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Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
'avez-vous retenu de l'interview du président de la République ? Les taxes ? La Russie ? total ou rien du tout. Dans un instant, Félix Mathieu nous dira quel est le résultat du sondage. C'était la question que nous posions ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Vous avez voté sur X, sur Youtube. Vous pouvez continuer de nous appeler, bien sûr, et puis de nous donner vos messages. Tout à l'heure, ce sera la libre antenne 0826 300 300 à partir de 9h30. L'un des points aussi qui se développe depuis ce matin, c'est une petite polémique qui commence à se faire jour au sujet des militaires qui pourraient se déployer. autour d'un port pétrolier saoudien, parce que ça fait partie des annonces du président de la République. Mais d'abord, on va aborder ces trois ou quatre points forts développés par le président de la République hier soir, dans les 20h de TF1 et de France 2. On est avec Maud Koffler, de Valeurs Actuelles, et Jean-François Aquilly. Bonjour ou re-bonjour à tous les deux. Félix Mathieu, vous nous avez rejoint également. Quels sont les chiffres et que nous disent nos auditeurs ?
Alors, on leur demande ce qu'ils ont retenu de l'intervention d'Emmanuel Macron. En grande majorité à 88%, ils nous répondent, devinez quoi ? Rien du tout. C'est par exemple le commentaire de Philippe qui dit j'avais éteint ma télé. Donc c'est rien
du tout qui l'emporte ? 88%,
rien du tout. Pas de baisse de taxes à 8%, la menace russe à 4% et Total qui fera un effort à un petit pour cent. C'est par exemple Philippe qui nous dit j'avais éteint ma télé pour pas écouter ou Jacqueline qui dit comme Manon Aubry, Jacqueline a dit j'avais piscine. Bon, je vous fais un petit résumé quand même de ce qu'il a dit le président pour tous ceux qui n'ont pas écouté. Il n'y aura pas de baisse de taxes mais une action diplomatique et militaire pour empêcher. les prix de continuer à grimper avec effectivement cet envoi de moyens militaires en Arabie Saoudite pour protéger ce site stratégique dans l'exportation du pétrole. Il assume les années du quoi qu'il en coûte après Covid, mais il reconnaît que la France n'a plus les moyens de se le permettre aujourd'hui, d'où le fait qu'il n'y aura pas de baisse de taxes. Il défend donc des aides qui sont ciblées plutôt que des baisses générales, parce qu'il dit qu'une baisse générale de taxes, ça bénéficierait à tout le monde, alors que les aides ciblées se concentrent sur ceux qui en ont vraiment besoin. Il ironise aussi sur l'idée d'une mobilisation sociale, une mobilisation contre quoi, dit-il ? Contre la guerre au Moyen-Orient ? Contre l'Ukraine ? Contre la guerre en Ukraine ? Moi aussi, je suis contre ces guerres, donc moi aussi, je pourrais y participer à un tel mouvement social. Voilà pour les propos d'Emmanuel Macron hier.
Alors, merci Félix, vous restez bien sûr avec nous. Et sur la question de l'Arabie Saoudite, d'ailleurs, ça fera l'objet d'un certain nombre de questions. On en profite pour rappeler peut-être la question que l'on pose aux auditeurs, au 0826 300 300. au sujet de l'Arabie Saoudite, parce que ça fait réagir la classe politique, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Sébastien Chenu.
Jean-Luc Mélenchon qui réclame un vote du Parlement à ce sujet, parce qu'il dit que cette idée d'envoyer des moyens militaires en Arabie Saoudite, ça risquerait de faire entrer la France en belligérance, quelque part, il dit, Jean-Luc Mélenchon notamment, qu'est-ce qui se passe s'il y a des frappes sur ce site protégé par des militaires français, alors de fait on serait belligérant, c'est pour ça qu'il réclame un vote du Parlement sur cette annonce. Et vous nous appelez
si ce... cette déclaration et cette interprétation de Jean-Luc Mélenchon vous fait réagir. Mais d'abord, Maud Koffler, Jean-François Aquili, on va revenir, j'ai envie de dire, sur l'aspect très politique-politicienne de l'intervention du président de la République. Jean-François, je commence avec vous. Ce qui a marqué d'abord, c'est qu'on sait le timing. On s'est dit, tiens, c'est quand même assez étonnant de voir le président de la République couper l'herbe sous le pied d'Edouard Philippe, qui devait avoir une très grande émission politique sur France Télévisions, sur France 2, je crois, jeudi soir. Il se programme, donc forcément France 2 déprogramme. Et on a l'impression qu'il ne peut pas s'empêcher d'être dans la conversation.
Ce n'est pas nouveau. Emmanuel Macron aime occuper le devant de la scène. La difficulté pour le président en fin de règne, en fin de double quinquennat, c'est non seulement d'exister, si je puis dire, mais aussi de... De faire en sorte que les uns et les autres, Edouard Philippe inclus, ne passent pas leur temps à massacrer le peu d'héritage qui reste du président de la République. Donc l'idée, plutôt que de se laisser malmener par les candidats divers et variés, c'est d'occuper l'espace. C'est une vieille technique.
Maud Koffler, vous aussi,
ça vous a... Tout en faisant comprendre qu'ils sont tous quand même une sacrée bande de nuls.
Maud Koffler, vous l'avez ressenti comme ça également, ce côté, je m'impose dans la conversation. Il était un peu sorti du champ politique ces dernières semaines, parce qu'évidemment, les médias ne se concentrent que sur la course présidentielle.
