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Je ne comprends pas pourquoi dans ce débat on voudrait opposer régulation et développement de l'intelligence artificielle. On peut tout à fait considérer qu'il doit y avoir des usages de l'intelligence artificielle qui sont dangereux et que donc il faut les empêcher et les interdire et pour autant avoir une politique, y compris une politique publique, de développement de l'intelligence artificielle pour pouvoir profiter de ses effets vertueux. Donc vous me posez une question, pour qu'on soit concret, quel mécanisme de régulation ? Cette semaine, là, la semaine où on se parle, en début de semaine, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies, il y a une initiative qui a été lancée par 20 pays, Finlande, Norvège, dedans vous avez l'Allemagne, l'Espagne, l'Afrique du Sud, qui disent qu'il faut installer une agence de l'ONU pour travailler sur les questions d'intelligence artificielle et mettre en place un cadre. mondial sur le sujet. Je ne vous dis pas que c'est facile à faire, mais évidemment qu'il faut l'approuver, parce que désolé Madame Claffaut, mais vous ne voulez peut-être pas vous occuper de l'humanité, mais le problème c'est que la France, elle est dans l'humanité aussi. Ce qui se passe, moi je m'occupe des deux, vous voyez. Mais vous inquiétez pas, je m'occupe des deux. Mais vous savez, quand il y a des institutions internationales sur le climat, il vaut mieux s'en préoccuper, parce que vous savez, la France, elle fait partie du monde, et donc ce qui se passe à l'échelle planétaire, ça va nous concerner aussi. Et donc c'est vrai aussi sur les questions d'intelligence artificielle. Donc je suis favorable à une régulation. internationale premièrement et donc je comprends pas pourquoi la france participe pas de cette initiative elle a été lancée c'était lundi ou mardi donc je comprends pas comment on y est pas attendez première chose comment
on force donald trump
mais on force ont construit des rapports de force pour installer des régulations internationales je ne dis pas que c'est simple mais sinon on fait quoi on fait rien donc on essaye de faire ça et ensuite on se dote d'outils nationaux de régulation et ensuite on se dote d'outils nationaux de promotion de l'intelligence artificielle, on n'est pas obligé d'opposer l'un à l'autre. Mais même vous, regardez, Madame Knafo, vous avez dit qu'il y a des usages de l'IA qui ne sont pas éthiques. Par exemple, attendez, laissez-moi terminer. Pourquoi vous les polémiquiez ? Ne cherchez pas à polémiquer, on est en train de débattre là. Donc, attendez, regardez, vous venez de dire... Par exemple, les usages affectifs de l'IA, c'est dangereux parce que quelqu'un peut se faire passer pour quelqu'un d'autre. Bon, qu'est-ce qui nous empêche de voter une loi à l'Assemblée nationale en disant on met des principes... Ça existe déjà ? Non, pas sur ce sujet. L'interdiction des relations affectives, ça n'existe pas. Enfin, attendez, on met en place un certain nombre de règles éthiques et on dit ça, on n'accepte pas ces usages de l'IA. Et après ? Évidemment, il faut aussi une politique publique. Nous, on propose de mettre en place ce qu'on appelle une mission nationale de développement de l'intelligence artificielle avec une planification pour qu'à un moment, on ne soit pas juste sur des banalités dans la discussion, mais qu'on rentre dans le concret. Vous voulez une politique en matière de souveraineté ? Je suis d'accord, il faut une politique en matière de souveraineté. Il y a juste un problème. 90% des projets de data center aujourd'hui en France, ils sont hors Europe. Ils sont hors détenteurs et capitaux européens. Donc si vous voulez avoir une politique de développement d'une intelligence artificielle souveraine, moi j'assume de dire par exemple qu'il faut un moratoire sur le développement des data centers non souverains. pour pouvoir précisément avoir une politique de développement de data center souverain, qu'on contrôle, dans lequel on met les données publiques, et dans lequel on entraîne des modèles qui sont des modèles souverains, parce que sinon, effectivement, on n'aura aucun contrôle. Vous voyez ? Pas juste des phrases, la souveraineté, pour la prendre dans
les détails. Sur les data centers, on va donner la parole à Xavier Bertrand, puisque c'est la région, actuellement, où il y a le plus de projets d'installation de data centers.
