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On va mettre en place ce qu'on appelle une mission nationale de développement de l'intelligence artificielle avec une planification pour qu'à un moment, on ne soit pas juste sur des banalités dans la discussion, mais qu'on rentre dans le concret. Vous voulez une politique en matière de souveraineté ? Je suis d'accord, il faut une politique en matière de souveraineté. Il y a juste un problème. 90% des projets de data center aujourd'hui en France, ils sont hors Europe. Ils sont hors détenteurs et capitaux européens. Donc si vous voulez avoir une politique de développement d'une intelligence artificielle souveraine, moi j'assume de dire par exemple qu'il faut un moratoire sur le développement des data centers non souverains. Pour pouvoir précisément avoir une politique de développement de data center souverain, qu'on contrôle, dans lequel on met les données publiques et dans lequel on entraîne des modèles qui sont des modèles souverains, parce que sinon, effectivement, on n'aura aucun contrôle. Vous voyez ? Pas juste des phrases, la souveraineté, pour la prendre dans les détails. Il y a des usages de l'intelligence artificielle qui sont très positifs et qu'il faut non seulement développer, mais mieux maîtriser, mieux impulser. dans le domaine de la santé, dans le domaine de la transition écologique, dans le domaine de l'augmentation de la productivité d'un certain nombre de processus de production, et puis en même temps il y a des dangers, il y a des risques, et ces dangers et ces risques, il faut les contenir par des réglementations, par des règles, par l'interdiction de certains usages, et puis il y a des contraintes, et des contraintes qu'il faut aussi prendre en compte, parce que si on ne les prend pas en compte, la vérité c'est qu'on va aggraver des problèmes auxquels on est déjà confrontés aujourd'hui. Développer... A outrance et sans aucune régulation et sans aucun contrôle aujourd'hui l'intelligence artificielle, c'est par exemple ne pas tenir compte des limites planétaires existantes. Or, le développement du numérique, c'est des besoins énergétiques, c'est des besoins en ressources naturelles et on ne pourra pas faire n'importe quoi, n'importe comment pendant des années et des années. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut avoir une maîtrise du contrôle, du développement. Il y a des enjeux de souveraineté, ça pose... Beaucoup de questions politiques et je pense que c'est celles qu'on va aborder aujourd'hui dans le débat.
Oui, vous avez tout à fait raison et vous avez bien posé le débat, effectivement, sur la question de la souveraineté, sur la question des data centers. On y reviendra. Alexandre Loubet, je voudrais vous entendre, vous, plus généralement sur ce propos introductif, sur l'avenir de l'humanité. Est-ce qu'on peut être remplacé par l'IA ? Comment vous voyez les choses, vous, au Rassemblement National ?
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'abord merci pour l'invitation à ce bel événement et dans un cadre aussi magnifique. L'intelligence artificielle, c'est la révolution du 21e siècle. Ce n'est pas une option, c'est le sens de l'histoire. Donc soit nous la maîtrisons, soit nous la subirons. Comme toute technologie, elle représente des opportunités. C'est ce que nous croyons avec Marine Le Pen. C'est-à-dire qu'elle peut être un levier de développement, un levier de progrès social, économique, technique, mais à la condition, bien évidemment, de se préserver, de maîtriser les risques qu'elle peut représenter. Les risques, je crois, ils sont doubles. Il y a d'abord un risque lié à la technologie même intrinsèque, lié à ses usages ou à une certaine autonomisation de l'humain, mais il y a aussi et surtout le risque de la dépendance, c'est-à-dire de la dépendance à des modèles de puissance étrangère qui viendraient nous