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Oui, bonsoir. Écoutez, moi, je vous renvoie au communiqué de presse publié samedi dernier par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Je pense que le communiqué de presse est très, très clair. Oui, il y a une menace multidimensionnelle de la part de la Russie. Alors, on doit s'y préparer et on doit y faire face. Et on doit, si le cas échéant se présente... S'y préparer, M. Ballard,
est-ce que c'est compatible avec arrêter de soutenir financièrement l'Ukraine ? Couper le robinet, comme l'a dit Louis Alliot. Est-ce que c'est vraiment compatible?
Ce qu'a répété Marine Le Pen tout à l'heure.
Sans rentrer dans la technique, la France se porte garant de 18 milliards. C'est le prêt européen. Elle se porte garant de ces 18 milliards d'euros. qu'on ne reverra jamais. Parce que l'accord, quand on lit jusqu'au bout, ce sont les Russes qui rembourseraient l'Ukraine des dommages de guerre et l'Ukraine nous rembourseraient de l'argent. Donc c'est 18 milliards qu'on ne reverra plus. Là, on s'apprête à faire la poche des Français, des retraités, si on prend cet exemple, pour 6 milliards d'euros. On a toutes les peines du monde à aligner 450 millions d'euros pour venir en aide aux Français face à la flambée du prix du carburant. Donc on n'a plus les moyens. C'est juste une question financière. On n'a plus les moyens d'aider financièrement l'Ukraine. il faut continuer à aider l'Ukraine, Marine Le Pen l'a répété, encore aujourd'hui, en formant par exemple des militaires ukrainiens, en formant leurs officiers, en les aidant... Philippe Ballard, juste une question,
est-ce que la sécurité, la défense des Français, ce n'est pas la première des priorités pour un président, pour un gouvernement
– Absolument, c'est même bien pour ça qu'on a voté par exemple la loi de programmation militaire, et depuis des années, le Rassemblement national souhaite que l'effort dans le budget soit… – Mais donc ça veut dire que la guerre s
'arrête en Ukraine, elle s'arrêtera peut-être en Allemagne ou en Pologne, mais elle n'arrivera jamais à Strasbourg.
Non, mais ce qui serait beaucoup plus intelligent, c'est de faire une grande conférence internationale où la France aurait son rôle, mais malheureusement avec Emmanuel Macron, la diplomatie française est plus bas que terre. Quand vous regardez ce qui s'est passé en Afrique, on s'est fait, pardon, mais virer de toute la bande de l'Afrique subsaharienne, la diplomatie française, ça compte plus. Donc avec Marine Le Pen, oui, la diplomatie française reprendra des couleurs et il faudrait organiser une conférence de presse internationale. Voilà pour la proposition du RN. Dans la
présidentielle. Vous restez avec nous, Philippe. Là, on parle des carburants et on sait à quel point ce sujet vous concerne et concerne les Français. Dans un tout petit instant, le débat est ouvert. Est-ce que, monsieur le ministre, poser la question de l'aide financière à l'Ukraine dans une démocratie, je reprends les termes de Marine Le Pen, est légitime ? Elle dit qu'on n'a plus les moyens. On continue la formation, on continue l'aide militaire en tant que moyen de défense, mais on arrête. le financement direct via l'Europe, via la France.
'est à nos compatriotes de se faire une idée. Mais est-ce qu'il est légitime
ce débat pour vous ?
Tous les débats sont légitimes en démocratie et donc surtout à l'approche d'une élection présidentielle. Mais ça montre qu'il y a des vraies différences, des vraies différences de vue s'agissant de l'appréciation qu'on porte sur la sécurité des Françaises et des Français, sur l'intégrité du territoire national et sur la façon de défendre notre continent face aux menaces hybrides ou aux menaces tout court qui pèsent sur lui. Moi, je considère que la sécurité des Françaises et des Français... Elle est autant assurée, parce qu'on augmente le budget de la défense comme on l'a fait depuis ces dernières années, budget qui a doublé depuis l'arrivée du président de la République, ou quand on aide les Ukrainiens à défendre la première ligne de notre continent. Car demain, si les choses vont plus loin que l'Ukraine, là on pourra se poser d'autres questions. On en est à 26
milliards depuis le début de la guerre. Quand on s'interroge sur
le prix de l'essence à la pompe en France... Il faut bien voir que la situation internationale, elle est directement la cause de cette situation. Et si demain la situation se dégrade au Moyen-Orient, si demain la situation se dégrade en Ukraine, alors le prix à la pompe en France, à Strasbourg ou ailleurs, il augmentera encore considérablement. Donc défendre le territoire français, c'est la priorité.
Alexandre Touzain, une réaction rapide parce que Philippe Ballard est avec nous encore pendant quelques minutes, vous resterez plus longtemps, donc vous aurez le temps de vous exprimer plus longtemps après, mais juste une réaction là-dessus.
Moi je pense que défendre l'Ukraine c'est défendre la France, c'est purement égoïste, c'est-à-dire que les Ukrainiens se battent pour nous, c'est ça la vérité, c'est qu'ils sont la première ligne de front, la deuxième ligne de front c'est les pays baltes, la Pologne, et puis après on arrive là. Donc ça ne veut pas dire qu'on se lance bien sûr dans la guerre et la déclaration du chef d'état-major avait été... Mal compris, je pense. Il y
avait tout un contexte dans le discours qui n'avait pas été
retenu. Je pense que c'est le contexte qui n'avait pas été retenu. Mais ils se battent pour nous parce que l'Ukraine, ça vient après la Géorgie. C'est-à-dire que même le jour où la situation en Ukraine va être stabilisée, la Russie va en deux, trois ans se armer et recommencera. Et en fait, moi je pense que le pouvoir russe ne comprend pas la mollesse. Il ne faut pas expliquer à Poutine qu'on va déjeuner autour d'un plein au quinoa. Ça ne marchera pas. Il comprend des rapports de force.
