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Le pape est le bienvenu en France, je tiens à le dire. Et j'exprime du respect pour le leadership spirituel qu'il incarne, qu'a à voir aussi avec la France, parce que le christianisme, le catholicisme, ça a à voir avec le protestantisme aussi, bien sûr. Ça a à voir avec l'actualité française. Il y a beaucoup de catholiques en France, beaucoup de chrétiens. Mais honnêtement, le précédent comme celui-ci, pour l'instant, on produit des textes qui nous intéressent. Laudato Si est un grand texte, dont de multiples pages, je pourrais les reprendre sans vous dire qu'il les a écrits. Fratelli tutti devrait un peu éclairer les croyants de droite pour leur dire, dites donc, de temps en temps, il faut quand même appliquer ce à quoi vous croyez. Et puis ce pape, la première encyclique qu'il fait, c'est trop des détails pour vous parce que vous n'intéressez pas à ça, mais quand ça s'appelle Magnifique Humanité, voyez-vous, et que ça vient d'un pape catholique, ça... un petit arrière-goût d'humanisme, parce que l'humanisme pose l'humanité comme acteur central. Alors peut-être que des choses sont en train de bouger dans les conceptions des uns et des autres. Les gilets jaunes, c'est presque gentil à côté de ce qui vous attend. Parce qu'au moment des gilets jaunes, on dépassait les 2 euros une fois de temps en temps, et ça montait vers 2 euros le litre. Et là on est dans certains endroits, ça se vend à 3 euros. Les gens se privent de manger. Les gens ne peuvent pas ne pas utiliser leur véhicule, que ce soit dans la ruralité, parce que le pays a été reconstruit de cette manière-là. Et en ville, pareil, donc les gens se privent de manger ou se privent de déplacement. Et vous croyez quoi ? Que ça va se passer comme ça, tranquillement ? Non, alors les Français sont patients. Et surtout, il y a un paramètre qui perturbe leur réaction. C'est qu'ils reportent sur l'élection présidentielle le règlement du problème. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, faire grève, avoir une action, c'est dangereux. Tout le monde se rappelle qu'on a affaire à un gouvernement capable d'éborgner plus de 32 personnes et d'en faire condamner à de la prison ferme plus de 800. Par conséquent, oui, il y a aussi une certaine peur qui existe. Mais vous savez bien que plus on met de quoi contenir, plus on augmente évidemment la force de pression. Il n'y a rien besoin de faire, puisque vous me situez comme un agitateur, il n'y a rien besoin de faire. Parce que d'abord, ce n'est pas notre rôle. Dans la conception que nous avons, vous avez une gauche traditionnelle. Alors, bon, la gauche super traditionnelle, elle ne fait rien, elle attend les élections. Puis aux élections, il vient deux, trois slogans, une bonne tête et en avant. Et puis vous avez eu pendant longtemps quelqu'un comme monsieur Roussel qui reprend le rôle aujourd'hui. Vous avez fait attention, il a dit je vous appelle à faire la révolution. J'appelle à rien de tout ça moi. J'appelle à gagner une élection, à avoir de l'action sociale, à ne pas se laisser faire. Mais encore une fois, notre objectif est d'incarner, d'être récupéré, non pas de récupérer. Donc ce que je préconise, c'est d'abord qu'on bloque les prix. qu'on les ramène à 1,70 et que Total et les autres se débrouillent entre la compression de leur marge, parce que l'idée c'est ça, leur marge a été multipliée par 7,5 sur la raffinerie, c'est pas le moment d'aller s'en prendre aux petits distributeurs, c'est pas le sujet. Et puis il y a aussi sur l'extraction et les autres opérations qui sont le propre d'une compagnie pétrolière. Ils ont fait des bénéfices considérables, ça fait toujours mal de se délester un peu d'argent mais... ça ne va pas les tuer. Donc le premier objectif c'est de ramener le prix à 1,70 en bloquant les prix.
