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tout cas, Emmanuel Macron est un menteur, un menteur patenté. puisqu'il nous dit, ceux qui veulent la baisse des taxes, ceux qui nous disent que la baisse des taxes va apporter une solution, donc Marine Le Pen qui propose la baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les carburants, sur toutes les énergies, mais qui ne nous disent pas comment ils vont faire des économies, alors que ça fait des mois, pour ne pas dire des années, que nous avons un plan d'économie au Rassemblement National, budget après budget, et que Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, a proposé 125 milliards d 'économies en 5 ans. Donc les économies... elles sont là, et on le sait, la fraude sociale, l'immigration, le train de vie de l'Etat, les contributions obligées de l'Union européenne. Donc que M. Macron arrête le plan d'économie du RN, il est chiffré, il est détaillé. Mais lui, on a bien compris qu'il ne voulait pas rendre de l'argent aux Français. Il nous parle de la situation internationale que tout le monde connaît. En fait, il nous parle de tous les leviers qu'il n'a pas. Le détroit d'Ormuz, il ne le maîtrise pas. Le prix du diesel aux Etats-Unis et le fait que Donald Trump veut réserver la production américaine aux contribuables et aux citoyens américains, il ne le maîtrise pas. Il n'a qu'un seul levier, une seule solution, c'est la baisse des taxes. Tous les autres l'ont fait. Espagne, Italie, Allemagne, Pologne. Et lui veut garder le magot jusqu'au bout. Tout en disant, excusez-moi, il a quand même dit une chose. Il ne faut pas l'exclure et qu'à un moment donné, on ne peut rien refuser, on ne peut rien condamner pour l'avenir. Et là
où c'est vraiment une forme d'obstination qu'on a du mal à comprendre, la perte. Pour l'État, puisque les Français ne vont plus à la pompe, font des demi-pleins, des tiers de plain, des quarts de plain, c'est 420 millions d'euros. Les taxes sont tellement élevées que l'État est en train de perdre de l'argent. Il perd 420 millions d'euros. Donc quand il nous dit que ça coûterait un milliard de baisser les taxes, déjà ça coûterait en fait 600 millions. Et un mois. Puisqu'il est en train de perdre 420 millions d'euros d'ores et déjà avec les Français qui évidemment font des plaints beaucoup moins importants. Donc il pourrait déjà... vous baisser les taxes d'au moins 420 millions d'euros, ça serait déjà un petit... Tout en augmentant l'échec.
Les aides ciblées,
et vous savez très bien que les aides ciblées, il y a un Français sur deux qui a droit qu'il ne le fait pas parce qu'il y a ça de paperasse à remplir. Donc un Français sur deux qui a le droit aux aides
ne les demande pas en plus. Vous savez pourquoi il ne le fera pas ? Parce qu'il faudrait qu'il reconnaisse qu'il a eu tort. Et Emmanuel Macron ne reconnaît jamais. Ça
lui fait perdre de l'argent en plus. Les taxes sont tellement élevées que les Français ne vont plus à la pompe.
Mais on pourrait parler de la consommation. Les experts vous le disent, la consommation est en train de baisser. Pourquoi ? Parce que vous avez des Français qui ont besoin de la voiture. Parce que là, on est à Paris, mais dans le reste du pays, la voiture, c'est essentiel pour aller travailler, pour aller au cinéma, pour aller au restaurant, pour acheter des enfants. Vous avez des parents qui, aujourd'hui, ne peuvent plus faire ça. Donc la consommation baisse. Même ça, ils ne
veulent pas aller au cinéma. Vous pensez qu'ils vont se payer un cinéma avec leurs enfants ? C'est quatre places de cinéma ? C'est le pop-corn ? Et le trajet, ils n'y vont plus. Et
dans toute cette interview, pardon, mais il n'a toujours pas reconnu un seul tort. Il nous a refait le coup, même sur les finances publiques. Aucune responsabilité de la France. Il nous a encore expliqué, c'est les crises. Comme si les autres pays du globe n'avaient pas connu les mêmes crises. Il n'y a aucun responsable. Donc sûr, je vous garantis, il ne baissera pas les taxes. Parce que ce serait reconnaître une erreur.
