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Ce qui pose problème principalement en ce moment pour le diesel, c'est le fait que Zelensky ordonne à son armée toutes les nuits de détruire les raffineries russes. Il prétend en avoir détruit 45%, ce qui est énorme. Et ce qui a fait que Donald Trump la semaine dernière s'est fendu d'un tweet en expliquant à Zelensky arrête de cibler les raffineries de diesel russes parce que voilà, c'est plus possible.
Bonsoir à tous, bienvenue dans Soir Info sur CNews. Il n'aura fallu qu'une phrase, six mots exactement, pour révéler l'immense méconnaissance du président français du conflit israélo-palestinien. Dommage pour celui qui depuis plus d'un an s'est érigé en artisan de la reconnaissance d'un État palestinien. Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie. Depuis l'Elysée et Jean-Noël Barraud tentent de rétro-pédaler, Emmanuel Macron voulait dire que le Hamas n'y gouverne pas, sauf... Que les mots ont un sens. Oui, le Hamas n'est pas au pouvoir en Cisjordanie, c'est vrai. Mais dire qu'il n'y a jamais sévi est faux. Dimanche encore, soit deux jours avant ce discours, un Français, Netanel Choukhroun, père de six enfants, a été assassiné près de Neftsouf. Oui, c'est en Cisjordanie. Le meurtrier est un terroriste du Hamas. Et ce n'est pas un cas isolé. Le Hamas a déjà revendiqué plusieurs attaques meurtrières dans ce territoire. Alors, bien sûr qu'il faut s'indigner des victimes civiles palestiniennes. Bien sûr qu'on peut critiquer la politique d'Israël, mais quand dans le même discours, Emmanuel Macron affirme d'un côté être attaché à la sécurité d'Israël et ni de l'autre l'action du Hamas en Cisjordanie, on se dit que le en même temps a des limites, le mensonge. Un mensonge d'autant plus douloureux qu'au bout, il y a des morts. On va également en parler ce soir. Merci de nous rejoindre. C'est Soir Info, votre grand rendez-vous d'information de fin de soirée pour décrypter, débattre et prendre de la hauteur sur l'actualité. Le journal, justement, tout de suite. Avec Margot Siffer, bonsoir Margot.
Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous. On débute avec cette main tendue de Sébastien Lecornu au parlementaire du PS. Il souhaite les rencontrer pour tenter de bâtir, comme l'an dernier, un compromis sur le prochain budget 2027. Les responsables socialistes engagés dans la course à l'Elysée sont aujourd'hui tentés par une censure du texte. Et en parlant du PS, la justice a rejeté la demande du député Philippe Brun d'être réintégré à la primaire sociale démocrate. Une décision qui intervient alors que les cinq candidats sont entrés ce soir dans le vif du sujet avec un premier débat télévisé. 20 et 27 ans de prison requis contre Romain Bouvier et Loïc Lecriole. Ils sont jugés pour les tirs sur l'ancien rugbyman argentin Frédérico Martín Arambourou. Il avait été tué en mars 2022 après une bagarre alcoolisée devant une brasserie parisienne. Le verdict pour ces deux hommes est attendu vendredi soir. A l'international, ce discours très offensif du président iranien à la tribune des Nations Unies, il a promis à Donald Trump que son pays ne baisserait pas la tête face à l'agression américaine. Massoud Pézéchian se dit même victime de terrorisme. Il prévient que la résistance de son peuple ne fera que s'intensifier. Et puis, Israël et le Moyen-Orient n'ont pas besoin d'une nouvelle crise en Cisjordanie. Les mots ce mercredi du secrétaire d'État américain. Ils interviennent alors qu'un Israélien y a été tué ce dimanche par un palestinien et cela peu avant la fête de Yom Kippour. L'auteur présumé a été arrêté par l'armée israélienne.
Merci beaucoup Margot Siffer. On vous retrouvera à minuit pour un nouveau point sur l'actualité. Karim Abrique, Jean-Christophe Gallien, Philippe de Gesta, Franck Tapirot et Régis Le Saumier sont avec nous. Bonsoir à tous les cinq.
J
-2 avant l'arrivée du pape en France. Vous avez suivi ce soir ce documentaire sur les coulisses de cette visite historique. Regardez ces images tournées ce soir, place de la Concorde, là où plus de 600 000 personnes sont attendues samedi pour une messe hors normes. Place de la Concorde est sur les champs. Élysée. Jean-Christophe Gallien, il y a bien évidemment l'aspect spirituel de cette visite. Il y a aussi ce que ça représente en termes d'image pour notre pays. Et là, je m'adresse aux communicants que vous êtes, Jean-Christophe. Quel regard faut-il porter sur cet événement ? Je parlais d'une messe hors norme, mais c'est cet événement, c'est cette visite qui est hors norme.
Elle est hors norme, mais je dirais bien sûr pour l'image du pays, pour ce que ça représente. Aussi évidemment cette relation à la religion catholique et au Vatican bien sûr. Je pense qu'il y a à l'intérieur de cette visite quelque chose qui est aussi d'une autre nature. Je pense que les temps sont tellement des temps géopolitiques. qu'on ne peut pas regarder cet événement qu'autrement que de cette manière-là. C'est-à-dire que je ne peux même pas imaginer que d'ailleurs même depuis le Vatican et même depuis l'Élysée, d'ailleurs la preuve c'est que le président de la République ne viendra pas à cette grande messe d'ailleurs, on puisse se dire que c'est un acte de communication. C'est-à-dire qu'on le sait, historiquement le Vatican est un acteur important, mais avec ce pape-là on rentre dans un autre moment. qui confirme ce qu'a fait son prédécesseur, mais qui vient aussi rajouter sa propre particularité. C'est un Américain, un pape américain, dans un contexte où évidemment son pays de naissance joue un rôle immense dans l'actualité internationale. Dans ce temps chaotique que nous vivons, cette messe est aussi un rendez-vous de paix et de stabilité. Il le fait à Paris, il le fait dans un moment qui est encore une fois l'Assemblée générale de l'ONU où il y a plein d'oppositions, des choses comme ça, mais il le fait surtout à l'approche d'une saison 2027 qui va être très importante ici comme ailleurs, pour plein de raisons. Et je crois qu'on doit le regarder comme ça. C'est un message spirituel. Évidemment, c'est un moment de communication qu'on ne peut pas l'imaginer autrement. Mais c'est surtout un moment géopolitique très puissant qui vient parler aux Français, mais qui vient parler très au-delà et faire résonner très au-delà quelque chose dont on sait que ça va être un message
de paix et de stabilité. Régis Le Saumier, lorsqu'un pape se déplace dans un pays, c'est... Toujours un moment géopolitique important. Les mots du souverain pontife aujourd'hui, quelle est leur résonance à l'échelle de la planète ? Quelles sont leurs résonances à l'échelle de la planète ? A l'échelle de la planète,
je trouve que singulièrement ce pape a une façon d'être. Alors je ne sais pas, c'est peut-être encore un peu tôt dans son pontificat pour le... Pour le caractériser, on dit que les papes ont leur personnalité, mais celui-là, il a à la fois une capacité de rassembler, il est beaucoup moins polarisant que François. Il est américain, dans une ère qui est dominée par Donald Trump, à la personnalité bouillonnante et à l'impact géopolitique énorme, d'avoir un pape qui est capable d'abord de lui parler dans sa langue, parce que Donald Trump est capable d'entendre des choses, il y a des petites nuances quand les deux hommes se parlent qui doivent être... Et ce pape, je trouve que pour le moment, il fait un peu l'unanimité. Il dit les choses en même temps. Il est moins, par exemple, on sait qu'une des choses qui étaient très importantes pour François, c'était la question de l'accueil des migrants, par-delà les nations. Ce pape-là, lui, estime que les États, par exemple, ont le droit de gérer leur politique. Il a donc une vision, on va dire, qui tranche quand même par rapport à cet accueil tout azimut de François. D'une manière générale,
il y a un peu moins peut-être d'ingérence de la part de ce pape-là. Oui, mais en même temps,
certainement, mais en même temps, il y a aussi une certaine fermeté sur les principes. C'est un augustinien, il est très... ce n'est pas du tout un pape libéral. Et c'est important parce que finalement, son rôle, c'est d'être quelqu'un qui reste fidèle à l'Église. Et l'idée, ce n'est pas que l'Église se dilue dans la société, mais au
contraire. Dernière visite d'un pape à Paris, c'était Benoît XVI en 2008.
Oui, complètement. Mais moi, je trouve que ce n'est pas anodin aussi. Et on parlait de la différence avec François. Évidemment, on verra au cours de son pontificat. Mais on voyait que le pape François, il était tourné beaucoup vers les pays émergents. Est-ce qu'avec ce nouveau pape, est-ce que c'est aussi une façon de faire le pont? Il se rend quand même dans une des grandes capitales européennes, où on nous dit souvent qu'il y a cet aspect, la spiritualité, même la religion. On la met un peu de côté. C'est un symbole. Est-ce qu'il y a une forme... de reconquête aussi de cet espace spirituel dans ses capitales. Et le fait aussi, on l'a mentionné, c'est un Américain, il est à Paris de créer ce pont. On voit les tensions en ce moment entre l'Europe et les États-Unis.
Entre la France et les États-Unis, même, on peut le dire.
Il y a quelque chose là aussi, je pense, sur cette reconstruction de cette paix aussi, de ces alliances.
On va parler d'Emmanuel Macron et de ces mots très durs dans un instant sur le Hamas à l'ONU. Mais d'abord, j'aimerais qu'on parle de l'absence d'Emmanuel Macron samedi, justement, sur cette... place de la Concorde. Le chef de l'État rencontrera le Saint-Père, évidemment. Il doit l'accueillir vendredi matin à Orly, mais il n'assistera à aucune messe. Il était pourtant à Marseille en 2023 au stade Vélodrome lors de la messe célébrée par le pape François. Alors pourquoi ce choix d'Emmanuel Macron ? Est-ce que ça vous choque ? Je vous poserai la question. Vous avez certainement un avis également chez vous. Mais juste avant, voici le sujet de Félix Pérolas.
