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suis Clément Méric et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'LCP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'Assemblée.
séance est ouverte.
Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon Hebdo. A mes côtés, pour vous raconter les coulisses de l'Assemblée, Elsa Mondingava et Anne-Charlotte Dussault. Bonjour à toutes les deux.
Bonjour Clément.
Je rappelle Elsa que tu présentes les questions au gouvernement. En ce moment, il n'y en a pas, mais ça va bientôt reprendre. Ça va reprendre le 6 octobre. Tout à fait. Et toi, Anne-Charlotte, tu alimentes notre site internet avec des articles toujours bien informés. Le sujet qui a animé la semaine, c'est la flambée des prix du carburant. On va écouter ce qu'on a dit Emmanuel Macron dans un instant, mais l'annonce un peu inattendue qu'il a faite ce jeudi, c'est l'envoi, je cite, de moyens militaires français pour protéger un site pétrolier clé en Arabie Saoudite. Il s'agit d'un terminal pétrolier qui permet d'acheminer du pétrole, notamment vers l'Europe. Jean-Luc Mélenchon a immédiatement réagi en invoquant l'article 35 de la Constitution. Anne-Charlotte ?
Oui, l'article 35 de la Constitution dit d'abord que la déclaration de guerre doit être autorisée par le Parlement. Donc ça, ça n'est jamais arrivé sous la Ve République. Mais par contre, il dit aussi que quand on envoie des forces françaises à l'étranger, l'Etat doit prévenir le Parlement. Et par contre, si ça dure plus de quatre mois, là, il faut un vote. des députés. Ils
souhaitent que le Parlement soit tenu informé
pour organiser
un débat et, à terme, un vote. Après,
ils ne peuvent pas forcer le gouvernement à faire voter. C'est une décision du gouvernement, mais ça risque d'animer les débats dans les prochaines semaines. Mathilde Panot, présidente du groupe de la France Insoumise à l'Assemblée nationale, a écrit au Premier ministre pour lui demander l'organisation d'un débat 50-1. C'est un débat, il y en a déjà eu plusieurs, sur... L'attitude de la France, là, pour le coup, à l'étranger, mais ce n'est pas forcément non plus suivi d'un vote.
Donc on imagine que c'est l'un des sujets qui animera la première séance de questions. Oui, il y aura certainement
des demandes de précision, de vote, de débat parmi les députés.
Allez, on va écouter Emmanuel Macron, donc, c'était ce jeudi, sur TF1 et France 2, au sujet de la flambée des prix du carburant.
pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure. Je ne vais pas vous dire ce soir. Ceux qui vous disent de manière démagogique. baissons les taxes, parce qu'ils ne veulent même pas essayer de baisser les prix. Moi je leur dis d'abord essayons de baisser les prix, c'est mon boulot, c'est notre action internationale. Mais baisser les taxes ne peut se faire que si vous m'expliquez comment vous baissez les dépenses. Sinon, c'est de la démagogie.
Voilà pour Emmanuel Macron, qui n'exclut pas à terme de baisser les taxes pour faire baisser les prix de l'essence. Mais pour l'instant, le choix qui a été fait, c'est d'élargir l'aide qui est versée aux gros rouleurs, ceux qui ont besoin de leur automobile pour aller travailler. C'est une annonce qui a été faite mardi par le gouvernement. Est-ce que les députés du Bloc central soutiennent ces annonces ? Qu'est-ce qu'ils vous ont dit ? Qu'est-ce que vous ont dit ceux à qui vous avez parlé ?