Je n'ai pas compris pourquoi il est intervenu, effectivement. Je trouve que les chiffres que vous venez de donner, Félix, sont assez parlants. C'est-à-dire que son discours était tellement insignifiant que les gens n'ont pas tellement de commentaires à faire. En fait, il suffit de regarder les réactions des candidats à la présidentielle, en tout cas des principaux. Personne n'a réagi, à part Jean-Luc Mélenchon, sur l'envoi des troupes en Arabie Saoudite, qui est quand même peut-être le seul point grave de son discours. que j'attendais plus martial, vu les circonstances et les sujets abordés. Vous vous attendiez à une
annonce ? Vous, vous pensiez qu'il y aurait eu une annonce ?
Un truc du genre, nous sommes en guerre. Mais là, il aurait pu commencer par nous ne sommes pas en guerre. Mais vraiment, sincèrement, je n'ai pas compris l'intérêt de cette intervention.
Oui, Jean-François, l'idée c'était de faire de la pédagogie. Il n'y avait pas d'annonce à la clé. Il a eu tort d'aller au micro et de se prêter à nouveau à cet exercice qu'il n'avait plus... n'a plus utilisé depuis deux ou trois ans,
sans avoir d'annonce à faire. La difficulté, si vous voulez, c'est qu'il est rattrapé furieusement par la situation économique du pays. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, les prix des carburants flambent. Aux Etats-Unis, c'est la même chose. Du fait de la situation au Moyen-Orient, oui, absolument. Et l'idée, c'est de faire comprendre aux Français que si l'essence est si chère, c'est pas de ma faute, c'est parce que M. Trump fait sa guerre, mène sa guerre contre... l'Iran, ce qui est factuellement vrai. La difficulté, c'est qu'il y a sous notre nez l'exemple de nos voisins aliments espagnols qui peuvent se permettre, sur une durée plus ou moins on va dire moyennement longue, de supprimer certaines taxes pour soulager les consommateurs des pays partenaires de l'Union. Et nous, nous ne le faisons pas. Donc le gouvernement est accusé de ne rien faire pour les Français. C'est pas qu'il ne veut pas le faire, Emmanuel, c'est qu'il ne peut pas le faire. Il ne peut pas le faire. S'il s'amuse à baisser les taxes, Ce sont des milliards à la sortie, c'est le toboggan à la sortie. Vous savez ce que c'est que les impôts, dès que vous créez un impôt, plus personne ne l'enlève par la suite, tout ce qui est provisoire devient pérenne. Si vous supprimez ou vous soulagez un impôt, parce que ça correspond à ça, allez dire ensuite, bon ben finalement je vais vous remettre 50 centimes en plus. pendant que vous avez vécu, pendant des mois, avec des naissances moins chères. Donc il ne peut rien faire, donc il occupe l'espace pour dire, regardez, c'est pas moi, ça se passe ailleurs, et je vais envoyer des troupes. Maud
Koffler, c'est le sparadrap du capitaine Haddock, cette histoire de carburant pour le président de la République et pour le gouvernement, parce qu'ils ne vont pas pouvoir s'en défaire, ça va rester là pendant quelques mois. Oui, peut-être que si le détroit d'Ormousé, entre guillemets, libéré, et qu'il y a un peu plus de passage, forcément ça baissera un peu, et il y aura un peu moins de pression, mais enfin... on parle de quoi ? 10, 15, 20 centimes ? Donc la crise, elle est là, et je pense qu'elle est là pour durer, parce que le vrai impact, c'est aussi la Russie. Mais là où je voulais vous interroger, c'est le sparadrap du capitaine Haddock, et du coup, ils sont un peu coincés avec cette histoire de taxes, ça profite. à la fois à Mélenchon, mais plus certainement au Rassemblement National ?
Moi, ce que je retiens de ce qu'il a dit au sujet des prix du carburant, c'est que la France a fait le maximum, la France a fait ce qu'elle a pu, la France se bat pour éviter l'augmentation des prix du carburant. C'est battu jusqu'à présent. Mais lorsqu'on lui parlait de l'avenir, il était incapable de se projeter et de dire la France sera au rendez-vous. Et sa réponse, c'est qu'il faut traiter le sujet à la source, le traiter à l'international, envoyer des troupes. Il n'y a pas grand chose de rassurant dans son récit. C'est
plus qu'un paradrap, en réalité. Vous savez, comme on dit dans le cinéma, c'est un reboot. C'est-à-dire qu'on va revenir à la case départ. On va recommencer le même film. Pourquoi ? Il y a les Gilets jaunes qui menacent. Vous savez, c'est comme le grand soir. On ne sait pas si ça va revenir. Sur les ronds-points, les gens sont fatigués. Ils ne vont peut-être pas forcément manifester. Mais ça nous rappelle que du début à la fin de cette histoire, deux... Il n'avait pas l'air très inquiet. Non, mais ce n'est pas ce qu'ils vont revenir. C'est un récit du... double échec d'un double quinquennat. Il n'y reste quasiment plus rien de 10 ans de macronisme. En toile de fond, et ça a été dit à travers... C'est
rageant pour lui, si vous voulez. Et ça a été dit dans le questionnement de Caroline Roux et de Gilles Boulot, c'est que finalement, ce qui lui saute au visage, c'est le fait de ne pas avoir fait les réformes au bon moment. Il le reconnaît à demi-mot d'ailleurs à un moment donné, parce que vous citiez les autres pays européens, et c'est là où les Français ont du mal à comprendre, les Espagnols et d'autres... pays réussissent à avoir des taxes un peu moins fortes, mais parce que ils ont réparé la charpente au moment où il faisait beau, comme dirait les économistes, et pas au moment où il
pleut. C'est la chanson des regrets, des regrets, des regrets. Regardez ce qu'il dit hier soir, je ne regrette absolument pas le quoi qu'il en coûte. Pourquoi il dit ça ? Parce qu'il dit finalement, vous savez, je ne peux pas vous baisser les prix parce qu'il n'y a plus d'argent, mais ça a été sympa à une époque, j'ai pu vous aider. Il nous dit ça en creux. Il dit aussi sur la réforme des retraites, je n'ai pas réussi, je n'ai pas convaincu. Ça sent des Déjà, le bilan, vous savez, d'un président qui s'en va, il y a beaucoup de regrets, il y a beaucoup de... une forme de mélancolie politique dans ses déclarations, c'est, ah, si j'avais fait autrement, en réalité, s'il a des regrets, le président, et pour lui, s'il a une quelconque ambition pour le futur, c'est 2032, ça va être compliqué à vendre cette affaire.