dicter leurs codes. Par conséquent, pour maîtriser les risques, tout en faisant de l'intelligence artificielle un véritable levier de développement, une opportunité, je crois que la réponse, elle tient en un mot, souveraineté. Souveraineté, parce que c'est à la condition du développement d'une filière technologique et industrielle nationale de l'intelligence artificielle que l'on réussira justement à en faire un levier d'opportunité et de maîtrise des risques. Nous avons la chance en France d'avoir des entreprises qui représentent... La quasi-intégralité, pas la totalité malheureusement, mais la quasi-intégralité de la chaîne de valeur industrielle et technologique de l'intelligence artificielle. Seulement, elles n'attendent qu'une chose, c'est de pouvoir se développer massivement. Et à ce titre, nous avons aussi la chance inouïe d'avoir des atouts considérables. Nous avons les talents, il faut former davantage d'ingénieurs. L'innovation, il faut la libérer face aux principes de précaution et déréglementer toutes ces normes excessives qui brident le progrès scientifique. Nous avons l'énergie, l'énergie grâce au nucléaire, pas chère, abondante, décarbonée. Il nous faut bien évidemment mettre cet avantage compétitif majeur, unique en Europe, au service de filières industrielles stratégiques comme les semi-conducteurs et de data centers français. J'incite là-dessus. Nous avons aussi un potentiel de financement. Et plutôt que financer la tech américaine, peut-être devrions-nous flécher davantage les capitaux à travers un fonds souverain comme le propose Marine Le Pen vers l'économie et la technologie française. Nous avons enfin, pour terminer, il y en a beaucoup d'autres, je pourrais dire un potentiel de débouché incroyable, formidable. Et en réalité, nous devons organiser la filière en structurant la demande. Cela passe par la commande publique, par la modernisation, cela a été dit de l'administration publique, mais aussi et surtout... par les entreprises. Il faut inciter les entreprises à se doter de solutions
numériques françaises. Merci, M. Loubet. Xavier Bertrand, que vous inspirent des voix de plus en plus nombreux s'élèvent pour dire qu'une machine humaine, peut-être pour la première fois, va échapper au contrôle de l'humanité ? dit comme ça, ça paraît un peu peut-être réducteur, mais c'est au fond la question que posent les créateurs eux-mêmes de ces intelligences artificielles. Est-ce que dans votre région, dans vos fonctions, dans votre volonté de préparer une candidature à la présidentielle, est-ce que c'est quelque chose qui est au cœur de votre réflexion
sûr, mais je voudrais vous poser une question. Qui, ici, quelle que soit la qualité du débat, est prêt ? à désactiver l'application de ChatGPT, de Claude ou de Mistral. Est-ce que vous pouvez lever la main ceux qui sont prêts à le faire ? Deux personnes, trois, sur une assemblée, ce n'est pas forcément représentatif, on sondage, mais quand même. L'IA est là, dans nos poches, à la maison. Et on a pris goût à l'intelligence artificielle, aux usages de l'intelligence artificielle. Pour les responsables politiques, le problème est très simple. Soit... On surfe sur cette vague et on devient un pays qui saisit toutes les potentialités de l'intelligence artificielle et qui voit sans aucune naïveté les risques, qui traite les risques. Ou alors, on est comme au Moyen-Âge, on va tous se réfugier dans le château fort, dans le donjon. On relève le pont-levis et on prépare l'huile bouillante et on ne se dit pas chez nous. Il faut être réaliste. L'intelligence artificielle est là et la responsabilité, l'une des premières responsabilités du prochain président de la République, ça sera de préparer le pays le mieux possible avec une ambition. Que notre pays soit dans les tout premiers au monde pour les usages et pour l'innovation en matière d'intelligence artificielle. Je