Ni à Paris, ni à Lourdes, ni à Metz, Emmanuel Macron n'assistera à aucune des messes de Léon XIV lors de sa visite en France, dont les préparatifs n'ont pas été de tout repos. Le quotidien La Croix fait même état de possibles tensions entre l'Elysée et le Vatican. Premier accro, Emmanuel Macron aurait souhaité déambuler avec le Saint-Père à Notre-Dame, avant de lui présenter la cathédrale restaurée et les artisans du chantier. Mais le Vatican n'a finalement pas donné suite officiellement pour des raisons d'agenda. Et ce n'est pas tout, l'Elysée avait d'abord... une visite d'Etat. Le Vatican lui a préféré une visite apostolique avec un protocole allégé. Alors, conséquence ou pas, Emmanuel Macron sera absent de toutes les messes et représenté samedi à la Concorde par Brigitte Macron et Sébastien Lecornu. Protocolairement, ce n'est pas une
obligation. Mais la France, le chef de l'Etat, le Premier ministre, peuvent vouloir honorer de leur présence. On peut donc avoir un Premier ministre qui participe sans communier. Il représente la France. C'est un geste qu'on fait. Ça s'inscrit dans une
tradition
qui
est un des précédents. Après Paris, Léon XIV se rendra à Lourdes dimanche sans le chef de l'État français. Ce dernier retrouvera le pape lundi à Metz pour parler d'Europe. Mais jamais de sans trois. Emmanuel Macron devrait là encore manquer la messe à la cathédrale Saint-Etienne.
Philippe de Gesta, il est vrai que ce choix d'Emmanuel Macron, il interroge. Emmanuel Macron qui, souvenez-vous, avait fait des pieds et des mains. pour que cette visite du pape Lyon XIV ait lieu en
France. En fait, c'est une lecture intéressante, c'est une lecture très politique qu'il faut avoir en l'occurrence. On a une fois de plus un Emmanuel Macron qui se contredit, qui dit une chose, qui dit le contraire, qui fait une chose, qui fait le contraire, on vient de le rappeler, il était à Marseille il n'y a pas si longtemps, il ne vient pas cette fois-ci. Je trouve que c'est très maladroit de sa part, parce qu'en fait, si vous voulez, ça veut dire vraiment aux catholiques français, en fait, vous ne m'intéressez pas. On comprend bien qu'un président de la République, ça a été rappelé par l'ambassadeur auprès du Saint-Ciel, il est présent, il ne communique pas, c'est la laïcité, très bien, pourquoi pas. Là, ça va beaucoup plus loin. Je pense que c'est véritablement un acte très politique, comme il sait le faire. Et moi, je comprends, moi, je suis catholique, je comprends que ça veut dire, en fait, vous ne m'intéressez pas. Donc je reçois un chef d'État, donc je fais le service qu'il faut faire, évidemment. Et c'est tellement contradictoire, on le reverra tout au long de la soirée, les contradictions de M. Macron n'est pas une près. Je pense que c'est véritablement, il est en fin de règne, donc ça n'intéresse plus. – Franck
Tapirot, est-ce qu'il faut y voir, c'est aussi la question qu'on peut se poser, un caprice du président de la République qui finalement boue le fait que certaines de ses demandes, parce que c'est ce qui était notamment dit dans le sujet de Félix Perolas, que certaines de ses demandes aient été refusées par le Vatican ? –
comprends totalement Philippe en tant que… Chrétien a exprimé ce ressentiment. Moi je vais être beaucoup plus simple que ça, ça va peut-être vous choquer, mais c'est juste que Emmanuel Macron ne supporte pas la compétition. Il n'est pas là. Quelle compétition
?
Ça n'a rien à voir avec la religion. Puisque s'il y avait un rapport d'Emmanuel Macron avec une seule opinion, et pour bien le connaître, pour bien l'avoir connu, s'il y avait un rapport entre Emmanuel Macron et toute forme de pensée, que ce soit religieuse ou politique, ça serait depuis bien longtemps. Voilà pourquoi, en même temps, traduit parfaitement ce qu'il est. Non, il y a un problème d'ego, un problème de venir à Paris et ne pas être là quand le pape est là. Je peux vous dire que ce n'est même pas une erreur. Moi, ça me fait mourir de rire parce que ça surprend des gens. Moi, ça ne me surprend pas du tout. Il y a juste un problème d'image, de présence. Il se fait battre par... Évidemment, le pape, c'est imbattable. Donc, il n'est pas là. Il va inventer n'importe quel prétexte. Et à chaque fois qu'il n'est pas au centre du jeu... chaque fois, ça se passe comme ça. Donc c'est uniquement un problème d'ego. N'allez pas chercher un problème religieux parce qu'il n'a aucune opinion là-dessus.
Je sais que vous êtes très en colère. Je suis en colère
pour d'autres choses. Je suis très juste en général. Autre chose aussi, la disruption. On a le premier pape disruptif depuis Jean-Paul II. premier pape disruptif, c'est lui. Américain, il arrive à changer la donne. Il parle au moment où tout le monde s'apitoie. C'est totalement normal. Les autres papes l'ont fait sur les populations qui souffrent. Lui, il dit qu'il y a aussi le droit des États. Donc en fait, en gros, en valeur absolue, il a un rôle politique bien plus fort que celui d'Emmanuel Macron. Et donc c'est une compétition, c'est tout. Ce que
disait Sébastien Ligné dans une émission précédente, là tout à l'heure, dans le Rinter, il disait, et je suis assez d'accord avec cette analyse, c'est que quand Emmanuel Macron... comprend qu'il ne peut pas privatiser l'événement à son compte, il s'y intéresse moins. Et là, effectivement, faire un pied de nez aux catholiques, mais les catholiques ont assez l'habitude d'être snobés par le pouvoir temporel, ça, ils font le doron, ils le feront encore. Mais Emmanuel Macron, là, n'a pas réussi à imposer quelque chose. Et au lieu de s'incliner, de dire c'est quand même l'autorité spirituelle d'un milliard de pratiquants dans le monde, et de dire par rapport à ma petite personne, je vais, voilà, laisser un peu. Eh bien non, il décide de faire savoir qu'il n'y a pas. Oui, mais Régis, ça fait plaisir
à qui, au final ? Ça fait plaisir à qui et pour qui on le fait ? Parce que c'est un message aussi que vous envoyez. Ce n'est pas pour les catholiques, au final. C'est aussi un message de dire, je n'y vais pas. France, qui
est né de l'Église, quand même. Le message, il est clair. Je le disais, dernière visite, s'il vous plaît, d'un pape à Paris. C'était Benoît XVI, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Avant, il y avait eu Jean-Paul II en 1997 reçu par Jacques Chirac. Et puis Jean-Paul II également en 1980 reçu par François Mitterrand. On vous a remonté quelques images. Vous allez voir, on vous a fait un petit montage des papes et des présidents français depuis 1980. Regardez.
Notre devoir et notre volonté s'accordent à préserver comme un bien très précieux. La liberté pour chacun de croire.
La France et le Saint-Siège se rejoignent dans ce combat pour un monde qui place l'homme au cœur de tout projet. Très Saint
-Père, vous honorez la France. Et vous honorez la France au travers d'un attribut qui lui est particulièrement cher, sa culture.
France est, il me semble, le seul pays du monde à avoir un rapport. disons-le, compliqué avec la religion. Déjà parce qu'il y a la séparation de l'Église et de l'État. C'est un sujet. Pour autant, l'histoire de l'Église et celle de notre pays sont pourtant étroitement liées, Jean-Christophe.
Moi, je crois que là, évidemment que le sujet est un sujet intime, personnel, chez Emmanuel Macron, qu'il n'est pas un sujet... ou très peu politique, encore moins géopolitique, il n'a pas pu imposer, ou en tout cas une partie de l'agenda de cette visite. Il n'a pas pu organiser les séquences qu'il souhaitait. Il a été très vexé, je pense, de cette affaire-là. Et je crois qu'il ne faut pas aller chercher plus loin. Et c'est dommage parce que... S'il est en fin de mandat, comme vous le dites, son avenir politique ou géopolitique n'est pas terminé. Lui-même d'ailleurs négocierait activement une situation européenne qui viendrait dans les prochains mois après sa sortie européenne, avec l'Allemagne notamment, mais pas seulement. Et donc je pense qu'il a tort parce que le Vatican, alors géopolitiquement ça pèse, ce pape-là n'est pas que tourné vers le sud global, même si son marché... Ecclésial est là-bas, soyons très clairs. L'Église aujourd'hui, je suis catholique, elle gagne des parts de marché, pas au nord de l'Équateur, elle gagne au sud, dans ce sud global, où d'ailleurs l'ex-pape disruptif lui aussi avait fait campagne très fortement. Là en l'occurrence c'est une erreur à mon avis, même à titre personnel. Pas simplement par rapport à la communauté catholique, pas simplement par rapport à ce que la France, vous parliez de communication tout à l'heure. doit pouvoir montrer au reste du monde la paix et la stabilité, la concorde entre les religions, justement, et le pape raconte ça. Mais pour lui-même, pour sa suite personnelle, ça n'est pas un très bon point.
Par rapport aux jeunes, on voit que depuis quelques mois, les jeunes français catholiques ont un retour qui est plutôt rassurant à la religion, à une forme de spiritualité. Et donc je trouve qu'en ne venant pas, juste en n'honorant pas la présence, il fait finalement de l'avenir de ces jeunes qui sont là et qui auraient aimé faire partie de cette dynamique avec le chef de l'État qui les reconnaît. Donc quelque part, il ne reconnaît pas les jeunes.