Alors, moi, la plupart des députés du Bloc central avec qui j'ai parlé disaient que de toute façon, il ne fallait pas céder. à l'appel des aides, qu'il fallait maintenir des aides ciblées, tout simplement parce qu'on a une dette monstrueuse, me dit l'un d'eux, donc on ne peut pas faire autrement. Il y en a un autre qui tempère un petit peu en disant que lui, quand il est dans sa circonscription, quand il dit aux gens, vous pouvez avoir une aide de 100 euros, les gens disent, mais c'est à peine un plein. Et c'est vrai que c'est difficile d'expliquer que c'est en fait une aide sur le surplus potentiel, etc. La question que les gens ont, c'est quel prix ils payent leur carburant. C'est ça qu'ils voient quand ils font le plein. d'essence à la station service. C'est vrai que certains commencent aussi à s'interroger sur cette question des aides ciblées, mais la plupart, dans un souci aussi de maintien des dépenses, et je pense que les députés du bloc central, vous savez, il y a plusieurs crises où on a fait des aides massives pendant le Covid, pendant la guerre en Ukraine, et on a vu qu'à la fin, c'était très compliqué de revenir dessus et surtout que ça avait creusé énormément la dette. Donc la plupart de ceux à qui j'ai parlé, moi, me disaient qu'il ne faut surtout pas... aller vers une généralisation des aides, il faut maintenir au maximum, autant que possible, des aides ciblées aux publics qui en ont le plus besoin. C'est vrai que tout est
très lié aussi à la situation financière de la France. Tout le monde se rend bien compte que la dette est colossale, qu'il y a un vrai sujet et que tout ça renforce aussi les dépenses de l'État. Là, c'est un député socialiste qui disait qu'ils ont fait le minimum syndical, mais eux aussi, tout le monde est un peu coincé entre ce qu'on peut proposer et ce qu'on voudrait proposer.
Qu'est-ce qu'ils proposent les députés des autres groupes politiques à l'Assemblée ? Comment ils se positionnent dans ce débat ?
À gauche, on l'a vu, notamment lors du premier débat de la primaire du camp social-démocrate, ils sont effectivement la plupart pour des aides ciblées. Je crois que c'est Raphaël Glucksmann qui disait « Non, mais on ne peut pas faire des aides à tout le monde. Moi, je ne suis pas pour aller payer le plein d'essence des riches qui vont en week-end en Normandie. » Il n'y a que Ségoyen Royal, pendant ce débat, qui disait qu'il faut un retour au moins jusqu'à fin décembre à 1,70, que le litre d'essence coûte 1,70, qu'il soit plein. Elle disait,
peu importe, même si c'est pour les conducteurs de SUV, les SUV, les grosses voitures, elle ne faisait pas de distinction. Après, il parle également de taxation, des super profits, Total notamment. Ça, c'est une piste qui existe beaucoup à gauche. Le plafondant
des marges des pétroliers, c'est ce que dit Mélenchon aussi. Il a fait une conférence de presse, je crois que c'était mercredi. Pour faire un point sur la présidentielle, il dit que nous proposons le blocage de la marge des pétroliers qui a été multipliée par 7,5 depuis le début de la guerre. Le but est de revenir à 1,70 par tous les moyens possibles.
Et donc, dans ce cas-là, ce serait faire baisser le prix pour tout le monde. Ce serait plus une aide ciblée.
Oui, exactement.
Baisser le prix pour tout le monde, c'est ce que souhaite le RN. Il propose une baisse de la TVA, tout en assumant le fait que ça coûte plus de 10 milliards d'euros. Ils sont aussi montés assez fort sur les certificats d'économie d'énergie. C'est une taxe qui est payée dans le prix de l'essence, qui sert après justement à la transition écologique. Il monte assez fort là-dessus. Le RN arrive parfois à voir certaines marottes. Ils l'ont eu dans le cadre du logement, sur les diagnostics, etc. Ça commence à faire un peu son petit bonhomme de chemin, parce qu'on a entendu Ségolène Royal en reparler, la droite... Ces certificats d'économie d'énergie, ce sera un peu l'écologie punitive que n'aime pas trop une partie de l'échiquier politique. Donc on est aussi sur... En tout cas, ce qui a bien percolé dans la compréhension des Français, c'est que sur le prix de l'essence, il y a beaucoup de taxes. Donc le message, baissons les taxes, vous paierez moins cher, ça, les gens l'ont compris, et c'est pour ça que même dans le bloc central, on a bien conscience que ce petit côté, on a des marges de manoeuvre sur les taxes, ça fonctionne.
ce qui est sûr, c'est que cette flambée des prix de l'essence crée des tensions dans la société, provoque de la colère chez beaucoup de Français. Et du coup, chacun sort un peu ses antennes en ce moment pour sonder l'état d'esprit des Français. On va écouter ce qu'en disait Jean-Luc Mélenchon, c'était mercredi.
cocotte minute bout très, très fort. Le peuple français est dans une situation d'exaspération à peu près complète. et personne ne peut prévoir ce que cela va donner car nous sommes un peuple remuant, rebelle et habitué à des... d'intervention directe sur la scène politique. Beaucoup de vos articles reflètent cette préoccupation quand vous vous demandez si les gilets jaunes vont revenir.