On n'est pas non plus des perdreaux de l'année. On n'est pas à leur dire, tapis rouge pour vous, faites ce que vous voulez. Non seulement on a le droit de faire un choix, on n'est pas obligé de prendre des Américains en premier, déjà, on peut aussi prendre des Français, c'est ce qu'on fait dans la région. Non, c'est pas ça, c'est que si vous les avez chez vous, pouvez leur dire que les données des entreprises nationales, elles resteront souveraines, même avec des Américains. Mais bien sûr que si, il y a une entreprise qui s'appelle Orange. Elle est quoi Orange ?
Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez.
Elle est quoi Orange ? Non En réalité, mettre au profit de capitaux étrangers, en particulier américains, au détriment de la protection de nos données, l'atout comparatif unique qu'est l'énergie nucléaire pour l'émergence de data centers américains. Et la réalité, vous savez, c'est que pour un data center, monsieur Bertrand, 10% de la valeur, c'est l'énergie. C'est ce qui reviendra à la France. Probablement quelques pourcents localement pour des emplois, et c'est tant mieux. Mais tout le reste. Plus de 80%, c'est de la valeur ajoutée qui partira dans les puces importées d'Asie et dans les logiciels qui sont des services américains. Donc plus on développera des data centers comme le souhaite la Macronie, dont vous êtes le bras armé dans votre région, et plus en réalité ces data centers à capitaux étrangers freineront, oui monsieur Bertrand, l'émergence de data centers français parce qu'ils satureront l'accès à notre réseau électrique qui est garant... 'énergie bas carbone, d'énergie abondante, grâce au nucléaire, et d'un prix compétitif. Et pardon, mais j'entends la gauche, M. Bompard, comme M. Fort, évoquer le fait qu'il faille une filière nationale dans les data centers. Mais moi j'ai une question à vous poser. Vous dites qu'il faut un morateur sur les data centers étrangers. Pourquoi pas ? Mais en réalité, avec toutes vos associations dont vous êtes amis, vous faites moratoire sur l'ensemble des projets industriels. Dès qu'on voudra installer une usine de semi-conducteurs, vous vous mobiliserez, vous ferez une ZAD, vous ferez des recours pour bloquer l'implantation d'usines sur le sol. Français. Et en réalité, comment vous voulez faire tourner M. Bompard ? Comment vous voulez faire tourner vos data center ? Vos data center s'ouvrent. Comment vous voulez faire tourner en matière énergétique, sans le nucléaire, puisque vous voulez arrêter le nucléaire ? Comment vous les faites tourner ? Répondez à cette question. Avec les éoliennes,
il ne fonctionne que 20% du temps
?
