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madame la présidente, monsieur le directeur général, madame le rapporteur, chers collègues, nous poursuivons nos travaux en entendant cet après-midi, en ce début d'après-midi. Madame Hatchando, présidente, et monsieur Olivier Lombardi, directeur général du Centre national du livre, que je remercie une nouvelle fois de leur présence. Je vous rappelle que notre commission spéciale et ses auditions ont pour objet d'étudier la proposition de loi visant à repenser l'agencification de l'État pour renforcer l'action publique, déposée par nos collègues du groupe LR Pauline Martin et Mathieu Darnot. Il ne s'agit donc pas de refaire la commission d'enquête sur l'émission des agences de l'État. mais bien d'étudier ensemble et de vous faire réagir sur un texte qui se veut être le prolongement. Créé en 1946, le Centre national du livre a pour mission de soutenir la création, l'édition, la diffusion, la promotion du livre. Il emploie 66 agents et a distribué en 2025 environ 2 900 aides pour un montant total de 21,4 millions d'euros. Le CNL occupe ainsi une place importante dans l'environnement économique du livre, il dispose d'une expertise reconnue et intervient auprès d'une grande diversité d'acteurs de la chaîne du livre. Pour celles et ceux qui souhaitent aller un peu plus loin, je ne saurais trop vous conseiller le rapport d'information fait au nom de la Commission des finances sur la politique de l'État en faveur de la filière du livre par notre collègue Jean-Raymond Hugonnet. Ce sont bien sûr des éléments dont nous devons tenir compte dans notre réflexion sur l'action publique dans ce secteur. Je salue aussi d'ailleurs la présence du président de la Commission des affaires culturelles du Sénat, M. Laurent Laffont, qui est avec nous cet après-midi, mais en tant que collègue de la Commission, évidemment spécial, mais quand même. L'article 14 de la proposition de loi de nos collègues Pauline Martin et Mathieu Darnot prévoit de transférer les activités du Centre national du livre à l'État. Nous avions en effet relevé dans notre rapport de commission d'enquête que l'éclatement du ministère de la Culture en un grand nombre d'opérateurs, chacun consacré à une filière artistique, réduise fortement la capacité de pilotage de ce ministère et rend moins lisible la répartition des responsabilités. S'agissant en particulier du Centre national du livre, nous avions constaté que le partage des compétences avec le service du livre et de la lecture du ministère de la Culture était parfois flou, au risque de nuire à la cohérence des actions menées en faveur du livre et de la lecture. Par conséquent, les questions que nous nous posons sont les suivantes. Qu'apporte l'existence d'un établissement public distinct à l'action publique dans le domaine du livre ? Si la proposition de loi devait être votée, quelles améliorations pourrions-nous y apporter ? Et selon quelles modalités cette réforme devrait-elle, selon vous, être mise en œuvre pas, d'ailleurs. Par ailleurs, les modalités d'attribution des aides sont particulièrement lourdes, avec une gouvernance associant 25 commissions réunissant plus de 300 experts pour des montants d'aides parfois très limités. La réforme usagée par la proposition loi ne devrait-elle pas aussi être l'occasion de simplifier cette gouvernance ? Voilà, c'est sur ces différents points que nous souhaiterions vous entendre aujourd'hui. Et je cède maintenant la parole à Madame le rapporteur.
Merci beaucoup Monsieur le Président. Ce qui nous intéresse là en premier lieu est d'avoir votre retour sur la proposition de réorganisation qui figure dans le texte déposé par Pauline Martin et Mathieu Darnot et de nous expliquer si jamais la proposition ne vous convient pas, d'apporter des éléments qui viendraient la balancer et d'apporter aussi des éléments de réponse. aux faits qui ont donné lieu aux conclusions telles qu'elles figurent dans le rapport de la commission d'enquête.
donc quelques questions, on se donne une heure, donc vers 14h on arrêtera ce travail ensemble. On vous laisse répondre, évidemment après ça on a enchaîné une discussion avec nos collègues de la commission spéciale. Madame la Présidente.
Merci, merci messieurs les sénateurs. Alors écoutez, pour être assez direct, effectivement cette proposition ne nous convient pas du tout, mais je ne dirais pas ne nous convient pas en tant que personne, mais je pense que ce serait une erreur majeure pour ce qui est de la politique du livre. On s'étonne d'ailleurs que seul le CNL figure dans cette liste, alors qu'il y a plusieurs centres nationaux qui ont vocation à mener des politiques publiques sous tutelle du ministère de la Culture. Et donc, je ne sais pas pourquoi, c'est le livre qui a été élu, qui a été choisi par amour. Aujourd'hui, la filière du livre est dans une situation complexe. L'année 26 est probablement l'année la plus difficile que nous connaissons depuis, en tous les cas, depuis cinq ans que j'ai la chance de présider cet établissement. Le Centre national du livre, dont l'émission, je vais les rappeler brièvement. ont vocation à soutenir les auteurs via des bourses, les éditeurs via des prêts ou des subventions, à protéger les œuvres et le respect des heures après la mort du droit d'auteur. Ça, c'était l'émission originelle. En 1946, elles ne sont plus vraiment à l'ordre du jour. Le Centre national, par son décret de 1993, a vu ses missions s'élargir. à soins que devaient être apportés à la diffusion du livre, à contribuer au développement économique du livre et à la qualité des réseaux de diffusion du livre et de la lecture. à la défense de la langue française, ceci est désormais dans les mains de la délégation qui existe pour cette action, à créer des commissions à destination de la traduction à la fois de la langue française vers les langues étrangères et des langues étrangères vers le français, et enfin au rayonnement international du livre et des actions de la lecture, qui désormais... pour ce qui est de l'international, est confié à France Livre. Donc vous verrez que de toute façon, les missions ont évolué. Mais globalement, aujourd'hui, on peut dire que le Centre National du Livre soutient les auteurs, les éditeurs, les librairies indépendantes, la vie littéraire, ce qu'on appelle la vie littéraire, c'est les salons, les festivals de littérature ou les maisons dédiées à la littérature et à la lecture. Et enfin, plus récemment, Depuis 4 ans, le centre national du livre a mis la mission de la lecture qui était inscrite dans ses statuts dès l'origine au cœur aussi de ses missions, compte tenu de ce qu'on ne croyait pas à ce point devoir être confirmé, notamment par la dernière étude PISA, mais conscient du fait qu'on constatait... un déclin de la lecture, en particulier chez les jeunes, désormais il couvre toutes les générations, et que nous avons donc estimé qu'à la fois pour la filière économique, on devait se préoccuper de l'achat des livres, donc des lecteurs, mais qu'aussi, au-delà de la seule dimension économique, on sait que le livre sait pouvoir remplir des fonctions qui dépassent très largement l'économie, mais qui surtout peuvent contribuer au développement du langage, du vocabulaire, de l'imagination, de l'altérité. Et l'ensemble du corps professoral d'ailleurs constate, avec beaucoup de regrets, combien l'écriture et la lecture se dégradent dès le plus jeune âge. En quoi le Centre National du Livre nous semble être un bon dispositif ? D'abord, par