Jean-Luc Mélenchon parle de cocotte minute, il évoque un possible retour des gilets jaunes. Les députés sont souvent un bon baromètre de l'état d'esprit des Français parce qu'ils leur parlent chaque semaine dans leur circonscription sur le terrain. Qu'est-ce qu'ils vous ont dit, les députés ? Comment est-ce qu'ils perçoivent la situation aujourd'hui ? Alors, ils disent
qu'évidemment, c'est difficile. Ils disent qu'on essaye de montrer le plus d'empathie possible parce qu'ils voient bien que c'est très compliqué. Il y a vraiment une distinction, je pense, entre les députés qui sont dans des milieux plus ruraux où la voiture est complètement indispensable. C'est vrai que quand on est dans des territoires où il y a des mobilités douces, comme on dit maintenant, le vélo, les transports en commun, je pense qu'on a peut-être moins ce choc quand on rencontre des gens. Donc, ils disent, voilà, beaucoup d'empathie à montrer envers les gens. sans pour autant céder à ces fameux appels d'aide généralisés, parce qu'eux, ce n'est pas dans leur ligne politique, ils sont préoccupés par la situation. Maintenant, sur cette fameuse question des Gilets jaunes, un député que j'interrogeais mercredi me disait qu'on a l'impression que c'est des questions de journalistes et que c'est les journalistes qui posent des questions parce qu'ils ont envie de faire monter la sauce et de revoir des Gilets jaunes.
Il y a quand même cet appel qui circule sur les réseaux sociaux à se rassembler, à manifester le 17 octobre, date anniversaire des Gilets jaunes. On n'invente rien non plus. des journalistes.
Exactement. Les députés ont beaucoup de contacts au sein des renseignements territoriaux. Un député me disait que je les ai contactés pour savoir s'ils avaient des signaux faibles des choses. Ils me disent que pour l'instant non. Après, ils sont aussi très conscients que la 1re crise des Gilets jaunes était un peu arrivée sans qu'on la prédise. Ils ne disent pas que ça ne se passera pas. En tout cas, dans ce qu'ils mesurent au quotidien, ils ne voient pas... un acte 2 des Gilets jaunes.
J'ai croisé des députés cette semaine, notamment Horizon et un autre socialiste, à qui j'en ai discuté, qui étaient, eux, de circonscriptions où il y a eu beaucoup de Gilets jaunes, notamment un qui était en Seine-et-Marne, et qui disait, là, sur le... Oui, on parle des carburants, etc., mais par contre, effectivement, il ne sent pas ce retour. Après, c'est le 17 octobre, ça peut aller loin. Manuel Bompard, mercredi lors de la conférence de presse LFI, il dit qu'on ne sait pas. Il y a cette colère-là. Après, la manière dont elle se transforme, ça, on ne sait pas encore.
Et quand on leur demande justement si ça ne les étonne pas, parce qu'on se souvient que le mouvement des gilets jaunes, quand il explose, l'essence est à 1,80. Aujourd'hui, on est à 2,50. Et
sachant qu'au printemps, il y a déjà eu cette question des carburants, il y a déjà eu les aides, etc., les premières aides, et c'était plus bas. Là, l'essence coûte encore beaucoup plus cher qu'il y a six mois. Je leur dis, mais
vous n'êtes pas étonnée qu'il n'y ait pas plus de mouvement ? de colère, etc. Donc il donne deux raisons. La première, c'est le sentiment... que les Français identifient ce prix de l'essence par une cause internationale, pendant les Gilets jaunes, c'était une décision du gouvernement. Donc voilà, ils étaient... Là, les Français ont le sentiment que c'est pas vraiment de notre faute, c'est pas de la faute de la guerre du gouvernement. C'est l'argument qu'a utilisé Emmanuel
Macron.