Oui, mot de coffleur là-dessus, sur le fait qu
'il aurait
dû faire le boulot au bon moment, c'est aussi ça, parce qu'aujourd'hui, il ne peut pas baisser les taxes, il l'a expliqué, il ne peut pas baisser les taxes. parce que les caisses sont vides. Les caisses sont vides aussi parce que peut-être que les réformes n'ont pas été faites au bon moment. Et il a un regret d'ailleurs sur les retraites.
Enfin, sur les taxes, c'est ce que vous disiez tout à l'heure aussi, Jean-François Akili, c'est que dans un premier temps, il nous explique qu'il ne peut pas baisser les taxes et qu'il vaut mieux baisser les prix. Cinq minutes plus tard, il nous explique peut-être qu'il faudrait baisser les taxes. C'est le fameux en même temps. Il y a quand même un déséquilibre chez Emmanuel Macron qui se manifeste encore aujourd'hui.
Il dit... Il n'y a aucune rationalité. Ça vise essentiellement Marine Le Pen, mais aussi accessoirement Bruno Retailleau et Fabien Roussel. de l'autre côté, il dit, c'est de la démagogie de baisser les taxes. Après, est-ce que vous pourriez les baisser ? Nous n'excluons rien. Et en même temps. Et sur le quoi qu'il en coûte, il a effectivement dit
qu'il ne regrettait pas le quoi qu'il en coûte, mais que c'était les autres qui n'avaient pas compris.
Oui, c'est ça. Il y a quelque chose d'incompréhensible lorsqu'on fait une synthèse, c'est qu'on se dit... il dit qu'il ne veut pas baisser les taxes, tout en laissant la porte ouverte. C'est-à-dire que, bref, dans un journal, celui qui entend ça, il se dit « oui, mais c'est vraiment lui en même temps ». C'est un
peu de la navigation à vue. C'est très compliqué la fin de ce double quinquennat pour Emmanuel Macron. Il faut qu'il donne la sensation. de maîtriser, d'où l'intérêt de rejaillir sur le précaré international du président de la République. Il est plutôt bon là-dessus, je trouve qu'il est plutôt convaincant, puisque c'est l'expérience qui parle. Ce président-là, quand même, a eu pas mal de crises à affronter, et il fait autorité sur la question. Si ce n'est que, cela souligne en même temps, pardonnez-moi, l'impuissance aussi, ou la perte d'influence de la France, puisqu'elle ne peut plus, au fond, agir de façon... on va dire, importante sur le cours des événements. Ça se passe entre Washington et Pékin, cette histoire. Nous, nous sommes dans l'arrière-cours. Nous pouvons vaguement envoyer quelques troupes sur ce site pétrolier, comme si c'est subliminal. Comme si envoyer des troupes, le corps expéditionnaire français, pardon pour l'expression, à Yambou, qui s'appelle comme ça, en découvrant la géographie de l'Arabie Saoudite, allait détendre les marchés et faire baisser les prix au niveau international. Justement,
on va en parler de de cette initiative du président de la République qui fait l'unanimité contre lui, puisque Sébastien Chenu et Jean-Luc Mélenchon ont tous les deux réagi sur le danger que comporterait une telle décision. On poursuit la discussion dans quelques secondes. A tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
Et dans la vérité en face, on est avec Maud Koffler de Valeurs Actuelles et Jean-François Aquilly. On revient bien sûr sur l'intervention du président de la République hier soir. On évoquera dans quelques minutes également l'arrivée toute proche du pape Léon XIV qui va atterrir dans 40 minutes maintenant à Orly. Oui, à Orly. Je souhaitais qu'on revienne avec vous sur deux choses. saoudite, qui peut être un point de crispation pour les partis politiques, puisqu'on voit tout de suite les réactions de Jean-Luc Mélenchon et de Sébastien Chenu. Et puis, et je voudrais commencer par ça, il y a aussi ce côté « c'est pas moi, c'est la faute des autres ». Hier, ce qui m'a paru quand même assez frappant, on va commencer avec vous, Maud Koffler, c'est le fait qu'ils disent Oui, mais vous comprenez, je n'ai pas pu faire les économies parce que j'étais parti pour avec la réforme des retraites, mais on n'en a pas vu les effets parce qu'il a eu dissolution, comme s'il était spectateur. C'est lui qui l'a décidé la dissolution, non ?
Il sauve ce qui a sauvé, il n'y a plus que ça à dire. En fait, ça a été une leçon de positivisme, quand même, cette déclaration, cette prise de parole, sur tous les sujets, que ce soit la dette, l'Ukraine, l'essence, la crise sociale. Ça a été systématiquement, effectivement, c'est pas de ma faute, c'est de la faute des autres, j'ai fait ce que j'ai pu, comme pour se faire pardonner de quelque chose. Ce serait intéressant d'être dans la tête d'Emmanuel Macron, quand même, un jour.