Jules ? Ce ne sera pas reconnaître seulement une erreur, ce sera reconnaître que ce qu'il a dit finalement ce soir ou ce qu'il n'a pas dit, c'est la décision finale de son décennat. C'est-à-dire que c'est très compliqué ce que vous nous demandez de faire, parce qu'on est obligé de décrypter la stratégie économique de celui qui a augmenté la dette de 1 500 milliards, de celui qui a fait que le déficit est quasiment à 6%. Alors là, on veut le descendre à 5, alors qu'en réalité, en 2023, on était déjà à 5,4. En 2024, lors de la dissolution, on était à 5,8. Que c'est Emmanuel Macron qui a provoqué le fait qu'on ait 2 millions de chômeurs en plus. Emmanuel Macron qui a fait qu'on est à 0,4% de croissance. Regardez tous les autres pays européens. Même l'Espagne, qui est un pays socialiste, est à plus de 2%. Donc le sujet, c'est pourquoi Emmanuel Macron est si mauvais en réalité. Pourquoi il est si mauvais ? Quand vous avez un ministre de l'économie et des finances d'Emmanuel Macron qui vous dit qu'à 2000 euros, on vit correctement, j'ai envie de vous dire, l'explication, elle tient
juste avec cette interview. Oui, Yoann. Écoutez, de l'argent en France, il y en a. On ne va pas dire qu'il n'y a pas d'argent dans le pays. De l'argent, il y en a. Seulement, il est mal utilisé et il faut aller le chercher. là où il est. Si Emmanuel Macron avait annoncé par exemple qu'il allait chercher l'argent du côté de l'immigration qui nous coûte un pognon de dingue pour reprendre une expression qu'il aime bien, par exemple préserver les prestations sociales non contributives aux Français, ça permet d'économiser tout de suite plusieurs milliards d'euros. 18 milliards sur une année pleine. Mais là, si on le fait maintenant, on peut au moins économiser plusieurs milliards et ça permet de financer des baisses de taxes à la pompe. Et arrêter les milliards qu'on donne au monde entier. L'aide au développement. Oui, mais il y a des économies à aller chercher partout qui permettraient d'aider les Français avant d'aider les étrangers. Clément
Beaune, il pourrait aller bosser dans le privé et on supprimerait son commissariat au plan. Ils
n'en veulent
pas. Il va aller
faire quoi ? Le
bilan économique d'Emmanuel Macron, c'est à la une du journal Capital. Vous avez déjà cité quelques chiffres, évidemment. 1300 milliards d'euros de dettes supplémentaires entre 2017 et aujourd'hui. Un chômage, il disait... A grande fierté, le chômage n'est plus un sujet. Il n'a pas été un sujet de l'élection présidentielle de 2022. On est à 8,3% de la population qui est au chômage. Les pronostics disent qu'on va atteindre les 10% à la fin du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. C'est 20% aussi d'inflation cumulée parce qu'on parle des carburants, mais tout augmente. Voyez le sujet de Louisa Paris.
bilan économique catastrophique, dressé par le magazine Capital, il décrypte 10 ans de macronisme. Premier constat, une dette publique qui explose, environ 2200 milliards d'euros à l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017, contre 3500 milliards aujourd'hui, soit près de 1300 milliards supplémentaires en 10 ans. Autre dossier, celui des retraites. Une réforme imposée au 49.3 puis reportée. Résultat, 1,4 milliard d'euros de coûts estimés en 2027. Même chose pour le chômage, le président de la République visait le plein emploi avec un taux autour de 5%. Il est descendu à 7% mais atteint aujourd'hui 8,3% de la population active. Et les Français peinent à payer leurs factures, notamment celle de l'électricité. Le tarif réglementé a augmenté de... 33% depuis 2016. Quant au coût du travail, il atteint une moyenne de 44,70 euros de l'heure en France, pris parmi les plus chers en Europe. La France aurait amélioré sa situation à court terme au prix d'une forte dégradation sur le long terme.
était présenté comme le Mozart de la finance, Eric Tegner. Comme le Mozart de la Finance qui nous disait, je l'ai rappelé, il y a quatre ans, il était fier de dire que le chômage n'était plus un sujet en France. 8,3% de la population au chômage.