Emmanuel Macron rattrapé également par une phrase prononcée à la tribune. De l'ONU, le président français a nié les actions du Hamas en Cisjordanie. Depuis l'Elysée, Jean-Noël Barraud assure que ses propos ont mal été compris. Écoutons Emmanuel Macron, vous allez donc me dire autour de la table ce que vous avez compris. Et puis on sera avec Régine Delfour également et Thibaut Marcheteau qui sont nos envoyés spéciaux en Israël et qui nous diront aussi comment ce message a été perçu en Israël. On écoute le président de la République.
y a un an, ici même, nous étions une douzaine d'États à reconnaître. La Palestine. J'entends le cynisme de certains. Reconnaissance de papier, regardez la réalité. Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? Certains sont flats d'une paix prétendue. Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais. Regardez ce qui se passe en Cisjordanie où chaque jour des violations sont faites au nom de quoi ? Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie.
'est parfaitement clair, en tout cas. Les mots sont parfaitement clairs. C'est vrai qu'on a un rétro-pédalage de l'Elysée et de Jean-Noël Barraud. Je vais vous interroger dans un instant, mais juste avant, on va retrouver Régine Delfour, qui est grand reporter envoyée spéciale en Israël, avec Thibaut Marcheteau. Bonsoir Régine. Comment est-ce que ces mots du président français ont-ils été reçus en Israël, Régine
bonsoir Michael. Écoutez, ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron a ce genre de déclaration extrêmement provocante. On en est vraiment à plusieurs. Donc il y a une lassitude de la part des Israéliens. Mais comment est-ce possible de dire en fait que le Hamas ne sévit pas en Cisjordanie ? Je vous rappelle que quand même dimanche, un homme a été tué, assassiné, alors qu'il se rendait pour un rituel. C'était Yom Kippour avec son fils. Un père de six enfants. Ce genre d'assassinat est très fréquent en Cisjordanie. Souvent, c'est revendiqué par le Hamas. Le Hamas lui-même a annoncé plusieurs fois que des commandants du Hamas avaient été tués par l'armée israélienne. Donc, c'est une hérésie. Alors, beaucoup d'Israéliens nous disent aussi, écoutez, c'est la dernière fois qu'Emmanuel Macron va s'exprimer.
a un problème de liaison avec Régine Delfour, visiblement. On va essayer de rétablir tout ça. Régine sera avec nous dans un instant, on va continuer à en parler, on va marquer une très courte pause. Et puis Régine, qui, vous allez le voir aussi, va nous raconter sa journée. Parce que là, elle est en direct de Tel Aviv. Mais vous avez pu voir que Régine, aujourd'hui, a pu se rendre en exclusivité pour CNews dans la bande de Gaza. Elle s'est rendue dans un tunnel du Hamas, dans la bande de Gaza. On va regarder cet extrait, regardez.
ce tunnel qui fait à peu près 1m80 de hauteur, 1m de large, avec ces emplacements où il y a des sanitaires, des points d'eau, il y a également une porte blindée. Moi qui fais 1m60, vous voyez, il va falloir que je me baisse. Donc on est beaucoup plus bas. pour passer. Et vous voyez donc ce blindage, cette porte blindée qui permettait aux terroristes du Hamas de se protéger s'ils étaient repérés par l'armée israélienne. Et donc elle est blindée, elle est fortifiée, elle peut se fermer des deux côtés.
Voilà, CNews en exclusivité dans les tunnels du Hamas, dans la bande de Gaza. On va vous montrer également ces images dans un instant. On rétablira la liaison avec Régine et Thibault. Restez bien avec nous pour la suite de Soir Info sur CNews. On est de retour sur CNews pour la suite de Soir Info. Dans un instant, on va parler de la colère des Français qui ne retombent pas après les nouvelles mesures annoncées hier par le gouvernement pour faire face à la flambée des prix du carburant. On en parlera avec Pierre Chasseret qui vient de nous rejoindre de l'association 40 millions d'automobilistes. Bonsoir Pierre. Ce mercredi, les membres de l'exécutif essayaient tant bien que mal d'assurer le SAV de leurs propositions. Ça ne marche pas
? C'est peine perdue. C'était évident. D'ailleurs, j'ai quand même une question qui m'est venue toute la journée. Je me suis dit, mais ces gens n'ont pas de conseillers qui baignent dans la vie, qui baignent dans le quotidien de chacun. Qu'est-ce qui se passe dans les ministères pour qu'il n'y ait personne qui puisse dire à un ministre ? écoute là, tu vas faire une bêtise, tu ne peux pas annoncer ça. Il n'y a personne, ils n'ont pas d'amis, ils n'ont pas de famille. Comment ça se passe les repas du dimanche ?
On va se poser toutes ces questions dans un instant Pierre. On va d'abord continuer à parler d'Emmanuel Macron rattrapé, on le disait, par une phrase prononcée à la tribune des Nations Unies. Le prévisident français a nié les actions du Hamas en Cisjordanie. Écoutez ses propos.
Regardez ce qui se passe en Cisjordanie, où chaque jour des violations... sont faites au nom de quoi ? Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie.
donc je le disais, rétro-pédalage de l'Elysée, rétro-pédalage de Jean-Noël Barraud qu'on écoutera dans un instant. Il dit non, il n'a pas dit ça, il a dit que le Hamas n'avait jamais gouverné en Cisjordanie. Sauf que bon, a priori Emmanuel Macron parle français. Quand le président fait cette déclaration, Franck, c'est quoi ? C'est une erreur de formulation ou c'est une méconnaissance de la réalité aujourd'hui de cette région ?
le meilleur des cas, on peut dire que c'est une méconnaissance absolue. D'ailleurs, ce matin, j'ai fait un long thread sur Twitter pour lui raconter depuis 2010 les 583 morts et 3 374 blessés causés par le Hamas. en Cisjordanie, au jus des Samarits, contre les Israéliens. Donc ce ne sont pas des suicides. Donc ça a été reconnu, non seulement fait, reconnu, revendiqué par le Hamas lui-même. Donc on pourrait se dire, finalement, est-ce que le spectacle qui nous fait honte, ce n'est pas justement ce qui s'est passé hier soir ? Parce qu'on a non seulement, dans la séquence, sans même juger des propos, on a un président de la République qui envoie une phrase qui est... l'inverse de la réalité. On ne peut même pas dire en mensonge, c'est tellement énorme que ça en devient grossier. Et qu'il, dès le lendemain matin, par le biais du Keylor C, commence à dire « Ah, il y a une erreur de traduction ». Alors, moi, je me suis dit « Je suis devenu fou ». Donc, j'ai réécouté le chef de thème, il parle bien en français. De français en français, ça veut dire quoi ? Comme toutes les organisations perverses...
L'erreur de traduction, c'était en gros, Israël a mal compris. La réponse d'Israël, l'absurdité grotesque des propos d'Emmanuel Macron et sidérante. Déclaration du bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Des terroristes du Hamas mènent des attaques contre des juifs presque tous les jours. Ils ont assassiné d'innombrables civils israéliens en Judée Samarie, qui est le terme historique et biblique utilisé pour désigner la
Cisjordanie. Excusez -moi, je finis là-dessus. C'est de la perversion absolue de dire qu'en plus, nous, Français, on a mal compris le président français qui parle en français. On a bien entendu le mot sévi.
Lorsqu'ils ont utilisé le terme de problème de traduction, c'était après la réaction d'Israël. Non, mais il a dû minimiser les
propos. C'est-à-dire que la traduction a été minimisée par rapport à ce qu'il vient de dire, puisqu'il a dit que le Hamas n'a pas sévi. Alors que dans la traduction, on pouvait comprendre qu'il a eu les actions. Mais c'est vrai que ce n'est pas aussi forte que celle... C'est vrai que
je ne sais pas si on peut parler d'erreur. En tous les cas, les mots utilisés par Emmanuel Macron posent clairement problème. Je rappelle encore une fois que deux jours avant ce discours, un Français, un franco-israélien, Nathaniel Choukron, a été assassiné en Cisjordanie par un terroriste. Et le Hamas a salué la mort de cette personne, Régis Le Sommier.
Non, mais ce qui est assez... consternant, moi je trouve, dans cette déclaration, c'est qu'il y a quand même des conseillers à l'Elysée qui écrivent les discours. Et quand on s'adresse à l'Assemblée Générale de l'ONU, on fait attention à ce qu'on dit. Je pense qu'il y a une chose, c'est que si on enlève ces six mots, ces sept phrases, on va dire, déclenche toute la réaction. Emmanuel Macron caractérise quand même, d'abord, sur l'histoire du Hamas, évidemment, le Hamas est présent ou a une emprise en Cisjordanie, même si électoralement, c'est le FATA qui contrôle la Cisjordanie, c'est pas comme dans la bande de Gaza. Non, non, mais électoralement... Vous avez entendu un peu d'élections, donc... Si, avril 2026. Avril 2026, si.
À Gaza, oui, mais en Cisjordanie. il y avait 20 ans qu'il n'y a pas d'élection. Il y a eu
une élection.
Une en 20 ans, c'est ce que je dis. Oui, d'accord, mais elle a été
remportée par le FATA. Voilà. Mais
il
y a moins d
'années
! Et le Hamas n'avait pas de candidat. Maintenant que le Hamas y soit, et que la popularité du Hamas soit aujourd'hui extrêmement importante, c'est une réalité. Et ça, les conseillers de l'Elysée d'Emmanuel Macron le savent pertinemment. Maintenant, sur la question des morts en Cisjordanie, il faut reconnaître aussi que les colons ont une lourde part de responsabilité. Certains sont sous sanction des Américains. Je vous rappelle que J.D. Vance a régulièrement des mots avec Benjamin... Netanyahou à propos du comportement des colons anti-Jordanie. Ça ne justifie pas la mort de... Évidemment qu'il y a des morts. Mais ce que je veux dire, c'est que ce qu'il voulait dire là, à mon avis, c'était ça. Maintenant, il a semblé minimiser l'impact du Hamas. Et ça, c'est absolument scandaleux parce que c'est... Travestir la réalité.