ne suis pas trop du genre à manquer d'ambition, mais il faut reconnaître que les deux premières places sont prises, et pour longtemps. Etats-Unis, Chine, Chine, Etats-Unis, comme vous voulez, mais je pense que la France, avec la qualité justement de ses chercheurs. Avec justement tout le potentiel que nous avons, nous sommes certainement capables de viser plus la troisième que la cinquième place. Ça veut dire avoir une ambition nationale et une ambition stratégique pour cela. Et il faut aussi entendre les remarques des uns et des autres. On voudrait que la décision finale soit toujours humaine. Est-ce que c'est possible ? C'est vrai que si vous discutez, si vous entendez Laurent Alexandrière, il n'y aura pas forcément la même réponse que moi, mais moi je fais de la politique parce que je crois qu'on peut changer les choses et qu'on peut apporter des garanties pour protéger. L'autre aspect, c'est comment vos données, nos données restent quand même confidentielles. Et surtout, dans cette course de vitesse, comment est-ce que l'on forme ? dès le plus jeune âge, mais aussi comment est-ce que l'on forme ceux dont les métiers vont être transformés et parfois ceux dont les métiers seront supprimés, parce que ça existera. Et dans cette course de vitesse, et je vous remercie d'organiser ce débat, il faut tout simplement savoir quelle est notre volonté. Et quand on commence à dire, oui, mais peut-être bien qu'il faut profiter des opportunités, peut-être bien qu'il faut réguler, non, l'intelligence artificielle est là, est-ce qu'on prend ce sujet clairement à bras-le-corps ? Vous parliez notamment de la région des Hauts-de-France, parce que bon... On peut parler tous de l'intelligence artificielle, il y a ce que l'on fait. Moi, je pense sincèrement qu'il faut avoir à la fois les infrastructures, les fameux data centers, et je pense qu'on y reviendra tout à l'heure, parce qu'il y a une musique qui nous vient justement des folies américaines, qui commence à dire que les data centers, ce n'est pas bon, ce n'est pas bien, et surtout qu'il ne les faut pas chez nous. Oui, vous avez raison, on pourra parler de souveraineté. Quand ils seront installés aux États-Unis, en Chine ou en Pologne, on n'aura strictement aucune garantie. Alors que là encore, si on organise les choses, ce n'est pas du tout la même musique. Alors je dis cela, c'est vrai que nous sommes la région de France qui missionne de devenir la vallée européenne des data centers. Mais quand c'est chez nous, ça crée de la valeur. Ça crée des emplois parce que ce ne sont pas des grandes boîtes à chaussures sur ville avec personne à l'intérieur. Et que d'autre part, on est capable entre la construction, entre les usages et la formation. au métier de l'intelligence artificielle d'avoir des emplois, qu'au final, ce n'est pas quand on a un data center à côté de chez soi qu'on sera privé d'électricité à certaines heures de la journée. Heureusement qu'on a le nucléaire et qu'en 2035, dans le meilleur des cas, 4% de l'énergie sera consacrée au data center, pas 50%. Donc il faut aussi bien expliquer pourquoi on a besoin de ces infrastructures, mais le plus important n'est pas là, les usages. nos enfants, nos enseignants et nos salariés, de façon à ce que clairement, avec les usages, on soit capable d'être l'un des premiers pays au monde, en n'oubliant pas parce qu'il y a des priorités. Je le dis devant vous, c'est la question de la presse, c'est la question de la culture et de la création. Certains, qui sont les seigneurs de l'IA, ne se rendent pas compte que s'il n'y a plus de création, l'IA ne remplacera pas. Ça, en revanche, on doit apporter des garanties tout de suite, au niveau national, mais aussi et surtout au niveau européen. Là, il y a urgence en la matière, mais pour le reste, il y a des opportunités, alors on les saisit et on essaye de prendre un temps d'avance.