C'est une question qu'on peut se poser. Vous
voulez que je vous réponde ou pas ? Vous dites vous-même que vous êtes opposé. L'idée est qu'on continue à installer des data centers qui sont des data centers non souverains et vous vous en prenez à des citoyens et à des associations qui précisément mobilisent. Ce mobilisme qui bloque des projets précisément de data centers non souverains. Pardon, mais si vous étiez... Non, mais je ne sais pas, vous ne voulez pas que je réponde, je crois que vous parlez en tant que moi. Mais si vous vouliez être un tout petit peu cohérent, vous ne devriez pas les critiquer, vous devriez plutôt les féliciter. Parce que précisément, ils essayent de faire en sorte qu'il n'y ait pas des data centers non souverains, de manière anarchique, qui se développent sur l'ensemble du territoire national. Ils essayent qu'il n'y ait
aucune usine, monsieur Bombard, sur le territoire. Si vous me permettez, j'ai un principe,
c'est que je ne parle pas sur les autres politiques, parce que ceux qui écoutent... ne peuvent rien entendre et rien comprendre. Mais maintenant que j'ai la parole, je voudrais aller jusqu'au bout. Et quand vous entendez les deux, heureusement qu'il y aura une autre voix que les deux extrêmes dans le débat présidentiel. C'est une bonne illustration. On va jusqu'au bout du raisonnement. Je vais jusqu'au bout du raisonnement. Aujourd'hui, regardez bien, comme il y a des critiques sur les data centers, tous ceux qui veulent enfourcher les colères commencent à dire, comme tous les complotistes, il ne faut pas les data centers, ou alors il faut des data centers 100% français, ça veut dire prendre du retard. La vérité, c'est qu'il y a les diseux, il y a peut-être les faiseux. C'est-à-dire qu'on est capable aujourd'hui de dire aux entreprises, qu'elles soient américaines, qu'elles soient japonaises, qu'elles soient canadiennes et françaises, si vous venez, c'est à nos conditions. Une entreprise comme Orange est une entreprise française qui a créé une filiale française qui s'appelle Blue, qui dit notamment que ceux qui viendront exploiter les data centers le feront aux conditions de la loi française. Et que n'importe quelle cour fédérale américaine qui demandera avoir communication des données ne pourra pas le faire parce qu'il y a étanchéité. Que d'autre part, si les data centers sont chez nous... on va pouvoir imposer aussi que les universités, que les centres de recherche puissent avoir accès à la capacité de calcul de l'intelligence artificielle. C'est ça le véritable enjeu. C'est chez nous, on impose nos conditions. Si c'est loin de chez nous, vous pouvez faire des grands discours sur la souveraineté, ça n'existera pas. Le vrai sujet que nous avons aujourd'hui, parce qu'il faut revenir à cela, quand on parle des usages, c'est nos enfants. Est-ce que, clairement, on leur donne les clés, eux, pour maîtriser l'intelligence artificielle ? À partir de quel âge ? On donne la lecture, pardon, le goût de la lecture pour montrer qu'il faut développer le sens critique. Qu'il faut justement avoir des valeurs dès le départ. Comment on permet à nos enseignants, alors que l'obligation de formation en l'IA n'est pas aujourd'hui réelle dans le Code de l'éducation nationale. Ça, c'est à changer. Je décidais dans ma région de financer un diplôme universitaire pour les enseignants en termes d'IA pour aller plus vite qu'ailleurs. Et on va le déployer sur l'ensemble de la population. Un brevet IA qui permet, vous choisirez. Deux heures, dix heures ou vingt heures pour vous approprier, pour mieux maîtriser l'IA. C'est quelque chose que nous faisons dans la Haute-France qui doit être fait dans toute la France. De la même façon pour le reste. Mais là où je ne suis pas du tout d'accord avec Olivier Faure, c'est que dans l'agriculture, quand on a mis en place les premiers tracteurs, on n'a pas taxé les premiers tracteurs. Et on ne les taxe toujours pas aujourd'hui. Le vrai sujet qu'on aura à un moment donné, c'est qu'il y a des inégalités, des fractures que nous ne devons pas voir s'accentuer. Il y a deux fois plus de cadres que d'ouvriers qui utilisent l'intelligence artificielle. Et demain, nous savons bien qu'il y aura des changements profonds pour le monde du travail, mais aussi pour la société. C'est la première fois qu'une révolution, c'est important, ne va pas toucher en premier les cols bleus, mais va toucher les cols blancs et les t-shirts. Sans oublier que la responsabilité du prochain président au-delà des débats stériles, ce sera de préparer à l'IA, mais à celle d'après, le mariage de l'IA et de la robotique. Et là encore, on a besoin justement de prendre ce temps d'avance. Et encore une fois, sur tous ces sujets, on doit avoir à la fois une vision, mais on doit être capable, au jour le jour, de comprendre les inquiétudes de nos concitoyens. Et de les rassurer. C'est ça le rôle du politique. Ce n'est pas de hurler avec les loups ou de foutre la trouille à tout le monde.