expérience, j'ai dirigé une administration centrale, puisque j'étais directrice générale de la création artistique au ministère de la Culture, et je peux dire qu'à la totalité des actions que l'on mène ne pourraient absolument pas se développer dans une administration centrale. Une administration centrale, c'est très très lourd. administrativement, ça n'est absolument pas agile. Et donc l'administration centrale, elle est brillante et absolument indispensable pour la régulation d'un secteur, pour porter les lois et les projets de loi, pour exercer la tutelle sur les établissements publics, ce qu'elle fait excellemment bien. Je pense en revanche que réunir 25 commissions, je reviendrai sur le nombre des commissions qui vous semblent excessifs, réunir 25 commissions, 300 experts, trois à quatre fois par an, être un centre de réunion de l'interprofession sur tous les problèmes qui traversent la filière, organiser des partenariats, le nôtre s'est fait en trois mois, avec l'éducation nationale, pour remettre au centre de l'éducation nationale la présence des auteurs. à la rencontre des élèves de tous âges, organiser des résidences auteurs, ce qui est un travail très précis de dentelle qui nécessite de connaître excessivement bien l'œuvre des auteurs, les auteurs et le corps enseignant. Tout cela ne va pas avec le fait d'être absorbé, ce qui est le cas d'une direction d'administration centrale, par... toutes les commandes qui viennent, et c'est bien normal, de réflexion sur la régulation, sur les aspects juridiques, sur le droit, pour pouvoir faire passer ou inciter ou suivre des propositions de loi. Je pense que ça c'est la première chose que je dirais. Vous parlez de place importante, le CNL a une place importante dans le livre, mais qui est inversement proportionnelle à son coût, puisque nous représentons 0,3% du chiffre d'affaires de la filière. Le livre est la première filière d'industrie culturelle en France, deux fois supérieure en termes de chiffre d'affaires au cinéma, et son budget est ridiculement bas. Le partage des compétences floues, j'ai pris quelques notes, avec la DG-MIC, c'est le contraire de ce que dit le rapport Hugonnet, qui est quand même très très récent, puisqu'il dit au contraire, si je reprends ses propos fidèlement... S'agissant des aides, le règlement des aides est conçu pour éviter les doubles subventions entre CNC et DRAC. La répartition s'effectue le plus souvent selon la taille des projets. En ce qui concerne les librairies... Lorsque le chiffre d'affaires d'une librairie est supérieur à 200 000 euros, les demandes sont gérées par les dispositifs nationaux du centre national du livre. Et lorsque c'est inférieur, c'est géré dans le cadre des conventions territoriales que nous avons signées avec toutes les régions, sauf la région Île-de-France et les pays de la Loire, qui n'ont pas souhaité avoir de convention avec le centre national du livre. Il n'y a pas de doublon, on ne fait pas du tout la même chose. Nous on est sur le terrain, partout à travers à la fois nos conventions territoriales, mais aussi à travers les visites librairies, à travers les salons de littérature au plus près. à la fois des consommateurs que sont les lecteurs et des professionnels que sont les directeurs de festivals, les directeurs de librairies, les maisons d'édition et les auteurs. Ça n'a rien à voir pour moi avec ce que je conçois d'une direction d'administration centrale. Et d'ailleurs, ce cheminement n'est pas arrivé par hasard. puisqu'en 2004, il y a eu un référé de la Cour des comptes auprès du Premier ministre et du ministre de la Culture demandant à mettre fin à la confusion qui existait en 2004 entre le Centre national du livre et le service du livre et de la lecture. En 2007, il y a eu un rapport de l'IGAC et de l'IGF, un audit de modernisation de la gouvernance, qui a rappelé la nécessité de distinguer l'État régulateur et stratège et le sénateur opérateur et interface avec l'EDRAC en proximité avec la profession de l'édition. Et en 2010, cela a créé... Le CNL tel qu'il existe aujourd'hui, avec une gouvernance qui est ce qu'elle est, et ses liens de tutelle très clairs avec le service du livre et de la lecture. Donc, voilà, je peux répondre à d'autres questions si vous le souhaitez, ou réagir à ce que je vous ai dit. Je n'ai pas rappelé les éléments du budget, mais je pourrais le faire. Je préfère vous laisser nous interroger.
merci. Alors vous mettez en avant que seul le CNL serait mis en exergue dans le rapport de la commission d'enquête et par la suite dans la proposition de loi. Alors juste, le sujet du CNL nous a quand même interpellés, puisque les coûts de gestion de l'opérateur sont extrêmement élevés, c'est 31% des dépenses. Juste pour une petite comparaison, c'est 5% pour le CNC et c'est 14% pour le CNM. Donc ça nécessitait rien que ça, qu'une attention particulière soit portée par la commission d'enquête, puisque le travail de cette commission d'enquête était quand même de voir comment on pouvait repenser l'action de l'État et la rendre plus efficace et d'essayer de diminuer les charges pour la puissance publique, notamment des coûts de gestion et de fonctionnement. Il y a aussi une autre différence notable. C'est que pour le CNC comme pour le CNM, vous avez des taxes affectées. Vous, vous n'avez pas de ressources propres. Dans le passé, il y en a eu, mais maintenant, il n'y en a plus. Donc vous vivez avec des crédits budgétaires. Donc voilà, des raisons qui font qu'il était justifié que la commission d'enquête se penche sur votre cas particulier. Donc j'entends qu'une des missions de votre structure est notamment... de donner le goût de la lecture, de progresser en lecture. Malheureusement pour nous, j'ai l'impression que plus les résultats passent sur les enquêtes, moins on voit que c'est efficace. faut peut-être aussi questionner la politique publique. Est-ce que c'est le meilleur moyen de la mener ou pas qui est fait jusqu'à présent ? J'entends qu'une de vos missions est notamment de verser un certain nombre d'aides. Vous avez dit que l'État central ne pourrait pas le faire. Pourtant, la DGMI verse de très nombreuses aides à la presse et pour des montants sans commune mesure avec ce que le CNL verse. En plus, vous avez vous-même indiqué que vous vous occupiez de verser que les grosses aides et que les petites aides étaient déléguées à une structure plus proche du terrain. En plus sur des grossettes, pourquoi est-ce que la DGMI, enfin ce que sait faire la DGMI, pourquoi le ministère de la Culture ne saurait pas le faire pour le domaine du livre ? Et puis j'aurais voulu que vous indiquiez, parce que j'ai été regarder ce qui est France Livre, donc c'est très intéressant, je comprends que c'est pour promouvoir la littérature française à l'international, puisque directement le sous-titre est déjà écrit en anglais, donc je vois bien que ça ne s'adresse pas aux lecteurs nationaux. L'impression qu'on comprend que dans France libre, les gens payent une cotisation et que ça les met en valeur, mais peut-être que vous corrigerez. Parce que je n'ai rien trouvé sur l'administration de cette structure. J'ai bien vu qu'elle bénéficiait du soutien du ministère de la Culture et du soutien du ministère des Affaires étrangères. Donc là encore, est-ce que c'est un soutien budgétaire ? Est-ce que c'est un soutien moral qui montre que France Livre est une structure quand même reconnue pour un intérêt public ? Voilà, ça nous intéresse parce que c'est un acteur de plus dans l'écosystème livre.
