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On a eu tout le socialisme en cinq minutes. Je vais parler, monsieur, vous avez parlé pendant sept minutes. Je pense qu'on en a assez, monsieur Ford, d'entendre le socialisme déverser sa haine du progrès, sa haine de la technologie et sa haine de tout adversaire politique. Donc on a entendu tous les mots du socialisme. Réglementer, interdire, obliger, il a oublié le mot taxer. Mais vous avez compris à la fin que c'était implicite dans son propos. Bref, tout pour que la France soit à l'âge de pierre, puisque M. Fort ne veut pas voir la révolution qui vient alors que les Français, eux, la voient. Et vous avez eu raison de le souligner tout à l'heure. On est en train de vouloir réguler. quelque chose que nous ne produisons pas. Donc nous avons les États-Unis qui innovent, la Chine qui copie et qui innovent aussi, et l'Europe qui régule. Est-ce que c'est ça ce qu'on veut ? Est-ce qu'on veut rester hors du jeu et prétendre réguler une matière alors qu'on n'est même pas dans la course ? Ça n'est absolument pas ce que je veux. Vous citiez tout à l'heure les géants de l'IA en disant même les géants de l'IA nous disent qu'il y a des risques, mais surtout les géants de l'IA. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent pouvoir réguler au maximum pour empêcher leurs concurrents émergents de venir dans ce système. Donc en réalité, vous n'avez que les géants de l'IA qui viennent souligner des risques énormes avec beaucoup de catastrophisme pour forcer leur gouvernement à légiférer et empêcher la concurrence de venir. Ça n'est absolument pas ce qu'il faut faire. En revanche, il y a des risques. Il y a des risques. Et où est-ce qu'il faut légiférer ? À la frontière entre l'IA et l'IA. l'individu. Je m'explique. Si vous avez, par exemple, un agent IA qui imite la voix d'un petit-fils pour appeler sa grand-mère et lui extorquer de l'argent, ça existe dans le code pénal français. Ça s'appelle une extorsion. Et là, ça doit être évidemment condamné. Si vous avez des images... du graphisme qui imite par exemple des propos électoraux ou alors des vidéos falsifiées qui imitent un politicien à la veille d'une campagne électorale, ça s'appelle une falsification électorale et ça doit être condamné. La bonne échelle, c'est le code pénal français qui définit ce qui est légal et illégal dans l'espace public français. Allez s'imaginer qu'on va négocier une charte à l'échelle… l'Europe, des Nations Unies, que sais-je, avec M. Faure, il a peut-être de grandes idées pour l'humanité. On n'arrive déjà pas à gérer la France, mais M. veut gérer l'humanité. Donc peut-être qu'on va réussir à légiférer à l'échelle des Nations Unies, mais je vous préviens d'avance, merci messieurs-dames, que cette charte, ni Pékin ni Washington ne vont même la lire. À Pékin et à Washington, on se moque de ce que pense Olivier Faure. On n'écoute pas Olivier Faure, ils sont en train d'avancer pendant que la France va rester à la traîne. C'est bien ça le problème. Donc nous ce qu'on veut, c'est être une nation puissante, une nation qui innove et qui régule les risques lorsqu'ils sont face aux citoyens. On a pour ça notre code pénal. Et même si certes, la technologie avance, on fait en réalité face à des risques qu'on connaît déjà. Les faussaires, ça existe depuis l'aube de l'humanité. Alors certes, grâce à ChatGPT, grâce à Claude et grâce à toutes les autres IA, on peut falsifier beaucoup plus vite et à moindre coût. Mais des faussaires, ça existe depuis toujours. Je vous rappelle que la guerre de 1870 a été provoquée par un faux créé par Bismarck. On connaît ça depuis toujours et ça a même créé des guerres.
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