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Il ne peut pas être en même temps dans la République et en même temps hors de la République. La Nouvelle-Calédonie, chers collègues, Madame la Ministre, Mesdames, Messieurs les députés, pour le groupe UDR, cette motion de rejet n'était pas un choix d'évidence, car sur ce sujet d'extrême importance, nous voulons le débat, et car nous voulons l'apaisement en Nouvelle-Calédonie. Mais les dispositions de ce projet de loi nous obligent à dire au gouvernement de manière solennelle qu'il a franchi avec ce texte une ligne rouge. L'unité de la République, l'indivisibilité de la nation ne sont pas négociables. Il y a des limites au sacro-saint en même temps du macronisme et l'intégrité territoriale de la France en est une. On ne peut pas être en même temps dans la République et en même temps hors de la République. La Nouvelle-Calédonie, chers collègues, est française. Elle l'a dit trois fois et c'est trahir cette parole trois fois répétée que de voter ce texte qui organise une indépendance déguisée par la création d'un État de Nouvelle-Calédonie. Un texte qui méconnaît ainsi le choix souverain des Français de Nouvelle-Calédonie mérite donc un rejet immédiat. Au lieu de consolider l'avenir de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République, le gouvernement propose d'adopter un accord contesté, refusé c'est le comble, par une large partie des indépendantistes eux-mêmes. Un accord qui inscrit dans notre constitution la perspective de l'indépendance par le transfert progressif des compétences régaliennes. Cette dérive est d'autant plus inacceptable dans un contexte marqué par des manœuvres avérées d'ingérence et de déstabilisation venant de puissances étrangères hostiles qui ne cachent pas les convoitises que la Nouvelle-Calédonie leur inspire. La Nouvelle-Calédonie n'a donc pas besoin... de cette capitulation constitutionnelle qui la livre en catimini à nos adversaires stratégiques. La Nouvelle Calédonie a besoin de paix, de sécurité. de prospérité. Nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie ont besoin de la présence et du soutien de l'Etat, de la République et de la nation dont ils ont fait le choix. Le groupe UDR votera cette motion de rejet car le débat ne mérite pas d'aller au-delà d'un simple constat. Ce texte est une atteinte irréversible à l'unité nationale et à la souveraineté populaire. Alors par son vote, le groupe UDR et son président Eric Ciotti veulent dire à nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie la France ne vous abandonnera pas. Merci monsieur le député.
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