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Lorsqu'il parle de spectacle ou lorsqu'il dit ce qui se passe, c'est précisément pour éviter de les qualifier, de les qualifier politiquement, juridiquement. Il ne veut pas utiliser le mot génocide, c'est compréhensible, mais pourquoi ne pas utiliser dans ce cas crime contre l'humanité, crime de guerre, il y a plusieurs possibilités. Donc c'est une façon de maintenir un certain en même temps en politique étrangère. C'est tout à fait vrai que tous ceux qui ont apprécié ce discours auraient peut-être apprécié encore plus. plus une position française interdisant à M. Netanyahou de continuer à utiliser l'espace aérien français, à imposer à certains colons d'éviter du moins qu'ils ne continuent d'avoir des avantages économiques totalement indus, de rappeler aux Français binationaux qui sont en train de combattre dans cette guerre qu'ils pourraient en subir certaines conséquences juridiques. rien de tout cela n'a été fait. Il faut quand même rappeler que l'action franco-saoudienne menée depuis un an a conduit à ce que 160 pays dans le monde aujourd'hui reconnaissent cet État palestinien. Symboliquement, c'est important, mais encore une fois, cela arrive trop tard et la situation sur le terrain est telle que cette solution à deux États est devenue de plus en plus utopique. Benjamin Netanyahou, pour aller à l'ONU, il va prononcer un discours a priori dans la soirée, il survole le territoire. français. On peut lui interdire ? Qu'est-ce qu'on peut faire exactement ?
Oui, oui, et cette question, elle s'est posée en France, elle se pose aussi au Canada, où il y a eu des réactions, et pas simplement, je dirais, de la gauche, c'est pas une question politisée, en fait, c'est une question d'obligation internationale de la France, qui est partie au statut de Rome, qui crée la Cour pénale internationale. En étant membre de cette Cour pénale internationale, la France a l'obligation de coopérer avec elle. Parce que ce qu'il faut comprendre, c'est que les juridictions internationales n'ont pas de police, comme c'est le cas au plan national, pour arrêter des dirigeants en exercice qui font l'objet de mandats d'arrêt. Et donc, elle a besoin de la collaboration de tous les États qui sont partis au statut. Et donc, si un chef d'État frappé d'un mandat d'arrêt, par exemple, se rend en France ou dans un autre pays parti au statut de Rome, ce pays a l'obligation de l'arrêter et de le remettre à la Cour pénale. international ici le fait qu'on survole l'espace aérien ça peut paraître symbolique mais la france a le contrôle de toutes ses frontières et notamment de ses frontières aériennes et donc elle pourrait imposer à l'avion de benjamin netanyahou de faire un détour et de ne pas survoler l'espace
aérien mais en tout cas il n'y aurait pas de survol
donc cette mesure elle est symbolique mais je crois qu'elle est importante parce que elle montre aussi justement qu'on ne peut pas appliquer un deux poids deux mesures c'est à dire qu'on ne peut pas à la fois dans le discours soutenir les juridictions internationales hier Emmanuel Macron a mentionné la Cour internationale de justice, notamment, qui d'ailleurs fait une liste d'obligations positives comme négatives le 29 juillet 2024, les mesures que peuvent prendre les États pour ne pas contribuer à l'illicité de l'occupation israélienne, etc. Et dans le même temps, ne pas utiliser de tous les moyens, qu'ils soient diplomatiques, politiques, économiques, pour ne pas contribuer à ce genre de phénomène.
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