul pays. Alors, à vous entendre, c'est le libéralisme dans un seul pays, c'est-à-dire protectionnisme, mais libéralisation à l'intérieur. Est-ce que ce serait une correcte description de votre position ? Protectionnisme maximale, libéralisation maximale à l'intérieur. Ma
conviction
profonde.
C'est que la mondialisation, elle existe, on ne la changera pas. Ce n'est pas la France, là pour le coup, toute seule, qui va changer la mondialisation. Donc face à ça, je pense qu'un pays libre, c'est un pays qui sait se protéger. qui sait aussi se muscler. Et j'ai tout un chapitre sur mon produire en France précis avec des mesures de musculation, baisse de l'impôt de production, vraiment crédit impôt production pour la robotique. Par exemple, la Chine va nous balayer en robotique. Investissement dans la science, mais parallèlement, savoir se protéger. Par exemple, la commande publique. On est le seul pays au monde, même l'Allemagne triche avec toutes les règles européennes de la commande publique. On est le seul pays au monde avec des fonctionnaires qui nous obligent à acheter étrangers alors qu'on pourrait très bien acheter français.
Aujourd'hui, le journal du dimanche titre « Face à Alger, la France humiliée ». Est-ce que vous vous comptez parmi les maboules, Nicolas Dupont-Aignan ?
Moi, je suis de plus en plus inquiet et sans tomber dans la diffamation à l'égard du chef de l'État. Je me demande, je m'interroge, savoir qui est le vrai maboule dans l'affaire. C'est-à-dire ? Vous avez compris ce que je veux dire. C'est-à-dire que traiter de maboule, déjà c'est pour un président de la République, moi j'aimerais qu'on sorte de ça aussi. J'aimerais un jour qu'on ait un président de la République un peu digne. Mais traiter de maboule ceux qui défendent l'intérêt de la France. C'est quand même incroyable, c'est un renversement de valeur et c'est tout à fait symbolique de ce qu'on vit depuis des années et ce qui est insupportable avec le macronisme. En fait, le problème de fond, c'est que le macronisme, c'est l'arrogance et le mépris permanent. dans une inversion des valeurs incroyable. C'est-à-dire le président dit de la République ou le dit président d'une République en faillite traite de maboule des gens qui veulent défendre l'intérêt du pays pour pouvoir expulser des étrangers délinquants, face à un régime que je ne confonds pas avec le peuple algérien, il y a un grand peuple algérien courageux, mais il y a un régime algérien. Un régime algérien qui veut mettre en prison des auteurs algériens d'ailleurs. Et vous savez, le peuple algérien a besoin d'une France qui dit la vérité. C'est insupportable. J'espère que ce sera bientôt fini. Quel serait l
'intérêt de la France conduite par Nicolas Dupont-Aignan face à l'Algérie ?
Très simple, dénonciation des accords de 68. Gabriel Attal aussi, on parlait de Gabriel Attal. Comme quoi, il y a des miracles. Et puis, renégociation de tout à plat, dans un esprit de respect du peuple algérien, mais de vérité. Mais il y a encore un dialogue avec
l'Algérie ? Laurent Nunes, justement, dit depuis qu'il est au ministère, il a rétabli les relations avec Alger, contrairement à Bruno Retailleau. C'est ce que dit l'actuel ministre de
l'Intérieur. Je ne ferai pas de commentaire, Laurent Nunez, en fait, s'applique systématiquement à défaire ce que Bruno Retailleau a fait. Voilà. Bon, donc, mais bon, tout ça, ça restera dans les...
C'est
pathétique. Pardonnez-moi, c'est
pathétique. Est-ce que le rapport avec l'Algérie n'est pas révélateur, bien au-delà d'Emmanuel Macron, d'une tendance lourde dans la politique française, c'est-à-dire quand, depuis une trentaine d'années, on a développé le sénome de la repentance post-coloniale, c'est-à-dire fondamentalement, on assimile... Emmanuel Macron a été peut-être le plus loin en parlant de crimes contre l'humanité pour parler de la colonisation, mais c'est pas le seul à avoir parlé dans cet état d'esprit. Est-ce que c'est pas encore une fois le fruit d'une dérive qui va bien... au-delà d'Emmanuel Macron ? Oui, sans
doute. Mais je crois que le problème... En fait, si vous voulez, je pense qu'on a tous ces débats parce que le pays est à l'arrêt. Le jour où on retrouvera un pays qui est d'abord fier de lui-même... Enfin non, plus exactement. Le jour où on retrouvera un pays souverain qui a une marge de manœuvre pour agir. Le jour où la France pensera par elle-même le monde. Tout ça va s'évacuer très vite parce que les Algériens, comme les autres, verront qu'il y a une France qui existe. Le problème, c'est que le monde voit une France qui a disparu.
