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Alors on va essayer d'avancer, on va parler évidemment de la Russie dans un instant, de l'Ukraine. On a une première réaction du Rassemblement National, Sébastien Chenu, député RN du Nord, qui dit finalement qu'il a vu un président ce soir qui prend peu l'initiative. Vous réagissez juste après, on l'écoute.
que je retiens, c'est un président qui prend en réalité très peu d'initiatives. Il prend peu d'initiatives pour la paix. Nous, nous attendions évidemment du discours présidentiel des initiatives fortes pour essayer de rétablir la paix en Ukraine, pour essayer de rétablir la paix là où la France peut faire entendre sa voix, et qui prend peu d'initiatives, c'est le moins qu'on puisse dire, pour protéger le pouvoir d'achat des Français. On voit un président qui parle, qui fait des discours, mais derrière, de façon très concrète, ça reste assez fumeux. Guillaume, je vous voyais être épigné sur votre siège.
Oui, c'est formidable d'entendre le Rassemblement national dire ça, puisque la seule initiative du Rassemblement national jusqu'ici, c'est de fermer les robinets d'aide à l'Ukraine, c'est-à-dire de livrer l'Ukraine à la Russie. Donc on se dit, effectivement, si c'est ça les initiatives qu'ils attendaient de la France, en dehors de faire plaisir à Vladimir Poutine, de disloquer l'Europe, qui est probablement l'objectif stratégique de Poutine dans cette guerre, on ne va pas très bien y aller. Mais sur lequel initiative a
-t-il pris ce soir
Ah oui, il l'explique. C'est qu'en fait... Il veut amener avec les autres pays européens, il l'a dit au tout début de son discours, mais c'est effacé par le sujet des carburants. Mais au tout début de son discours, sa question, c'est de dire comment on empêche cette guerre de s'étendre. Je rappelle que si cette guerre... 7 ans. En fait, toutes nos questions sur le prix du carburant, les retraites... Donc là, on parle de la guerre de Vladimir
Poutine, de la Russie
contre l'Ukraine. Mais qui, aujourd'hui, menace de se propager à un certain nombre de pays européens, puisque tous les pays européens se retrouvent agressés à un moment ou à un autre par la Russie. Alors,
c'est la grande question aussi de la soirée. A-t-il convaincu sur le risque ? de cette extension de la guerre en Ukraine à d'autres fronts et sur la menace. On va écouter le chef de l'État.
Russie considère que l'Europe, c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine, que parce que les Européens aident les Ukrainiens, eh bien que l'Europe peut être visée. Ça fait des années qu'on est attaqués. On est attaqués sur le plan informationnel. avec des fausses informations qui sont circulées. On a été attaqué sur le plan cyber. Durant ma première campagne, j'avais fait l'objet d'une attaque cyber qui a été attribuée par nos services à la Russie. Elles se sont intensifiées ces dernières années. Aujourd'hui, il n'y a pas eu en France des attaques du type de ce qui s'est passé à Leipzig. Mais quand vous me posez la question, est-ce que ça peut arriver ? Ma réponse est oui.
Je précise que c'est le tout début de l'interview du président de la République. Nathalie Saint-Cricq, est-ce qu'il a touché juste ? Est-ce que les mots utilisés étaient les bons pour que les Français, parce que c'était l'objectif, prennent conscience du niveau accru de cette menace ?
J'ai l'impression que c'est un discours qu'on a déjà entendu. Il a raison de le dire. Après, si les Français n'ont pas envie d'être convaincus, il y a quand même une accumulation de preuves ou de choses, d'attaques qui ont pu être faites par les Russes. Et je pense qu'il y a eu un renversement au moment de l'IFZ, parce que c'est effectivement quelque chose qui a frappé les esprits. À partir de là, je pense que les Français sont inquiets. Mais quand on entend les réactions tout à l'heure de Sébastien Chenu, ou qu'on voit les réactions de la France insoumise, en disant qu'il n'a pas pris d'initiative, qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Il essaie avec les Européens, il essaie. en parlant à Donald Trump, mais il faut quand même comprendre que quand on a Poutine face à soi... On peut prendre une grande initiative. Il lui a parlé, ça n'a pas marché. Quand on décrète qu'il ne prend pas d'initiative ou qu'il ne fait rien, là, pour le coup, je trouve ça assez malhonnête d'un point de vue international.
