Chargement...
Chargement...
de tout quitter, de partir ailleurs et d'en avoir assez de tout cela. Pourquoi pas, ça peut exister. Gabriel Attal a donc soutenu mercredi les nouvelles mesures de gouvernement face à la hausse du carburant et développé pour 2027 deux plans de long terme. Non, finalement, on va parler de la joie.
Quelle joie de meurtre, oui. La joie de meurtre.
Finalement, on va parler d'autre chose. Un pour le désendettement et un autre baptisé Mesmer 2. Alors, Pierre Mesmer, qui a effet birakem, d'ailleurs, je le dis à chaque fois, parce que, bon, de sortie d'énergie fossile. Écoutons M. Attal. Alors, j'ai vu que M. Attal se rapproche des deux... Philippe. Là, il y a match.
Dans les sondages, oui. Il se rapproche. Il y a eu des sondages notamment sur l'image qu'il renvoie aux électeurs. Et c'est vrai que Gabriel Attal un peu la différence sur cet aspect-là. Après, dans les intentions de vote pur, il est encore un peu distancé. Mais ça se resserre. Disons qu'il est... Il fait une meilleure campagne, il est plus dynamique, il est aussi dans le rôle de l'outsider, ce qui peut-être lui confère une grande liberté.
Honnêtement, ce n'est pas difficile d'être plus dynamique qu'Edouard Philippe, si vous me permettez. Écoutons M. Attal.
'élection présidentielle, pour moi, c'est donc aussi de cesser de courir après les crises pour reprendre en main notre avenir, pour rendre la confiance, pour assurer la sérénité aux Français. Ça impose un constat lucide, sans faux semblants. Ça impose aussi des solutions fortes, des changements profonds pour l'avenir. J'y suis prêt et j'y reviendrai dans cette conférence de presse. Le cœur de mon projet, c'est donc de renouer avec ce qui a fait les grandes heures de la France, la planification. Il faut anticiper, il faut planifier. Et j'ai la conviction qu'on a toutes les cartes en main pour réussir ce chantier.
Grand ami, c'est M. Boone qui a la planification. Donc ça, c'est un job qui ne sert à rien du tout, mais ce n'est pas grave. C'est avec votre argent. Et j'ai vu qu'il y avait également ma grande amie, Mme Agnès Pannier-Runacher, qui est là. Mais elle était macronienne. Donc elle va travailler avec M. Attal, qui n'a pas de moi assez dur sur Emmanuel Macron.
Elle incarne en plus plutôt l'aile gauche de la Macronie. Donc c'est aussi la volonté de Gabriel Attal de parler à la fois un peu au centre-gauche, un peu au centre-droite. Elle est partie
vite alors. Elle a trahi comme ça très rapidement, Mme Pannier-Runacher. Je suis
sûr qu'elle dirait qu'il y a une forme de continuité dans les idées qu'elle va défendre auprès de Gabriel Attal, j'imagine. Elle n'est pas dans la joie, madame.
Non, mais c'est vrai. C'est pas bien de trahir comme ça. Elle est partie très vite, manifestement. Après, Gabriel Attal, ce n'est pas non plus une trahison totale d'Emmanuel Macron. Ah non, là, vous rigolez. Il a dit que le pays était ruiné par Emmanuel Macron. Oui, il a tort.
non, il n'a pas tort. Il est lucide. Il a du bilan alors même qu'il est co-responsable de celui-ci. Co
-responsable, je n'irai pas jusque-là. Il y a participé. Il a participé. Alors justement, d'être traite chômage, c'est le magazine Capital qui dresse un bilan économique catastrophique de 10 ans de macronisme. C'est drôle parce que pendant des mois, il n'y avait en gros que nous qui le disions. Et maintenant, toute la presse dit la même chose. Il n'y a plus personne qui défend le bilan économique d'Emmanuel Macron. C'est juste une catastrophe. C'est juste une catastrophe. C'est-à-dire que même les... Alors après, moi, je veux bien qu'on dise les uns les autres, ils sont nuls, ils sont ceci, ils sont cela. Mais là, on avait les très intelligents, les très forts. Les Mozart. Les Mozart. Peut-être qu'il faut mieux prendre André Verschuren. Non, mais peut-être. André Verschuren, à mon avis, ce sont des références... Accordéonistes célèbres d'autres... Mais bien sûr ! Mais ce sont des références que plus personne ne connaît sauf les sexagénaires, bien évidemment. Alors, voyez ce sujet, sujet de Louisa Paris.