Sur France Livre, écoutez, c'est une association, nous n'en exerçons plus la tutelle, ce qui était le cas avant. Donc il faudra demander à la DGMIC et puis à France Livre comment il fonctionne. elle est financée par le ministère de la Culture. Mais en tous les cas, ce n'est pas au Centre National du Livre. Donc je ne peux pas vous répondre pour France Livre.
Oui, enfin moi j'ai dirigé des
associations dans le secteur culturel et j'ai toujours eu une tutelle. Ça n'a rien de particulier. Ça veut dire un contrôle de l'État qui finance ou de la collectivité quand c'est une collectivité. Vous l'appelez peut-être pas tutelle, mais c'est un contrôle.
D
'accord, mais moi je n'ai pas ce vocabulaire, pour moi un contrôle c'est une tutelle. Et donc en l'occurrence on peut avoir tout à fait un contrôle de la part du ministère de la Culture lorsqu'on subvention d'une association de 1901. Et je pense qu'ils seront en mesure de vous répondre sur France Livre. Peut-être un élément de réponse sur les taxes affectées. Je le regrette profondément, j'étais pas là. Je regrette profondément que le centre national du livre n'ait pas gardé de taxes affectées. J'en appelle d'ailleurs une de mes voeux. Parce que je pense que c'est ce qu'il faut pour les centres nationaux en termes de financement. Et d'efficacité de l'action aussi. Pour les 32%, alors malheureusement, si vous voulez, on refera un rendez-vous de comptabilité analytique.
Vous appelez de vos voeux une taxe affectée, qui serait versée par qui ? Par les éditeurs ?
On y reviendra, non, pas du tout.
On y reviendra. Je suis de suivre le fil de la conversation. Mais c'est juste parce que je voudrais répondre
aux autres questions. Parce qu'on en avait posé plein avant. Oui,
j'en ai posé plein. Mais là, vous me dites qu'on y reviendra. On poursuit le fil. Sinon, c'est compliqué. Après, on ira à la côte analytique. Mais là, ça nous intéresse. Vous dites que c'est vous qui prononcez. Oui, tout à fait. On a
fait travailler une juriste. Et on a travaillé avec les services du ministère de la Culture. sur l'idée d'une taxe affectée qui reposerait sur le chiffre d'affaires de la vente des livres en ligne par des plateformes qui ne disposent pas d'un commerce physique.
y en a d'autres, oui. Il y a
Amazon, il y a Rakuten, il y a Momox. Il y a beaucoup de plateformes. Mais Amazon est la plus importante. Pour revenir sur les 32% de coûts de fonctionnement par rapport à l'argent qui est distribué directement aux professionnels, dans ces 32%, et c'est pourquoi je vous enverrai un tableau de comptabilité analytique pour être très précise, dans ces 32%, il y a beaucoup d'argent qui concerne directement les actions menées sur le terrain. Par exemple, nous organisons trois manifestations par an. Un festival qui s'appelle les Nuits de la Lecture, en janvier. Un festival pour les adolescents qui s'appelle Partir en Livre. Et plus récemment, une manifestation d'une journée qui s'appelle le quart d'heure de lecture nationale pour essayer d'inciter les citoyens à prendre conscience de l'importance de la lecture. Ces manifestations représentent un coût non négligeable et une part non négligeable non plus aussi du personnel dédié. Et ils sont dans ce qu'on appelle les frais de fonctionnement, alors qu'en fait, ils sont directement liés aux actions menées à destination du développement de la lecture. si, ça a un coût énorme. Les nuits de la lecture, c'est 300 000. Partir en livre, c'est 700 000. Et le quart d'heure de lecture, c'est 280 000. C'est des dépenses. On a 6 500 personnes qui s'abonnent aux nuits de la lecture. Pardon, 6 500 structures qui s'inscrivent sur le site dédié des nuits de la lecture pour organiser. Des soirées autour de la lecture, ça peut être des soirées de lecture de contes dans les bibliothèques, ça peut être des débats dans les librairies, ça peut être des visites de musées avec des lectures à voix haute. Le coût, c'est de faire connaître, et c'est d'aider, et c'est de financer toute la communication pour ces 6500 structures qui ont besoin. d'avoir des marque-pages, un petit programme. Donc c'est tout ce qui est programme, marque-pages, qui leur permet éventuellement de distribuer, et c'est des achats de livres, pour leur permettre de distribuer des livres au groupe d'enfants qu'ils reçoivent. C'est ça les coûts. on a... 383 000 euros sur les nuits de la lecture. Les nuits de la lecture, 380 000 euros. a, partir en livre, auxquels s'ajoutent les 400 000 euros que l'on verse aux associations qui développent des actions sur le terrain avec une moyenne de subvention de 2 000 euros pour chaque association. D'accord ? On touche 350 000 en forme. Et enfin, il y a le quart d'heure de lecture. dans le cadre duquel nous signons des conventions lire en entreprise avec les entreprises, dans le cadre duquel nous faisons des montages de textes pour donner envie de lire un quart d'heure, et nous avons dédié un site internet aussi à cela pour s'inscrire. Voilà, ce ne sont pas des coûts, ce sont des coûts qui permettent aux institutions ou associations ou aux bibliothèques qui s'inscrivent d'avoir une visibilité. Alors le nombre d'événements, 6500 c'est pour partir en livre, 8200 c'est les nuits de la lecture, et le quart d'heure de lecture qui existe depuis trois ans a 2000 événements.
fait il y a deux raisons sur lesquelles sont les coûts de fonctionnement. Effectivement dans cette ligne il y a... grande partie, comme l'a dit la présidente, d'opérations opérationnelles qui sont effectivement aussi des frais de communication, mais qui ont un effet levier sur l'ensemble des partenaires qui sont associés aux trois manifestations que sont nuit de la lecture, quart d'heure de lecture et partir en livre, notamment d'ailleurs partir en livre avec l'éducation nationale. Il y a aussi une deuxième raison plus... large, je dirais, c'est que la politique du livre en France, en tout cas la politique publique, a été bizarrement, alors que c'est le premier secteur culturel en France, en recul par rapport aux autres secteurs, sachant qu'on peut s'en féliciter d'un côté, puisqu'on peut dire que ce secteur n'avait pas besoin de la politique publique pour vivre. Or, il se trouve que, justement, en ce moment, la lecture et le secteur est mis à mal. Donc on souffre aussi du fait qu'on est finalement tout petit, et qu'effectivement, étant tout petit, mais ayant un secteur qui représente entre 3 et 4 milliards de chiffre d'affaires avec un secteur extrêmement large et important, on a les mêmes coûts de fonctionnement, je dirais, pour vous donner une image, on a les mêmes coûts de fonctionnement que le CNC, si ce n'est que nous, on ne redistribue que 20 millions, alors que, évidemment, le CNC... On distribue 20 fois plus.
Mais le CNC n'organise aucun événement direct. C'est pas du tout la même...
effectivement, l'organisation des 300 professionnels bénévoles qui participent aux commissions pour choisir et valider les demandes de subvention, effectivement, pèse sur une structure qui n'a un budget total que de 30 millions. de façon en pourcentage, plus importante qu'une organisation qui gère 800 millions de répartitions de subventions, avec à peu près le même système. Donc évidemment, en pourcentage, on se retrouve avec un taux, je dirais, qui est facialement défavorable. Mais en euros constants ou en millions d'euros, on est sur des coûts, surtout si on enlève le coût des manifestations, on est sur des coûts qui représentent 2 millions d'euros. des coûts de fonctionnement et d'organisation et de personnel. D'ailleurs, nous étions en ETP 73 il y a une quinzaine d'années, on n'est plus que 63. Donc les efforts sur la productivité faits par le CNL sont constants.