Rien de nouveau dans ce qu'on a entendu. Non, mais c'est de la pédagogie, c'est-à-dire que les choses s'accumulent. Il n'y a pas eu d'info nouvelle en ce sens. En revanche, il y a eu quand même une information révélée par le chef de l'État qui confirme. que selon les services de renseignement français et étrangers, la Russie prépare une mobilisation massive de 300 000 hommes, 300 000 soldats russes à envoyer sur le front ukrainien, et peut-être ailleurs si ça déborde. Et moi, je vais m'en
frapper personnellement, car à l'image de ce qu'il avait dit aux partis politiques et aux candidats qu'il avait reçus à l'Elysée il y a une dizaine de jours, il a en quelque sorte... On pourrait presque dire dramatiser la situation. Et moi, j'ai été frappé, notamment après la réunion qui avait eu lieu à l'Élysée, de la réaction du Rassemblement national qui a eu un communiqué, qui a produit un communiqué extrêmement dur contre la Russie, tout à fait inédit, qui a d'ailleurs valu une réponse de Dmitri Medvedev qui a qualifié le Rassemblement national qui était jusque-là. prétendument amis avec la Russie de partis européistes et russophobes. Donc il y a quand même un tournant. Et je pense que ce qu'il a fait avec les partis politiques il y a dix jours, il a voulu le faire avec les Français ce soir, c'est-à-dire ouvrez les yeux, la menace, elle est là, et notamment elle est matérialisée par les 300 000 soldes. Ce qui s'est passé la
semaine dernière avec les chefs de partis était frappant. Il y avait une vraie division entre deux camps. Ceux qui disaient, c'est très inquiétant, la menace est là, elle est grave, on a rencontré les chefs de renseignement. Il y a une part de mise en scène. En tout cas, il n'y avait pas d'union sacrée. Là, c'est ce qu'il essaie de faire. Il a d'ailleurs appelé à l'unité. Peut-il y arriver ?
En tout cas,
de
préparer
les esprits. En tout cas, c'est vrai que pour le coup, cette réunion à l'Elysée a été plutôt un coup réussi. Et le plus emblématique, c'est la réaction de Marine Le Pen, qui le jour même ironisait en disant... Parce qu'elle s'est rendu compte que
c'était une erreur de ne pas être allée à l'Elysée et que vu la gravité des sujets... le boycott de cette réunion par Jean-Luc Mélenchon. Gilles, donc il y a une...
Voilà, elle a ironisé en disant, mais si vous demandez à n'importe qui dans la rue, il vous dira qu'il y a un danger russe, donc assez méprisante. Plusieurs allers-retours
de Marine Le Pen ces derniers jours là-dessus.
Et le lendemain, se communiquer, elle a dû se rendre compte, Marine Le Pen ne fait pas des communiqués pour faire plaisir au président de la République. Et sur la manière dont il s'est
adressé à travers les journalistes aux Français sur cette menace russe. qui s'accroît, en disant que ce qui est arrivé à la Égypte, ce qui est un attentat raté, peut nous arriver. Je trouve qu'il y a quand même des mots,
là Nathalie disait, les Français le savaient, je trouve que des mots ont quand même été prononcés. Le fait de dire, il n'y a pas d'attaque de drones en France, mais ça peut arriver. Ma connaissance, c'est la première fois qu'on dit aux Français... Vous
savez, j'ai dit qu'ils le disaient régulièrement pour essayer de convaincre. Ici, ça n'était pas entendu par un certain nombre de leaders politiques.