bilan économique catastrophique, dressé par le magazine Capital, il décrypte 10 ans de macronisme. Premier constat, une dette publique qui explose, environ 2200 milliards d'euros à l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017, contre 3500 milliards aujourd'hui, soit près de 1300 milliards supplémentaires en 10 ans. Autre dossier, celui des retraites. Une réforme imposée au 49-3 puis reportée. Résultat, 1,4 milliard d'euros de coûts estimés en 2027. Même chose pour le chômage, le président de la République visait le plein emploi avec un taux autour de 5%. Il est descendu à 7% mais atteint aujourd'hui 8,3% de la population active. Et les Français peinent à payer leurs factures, notamment celle de l'électricité. Le tarif réglementé a augmenté de 33% depuis 2016. Quant au coût du travail, il atteint une moyenne de 44,70 euros de l'heure en France, pris parmi les plus chers en Europe. La France aurait amélioré sa situation à court terme au prix d'une forte dégradation sur le long terme.
Mais même le chômage, Thomas Bonnet, qui a priori était... Il va dire que ce n'est pas de sa faute, que c'est la situation internationale. Il parle ce soir ? Combien de
temps
?
Bonne question. Je n'ai pas l'idée du format. Je ne sais pas du tout combien de temps ça va durer. Je sais en tout cas qu'il veut rassurer justement et essayer de se remettre un peu au centre de jeu. Ça,
rassurer, ce n'est pas ce qu'il aime faire. Je ne
crois pas. Mais en tout cas, rassurer. Sur la question du pouvoir d'achat, il remet ça dans le contexte international. Sur le contexte international, il va dramatiser vraisemblablement. Sur la question intérieure, il veut rassurer. Je regardais les indicateurs. La croissance, on est en queue de peloton même de la zone euro sur les prévisions. On marche moins bien que les autres. Les taux d'intérêt à 10 ans frôlent les 5%. Alors pareil, je ne suis pas un expert en économie, mais tout le monde... s'accorde aujourd'hui à dire que c'est un désastre. Et moi, la question que je me pose, c'est, peu importe qui sera élu en mai prochain, est-ce qu'il aura la possibilité d'agir ? Est-ce qu'il est encore temps d'agir ? Est-ce que vraiment, on peut redresser la barre ? Non, mais je l'espérais
que oui. L'espérance. L'espérance. Non, mais attendez, on vient de parler de la joie, de l'espérance. Vous savez, Eric Nolo vous a... Non,
pas du tout. C'est le parti foutuiste. Non, mais j'ai l'impression qu'on a tellement cramé la caisse que ça va être très compliqué pour le prochain ou la prochaine de redresser la barre. Alors, d'abord, vous avez raison.
Mais c'est pour ça que seules des solutions, on a tellement attendu, c'est toujours pareil, t'as tellement attendu que seules des solutions radicales dans tous les domaines, en prenant quand même évidemment soin des gens, mais les solutions radicales c'est sans doute d'augmenter le temps de travail, sans doute de travailler plus longtemps. Sans doute en matière de sécurité de prendre des décisions très importantes, en matière d'éducation aussi, avec des examens, pourquoi pas, à la fin de la troisième, tu as des examens pour savoir de sélection. Et peut-être. Et alors sur l'économie, en revanche, je ne sais pas, je ne vois qu'une solution, en fait, c'est de travailler plus. D'abord. Au moins pendant un temps. Et que plus de gens
travaillent. Et que plus de gens travaillent, bien sûr. Tout ce qui concerne la sécurité et l'éducation qui sont prioritaires, je pense qu'on s'accordera à le dire. Il faut avoir aussi les marges de manœuvre et les coûts des franches. Et ça, c'est malheureusement l'économie qui impose sa réalité
aussi. C'est une prise de conscience des Français. C'est tout le débat de la présidentielle. Je ne suis pas sûr que Marine Le Pen réponde exactement à ça. Parce que Marine Le Pen, elle est aujourd'hui sur... Est-ce qu'elle veut que les Français travaillent plus ? Ils ont les 42 années d'annuité, c'est le programme sur la question des retraites. Peut-être qu'un peu de libéralisme ferait du bien à ce pays. Peut-être. Peut-être aussi, elle-même, confrontée à la réalité,
choisira-t-elle ses solutions ? Elle a déjà commencé à choisir cette voie. On ne peut pas dire que Marine Le Pen est socialiste. Elle est sociale, certes, mais il y a quand même des éléments de libéralisme qui se mêlent de plus en plus au programme du parti. Quand on voit le plan de 125 milliards d'économies, la proposition de supprimer les impôts de production, la question de l'augmentation du temps de travail aussi qui se pose, on ne peut pas dire que le RN soit un parti de gauche sur ces sujets-là.