Olivier Faure, pour cela, pour peser dans ce débat-là, il faut aussi que la France puisse avoir, ou l'Europe, une IA qui fasse le poids peut-être face à d'autres IA. Est-ce qu'aujourd'hui, Mistral, qui est valorisé à 21 milliards d'euros, peut faire le poids face à OpenAI ? qui dépasse les mille milliards de dollars
'abord, permettez-moi de revenir sur ce qui vient d'être dit à la fois par la droite et par l'extrême droite. Le retour au Moyen-Âge, ça n'est pas de la régulation. C'est l'inverse. Le Moyen-Âge, c'est le plus fort qui l'emporte toujours sur le plus juste. Et c'est malheureusement ce que l'on perçoit dans ce que j'entends ici, avec une espèce de... poussée technophile, où au fond, le progrès technologique apporterait nécessairement le progrès humain. Ça n'est pas vrai. Ça n'est pas vrai. Je prends un exemple que tout le monde peut comprendre sur la question de la culture. Vous avez aujourd'hui un pillage. qui est réalisée par l'intelligence artificielle dans les œuvres de tous les créateurs, aussi bien dans le domaine musical que dans le domaine de l'écriture, dans tous les domaines. Et l'IA ne verse jamais de droit d'auteur à qui que ce soit. C'est un sujet. Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut, il y a une proposition de loi. Sylvie Robert, Lord Arcos, qui a été voté au Sénat, qui a été bloqué par les macronistes à l'Assemblée et qui permet de présumer de ce pillage et donc de faire en sorte qu'il y ait une rétribution pour les auteurs. Parce que la création, c'est essentiel. Et que le jour où il n'y aura plus de créateurs, alors nous serons là, retournés au Moyen-Âge. Et le Moyen-Âge, c'est quoi ? C'est aussi tout simplement de détruire les outils de la solidarité collective. Moi, je veux bien qu'on dise que ce n'est pas grave qu'on perde des emplois, que ce n'est pas grave qu'on perde des cotisations, que ce n'est pas grave en finir avec la sécu. Mais Olivier Faure, vous savez très bien que les révolutions aussi créent de l'emploi. Mais il y a une forme de naïveté choumpitalienne. Oui, mais je sais bien qu'on a tous en tête cette théorie de la destruction créatrice. Il y a des métiers qui sont détruits et puis d'autres qui naîtront. On n'en sait rien pour l'instant. On n'en sait rien. Et donc, ça suppose d'avoir une forme de prudence là aussi. Bien sûr, je souhaite que l'IA permette de créer... des emplois. Mais c'est là où il faut aussi maîtriser l'IA, faire en sorte que, par exemple, le crédit impôt recherche, il soit destiné non pas à subventionner n'importe quelle recherche, mais la recherche sur les intelligences artificielles, notamment ce qu'on appelle les IA étroites, qui permettront... de faire avancer l'humanité, de faire avancer la société, de faire en sorte que l'IA ne remplace pas le travail humain, mais le complète, l'additionne et permet aux salariés de faire davantage et mieux.
On a compris votre propos. En deux mots, comment on conforte la seule IA qui ne soit pas américaine ou chinoise, en gros qui soit parmi les leaders, comment les Européens, les Français font ? C'est une question qui se pose maintenant.
Oui, c'est une question qui se pose maintenant. C'est aussi
une question de souveraineté.
Oui, bien sûr, il faut mobiliser le crédit. Mais là, je rejoins ce qui a été dit précédemment. On parle beaucoup des data centers. Il n'y a plus de crédit, M. Faure. Je peux vous parler du lien. a, à quelques kilomètres de chez moi, à Fouju, un data center qui va à l'un des plus grands d'Europe. 11 unités.
50 milliards d'investissements.
50 milliards d'investissements. 90 hectares, puisque nous, on est dans un stade, c'est 125 stades de foot. Les terres agricoles qui vont être là, annihilées. On va avoir en consommation électrique l'équivalent de Flamanville.