Ça peut arriver. Des attaques de drones en France peuvent arriver. Là, pour le coup, les mots sont prononcés. Est-ce que ça changera quelque chose à la perception des Français ? Je n'en sais rien. Mais les choses sont dites jusqu'à présent. Un dernier mot, jusqu'à présent... On disait que c'est les États baltes qui sont menacés, c'est la Moldavie, c'est la Roumanie, etc. Il y a eu la Ipsych. Et maintenant, on dit, quand il dit que c'est la base arrière à la France, c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine, ça veut dire qu'on est déjà considéré comme co-belligérant et on pourrait être attaqué. Très
rapidement, Guillaume, avant qu'on aille voir les Français.
y a une très grande différence entre eux. La séance qu'a fait l'Elysée, le président Macron, de faire briefer les chefs de partis et les présidentiables par les services de renseignement français. Et d'ailleurs, tous disent ce qui nous a impressionné, c'est d'entendre non pas le président, mais le patron du renseignement militaire, le patron de la DGSE, leur dire « on est menacé ». Et là, aujourd'hui, on est dans un exercice où on a eu l'impression que c'est lui qui voulait nous mobiliser, mais honnêtement, le discours qu'il a prononcé, comme souvent avec Macron, est d'une parfaite rationalité. mais quasi inentendable, inaudible.
Alors, inaudible ou pas, justement, Céline Couratin, on vous retrouve, vous êtes cette fois-ci avec un agriculteur, toujours dans la Creuse, agriculteur qui, pour le coup, prend aussi ces menaces russes au sérieux, parce que ça peut avoir un impact en France, bien évidemment.
Alors venez, on s'assoit ensemble, effectivement. Je suis avec Laurent. Laurent, vous avez entendu tout à l'heure le président de la République qui dit que la menace russe est à prendre au sérieux, que peut-être il faut se préparer. Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
Effectivement, je pense que tous les Français sont conscients et lucides qu'il y a une menace aujourd'hui sur le pays. Il faut être prêt à faire face à cette menace.
A votre échelle, comment vous seriez prêt à faire face ? Qu'est-ce que vous êtes prêt à faire
A notre échelle, en tant qu'éleveur, en tant qu'agriculteur, On est un peu surpris que le président Macron n'ait pas abordé la souveraineté alimentaire.
'est-à-dire pour que les Français soient autosuffisants au niveau alimentaire, qu'on ait besoin de personne.
Exactement, puisqu'on sait qu'en période de tension, comme on le vit en ce moment, l'arme alimentaire est une arme redoutable. Cette dépendance par rapport à l'alimentation est une priorité à vraiment gérer. Et c'est vrai que quand on voit la décapitalisation, c'est-à-dire la diminution du cheptel, puisqu'en tant qu'éleveur, c'est ma réaction, la diminution du cheptel au niveau de la France, au niveau de l'Europe, donc forcément dès l'instant où on diminue, on augmente notre dépendance par rapport aux pays tiers.
Merci Laurent. La dépendance ? On en parle ? Merci.
Vaste sujet. Effectivement, parfois, l'écart est grand entre le terrain et celui de l'Elysée. Merci beaucoup Céline Couratin, vous restez bien sûr avec nous. Il y a un passage de l'interview qui fait beaucoup réagir, notamment à gauche, et ce soir les insoumis, c'est quand le président a fait l'éloge de l'entreprise Total, en estimant qu'avec cette entreprise de plafonnement des prêts dans les stations en France, c'était un geste patriote. On va l'écouter. Mensonge, raconte LFI, juste après, on va essayer de facturer. Checker tout cela ensemble. Écoutez Emmanuel Macron. Alors, malheureusement, on n'a pas encore découpé le son. Je vais vous le dire. Donc, vous avez compris en substance. Sophia Naklouf, peut-être vous pouvez nous aider à résumer. Total qui plafonne. On lui pose la question de savoir si oui ou non, il faudra peut-être bloquer les prix. Là encore, très étonnamment, il ne ferme pas complètement la porte. Mais il dit que Total n'a pas fait de marge cette année en France. C
'est vrai, c'est faux. Alors, il dit, on va regarder les marges excessives. Le problème, c'est que ce qui est vrai, c'est que Total Energy a dépensé 300 millions d'euros depuis le début de la crise dans ses prix bloqués, plafonnés plus exactement, dans ses stations.
À 2 euros environ.