Je pense que c'est compliqué, mais... C'est une vieille ficelle de la vie politique. Vous vous êtes plantés, le problème, c'est pas moi, c'est vous, vous êtes tous des vous. Les Français sont des vous. Non mais les français ne sont pas dupes. Non, personne n'est dupe. Ce que vous avez entendu hier soir, tout le monde l'a entendu de la même façon, tout le monde l'a reçu de la même façon. Désolé, la dissolution, c'était une blessure narcissique du président Emmanuel Macron, défait aux européennes, qui soudain veut régler le problème parce qu'il n'a qu'une majorité relative. Et c'est un échec, beaucoup lui ont dit, ne faites pas ça, ne faites pas ça, monsieur le président, ce sera pire. Et nous en sommes dans cette situation, des années plus tard, il le reconnaît à demi-mot, mais il rejette la faute. toujours aux autres, c'est le principe même, le mode de fonctionnement d'Emmanuel Macron. Sa première réponse,
c'est quand même, oui, mais j'ai donné la parole aux Français. Enfin, attendez, c'est stupéfiant.
Les Français s'étaient déjà exprimés à l'élection présidentielle. C'est pas la peine d'en rajouter. Mais d'une
part, mais d'autre part, ils savaient très bien qu'on était dans un moment où sa majorité serait forcément plus fracturée que deux ans auparavant. Blessure narcissique, à
ce moment-là, et nous payons encore cette décision folle. Allez, on passe à
cette autre annonce, moi, qui m'a paru surprenante, Félix Mathieu, c'est cette envie de déployer des forces en Arabie Saoudite, peut-être des unités d'élite, et qui fait déjà réagir la classe politique.
Oui, avec cette idée de protéger, avec des militaires français, ce site stratégique pour l'exportation de pétrole en Arabie Saoudite, et Jean-Luc Mélenchon dit que pour ça, il faut un vote du Parlement, parce qu'il estime que ça risquerait de faire entrer la France en belligérance. Jean-Luc Mélenchon qui pose la question, et si jamais il y a... Il y avait des frappes sur ce site où sont présents des militaires français. De fait, on risquerait d'être
belligérant. Et Sébastien Chenu ajoute, Jean-François, nous considérons que ce n'est pas la bonne idée, pas la bonne voie. Il ne faut pas envoyer de militaires dans cette zone de la planète.
Alors, il faut d'abord préciser qu'avec les Émirats Arabes Unis et avec l'Arabie Saoudite, il y a des accords de coopération militaire. L'Arabie Saoudite, ça date des années 70. La France gaulliste était en accord avec Riyad. Yambou, c'est un port sur la mer Rouge. C'est vraiment au milieu de la mer Rouge. C'est pas très loin de la Mecque, d'ailleurs, tiens. Et c'est un port stratégique, c'est vrai. Et c'est surtout pas
très loin du conflit des outils. Mais c'est au cœur
du conflit, nous sommes au cœur. Alors, envoyer des forces françaises, de quel ordre ? Est-ce que ce sont des forces encadrantes ? Alors, il est question, j'ai noté, de soldats, de radars, de systèmes de défense. Vous avez vu le président hier soir, quand Gilles Boulot dit, et des rafales, nous verrons bien comment évolue le conflit. Ça peut être
que des unités spéciales, de toute façon. C'est vrai que
c'est mettre un doigt dans un engrenage. En même temps, il y a des accords militaires. Est-ce que les accords de coopération militaire sont faits pour rester dans des tiroirs ? Ou sont faits pour être activés quand des données stratégiques sont malmenées ? Il faut quand même comprendre aussi que la France a peut-être ce moyen-là d'agir. L'erreur consisterait à croire que parce que nous allons protéger ce port que personne ne connaissait, jusqu'à aujourd'hui Yambou, nous allons pouvoir ouvrir Wikipédia. On découvre la géographie de l'Arabie Saoudite. Bienvenue à Yambou en Arabie Saoudite. Donc il faut éviter de penser. qu'à partir du moment où le trafic pétrolier sera rétabli ou protégé, du moins avec des forces, en l'occurrence française, soudain, les prix vont baisser à la pompe. C'est absurde. Jean-François, j'ai envie
de dire quelque chose et j'ai envie de le partager avec les auditeurs. Si on prend un tout petit peu de recul sur la séquence qu'on vient d'avoir, on a un président aux Etats-Unis qui, le week-end dernier, a fait marche arrière aux Etats-Unis à la Maison-Blanche. Ce n'était pas du tout prévu dans son programme parce qu'il a eu des alertes. très précise sur une possible attaque sur des intérêts américains par les outils, et qu'à ce moment-là, pendant quelques heures, la Maison-Blanche s'est posé la question de savoir s'ils n'allaient pas intervenir contre les outils en Arabie Saoudite. Et dans le même temps, quelques heures plus tard, on a le président français qui nous dit, moi je vais envoyer des unités d'élite. Alors que... Tous les experts ont dit au président américain, ne faites pas ça. N'y allez pas dans cet engrenage. Vous n'allez pas... Vous voyez ce que je veux dire ? Donc si vous voulez, je trouve que c'est pas cohérent. Si les
américains n'y vont pas, pourquoi les français mettent un doigt dans le grenage ? Je vais vous dire une chose que je pense cache avec un mot... On est dans la vérité en face, donc on regarde la vérité en face. Avec un verbe très français. Et ce propos n'est pas hostile au président des Etats-Unis, mais Trump nous emmerde avec sa guerre au Moyen-Orient. Il nous emmerde. Vous savez pourquoi ? Parce que... Parce que le départ, le présupposé, était très fort. Il avait raison, peut-être, de démonter ce régime des Molas insupportable, qui est un cauchemar, qui met en péril un endroit stratégique du monde, qui met en péril Israël, qui met en péril tout le monde, l'Arabie, tous les pays du Golfe. Et qui est le cœur du problème. Mais ne pas être allé au bout du système et nous dire par la suite que le nouveau pouvoir mis en place est une forme de... On va travailler avec eux, on va faire du business. il est pris au piège par lui-même, il est pris au piège par ses midterms, donc nous payons un prix de carburant à 2,45, 2,50 parce qu'il y a des élections midterms aux Etats-Unis. D'ailleurs, le président
américain, Félix Mathieu, qui vient d'ailleurs de dire que le prix du carburant pourrait encore augmenter en France.