Déjà quand on regarde le nombre d'attentats, des centaines d'attentats, des centaines de victimes et des milliers de blessés, premièrement. Mais deuxièmement, par rapport à la réalité politique, je ne suis absolument pas d'accord. S'il n'y a pas d'élection en Cisjordanie depuis, donc la dernière c'est il y a 20 ans, il y en a une en 2006, j'ai la législative, 2006-2007 à Gaza, que le Hamas a gagné en comment il a fait ? Il a exterminé, il a massacré. Vous parlez de Gaza, on parle de la Cisjordanie, il ne faut pas tout confondre. Je fais l'histoire, parce que c'est vous qui avez tout à l'heure fait un amalgame. Sur la Cisjordanie, il n'y a pas d'élection depuis combien de temps ? 20 ans. D'ailleurs, l'année dernière, quand... Mahmoud Abbas s'était engagé, vous savez, au moment de l'erreur, l'erreur fatale de la France, enfin la France, d'Emmanuel Macron, de reconnaître l'État de Palestine sans conditions préalables, alors qu'il y avait à l'époque, je vous rappelle, 52 otages dans les sous-sols du Hamas à Gaza. Et qu'est-ce qu'il s'est engagé à quoi, Mahmoud Abbas ? À faire des élections, changer la Constitution. Aujourd'hui encore, il continue à financer les familles terroristes. Il a prévisionnisant des élections en novembre, il n'a aucune date pour l'élection présidentielle du mois de février. Je vais vous donner la parole dans une minute, Jean-Christophe.
Il y a Régine qui nous attend, qui est toujours en direct avec nous. Régine, et justement, vous parlez des sous-sols de Gaza. Avril 2026, FATA est
arrivé en tête aux élections municipales. C'est le monde.
On poursuivra la discussion dans un instant. Régine est avec nous en direct de Tel Aviv. Régine Delfour, je le disais, plus tôt dans la journée, vous étiez, vous vous êtes rendu à Gaza, dans la bande de Gaza, en exclusivité pour CNews, et vous vous êtes rendu, on a pu voir un extrait tout à l'heure. dans les sous-sols, donc dans les tunnels du Hamas. Racontez-nous votre journée.
bonsoir, re-bonsoir Michael. Nous étions donc avec Thibaut Marcheteau dans la bande de Gaza. En fait, on était au plus près de Gaza City. On a été à deux endroits en fait. On était d'abord dans un endroit où on était proche des camps centraux. Vous savez, ce sont les quatre camps qui ont été créés en 1948 après la première guerre israélo-arabe. Et dans ces camps, en fait, c'est maintenant encore un des derniers bastions du Hamas. On ne sait pas combien il y a de palestiniens. Dans ces camps, on estime entre 500 et 800 000. Dans ces camps, il y a ces tunnels aussi. Il faut comprendre que les tunnels dans Gaza, on appelle ça le métro de Gaza. Ce sont des ramifications extrêmement partout. Nous, avec Thibaut Marcheton, nous avons pu rentrer dans un des tunnels qui a été découvert dernièrement, en février 2026, au niveau de la ligne jaune. La ligne jaune, vous savez, c'est la partie de la bande de Gaza qui est contrôlée par... l'armée israélienne, par Saal. Et donc, ce tunnel, il est au niveau de... Il donne, en fait, à 500 mètres, une entrée vers Naral Rose. C'est le 7 octobre 2023, à 6h29, ceux qui boutent et la base militaire, c'est là où il y avait les observatrices. D'ailleurs, ces deux endroits ont été attaqués. On sait que des otages ont été emmenés. Ils ont été emmenés par ces tunnels, en fait. Et quand nous sommes allés avec Thibaut Marcheteau, alors là, on était dans un tunnel qui est extrêmement... c'est-à-dire en largeur, c'est à peine 1 mètre. En hauteur, on est entre 1m70 et 1m80. Moi, je fais 1m60, donc je n'avais pas trop besoin de me baisser. Mais c'est assez étrange. Il ne faut absolument pas être claustrophobe quand on est dans ce tunnel, parce que franchement, on ne peut pas bouger, on passe un par un. Et ce qui est vraiment, vraiment incroyable, spectaculaire, en fait, Michael, c'est qu'on voit toute l'installation, qu'elle soit électrique. Il y a aussi cette installation au niveau... Il y a des sanitaires, il y a de l'eau, on a vu des toilettes, on a vu des lavabos, ce qui signifie qu'il y avait des gens qui habitaient. On a trouvé aussi des affaires, des vêtements qui étaient là. On sait qu'ils ont retenu des otages dans ces tunnels. Et en fait, c'est un dédale. À un moment donné, on avait une ramification, il y avait en fait un chiffre. Donc ils savent, celui-là est contrôlé, mais en fait, il rejoint un autre tunnel. Et par ces chiffres, ils savent où ils vont. c'est c'est vraiment étonnant et on sait que c'est une ville sous la ville en fait
je précise régime que depuis le 7 octobre ce n'est pas la première fois que vous vous rendez dans la bande de gaza c'était pas la première fois non plus vous rendez dans un tunnel du ramassin
Oui, en fait, avec Thibaut Marcheteau, nous faisons partie des premiers journalistes qui sommes arrivés en Israël. En fait, on est arrivé dans la nuit du 7 au 8 octobre 2023 à 3 heures du matin. Donc cette région, on la connaît particulièrement puisqu'on est venu près d'une vingtaine de fois ici en Israël. Et c'est vrai que le 1er janvier 2024, moi je me suis rendue dans le tunnel, dans un tunnel, le plus grand tunnel en fait, qui était dans le nord de la bande de Gaza au niveau du passage. d'Erez et en fait ce qui était assez spectaculaire là c'est qu'il était immense il y avait des véhicules qui pouvaient rentrer à l'époque et ce qui était aussi assez spectaculaire assez incroyable c'est de voir ce tunnel qui avait été construit à même pas quelques mètres du passage d'Erez où il y avait énormément de monde. On se demandait comment c'est possible que ce tunnel ait pu être construit sans que personne n'entende rien. Donc là c'était un autre tunnel, c'était une autre expérience dans Gaza et surtout on a pu approcher aussi Gaza City.
'imagine, parce que je précise que vous étiez très peu de temps, juste après le 7 octobre 2023, vous étiez sur place avec Thibaut Marcheteau et j'imagine que cette visite d'aujourd'hui a dû remonter certainement en vous, certainement beaucoup de choses, Régide.
parce qu'en fait, quand nous sommes arrivés ici, il faut savoir qu'il y avait très peu de communication de la part de Tzal, notamment avec les familles d'otages. Il y a 251 personnes qui ont été enlevées le 7 octobre 2023. Ces familles d'otages, elles ont dû se réunir. Et en fait, nous avons été les premiers liens avec ces familles d'otages dans un hôtel où on était à peine une dizaine. Et nous avons créé des liens avec ces familles d'otages. Et forcément, quand nous rentrons dans ces tunnels, nous pensons à ces otages. à ce qu'ils ont enduré, à ceux, évidemment, malheureusement, qui sont décédés. Moi, je suis toujours en contact avec certaines familles d'otages. On sait que la reconstruction est très compliquée. Donc, évidemment, ça nous prend vraiment au trip quand on est dans ces tunnels, quand on voit ces sanitaires, les conditions dans lesquelles ils ont vécu. Et puis, cette absence de lumière. Certains sont restés, mais des années. Donc, vous imaginez, enfin, on essaye d'imaginer, évidemment. On ne se mettra jamais à leur place. Mais voilà pourquoi ça remue.
Merci, Régine, pour ces images, ces news dans la bande de Gaza. Et les images, bien sûr, de Thibaut Marcheteau. Merci à vous. Jean-Christophe Gallien, je sais que vous souhaitiez ajouter quelque chose. Évidemment, ce qu'on voit... Je tenais absolument qu'on ait Régine. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'on entend souvent dire que les journalistes n'ont pas accès à la bande de Gaza. Ce qui est vrai, la bande de Gaza est fermée, les raisons invoquées par Israël sont des raisons de sécurité, mais il y a des moments en tous les cas, c'était le cas aujourd'hui, des moments où effectivement on ouvre des accès pour que des journalistes puissent accéder et puissent voir notamment ce qui se passe dans cette enclave palestinienne. Donc c'était important d'avoir le regard de Régine.
C'est très important parce qu'au cœur de ce qu'on commente, il y a une guerre de récits. Pour préparer pour cette Assemblée générale, pour que nos auditeurs comprennent bien, l'Assemblée générale de l'ONU, c'est un grand moment géopolitique global où, après Emmanuel Macron, avant Emmanuel Macron, d'autres chefs d'État viennent parler à cette tribune et racontent leur version du monde, en tout cas une version du monde. Et ce n'est pas un acte isolé pour écrire, je vous le dis, pour deux pays. pour cette édition-là en l'occurrence, prenons le cas, chaque mot est pesé, chaque mot est compté, parce que c'est le discours et c'est ce que vous faites autour. Il y a des rendez-vous, des consultations, des gens que vous rencontrez, et ainsi de suite. Donc c'est une semaine que chacun des pays utilise pour faire son marché géopolitique, son marché diplomatique. Le président français, il ne peut pas ne pas ignorer que ce qu'il dit à un poids. Et c'est un combat de récits. De quoi il parle en fait ? Il ne parle pas de Gaza, il veut parler de la Cisjordanie. Et il se loupe dans le récit. Alors est-ce qu'il se loupe ou est-ce qu'il utilise ce mot pour jouer sur quelque chose qui est à la frontière ? Puisqu'on est sur deux frontières. Des frontières d'acceptabilité pour certains, d'autres quelque chose qui aussi n'est pas acceptable, Gaza. Et la Cisjordanie, pour deux raisons différentes, c'est quelque chose qui n'est pas acceptable pour d'autres. Mais c'est ignorer aussi que la situation d'Israël, c'est un État qui fait face à la guerre tout le temps, qui fait face à la survie. Netanyahou est en tout cas un chef d'État, un chef de gouvernement qui est différent des autres, parce que lui-même fait face à une survie interne, mais aussi dans un contexte international ou régional qui est important. Encore une fois, le président français, l'année dernière, il reconnaît... de la Palestine. Et ça n'apportait aucun effet. Et c'est ça qu'il vient raconter. C'est ça qu'il vient raconter. Il a besoin d'un autre.