Juste une question pour bien comprendre de quoi il s'agit. Ces charges de fonctionnement qui sont en fait liées à des actions. C'est que de la communication ou c'est de la médiation ou de l'action culturelle ? Comme on peut retrouver d'ailleurs dans le spectacle vivant, par rapport à des salles de spectacle, qui font un travail de terrain pour aller chercher un public.
C'est de la présence d'auteurs, par exemple, sur Partir en Livre et les Nuits de la Lecture. Sur Partir en Livre, cette année, on avait 1000 auteurs qui se sont déplacés dans des toutes petites communes ou des plus grandes villes et qui viennent faire des ateliers de lecture à voix haute, d'écriture avec l'idée d'écrire une autre fin que l'histoire. que l'enfant vient de lire à travers le livre qu'il a lu au préalable de l'auteur en question qui s'est déplacé, c'est beaucoup de coûts de financement d'auteur. Par exemple, dans le cadre de notre politique en faveur de la lecture, on a signé une convention de partenariat avec l'éducation nationale dans le cadre de laquelle... On organise des rencontres d'auteurs dans les collèges et lycées, on en est à 4400 rencontres d'auteurs aujourd'hui, ainsi que des résidences d'auteurs, où là les auteurs passent plus de temps dans le collège ou dans l'école pour pouvoir faire six ateliers avec une classe, toujours sur l'écriture et la lecture. Toute la rémunération des auteurs figure dans ce pourcentage que vous estimez être des frais de fonctionnement. Vous comprenez ? C'est beaucoup plus
clair, parce que j'avais le sentiment d'entendre que c'était une communication, mais c'est plus intéressant que ça. Je comprends bien, et si
vous voulez, ce qu'on fera, c'est qu'on vous fera vraiment un tableau très précis de la destination de cet argent, parce que ça peut être en apparence effectivement choquant. Après, sur la lecture, oui. Sur
ces questions budgétaires, globalement, je veux dire, vous avez un budget de 30 millions d'euros de recettes, j'arrondis. Il y a à peu près 20 millions d'euros qui vont vers le secteur du livre en dépense d'intervention. Vers où vont les 10 millions d'euros restants ? Je ne sais pas, c'est des chiffres qu'on a trouvés. Si j'ai faux, c'est bien de nous éclairer. Partons que vous avez 30 millions d'euros de recettes. Si M. Fargeau veut compléter.
merci beaucoup. Oui, alors moi, j'ai trouvé les chiffres. Alors je ne sais pas si ces montants sont exacts. Mais en personnel, pour 63 ETP, vous nous avez indiqué, monsieur le directeur général, on arriverait pas loin à 5,3 millions quand même, ce qui fait quand même une masse salariale si on lise tout ça à près de 85 000 euros par ETP. C'est quand même considérable.
Ce qui n'est pas du tout le cas.
Écoutez, vous faites la division.
C'est ce que je vous dis dans la masse salariale. Vous avez énormément de rémunérations qui ne sont pas des rémunérations des ETP du CNL. Excusez-moi, dans les 5,3 millions que vous citez, il y a des rémunérations qui ne relèvent pas. Des 63 ETP. On va vous envoyer ce détail.
Ah bon ? Parce que bon, moi j'avais eu quelques renseignements sur le sujet et ça représentait effectivement la masse salariale de ces 63 ou 65 personnes. Ensuite, je crois que vous avez en fonctionnement un total, enfin vous aviez des crédits autorisés pour près de 4 millions et vous avez dépensé 4 230 000 euros. Les interventions, on en a parlé, c'est près de 20 millions, et l'investissement à 700 000 euros.
très intéressant, la question de Daniel Fargeau, parce que nous, je suis désolée, on réfléchit en comptabilité État. J'ai du mal à comprendre comment des rémunérations d'auteurs qui, de votre point de vue, sont des dépenses d'intervention, figurent dans la ligne de personnel, qui normalement est vos agents propres. Donc là, c'est pour ça que vous permettez qu'on soit un peu interrogatif.
a besoin vraiment de s'éclairer par rapport à ça, parce que je pense qu'il y aura une confusion. Nous, on récupère des éléments. Ils sont comptablement affectés sur une ligne. Et dans la discussion, on s'aperçoit qu'en fait, cette rémunération, ce n'est pas seulement le personnel, c'est aussi la rémunération d'auteurs qui vont faire l'action culturelle sur le terrain. On
va vous envoyer, comme je l'ai dit, en termes de comptabilité analytique la répartition des frais de fonctionnement.
Juste pour préciser, les crédits d'intervention sont les crédits décidés par les commissions sur les dispositifs. Effectivement, il y a un certain nombre de salaires qui ne sont pas liés à ces commissions, notamment la rémunération des auteurs qui doivent aller sur le terrain, masterclass, résidence d'auteurs, où on assure les fiches de paye parce que les structures, telles des accueils, les collèges par exemple, les laissés, ne savent pas faire ces fiches de paye. Effectivement, une partie de masse salariale, et notamment sur ces interventions dont la présidente a parlé, qui sont les trois manifestations que nous soutenons pour soutenir la lecture, passe en crédit de fonctionnement, d'ailleurs sur la ligne du secrétaire général.
Vous êtes sûr que c'est le système le plus efficace ? Est-ce que le rectorat ne pourrait pas directement faire une file d'émission pour l'auteur ? Non, ça nous a... Pardon, bien sûr. Tout ce que vous dites nous semble un peu surprenant au regard de ce qu'on connaît du reste du fonctionnement de l'Etat. C'est pour ça qu'on vous pose des questions. Et comme notre idée c'est vraiment toujours d'essayer de simplifier, quand j'entends que vous avez 63 personnes pour aller faire des fiches de... de paye pour un auteur qui va aller faire une masterclass, alors je ne sais pas s'il fait une masterclass par jour et à ce moment-là il pourrait peut-être salarié chez vous, enfin agent, si c'est pour faire une masterclass dans l'année, alors qu'il y a d'autres circuits administratifs qui savent déjà faire de la paye et au plus proche de l'action, on a des dracs, on a des rectorats suivant l'endroit où ça intervient. Voilà pourquoi on vous pose ces questions et ce qu'on essaie de comprendre c'est en quoi en fait rien d'autre ne peut se substituer au CNL. pour faire ces actions qui ont l'air d'être des actions de promotion, majoritairement quand même à destination du public scolaire. J'ai entendu lire en entreprise un quart d'heure, bon là c'est du bon pouvoir des entreprises, et elle le ferait peut-être quand même même sans le CNL, pour le bien-être. Non, Yannick Jadot n'est pas d'accord.
Tout le monde ferait tout sans le CNL. Vous avez l'air surprise que ce soit compliqué de payer un auteur. C'est parce que je pense que vous ne savez pas comment ça fonctionne en fait. C'est très compliqué les droits d'auteur. C'est très compliqué. Et le rectorat ne sait pas faire. vous pouvez demander au ministre de l'éducation nationale s'il ne se réjouit pas que le CNL se soit substitué là-dessus pour que les fiches de paye soient faites par lui. Et ça prend non pas 63 ETP, je vous rassure, ça prend un ETP et nous l'avons financé par redéploiement.