Exactement, c'est la crise internationale. Et puis aussi, alors ça, c'est en plus historiquement assez prouvé, quand il y a une élection présidentielle qui arrive, ça a plutôt tendance à faire taire un peu les mouvements sociaux qui se disent, bon, ça n'a rien, attendons...
Ça donne une
échéance,
en fait. Voilà, le changement, on peut aller voter. Après, avec des craintes de certains, le député de gauche me disait qu'en fait, ce contexte pré-présidentiel d'attente, ça l'inquiétait parce qu'il dit qu'en général, quand ça va pas bien dans le pays, c'est pas le moment déraisonnable. Du coup, cette colère pourrait aussi se transformer en vote pour les extrêmes.
Sans forcément parler des gilets jaunes, il y a cet appel à la grève, général, mardi, dans la fonction publique, sur fond de gel du point d'indice. de pouvoir d'achat en berne aussi, ça n'inquiète pas les députés ?
Ils ont bien conscience que dans le budget qui va bientôt être discuté à l'Assemblée, il y a plein d'irritants pour les fonctionnaires. pour les retraités, enfin, voilà, qu'il va y avoir... C'est plus l'un de causes de mécontentement. Si
on ajoute à ça le prix des carburants, ça peut s'agréger et donner quelque chose de plus explosif.
Exactement, et il y avait un député, alors qui est plutôt tendance très libérale au sein du groupe Ensemble pour la République, qui disait, en fait, on voit bien que dans les Français, quand on leur parle, ils disent, mais oui, il faut faire des efforts, c'est pas possible, on a une dette monstrueuse, mais dès qu'on leur dit, d'accord, un peu les retraites, ah non, pas les retraites. D'accord, mais en fait... Ca les concerne, eux, finalement. Il disait que c'est assez marrant parce qu'il faut toujours tailler chez le voisin
pas chez eux. On se souvient que pendant les Gilets jaunes, les députés servaient un peu de relais de l'opinion publique. ... à l'exécutif, que soit l'Elysée ou le gouvernement. Est-ce que vous savez si c'est le cas avec les députés du Bloc central ? C
'est vrai qu'à l'époque, on avait fait même beaucoup de reportages sur LCP où on voyait que les députés étaient allés spontanément sur les ronds-points pour essayer de demander comment ça se passait. Là, oui, je pense qu'il y a des remontées au sein des groupes. La session n'a pas encore repris. Peut-être qu'à la prochaine réunion de groupe, il y aura beaucoup d'échanges, etc. Ils ont aussi beaucoup de relations avec les milieux économiques et on sait que les députés du Bloc central, ils sont très intéressants. par la chose économique. Il y en a un qui me disait que je suis très attentif à quel secteur va me demander comment les aides vont être reçues. Est-ce qu'il va commencer à avoir des TPE qui sonnent un peu la sonnette d'alarme ? Des très petites entreprises ou des moyennes entreprises. Eux, ils sont aussi très attentifs à comment le tissu économique réagit. Et ça, après, évidemment, ils vont porter la parole
au gouvernement. Après, on est aussi dans une campagne présidentielle. Donc, est-ce qu'ils portent la parole au gouvernement ou à leurs chefs qui sont candidats à présidentiel ? Et ça ne manque pas dans le bloc
central. En tout cas, ce sujet des prix de l'essence, il alimente chaque jour un peu plus la campagne présidentielle.
Alors commençons, si vous le voulez bien, par un cas d'école d'écologie pratique, d'écologie de tous les jours avec la question de la crise des carburants. On a là, en quelque sorte, un sujet sur lequel se télescope la fin du monde. Il s'agit de limiter les énergies carbonées, comme on dit, les énergies fossiles, et la fin du mois, parce que c'est difficile pour beaucoup de Français à la pompe et que ça grève leur budget. C
'était un extrait du premier débat de la primaire socialiste sur LCI avec David Pujadas, pour ceux qui ont reconnu sa voix. C'était le premier thème abordé dans cette primaire. C'est assez symptomatique. Le prix des carburants, premier thème abordé dans le débat.