Ce
que vous dites, c'est qu'en
2027, il y a un risque que le pays soit encore à l'arrêt pour les cinq années à venir. Oui, mais parce
que, en fait, et pourquoi je suis candidat à la présidentielle, très franchement ? Parce que je veux arrêter avec cette politique du moindre mot. Parce que même le Rassemblement national est rentré dans le moule général. C'est-à-dire le moule où il ne faut pas déplaire à l'esprit ambiant. Et l'esprit ambiant, c'est un esprit, en fait, de démission générale.
Il y a un changement pour vous, cela dit, là-dedans. Parce que normalement, votre position dans le système politique français, s'il y avait en plein sens le bloc LR, il y avait le bloc national, vous étiez dans cet entre-deux qui fait dégager l'espace. Si je vous comprends bien, vous êtes dégagé de cet entre-deux, vous avez débordé sur la marge contestataire, le RN aujourd'hui.
En fait, je pense que le RN dit des choses très justes. Quand j'entends des discours, je suis d'accord sur beaucoup de choses. Quand j'entends Bruno Retailleau, je me dis qu'il a raison sur plein de trucs. Mais le problème, c'est qu'aucun des deux, s'ils sont tous les deux candidats, je ne sais pas quel sera le candidat du RN, aucun des deux ne veulent prendre à bras le corps. la question clé qui est celle de la démocratie, c'est-à-dire du référendum et de la souveraineté.
Bruno Retailleau en appelle pourtant référendum ? Un peu, c'est vrai. La démocratie
parlementaire, du coup, parce que dans votre livre, vous dites que vous voulez faire plusieurs référendums si vous êtes élu président de la République. Et donc, il y a toute une série de référendums pour permettre de faire passer vos réformes. Et donc, en fait, on ne s'appuie plus sur le Parlement. Il doit y avoir des législatives juste après la présidentielle, c'est parce que vous avez peur de ne pas avoir de majorité, donc on passe directement par des référendums et non plus par les députés. Même si vous dites
qu'il faut redonner le pouvoir aux communes et aux départements, c'est-à-dire aux députés et aux maires. de
questions. La première, c'est, oui, pour faire de grosses économies, je veux supprimer les régions, les intercommunalités, revenir au bloc commun, département, pour que le monde rural renaisse. Et une vraie politique d'aménagement du territoire, mais c'est un autre problème. Sur le Parlement, bien sûr qu'il y a un Parlement, mais vous avez bien vu dans le système actuel politicien du régime des partis politiques, c'est seulement par le référendum et l'appel au peuple. qu'on arrivera à débloquer la France. Rien ne se passera par le Parlement parce qu'il est sous la domination des juges du Conseil constitutionnel. On pourra contourner le Conseil constitutionnel par le référendum. Et oui, je propose une réforme sur l'immigration, un référendum, un référendum sur le code pénal, un référendum sur la réforme éducative, un référendum sur les économies. La
seule chose que vous ne proposez pas, c'est de supprimer le Conseil constitutionnel parce que c'est impossible. Mais on pourra
leur supprimer par référendum. Je propose même le RIC constituant. Je propose un système à la Suisse. Je propose que les Français, avec un million de signatures, puissent mettre sur la table un référendum. On ne redressera pas la France contre les Français. On redressera la France avec les Français, très modestement, dans ma petite commune de hier, 30 000 habitants que j'ai pris en faillite. Il y a 30 ans, on a divisé la dette par deux. Vous imaginez pendant que l'État l'a multiplié par je ne sais pas combien. On a réussi pourquoi ? Pas parce que j'étais seul. Il n'y a pas d'homme providentiel. Il y aura les Français qui à un moment prennent conscience qu'au-delà des partis politiques, il y a quelques réformes fondamentales à voter. Et c'est à eux de choisir. S'ils veulent que la France crève, ils crèveront avec. Il faut leur dire qu'il y a un autre choix. Il y a un
autre choix possible. Nicolas Dupont-Aignan est notre invité au Grand Rendez-vous sur CNews et sur Europe 1. A tout de suite. Dernière partie du Grand Rendez-vous sur CNews et sur Europe 1 en partenariat avec Les Echos. Avec Nicolas Dupont-Aignan, son dernier livre, La liberté ou la mort, 2027 chez Fayard. Sondage CSA pour CNews, le JDD et Europe 1, daté de samedi dernier. 78% des Français sont inquiets pour leur pouvoir d'achat. Ça passe évidemment par les questions du carburant. Clémence Lemestre.