Je suis
belle. Le droit d'auteur, pour moi, j'avais le sentiment que c'est quand on rémunère auteur pour sa production littéraire et qu'on vient utiliser son ouvrage pour en faire un contenu pédagogique, un support, quand l'auteur vient faire un masterclass, je suppose que c'est pour raconter son expérience d'auteur, donner le goût de lire, le goût d'écrire, donc c'est donner des techniques d'écriture. C'est une prestation intellectuelle. Mais dans quelle mesure elle a obligatoirement à être rattachée au système des droits d'auteur qui doit avoir sa fiscalité propre, qui ne doit pas être la même que la fiscalité des revenus salariaux ? Je suis désolée, je suis bête, je ne connais rien au secteur. Je ne pense pas que vous soyez bête, c'est sûr que vous ne connaissez pas du tout ça.
Ça, c
'est une évidence.
C'est très complexe, les fiches pour les auteurs. Rien à voir avec les intermittents du spectre, par exemple, que les rectorats savent faire de manière autonome,
mais pas les auteurs. Juste comme ça, on va se tranquilliser. C'est une commission spéciale qui a pour objet un faisceau très important de sujets qui sont pointés par une proposition de loi qui a été déposée par nos collègues. Je dirais qu'on n'est pas spécialiste de chacun des domaines dans lesquels on s'interroge. Nous, on est là pour à la fois recevoir des informations sur la base de questions. Je pense que les questions sont légitimes, même si elles sont naïves, même si elles sont candides par rapport aux sujets qui sont abordés. Le décor est planté par le projet de loi. C'est sûr qu'il y a une proposition qui est de faire tomber le CNL. Vous, en tant que représentante, comme présidente, ou comme monsieur le directeur de cet établissement, évidemment, je peux me mettre aussi à votre place. Et je comprends qu'il peut y avoir un stress par rapport à ça. Là-dessus, on est tous tranquilles par rapport à cet instant. Maintenant, ce qui serait intéressant, c'est qu'on arrive à ce... À se passer les informations, c'est vrai que c'est un monde qui n'est pas si simple que ça. Le monde de la création, la rémunération des auteurs qui se fait par différentes... différents espaces, en fonction de ce qu'on a fait sur sa production et comment on va aller chercher aussi le public, et ça aussi c'est du travail. L'acte de création c'est du travail en amont de la production, comment sont rémunérés les auteurs, que ce soit dans le littéraire ou dans le spectacle vivant. C'est vrai que c'est un monde qui est particulier, on essaie de comprendre comment ça marche de façon à pouvoir avoir un avis un peu éclairé, un peu honnête sur la façon dont le texte se présente à nous. Donc voilà, pas de méprise sur les intentions des institutions. Je comprends tout à fait.
Je veux juste réagir au fait qu'il n'y a pas 63 ETP qui font une fiche de paye d'auteur. On est peut-être des charlots, mais pas à ce point. Je veux quand même remettre un tout petit peu de sagesse dans la manière dont on pose les questions.
Je vais juste vous préciser. Je vais vous donner un exemple pour mettre en place le pass culture et d'ailleurs aussi les résidences d'auteurs dans les lycées et les collèges. La condition qui nous a été imposée, c'est qu'on fasse des fiches de paye. Parce que ni les dracs, ni les rectorats, ni l'éducation nationale, ni le ministère de la culture ne pouvaient gérer. La gestion des payes des auteurs. Je ne peux pas techniquement vous faire la démonstration de pourquoi le blocage était technique, quel blocage technocratique ou technique a fait qu'ils n'étaient pas capables de le faire. Il ne faudrait quand même pas non plus que, alors qu'on nous demande d'assurer ce service auprès des auteurs pour les fiches de paye, ça se retourne contre nous en nous disant, vous voyez bien, vous avez trop de masse salariale. Je rebondis
sur le sujet du pass culture, puisqu'on a quand même un service à compétence nationale pass culture qui est chargé de la mise en oeuvre de cette politique publique. Là, vous semblez dire... que vous êtes vous-même un peu opérateur de la politique publique pass culture puisque, j'ai compris, vous faites des fiches,
vous
avez bien évoqué le pass culture à l'instant. Est-ce que vous pouvez nous expliquer le lien qui existe entre le CNL et le service à compétences nationales pass culture qui est devenu opérateur d'ailleurs depuis travaux de la commission d'enquête ? et nous dire pourquoi l'un se substitue à l'autre ou si c'est qu'un transfert de crédit du pass culture pour qu'on comprenne un peu mieux.
vous laisse répondre et après je passerai la parole au président Lafou.
Le schéma qui existe sur les rencontres d'auteurs qui passent par la plateforme du Pass Culture et la plateforme Adage du ministère de l'éducation nationale, c'est la rencontre entre un auteur qui s'affiche sur notre site, un professeur qui s'inscrit sur Adage parce qu'il souhaite avoir cet auteur dans sa classe. Ils se mettent d'accord directement. En ce qui nous concerne, on vérifie la légitimité de la proposition de l'auteur pour être sûr que c'est un projet intéressant. Nous finançons, nous faisons, nous faisons la fiche de paix de l'auteur qui va se rendre dans l'établissement scolaire et le pass culture nous rembourse le coût de l'auteur. Toujours. Je pense que c'est toujours lié au fait que c'était compliqué pour l'éducation nationale de faire la fiche de paye en direct et de se faire rembourser directement par le pass culture à cause de cette complexité que je venais d'évoquer sur les rémunérations d'auteur. Voilà.