Je rebondis sur les garanties que vous évoquez, Xavier Bertrand. Vous l'avez évoqué aussi, Olivier Faure, ce danger d'une IA qui nous échappe, d'un manque de contrôle. C'est d'autant plus inquiétant que les géants, les patrons de l'IA eux-mêmes s'inquiètent et disent que dans 6 à 12 mois, peut-être que les agents de l'IA auront pris le contrôle d'Internet et qu'il faut à tout prix ralentir l'évolution de cette technologie. Alors je vous pose la question, est-ce qu'il faut... Olivier Faure, freiner cette IA, freiner son développement, le contrôler, quelle forme de gouvernance et est-ce que ça peut être efficace quand on voit les déclarations hier soir de Donald Trump et de Xi Jinping ne souhaitant pas de nouvelles régulations sur l'intelligence artificielle
on comprend bien que les deux empires américains et chinois ne veulent aucune régulation. Il ne faut pas contester l'idée que nous sommes face à un progrès qui peut être un progrès immense, c'est une évidence. Mais tous les progrès, toutes les révolutions industrielles ont été encadrées. Et moi, je n'adhère pas à ce discours qui est celui du sans entrave, sans régulation, sans rien, sans normes, parce qu'il faudrait en fait le Far West et que dans le Far West, les meilleurs s'y reconnaîtront. La réalité, c'est qu'il faut bien sûr, bien sûr encadrer. Il faudrait qu'à l'échelle mondiale, on ait l'équivalent de ce qu'on a fait sur le dérèglement climatique, qu'il y ait à la fois un GIEC avec des experts qui puissent objectiver, qui puissent permettre de dire ce qui se passe, qu'il y ait des rapports publics qui informent l'opinion publique justement sur ce qu'il se passe dans le domaine de l'IA. qu'il y ait des COP, comme on a des COP pour le climat, et bien qu'on ait des COP sur l'IA, avec la possibilité des États de se retrouver à rythme régulier pour définir ensemble ce que sont à la fois les opportunités et les limites, et puis qu'au plan national, nous ayons au fond ce qu'on a sur le médicament. L'Agence du médicament autorise les mises sur le marché de médicaments en fonction de... tests qui sont réalisés, je souhaite que la puissance publique, là aussi, puisse dire quels sont les IA à haut risque, celles qui peuvent menacer notre commune humanité, et puis, eh bien, autorise ou n'autorise pas les mises sur le marché. Oui, il faut une régulation, parce que l'évidence, c'est que nous avons besoin de maîtriser une technologie dont nous ne savons pas encore quelles sont ses réelles limites. Et il faut le faire à tous les niveaux. Il faut le faire aussi au niveau de l'entreprise. Vous allez avoir des métiers qui vont être totalement bouleversés. Moi, je souhaite qu'il y ait des accords obligatoires avant la mise en place d'IA dès lors qu'elle modifie substantiellement le travail des salariés et que ce soit une négociation, que ce ne soit pas simplement le fait du prince. des débauches, parce que ça va être le cas, qu'il y ait une obligation de reclassement ou de formation qui soit à la charge de l'entreprise qui supprime du travail humain pour le remplacer par la machine.
On pourrait imaginer d'interdire les licenciements économiques qui seraient liés à l'IA pour vous
on devrait à minima obliger à ce que les reconversions soient financées par l'entreprise. Je prends un exemple simple. Oui, après on va donner la parole pour que ça tourne un petit peu. Oui, mais je prends un exemple simple. Vous avez dans une entreprise 10 comptables. Et puis demain, vous n'en aurez plus qu'un seul. Et donc, on peut se dire, c'est mieux pour l'entreprise. Elle a économisé 9 salaires. Oui, elle a économisé 9 salaires. Mais alors, ces 9 salaires, c'est à la fois 9 cotisations pour la protection sociale qui ne rentrent plus. Et puis c'est neuf personnes qui sont au chômage et que l'État, que nous allons prendre ensemble, en charge avec les revenus de solidarité. Et donc il y a la nécessité évidente de faire aussi en sorte qu'à un moment, sur le financement de la protection sociale, on élargisse l'assiette et qu'on fasse en sorte que la plus-value soit prise en charge et qu'il y ait une forme de dividende IA qui soit versée à la collectivité pour éviter. d'avoir progressivement l'attrition de notre propre système de protection sociale auquel nous tenons tant. Tout le monde va dire, j'adore la sécu, c'est formidable, il faut protéger les gens, il faut qu'ils aient une retraite, il faut qu'ils soient protégés contre la maladie, contre les accidents du travail, etc. Mais la réalité, c'est qu'il faut aussi la financer. Et pour cela, il faut que tout le monde puisse contribuer, y compris ceux qui utilisent massivement l'intelligence artificielle pour
remplacer le travail humain. Mme Knafo, sur sa chaise, j'ai l'impression qu'elle n'est pas d'accord avec la position de Mme Knafo. On a eu tout le socialisme en 5 minutes. On a eu obligé.