1
,99. Tout le monde y va, il y a 91% des stations Total qui sont au
moins un carburant qui manque. C'est pour ça que le calcul est aussi biaisé, c'est-à-dire que ce que vous dépensez d'une main, vous le récupérez aussi en consommation parce que vous avez... Tous ceux qui ne venaient pas avant et qui allaient plutôt chez les distributeurs qui viennent chez vous. Donc déjà, le calcul est un peu faussé. Et puis, c'est vrai qu'il y a l'équivalent de 10 milliards d'euros de profits de Total depuis le début de cette guerre. Donc effectivement, mettre les deux en parallèle. Dans le monde. Dans le monde. Et c'est bien la différence. Est-ce que Total Energy fait des profits ? Sans doute des profits, une partie en France. 95% des profits de Total Energy sont à l'extérieur. C'est d'ailleurs toute la difficulté de les taxer. Mais vu ce qui se passe, évidemment... En général, il n'y a
pas beaucoup de profits sur le raffinage, c'est bien ça ?
Oui, en fait... Mais là,
avec ce qui s'est passé avec le Moyen-Orient, il y a... Et là, effectivement, le... Le point n'est pas correct. Juste pour qu'on avance,
quand Emmanuel Macron dit le débat
viendra sur Total, qu'est-ce qu'il veut dire ? Oui, il dit on va regarder s'il y a des marges excessives. Donc à un moment donné, est-ce que ça va être fromage et dessert ? C'est-à-dire est-ce qu'on va leur demander de continuer le plafonnement des prix et en même temps les taxer au nom du fait que c'est une multinationale ? De toute
façon, on ne peut pas faire.
Ce qui va être très compliqué. Accessoirement
avec un président Total, M. Pouyanné, qui dit... Parce que c'est quand on n'est pas dans une économie administrée, encore pas totalement pour l'instant, qui dit que si on ressort la taxe sur les super profits, il laissera filer le cours de l'essence. C'est-à-dire que là, il laisse entendre, il y a de la négociation entre Total et les pouvoirs publics, mais il laisse entendre que s'il fait ça, c'est parce qu'il est... Alors, le patriote d'Emmanuel Macron lui dit « je suis bien gentil de faire ça ». De toute façon, ce n'est pas un philanthrope, il n'est pas une entreprise. Cette taxe, elle va se réinviter dans le débat
budgétaire, de toute façon. Cette phrase,
le débat viendra, c'est comme tout à l'heure. La gauche va la défendre. Exactement. C'est comme tout à l'heure avec Marine Le Pen sur la baisse des taxes. Le débat viendra, ça donne une légitimité au débat. Donc soit ce débat est légitime et il faut taxer total et il n'y a pas besoin d'attendre. Soit il n'est pas légitime et il n'y a pas besoin d'ouvrir le débat. En disant le débat viendra... la même manière qu'il légitime la baisse des taxes en disant « rien n'est exclu », je trouve qu'il légitime l'idée très répandue à gauche, qui lui est beaucoup reprochée, qu'il est beaucoup trop accommodant. Taxer
les profiteurs de guerre, c'est l'expression qu'a utilisé Fabien Roussel,
le secrétaire général du Parti communiste. Je trouve bizarre de sa part de dire « le débat viendra ». Donc c'est une forme d'incohérence très claire pour vous, en tout cas presque de semi-défaite à vous entendre.
Sur les
arguments ne concède jamais rien. Sur la dissolution, il a encore dit que c'était une bonne idée. Sur le quoi qu'il en coûte, il a encore dit que c'était une bonne idée. Je suis surpris qu'il dise le débat. Vous avez
reconnu l'Emmanuel Macron que vous connaissez si bien. C'est la preuve qu'on
est dans une situation tout de même inédite. Et qu'effectivement, s'il dit je n'exclus rien pour les taxes et je n'exclus rien pour la taxation du débat, pas des bénéfices de Total. C'est parce qu'aujourd'hui, la situation échappe à Emmanuel Macron comme elle échappe à la plupart des dirigeants occidentaux. Il est sur le départ, s'il disait, je ne le ferai jamais. C'est comme ça, vous ne
l'aurez pas, on ne parlera pas des taxes. Donc il anticipe quelque part,
il
intériorise
que sa parole n'est presque plus crédible. Imaginez qu'il ait dit ce
soir, on ne fera jamais de baisse des taxes, on serait en train de dire, mais comment c'est possible si le super est à 3 euros ? Donc évidemment qu'il laisse cette possibilité ouverte, vu la fragilité de la situation aujourd'hui.