Moi, je ne suis pas du tout d'accord. Je pense qu'il le fait parce qu'il pense au coup d'après. C'est son dernier discours à l'ONU. Il va falloir ensuite... Régis, pardon, il le
dit lui-même, il le fait parce qu'il dit... Il y a un an, j'en donne la parole, mais moi, il le fait parce qu'en fait, j'ai reconnu l'État de Palestine, beaucoup de gens se disent que ça n'a servi à rien.
Allez-y. Il n'y a aucune raison qu'il en parle spécifiquement aujourd'hui. Parce que ça fait un an. Oui, ça fait un an, mais il revient sur cet événement. Il y a cette petite phrase qu'on retient. On retient que la France a reconnu la Palestine. Donc quand je dis qu'il se place dans le coup d'après, pourquoi ? Parce qu'Emmanuel Macron va sans doute briguer des instances internationales. Il y a une question de leadership. Il ne sera plus président des Français, mais il a certainement dans l'idée de faire autre chose après. Et à mon avis, il veut... de capitaliser sur l'impact qu'a eu justement l'affaire de Gaza, c'est-à-dire
mondialement. Sur l'échec qui a été la reconnaissance de l'État de Palestine au niveau de l'opinion internationale, et dans
les documents en plus. Il faut quand même reconnaître qu'au niveau du narratif, il y a eu autour de Gaza un émoi international très important. Mais je suis d'accord.
Certains ont pensé
que
c'était une reconnaissance
de papier. Non, mais ce que je veux dire, c'est que ça... n'a pas eu d'impact, mais pour sa personne, si vous voulez, pour moi, c'est un peu la même démarche que Villepin effectue. C'est-à-dire de prendre cet événement, d'en faire, de le faire sien, on revient sur l'équation d'avant, c'est-à-dire d'essayer justement de le ramener vers lui, de capitaliser sur cette reconnaissance de la Palestine par la France, pour ensuite envisager, dans les instances internationales, il ne faut pas raisonner simplement... en termes de France, dans les instances internationales, quelle pourra être sa place ? Sinon, il n'a aucun intérêt à en parler aujourd'hui.
On ne peut pas, ce n'est pas une petite phrase qu'il a dite. Vous êtes dans plein de mots de petite phrase. C'est une phrase majeure, on en reparlera dans 20 ans. Donc il ne connaît pas la situation, ou alors il la connaît trop bien, mais il est dans son narratif pervers pour pousser ce narratif contre la réalité. C'est son choix. Mais regardez la réaction, elle est mondiale. Deuxièmement, n'oubliez pas que si Mahmoud Abbas et Macron ont peur des élections en Cisjordanie, c'est pour une seule raison. C'est parce qu'ils savent que le Hamas est en tête dans tous les sondages. Je ne parle pas des municipales dont vous avez parlé tout à l'heure. Je parle des législatives et de la présidentielle. Rendez-vous le 28 novembre pour les législatives. Et on l'espère, puisqu'il n'y a pas de date pour la présidentielle dans le premier trimestre. Mais Abbas, de toute façon, il promet, mais j'attends de voir. On verra ce qu'Emmanuel Macron dira à ce moment-là.
Mais on l'attend tous. Retour en France. Le gouvernement souhaitait amortir la hausse des carburants. Pour l'instant, ces annonces semblent surtout avoir déclenché une salve de critique. On en parle avec Pierre Chasserequet. autour de la table. Primes renforcées pour les gros rouleurs, l'aide prolongée pour certains secteurs, promesse de ne pas profiter de la hausse des prix. C'est ce qu'a déclaré le gouvernement. Ce mercredi, les ministres ont donc tenté de défendre leur dispositif. Mais à droite, on réclame toujours une baisse des taxes. À gauche, on veut davantage s'attaquer aux marges des distributeurs. Mais concrètement, qu'est-ce que ça va changer pour le français qui cherche à faire le plein de son véhicule ? Regardez ce sujet d'Alexis Prince et Valentin Rouillon.
prime grand rouleur augmentait à 100 euros pour les trois mois à venir. Les aides sectorielles prolongées ou encore la promesse de ne faire aucun bénéfice sur la hausse des prix. Les annonces faites à Bercy sur le carburant n'ont pas évité à l'exécutif d'essuyer les critiques. Alors ce mercredi matin, la porte-parole du gouvernement et ministre de l'énergie Maude Bréjon se défendait de présenter des mesures anecdotiques.
100 euros ce n'est pas rien. 100 euros pour 5,5 millions de français éligibles ce n'est pas...
Même son de cloche chez le ministre du pouvoir d'achat Serge Papin qui refuse au passage le total bashing.
suis ministre du pouvoir d'achat, ça me convient qu'on puisse trouver dans notre pays du carburant gasoil à 2,25 euros. Donc j'ai pas envie d'embêter Total.
Car pour la France insoumise, c'est précisément au portefeuille des distributeurs qu'il faudrait frapper en s'attaquant à leur marge.
Nous nous proposons le blocage de la marge. quand même depuis le début de la guerre, multiplié par 7,5, mesdames, messieurs. Ce n'est pas une mesure d'une violence abusive que de dire que tout ça est une sorte de raquette qui est faite sur la population française.
À droite, Éric Ciotti, lui, estime, comme depuis le début de la guerre en Iran, que la solution se trouverait dans la diminution des taxes sur le carburant.
Face à l'explosion du prix des carburants, le gouvernement fait le choix de l'usine à gaz et d'échecs bureaucratiques, au
lieu d'avoir le courage de la clarté en baissant la TVA. Pour le moment, ni la baisse généralisée des taxes, ni le blocage des marges ne figurent à l'agenda du gouvernement.
Pierre Chasseret, vous pensez donc que les mesures annoncées hier, aujourd'hui on voit le gouvernement qui essaye d'expliquer, de faire de la pédagogie autour de ces annonces ? selon vous, ça ne servira à rien ? Ce n'est pas de la pédagogie,
c'est de l'enfumage. La pédagogie, c'est quand vous avez quelque chose à apprendre. Là, ceux qui essaient de nous faire la leçon sont ceux qui poussent la France au plus bas de l'économie et du fiasco économique dans l'histoire. Donc ils essaient de nous faire
avaler la pilule ?
On n'a jamais connu ça. Vous avez déjà connu, vous, un gouvernement comme ça, qui ne lâche rien et qui fonce dans le mur, qui recule, qui refonce dedans, qui lâche une aide de 100 balles et il recule et il refonce dans le mur. Et ça ne fonctionne jamais parce que l'aide ne peut pas fonctionner. L'aide, c'est quelque chose qui ne modifie pas le prix à la pompe. Et là, on est sur un sujet. qui dépassent largement les carburants. Et c'est le sujet. Il n'y a pas 50 sujets. En France, il y en a un. Le pouvoir d'achat. Ah oui, vous avez raison. C'est la
préoccupation numéro 1
des Français. Sauf que dans le pouvoir d'achat, le paquet de pâtes, il a augmenté ces derniers temps. Ok, très bien. Mais pas de la même manière que le prix du carburant. Le carburant n'est pas un bien de consommation au titre que le soir avec ma femme, quand on décide de prendre un verre, on ne décide pas de prendre un petit verre de diesel. Le carburant est quelque chose d'essentiel juste pour rouler. Il part en fumée. Il est là juste pour servir la mobilité et servir la croissance. Il sert les déplacements. Il sert ceux qui vont au boulot, évidemment, mais on caricature la France parce que le gouvernement le fait. On ne fait que caricaturer la voiture égale le travail. Vous avez la prime grand rouleur. Si vous travaillez dans telles conditions, en faisant tant de kilomètres... Mais ce n'est pas ça la voiture. La voiture, c'est aussi la confiance des Français, c'est le moral retrouvé, c'est la vie sociale, c'est emmener ses gamins à l'école. Pierre Chasserey, qu'est-ce que ça veut dire lorsque
le gouvernement, aujourd'hui, promet qu'il ne fera aucun profit sur la hausse des prix ? Alors que mathématiquement...
Ça ne veut rien dire. Parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est que là, actuellement, on pourrait penser, c'est vrai...
Même mon fils en sixième, il a compris visiblement qu'à partir du moment où on fait une multiplication avec des taxes... En fait,
ce qu'il faut comprendre, c'est que là actuellement, le gouvernement est dans une mécanique du perdant-perdant. Il y a un point, je reprends Arthur Laffer, économiste américain, qui a fait ses preuves, puisque partout où on a appliqué sa formule économique, ça a fonctionné. Il y a un point de rupture dans l'économie où le trop d'impôts tue l'impôt. Je caricature sa formule. Eh bien on y est. C'est-à-dire qu'à un moment donné, les prix sont tellement élevés... que les Français ne consomment plus. Et c'est le fameux moins 30% de consommation de carburant sur 10 jours, moins 5% sur 3 mois, moins 30% sur 10 jours. La courbe est en train de chuter. Pourquoi ? Le prix est trop élevé. Si le prix est trop élevé, on ne consomme plus. Et donc, l'État qui ramasse énormément de taxes sur les prix des carburants se retrouve amputé d'un manque à gagner profond parce qu'ils en veulent trop. Beaucoup trop. Et qu'en fait, on ne peut pas s'empêcher de se dire que si on avait baissé la fiscalité, les Français auraient continué de consommer, auraient continué de bouger. Et on aurait continué à rentabiliser un peu en termes de fiscalité, évidemment.
Philippe
de Gestac, quant à un
gouvernement, est obligé d'envoyer plusieurs ministres défendre les mêmes mesures dès le lendemain de leur annonce. Qu'est-ce que ça signifie ?
