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À 16h15, c'est votre émission du lundi au vendredi. Coup de cœur, coup de gueule. Et nous inaugurons cette saison les personnalités politiques avec lesquelles vous allez pouvoir échanger durant toute l'année, année particulière. On est avec Sébastien Chenu, vous le savez. Astrid a 40 ans, elle habite en Bretagne. D'ailleurs, je ne vous ai pas demandé dans quelle ville vous habitez, Astrid.
À
Rennes, vous avez six enfants, votre mari est plombier, et vous interrogez M. Chenu, vous regrettez que le RN ne sorte pas dans l'Europe. Vous êtes sur la position du Frexit, qui est parfois défendue par Philippe de Villiers. Sébastien Chenu.
Bonjour madame, écoutez, moi d'abord je comprends le questionnement que vous pouvez avoir vis-à-vis de l'Union Européenne. Moi j'ai toujours été un eurosceptique, j'ai voté contre tous les référendums facilitant la création de ce type d'Union Européenne et c'est vrai qu'elle ne me donne pas satisfaction. Aujourd'hui dans le paysage politique, force est de constater que personne, en tous les cas dans les candidats à la présidentielle annoncés, pouvant possiblement candidater et en tous les cas... ayant une chance non nulle d'être élu, personne ne présente, ne propose le Frexit. De l'extrême-gauche à la droite patriote, personne ne propose le Frexit aujourd'hui. Il n'y a que le
mouvement de
Florian Philippot, qui était d'ailleurs au Rassemblement national. Alors c'est pour ça que j'ai précisé... Personnalité politique pouvant aujourd'hui atteindre 500 signatures et étant en capacité de se qualifier pour la présidentielle. Il y a des acteurs politiques en France qui le proposent, mais aujourd'hui ils ne sont pas en capacité de pouvoir en tous les cas probablement être candidats eux-mêmes et encore moins gagner cette élection présidentielle. Le coût politique d'un Frexit, et c'est ce qui nous avait amené à renoncer à la sortie de l'euro, il serait très important. Et c'est probablement ce qui a été le plus déterminant, c'est-à-dire qu'entre... les nouvelles formalités, les droits de douane, la baisse des échanges avec les autres pays européens. On exporte chaque année, plusieurs centaines, chaque trimestre même, puisque c'est examiné par trimestre, plusieurs centaines de milliards avec les autres pays européens. Les perturbations dans les chaînes de production que ça pourrait engendrer nous ont amené à se dire qu'il fallait plutôt revoir les règles du jeu de l'Union européenne. Parce que l'Union européenne, c'est vraiment ce qu'on en fait, en réalité. On accepte ou pas des règles. Alors Emmanuel Macron, lui, il accepte toutes les règles. Il veut être le meilleur élève. Il accepte qu'on soit des contributeurs parmi les contributeurs les plus importants, qu'on ait une contribution nette, qu'on donne 25 milliards d'euros et qu'on nous en rende beaucoup moins. Donc il a accepté ces règles du jeu. Nous, on n'accepte pas ces règles du jeu et on a des leviers. Et on compte les utiliser.
Cette affaire de donner, on donne 25 milliards à l'Union européenne. Qui nous en redonne. Oui, alors ça, pour les gens, ils ne comprennent pas.
Ces 25 milliards, on les donne pour qui ? On contribue. C'est la contribution de la France. La France contribue comme tous les pays, elle a une contribution qui est calculée en fonction de sa richesse, de son PIB, etc. Donc on contribue à un budget commun. Et puis ensuite, l'Union Européenne mène des politiques que nous pouvons et que nous ne manquons pas de contester. Elle mène des politiques notamment par exemple en matière agricole. Nous on considère qu'on préférait gérer nous-mêmes cet argent pour gérer notre politique d'aide à nos agriculteurs plutôt que l'Union Européenne ne le fasse. On conteste le fait que l'Union Européenne puisse mener la politique agricole. il y a des domaines dans lesquels on pense que c'est plus simple que les États... coopèrent entre eux, il n'y a pas besoin de l'Union Européenne pour venir interférer dans les échanges entre les États. Il y a des domaines dans lesquels on pourrait penser par exemple sur le narcotrafic et la gestion des frontières extérieures, que si l'Union Européenne se donnait les moyens, elle pourrait peut-être avoir une efficacité en cela. Il y a des domaines dans lesquels on pense que c'est aux politiques nationales, gestion de l'immigration par exemple, dans le cas des frontières nationales, et bien c'est aux États de décider qui a le droit d'entrer, sortir, rester sur le sol français.