On
va consommer, tenez-vous bien, 250 000 m3 d'eau pendant 12 ans pour la construction de ce data center. Avec un conflit énorme d'usage avec le monde agricole qui, lui, subit la sécheresse, subit... Ce que nous avons connu cet été, la canicule. 15 tonnes de polluants éternels par an rejetés dans les sols et dans l'eau. Et avec une chaleur fatale qui va être impossible à traiter, puisqu'en réalité, on ne demande même pas à ces fonds qui vont venir. Je vais venir aux fonds qui investissent dans ce data center. qui ne veulent même pas être ceux qui organisent l'acheminement de cette chaleur fatale vers des équipements. Il y a un recours. Chez nous, c'est une obligation. Chez nous, c'est une obligation pour les résistants. Olivier Faure, vous n'avez pas entendu sur
la question de Mistral.
Je finis sur le fait que quels sont les fonds qui s'investissent là-dedans ? Essentiellement des fonds émiratis. Et Nvidia, américain. Mistral, résiduellement. La banque d'investissement, pareil, résiduellement. Et donc, moi, je vous pose une question simple. Construire un immense data center qui va consommer nos sols, notre eau, notre électricité, mais qui n'est même pas un data center souverain. Quel est l'intérêt de le faire ainsi ? Et donc, nous avons besoin là, effectivement, de parler de souveraineté. Mais la souveraineté, c'est aussi... d'accepter ou de ne pas accepter, de dire ça parfois non quand le projet ne correspond pas à
ce que nous pouvons accepter. Il nous faut investir peut-être dans l'IA pour pouvoir peser face à Anthropik et OpenAI et Elon Musk.
Je ne voudrais pas trop embêter M. Olivier Faure, mais vous aurez remarqué que quand la gauche n'a pas préparé une question, ce qu'elle répond tout de suite, c'est qu'il faut mobiliser le crédit. Comme si l'État français, c'était Crésus, qu'on roulait sur l'or et qu'on allait dépenser en tous sens. Mobiliser le crédit. Bon, moi, je ne vais pas du tout répondre en ce sens. Vous avez posé une question précise. Comment est-ce qu'on fait en France sur le domaine de l'intelligence artificielle contre les géants qui se sont déjà créés aux États-Unis et en Chine ? Trois choses. On libère le temps des entrepreneurs. On libère leur argent et on libère la croissance. Comment est-ce qu'on libère leur temps ? Déjà par leur relation à l'administration, qu'il va falloir simplifier. Et ça tombe bien, la révolution de l'IA nous le permet. Je vous donne un exemple sur les permis de construire. Vous avez déjà de nombreuses communes de France qui le font, et il faut leur rendre hommage, qui ont automatisé le permis de construire. C'est-à-dire que pour le permis de construire, ce qu'il y a de positif, c'est que vous devez comparer. Une demande qui est faite a plusieurs critères qui sont objectifs et donc une machine peut le faire. Le recours évidemment doit rester humain, notamment pour les recours quand la décision est défavorable, mais vous avez une simplification drastique alors que les délais pour obtenir le permis de construire se sont allongés partout. Si je vous prends l'exemple de la ville de Paris, vous avez 400 personnes à la direction de l'urbanisme et on peut dire qu'ils prennent tout leur temps. pour répondre aux entrepreneurs qui ont besoin d'obtenir des permis de construire. Donc on libère leur temps en simplifiant les démarches, en simplifiant les procédures. Il y a par ailleurs une règle qui ne s'est jamais démentie. Plus vous mettez de fonctionnaires quelque part, plus il y a de complexité, que ce soit dans la commune ou dans le pays, plus vous avez de procédures, parce qu'ils doivent bien justifier le fait de travailler, donc ils vont créer des formulaires, des procédures, des serfas, etc. Moins vous avez de fonctionnaires, moins vous avez de complexité. Je propose la suppression de 800 000 postes de fonctionnaires. Sans lettre de licenciement, je le précise, simplement en ne remplaçant pas ceux qui arrivent à la retraite. Tout cela libère