Oui, justement, sur le carburant, le carburant explose. Il va de nouveau y avoir une réunion demain. à bercy pour les professions à qui ça pose problème quelle est vous votre position il y en a certains qui disent il faut baisser les certificats d'économie d'énergie d'autres qui disent il faut baisser les taxes certains qui disent il faut taxer au contraire total et c'est super profit vous vous situez où il ne faut juste rien faire
faut d'urgence baisser les taxes nous sommes le pays qui raquette le plus les automobilistes aujourd'hui vous avez des millions de français pour qui Ce n'est plus intéressant d'aller travailler, ils ne peuvent plus vivre. C'est dramatique la situation dans le monde rural, notamment dans les petites villes. Deuxièmement, la croissance est à l'arrêt. Parce que ça agit comme un frein. Donc il faut d'urgence baisser les taxes. J'ai proposé depuis le début trois mesures simples. Un, on supprime la TVA sur la taxe. On est un pays maboule pour le coup, qui taxe la TVA, enfin qui a une TVA sur la taxe, 13 centimes. Il faut supprimer les certificats d'économie d'énergie qui sont une usine à gaz. On les suspend, mais tout de suite. C'est une usine à gaz, ce sont des milliards, 17 centimes, des milliards gaspillés pour le délire d'une transition écologique qui sert des intérêts privés. Donc là, c'est 17 en plus, 21 pour le gazole ou l'inverse. Ça fait 30 centimes. Les 4 centimes du surplus que gagne l'État, on peut arriver à 34, 40 centimes très vite. Il faut alléger. Mais je vais vous faire une révélation quand même. J'ai regardé en 2011 le prix du baril. était moins élevé qu'aujourd'hui. Il était plus élevé qu'aujourd'hui, pardon. Il est aujourd'hui moins élevé qu'en 2011. Et il y avait un effet de change, l'euro-dollar, mais quand même. Et en fait, depuis 2011, les taxes sur le carburant ont explosé. L
'État a besoin d'argent.
L'État a besoin d'argent parce qu'il donne des milliards à Zelensky, il donne des milliards à Van der Leyen, il donne des milliards en fausse carte vitale. Il ne sait pas gérer l'argent public. Et j'estime... que quand la France et les Français ne peuvent plus aller travailler... Eh bien, l'urgence est d'aider les Français. Et de surcroît, ça sera bon pour la consommation parce que ça évitera d'appuyer sur le frein en pleine période de crise. Et si on a une croissance zéro, encore trois mois, vous allez voir l'effondrement des recettes fiscales, l'aggravation du déficit. Il y a une
baisse de la consommation qui a chuté au mois d'avril et donc moins de rentrée fiscale. Mais vous, vous ne pouvez pas
aider.
Parce que là, ce que fait le gouvernement, c'est qu'il aide quand même les gros rouleurs. Mais c'est
n'importe quoi, madame. Mais je vais vous expliquer pourquoi. Il y a 60% de taxes. Et un pays qui met 60% de taxes sur un litre d'essence invente un système bureaucratique avec des fonctionnaires, des procédures, des décrets. Vous avez vu les conditions ? Alors si vous avez moins de 11 000 ou 17 000 euros de revenus, mais si vous avez des enfants, c'est plus. Mais alors c'est 15 kilomètres. Alors si vous travaillez à 14 kilomètres, vous n'avez pas le droit d'aide. Mais ces gens sont devenus fous. Ce
sont des dingues qui nous gouvernent pour le côté. Vous noterez qu'on ne peut pas parler du carburant en ce moment sans parler du contexte international qui a une influence majeure là-dessus, ce qui se passe en Iran. Vous voyez cette situation, est-ce que vous avez l'impression qu'on est dans une période de crise durable qui fait que peu importe ce qu'on fera, la hausse du carburant, demain la pénurie et demain le rationnement sont à l'horizon.