On a commencé l'émission en disant ça, mais on voit vraiment que c'est le sujet de la semaine. Il y a eu une conférence de presse mardi, il y avait 5-6 ministres. Effectivement, c'est le sujet. Et ça peut crisper aussi dans certains états-majors, notamment chez Horizon cette semaine, puisqu'il y a la numéro 2 d'Horizon, qui est Christelle Morancet, qui est la présidente de la région Pays de la Loire, qui s'est opposée à l'une des mesures voulues par Edouard Philippe. Edouard Philippe, il est pour doubler les aides ciblées. Et en gros, elle est allée... mardi, mercredi, jeudi, répétée, malgré le fait d'avoir été un peu rappelée à l'ordre en interne, répétée qu'elle n'était pas pour la politique du chèque, que c'était la politique de l'échec et qu'elle était opposée à cette mesure défendue par Edouard Philippe.
Elle l'a répétée plusieurs fois. J'imagine que ça n'a pas dû plaire à Edouard Philippe. Non, c'était
mardi sur RTL, mercredi sur RMC, jeudi sur BFN. C'est cas où quelqu'un n'avait pas compris. Et effectivement, il y a un député horizon qui me disait qu'en fait, au cas qu'elle le dise, elle est directement sur ce terrain. en disant, il me parlait d'Amélie de Montchalin, il me disait, mais aussi, en fait, ce qui m'agace, c'est Christelle Morancet, parce qu'en fait, elle le dit une fois, OK, mais en fait, elle le répète, elle le répète, et lui disait, en fait, elle joue sa partition perso, et vous voyez, les formations en tortue romaine, voilà, quand il faut tout se faire bloc, elle sort la tête, quoi, il était vraiment un peu énervé de la vie. On a
vu un peu la même chose, quand même, dans le débat sur la primaire socialiste, où on voyait qu'il y avait quand même des lignes un peu différentes, Ségolène Royal n'était pas vraiment sur la même ligne que les autres candidats sur cette question du...
Oui, sauf que chez Horizon, eux, ils l'ont, leur candidat. C'est tranché. Dans une primaire qui est des petites nuances, c'est normal. Là, théoriquement, quand Edouard Philippe répète matin, midi et soir, il faut doubler les aides, moi, je suis pour un doublement des aides, ça fait un peu mauvais genre quand quelqu'un dit que ça ne fonctionne pas et que ce n'est pas ce qu'il faut. C'est la numéro 2 du parti, forcément.
du côté de Gabriel Attal, comment est-ce qu'on gère ce sujet ?
On a organisé une conférence de presse au siège du parti. Il était avec Agnès Panet-Runacher tout à fait mercredi et Paul Midi, qui sont les deux responsables de son programme. On a un moment assez solennel. Souvent, on fait des déplacements thématiques, etc. Là, c'était une conférence de presse avec le drapeau français derrière, etc. J'ai pas l'impression que ça gêne particulièrement le candidat d'être enfermé. Il y a des sujets où les candidats sont enfermés dedans et nous disent que j'aimerais bien parler d'autre chose. Mais ce sujet des carburants y mêle. la question de la dette, la question du pouvoir d'achat, la question de notre dépendance aux énergies fossiles, la situation internationale... Et
la question de l'écologie aussi.
Exactement, la question de l'écologie. Donc en fait, lui, il arrive par ce sujet-là à après imprimer ce qu'il veut faire au niveau de la dette en disant que tout ça, c'est de l'argent qu'on ne peut pas mettre dans l'intelligence artificielle qui est un autre de ses points. Il
parle de géothermie énormément. Il parle
effectivement de géothermie, il parle de plan Messmer, etc. Donc effectivement, en fait, c'est... Les carburants, l'avantage, entre guillemets, de ce sujet, c'est que c'est très transversal. En fait, c'est ce que David Pujadès disait, fin du mois, fin du monde, ça permet vraiment de brasser énormément d'enjeux. Donc je n'ai pas le sentiment que les candidats se sentent enfermés par ce sujet. Ça leur permet de dérouler un petit peu leurs éléments de campagne, justement.