Ce n'est pas le Mozart de la Finance, c'est le Attila de la dette. C'est-à-dire qu'il s'est spécialisé là-dedans. C'est-à-dire que le prochain président de la République,
il
sera forcément meilleur. Il restera la dette. Mais vous savez, c'est exactement cela. C'est-à-dire qu'il reste encore six mois pour qu'il mette véritablement le pays à feu et à sang en termes de finances publiques. C'est ça l'immense problème qu'on a aujourd'hui. C'est-à-dire que vraiment, sans caricature, qu'atturait Emmanuel Macron, moi, il y avait des choses qui me plaisaient. C'est-à-dire qu'il avait su, par exemple, libérer le travail. En effet, sur la capacité de donner confiance aux entrepreneurs pour se dire qu'il pouvait embaucher quelqu'un, il était plutôt bon. Mais il a tout bazardé. Il a tout bazardé en 2024 parce qu'il a décidé de casser son jouet avec cette dissolution. Aujourd'hui, c'est une catastrophe. Moi, je vais vous dire, le fond de ma pensée, Gauthier, et vraiment, c'est difficile pour moi, mais François Hollande était un meilleur président qu'Emmanuel Macron. Parce qu'en plus, la vérité, c'est que la croissance que... dont a bénéficié Emmanuel Macron avec la baisse du chômage en 2017. Disons qu'il a eu
moins de temps pour ruiner le pays. Emmanuel Macron a eu 10 ans. François Hollande en 5 ans s'est donné du mal quand même. Je vais vous dire,
François Hollande, et on l'a vu d'ailleurs avec ce qui s'est passé au Parti Socialiste en ce moment, au moins il est malin. Donc il a un plan. Son plan, en général, c'est de rester en poste sans sortir. Il n'a pas réussi là-dessus. Mais il a une stratégie. Emmanuel Macron, vu que tout tourne autour de lui, il va dans le mur et il ne le sait pas. C'est ça l'inorme problème qu'on a aujourd'hui avec Emmanuel Macron, qui, encore une fois, les deux premières années de son quinquennat, n'était bénéficiaire uniquement grâce aux réformes enclenchées par François Hollande. Il faut quand même rendre un peu à César ce qui est à César. La
dissolution, c'était le choix des Français, au final. Oui, mais rien n'est de sa faute. C'est jamais lui.
C'est jamais lui. En revanche, Notre-Dame de Paris... Marie, c'est lui. Quand va gagner la Coupe du monde de football, c'est lui. Non mais bizarrement, à chaque fois, quand il y a une grande entreprise qui a réussi, c'est lui. Est-ce que vous l'avez entendu sur
le mouvement des Gilets jaunes ? Certains pronostiquent que le mouvement des Gilets jaunes a un retour le 17 octobre. Il a dit, moi, j'y prendrais part. J'y prendrais pas, puisque je suis contre la guerre qui bloque le détroit d'Hormuz et je suis contre la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Donc moi, s'il y a un mouvement... Je ne le conseille pas d'aller au manif. Vu que je ne suis pas responsable de la flambée des prix des carburants, j'y prendrais part. Il n'a pas conduit. Sur un plein, je rappelle, 70% du plein part dans les caisses de l'État. Écoutez Emmanuel Macron sur le mouvement des gilets jaunes. Il ne croit pas à son retour. Et s'il revient, il va mettre son gilet jaune. Il mettra son gilet jaune. Il n'est pas responsable.
Demandez-lui quand il a fait le plein la dernière fois.
n'ai jamais laissé les Français de côté. Est-ce qu'on le fait en responsabilité ou est-ce qu'on le fait en démagogie ? La grande différence avec ce qu'on a pu connaître par le passé, comme au moment de la crise des Gilets jaunes, c'est qu'aujourd'hui, la hausse que nous vivons et que nous avons vécue durant ces derniers mois, elle n'est pas due à une décision gouvernementale ou à une hausse des taxes. Elle est due. à des conditions géopolitiques.
Emmanuel Macron a utilisé un terme que j'ai trouvé très fort dans son lecture. Il dit que les Français ont parfois renoncé à des produits qui touchent au plus près de leur intimité. Oui, vous avez des femmes, effectivement, on en parlait ce matin, qui renoncent à des produits d'hygiène qui coûtent trop cher. Mais on est dans quel pays, en fait ? On est dans quel pays ? Donc vous allez voir ce reportage tout à fait saisissant de Guillaume Fouteau, parce que ça dit quelque chose de notre pays quand vous voyez des antivols faire leur apparition sur des steaks et sur des poissons surgelés. On en parle juste après le journal de Margot Siffer. Bonsoir, Margot.