Je vais parler, monsieur, vous avez parlé pendant 7
minutes. Je pense qu'on en a assez, monsieur Ford, d'entendre le socialisme déverser sa haine du progrès, sa haine de la technologie et sa haine de tout adversaire politique. Donc on a entendu tous les mots du socialisme. Réglementer, interdire, obliger. Il a oublié le mot taxer. Mais vous avez compris à la fin que c'était implicite dans son propos. Bref, tout pour que la France soit à l'âge de pierre, puisque M. Fort ne veut pas voir la révolution qui vient alors que les Français, eux, la voient. Et vous avez eu raison de le souligner tout à l'heure.
On
est en train de vouloir réguler. quelque chose que nous ne produisons pas. Donc nous avons les Etats-Unis qui innovent, la Chine qui copie et qui innovent aussi, et l'Europe qui régule. Est-ce que c'est ça ce qu'on veut ? Est-ce qu'on veut rester hors du jeu et prétendre réguler une matière alors qu'on n'est même pas dans la course ? Ça n'est absolument pas ce que je veux. Vous citiez tout à l'heure les géants de l'IA en disant même les géants de l'IA nous disent qu'il y a des risques. Mais surtout les géants de l'IA. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent pouvoir réguler au maximum pour empêcher leurs concurrents émergents. de venir dans ce système. Donc en réalité, vous n'avez que les géants de l'IA qui viennent souligner des risques énormes avec beaucoup de catastrophisme pour forcer leur gouvernement à légiférer et empêcher la concurrence de venir. Ça n'est absolument pas ce qu'il faut faire. En revanche, il y a des risques. Et où est-ce qu'il faut légiférer ? À la frontière entre l'IA et l'individu. Je m'explique. Si vous avez, par exemple... un agent IA qui imite la voix d'un petit-fils pour appeler sa grand-mère et lui extorquer de l'argent. Ça existe dans le code pénal français. Ça s'appelle une extorsion. Et là, ça doit être évidemment condamné. Si vous avez des images du graphisme qui imitent, par exemple, des propos électoraux ou alors des vidéos falsifiées qui imitent un politicien à la veille d'une campagne électorale, ça s'appelle une falsification électorale. Et ça doit être condamné. La bonne échelle, c'est le code pénal français qui définit ce qui est légal et illégal dans l'espace public français. Allez s'imaginer qu'on va négocier une charte à l'échelle l'Europe, des Nations Unies, que sais-je, avec M. Faure, il a peut-être de grandes idées pour l'humanité. On n'arrive déjà pas à gérer la France, mais M. veut gérer l'humanité. Donc peut-être qu'on va réussir à légiférer à l'échelle des Nations Unies, mais je vous préviens d'avance, merci messieurs-dames, mais je vous préviens d'avance que cette charte, ni Pékin ni Washington ne vont même la lire. A Pékin et à Washington, on se moque de ce que pense Olivier Faure. On n'écoute pas Olivier Faure, ils sont en train d'avancer pendant que la France va rester à la traîne. C'est bien ça le problème. Donc nous ce qu'on veut c'est être une nation puissante, une nation qui innove et qui régule les risques lorsqu'ils sont face aux citoyens. On a pour ça notre code pénal et même si certes... La technologie