Oui, parce que pour faire baisser les prix du carburant chez lui, surtout qu'effectivement il y a ces élections de mi-mandat aux Etats-Unis, Donald Trump veut faire payer les objectifs européen, si j'ose dire. C'est-à-dire que l'idée, ça serait de faire un moratoire, de stopper les exportations de gasoil vers le continent européen, afin de faire baisser les prix chez lui. C'est la logique de Donald Trump. Alors, des économistes estiment, redoutent que si vraiment il mettait cette menace à exécution, on pourrait avoir du 3,90€ le litre chez nous, imaginez. Bon, là-dessus, Emmanuel Macron a un peu répondu hier soir en disant que, selon toute vraisemblance selon lui, le président américain ne mettrait pas cette menace à exécution, parce qu'il estime que ce serait périlleux, même pour sa propre économie des Etats-Unis.
Mais vous avez raison, Jacques Cardos, là où Trump est réaliste, pour le coup, il est dans le piège désormais du Moyen-Orient, et c'est effectivement de ne pas en rajouter militairement, parce que ce serait là un encrenage terrible. Il y a trop d'imbrications sur le terrain.
Allez, on passe et on termine ce tour de table au sujet du pape. et de son arrivée qui est maintenant toute proche, Maud Koffler, ça va nous permettre, et ça va permettre aux Français pendant 3-4 jours, de respirer, d'espérer autre chose ?
Oui, en tout cas j'espère pour une majorité de français, y compris ceux qui ne sont pas catholiques, mais qui seront sensibles à la venue d'un homme politique, même si c'est le chef de l'église. C'est aussi un acte politique. Absolument, mais qui en même temps appellera à la paix, et je pense que vu le contexte, ça ne nous fera pas de mal. Je ne sais pas si vous avez écouté Jean-Luc Mélenchon sur Politico hier, qui a quand même été capable de se demander si le pape était si content de ça, de venir en France et de venir y célébrer la messe sur les Champs-Elysées, face à une foule. gangrenés de mécréants. Voilà, j'ai pas compris. C
'est un
autre sujet. En tous les cas,
l'un des moments forts, ce sera sa venue au Stade de France. Enfin, pas sa venue au Stade de France, mais la veillée au Stade de France qui aura lieu ce soir, Félix Mathieu. Et le Stade de France qui est à toute une histoire en France, ça vaut le coup de la rappeler. Le saviez-vous ? Oui,
puisqu'en 1992, la France avait obtenu l'organisation du Mondial 98, mais à la condition de se doter d'une enceinte de 80 000 places. Alors, il n'y a plus qu'à imaginer. On n'avait pas ça en magasin. Il y avait le Parc des Princes, le Vélodrome qui, à l'époque, n'avait que 50 000 places environ. Donc, on n'avait pas ça en magasin. Résultat, il a fallu faire surgir de terre un mastodonte en pleine région parisienne. Ce n'était pas une formalité. En 1994, on a, par exemple, une future enceinte qui semblait bien nébuleuse dans cette archive INA qu'on va écouter. D'ailleurs, il n'y avait même pas encore de nom pour ce stade de France.
Pas encore construit malheureusement, mais Michel Platini présentait déjà ce matin le logo de la Coupe du monde de football 1998. 1998 va être une année foot où le ballon va rebondir
partout dans le monde entier.
Alors pour que le ballon rebondisse à travers l'année foot, il faut un grand stade. Oui,
je vous voyais venir. Le grand stade sera choisi dans les jours qui viennent je pense.
Un logo aujourd'hui, un grand stade. Demain ou après-demain, Michel Platini devrait réussir à l'avoir avant d'avoir des cheveux blancs. Sa Coupe du monde.
Il était alors président, coprésident du comité d'organisation de France 90. Le ministère des Sports a
ensuite lancé un concours d'idées pour trouver un nom.
Oui, alors parmi ce qui est sorti du chapeau, il y a eu Stade de la Liberté, Stade Bleu, l'Alliance, l'Ellipse, Elyséum, Grand Stade de Saint-Denis ou sinon juste Grand Stade tout court. Et puis certains ont même proposé très sérieusement Stade Michel Platini. Sauf que le premier concerné, Platini, s'y est vraiment opposé à l'époque. Il disait je suis encore bien vivant, bien actif, ce serait un peu prématuré tant que je suis encore là. Il voulait quelque chose de plus universel. Alors qui a vraiment trouvé le nom ? Stade de France en premier, figurez-vous que beaucoup de gens se chamaillent pour dire que c'est eux qui ont eu l'idée au sein de la commission à l'époque qui était réunie. On a des personnalités, Francis Huster, Liane Folli, qui disent qu'ils sont les premiers à y avoir pensé. Certains disent que Platini aurait parlé de Stade de France aussi. Bon, il y a match, mais il n'y avait pas la VAR à l'époque pour les départager. En tout cas, le temps de purger les recours, les procédures des riverains, etc. Le chantier n'est parti qu'en 95 à l'époque, moins de trois ans avant la Coupe du Monde de 98. Il y avait un ancien site industriel et gazier sur... Donc il y avait plein de mesures de sécurité à prendre. Bref, lors de l'inauguration début 98 sur le fil, ça avait vraiment été un grand ouf de soulagement. Alléluia. Oui, alléluia.
Et moi, j'aurais bien aimé Elyséum, Jean-François, je trouvais ça joli.
Oui, ça fait un peu magasin, non
regrettez le grand stade où vous auriez opté pour un autre stade de la liberté, stade bleu, comme ça, avec la... C'est intéressant de voir les noms qui ont été évoqués avec le recul. Stade de France, ça vous plaît ? Bon, très bien. C'est le stade de tous les Français et ce sera le stade pour les jeunes.
