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On n'en est nulle part. On est dans un asile à ciel ouvert dans lequel règne le mépris. Ce dossier-là, particulièrement, j'en ai déjà parlé, donc on a pu renvoyer le dossier en instruction. Ce qui se passe, c'est que depuis maintenant un an... Nous, les professionnels de cette matière, nous dénonçons. On le fait dans tous les tribunaux, dans toute la presse. On a demandé la fermeture de ce site au ministre en juillet de l'année dernière. On en a reparlé en décembre. Il n'y a toujours pas d'action posée. Le site est en Suisse. En Suisse, où la prostitution est autorisée, les parlementaires suisses, à notre demande, il y a quelques jours, ont interrogé le gouvernement suisse en disant qu'il faut fermer ce site. Le seul gouvernement qui ne fait rien, c'est le nôtre.
France.
C'est le nôtre. Dans ce gouvernement, il y a une personne de parole qui est Sarah Elahiri, mais qui n'est pas ministre plénipotentiaire, qui ne peut pas fermer ce site. Votre commissaire
à l'enfance, on l'a reçu.
Elle a été votre invitée. Elle a demandé à nous rencontrer. On a acheté un enfant devant elle sur Uber. C'est Uber, quelques secondes. Il ne se passe strictement rien. C'est-à-dire que nous qui avons à faire face à cette pandémie et aux parents, parce que vous, c'est des mots. Nous, on reçoit ces gens. On reçoit ces gens. Tous ces parents, ces milliers de parents, ces 20 000 enfants ne se prostituaient pas avant qu'on les confie à l'État. En quelques mois, ils sont transformés en prostitués.
Donc on confie nos enfants à l'État, ils se transforment en prostitués. Ah oui, madame.
C'est un fait.
la France est le seul pays sur ce site internet qui ne fait rien
Ce n'est pas le seul, c'est celui qui devrait agir. Celui qui est la victime essentielle de ce site, c'est nous. Et il ne se passe rien au-delà de ça. On se rend compte que les gens qui gèrent, le gouvernement, on a dit qu'il faut immédiatement qu'on mette en place un suivi psychologique pour les enfants qui ont 10 rapports sexuels par jour, c'est 10 viols en dessous de 15 ans, c'est un viol. Un suivi en thérapie, ne serait-ce que le planning familial, un suivi en addictologie parce qu'elles sont toutes à la cocaïne, il n'y a pas. Un acte posé, on a écrit une directive avec des magistrats et des confrères qu'on a envoyée en disant, voilà, on peut, déjà, si les enfants ne sortent plus du foyer, s'ils ne sortent pas, ils ne sont pas livrés à la prostitution. Il suffit que les foyers soient fermés, ça n'a pas de coût. On a dit qu'il faut fermer. En même temps, il faut immédiatement mettre un suivi médical. En même temps, il faut tenter de les mettre chez les grands-parents, les oncles, les tantes, parce qu'on s'est rendu compte que quand il y a un placement... À l'ancienne. Oui, quand on s'est rendu compte que quand il y a un placement en famille d'accueil, il n'y a pas de prostitution parce que la famille, elle forme la porte le soir. Il y a les prostitutions.
Mais que fait l'aide sociale à l'enfance ? Rien. Que fait la protection de l'enfance ? Protection
?
Non, mais oui, le mot protection et le mot aide, maître. C'est le mot protection de l'enfant ? Nous, on ne le voit pas, on ne le prononce pas.
Rien. Rien. Et ce qu'il y a de pire, je vais vous dire une chose qui va choquer tout le monde. Si l'un d'entre nous, Français, on avait connaissance d'une agression sexuelle sur une personne faible, notamment un enfant, on a une obligation légale au titre de l'article 434 du code pénal de le dénoncer à peine d'aller en prison et une amende. Cet article s'applique à nous tous, sauf... personnel de l'aide sociale à l'enfance, celui qui ouvre la porte le soir. Celui qui ouvre la porte le soir. On ne peut pas le poursuivre.
Pourquoi ?
Parce que c'est interdit par la loi. Il bénéficie d'une immunité. qui n'est pas pensable. En fait, on a pensé des textes. À une époque où on n'avait pas cette pandémie, on n'avait pas à faire face à cette explosion des réseaux qui utilisent nos enfants. Et nous, je me sers de votre émission, pardon, j'interpelle le ministre. Vous allez travailler quand
ministre
? Ah, les deux. Le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice. Moi, j'ai l'impression que ces gens qui nous gouvernent n'ont aucune connaissance. de la situation, de ce que nous vivons.
Je donne
par exemple un exemple qui est tout à fait simple. Hier, le ministre de l'Intérieur, Nunes, dit que l'avocat de l'enfant en garde à vue, ça va nuire. Mais l'avocat en garde à vue, il est désigné par l'ordre et il n'est que la voix de l'enfant. Au moment où il peut parasiter, c'est-à-dire qu'il ne sait pas ce qui se passe. Ce sont des gens qui ne savent pas ce qui se passe. Ils sont déconnectés de l'arrêt. Ou alors, s'ils le savent... Il faudra que nous les poursuivions. Excusez-moi,
on se dit tout quand même dans Face à l'info, pardon. On en parle depuis un moment, on en parle de plus en plus. On ne peut pas dire qu'ils ne savent pas. Tous les Français le voient, on l'a vu avec tellement d'affaires ces derniers temps. On avait avec le périscolaire, on a vu tout ça. Et vous, vous travaillez, vous êtes avocat depuis 32 ans, vous ne travaillez sur ces dossiers-là, l'assistance éducative, depuis 10 ans ? que sur ces dossiers-là. Donc vous êtes vraiment en première ligne, vous avez révélé des scandales, des déplacements abusifs d'enfants, des déplacements abusifs, des violences sur les lieux de placement et de prostitution, notamment dans le livre écrit Chronique du mépris ordinaire, Placement abusif, ce que j'ai vu. On ne peut pas dire que notre gouvernement n'est pas au courant. Enfin, je ne sais pas.