Ça signifie que ce gouvernement est totalement impuissant. Et on vient de le dire à plusieurs reprises, il est impuissant. Mais parce qu'on est au pied du mur. Non, non, il n'est pas impuissant, il est incompétent. C'est pas la même chose. Mais les deux sont liés. On est au pied du mur parce qu'on a mené une politique fiscale et économique depuis 10 ans, mais même plus ancienne, parce que ça date au moins de... Monsieur Hollande, dont on imagine qu'il veut se présenter à la présidentielle, qui a empêché aujourd'hui le gouvernement d'avoir la moindre marge de manœuvre. Bon, vous vous trompez. Et non seulement il n'est pas capable de faire un geste parce qu'il n'a pas les moyens, mais en plus, et je vous donne raison, c'est que la conséquence de ce qu'il fait, c'est qu'il perd de nouveau, puisque précisément les gens consomment moins. Aujourd'hui, on a un gouvernement qui perd sur tous les tableaux. Il écrase les Français et l'économie française. de taxes et de normes. Donc arrive un moment où il y a plus de consommation, aggravé par une augmentation des prix et donc mécaniquement, ces ressources diminuent. Il y a un déni de
réalité en fait. C'est que le gouvernement espère toujours en se disant je ne bouge pas les taxes, je vais récolter la même chose, on va continuer le fonctionnement de l'État, des services ou peu importe. Mais la réalité c'est qu'on envoie un message aux Français finalement de rester chez eux. Je me souviens juste en fait de ce qu'elle dit. Le ministre du travail qui a dit télétravailler. Donc, qu'est-ce que ça veut dire? C'est finalement, vous consommez moins d'essence, restez chez vous, vous consommez moins, vous avez peur finalement pour votre avenir. Mais Karima, le ministre du travail a dit
exactement ça. Oui, mais c'est ça. En
fait, c'est l'impact sur l'économie et sur la consommation, mais sur l'économie globale aussi. Donc, vous n'allez pas récolter le même, j'allais dire, le même montant de ces taxes-là si les gens arrêtent ou se déplacent moins ou décident de limiter leur déplacement aussi.
La pause, on pourra en redire un mot dans un instant. Vous allez rester avec nous, Pierre Chasserey. On va revenir et puis on va parler d'un tout autre sujet également. Ça, c'est surréaliste. Des cambriolages désormais organisés comme des missions d'intérim. C'est-à-dire, je vais vous expliquer comment ça marche. Une adresse est envoyée sur Snapchat ou Telegram. Quelques centaines d'euros à la clé des adolescents qui sont recrutés pour aller cambrioler à la place des commanditaires. Dans les Yvelines, c'est un phénomène qui inquiète de plus en plus les policiers. On sera justement avec un policier en direct avec nous dans un instant. On va tout vous raconter. C'est absolument dingue. Restez avec nous pour la dernière partie de Soir Info sur CNews. la dernière partie de soir info sur CNews on est en direct merci de nous rejoindre et on va vous parler dans un instant de ces cambriolages nouvelle génération notamment dans les yvelines la police est particulièrement inquiète on connaissait les recrutements sur les réseaux sociaux pour les trafics de drogue et bien désormais la méthode gagne aussi les cambriolages sur snapchat ou télégramme des commanditaires proposent une adresse une rémunération et recrutent parfois des mineurs pour passer à l'acte à leur place. C'est totalement dingue. On en parle dans un instant après le rappel des titres de l'actualité. Le journal à minuit avec Margot Siffer. Rebonsoir Margot.
Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous. La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles approuvée en commission. Les débats ont majoritairement opposé la gauche au camp gouvernemental. Le RN s'est abstenu. Le texte arrivera en séance le 1er octobre prochain. Une centaine de policiers, membres du syndicat Alliance réunis ce matin devant l'Assemblée. Ils ont réclamé une revalorisation des salaires et davantage de moyens. D'autres actions pourraient avoir lieu pour exiger un budget 2027 en leur faveur. Direction Lyon, où une bijouterie a été braquée cette nuit par quatre individus cagoulés. Ils sont toujours en fuite à bord d'un véhicule volé. Le montant du butin et du préjudice restent à déterminer. Une enquête a été ouverte. A l'international, un soldat israélien nageait d'une trentaine d'années grièvement blessé dans une attaque à la voiture bélier en Cisjordanie. Il s'agit du fils de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis. L'assaillant a été éliminé. Et puis un rempart d'une vingtaine de mètres et d'attent de plus de 2000 ans découvert cet été dans la capitale. Cela pourrait constituer une avancée majeure et attestée pour la première fois des origines gauloises de la ville.
à culture gauloise
merci merci margot on retrouvera à minuit et demi pour l'édition de la nuit dans un instant va parler donc de ses recrutements nouvelle génération on recrute des cambrioleurs sur snapchat sur les réseaux sociaux ça se passe notamment dans les yvelines la police est particulièrement inquiète mais juste avant à minuit vous savez on passe en revue les unes de la presse du jour nous sommes désormais le jeudi 24 septembre et à la huile on va commencer donc des échos on en parlait juste avant la pause ça va vous permettre d'en dire un débat Dernier mot, je sais que vous avez envie de poursuivre le débat. Les échos qui titrent le diesel. Diesel, l'Europe menacée de pénurie. Un mot sur ce sujet encore une fois du carburant et sur cette réponse du gouvernement qui malheureusement est loin de faire l'unanimité, Franck
Tapirot. Oui, parce qu'en fait... Pour reprendre un peu une métaphore automobile, c'est comme si vous preniez un réservoir, puis vous mettez de l'essence. Mais de toute façon, quand c'est percé, il ne reste rien à l'intérieur. Donc en fait, on donne des chèques sans provision aux Français. Ce n'est pas du tout une bonne méthode. Et puis c'est en plus le plus facile à faire. Allez hop ! On déclenche 100 euros, sauf qu'on s'endette, et c'est n'importe quoi. C'est du contresens. Alors qu'il y a une idée de bon sens, c'est qu'on en parle beaucoup en ce moment, c'est par exemple la suppression pendant 6 mois, on va dire la suspension des CE, les certificats d'économie d'énergie. Ça ne veut pas dire les enlever, les suspendre pendant 6 mois. Mécaniquement, c'est 17 centimes d'euros. Tout de suite, c'est toujours bon à prendre. Ça permet en plus de se projeter dans l'avenir, mais de le faire maintenant. Et surtout, on ne donne pas d'échelle sans provision aux Français. Pierre Chasseret,
aujourd'hui, il y a deux réponses politiques opposées sur le sujet. Il y a la droite notamment qui réclame la baisse des taxes et la gauche qui veut encadrer davantage les marges. Vous, vous restez bloqué sur les taxes.
Le problème, c'est que les marges, j'entends. Moi, j'entends beaucoup de Français. C'est une question que je vous pose. Oui, il y a beaucoup de Français qui m'écrivent en me disant, on ne comprend pas, M. Chasseret, vous ne voulez pas bloquer les marges. Ce n'est pas ça. Moi, je veux bien bloquer les marges. Mais les marges, il n'y en a pas. C'est-à-dire que les marges en France, il n'y a pas de marge en France. Les marges sont faites à l'étranger. Donc, comme les marges sont faites à l'étranger, on peut difficilement les bloquer. Alors, peut-être qu'on peut aller chercher un petit peu. Et tant mieux, pourquoi pas ? Sauf que ça me paraît extrêmement compliqué dans un contexte où Total fait des... Déjà, l'effort en France. Autre point sur les taxes, pour terminer. Ça, c'est la seule mesure intelligente, puisqu'on est sur un produit qui est trop fiscalisé à hauteur de 60%. Ça n'a strictement aucun sens. Et qu'au contraire, il faut relancer l'économie, la croissance et la consommation. Donc, c'est à celui qui mange la plupart du gâteau de faire le plus gros effort. Quand vous êtes à table et qu'il y a un énorme gâteau et qu'il y en a un qui en a pris 60%, il ne reste plus grand-chose pour les autres. Eh bien, c'est ce qui se passe avec l'État.
Jean-Christophe. Cherchez les marges, les voilà. Les marges de tout le monde, les marges des entreprises, les marges des personnes physiques comme nous, elles sont là. Le problème, c'est que la marge de l'État, comme disait très bien Franck tout à l'heure, c'est un panier, c'est un réservoir percé. On le perd tout de suite. Il y a quand même un État, vous savez que la crise est globale, il n'est pas qu'européenne. Il y a un État qui a... comparable à nous, plus gros, c'est le Japon qui traite depuis le début de cette crise de carburant, en pilotant semaine après semaine, le gouvernement japonais baisse les taxes et les fait baisser au fur et à mesure. Exactement. Il a évité de perdre de l'argent lui-même, il a évité de faire perdre de l'argent à ses entreprises, donc ça existe, la solution peut être... Je veux bien qu'on
prenne pour cible effectivement le gouvernement, les mesures qui sont proposées par le gouvernement. Il y a quand même une réalité, Régis Le Saumier, c'est aussi la réalité géopolitique sur laquelle on n'a aucune main, on n'a pas le pouvoir. Je
vais rentrer dans la une des échos et tout à fait dit ce qu'il faut. Effectivement, tous les carburants sont impactés, mais le diesel l'est en particulier. Et pour le diesel, on a l'impression que c'est presque la convergence des deux guerres. C'est-à-dire que ce qui pose problème principalement en ce moment, pour le diesel c'est le fait que Zelensky ordonne à son armée toutes les nuits de détruire les raffineries russes il prétend en avoir détruit 45% ce qui est énorme et ce qui a fait que Donald Trump la semaine dernière s'est fendu d'un tweet en expliquant à Zelensky arrête de cibler les raffineries de diesel russe parce que voilà c'est plus possible c'est plus possible pourquoi parce que non pas parce que l'Europe par exemple acheter du diesel ou la France ça fait une belle durée que la France On n'achète plus de diesel à la Russie. Mais au niveau international, comme il n'y a plus de raffinage de diesel possible, où il y en a de moins en moins, les prix continuent à augmenter. Et le prix, il impacte en France. Aux Etats-Unis, il est à 6,45 du gallon, le diesel. Or, 80% des transports routiers aux Etats-Unis roulent au diesel. Et donc, ça veut dire que l'économie américaine va être impactée. C'est-à-dire pas simplement sur celui qui a sa voiture. Toute l'économie va être impactée. Et là, on a, sur cette question de la pénurie, et je pense qu'on pourrait parler aussi du problème de l'armée saoudite aujourd'hui, avec ce fameux pipeline est-ouest qui a été visé par les milices. chiites irakiennes alliées aux outils qui détruisent progressivement l'outil, la machine-outil saoudienne. Et les Saoudiens, c'est un énorme pourvoyeur, évidemment, d'hydrocarbures dans le monde. Et aujourd'hui, on a ces deux guerres qui se combinent pour le pire. Et on en parlera une prochaine fois.