du temps pour les entrepreneurs. Ensuite, il faut libérer leur argent. Pour cela, ce que je propose, c'est que l'État dépense moins pour pouvoir taxer moins. Très concrètement, je propose une baisse de dépense de 140 milliards d'euros par an. La liste, je l'ai publiée, vous pouvez la retrouver sur saracnafo.fr. Vous avez toutes les sources, tous les chiffres, tout est sourcé. Ces 140 milliards, on arrête immédiatement de les prendre aux Français, avec comme perspective un budget à l'équilibre à la fin du quinquennat. Et dans l'intervalle, on baisse immédiatement les impôts. Premier élément, on supprime la CSG d'activité. Tout à l'heure, la gauche disait qu'il fallait... taxer la machine parce que la machine n'était pas taxée par rapport au salarié qui lui l'est, moi ce que je dis c'est que j'ai une solution, il vaut mieux baisser les taxes qui pèsent et les charges qui pèsent sur le salaire plutôt que s'imaginer qu'on va taxer la machine. Donc supprimer la CSG d'activité pour permettre de rendre et de donner du pouvoir d'achat aux français, ça fait plus 10% de hausse de salaire pour tous les salariés, pour les fonctionnaires, pour les indépendants, pour les artisans, c'est tout simplement la plus grosse hausse. de salaire collectif de toute la Vème République. Et ça ne fait pas peser un seul euro sur la rentabilité de l'entrepreneur et des patrons, puisque c'est l'État qui accepte enfin de faire un effort, au lieu de demander aux Français de se sacrifier en permanence, en baissant ses propres dépenses pour baisser cet impôt. J'ajoute également la suppression des droits de succession, et nous sommes les seuls à le proposer. Enfin, la baisse de l'axis sur le carburant, qui est très actuelle aujourd'hui. Le prix de l'essence soit 1,80. Ce n'est pas consacré à l'IA. Là, on est hors débat. Il faut libérer de l'argent et libérer la croissance. Libérer la croissance, ça passe par l'énergie. Avoir enfin un juste prix qui ne soit pas déformé par les règles du marché européen de l'électricité. Un juste prix pour les data centers. J'en finis par là. J'avais donné trois points. Libérer le temps, libérer l'argent, libérer la croissance. Et enfin, par l'école. Un seul mot sur l'école. je précise qu'à mes yeux il faut pas apprendre aux enfants à prompter comme on l'apprend parfois il faut au contraire revenir aux savoirs fondamentaux parce que cette révolution technologique rend paradoxalement le savoir classique plus légitime que jamais on a besoin de logique on a besoin de parler correct et on va faire tourner la parole J'en termine par là. On a besoin de logique et donc des mathématiques. Et on a la chance en France d'avoir un niveau de mathématiques excellent. Et on a besoin d'une culture classique, philosophique et historique pour avoir le discernement face à la machine. J'en ai terminé. Manuel Bompard.
Oui, notre programme sort le 7 novembre en librairie, il y a 800 mesures, je ne vais pas vous les infliger toutes, je vais rester sur le sujet de l'intelligence artificielle. Tout à l'heure je disais qu'on pouvait avoir à la fois des politiques de régulation et à la fois des politiques de développement. Donc la question que je veux poser maintenant, puisque tout à l'heure on a parlé de la régulation, c'est qu'est-ce qu'on fait pour promouvoir le développement de l'intelligence artificielle en France et de manière plus générale ? du numérique et comment on le fait de manière souveraine. Et pour ça, il faut quand même libérer des financements. Donc comment on libère ces financements ? D'abord, oui, moi j'assume, Madame Tafaud, un point de désaccord. Non, je ne sais pas ce que j'allais dire, mais... Vous allez le dire juste après. Non, pas du tout. Alors là, je pense que vous avez un petit problème, c'est que vous êtes venu avec des... Je vous ai enlevé une mesure. Non, ce n'est pas ça, c'est que vous êtes venu avec des idées préconçues.
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