simple, en cantonnant à mon rôle d'analyse militaire cette crise, peut s'amoindrir assez rapidement s'il y a un accord sur le détroit d'Hormuz. Parce qu'on ne peut pas forcer le passage sur le détroit d'Hormuz, militairement personne ne sait le faire. Mais si on trouve un accord, les prix des carburants descendront d'autant plus vite qu'aujourd'hui on est face à une spéculation d'une tension durable. Et c'est ça qui fait monter les prix plus que les problèmes d'approvisionnement. Par contre... Cette crise peut durer très longtemps parce que les négociateurs qu'a envoyés Donald Trump sont à peu près les pires dont ils disposent. Je rappelle que c'est Jared Kushner, son gendre, et Steve Witkoff, son copain de golf. C'est eux qui négocient pour le détroit d'Hormuz, c'est eux qui négocient depuis pratiquement deux ans avec Vladimir Poutine pour l'Ukraine. Et par conséquent, d'eux, je pense qu'on n'obtiendra jamais rien. Donc il faut aussi anticiper, c'est ça qu'a fait le président Macron, comme la plupart des pays européens, cette crise s'installe. Et que par conséquent, dans trois mois, on gérera peut-être complètement différemment cette crise du carburant parce qu'on n'aura pas le choix. Parce que sinon, ce sera inaccessible. La
question qui se pose, c'est si cette crise s'installe, comme vous le dites, qu'elle dure et qu'elle s'aggrave, est-ce qu'on a les moyens ? Parce qu'aujourd'hui, on n'a pas du tout la même situation économique que l'Allemagne ou même que l'Espagne ou même que l'Italie quand on compare nos taux d'emprunt. Donc, est-ce qu'on a une parole politique qui dit attention à l'éditorialisme économique que je me tourne, attention à la crise financière et en même temps, ça veut dire qu'on peut quand même ouvrir les vannes quand nécessité fait loi ?
Mais c'est pour ça qu'il ne veut pas se fâcher avec le patron, le PDG de TotalEnergie. Parce qu'en fait, la meilleure réponse, c'est effectivement le plafonnement des prix. Ça ne coûte rien précisément. à l'État. Et donc, c'est une façon de dire... Il ne faut
surtout pas qu'il l'arrête déjà dans un premier temps. D'ailleurs, c
'est un message à Patrick Pouyenne, ce qu'il dit. C'est grosso modo, continuez votre stratégie de plafonnement parce que sinon, attention, vous pouvez vous retrouver dans le budget. Et d'un
point de vue politique, pour amorcer la conclusion de ce premier plateau, est-ce que vous pensez que ça va vous donner encore plus de carburant à la censure dans le débat budgétaire qui s'ouvre ? De carburant,
vous dites, à la censure. J'ai l
'impression que là, les oppositions sont...
Non, je pense que ça n'aura aucun effet. ni dans un sens ni dans un autre, puisque à l'instar de Gilles Bernstein, beaucoup de gens ont dû penser qu'il s'est comporté en observateur ce soir et qu'il n'a pas les moyens d'agir sur
situation. En un mot, ne rendons pas l'illusion que la crise est française. Moi, le hasard de la vie des reportages fait que j'étais en Norvège la semaine dernière. La Norvège est l'un des plus grands producteurs du pétrole en Europe. Les coûts du pétrole en Norvège sont pratiquement les mêmes qu'en France. Ils auraient une idée géniale, ils l'auraient appliquée. Ne laissons pas croire qu'il y a une idée géniale qui va faire que le prix d'essence va redescendre à ce qu'il était il y a un an. Pour l'instant, ce n'est pas possible. Merci à
tous les six pour ce décryptage politique à chaud de cette interview d'Emmanuel Macron. 21h38, si vous nous rejoignez sur France Info, on est en train de décrypter l'interview d'Emmanuel Macron que vous avez pu suivre en direct sur France Info et sur France 2. On va faire entrer nos invités politiques, mais juste avant, pour vous qui nous rejoignez, les temps forts de cette interview, c'est avec Gaspard de Florival.