Astrid, vous... Est-ce que vous entendez ces arguments que, au fond, ça nous pénaliserait, ça pourrait nous coûter davantage d'argent ? Au fond, ce que je comprends, c'est que l'ERN était contre l'Union Européenne, mais c'est trop compliqué aujourd'hui d'en sortir. Et les effets, le remède serait pire que le mal. C'est ça que je comprends. Mais pas seulement.
Pas seulement parce que... Pardonnez-moi, pardonnez-moi madame,
je vais vous écouter. Pardonnez-moi. Astrid, est-ce que vous vous êtes convaincue de ça ? Et qu'est-ce que vous regrettez concrètement dans vos vies ou dans votre vie de l'effet négatif de l'Union européenne ?
Je pense que quand on voit, moi j'habite en campagne, mes amis, mes voisins, ce sont des agriculteurs, quand on voit l'effet du Mercosur, ça c'est géré et c'est traité à l'Union Européenne. Et même si certains états contestent ou si certains groupes politiques dans des états contestent, on voit bien malheureusement que ça ne fait pas le poids. C'est pour ça que je suis très sceptique sur rester et essayer de faire bouger les choses à l'intérieur. Il vous faut de la puissance, il vous faut un nombre de personnes présentes, il vous faut des voix et ça on ne les a pas. Et malheureusement, pour les petites gens comme nous qui ne sommes pas dans ces grandes institutions et dans toutes ces commissions, etc., ce qui en ressort, c'est qu'à chaque fois qu'il y a eu une gestion gérée par l'Europe, c'était nous qui trinquions. Donc là, on trinque particulièrement pour l'énergie, enfin en tout cas le carburant, on trinque pour l'agriculture, on trinque pour l'immigration, on a trinqué pour la gestion du Covid, etc. Et en fait, tous les gros enjeux qui sont ressentis par les petits Français comme nous... On sait que c'est traité au niveau de l'Europe, et ce n'est pas parce qu'un groupe politique mettra un veto ou votera contre, malheureusement, que ça aura du choix. Et c'est ce qu'on voit, nous.
En tout cas, pour le Covid, précisément, les entreprises étaient quand même accompagnées, et le quoi qu'il en coûte, d'ailleurs, nous a coûté beaucoup d'argent. Alors, votre mari, par exemple, quand il était plombier, c'est une entreprise de combien de personnes
est tout seul.
Ah, il est tout seul. Et il ne travaillait pas, par définition, durant le Covid.
Alors si, parce que lui il n'était pas concerné, il était tout seul, et quand il allait sur les chantiers et que les personnes n'étaient pas là, ça lui permettait de venir travailler et de faire ses interventions. Il avait
le droit de travailler, c'était lorsque, je ne me souviens plus évidemment quels étaient les métiers. Oui, parce qu'il n'était pas
en contact avec des gens, et qu'il était du coup, donc pour lui ça allait.
D'accord.
Simplement, là où je vous entends, madame, oui, ce que vous nous décrivez, c'est la situation actuelle et passée. Le manque de force, le manque de volonté politique et le manque de partenaires. Mais les choses bougent. Il y a aujourd'hui des pays qui s'alignent, en tous les cas, sur nous, ou en tous les cas, sur le discours du Rassemblement National, enfin, qui s'alignent, avec lesquels il y a des points de convergence. Des pays, vous regardez la Hongrie, ils ne sont pas soumis ad vitam aeternam au diktat de madame Van der Leyen. Et si demain la France, là encore, un des plus gros contributeurs, un des pays fondateurs, change de politique vis-à-vis de l'Union européenne, croyez-moi que la Commission va devoir se mettre à table. Si la France leur dit, écoutez, cette année, nous n'allons pas vous donner autant parce que nous voulons récupérer des leviers de souveraineté, parce que nous voulons récupérer des leviers de décision, ils vont devoir nous entendre, ils ne vont pas nous traiter comme n'importe quel État, parce que nous sommes évidemment un des piliers de cette Union européenne. Donc c'est vraiment une histoire de politique, de volonté. C'est sûr qu'Emmanuel Macron, lui, qui s'est comporté comme le meilleur élève, pour ne pas dire comme une espèce de paillasson de Mme von der Leyen, c'est sûr que lui, il n'a rien obtenu parce qu'il n'a rien négocié. Je
vais vous remercier Astrid. Je vais vous remercier. Il fait beau j'imagine en Bretagne aujourd'hui.