Bonsoir Gauthier, bonsoir à tous. Les prix à la pompe du diesel dans l'Union européenne atteignent un nouveau sommet. 2,33€ le litre en moyenne contre 2,16€ la semaine dernière. Le baril de Brent a également pris 3% pour atteindre les 106,24$. Les syndicats de policiers reçus par le ministre de l'Intérieur sortent déçus de cet entretien. Aucun moyen supplémentaire n'a été évoqué. Ils appellent à poursuivre leur mobilisation, notamment mardi prochain, jour de grève dans la fonction publique. 98 000 hectares ont brûlé depuis cet été dans l'Hexagone. 21 000 départs de feu ont été enregistrés. Un niveau cinq fois supérieur à la moyenne de ces 20 dernières années. Un record également depuis 1976. Xi Jinping accueilli en grande pompe à la Maison Blanche. Il appelle à maintenir une position sans conflit entre Pékin et Washington. Il ajoute que leurs deux pays ont la responsabilité de développer une intelligence artificielle avec un contrôle humain. Et puis à ne pas louper sur nos trentaines et celles d'Europe 1, la venue exceptionnelle demain matin de l'ancien président Nicolas Sarkozy. Une interview exclusive à retrouver dès 9h au micro de Pascal Praud.
Évidemment, une interview à ne pas manquer de l'ancien président de la République, donc Nicolas Sarkozy demain matin chez Pascal. Ce reportage tout à fait saisissant pour 100% frontières et qui a commencé dans les colonnes du JT News. Quand les antivol font leur apparition sur les denrées alimentaires de première nécessité, des steaks, des poissons surjolis. Un premier extrait du reportage de Guillaume Foucteau.
les produits qui sont en rayon ici, il y a un antivol sous l'étiquette, c'est ça ? Oui,
sous l'étiquette, sous le prix. Ça c'est un antivol. Qu'on met sous les étiquettes, ça a l'air d'un produit pour marquer que c'est du frais. Mais les gens, ils en ont pris connaissance, du coup ils les arrachent aussi. Du coup on est obligé de les mettre sous la barquette. Donc
c'est aimanté, c'est un système électronique ? Voilà, et que ça sonne.
Maintenant on en met dans le fromage, on en met dans le poisson, on est obligé d'en mettre partout parce que sinon... et quand on compte la marchandise. On trouve qu'il y a un écart qui est catastrophique. Là,
quelque part, c'est un flagrant délit de vol, c'est ça ? Oui, parce que ça, ça sonne. Ce sont les antivols des différents steaks hachés qui ont été retirés, c'est ça ?
Pas que les steaks hachés, mais beaucoup pour les steaks hachés, parce que les papiers s'accrochent très bien, c'est une espèce de pince.
Donc là, monsieur, les produits concernés, ce sont des steaks hachés, des rum steaks, c'est ça ? Tout ce qui dépasse normalement dans les 7-8 euros jusqu'à 11 euros. Ça fait combien de temps que ces antivols sont installés, monsieur ? fait au moins deux ans et les vols ce sont un phénomène c'est un phénomène qui a augmenté c'est très très courant maintenant aujourd'hui c'est vraiment
affreux
et ce phénomène de vol il est vraiment de plus en plus régulier monsieur très courant
très très régulier des gens qui font de penser à commerce pour eux après si vous allez à par exemple à barbes et tout ça vous allez vous trouver les mêmes produits en train d'être vendu on n'arrête pas d'appeler la police malheureusement la police peut pas se déplacer pour chaque client sinon ils vont rester ici toute la journée
Qu'est-ce que ça dit de notre société, Sébastien, quand on voit des antivols apparaître sur des produits de première nécessité comme la viande et le poisson surgelé ? Je lisais dans le colonne du J.D. News sous la plume de Jules que, évidemment, les Français qui se retrouvaient à se dire « je vais devoir voler », c'est des Français qui n'ont jamais fait de vague de leur vie. C'est des Français honnêtes. C'est des Français où on n'a jamais retrouvé l'un de leur enfant dans les émeutes. C'est des Français qui bossent. C'est la France qui travaille, qui se retrouve à devoir voler. C'est un truc de dingue.