avance. On fait en réalité face à des risques qu'on connaît déjà. Les faussaires, ça existe depuis l'aube de l'humanité. Alors certes, grâce à Tchad GPT, grâce à Claude et grâce à toutes les autres IA, on peut falsifier beaucoup plus vite et à moindre coût. Mais des faussaires, ça existe depuis toujours. Je vous rappelle que la guerre de 1870 a été provoquée par un faux créé par Bismarck. On connaît ça depuis toujours et ça a même créé des guerres. Sarah Knafo, Olivier
Faure, les problèmes sur le travail, etc. Vous, vous êtes dans un parti où... Le président de Reconquête a dit qu'il fallait stopper l'immigration grâce à l'IA, grâce aux robots. Et remplacer l'être
humain par des robots. Depuis
tout à l'heure, il veut caser son attaque, alors au moins qu'il ait pu la dire. Est-ce que vous pouvez revenir sur l'immigration ? Je vais répondre sur ça parce que c'est un sujet sérieux. Là, on parle des EHPAD, on parle des aides à domicile. Métier qui comporte une grande part de pénibilité, qui explique qu'il y ait des difficultés majeures de recrutement. De quoi est-ce qu'on parle quand on parle de robots ? On va serrer les problèmes. On ne parle absolument pas de remplacer le lien humain. Un être humain qui est là pour tenir la main, pour consoler, pour venir accompagner une personne âgée, on en aura toujours besoin et c'est ce que l'IA ne remplacera pas. A l'inverse, qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui ? au Japon ou en Corée. Vous avez des fauteuils qu'on appelle des robots et qui servent, par exemple, qui sont des lits connectés et qui permettent à la demande du résident de se surélever pour devenir un fauteuil, pour que la personne puisse déjeuner, par exemple. Ça épargne à une aide à domicile, ça épargne à quelqu'un qui travaille dans un EHPAD de devoir porter des charges de 80 kilos, de devoir les déplacer au bout d'un couloir. Et là, qu'est-ce que ça fait ? Grâce à la technique, on libère du temps humain, du temps humain que la personne pourra passer auprès du résident. encore une fois, ce même genre de fauteuil connecté qui vous permet, qui permet aux résidents de se lever avec quelque chose qui va détecter les chutes potentielles, qui lui permet de retrouver une autonomie. Est-ce que ça, ça ne vous touche pas ? Est-ce que vous ne vous dites pas que grâce à la technologie, vous avez... Pardon, une personne âgée qui va pouvoir enfin de lui-même se lever... Vous n'avez pas vraiment répondu sur l'immigration, mais... Alors, excusez-moi, mais ça dépasse amplement le sujet de l'immigration, ce dont on parle. Au Japon et en Corée, il n'y a pas d'immigration. On l'utilise déjà parce que ça aide les personnes âgées. Il n'y a pas d'immigration parce que les frontières sont fermées. Et parce que ça libère les aides des tâches pénibles pour les libérer sur du temps humain.
On a compris votre position, Parraquet, aux antipodes de celle d'Olivier Faure. Monsieur Bompard, j'imagine que vous êtes dans le camp... de la régulation, mais quelle régulation ? Est-ce que c'est une régulation au carré comme celle d'Olivier Faure ou une autre forme ? Vous avez imaginé une autre façon.