Et les engrais aussi pour les agriculteurs. Il faut
s'y préparer parce que j'ai l'inquiétude, mais ce n'est qu'une inquiétude et j'espère que ce ne sera pas le cas, que finalement Donald Trump se dit... Les grandes victimes de cette crise, la Chine, mais la Chine va prendre le pétrole russe et le gaz russe, donc ils vont se démerder très bien, pardonnez-moi l'expression, et puis l'Europe. Ce qui me hante, et c'est là où on a des dirigeants européens qui sont complètement dangereux, qui sont vraiment dangereux, c'est que dans la vie politique, un dirigeant d'État... n'a que des choix difficiles. Et pourquoi, fondamentalement, je veux la paix en Ukraine ? Et je pense qu'on doit se dégager de ce conflit. C'est parce que l'Europe, si elle cumule le blocage d'Hormuz... La suppression des importations de gaz russe, qui était quand même trois fois moins cher que le gaz naturel liquéfié américain, va être dans un désastre industriel et économique qui peut la faire sortir de l'histoire. Regardez ce qui se passe en Allemagne,
en Italie. Mais quelle est votre position ? Parce que le train de Donald Trump, c'est qu'il faut récupérer l'uranium enrichi des Iraniens. Ça, c'est la première des choses, parce que sinon, il y a un impact, un risque nucléaire. Oui.
Alors, attendez, je vais revenir là-dessus. Mais ce que je veux dire aujourd'hui, quand un pays est en faillite... Quand un pays est menacé de disparition, toute l'histoire de France, même les rois de France, la première chose qu'ils faisaient, c'est cesser les aventures extérieures. Se concentrer sur nos défis intérieurs. Je veux la paix pour la France parce que je veux que la France se concentre sur ses... Emmanuel Macron n'est pas engagé dans la guerre en Iran. Non mais il nous dépense des milliards et il alimente une guerre en Ukraine alors que les Etats-Unis pour le coup ont une bonne politique et veulent la paix en Ukraine. Parlons de ça. Oui parce que vous ne pouvez pas affronter deux conflits et deux contraintes en même temps. Nous sommes pris en étau. Donc je regarde ce qu'on pourrait déjà se dégager. Ensuite sur le programme iranien. 'on bombarde les forces nucléaires iraniennes. Oui, je l'ai approuvé, c'était au mois de juin, de mémoire. Qu'on se lance dans cette guerre, je l'ai désapprouvé dès le début, j'ai été très minoritaire, parce que vous ne pouvez rentrer dans cette guerre que si vous prévoyez une intervention terrestre. Aucun régime n'est tombé sans intervention terrestre. Or, tout le monde sait que Trump n'ira pas à l'intervention terrestre parce qu'il ne le peut pas. Moi, attendez, il faut voir.
On se reverra, on s'en parlera. Pour l'instant, c'est vraiment imprécis.
Aller dans une intervention terrestre face à un pays de 96 millions d'habitants, on peut être là aussi. Attention, c'est des affaires sérieuses. Donc, une chose est de détruire le programme nucléaire. Il est détruit. Une chose est nôtre de déstabiliser un régime. sans aller sur terre. Et je déteste ce régime, c'est un régime abominable, mais le seul résultat des bombardements... C
'est le paradoxe, c'est que le fait de faire tomber le régime est la dernière des préoccupations des dirigeants. D'abord, il y a l'uranium, ensuite il y a le détroit d'Orbouse avec des histoires de carburant, et ensuite, éventuellement, le régime des Molins qui pourrait tomber. Mais parce que vous arrêtez
de rêver la vie ? Parce que vous ne déstabilisez pas... C'est les Anglais
qui disent « you can't play God », vous ne pouvez pas jouer à Dieu.
Parce que vous ne pouvez pas... Faire tomber un régime en bombardant sa population, ça a l'effet inverse,
inverse.
Et je suis désolé de le dire, on en a l'expérience. Est-ce
que vous voyez un engrenage dans cette région ? Au début, on ne croyait pas à l'intervention, elle arrive, ensuite on croit qu'elle va durer quelques jours, elle dure 40 jours. Est-ce que vous craignez demain que les grandes puissances finissent par s'affronter ? Je n'en
sais rien. Et j'ai la franchise de vous le dire et je pense qu'aucun dirigeant politique du monde n'en sait rien, même pas Donald Trump. Et deuxième point, c'est le drame, c'est d'ailleurs le drame. Je pense cependant Donald Trump est face à des élections intermédiaires. qui vont arriver et que plus on va aboutir aux élections intermédiaires, plus le conflit va se fossiliser.