Oui, la veillée de ce soir. Et pour la veillée qui
a lieu ce soir. Merci Maud Koffler de Valeurs Actuelles et Jean-François Aquili. Jean-François, que l'on retrouve bien entendu tout le week-end à cette même place sur Sud Radio. Vous avez déjà des noms d'invités à nous annoncer pour ce week-end ? Oui, pour évoquer la visite du pape, le retour de Christine Boutin. Intéressant.
Dimanche
matin. Ça promet une belle conversation. Jean-François, merci. Et tout de suite, c'est la libre antenne. Vous continuez de nous appeler au 0826 300 300, à la fois pour évoquer l'intervention du président de la République. Si vous avez envie de nous parler du pape, pas de problème. Nous, on est ouverts. C'est vous qui faites l'actualité sur Sud Radio.
Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
dans La Vérité en Face, on vous pose la question qu'avez-vous retenu de l'interview du président de la République hier soir ? Les taxes, la Russie, Total ou rien du tout ? Vous étiez une immense majorité à nous dire rien du tout. On en débat avec vous. Vous nous appelez au 0826 300 300 et vous êtes nombreux. Vous êtes nombreux à nous appeler sur ce sujet. J'accueille Jean-Paul qui nous appelle de Toulouse. Bonjour Jean-Paul. Jean-Paul.
bonjour Jacques et bonjour à toute l'équipe. Merci de me prendre à l'antenne.
Avec plaisir. Jean-Paul, qu'est-ce que vous avez retenu, vous ?
Rien, c'était creux. J'attendais à ce que ça soit creux. D'ailleurs, je ne voulais pas l'écouter d'abord. Et puis après, je me suis dit, je vais quand même écouter les âneries qui vont nous sortir. Et je n'ai pas été déçu de ce que j'ai entendu. Donc l'individu se met en avant pour exister, faire semblant d'exister à l'international. Donc la voix de la France internationale ne porte plus. Maintenant, on va envoyer quelques gars et des radars en Arabie Saoudite. D'ailleurs, je suis étonné parce que le port qui a été bombardé, c'est les outils qui ont bombardé. Les outils ne disposaient que de drones avec 200 km de rayons d'action. Or, le port en question est beaucoup plus loin que ça. Il est à, je ne sais pas combien, mais beaucoup plus que 200 km. Donc, ils ont bombardé. On va envoyer des gars, comme on a envoyé des bonhommes de neige au Groenland, là, on les envoie. Ils vont faire des châteaux de sable, là. Bon, c'est ridicule. Sachant que le problème des outils, j'étais passé sur Sud Radio, donc, il y a plusieurs mois, et j'avais dit, attention, il y a les outils qui sont armés, qui sont à l'entrée de la mer Rouge, donc à Baal-Mandeb. Et ça va mal se passer. Si moi, je faisais cette analyse de mon côté, je pense que les services secrets, toutes les têtes, tous les crânes neufs qui nous gouvernent avaient déjà dû faire la même analyse. Et c'était à ce moment-là qu'il fallait commencer à envoyer du monde pour sécuriser les zones. Qu'est-ce qu'on a fait ? Rien. Ce n'est pas de notre faute. Il ne peut rien. Puis après, le coût du prix du pétrole, c'est pareil. Est
-ce que vous, vous êtes inquiet de l'envoi de ces troupes autour du port pétrolier de Yambou, en Arabie Saoudite ?
Non. Parce qu'on a déjà des troupes. Il faut quand même le rappeler. Avec Abu Dhabi, avec les Émirats, avec la Jordanie, on a déjà des troupes, on a déjà des avions, on a une base aérienne, on a une base navale. Il n'y a rien de nouveau. C'est juste pour montrer qu'effectivement, on fait un petit... choses à l'international pour essayer de résoudre le problème. Mais ce n'est pas nous qui allons résoudre le problème.
Après, s'il y a effectivement une mission de sécurisation, ça peut rassurer les armateurs, ça peut rassurer effectivement et peut-être permettre le passage d'un peu plus de tankers qui peuvent aussi passer par cette route-là. On va accueillir Fabrice qui nous appelle de Gérons. Bonjour Fabrice. Bonjour Jacques et bonjour à tous les auditeurs. Soyez le bienvenu sur Sud Radio. Vous avez regardé l'allocution, enfin plutôt l'entretien du président de la République, oui ? Oh oui ! Et alors, il vous a passionné ?
Comme d'habitude, il n'y a aucun changement, c'est-à-dire que je n'ai rien fait, ce n'est pas de ma faute, rien n'est de mon fait, je suis responsable de rien, moi j'ai essayé de faire tout ce que je pouvais, mais c'est de la faute à tout le monde, c'est la faute au monde entier, c'est la faute à... aux guerres, c'est la faute à la pandémie. C'est la faute aux Français qui ont voulu cette assemblée qui ne marche pas. Moi, j'ai essayé de leur expliquer, mais ils n'ont pas compris. C'est insupportable. Moi, je vais être très violent. Je ne supporte plus que l'on dise que ce personnage est intelligent. L'acte suprême de l'intelligence, c'est l'humilité. Cet homme n'a jamais été humble. Jamais. Alors il est brillant, il est ce que vous voulez, mais il n'est pas intelligent. Moi, je refuse qu'on me dise ça. On a le droit de se tromper. Tout le monde a le droit de se tromper, sauf monsieur.
Monsieur
ne se trompe
jamais. Jean-Paul, vous êtes de cet avis également ?
Ah oui, oui, je partage à 150% ce que dit Fabrice. Non, effectivement, c'est pas de sa faute. Il essaye, mais putain, on paye des mecs, on met des mecs au pouvoir, qui sont là pour réfléchir, pour anticiper, pour prendre des décisions, et le gars, devant tout le monde, il vient de dire, ah bah non, c'est pas de ma faute, j'y suis pour rien. Il redit
toujours la même phrase, j'ai donné la parole aux Français.