D'abord, je ne comprends pas pourquoi dans ce débat, on voudrait opposer régulation et développement de l'intelligence artificielle. On peut tout à fait considérer qu'il doit y avoir des usages de l'intelligence artificielle qui sont dangereux. et que donc il faut les empêcher et les interdire, et pour autant avoir une politique, y compris une politique publique, de développement de l'intelligence artificielle pour pouvoir profiter de ces effets vertueux. Donc vous me posez une question, pour qu'on soit concret, quel mécanisme de régulation ? Cette semaine, là, la semaine où on se parle, en début de semaine, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies, il y a une initiative qui a été lancée par 20 pays, Finlande, Norvège, dedans vous avez l'Allemagne, l'Espagne, l'Afrique du Sud, qui disent qu'il faut installer une agence de l'ONU. pour travailler sur les questions d'intelligence artificielle et mettre en place un cadre... mondial sur le sujet. Je ne vous dis pas que c'est facile à faire, mais évidemment qu'il faut l'approuver. Désolé Madame Claffaut, mais vous ne voulez peut-être pas vous occuper de l'humanité, mais le problème c'est que la France, elle est dans l'humanité aussi. Ce qui se passe, moi je m'occupe des deux, vous voyez. Mais vous inquiétez pas, je m'occupe des deux. Mais vous savez, quand il y a des institutions internationales sur le climat, il vaut mieux s'en préoccuper, parce que vous savez, la France, elle fait partie du monde, et donc ce qui se passe à l'échelle planétaire, ça va nous concerner aussi. Et donc c'est vrai aussi sur les questions d'intelligence artificielle. Donc je suis favorable à une régulation. internationale premièrement et donc je comprends pas pourquoi la france participe pas de cette initiative elle a été lancée c'était lundi ou mardi ok je comprends pas pourquoi on y est pas attendez première chose
comment force donald trump
mais on force ont construit des rapports de force pour installer des régulations internationales je ne dis pas que c'est simple mais sinon on fait quoi on fait rien donc on essaye de faire ça et ensuite on se dote d'outils nationaux de régulation et ensuite on se dote d'outils nationaux de promotion de l'intelligence artificielle, on n'est pas obligé d'opposer l'un à l'autre. Mais même vous, regardez, Madame Knafo, vous avez dit qu'il y a des usages de l'IA qui ne sont pas éthiques. Par exemple, attendez, laissez-moi terminer. Pourquoi vous les polémiquiez ? Ne cherchez pas à polémiquer, on est en train de débattre là. Donc, attendez, regardez, vous venez de dire... Par exemple, les usages affectifs de l'IA, c'est dangereux parce que quelqu'un peut se faire passer pour quelqu'un d'autre. Qu'est-ce qui nous empêche de voter une loi à l'Assemblée nationale en disant qu'on met des principes ? Non, pas sur ce sujet. L'intention des relations affectives, ça n'existe pas. Attendez, on met en place un certain nombre de règles éthiques et on dit ça, on n'accepte pas ces usages de l'IA. Et après ? Évidemment, il faut aussi une politique publique. Nous, on propose de mettre en place ce qu'on appelle une mission nationale de développement de l'intelligence artificielle avec une planification pour qu'à un moment, on ne soit pas juste sur des banalités dans la discussion, mais qu'on rentre dans le concret. Vous voulez une politique en matière de souveraineté ? Je suis d'accord, il faut une politique en matière de souveraineté. Il y a juste un problème. 90% des projets de data center aujourd'hui en France, ils sont hors Europe. Ils sont hors détenteurs et capitaux européens. Donc si vous voulez avoir une politique de développement d'une intelligence artificielle souveraine, moi j'assume de dire par exemple qu'il faut un moratoire sur le développement des data centers non souverains pour pouvoir précisément avoir une politique de développement de data centers souverains qu'on contrôle, dans lequel on met les données publiques et dans lequel on entraîne des modèles qui sont des modèles souverains parce que sinon effectivement on n'aura aucun contrôle. Vous voyez, pas juste des phases la souveraineté, il faut la prendre dans les
détails. Sur les data centers, on va donner la parole à Xavier Bertrand puisque c'est la région. actuellement où il y a le plus de projets d'installation de data center ?