à droite, est-ce qu'il y a une ligne claire qui se dégage
Je ne trouve pas forcément. Bruno Retailleau a parlé des certificats d'économie d'énergie, mais par exemple, aujourd'hui, cette semaine, alors que 100% quasiment de la bande passante était là-dessus, il a présenté sa réforme des retraites. C'est un peu curieux en termes d'agenda. Il y a aussi certaines voix au sein de la droite qui disent, et je pense des députés qui sont peut-être dans des circonscriptions où la voiture est absolument essentielle, qui disent qu'il ne faut plus faire des aides ciblées, là, il faut y aller un peu plus fort. Sauf que Bruno Retailleau, on sait que la question des finances publiques, c'est un peu... c'est important pour la droite. La droite est souvent accusée de demander plus d'aide, quand il s'agit de les enlever, de ne pas vouloir les enlever et de crier à ceux qui ont creusé le déficit. On sent que c'est moins clair.
Les députés font leur rentrée parlementaire jeudi prochain. Il n'y aura pas de questions gouvernement. Ce sera le 6 octobre. Elle risque de tourner autour de cette question des prix du carburant, vous pensez ?
Les questions au gouvernement du 6 octobre, oui, je pense que ça sera, à mon avis, la situation ne sera pas réglée et ça sera effectivement un des sujets, on l'a vu, on en parlait en avril, il y a eu des questions au gouvernement, des séances de questions au gouvernement comme ça où il y avait 5, 6 questions sur le prix des carburants. Je crois que depuis
6 mois, il n'y a pas une séance où il n'y a pas au moins une question. Donc là, ça peut être les carburants, ça peut être les carburants un peu dans le budget, ça peut être aussi agrémenté d'un autre sujet, mais c'est sûr qu'on va en reparler à la rentrée.
Et alors, il y a aussi deux niches parlementaires au mois d'octobre, celle... du RN d'abord, puis celle de LFI. Est-ce qu'on sait si, là aussi, sous une forme ou une autre, il y aura une proposition de loi qui portera là-dessus
? On connaît les textes de celle du RN, il n'y a pas de proposition de loi là-dessus. Pour l'instant, non. Après, on connaît quelques textes, je crois, à peu près 5-6 de la niche de la France insoumise. Et pour le moment, non. Après, ils n'ont pas présenté tous leurs textes. Après, c'est toujours délicat dans une situation d'urgence comme ça. On sait que les niches des propositions de loi, il faut qu'elles soient votées à l'Assemblée, votées au Sénat, ce ne sont pas des réponses immédiates. Dans une situation d'urgence, ce n'est pas forcément l'outil le plus simple à manier.
Et en dehors des niches parlementaires ? Il va y avoir d'autres initiatives, propositions de loi, commissions d'enquête ?
J'ai parlé à un député qui travaille à une proposition de loi pour instaurer peut-être une taxe flottante qui pourrait s'adapter en fonction des recettes qu'on souhaite avoir au niveau des carburants. Un député
du Bloc
central ?
Avec potentiellement le soutien du gouvernement ?
Pour l'instant, il me dit qu'il ne l'a pas, mais Sébastien Lecornu a parlé d'une fameuse règle d'or qui sera dans le budget, une règle d'or qui inscrit noir sur blanc que... L'Etat ne peut pas s'enrichir quand l'essence augmente. Lui, il semble avoir une autre solution. Ça aussi, ça risque d'être beaucoup débattu parce qu'il y a eu beaucoup de discours autour d'une fameuse cagnotte. Donc ça, ça va certainement être débattu. Oui, il y aura plein de moments du budget, que ce soit sur la taxation des super profits, que ce soit sur les prix de l'essence, des initiatives qui seront concrètement liées au prix des carburants.
suivra cela évidemment sur LCP, sur le site internet et sur l'antenne. Merci beaucoup à toutes les deux. Bon week-end et à la semaine prochaine. Merci.
La séance est levée.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.