Merci, M. le Président. Je voudrais essayer de replacer un petit peu les vrais enjeux parce qu'on ne supprime pas une structure juste parce qu'il y a des problèmes de comptabilité ou parce qu'on n'y voit pas forcément clair dans la question du coût, même si ces questions sont tout à fait importantes. Je remercie Mme le rapporteur et M. le Président. Les avoir posées, mais pourquoi il y a un centre national du livre et pourquoi personnellement je suis attaché à l'existence d'un centre national du livre ? D'abord parce que c'est un modèle d'organisation qui ne touche pas que le livre, mais qui est assez répandu dans le secteur de la culture. Vous l'avez dit Madame la rapporteure, il y a deux autres structures équivalentes ont fait leur preuve, le CNC et le CNM. Le CNC pour le cinéma, le CNM pour la... Pour la musique, je comprends la question que vous posez à travers la proposition de loi de dire est-ce qu'on ne doit pas être dans un schéma où on renforce le ministère et on met fin à une espèce d'éclatement de l'action à travers des centres. La question est toujours légitime et vous avez raison de la poser. Mais à ce moment-là, si on se la pose, ce n'est pas uniquement sur le centre national du livre, c'est sur les autres. Si on veut avoir une politique globale menée au niveau du ministère de la Culture, il faut à ce moment-là se dire que le schéma centre national ne fonctionne plus et on rapatrie les trois, pas juste l'un. Et peut-être à ce moment-là aussi, si je vais aller un peu plus loin, pas le plus faible, pas le plus fragile. Parce que quand on regarde les chiffres, le centre national du cinéma, c'est 800 millions de budget. Le centre national de la musique, c'est 130 millions. Enfin, j'arrondis, mais c'est dans cet ordre-là. Et celui du CNEL, vous l'avez... dit tout à l'heure, c'est une trentaine de Moi, la question que je pose au CNL, c'est pas est-ce qu'il faut plutôt le réintégrer au niveau du ministère, c'est est-ce qu'il ne faut pas renforcer le CNL, et notamment à travers des moyens supplémentaires, et la question de la taxe affectée, elle est tout à fait centrale, y compris par rapport à ce que vous avez cité, le fait de faire participer Amazon et les autres au financement de la politique du livre. Dans une période où on a un vrai problème de politique de la lecture en France, je trouve que la question est tout à fait légitime. Je voudrais dire aussi un mot, si vous me permettez, pourquoi il y a ce schéma des centres nationaux dans les différents aspects des politiques culturelles, cinéma, musique et livres. On s'est beaucoup bagarré ici au Sénat pour la création du CNM, celui de la musique, qui n'existait pas il y a quelques années, et Jean-Yves Mouyogonnet, encore lui, avait beaucoup bataillé pour... On l'avait tout à fait soutenu pour une raison principale. D'abord, on est dans le secteur de la culture. C'est un secteur économiquement fort, vous l'avez dit à travers ce que ça représente, mais c'est un secteur complexe d'un point de vue économique. Et si on prend celui du livre, c'est encore plus complexe. Vous êtes dans un secteur économique où le prix est bloqué. Donc vous allez être dans un schéma économique où il va falloir que les différents acteurs se partagent la valeur. On imagine bien avec un schéma où le prix est bloqué, c'est compliqué les relations entre les acteurs, les acteurs principalement éditeurs, auteurs, libraires, il va falloir trouver des équilibres. Pour connaître un petit peu ce secteur, depuis quelques années, c'est un secteur qui a l'habitude de travailler ensemble, mais dans des relations compliquées. Je ne crois pas personnellement que le ministère en direct... peut gérer ces relations compliquées, et notamment, il faut créer des espaces, et c'est tout l'intérêt de ces centres nationaux, où les professionnels se responsabilisent sur l'ensemble de la filière. C'est-à-dire que les éditeurs se sentent aussi responsables de la situation des libraires, et les libraires se sentent aussi responsables de la situation des éditeurs et des auteurs. C'est tout l'enjeu de ces centres nationaux, et c'est pour ça que peut-être... Vous pourriez nous en dire un petit peu plus comment la profession, dans ces différents aspects, éditeurs, libraires et auteurs, s'implique dans la structure du centre national du livre et comment peut-être vous participez à faire en sorte que la filière dans son ensemble fonctionne mieux. Parce que la question qui est posée à travers l'idée d'on réintègre au ministère ou pas, c'est est-ce que ça fonctionnerait mieux la filière du livre si c'était géré par le ministère ou est-ce que le fait... que vous avez des structures internes qui fait qu'ils se parlent, ça n'est pas plus intéressant.
vais peut-être passer la parole directement. On a des écrivains et des auteurs autour de la table, c'est intéressant. Je passe la parole à Inic Jadot aussi.
Merci, merci monsieur le Président, et merci au Président Lafon. En fait, j'ai l'impression que parfois, on renvoie... La complexité des secteurs économiques, des statuts, parce qu'au-delà de la complexité du secteur économique en particulier, c'est aussi la complexité des statuts, des droits d'auteur, tout ce qui se passe autour de ce secteur-là. Et donc tout est complexe. On crée au-delà, et c'est important que le président Lafond l'ait rappelé, une vraie politique culturelle. On crée des outils pour gérer la complexité et on reproche aux outils de la complexité. Ça ne peut pas marcher. Si on ne veut pas d'intermittent du spectacle, si on ne veut pas de droit d'auteur, si on veut tout simplifier, il faut le faire. Mais ce n'est pas la responsabilité du CNL de le faire. Donc je pense que ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que je pense que les uns et les autres, on se promène. en dehors de notre pays. La situation du livre dans d'autres pays et quand vous essayez de trouver une librairie dans un paquet de pays voisins, reconnaissons, c'est extrêmement compliqué. Et moi, je suis très fier qu'on est encore dans nos centres-villes des librairies. C'est de plus en plus difficile, mais on a encore dans nos centres-villes et à la campagne des librairies. Et ça fait rayonner notre culture et ça fait vivre aussi. les auteurs. Et je pense que ce sont des outils qu'il est extrêmement précieux de conserver. Parce qu'à un moment donné, oui, on peut jouer en disant, finalement, autant commander un bouquin sur Amazon, il finira par arriver. Il n'y aura plus de librairie, il n'y aura plus qu'Amazon, y compris avec son régime fiscal particulier. Moi, je suis très... J'apprends beaucoup de choses en permanence sur la culture, parce que c'est un milieu complexe, mais je crois qu'il ne faut pas se tromper d'objectif de simplification en voulant, au fond, traiter, en supprimant les outils d'un secteur complexe qui a besoin. Et c'est la fierté de la France d'avoir une belle politique du livre.
fait encore tourner un peu la parole, Pauline Martin
Merci Monsieur le Président. Alors moi je vais revenir sur un sujet que vous avez évoqué Madame la Présidente qui est plus sur les territoires. Vous avez dit tout à l'heure que vous aviez une action au niveau des établissements scolaires mais que vous aviez aussi une action auprès des petites communes. Alors, voilà, moi je suis une élue rurale, anciennement présidente de Communauté de Communes, donc voilà, sur un territoire donné. Très honnêtement, je n'avais jamais entendu parler de votre action, donc je voudrais savoir un petit peu comment ça s'articule, qui paye sur les territoires, parce que là, pour le coup, pour avoir organisé un certain nombre de salons du livre, d'interventions d'auteurs, c'est toujours nous, collectivités, qui avons... assumer financièrement les coûts de ces choses-là. On a évoqué par ailleurs tous autour de la table, et nous sommes tous d'accord pour constater le déclin de la lecture, au sens noble du terme. Donc je vais vous poser une question un peu vindicative. Du coup, vous existez quand même depuis quelques temps. Quid de l'efficacité de votre action dans le temps ? Merci.
Madame la Présidente, Monsieur le Directeur, on a 10 minutes.