40 minutes d'entretien durant lesquelles le chef de l'Etat a d'abord évoqué la situation internationale. A la question, une attaque russe est-elle possible en France
réponse est oui. Aujourd'hui, il faut être très clair. La Russie considère que l'Europe, c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine. Ça fait des années qu'on est attaqués. On est attaqués sur le plan informationnel. avec des fausses informations qui sont circulées. On a été attaqué sur le plan cyber. Ce n'est plus de la guerre hybride, c'est de la guerre point. Ce sont des actes hostiles en effet, peuvent tuer.
Emmanuel Macron considère par ailleurs qu'une nouvelle mobilisation russe de 300 000 hommes est un scénario crédible. Détentions internationales en Ukraine et au Moyen-Orient qui pèsent sur le prix des carburants en France. Alors combien de temps cette crise durera
-t-elle ? On est tous ensemble et je suis à leur côté. Ma priorité, c'est vraiment de baisser les prix. Pour baisser les prix, on doit régler ces sujets. D'abord, éviter les sur-accidents. Pas d'interdiction d'export américaine, essayer de libérer des stocks et d'essayer de recréer de la fluidité à Hormuz, en mer rouge, etc.
Pas question pour lui de baisser les taxes sur le carburant à ce stade, mais il n'exclut rien si les prix venaient à s'envoler. Interrogé ensuite sur le montant de la dette publique, le président assume son choix de n'avoir pas regardé à la dépense au moment du Covid.
ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte. Et d'ailleurs, je constate qu'au moment où on l'a fait, il n'y avait pas un responsable politique pour nous dire il faut baisser ceci ou cela. pour nous dire n'aidez pas les restaurateurs, ne faites pas du chômage partiel, n'aidez pas ici ou là, pas un. Ce que je regrette, c'est que les réformes que j'avais engagées à côté pour améliorer les finances publiques, elles, ils ont bloqué.
Côté budget, le chef de l'Etat soutient les mesures du gouvernement et les 54 milliards d'euros d'économie.
Est-ce que c'est un budget qui est excessif, qui est un budget d'austérité ? Non, c'est un budget de responsabilité. Et donc les axes qu'il a définis me paraissent justes parce qu'il demande... des contributions proportionnées à peu près à tout le monde.
Le chef de l'Etat a enfin exclu de dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale.
-Didier Berger, bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous êtes ministre délégué à l'intérieur. Alexandre Touzet, bonsoir. Vous êtes vice-président des Républicains de l'Essonne et également maire de Saint-Yvon. Vous allez décrypter avec nous cette parole présidentielle.
Et Henri Vernet nous a rejoint. Bonsoir Henri.
Bonsoir.
Éditorialiste politique et internationale. France Info, Sofiana Clouf pour l'économie, Gilles Bornstein pour la politique sont restés avec nous. Monsieur Berger, vous travaillez à l'intérieur. Vous avez sans doute des informations que nous n'avons pas. Les renseignements. notamment. Dans ce moment particulièrement grave dont a parlé le président, et notamment cette menace russe qui s'accroît, que pouvez-vous dire aux Français ? Ce qui est arrivé à Leipzig va nous arriver, peut nous arriver, sonne-nous près en cas d'une attaque similaire. Je rappelle ce que c'était Leipzig pour nos téléspectateurs, c'est un attentat raté avec un drone armé d'un engin explosif qui finalement se détache mais qui aurait pu, en percutant un avion cargo, faire plusieurs morts.