Là, il y a un accord clair entre ce qu'on appelait la coalition gouvernementale, en tout cas le bloc central LR. et le parti présidentiel. Monsieur Ballard, sur les carburants, que pensez-vous de ce qu'a dit le président de la République ce soir ? Il ne veut pas baisser les taxes, dit-il, on n'a pas les moyens dans un premier temps, mais quand il est pressé par nos confrères de France 2 notamment, il n'exclut rien. Vous y voyez une main tendue ou au contraire un camouflet
Non, bon, remis de fait qu'on a assisté à 40 minutes d'autosatisfaction, j'ai tout bien fait, les Français n'ont rien compris, il faudrait qu'ils nous expliquent pourquoi il est à 17% d'opinion favorable. C'est la seule solution. Voilà, c'est pas une marotte, mais ce qui est intéressant quand même à observer ces derniers temps, c'est que... Sur ce prix des carburants, on va attendre. Mais la seule solution, c'est de baisser la fiscalité, les assises également, l'ancienne TICPE, voire les certificats d'économie d'énergie. C'est la seule solution. Mais quand on lit l'intiabou du Premier ministre, M. Lecornu, dans le Figaro, en fait, il nous donne à bas mots raison sur les énergies intermittentes, puisqu'il commence enfin à s'interroger sur leur subvention, sur l'immigration, où il commence à dire peut-être que les allocations non contributives doivent être soumises à certaines conditions. sur notre contribution au budget de l'Union européenne que l'on réclame depuis des années. Même Bruno Le Maire s'est interrogé récemment. Donc oui, ça ne peut que finir, c'est le bon sens, par une baisse de la fiscalité. Si ça ne peut finir que par,
comme vous le dites, une baisse de la fiscalité à 5,5% de TVA au lieu des 20% actuels, le coût est estimé, selon les meilleurs experts, à 15 milliards environ. Certains disent un peu plus, disent un peu moins, mais ça fait 15 milliards par an.
– Où vous les trouvez,
M. Ballard ? Comment vous financez cette mesure ? C'est beaucoup d'argent.
– Alors, ce qu'il faut bien voir, hormis la souffrance qui est terrible des Français, il y a aussi un effet récessif. qui pourraient coûter beaucoup plus cher à l'économie française. C'est 1% des dépenses publiques. Et puis nous, je vous renvoie au contre-budget qu'on avait présenté l'année dernière et qu'on va représenter cette année. Aux mesures d'économie que Marine Le Pen présentera dans quelques jours, 125 milliards d'économies sur 5 ans, on va faire des économies sur notre politique migratoire, notre contribution au budget de l'Union européenne, le train de vie de l'État, les énergies intermittentes, etc. Tout ça, ça fait 15
milliards. Mais vous l'avez chiffré, ça ? Vous l'avez chiffré très exactement ? 15 milliards, on le rappelle, le budget de la justice c'est 11 milliards par exemple. Donc 15 milliards c'est plus que le budget de la justice. Est-ce que vous les trouvez ces 15 milliards ? Est-ce que vous les avez ?
Il y a deux ans, on avait par exemple voté un amendement qui était passé en première lecture. C'était une réduction de la contribution de la France au budget de l'Union européenne de 6 milliards d'euros. Donc déjà, on parlait de 15, on en a 6. Ensuite, la politique migratoire, il y a beaucoup d'études qui nous retrouvent sur ce point, c'est 20 milliards d'euros d'économies par an. Les énergies intermittentes, c'est un scandale d'État. Ce sont des dizaines de milliards d'euros. qu'on peut récupérer extrêmement facilement en arrêtant toutes ces subventions. Le train de vie de l'État, les agences diverses et variées qui ne servent à rien. Oui, on l'a chiffré, on l'a chiffré. Ça fera 125 milliards d'euros d'économie sur 5 ans. Mettons, M.
Ballard, vos propositions, mais ça prendra du temps. Renégocier nos dotations françaises à l'Europe, la politique migratoire. C'est maintenant que les Français réclament ? Est-ce qu'on peut se le permettre maintenant ? de baisser par exemple la TVA du carburant à 5,5%.
Oui, mais on va entamer la discussion du projet de loi de finances, du budget, le 1er octobre. Eh bien, votons ces mesures. Votons la réduction de notre contribution au budget de l'Union européenne. Ayons une politique migratoire beaucoup plus ferme. Arrêtons les subventions aux énergies intermittentes. Luttons contre le train de vie de l'État. Là, on peut le faire dans les semaines qui viennent. Il faut juste avoir un petit peu de volonté politique. Mais en France, il y a des totems, gauche, droite, sang. Ils ne s'y sont jamais attaqués. Nous, on s'y attaquera. C'est l'Europe, c'est l'immigration. Ils sont dans un carcan idéologique qui les empêche d'agir et de réfléchir.
Merci. De
réfléchir et d'acheter la valeur.
Merci beaucoup.
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