n'est pas non plus des perdros de l'année. On n'est pas à leur dire, tapis rouge pour vous, vous faites ce que vous voulez. Non seulement, on a le droit de faire un choix. On n'est pas obligé de prendre des Américains en premier, déjà. On peut aussi prendre des Français, c'est ce qu'on fait dans la région. Je vous propose. Non, c'est pas ça. C'est que si vous les avez chez vous, pouvez leur dire que les données des entreprises nationales, elles resteront souveraines, même avec des Américains. Mais bien sûr que si, il y a une entreprise qui s'appelle Orange. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non,
attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non En réalité, mettre au profit de capitaux étrangers, en particulier américains, au détriment de la protection de nos données, l'atout comparatif unique qu'est l'énergie nucléaire pour l'émergence de data centers américains. Et la réalité, vous savez, c'est que pour un data center, monsieur Bertrand, 10% de la valeur, c'est l'énergie. C'est ce qui reviendra à la France. Probablement quelques pourcents localement pour des emplois, et c'est tant mieux. Mais tout le reste... plus de 80%, c'est de la valeur ajoutée qui partira dans les puces importées d'Asie et dans les logiciels qui sont des services américains. Donc plus on développera des data centers comme le souhaite la Macronie, dont vous êtes le bras armé dans votre région, et plus en réalité ces data centers à capitaux étrangers freineront, oui monsieur Bertrand, l'émergence de data centers français, parce qu'ils satureront l'accès à notre réseau électrique qui est garant... 'énergie bas carbone, d'énergie abondante grâce au nucléaire et d'un prix compétitif. Et pardon, mais j'entends la gauche, M. Bompard comme M. Faure, évoquer le fait qu'il faille une filière nationale dans les data centers. Mais j'ai une question à vous poser. Vous dites qu'il faut un morateur sur les data centers étrangers. Pourquoi pas ? Mais en réalité, avec toutes vos associations dont vous êtes amis, vous faites moratoire sur l'ensemble des projets industriels. Dès qu'on voudra installer une usine de semi-conducteurs, vous vous mobiliserez, vous ferez une ZAD, vous ferez des recours pour bloquer l'implantation d'usines sur le sol. Français. Et en réalité, comment vous voulez faire tourner, monsieur Bompard ? Comment vous voulez faire tourner vos data center souverains ? Comment vous les faites tourner en matière énergétique, sans le nucléaire, puisque vous voulez arrêter le nucléaire ? Comment vous les faites tourner ? Répondez à cette question. Avec les éoliennes,
il ne fonctionne que 20% du temps
? C'est une
question quand même qu 'on peut se poser. Vous
voulez que je vous réponde ou pas ? Vous dites vous-même que vous êtes opposé. L'idée est qu'on continue à installer des data centers qui sont des data centers non souverains et vous vous en prenez à des citoyens et à des associations qui précisément mobilisent. Ce mobilisme contre précisément de data centers non souverains. Pardon, mais si vous étiez... Non, mais je ne sais pas, vous ne voulez pas que je réponds, je crois que vous parlez en même temps de moi. Mais si vous vouliez être un tout petit peu cohérent, vous ne devriez pas les critiquer, vous devriez plutôt les féliciter. Parce que précisément, ils essayent de faire en sorte qu'il n'y ait pas des data centers non souverains, de manière anarchique, qui se développent sur l'ensemble du territoire national. Ils essayent qu'il n'y ait
que... Aucune usine, monsieur Bombard, sur le territoire. Merci, monsieur Bombard. Si vous me permettez, j'ai un principe.
cette séquence, Manuel Bompard construit son argumentation autour d'une idée centrale. Face à la guerre au Liban, la France ne devrait pas se limiter aux déclarations diplomatiques, mais utiliser ses leviers économiques et politiques pour obtenir un cessez-le-feu. Il cite notamment la suspension de l'accord de coopération entre l'Union européenne et Israël comme moyen de pression. Ce discours s'inscrit dans une opinion française où la question du Moyen-Orient reste fortement liée aux inquiétudes sur l'escalade militaire. En mars 2026, une enquête Ipsos indiquait que 79% des Français craignaient une extension du conflit au-delà du Moyen-Orient. Mais Bonpart va plus loin, il transforme cette inquiétude en argument politique, en défendant l'idée d'un rapport de force avec le gouvernement israélien. C'est là que se situe le véritable enjeu de son intervention. La France doit-elle privilégier la pression économique et diplomatique pour peser sur le conflit ou préserver ses relations avec Israël tout en privilégiant la négociation ? Son discours cherche donc à relier une préoccupation largement présente dans l'opinion, éviter l'extension du conflit, à une stratégie politique fondée sur la pression internationale.
si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIème République ? Dans cet e-book découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre
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