Merci beaucoup Pierre Chasserey, merci d'avoir été avec nous sur ce plateau. On poursuit évidemment notre revue de presse avec la une du Figaro à Washington. Si en position de force face à Donald Trump, ça c'est peut-être un sujet aussi qui peut vous intéresser. Effectivement, la Chine en position de force face au président. La Xi Jinping vient d'arriver à
New
York. Absolument. D'où la une du Figaro. Vous voulez en dire un mot ? Regardez, ça ce sont des images en direct. De Xi Jinping aux côtés de Donald Trump à New York.
C'est beaucoup moins... Jean-Christophe Gallien. C'est une version très franco-française des choses. Quand vous rentrez un peu dans le détail, c'est beaucoup plus équilibré. Ce qui va se passer entre Xi et M. Trump, c'est ce sur quoi on est presque d'accord pour s'entendre et ce sur quoi on décide de ne plus... Et en réalité, ceux qui gagnent de l'argent en ce moment, au-delà du diesel, parce que vous parliez du gallon pour ceux qui transportent, les compagnies pétrolières américaines des États-Unis en général sont les grandes gagnantes en termes d'argent. Et les amis de Donald Trump de ce conflit qui est à l'œuvre, alors beaucoup moins le Moyen-Orient, parce qu'ils ont largement contribué à financer cette guerre. Et ils continuent à le faire. Mais les États-Unis, je vous dis l'équilibre, il est beaucoup plus équilibré que ce qu'on dit dans la presse française.
Allez, on va terminer avec la une d'aujourd'hui en France. Les enjeux d'une visite hors norme. On l'évoquait en tout début d'émission. Quels sont-ils les enjeux de cette visite papale dans notre pays?
Vous savez quoi? J'espère. Je ne sais pas si on va entendre le pape là-dessus. Mais il y a la question aussi de la persécution des chrétiens à l'international. C'est un sujet qui devrait nous alarmer. C'est un sujet qui nous touche. C'est un sujet dont on ne parle pas beaucoup. Je trouve que c'est symbolique aussi que le pape vienne à Paris, qu'il y ait, comme je le mentionnais un peu plus tôt, qu'il soit dans une... une grande capitale européenne qui peut créer ses ponts. Donc, bref, il y a ce sujet, mais ça, c'est quelque chose, je trouve, même médiatiquement, on devrait en parler davantage. Et ensuite, je ne sais pas, je me dis, Paris, la ville lumière, c'est peut-être ça aussi, ce symbole du pape en France, du pape à Paris.
pour la revue de presse de ce jeudi. On connaissait les recrutements sur les réseaux sociaux pour les trafics de drogue. Désormais, la méthode gagne aussi les cambriolages. Sur Snapchat ou Telegram, des commanditaires proposent désormais une adresse, une rémunération et recrutent parfois des mineurs pour passer à l'acte à leur place. Dans les Yvelines, où 789 cambriolages ont été recensés au mois de juillet et au mois d'août, soit une hausse de 42%, c'est énorme, 42% en un an, les policiers parlent désormais d'intermédiaires. du cambriolage. Mais qui organise ces réseaux ? Comment ces jeunes sont-ils recrutés ? Et surtout, comment les policiers tentent-ils de remonter jusqu'au véritable commanditaire ? On sera avec Axel Ronde dans un instant du syndicat de police CFTC. Mais juste avant, élément de réponse de notre journaliste police-justice Mathieu Devez.
policiers les appellent les intérimaires du cambriolage. Il s'agit de mineurs recrutés sur les réseaux sociaux pour commettre donc des vols par réfraction. Les commanditaires lancent des appels d'offres sur Snapchat. ou télégramme, ils fournissent une adresse et recrutent des petites mains pour passer à l'acte. Ces mineurs sont recrutés pour quelques centaines, voire quelques milliers d'euros et ils ignorent souvent l'identité de leurs commanditaires. Et s'ils ont moins de 16 ans, le maximum de la peine encourue est réduit de moitié par rapport à un majeur. Ça, c'est très intéressant pour les commanditaires. Ce mode opératoire se développe donc dans les Yvelines. En juillet et en août, 789 cambriolages ont été recensés. 2% de plus que l'an passé et au total, selon des sources policières, 150 personnes ont été interpellées, la moitié sont mineures. Ils ciblent souvent les logements à proximité des gares pour pouvoir ensuite partir plus facilement pour rejoindre Paris ou des communes voisines. Alors face à cette délinquance très mobile, les policiers renforcent leur vigilance. Patrouille en civil, surveillance des gares et échanges avec les polices municipales, l'objectif bien sûr est d'intervenir avant que les cambrioleurs ne puissent passer à l
Bonsoir Axel Ronde, merci d'être en direct avec nous du syndicat de police CFTC. On a beaucoup parlé du recrutement de mineurs pour les narcotrafiquants. Est-ce que l'Etat se retrouve aujourd'hui finalement confronté au même modèle qui maintenant se reproduit dans tout type de délinquance finalement ?
bonsoir. Effectivement, vous avez complètement raison. On le voit de plus en plus des jeunes qui, finalement, sont recrutés via des petites annonces, finalement, sur les réseaux sociaux. Et vous avez tout un panel de petits délinquants. finalement du cambriolage low cost, vous avez des gamins qui n'y connaissent pas grand chose et qui vont faire finalement beaucoup de dégâts quand ils passent à l'action, qui sont souvent dans l'amateurisme, donc ils sont encore plus dangereux, parce que s'ils se retrouvent nez à nez avec un propriétaire par exemple, ça dérape tout de suite en affrontements et en violences. Donc on est vraiment sur des réseaux qui ne sont absolument pas structurés, dans tous les cas, dans la offre. Par contre, vous avez des groupes criminels qui utilisent finalement ces enfants soldats pour faire tous ces cambriolages, tous ces, même on voit, il y a eu des tueurs à gage qui ont été recrutés via les réseaux sociaux. Pour quelques milliers d'euros, vous pouvez... trouver quelqu'un, un gamin de 14-15 ans, pour aller assassiner une personne. Donc oui, c'est un phénomène qui est extrêmement inquiétant, dont les pouvoirs, en tous les cas, les autorités prennent ça avec une gravité assez importante, mais malheureusement avec un grand manque de moyens, en tous les cas, pour les policiers qui travaillent dans la cyber-sécurité. toutes les plateformes britanniques, Faros et autres, malheureusement, souffrent d'un grand manque d'effectifs et de spécialistes.
Jean-Christophe Gallien, moi il y a quelque chose qui me frappe, c'est cette expression, c'est-à-dire quand on parle maintenant d'intérimaire du cambriolage. Non mais très sérieusement, évidemment elle révèle d'une réalité qui est aujourd'hui constatée sur le terrain par les policiers, mais elle révèle aussi d'une inquiétante. banalisation finalement de la délinquance, ici des cambriolages, on présente finalement aujourd'hui un cambriolage comme une simple mission rémunérée.
ça peut être aussi léger que ce qu'on décrit de cette manière-là, comme une ubérisation de la criminalité. Ce que je retiendrai aussi, c'est ce qu'a dit Axel, c'est-à-dire le terme de... d'enfants soldats du crime. C'est-à-dire que pour le coup, là, c'est une phase plus noire, plus sombre. Parce qu'effectivement, quand on ouvre cette porte, ça peut être traité comme une innovation supplémentaire dans un contexte où on utilise les réseaux, on utilise la manière peut-être douce, on le fait quand il n'y a personne. Mais à la réalité, ça peut, dans d'autres cas, devenir violent. Parce qu'il y a des cas où les gens sont recrutés pour aller cambrioler en ayant la personne qui est vive dans l'appartement ou dans la maison qui soit bien présente. Parce qu'on veut utiliser la violence pour obtenir... informations pour faire encore plus peur donc oui c'est très inquiétant et au delà de l'intérimaire qui devient parfois un vrai professionnel, parce que quand on le fait souvent, ce qui est différent, c'est qu'ils n'appartiennent pas à un groupe, ils n'appartiennent pas à un gang. Ils sont pilotés depuis une prison, je ne sais où, peut-être de l'étranger aussi, mais ils deviennent ces enfants soldats du crime. Et je pense qu'on ne peut pas regarder ça en se disant finalement que c'est un mauvais feuilleton, une nouvelle série. Ce n'est pas Gomorra qu'on regarde à la télé, c'est ou les piranhas du même Saviano. C'est quelque chose qui, aujourd'hui, est très concret. La drogue, le crime, le fait de tuer. Oui, on tue à 14-15 ans à partir d'un contrat. Là, c'est peut-être plus léger, c'est cambriolé. Mais parfois, encore une fois, il y a des gens à l'intérieur du lieu. On semble totalement démuni. Axel parlait. de la lutte contre ou de la prévention sur le monde des réseaux sociaux, sur les plateformes, c'est impossible à faire aujourd'hui parce qu'ils n'ont pas les moyens, pas assez de gens, pas assez de capacités pour pénétrer tout ça, anticiper. Oui, c'est une tendance qui, à mon avis, compte tenu de ce qu'on disait de l'économie française tout à l'heure, compte tenu de ce qu'on dit en permanence aussi, des perspectives pour la jeunesse, c'est quoi la suite après les études ou pendant les études. Je crois qu'on n'a rien et donc on n'a pas de message. Emmanuel Macron nous parle meilleur. La réalité sur les réseaux
sociaux, est-ce que c'est réellement que uniquement un problème de moyens ? Je veux dire, on sait très bien, la force aujourd'hui de ces plateformes, c'est se battre contre les réseaux sociaux, c'est un peu se battre contre des moulins à vent. Non, pas seulement. Non, pas contre les réseaux sociaux,
mais contre les utilisateurs des réseaux sociaux. Ah oui, c'est d'accord. Derrière ces réseaux qui sont un moyen, évidemment, c'est peine perdue. Mais derrière, il y a des vraies organisations qui les utilisent. Et là, de fait... Je regrette qu'effectivement les moyens ne soient pas réorientés vers ce combat qui doit se mener sur ce champ-là. Et puis je voudrais ajouter une deuxième chose, c'est que moi ce qui me frappe, c'est quand même là, 50% sont des mineurs. Et donc là, on a aussi, ça prospère sur quoi ? Ça prospère sur la déliquescence de la famille. Ça prospère sur le fait aussi que, comme le disait à l'instant Jean-Christophe, jeunesse n'a plus aucune perspective. On l'a enfermée, on lui a envoyé enlever toute capacité à s'intéresser. Le seul moyen de se sortir de là, c'est effectivement d'aller rêver sur les réseaux sociaux. Et on arrive à une jeunesse qui ne conçoit même pas cela comme un acte immoral. Et ça, pour le coup, ça interroge la société entière.