30 degrés
à Rennes.
30 degrés à Rennes. Non mais c'est vrai que là... Non mais c
'est jamais vu.
En tout cas c'est du rarement vu. Il est 16h22, merci Astrid. Merci beaucoup. 16h, 18h, Pascal Pro et vous sur Europe 1. Alain est bouché et je le dis pour Sébastien Chenu qui ne nous écoute peut-être pas régulièrement. Alain, je connais sa situation, il est aujourd'hui retraité, son épouse travaille. Et il est retraité depuis pas si longtemps d'ailleurs. Et vous voulez sans doute intervenir. Bonjour Alain. Bonjour Pascal, bonjour à toutes les équipes. Bonjour Monsieur
Chenu.
Bonjour Monsieur. Vous voulez intervenir peut-être sur les retraites ?
Oui mais je vais faire juste... Je vais changer quelque chose qui n'est pas exact dans ce que vous avez dit Pascal. Je ne suis encore pas à l'âge de la retraite, j'ai encore 5 ans travaillé.
Ah bah vous n'êtes pas le même boucher alors ? Peut-être que je me trompe.
Si, si, si, si, je suis bien le boucher de Morteau.
Ah oui, non mais vous êtes le boucher de Morteau, vous n'êtes pas le boucher du Nord de la France. C'est pas Frédéric, c'est pas Frédéric. Voilà, parce qu'on a deux bouchers. On a un ancien boucher et un boucher. Voilà, pardonnez-moi, vous êtes le boucher de Morteau qui se lève à 2-3 heures du matin et qui travaille sans discontinuer pendant 15 heures et qui n'a jamais trouvé... Donc dans la saucisse, là.
Ouais, mais j'ai vendu... mais j'ai vendu ma boucherie au mois de juillet, et là je vais partir, ouais, j'ai vendu ma boucherie au mois de juillet, bah oui, la France va tellement bien que dès qu'on a un acheteur pour revendre une affaire, il faut vite y vendre.
Vous avez vendu ça combien
bah j'ai vendu ça le prix que ça valait, c'est-à-dire 200 000 euros.
Ah ouais, bah c'est une belle affaire quand même.
Ouais, mais attendez Pascal, je vous arrête tout de suite, comme je l'ai déjà dit à multiples reprises, une fois que l'État passe par là et se sert, ils me prennent 55% de la vente.
Mais pourquoi ils vous prennent 55% ?
qui continuent de courir, et quand on pourra décaisser l'argent dans un mois, qu'on pourra déséquestrer l'argent de la boucherie, il restera 45% de la vente de la boucherie. Mais pourquoi la
flat tax ? La flat tax c'est sur les dividendes, c'est 30% la flat tax ? Oui, mais
sur la vente d'un magasin comme ça... dans les caisses de l'État.
Bon, il est 16h25, on a une petite minute avant la pause. Vous vouliez parler de quel sujet, Alain
Les retraites. Les retraites, parce que ça va bientôt être d'actualité pour moi, dans 5 ans ça va y être. Je voulais surtout dire que les retraites, pour moi, c'est quand même la... sur le qui on tape le plus. Moi, j'ai eu des exemples dans ma boucherie de gens qui avaient travaillé, mais avec des petits salaires, des petits salaires, qui ont des 800 euros de retraite, et puis on leur tape continuellement sur le dos. C'est toujours aux retraités de faire des efforts, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et ils font des efforts. Pourquoi ? Parce que moi, ce que j'aimerais dans le prochain gouvernement, c'est qu'on baisse un petit peu le social qu'on fait en France. Le social nous coûte un fric monstrueux. C'est-à-dire qu'on prend sur des retraites de misère à des gens qui ont travaillé. pour payer des gens à rien foutre.