Je vais rapidement brosser la situation aujourd'hui de la situation du livre. La lecture, vous connaissez, vous avez vu les rapports qui sont sortis, notamment les rapports du sein national du livre sur les jeunes à la lecture. Et sur les français, la lecture, je suppose. Donc un déclin avéré qui ne touche plus uniquement les jeunes, mais aussi grandement les autres générations, notamment les parents, qui ne sont plus du tout une valeur d'exemple pour la lecture à la maison. La petite lecture du soir qui disparaît avant le coucher des enfants. Et voilà, je pourrais être longue, l'attention totalement dispersée, puisqu'on lit désormais, en ayant ces notifications de réseaux sociaux à côté, donc 51% des enfants déclarent effectivement s'interrompre en permanence, donc une attention fragmentée, etc. Je reviendrai sur ce qu'on fait, sachant qu'évidemment, le CNL ne va pas résoudre tous les problèmes. Aujourd'hui, pourquoi la situation se tend ? Parce que les librairies ne vont pas bien. Et si vous n'avez pas entendu parler de notre action, je ne sais pas en tous les cas, normalement, je ne sais pas quel est votre territoire, mais on est présent auprès des régions. et de la DRAC pour le financement des librairies indépendantes. Je ne sais pas s'il y a beaucoup de librairies dans la région que vous représentez, dans le territoire, mais généralement quand les territoires nous connaissent, c'est à travers les librairies. À travers les festivals, mais pour parler des festivals, c'est les festivals qui ont un rayonnement national. On était à Nancy la semaine dernière, Nancy, Brive, Saint-Malo. Lorsque les festivals sont de plus petite taille, ils relèvent de la DRAC. Et le CNL d'ailleurs ne s'en mêle pas puisqu'on ne fait pas doublon, précisément. Sur la situation actuelle et pourquoi elle est tendue, parce que les librairies vont mal. La marge d'un commerce de librairie se situe entre 2 et 3%, 4% quand ça va bien. Et cette marge a été rognée d'au moins 1% depuis 2-3 ans, liée à l'inflation classique. Plus récemment... à la hausse du carburant, hausse des loyers de centre-ville, hausse du SMIC, 18,3% en 5 ans, qui affecte directement les libraires recrutés dans les librairies, puisque les libraires sont rémunérés à peu près à 200 euros en moyenne de plus que le SMIC. Donc ces charges ont augmenté plus vite que n'a augmenté le prix du livre, car le prix n'est pas bloqué mais il est unique. C'est pas la même chose. Le prix du livre a augmenté, mais ce prix ne peut pas suivre le coût de l'inflation, en tous les cas selon les éditeurs qui fixent le prix du livre. Et de surcroît, les volumes de vente ont baissé. Donc, baisse des recettes, augmentation des charges supérieure à la baisse des recettes, la marge a diminué. Les librairies sont aujourd'hui au-devant d'une problématique de trésorerie importante et qui enchaîne, crée des tensions. avec l'édition sur notamment les remises et le statut des remises qui peuvent être faites aux librairies par rapport à d'autres plus grandes enseignes. Amazon, au-delà de ces ventes qui se développent, favorise aussi une concentration sur les mêmes œuvres par le biais des algorithmes de félicitations des ouvrages qui sortent. Pour la première fois, par exemple, en 2025, sur les dix premières grosses ventes de livres en France, six relèvent de la même autrice, Freda McVladen, dont vous avez dû entendre parler, avec la femme de ménage. Loin de moi l'idée de juger l'écriture de la femme de ménage, ça ne me regarde pas. En revanche, c'est la première fois qu'une seule et même autrice était l'auteur des six livres les plus vendus. sur les 10 les plus vendus de 2025, ce qui met en difficulté et fragilise la diversité éditoriale, donc les éditeurs indépendants et les librairies qui ont tendance à mettre en avant la diversité éditoriale. Donc voilà le contexte. La situation se tend terriblement entre les libraires, les diffuseurs, les éditeurs. Les auteurs se précarisent parce qu'il y a moins de livres vendus par ouvrage. En cela, le centre national du livre, là non plus, ne peut pas tout régler, notamment la remise. C'est une question de secret des affaires entre l'éditeur et le libraire, on n'a pas à s'en mêler. Mais on organise très fréquemment des réunions interprofessionnelles pour que la parole continue de circuler et que la profession reste solidaire. Ça c'est pour l'aspect interprofession. Sur l'ASPE, nous avons par ailleurs lancé des groupes de travail sur qu'est-ce que serait la librairie dans 10 ans, pour savoir quels seraient les amendements qui pourraient être apportés à ce commerce pour qu'il retrouve des marges de manœuvre. Pour ce qui est de l'efficacité de l'action, écoutez là, j'ai envie de dire, sur un phénomène qui touche 800 000 enfants par tranche d'âge, dès l'école primaire jusqu'au master voire doctorant, puisque maintenant les copies des master 1 et master 2 se dégradent aussi de manière vertigineuse, plus les adultes, les parents, plus les grands-parents qui se mettent à aimer davantage les séries que lire, devant ça... Le CNL, avec ses petits bras musclés, ses 63 ETP et ses 2 à 3 millions consacrés à la lecture, ne va pas résoudre la situation. En revanche, et c'est ce pourquoi je pense qu'il faut qu'on déploie plus de moyens auprès du Centre National du Livre
ou
X qui mettra en œuvre une politique du livre pour la lecture, parce que je pense que c'est une urgence absolue. Et que bien évidemment, il faut y investir beaucoup plus de moyens.
Si je peux me permettre de compléter. Oui, nous, on plaide pour une campagne nationale du type 5 fruits et légumes par jour. C'est ça que ça devrait être. C'est le principe d'ailleurs du quart d'heure de lecture. Et là, encore une fois, on ne peut pas nous reprocher un manque d'efficacité, alors qu'on représente encore une fois très peu de moyens par rapport à l'enjeu. Mais oui, évidemment, on plaide pour plus de... plus de soutien à la lecture. Je voudrais juste remercier le président Lafon parce que moi je suis arrivé au CNL en janvier. Moi, ce serait peut-être embêtant de partir en décembre, mais outre cela, j'ai quand même un œil un peu encore frais sur cette structure. Je peux vous dire que ça fait 30 ans que je travaille dans les institutions culturelles. Je peux vous dire qu'elle est extrêmement efficace, souple et surtout, je voudrais remercier le président Lafond parce qu'il me semble qu'il y a un point absolument essentiel qu'il a. Ce qu'il a dit, c'est que c'est un organe de réflexion interprofessionnelle entre des mondes qui se détestent cordialement, parce que dans la culture c'est ça, et donc on est une institution qui permet de dialoguer et de proposer au ministère de la Culture de faire remonter les informations ou de trouver des équilibres pour que tous ces gens se parlent et trouvent effectivement une politique culturelle qui est si possible consensuelle. Donc voilà, je pense que ça, c'est vraiment, s'il y avait un point sur la question de l'administration centrale, et d'ailleurs c'était tout à fait la logique du CNM, c'est-à-dire il faut que des gens s'organisent pour se parler, pour dialoguer et trouver des solutions ensemble quand il y a une difficulté. Et je rappelle que le livre, l'édition, la lecture n'était alors... va devenir ou doit devenir la première politique publique culturelle en France, mais malheureusement, parce que ça va mal, parce que la lecture baisse de manière extrêmement dangereuse, parce qu'elle est attaquée par les réseaux sociaux, et que le livre, c'est la culture française. Donc jusqu'ici, on n'avait pas trop besoin de la soutenir. Aujourd'hui, malheureusement, il va falloir la porter.
Peut-être justement, jusqu'à présent, le prix unique du livre. avait permis finalement que les plaques tectoniques de cette filière tiennent le coup. Voilà, dans une finalement assez grande solidarité. Ça ne suffit plus. Et peut-être juste une petite correction. Les différents membres de cette profession ne se détestent pas. En revanche, ils poursuivent parfois des objectifs qui sont contradictoires. Mais il y a quand même un respect mutuel pour les métiers.