Mesdames et messieurs, il y a parfois des déclarations qui en disent beaucoup plus que ce qu'elles semblent dire au premier abord. Et ce que nous venons d'entendre est particulièrement révélateur de l'état d'esprit d'une partie de la classe politique française face à la crise du pouvoir d'achat. Parce qu'au fond, De quoi parle-t-on aujourd'hui ? On parle d'un cabron qui atteint des niveaux que beaucoup de Français jugent insupportables. On parle de familles qui regardent leur compte manqué avant même de prendre leur voiture. On parle de travailleurs qui n'ont pas le luxe de choisir entre se déplacer et rester chez eux. Et surtout, on parle d'une colère qui monte lentement mais sûrement. La question est simple, combien de temps une société peut-elle absorber des hausses successives sans réaction ? C'est sa véritable interrogation. Dans cet extrait, l'idée développée est que la situation actuelle pourrait devenir plus explosive encore que celle des gilets jaunes. Pourquoi ? Parce que selon cette analyse, les prix sont encore plus élevés qu'à l'époque et que la pression économique est désormais installée dans le quotidien. Et c'est là que... Le raisonnement devient intéressant. On nous explique que les Français restent relativement calmeux, non pas parce qu'ils sont satisfaits, mais parce qu'ils attendent de l'échéance présidentielle, comme si une immense partie du mécontentement était actuellement placée dans une sorte de confort politique, avec la clé conservée jusqu 'au prochain scrutin. Est-ce vrai ? Est-ce faux ? Chacun se fera son opinion. Mais une chose est certaine, lorsqu'une population a le sentiment que son niveau de vie recule, la tension ne disparaît jamais complètement. Elle s'accumule, elle s'amplifie, elle s'enracine. C'est exactement comme une coconote minute. Tant que la soupape fonctionne, tout semble se contrôle. Mais plus la pression augmente, plus le risque devient important. Et pendant ce temps-là... Qu'attendent les Français ? Ils attendent parler de milliards, ils entendent parler de profits records dans certains secteurs, ils entendent parler de grandes entreprises qui annoncent des résultats exceptionnels. Et naturellement, beaucoup se demandent pourquoi les consommateurs continuent-ils à payer toujours plus cher ? C'est là que l'intervention avance sa solution principale, le blocage des prix et un retour du cadre d'oran autour de 1,30 euros le litre. Une proposition qui suscite évidemment un débat considérable. En fait, ces partisans considèrent qu'il s'agit d'une mesure de protection immédiate pour les ménagers. Ces opposants répondent qu'un blocage artificiel des prix peut entraîner d'autres conséquences économiques. Le débat existe, il est réel. Mais ce qui ressort surtout de cette intervention, c'est l'idée que l'effort devrait être davantage supporté. par les grands groupes énergétiques que par les consommateurs. Autrement dit, pourquoi demander des sacrifices supplémentaires aux ménagers lorsque certains acteurs du secteur réalisent des bénéfices importants ? C'est le cœur du raisonnement. Et derrière cette question économique, se cache en réalité une question beaucoup plus politique qui doit absorber le choc, le citoyen, l'État ou les grandes entreprises. Voilà le véritable sujet. Parce que... Chaque augmentation du carburant, ce ne sont pas seulement quelques centaines qui disparaissent. C'est aussi un peu de confiance qui s'évapore, un peu de sérénité, un peu de pouvoir d'achat. C'est ça. Et lorsque cette accumulation dure trop longtemps, elle finit par produire des conséquences politiques majeures. L'histoire récente... De la France l'a déjà montré. Alors, oui, c'était considéré que la colère reste sous contrôle. D'autres pensent qu'elle continue de gagner silencieusement. Mais une chose paraît difficile à contester. Le carburant est devenu bien puisqu'une question de pompe à essence. C'est devenu un symbole. Le symbole du coup de la vie. Le symbole du sentiment de déclassement. Et le symbole d'une bataille politique qui ne fait pas probablement que commencer. Car alors que des millions de personnes ont le sentiment de travailler davantage et pour vivre au moins bien, la question n'est plus seulement économique. Elle devient profondément politique. Et c'est précisément ce qui explique pourquoi ce sujet continue d'alimenter autant de débats, autant de tensions et autant de passions partout en France. Mesdames et Messieurs, c'était Aimé Descripts. S'il vous plaît, abonnez-vous, partagez maintenant la vidéo. Et à la prochaine pour un nouveau décryptage.
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