'est un peu sommaire peut-être. Comme déclaration, il y a beaucoup de gens en même temps qui pensent comme vous. Bon, on va marquer une pause. On marque une pause à 16h26. C'est vrai qu'il y a une dépense sociale très importante en France et que certains ont le sentiment que ceux qui ne travaillent pas reçoivent autant d'aide que ceux qui bossent et qui sont salariés. A tout de suite. Est-ce que vous pensez, par exemple, Sébastien Chenu, qu'on le dit parfois, je l'entends parfois, que Jean-Luc Mélenchon est sous-noté précisément dans les sondages, ce qui est souvent arrivé ces dernières années.
Oui, c'est ce que je crois. Je crois qu'en fait, Jean-Luc Mélenchon bénéficie, moi je le regrette, d'une dynamique réelle dans un certain électorat de gauche. Et je pense qu'Edouard Philippe est un peu surévalué. Mais ça, c'est ma vision des choses. Je pense qu'Edouard Philippe est le plus mauvais des candidats. Moi, je l'avais surnommé Edouard Leflémar. Mais derrière ça, c'est surtout un candidat qui considère qu'il fait une fleur aux Français en étant candidat. Il n'a pas envie de faire d'efforts. Il n'a pas envie de se donner. d'être imaginatif, et c'est surtout la continuité. Voter pour un candidat du Bloc Central, c'est la ruine économique du pays. Je vois très bien ce qui se passera. Un candidat du Bloc Central fera donc la même politique économique, on aura donc une crise obligataire, ils demanderont donc aux Français des efforts, que les Français n'accepteront pas, parce que quand on dira aux Français, vous n'aurez pas de douzième mois de retraite, parce qu'il n'y a plus rien dans les caisses, ce qui a été fait en Grèce, les Français ne l'accepteront pas, parce que notre peuple n'acceptera pas ça. Et donc vous aurez la bascule du pays. Donc je pense que continuer avec des gens du bloc central qui ont ruiné le pays, c'est mettre notre pays dans un... terrible, dans une terrible situation. Alain de
Boucher, là, parce que je rappelle, si vous arrivez sur l'antenne d'Europe 1 à l'instant même, vous entendez donc Sébastien Chenu, qui est député du Rassemblement National du Nord, il est vice-président de l'Assemblée Nationale, et l'idée cette année, c'est que les hommes politiques puissent dialoguer en direct, au fond, avec les auditeurs. Alain sera en retraite dans 5 ans, il est bouché, et peut-être Alain, souhaitez-vous d'abord une analyse et poser une question précise, Alain
L'analyse, toute ma carrière, j'ai couru après les heures parce que j'ai couru après le salaire. La retraite, c'est ce qui m'a guidé toute ma carrière. J'ai toujours fait énormément d'heures, j'ai toujours eu des bons salaires pour avoir une retraite confortable. Ce que je n'aimerais pas, c'est qu'on continue de raboter les retraites comme ça. Moi, ma retraite, je ne l'ai pas volée. Je pense que tout le monde ne l'a pas volée. Donc voilà, qu'est-ce qu'on propose dans l'avenir pour éviter le rabotement des retraites comme on le fait, parce que c'est quand même la première corporation sur laquelle on tape.
Sébastien Cheny. – Bonjour monsieur, moi je vous comprends bien, mon père était commerçant, donc il n'avait pas de boucherie, mais il avait un magasin de meubles à Beauvais dans l'Oise, et je l'ai vu travailler toute sa vie, des heures et des heures, et ma mère était fonctionnaire de justice, elle a aujourd'hui 1200 euros de retraite. Donc ce sont des gens qui ont travaillé toute leur vie et qui n'ont pas eu des retraites exceptionnelles, pas à plaindre parce qu'ils ont été propriétaires de leur logement, donc ça change beaucoup les choses. Mais c'est vrai que lorsque j'entends le gouvernement dire qu'ils vont geler les retraites à partir de 2034 euros de pension, mais qu'ils vont aussi sous-indexer les retraites à partir de 1260 euros de retraite, eh bien on peut considérer que ce gouvernement utilise les retraités comme des vachats. En tous les cas, comme une population qui a considérablement travaillé, qui ne roule pas sur l'or et qui aujourd'hui devient la mesure d'appoint d'un budget que ce gouvernement n'arrive pas à boucler. De l'argent à aller chercher, il y en a ailleurs. On a déjà parlé de la priorité nationale, c'est-à-dire le fait de réserver un certain nombre d'allocations sociales. aux Français, prioritairement. Des problématiques, évidemment, de fraude, on en a parlé tout à l'heure, de la contribution à l'Union Européenne, on en a parlé tout à l'heure, des agences d'État, toute cette tuyauterie qui coûte une masse d'argent. Il y en a 13 agences d'État. Marc Toiti, qui vient souvent sur vos antennes, expliquer avec beaucoup de pédagogie ce que ça coûte. C'est surtout illégitime d
'avoir une agence d'État. Moi, je suis très choqué, les agences administratives d'État, par exemple l'ARCOM, c'est intéressant, parce qu'il y a un pouvoir de sanction qui est extrêmement important, mais ce sont des... Autorités administratives indépendantes qui, par définition, sont parfaitement indépendantes et n'ont pas la légitimité populaire.