Parce que c'est notre actualité politique. C'est quand même un milieu qui est en train de se restructurer totalement, qui est politiquement en train de se polariser, de se concentrer. Et les outils au service du livre, garantir une forme de pluralité, de diversité, et notamment gérée par la puissance publique, pour garantir ça, me paraissent absolument essentiels dans ce moment politique que nous vivons.
-Sophie a souhaité prendre la parole.
Merci beaucoup, merci pour cette audition riche, parfois surprenante, parfois déroutante, mais merci en tout cas pour vos explications. Moi je retiens plusieurs choses dans ce que vous venez de dire, entre autres le fait qu'aujourd'hui nous créons aussi des agences et de la complexité autour de gens qui ne parviennent pas à trouver un objectif commun. et à s'entendre. Moi, ça, ça m'interpelle quand même un petit peu, parce qu'à l'heure où on doit tous converger en faisant des efforts pour pouvoir respecter aussi nos finances publiques, d'entendre que nous sommes le lion de ces acteurs qui ont du mal à trouver une voie commune. aussi besoin à un moment que chacun puisse se requestionner pour pouvoir trouver cette voie commune sans avoir besoin du coup de dépenser à la fois une énergie folle mais aussi des finances publiques pour pouvoir trouver un terrain d'entente entre tout le monde. Je pense qu'aujourd'hui notre société évolue et il faut que tout le monde suive ce même chemin de pouvoir trouver en tout cas des pistes d'atterrissage qui conviennent à tout le monde. Il faut qu'on arrête de compter sur l'État pour tout le temps, y compris pour nous mettre d'accord autour d'une table. C'était mon premier point. Mon deuxième point pour être sûr de bien avoir compris, est-ce que vous vous considérez comme le guzo des auteurs par rapport aux finances et quand vous avez expliqué que vous... Vous faisiez les fiches de paye. Moi, je connais les guzots par rapport au monde du spectacle et des intermittents du spectacle. Est-ce qu'on pourrait créer une forme de parallélisme entre votre structure et celle des guzots ? Comment est-ce que vous intervenez auprès des médiathèques et des centres culturels ? des bibliothèques publiques, parce que j'entendais les librairies privées, et comment est-ce que vous contribuez aussi dans les milieux publics ? Et puis enfin, est-ce que vous êtes en mesure aujourd'hui, au vu de cette commission spéciale et de cette commission d'enquête préalable, est-ce que vous êtes en mesure aujourd'hui de nous apporter des pistes d'amélioration de vos actions ou de votre... pour les finances publiques, est-ce que c'est une remise en cause que vous êtes prêts à faire ? J'entends que, et merci à Yannick Jadot qui vient de partir, qui disait qu'on ne pouvait pas créer des agences pour gérer une complexité et reprocher à ces agences cette même complexité. Je l'entends. Mais du coup, est-ce qu'il y a aussi, de votre côté, une réflexion sur la manière d'optimiser votre fonctionnement ? et de contribuer aussi à l'action qui nous unit tous aujourd'hui pour renforcer et améliorer l'efficacité de notre puissance publique. Je vous remercie.
Donc les réponses à ces questions.
Ma question, juste, parce que c'était sur la gestion, est-ce que vous allez être concerné par la politique foncière de l'État et la mise en place de la foncière ? Ce qui me semble que vous êtes aujourd'hui dans un hôtel particulier dans le 7e arrondissement. Donc si jamais vous devez vous mettre à payer un loyer correspondant à la valeur des locaux que vous occupez, comment est-ce que vous allez être capable d'amortir cette charge nouvelle et est-ce que vous n'allez pas être amené à repenser votre localisation ? Complète la question d'Anne-Sophie. Bon,
pas mal de questions qui viennent d'arriver. Ce sera aussi le mot de la fin parce qu'on va arriver au terme de cette audition. D'accord. Alors non,
nous ne sommes pas le guiseau pour qu'on soit clair. Nous finançons les fiches de paye des auteurs qui interviennent directement dans les écoles et les collèges dans le cadre des résidences qui existent. Et plus récemment, et c'est pour ça qu'on a pris une personne dédiée plus récemment dans le cadre des plus de 4 500... Elle ne fait pas que ça, je vous rassure, mais 4 500 rencontres d'auteurs que nous avons organisées en partenariat avec l'éducation nationale et le pass culture. Ce n'est pas l'essentiel de l'activité vis-à-vis des auteurs. L'essentiel de l'activité pour les auteurs, ce sont des bourses qui sont versées dans le cadre des commissions, qui se réunissent trois fois par an. et qui sont répartis en deux, commission fiction, commission non fiction, et dans chacune d'entre elles, des spécificités, jeunesse, bande dessinée, poésie, théâtre, sciences humaines et sociales, histoire, sciences des religions, etc. C'est ça le gros de la politique des auteurs, c'est des bourses d'auteurs. Que faisons-nous avec les bibliothèques ? Alors nous, on ne s'occupe pas de la lecture publique, c'est le ministère de la Culture qui s'occupe de la lecture publique, dans la répartition qui a été faite en 2010 lors du décret. qui a voulu clarifier les actions de chacun. En revanche, ce sont des partenaires assez naturels. Dans l'ensemble de nos événements, que ce soit partir en livre, que ce soit l'énue de la lecture, que ce soit le quart d'heure de lecture, voire les actions que nous soutenons en faveur de la lecture, les bibliothèques sont parmi les premières à se manifester en soutien de toutes ces opérations. et les premières à solliciter bon nombre d'auteurs pour venir animer leur rencontre dans le cadre de ces événements. Ce sont nos relations avec les bibliothèques et les médiathèques. Sur l'amélioration, sur la mise en place de la foncière, non, nous ne payerons pas un loyer d'un hôtel particulier entre la rue de Verneuil et la rue de l'université avec un petit jardin, non. On ira ailleurs avec un loyer qui correspondra au nombre de mètres carrés dont on a besoin, compte tenu de la taille de notre établissement. Il se trouve qu'aujourd'hui on les occupe tous les mètres carrés, mais on ne paiera pas un loyer de ce que représenterait cet hôtel particulier. Pour l'amélioration de notre fonctionnement. Alors, on a quand même eu une baisse de 22% de notre subvention depuis deux ans. Donc, on a pu prélever un montant d'argent sur notre fonds de roulement qui était suffisamment conséquent pour pouvoir le faire sans mettre en péril l'équilibre de la maison. Mais nous avons déjà procédé à un certain nombre d'économies, notamment 1,2 million d'économies sur le fonctionnement. Mais une fois de plus, qui touchaient davantage les actions de communication, etc., liées aux événements, et nous commençons à réfléchir évidemment aux pistes d'économie que nous pourrions faire, sachant que la difficulté, c'est d'arriver à réfléchir aux économies qu'on pourrait faire auprès des auteurs, éditeurs, libraires, vies littéraires et développement de la lecture, à un moment. ou comme je l'ai dit tout à l'heure, il y a une tension particulière sur ce marché qu'on n'avait pas connu les années précédentes.
bien, écoutez, merci beaucoup pour votre présence en ce début d'après-midi pour parler de la CNL. Nous allons poursuivre notre chemin des auditions. avec l'ADEME et l'OFB tout à l'heure. Merci, bon retour. Merci pour le temps que vous avez consacré à cette commission.
Merci à vous.
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