Un mot sur le RN. J'ai vu qu'il y avait une polémique autour de Jean-Philippe Tanguy parce qu'il avait dit le travail rend libre. Évidemment, il y a des phrases qui sont impossibles à entendre aujourd'hui parce qu'elles sont connotées de la même manière que Mme Martine Vassal. Martine Vassal n'avait pas dit travail, famille, patrie. On peut aimer le travail, on peut aimer la famille, on peut aimer la patrie. Mais rassembler ces trois mots ensemble... C'est pas possible. C'est-à-dire que ça renvoie à un imaginaire immédiatement. Donc là, M. Tanguy, il y a une polémique. Moi, je ne lui fais pas le procès d'être un nazi. Mais on rappelle que c'est Arbarit. Je ne sais pas si vous avez fait allemand en première langue. Même pas
deuxième figure. Vous n'avez pas fait allemand ? J'ai fait de l'espagnol.
Je
me sens mieux dans le sud.
On faisait allemand pour être dans les bonnes classes. J'ai
fait du latin et du grec. Vous avez
fait du grec ? Oui. Du grec ancien ? Ah oui, effectivement. C'est du grec, monsieur. Vous méritez. Alors, vous voyez cette référence-là. Plus personne ne la commet. C'est dans quoi, ça ? C'est dans les femmes savantes, non ? C'est possible. Je vérifie.
Il s'en est expliqué hier sur la trentaine, Jean-Philippe Tanguy. Moi, j'ai écouté un peu le discours en plus longueur que l'extrait qui a été coupé. C'est une phrase... – Malheureuse, une formule malheureuse qui renvoie évidemment à la formule que vous avez rappelée. – C'est pour ça que je lui dis,
je ne lui fais pas le procès, mais c'est vrai que tous les hommes politiques, aujourd'hui, forcément il y a des phrases
qui sont juste imprononçables. – Quand Gabriel Attal fait des tracts sur l'éducation avec écrit « Mon combat » en gros dessus, pardonnez-moi, mais personne ne lui fait le procès de vouloir en revenir aux heures sombres. Il y a quand même beaucoup de deux poids, deux mesures dans ce petit jeu-là.
Comprenez, j'ai utilisé Travail, Famille Patrice-Tweller, je pense que c'est un bon exemple. Il y a des locutions, des expressions qui sont tellement marquées. Je ne vais pas les employer là, mais je... Mon combat en éthique, c'était le livre d'Hitler. Par analogie, vous vous souvenez du livre Le Prénom ? Du film Le Prénom ? C'est pareil. Il y a des prénoms qui sont tellement connotés que tu ne peux pas les donner à un enfant.
Même avec PH. Adolphe, oui. Même avec Benjamin Constant. Oui,
mais c'est pareil. C'est pareil. Du merci,
on a préservé Joseph. Comment ? Du merci, on a préservé Joseph. Oui, mais alors pourquoi ? Peut-être parce que Saint-Joseph a dépassé la ligne de l'histoire. Non,
je pense que le prénom était tellement plus rare en l'occurrence dans l'autre qu'il est plus connoté. Non, mais bien sûr. appelles ton fils Néron, c'est compliqué quand même. 'est genre ça va.
C
'est un peu... Bon. Donc ça, c'est pour le bilan. Et alors, monsieur Nunez, parce que tout le monde est sommé de donner son avis. J'ai vu que, pareil, monsieur Raffarin a été sommé de donner son avis. Il a dit, je vote blanc entre le RN.