crois que le président de la République a fait preuve de transparence et de pédagogie vis-à-vis de nos compatriotes pour leur dire l'état de la menace, une menace qui n'est pas totalement nouvelle, mais une menace qui s'intensifie, une menace face à laquelle nous devons tous être préparés. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a demandé au préfet de prendre les mesures appropriées pour se préparer en cas de difficulté. Encore plus que nous ne le sommes déjà aujourd'hui. À
quoi peut-on s'attendre très concrètement ? On entre évidemment de plein pied dans la campagne présidentielle. On
ne va pas faire de politique fiction, mais en tout cas, on sait ce à quoi d'autres ont été confrontés. On sait ce à quoi nous sommes déjà confrontés, notamment en termes de tentatives de désinformation ou tentatives d'intervention dans notamment les processus électoraux. Mais demain, on voit à travers cet exemple allemand que des faits plus graves encore sont susceptibles de se produire. On ne va pas inventer une menace précise quand elle ne l'est pas. On tient compte des exemples et on se prépare à la fois. dans les institutions de la République, mais également auprès des populations. Et nous allons, avec le ministre de l'Intérieur, piloter des exercices de résilience territorialisée pour faire en sorte qu'en cas de difficultés, ça pourrait être des difficultés climatiques, mais ça peut être aussi des attaques du type de celles qu'on a connues dans d'autres pays européens, que la population soit prête à faire face à ce type de difficultés.
Alexandre Touzet, est-ce que la menace qu'a évoquée le président... Vous l'avez trouvé suffisamment pédagogue quand il l'a expliqué aux Français ?
crois qu'il était extrêmement sincère. Là-dessus, on ne peut rien lui enlever. Effectivement, on voit ce qui est arrivé en Allemagne, ce qui arrive sur les câbles sous-marins, Internet, ce qui arrive sur des entreprises de désinformation. On a vu les croix juives bleues, toutes sortes de manipulations qui ont été plutôt identifiées par plusieurs pays. Donc on ne peut pas dire que ce soit un grand complot. C'est évident, c'est manifeste. Après, est-ce que le chef de l'État a, sur les 10 ans, préparé l'État à être suffisamment robuste, à avoir une économie suffisamment forte, à avoir une industrie suffisamment puissante, à avoir un budget suffisamment équilibré, à rehausser le niveau moral de la population aussi par rapport à ses risques ? Ça, c'est une vraie question qu'on peut se poser aujourd'hui.
Le budget de la défense a très nettement augmenté quasiment à son arrivée. Je parle
d'équilibre budgétaire. C'est-à-dire, est-ce qu'aujourd'hui on est en capacité ? On va en parler, on va en parler. On reste un moment sur
la menace russe et sur l'Ukraine. On aura dans un instant Philippe Ballard, député de l'OAS et porte-parole du RN. Pour évoquer les carburants. Mais justement, Henri Vernet, vous nous rejoignez sur cette prise de parole solennelle. Le président a démarré par ça, par la menace russe. Il a plus parlé des carburants, mais il a démarré par la menace russe. Est-ce que cette hiérarchie, j'allais dire, de l'information, dit quelque chose ?
absolument. C'est une espèce de stratégie qui est menée depuis quelques mois. En réalité, on avait vu il y a moins d'un an le chef d'état-major des armées, qui ne parle pas comme ça au hasard, qui a toujours une espèce d'aval du président, qui avait lui-même eu un langage très dramatique pour dire à quel point aujourd'hui les Français pourraient se préparer à perdre des enfants. Et c'est vrai que cette menace russe est clairement identifiée par le président. C'était même l'objet de son discours du 14 juillet, du 13 juillet, il y a un an. en ciblant bien, en exposant bien ce qu'est cette menace russe. Et depuis, ce n'est allé que crescendo. Et donc ce soir, on a une nouvelle manifestation, parce qu'entre-temps, il y a eu en effet désormais le conflit en Iran et donc les autres dormus. Il y a cette guerre Ukraine-Russie qui fait rage. D'ailleurs, là aussi, il a mis l'accent en disant, en évoquant la mobilisation. actuellement possible par Poutine, de 300 000 hommes supplémentaires à mettre dans la guerre. Ce qui est une façon pour Emmanuel Macron de montrer que vraiment cette affaire-là, malheureusement, la tension n'est pas prête de baisser. Et là, il joue même les experts militaires en disant que dans la mesure où Poutine est en difficulté sur ce front ukrainien, il fera d'autant plus pression, d'autant plus de menaces sur les pays européens, dont la France.
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