Vous parlez des Gilets jaunes tout à l'heure et d'un potentiel retour. Ce n'est pas compliqué. Vous voyez les cadenas, ça c'est des cadenas sur les surgelés. Je trouve ça, ces images sont complètement folles. Depuis les Gilets jaunes, tout a augmenté. Parce qu'on parle en effet beaucoup en ce moment du prix de l'énergie, mais on pourrait parler évidemment des denrées alimentaires, on pourrait parler des loyers, on pourrait parler des assurances, on pourrait parler du prix des voitures, on pourrait parler des mutuelles. Tout a augmenté dans ce pays, sauf une chose, les salaires. Donc depuis la crise des gilets jaunes, tout s'est empiré. Et les deux piliers, les deux fondements des gilets jaunes, c'était quoi ? Il y avait évidemment cette revendication sur le pouvoir d'achat. Rien n'a été fait, tout a empiré. Et puis il y avait quand même une deuxième revendication. C'était la revendication démocratique. Cette idée que le peuple ne se sentait plus représenté, qu'il ne se sentait plus écouté. Et sur ces deux revendications, ces deux piliers des gilets jaunes, aucun des deux n'a été entendu par le pouvoir en place. Souvenez-vous, pour sortir... Difficilement de la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron, nous avait sorti le chèque, comme d'habitude. Parce qu'à l'époque, quand il y avait une crise, on sortait le chèque. Grand débat. Sauf que maintenant, il n'y a plus d'argent. Et nous avait sorti le grand débat, qui est un espèce de sketch organisé, où les questions étaient préparées à l'avance.
Avec le cahier de doléances, qui sont allés caler les étagères
des mairies. Ils sont aux archives. Donc en fait, on parle souvent des gilets jaunes, mais aucune leçon n'a été retenue des gilets jaunes. Donc comment voulez-vous penser une seule seconde que ça ne va pas finir par revenir ? Il y a une colère qui est tellement prégnante, évidemment que ça va exploser.
Alors les cadenas, franchement c'est un truc de dingue, les cad les congélateurs où il faut demander aux vendeurs d'ouvrir le cadenas pour pouvoir se servir un poisson surgelé. Des serrures, absolument. Donc il y a antivol et cadenas et serrures. Voyez ce deuxième extrait du reportage de Guillaume Foucteau.
On se trouve ici dans le Picard du 12e arrondissement de Paris. Regardez à ma gauche, juste ici, un bac frigorifique un peu particulier. Pourquoi ? Eh bien parce qu'il est cadenassé. Le cadenas se situe juste ici. Sont concernés ici les produits suivants comme des filets de truite ou encore des pavés de saumon. Et si vous me suivez, quelques mètres derrière ce bac se trouve un autre bac frigorifique, lui aussi cadenassé, avec un cadenas qui se situe juste là. Et cette fois sont concernés des poissons, encore une fois, des dos de cabillaud ou encore des filets d'aigle fin. Pour se servir, c'est tout simple, il faut appeler. Un vendeur qui vient ici sur place au niveau des bacs frigorifiques, qui ouvre les bacs frigorifiques et qui peut donc servir les différents produits aux clients. Je rappelle tout de même qu'en 2025, les vols à l'étalage ont augmenté de près de 9% selon les données
du ministère de l'Intérieur. Un mois et demi qu'on a du cadenassé parce qu'ils sont venus, je crois qu'ils sont venus de mémoire quand j'étais là. La première fois, ils sont venus un samedi et après, ils sont revenus le lundi d'après. Pour voler les aliments, c'est ça ? Oui, c'était pour le saumon et le cabillaud, donc tous les produits chers. Les cinq dernières personnes que j'ai attrapées, entre parenthèses, c'est des personnes âgées qui vont laisser du cabillaud au fond du caddie. Je sais que ce n'est pas facile la vie en ce moment. Je sais que tout est de plus en plus cher. Ça va de l'essence, ça va du poisson, n'importe quoi. Et ça, je comprends. Et ça, vous le voyez régulièrement pour le coup ? Oui, mais les cadenas, ce n'est pas pour eux. Parce que c'est pas eux qui prennent 100 poissons en même temps. C'est même pas pour les manger, c'est vraiment pour la revente. On est quasiment sûr parce que vu tout ce qu'ils prennent, ils prennent avec des gros sacs Ikea, des sacs entiers, ils repartent. Là, ça n'a rien à voir avec de la précarité. C'est du pur business à l'état pur. On voit du poisson pour le revendre et se faire de l'argent.
vous avez entendu, il y a deux profils. Il y a ceux, effectivement, qui s'en outrevendent. Il nous dit aussi, il y a des personnes âgées. Ce n'est pas les personnes âgées qui font du recel de cabillaud surgelé. Donc, on se retrouve avec des retraités. On va en parler dans un instant. Vous savez, les fameux retraités aisés qui ont 2000 euros par mois, selon Roland Lescure, qui se retrouvent à voler Karim Abric. Et on se retrouve avec des cadenas sur des congélateurs pour du cabillaud surgelé.