Donc
Laurent Nunez lui a dit, évidemment, je souhaite de tout cœur que ce ne soit pas un candidat des extrêmes qui soit élu. Bon, ça, on n'attend pas autre chose. La
pensée macroniste. Oui, laissez-vous. Après, c'est son avis, c'est son droit. Qui s'est revendiqué
d'extrême-centre
fait un temps. – Et après, il est quand même ministre de l'Intérieur, garant aussi de l'élection, etc. Donc je pense que ça va, il ne s'aventure pas trop sur le terrain militant, mais ce serait peut-être malvenu de sa part de s'impliquer trop dans la campagne. Je ne sais pas quel rôle il compte jouer.
– Gérard, est-ce que vous partagez cette idée que la campagne sera la plus importante sous la 5e République, ou est-ce qu'il y a, je pense que 80 étaient très importants de la même manière, qu'en pensez-vous ?
Écoutez, je l'ai espéré à un moment donné, avec justement l'idée que peut-être il fallait un sursaut et qu'on l'aurait peut-être à cette occasion. Je commence à douter un peu. Là, j'avoue que le début de campagne ne me rassure pas pour l'instant. Je trouve que le début de campagne est laborieux. Je parle de l'ensemble, je ne parle pas du tout de tel ou tel, mais je trouve que les polémiques et les débats... ne sont pas à la hauteur justement de cet enjeu. Ce n'était pas
inintéressant hier soir. Franchement, ce n'était pas inintéressant le débat de la gauche. Et vous avez vu qu'à un moment, M. Faure parlait quasiment de vous. Parce qu'il a parlé au moment de la retraite de journalistes dans notre métier qui sont toujours présents. Et il a fait référence à un éditorialiste, ce n'était pas vous, qui était présent lors du deuxième tour de l'élection présidentielle de 1974. Mais vous-même étiez journaliste en 1974. Oui, oui, oui, ça c'est sûr. Donc c'est vrai qu'on parlait de la retraite.
Franchement, je suis un peu déçu. J'essaye de ne pas l'être trop, mais je suis un peu déçu. Il n'y a pas eu encore les étincelles que j'espérais. Il
y a quand même eu deux, trois, je trouve, débattés. de fonds sur le port du voile, sur les retraites un peu aussi, sur l'économie. En fait, je pense qu'on a déjà eu plus de débats de fonds qu'en 2022. J'espère que ça durera et j'espère que la situation internationale n'étouffera pas à nouveau la campagne. Je le redoute pour tout vous dire, mais pour l'instant, on a quand même quelques débats.
Mais on n'a pas ce que Pascal espère et je pense qu'il a raison d'espérer. Cette espèce de... On met à plat. Tout ce qui ne va pas. Or, on ne va pas. Là, j'entendais par exemple sur Europe ce matin un papier sur le financement des retraites des fonctionnaires. Je ne sais pas si vous l'avez entendu. Et c'est incroyable. On découvre qu'il y a 65 milliards par rien, 65 milliards qui sont quelque part un peu dissimulés un peu partout dans le budget pour payer le déficit de la retraite des fonctionnaires et des militaires. Est-ce qu'on est au courant ? Est-ce que quelqu'un dans la politique en a parlé ? Non, il y a un journaliste.
Dimitri Parlenko, son papier était tout à fait remarquable. C'était
remarquable. Mais ça, c'est un sujet incroyablement important. Mais la retraite
du public, c'est un sujet essentiel. Le public n'est pas traité comme le privé. Et l'argument numéro un, c'était de dire, oui, mais le public gagne moins que le privé. Mais c'est plus vrai. Mais si tu remets tout le monde à plat, si tu remets tout le monde, si tu enlèves les niches fiscales, si tu enlèves tout, pas facile à vendre. Pas facile, parce que les gens, ils sont déjà très en difficulté. Très en difficulté.
Le pouvoir d'achat est très bas. Donc comment vous faites ? De cas, ce qui me frappe quand on regarde les études d'opinion sur 2027, c'est de voir qu'on a moins une demande de tièdeur et d'immobilisme qu'une demande de vraie politique de rupture. Il y a un sondage très intéressant d'Ipsos pour le CEVIPOF qui montre que 71% des Français disent attendre un vrai changement social et politique. On était à 51% avant la présidentielle 2022. Donc on voit bien que le climat a changé. Et tout ça dessine quand même un paysage politique où le clivage naturel qui semble s'imposer, Plutôt celui entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qu'en faveur de l'extrême centre.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.