Alors, il est au courant, mais il n'agit pas. Il n'agit pas. Disons-nous
les choses. Ce qui est terrible,
c'est que... On a des enfants et des MST. Ce n'est pas envisageable. Ce n'est pas normal. Et avec les magistrats, souvent, quand on finit les audiences, on s'assied et on dit qu'on n'a pas d'armes. n'a pas d'armes. Tant que les foyers seront ouverts et que les enfants vont sortir, les proxénètes vont venir les prendre. Et une autre chose qu'on dit, et on le dit maintenant partout, il n'y a pas de politique globale en France de lutte contre la pédophilie. C'est une vision, c'est que pour les journaux. Dans la réalité, il n'y en a pas. Je vous donne cet exemple-là d'Auxerre. On arrête en flagrant délit deux proxénètes, deux consommateurs avec cette gamine. Ils ont libéré tout le monde et ils ont renvoyé qu'un des deux professionnels, pas pour proxénétisme sur mineurs, mais pour assistance à proxénétisme parce qu'ils avaient payé le site. Ce qui veut dire que notre État n'envisage les dossiers de l'enfance qui se prostitue que sous le prisme de la prostitution. Mais pas sous le prisme de l'enfance. De la protection de l'enfance. Quand on a un enfant de 13 ans, là, il y a des boîtes de préservatifs de sang avec des couteaux de Rambo, là où on a arrêté cet enfant. Donc on a la menace, on a la préservative, on a les deux sous-sexiers, on a tout. À quel moment ils ont l'intention de libérer tout le monde ?
Un enfant de 13 ans. De
13 ans. Sachant qu'elle a été enlevée et séquestrée, c'est pour ça qu'on la recherche depuis un mois. Et quand on arrive à faire un truc pareil, un autre exemple qui est tout à fait concret. On arrête les gens en train de consommer l'enfant. C'est-à-dire des pédophiles qui vont avoir un rapport sexuel tarifé avec un enfant. Pédocriminels. Des pédocriminels. Ces gens-là, au lieu d'être renvoyés devant un juge d'instruction, on cherche leur téléphonie, ce qu'ils font. Ils ont juste à dire, moi je ne savais pas que c'était un enfant. Et on les renvoie en CRPC, en plaidés coupables à la française comme le vol d'un scooter. Et ils prennent 700 balles de condamnation. Tant qu'on va rester dans ce paradigme, tant que le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur ne vont pas dire qu'on va faire une vraie politique, il ne se passera rien. Ce qu'il y a, c'est qu'il refuse. C'est un refus. S'il y avait une intention... Et alors, nous, vraiment, on a rencontré tout le monde du RN à EFI. C'est un projet civilisationnel, c'est la base de notre civilisation, c'est la protection de l'enfance. On ne peut pas dire, moi je suis LFI, je ne suis pas d'accord, et moi PR, je ne suis pas d'accord. Tout le monde est d'accord, tous les députés, les groupes de députés sont d'accord. Et ça ne marche pas. Et un autre exemple pour vous dire à quel mépris nous avons à faire face. Il y a ce député socialiste Haïda Edizadeh qui fait voter cette loi qui est géniale. Un avocat, un enfant, j'ai fini. Chaque enfant a un avocat. Et cette loi, elle est géniale. Elle dit chaque enfant a un avocat. Par contre, il y a écrit dans le texte pour assister l'enfant. Mais si l'enfant a moins de 8 ans ? Il ne vient pas, donc on ne peut pas l'assister. Ce qui fait que cette loi ne sera jamais appliquée. Il fallait dire que l'avocat, pour assister, est représenté. Ce qui fait qu'il se cache derrière ce mot, et donc tous les tribunaux ont travaillé sur ça actuellement, parce qu'ils ne veulent pas qu'on soit à côté des enfants pour porter la voix de l'enfance. On est dans un drôle de pays.
'est-ce qu'il faut faire pour que ça change
nous en parlions partout à un moment. Mais on en parle, on
en parle, on en parle. Il
faudra qu'il y ait un changement de personnes au pouvoir.
Parce que ceux
qui sont là, à part Sarah et Laéri, ils n'ont pas l'intention de changer la loi.
Et puis on le voit là, on le voit dans le périscolaire, qu'il s'agit d'enfants, il y a une drôle d'attention, et je dis vraiment l'attention en deux mots, et en un seul mot, une drôle d'attention particulière sur nos enfants.
ne comprend pas, nous les professionnels de cette matière, même ceux qui ne se parlaient pas avant, avec les services sociaux au début on faisait la guerre, on ne comprend pas qu'on n'ait pas d'aide, que nous n'ayons pas d'aide, que personne ne vienne nous secourir dans les tranchées dans lesquelles nous sommes en train de mourir.
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