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Monsieur le Premier ministre, on connaissait le jeu des sept erreurs, voilà maintenant celui des sept mensonges. Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, on connaissait le jeu des 7 erreurs, voilà maintenant celui des 7 mensonges. Vous aviez dit il y a quelques semaines, les carburants n'augmenteront que de quelques centimes. C'était les propos de votre porte-parole. Évidemment, les prix s'envolent aujourd'hui, 2,38 chez Carrefour Denain ce matin même. Vous aviez dit, il n'y aura pas de pénurie d'essence. Les Français font la queue chaque jour devant des stations-service qui sont en crise. Vous aviez dit, la consommation va baisser. De mars 25 à mars 26, elle a augmenté d'un pour cent. Vous aviez dit, il n'y aura pas de hausse d'électricité, pas de hausse de prix du gaz. Aujourd'hui, il faut s'attendre à une hausse importante, à une envolée des prix. Vous aviez dit, l'État n'engrange pas de surplus fiscaux. Il en a enregistré pour... 280 millions d'euros. Vous aviez dit, il n'y aura pas de répercussions sur les certificats d'énergie. Bien entendu, les voilà qui augmentent. Et puis, vous nous aviez dit, la sagesse, qui est la structure qui gère les stocks pétroliers, est gérée bénévolement. Grâce à Jean-Philippe Tanguy, on a appris que son ancien dirigeant avait empoché des centaines de milliers d'euros. Vos mensonges masquent vos mauvaises décisions. Vos mensonges masquent votre impuissance, mais surtout votre incapacité totale à vous remettre en cause. Nous sommes, sachez-le Monsieur le Premier ministre, en parfait désaccord avec vous sur ces sujets. Entendez-le, avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella, nous demandons depuis des années, c'est pas nouveau, c'est pas depuis cette crise, la baisse de la fiscalité de façon durable sur les énergies. Parce que les énergies, pas seulement les carburants, toutes les énergies, ce sont des biens de première nécessité. Bien entendu, nous le demandons au bénéfice de la France qui travaille, mais aussi de tous ces Français qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer, tout simplement, pour s'occuper de leurs enfants, pour s'occuper de leurs parents. Alors, comme l'avait dit Marine Le Pen, monsieur le Premier ministre, si vous ne savez pas faire, laissez la place à ceux qui savent. Combien de temps encore allez-vous mentir ?
Merci monsieur le député. La parole est à madame Maud Bréjon, ministre en charge de l'énergie.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Chenu. D'abord je suis très étonnée d'entendre votre question sans que vous ayez prononcé une seule fois le mot international, le mot Moyen-Orient, le détroit d'Hormuz. Vous abordez le sujet comme si c'était au fond un sujet uniquement franco-français et en faisant complètement fi de la situation internationale dans laquelle on se... et dans laquelle se trouve l'ensemble des pays du globe. Ce n'est pas un problème franco-français et vous ne pouvez pas l'aborder comme un problème franco-français. Je vais répondre à vos différents points ensuite. D'abord la question des ruptures d'approvisionnement puisque vous en avez beaucoup parlé ces derniers jours. Je le redis, il n'y a pas de problème d'approvisionnement au sens où la matière, le pétrole brut ou raffiné... arrive sur le sol français. Il n'y a pas de difficultés dans les raffineries, il n'y a pas de difficultés dans les dépôts, il y a une difficulté importante sur un réseau de transport. Il s'agit en l'occurrence du réseau de transport de TotalEnergie et vous savez pertinemment pourquoi. Quant à la question des aides, nous avons fait le choix de répondre. très rapidement au secteur qui avait le plus de difficultés. Ça ne règle pas l'ensemble des problèmes et de nouvelles aides seront annoncées dans les jours à venir parce qu'encore une fois, je le redis, nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent. Nous n'avons jamais laissé tomber les Français qui travaillent. Mais votre proposition, la TVA à 5.5, c'est près de 12 milliards d'euros. Où est-ce qu'on trouve l'argent, monsieur Chenu ? Alors vous allez me dire, facile, c'est l'Union Européenne, on va prendre à l'Union Européenne. Tout ça est absolument irréaliste. Quand on prend de l'argent quelque part, il faut bien le réimputer à un autre endroit. Et donc il faudra nous dire, si on coupe dans l'éducation nationale, dans la sécurité ou dans la santé, ça vous ne donnez jamais le moindre élément là-dessus. Et ensuite je vais vous redire ce que j'ai dit ce matin, monsieur le député Chenu. Ne soyez pas méprisants, monsieur Tanguy, s'il vous plaît. Je vais vous redire ce que j'ai dit ce matin, monsieur Chenu. L'État ne profite pas de la crise, mais le Rassemblement national spécule sur le dos de cette crise. Et je noterai, je noterai, monsieur
Chenu... Merci, madame la ministre. Désolée. Monsieur Chenu ?
Oui, quand ? Pour savoir qui spécule, quand vous proposez un prêt à 3,8% aux entreprises pour payer leur essence, on se demande vraiment qui spécule si ce n'est vous. Vous avez vidé les caisses et encore une fois c'est la faute des autres.
Merci monsieur le vice-président, la parole est à présent à monsieur Stéphane Mazard pour le groupe Ensemble pour la République.
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