Je vais vous donner un chiffre qui m'a beaucoup marqué, voyez-vous, Pascal Praud. Un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur m'expliquait que le nombre de nuitées payées pour héberger des migrants en Ile-de-France, dans des hôtels type Formule 1, etc., par an, juste pour l'Ile-de-France, 1,6 milliard. Vous multipliez ça par le nombre de régions françaises. Vous imaginez 1,6 milliard juste pour héberger des migrants. Je veux dire, on est au bord du précipice. Donc vous ne toucherez pas aux retraites. Ah non, on ne touchera pas au
pouvoir d'achat
des retraités.
Alain, vous avez donc vendu votre boucherie. Vous étiez à Morteau depuis combien de temps ?
12 ans à la boucherie, et puis 28 ans avant en tant que boucher ouvrier.
Et qu'est-ce que vous allez faire maintenant, puisqu'il reste 5 ans de travail
? Je vais faire le commercial itinérant pour une entreprise dans le secteur de la boucherie. J'ai posé les couteaux au bout de 40 ans, je pense que j'ai été un très bon élève, un très bon contribuable, donc j'ai posé les couteaux.
Je suis d'accord avec vous, vous avez quel âge ?
55 ans.
Bon, vous êtes jeune.
Mais
vous
avez commencé à 15 ans ans, oui.
Ça veut dire quoi, commercial itinérant, mais dans le secteur de la boucherie ?
dans le secteur de la boucherie, mais j'irai à la rencontre de professionnels, donc de bouchers. Et pour une société
Pour une société qui vous a engagé ? Oui, ce qui est plutôt logique d'ailleurs, qu'une société engage quelqu'un comme commercial. Mais qu'est-ce que vous allez faire ? Qu'est-ce que vous allez leur proposer à ces bouchers ? Vous allez vendre de la viande ?
Oui, je vais vendre tout ce qui est produits de charcuterie, marinade. Donc là, vous êtes salarié,
donc vous serez tranquille, vous avez moins de charges forcément, moins de problèmes peut-être existentiels avec la boucherie. Et vous commencez quand ? Je commence à la fin du mois d'octobre. Bon, et là, donc, vous avez fait une bonne affaire, parce que là, il y a une rentrée d'argent qui va arriver, quand même, qui est importante, qui va être de l'ordre de 100 000 euros, si je comprends bien, et vous repartez sur un salaire que vous avez négocié.
Oui, oui, j'ai fait une bonne affaire. Je ne veux pas me plaindre de ma situation. Il y a suffisamment de gens malheureux en France. Mais l'État a fait une très bonne affaire aussi. Comme je vous le disais tout à l'heure, l'État a fait une très bonne affaire. Et puis, juste pour conclure mon propos, Pascal, si vous me permettez, en disant de donner quatre chiffres... quatre chiffres, parce que ces quatre chiffres-là, moi j'étudie tous les jours ça sur Internet, il faut que les gens le sachent. cours de baril de pétrole le plus haut qu'on ait jamais connu, c'est en juillet 2008, le baril de pétrole était à 148 dollars, on rentrait le gazoel à 1,50 euro. Au jour d'aujourd'hui, ce matin, le baril de pétrole est à 102 dollars, on rentre le gazoel entre 2,40 et 2,50. J'aimerais que M. Macron s'explique là-dessus ce soir. J'aimerais bien.
Il est 16h39, on va marquer une pause, on va être avec Abdel qui est là et vous pouvez évidemment appeler. Appeler
et envoyer vos messages aussi, on pourra les lire après la pause. Patrick et Stéphanieau nous ont envoyé des messages sur WhatsApp, continuez 01 80 20 39 21, à tout de suite sur Europe 1. Merci beaucoup.
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