Il redit toujours la même chose, donc il rejette la faute sur les Français.
J'ai donné la parole aux Français et ça ne s'est pas produit comme je l'espérais. Oui, mais il venait déjà de donner la parole aux Français puisqu'on sortait des élections européennes, donc on connaissait le résultat.
Tout à fait, tout à fait.
Fabrice, est-ce qu'il y a sur d'autres aspects, notamment sur le carburant, est-ce que vous êtes déçu des annonces du président ?
ne m'attendais à rien. Quand on ne s'attend pas à grand-chose, on ne peut pas être... Vous n'espériez
pas de gestes de la part du président de la République sur les taxes ou quelque chose comme ça ?
Aucun. Et je rajouterais par rapport... Moi, il y a quelque chose qui m'a aussi profondément ulcéré, j'ai hurlé. À quelques minutes, voire secondes d'intervalle... Il a expliqué qu'il y avait un danger imminent et gravissime de la Russie sur notre territoire, qu'ils allaient nous attaquer, qu'ils allaient attaquer des points sensibles, etc. Et dans la foulée, il dit, on va envoyer des forces spéciales au Moyen-Orient.
C'est fabuleux.
C'est merveilleux. Il vous dit que notre territoire est menacé, mais on va envoyer des gens à des milliers de kilomètres.
Et ça,
ça n'a pas été relevé.
Ce sont deux théâtres d'opérations très différents, il vous dira que... On
est la petite France, je veux dire, qui a été totalement appauvrie, qui dépend, qui a décidé, qui est ruiné, qui n'a plus rien, et on va aller, avec nos petits Kurdans, se battre contre Végalachnikov. C'est bien, je veux dire, pour moi, c'est une ineptie totale. Il a besoin absolument... Cet homme, je pense, veut absolument rentrer dans l'histoire. Il faut quelque chose. Il cherche, il cherche, il cherche. Et il essaye de se présenter comme le gendarme du monde, mais mon pauvre gars, t'es un tout petit, quoi.
Jean-Paul, à Toulouse, vous aussi, vous êtes un peu surpris par le côté un peu zigzag sur les menaces, c'est-à-dire à la fois, oui, il y a des menaces russes hybrides en France, mais non, la CIA ne nous a pas prévenu d'une menace particulière, et en même temps, je vais envoyer des troupes en Arabie Saoudite, c'est vrai que lorsqu'on juxtape tout ça on se dit bon on comprend il agit sur différents terrains et les terrains sont très différents les uns des autres mais c'est vrai que ça peut être du coup assez surprenant
C'est très surprenant. Quand on n'a pas d'argent pour faire la guerre à la Russie, ce n'est pas la peine d'envoyer des soldats en Arabie Saoudite. Comme j'ai dit, ils vont faire quoi ? Ils vont faire des châteaux de sable là-bas. Donc ils auront matière à travailler, ça c'est clair. Mais par contre, le danger de la Russie, Poutine s'amuse, il envoie des drones comme ça de temps en temps. pour maintenir la pression sur les pays qui soutiennent l'Ukraine et qui arment l'Ukraine. Je rappelle quand même que l'Ukraine nous coûte au bas mot 6 milliards d'euros par an. C'est ce qu'on a dépensé. En 4 ans, on a dépensé 23 milliards. Donc on continue à fournir des armes à l'Ukraine. L'Ukraine qui fait péter les raffineries russes, qui fabrique du gazole et qui alimente en gazole une bonne partie de l'Europe. parce que ce n'est pas Total qui peut fournir tout le carburant dont on a besoin. Je ne sais pas ce que représente Total. Macron parlait aussi de faire pression sur Total pour qu'il participe un peu plus à l'effort français. Pour le moment, il ferme
la porte.
Oui, mais en tout cas, moi, si j'étais à Total, je dirais, bon, OK, vous m'avez pris, vous me tenez par le coup, là, donc je vais être obligé de cracher, mais je vais faire en sorte que mes activités, je vais les retirer de France le plus rapidement possible. De façon à ne plus être pris en otage lors de prochains problèmes, parce que des prochains problèmes, il y en aura de toute façon.
Merci à tous les deux, Jean-Paul et Fabrice, de nous avoir appelés ce matin et d'avoir échangé sur ce sujet. Effectivement, la France a engagé plus de 12 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine entre février 2022 et le début de l'année 2026. Ça ne prend pas en compte les montants qui seront débloqués sur l'année 2026. Merci Jean-Paul, merci Fabrice. On se retrouve dans quelques secondes. On évoque toujours ce sujet sur l'intervention du président de la République. sur les quatre jours de visite papale en France. N'hésitez pas, dans La Vérité en Face, l'atterrissage du pape Léon XIV est imminent. Dans quelques minutes, il sera avec nous en France à l'aéroport d'Orly. A tout de suite.
Et dans
la vérité en face, on aborde notre deuxième sujet au sujet de la visite papale, cette visite exceptionnelle de 4 jours de Léon XIV qui va pas tarder à atterrir à l'aéroport d'Orly. Vous êtes nombreux à nous appeler sur ce sujet. J'accueille Karine qui nous appelle de Pont-sur-Seine. Bonjour Karine.
Bonjour.
Comment vous abordez vous-même et comment vous allez vivre cette visite papale ?