Il a dit que le conflit était terminé.
Il a aussi dit qu'il
était capable de
pulvériser les Iraniens. Je pense que malheureusement, le régime iranien risque de tenir parce que plus on bombarde un peuple, plus il y a un effet de... patriotique malheureusement et je pense que Donald Trump va être happé par la politique intérieure. Maintenant ce n'est qu'un sentiment personnel et moi je suis responsable de mon pays et je pense que mon pays doit prendre des dispositions d'urgence pour baisser le prix des carburants, supprimer les taxes sur l'électricité, avoir une électricité abordable, éviter une récession. Une disparition de notre industrie qui est le moteur de la prospérité du pays. Et je m'occupe de la France, donc j'essaye dans ce monde troublé de trouver un chemin. L'autre front,
c'est le front ukrainien. Et vous avez dit tout à l'heure, il y a 3-4 minutes, parce qu'on donne de l'argent à Zelensky. Qu'est-ce que vous inspire le personnage de Volodymyr Zelensky ? Vous le mettez en scène, alors c'est vraiment là pour le coup très fictionnel à la fin de votre livre, en disant qu'il participe à la manifestation des mécontents aux côtés des dirigeants de France Télévisions, puisque vous n'aurez gardé que deux chaînes, etc. Comment est-ce que vous le voyez lui-même, pas forcément le président de l'Ukraine, mais lui-même ? J'ai l'impression qu'il vous agace. Non, c'est pas ça.
Je suis français, donc je ne me permettrai pas d'intervenir dans la vie des pays. Moi, je suis souverainiste. Est-ce que lui
aussi est un souverainiste
? Sans doute. Ce qui me choque 'hui, c'est que les Français sont à la peine. Notre pays est menacé d'un désastre industriel et on donne des dizaines de milliards d'euros à un régime. Un régime très corrompu, ça tout le monde le sait. Et quand on a vu, et tous les Français l'ont vu, qu'un oligarque ukrainien achetait 450 millions d'euros un appartement à Monaco après avoir acheté un yacht de 500 millions d'euros, on se dit, il y a une oligarchie ukrainienne. et tout le monde le dit et le voit, très corrompu, qui utilise l'argent et qui ferait mieux d'aider l'Ukraine. Par ailleurs, je pense que c'est une boucherie... On ne sait pas si c'est l'argent
de l'Union Européenne. Non, mais en tout cas, leur argent
devrait aider l'Ukraine plus qu'à investir. Il devrait être patriote, c'est ça que vous voulez dire. Et deuxièmement, c'est une boucherie abominable qui, pour moi... un vrai danger pour l'Europe entière parce que c'est la plus grave erreur géopolitique du siècle, c'est-à-dire qu'on a poussé la Russie dans les bras de la Chine et que l'Union européenne et les pays d'Europe, sans les ressources naturelles russes, est menacée d'être une industrie de seconde zone. J'insiste sur les 20 prochaines années. La Chine est en train de bâtir une économie robotique d'intelligence artificielle qui va nous ramener au 19e siècle. Et on se trompe de priorité. C'est une tragédie l'Ukraine. Pour le coup, Donald Trump a raison. Il est en train de faire un accord avec les Russes. Il est en train de s'emparer des terres rares. Il a compris que face à la Chine, il fallait se muscler. Et j'aimerais qu'on sorte de l'émotionnel pour aller à la raison d'État. C'est triste parfois la raison d'État. Mais la France, aujourd'hui, mérite la raison d'État.
Il nous reste une trentaine de secondes. C'est bientôt l'heure du déjeuner. Est-ce que vous pensez aller chez Master Poulet ?
Non. Voilà, parce que le poulet importé du Brésil par toutes ses chaînes, c'est un problème sanitaire, c'est un problème alimentaire. Et pendant ce temps-là, il y a nos éleveurs qui crèvent, donc je veux les aider. Mais ça exige bien sûr des règles, ça veut dire un minimum de protectionnisme.
Et c'est quand même la
journée du poulet. Mais il y a du très bon poulet français, qui est plus cher malheureusement, mais il faut mieux aussi essayer.
Avoir à déjeuner. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Et en attendant, vous pouvez lire « 2027, la liberté ou la mort » publié chez Fayard. Très bon dimanche.