Il y a quand même un phénomène, cette utilisation des réseaux sociaux de TikTok ou Snapchat pour le trafic de drogue, elle est établie et bien rodée depuis longtemps. Moi j'ai fait il y a un an un documentaire sur la police de Perpignan, la police municipale de Perpignan, et il y avait deux gamins qui avaient été arrêtés par cette police, j'étais là, qui venaient de Saint-Etienne. Et pourquoi ? Parce qu'ils avaient été pilotés par... Donc il y avait eu une demande de la part des dealers du quartier. Pourquoi ? Parce que leurs jeunes à eux, à force de se faire arrêter, finissent par être cramés. C'est-à-dire qu'ils ont trop de... Les jeunes se
font cramer, mais est-ce qu'au final on arrive jusqu'au
commanditaire ? Oui, mais c'est à vous dire un petit peu l'écosystème. C'est-à-dire qu'un des policiers me dit... tu sais, il y a un déjeune, on est rentré en contact avec sa famille. Et qu'a répondu la mère, elle lui a dit, c'était les vacances. Elle a dit, bah oui, c'est mieux qu'il fasse du tourisme plutôt que de rien faire pendant les vacances. Il dit ça au policier qui lui dit, votre fils est dealer à Perpignan et il est originaire de Saint-Etienne. Ça montre que le problème est profond. Et vous imaginez que, d'abord, il y a des familles complices et que, en plus, c'est pas étonnant que, pour le cambriolage, pourquoi pas, Tout ça est déjà bien avancé.
Axel Ronde, c'est intéressant parce que, est-ce que quand vous interpellez ces jeunes, est-ce qu'ils savent réellement pour qui ils travaillent ?
souvent ils ne savent absolument pas pour qui ils travaillent, qui est derrière, parce qu'il y a énormément de personnes qui vont faire le lien avec la personne qui va exécuter. Elle va être payée soit en bitcoin ou en crypto-monnaie, soit elle va être payée via des virements. souvent ils ne savent pas où ils travaillent et ça pose déjà souvent des problèmes parce qu'ils s'attaquent des fois à des réseaux aussi puisqu'ils sont utilisés pour faire des règlements de comptes et se retrouvent directement liés à une forme de mafia et ils rentrent tout de suite dans le grand bain et on voit beaucoup d'exactions, beaucoup de gamins qui se retrouvent soit torturés ou soit abattus avant même de remplir un contrat. Donc c'est vraiment... Toute une mafia qui est en train de s'organiser avec tous ces jeunes qui sont appâtés via des réseaux sociaux, via des petites annonces en leur disant clairement, vous voulez faire un peu d'argent, c'est assez simple, rejoignez-nous. Mais c'est ça, le problème il est là. Tout à fait. Et j'entendais, pendant
que vous parliez, Axel, j'entendais Jean-Christophe, parce que je vous posais la question, je me demandais à ce qu'ils savent qu'ils commandent derrière. Jean-Christophe disait, mais ils s'en foutent. Mais en fait, oui, la raison, elle est là. C'est-à-dire que eux, ce qui les intéresse, c'est le cash, en fait. La panique du gain
facile, rapide et ce semblant d'être anonyme aussi, il y a ça. Mais en fait, on voit que la police est au courant. On le disait tout à l'heure, bon, ils ne savent pas s'adapter nécessairement. Non, ils savent quand même s'adapter. que ça se passe aussi le recrutement sur les réseaux, c'est juste que ça demande des moyens pour le renseignement, pour aller justement dans ces têtes de réseau qui font finalement de l'exploitation des mineurs. Parce que c'est de l'exploitation... Mais la tête de
réseau, elle est nulle part là-dedans.
Non, non, mais je te dis, ça prend des moyens pour aller dans l'information. Il y en a une en tout cas,
elle existe. Bien sûr qu'elle existe, mais... entre le commandement et l'exécution à la base. Il y a des... Tout est... Il y a
deux fléaux en fait. Il y en a un qui est visible et qui nous choque tous, c'est la banalisation. On le voit depuis des années, cette banalisation de la violence, de tous les crimes, mais surtout la banalisation de la présence de jeunes mineurs. Maintenant, finalement, ça ne nous surprend plus. Mais il y a quelque chose qui sous-tend, qui est encore plus grave, c'est la gamification. Ce qu'il gagne... est supérieure à ce qu'ils risquent et à ce qu'ils perdent.
Et c'est ça le problème.
Mais c'est ce que dit Franck. Les sourcils, on les lâche, c'est pas eux, ils ont été manipulés. Donc tant qu'on gamifie, on... D'abord, on augmente la banalisation, pire que ça, puis on fait de la promotion, c'est de la pub. C'est du style dating, comme on avait inventé le speed dating. On va pouvoir faire des pubs là-dessus. Il y a un sujet aussi. Il y a déjà des pubs dans le trafic
de drogue, sur les immeubles.
Il n'y a pas un sujet sur lequel,
évidemment, quand on parle des réseaux sociaux, sur lequel peut-être on a raté quelque chose, c'est finalement cette culture de l'anonymat. Ils sont persuadés qu'en étant derrière leur téléphone, derrière leur écran... Finalement, il ne risque rien. Alors effectivement, il y a un problème de justice, mais il y a aussi le problème de l'anonymat. Qui en fait est un leurre, parce que la police finalement arrive à les retrouver, Philippe de Gessa. Oui, oui, ce n'est pas
très compliqué de retrouver par différents moyens qui est à l'origine. D'ailleurs, on voit sur les résultats qu'on a présentés tout à l'heure qu'il y a des gens qui sont arrêtés, il y a des peines qui sont prononcées. Mais encore une fois, comme le dit très bien Franck, comme ils ont en fait très peu à perdre et que la peine finalement est assez légère, voire inexistante, et que par ailleurs, encore une fois, dans une jeunesse qui n'a pas d'espoir et qui est en partie désœuvrée...
Ça, la jeunesse n'a pas d'espoir, des œuvres. Je ne peux pas juste entendre ça. Ça les amuse. Il y a d'autres choses aussi. Elles sont très heureuses. Certains qui participent à tout ça, ils se sentent très galvanisés. Oui, mais je
pense que ça donne un sens à... C'est GTA. J'ai l'impression qu'on dit que le problème est à la source psychique.
L'éducation, on a envie de dire parler à vos fils, parler à vos filles. Ce que j'ai dit tout à l'heure, 50
% de mineurs. Ils ont des parents, ils sont mineurs. Normalement, ils ne font pas ce qu'ils veulent. C'est une démission généralisée.
Bon, allez, on va remercier Axel Ronde d'avoir été avec nous du syndicat de police CFTC. J'ai regardé mon téléphone parce que j'ai reçu pas mal de messages pendant l'émission de personnes qui me disaient « Franck Tapirou, il est très en colère contre le président de la République, contre Emmanuel Macron ». Non, mais je dis ça parce que vous avez de quoi être en colère, mais je tiens à préciser que ça n'a pas toujours été le cas et que vous avez même été l'un de ses plus
fervents défenseurs. Pire que ça, je le reconnais, et non seulement je le reconnais, je l'assume, qui était le premier dit « Macron de l'âtre ». Fin 2015, début 2016. On a retrouvé un de vos tweets qui date
de... 24 mars 2016. Je lance le hashtag Vas-y Macron pour tenter de faire valser la médiocrité politique ambiante et soutenir une candidature créative. Je l'assume.
J'étais un des seuls porte-parole d'ailleurs déclaré comme ça sur les plateaux pendant des mois et des mois. J'assume complètement parce que j'y ai cru, comme beaucoup de gens qui étaient autour de lui. C'est pour ça que je suis encore plus en colère aujourd'hui. On a été très proches, même amis. On a discuté même dans les moments compliqués. Le 7 octobre, qui est malheureusement... Heureusement, pour l'anniversaire, il m'a annoncé en direct qu'il ferait une coalition contre le Hamas. Et finalement, il a lancé quelques jours après une croisade contre Israël. Il y a eu énormément d'allers-retours. Et aujourd'hui, c'est vrai que je ne reconnais plus Emmanuel Macron en qui je croyais. On a perdu
Catherine Ringer l'année dernière. Vous vous souvenez de ce que chantaient l'Erytha Mitsuko ? Les histoires d'amour finissent mal en général. C'était en particulier,
mais là c'est vraiment génial. C'est la fin de Soir Info. Merci à tous de nous
avoir suivis. Franck Tapir au film de Gester. Merci à Karima Brick, Jean-Christophe Gallien et Régis Le Saumier.
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