J'avoue que pour moi, ça ne change pas grand-chose. Après, la seule chose que je me dis, c'est que ça va faire du bien en ces périodes qui sont compliquées à beaucoup de personnes. Et pour moi, c'est l'important. C'est ce qu'il y a d'important. Après, que ça peut représenter, pour moi, c'est un chef d'État. Il vient là, certes, il fait des messes, mais quand on accueille un chef d'État, c'est pareil, ça coûte de l'argent. Là, ça fait en plus plaisir à des gens. C'est
le côté transmission de l'espoir que vous retenez. Vous allez suivre les événements, j'imagine, à la télévision ? Non,
parce que je n'ai pas la télé. Je vais suivre à la radio. Oui,
bien sûr. J'ai
estimé que la télé ne m'apportait plus rien.
Oui, mais vous savez, la radio, ça donne à voir. La radio, on est dans l'imagination et on fait travailler sa cervelle. Et c'est très beau aussi. Vous restez avec nous, Karine. J'accueille Eric et on va converser ensemble. Eric qui nous appelle de Metz. Comment vous allez vivre cette visite ? Alors vous, en plus, le pape va venir par chez vous.
Oui, bonjour Jacques. Effectivement, lundi, le pape sera chez nous à Metz. Ça va être très compliqué de circuler, c'est certain. Par contre, je précise que je suis athée. Mais je trouve que c'est vraiment un événement exceptionnel pour tous les chrétiens. Et vous savez, bien qu'étant athée, je me souviens, quand j'avais, il y a 5 ans à peu près, peut-être même quelques années de plus, j'avais assisté à la venue de Jean-Paul II à Nancy. Eh bien, vous voyez, ça m'a marqué. Donc je pense qu'aujourd'hui, c'est vraiment très très bien pour tous les chrétiens de France. C'est un grand voyage, c'est l'un des premiers que réalise Léon XIV. Et comme disait Karine, économiquement, ça va faire du bien aux restaurateurs, aux hôteliers. Nous, en tant que conducteurs, ça va nous embêter. Lundi, à Metz, tout est fermé, je ne peux quasiment pas bouger. Mais non, non, moi je crois que c'est vraiment exceptionnel. J'espère que tous les chrétiens vont pouvoir en profiter. En plus, il va bénéficier des terres indiens qu'on a en ce moment dans nos régions. Donc c'est génial, tant mieux pour lui.
Est-ce que, comme Karine, vous pensez que c'est avant tout un message d'espoir et la transmission d'un peu d'espérance pendant quatre jours, qui va nous faire du bien à tous dans une période un peu compliquée ? Que l'on soit croyant ou pas, c'est le message de quelqu'un qui est là pour l'espérance, avant tout.
Oui, oui, c'est un message d'espoir, c'est aussi un message de paix. Or, quand on écoute nos dirigeants, encore hier soir, on s'aperçoit que la paix, c'est un mot qui est loin de leur pensée. Moi, j'ai l'impression qu'ils veulent tous nous précipiter dans une guerre. Et c'est vrai que l'arrivée de Léo-14 va donner un peu d'optimisme. dans ce sentiment morose dans lequel on vit depuis plusieurs années.
Karine, vous aussi, vous pensez que le contexte est quand même très anxiogène et que le Parc va réussir à nous sortir un peu de cet état d'esprit
Moi, je le vis de façon anxiogène. Par contre, je pense que 4 jours, c'est toujours ça de pris
pour
prendre un petit peu de large. Et c'est vrai que moi, je me souviens que quand il y avait eu les JMJ avec Jean-Paul II, j'avais accueilli chez moi, bon, moi, je suis catholique, mais je ne suis pas pratiquante, et j'avais accueilli chez moi 3 Croates et ils sortaient à peine de la guerre. Ça faisait 2 jours, je crois que la guerre était terminée. Et franchement... J'ai vécu ces moments-là avec eux, même s'ils n'étaient pas souvent là. J'ai vu en eux la joie d'être là et de partager avec d'autres.
Voilà, c'est ce qu'on va... Et c'est ça l'important. Absolument, c'est ça l'important. Merci à vous, Karine et Éric, et très belle journée. Et Éric, j'espère que vous pourrez le voir, Léon XIV, puisque vous êtes Zamès et qu'il passera par chez vous. Très belle journée. Très belle journée. Bon week-end à tous les deux. On accueille Stéphanie Demuru. Bonjour Stéphanie.
Ça y est, vous êtes en week-end. Eh
oui, je suis en week-end. Mais moi, je commence à me dire que ça va faire du bien, cette visite papale. Mais oui.
Vous avez la chance d'assister. Non,
et puis j'ai prévu un tout autre programme demain, mais je garderai un oeil, bien entendu, sur tout ce qui va se passer.
Qu'est-ce que vous avez au
programme ?
On va évidemment parler du pape dont l'arrivée est imminente. On va suivre ça. On va se poser la question de savoir ce qui plaît autant aux Français parce qu'il y a une vraie ferveur. D'ailleurs, qu'on soit peut-être catholique ou non, on sent que cette visite suscite l'intérêt. On va revenir sur cette interview d'Emmanuel Macron hier. Il veut montrer qu'il est toujours aux commandes. contre la baisse des taxes, mais enfin, il veut attaquer le mal à la racine. Vous, qu'est-ce que vous en pensez, à vous de le dire ? Et puis, de 10h à 10h30, on va parler de ces Français qui se privent de culture, faute de moyens, et parallèlement, il y a un syndicat qui demande justement plus de subventions, on sera avec eux. Il a bien
raison, parce que la culture, c'est tout. C'est notre capacité, notre besoin de rêver, et pour moi, c'est une drogue. Musique. C'est une bonne vogue alors. Toutes les semaines. Allez danser. Stéphanie Demuru, dans un instant, dans A vous de le dire, 10h midi. Très bon week-end à tous. Je remercie Julia Triouffol, Joseph Ruiz qui m'ont aidé à préparer ce grand matin. John Rakoto Zafi qui était à la réalisation ce matin et Emmanuel Galasso. Très bon week-end à tous. Bonne journée.
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