trouve que l'image, elle est saisissante, en fait. Elle est vertigineuse. On a l'impression d'être dans une séquence, comme d'être dans une dystopie, littéralement. Vous savez, à une époque, on se disait, le luxe, c'est quoi? Bon, vous pouviez rêver, la voiture de luxe, des vêtements, je ne sais pas, des voyages, je ne sais quoi. Non. Maintenant, le luxe, c'est d'entrer et dire, vous allez pouvoir manger un steak, du poisson, et c'est quoi la prochaine étape? On va devoir entrer, faire, je ne sais pas, moi, avoir un contrôle à l'entrée. d'entrée du magasin pour pouvoir entrer parce qu'il y a des risques. Il y
a
quelque chose d'extrêmement troublant et oui, vous l'avez mentionné, il a parlé de deux éléments. Peut-être effectivement des trafics où je ne sais trop, où on revend, on essaie de revendre la marchandise. Mais je pense que l'essentiel est là. Il y a des gens qui volent parce qu'ils n'arrivent plus à se nourrir. Les
vols ont augmenté de 10 % l'année dernière. Quand
on pense aux personnes âgées, on est rendu, on parle souvent de personnes les plus vulnérables aussi qui se retrouvent dans des situations dramatiques.
Monsieur le député. Alors il y a deux problèmes. Il y a effectivement l'augmentation, voire l'explosion des produits de base, tous les produits de base, le riz, les pâtes, les œufs, l'huile, le beurre, tout ça a explosé ces dernières années. Donc quels sont les Français les plus pénalisés ? Les catégories populaires, les Français les plus modestes. Ce qui a explosé, ce n'est pas les ortolans et le caviar, c'est les produits du quotidien. Il y a ce problème-là. Encore une fois, nos compatriotes qui, aujourd'hui, n'arrivent pas à manger à leur faim. Il y a un Français sur quatre, dans la septième puissance du monde, selon le Secours populaire, qui ne fait pas trois repas par jour, qui a des difficultés pour se nourrir. Visiblement, ça n'émeut pas le président de la République, ça n'émeut pas M. Lescure, qui nous dit qu'avec 2000 euros, tout va bien. Mais ces Français-là, la plupart du temps, ils ne volent pas. Ils vont discrètement à la banque alimentaire, ils baissent les yeux, ils ne demandent pas à leurs enfants d'aller voler. La plupart de nos concitoyens qui aujourd'hui souffrent de la pauvreté, de la misère et de la faim ne deviennent pas pour autant des voleurs. Et moi je refuse qu'on fasse le lien entre l'explosion des prix et l'explosion des vols. Parce qu'effectivement il y a du trafic. Il y a aussi un sentiment d'impunité. Les
vols, ils augmentent, ils augmentent pas pour rien. Les cadenas, les antivol sur les steaks, ça ne fait pas leur apparition pour rien. Il y a des Français qui sont, quand tu ne peux plus nourrir ton enfant et que la banque alimentaire n'est pas à côté de chez toi, bon ben voilà. C
'est pas forcément lié exclusivement à l'augmentation des prix, à cette inflation qui est délirante. C'est aussi lié à un sentiment d'impunité. C'est aussi lié au fait qu'on a une société qui se tire mondise. aussi dans le rapport à la consommation. Finalement, on peut prendre ce qu'on veut. Julien Audoul, quand
le vendeur Picard vous dit qu'il y a un des deux profils de ceux qui veulent des retraités... Ce n'est pas des délinquants qui ont un casier judiciaire comme le bras et qui sont passés par la casse-prison. Les deux existent, mais il n'y a pas une réalité. Le retraité qui ne sait peut-être pas qu'il y a une banque alimentaire non loin de chez lui ou peut-être qu'il n'y a plus de place, qui se met à voler un morceau de cabillaud, ce n'est pas un dangereux délinquant. Il n'a pas un passif de dangereux délinquants. Le
problème n'est pas lié exclusivement. Je côtoie énormément de mes concitoyens qui sont dans une misère. Total. Je sais, en tout cas, ce qu'ils me disent, que je vois, qu'ils ne tomberont pas dans la délinquance pour autant. Et quand t'as faim et que tu n'arrives pas à nourrir tes enfants, il peut arriver de mettre
un
steak
sous
la veste. Bien sûr. Et d'ailleurs, les retraités que veut taper M. Macron ne sont pas les retraités à 2000 euros. C'est les retraités à partir de 1260 euros qui vont être sous-indexés, donc qui vont perdre du pouvoir d'argent.
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