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Je pense que ce serait pas bon pour le pays. La première n'a pas été extraordinaire non plus, elle a été catastrophique. La première, elle a été faite en conscience, c'est ma responsabilité et je la prends, après deux ans de majorité relative et des partis politiques qui disaient haut et fort on fera tomber le gouvernement en septembre. Et deux ans durant lesquels je n'avais pas réussi à convaincre. les uns et les autres, de faire une coalition, et on était une majorité relative. – Mais c'était le purgatoire, là, c'est un peu l'enfer. – Non, non, mais donc, 'ai remis le pouvoir aux Français. Je leur ai dit, cette situation me paraît trop fragile, elle n'est pas souhaitable, vous m'avez donné les clés il y a deux ans, je vous redemande de voter pour un Parlement. Les Français ont fait leur choix. Vous pouvez l'aimer, pas l'aimer, c'est le choix des Français. – Mais ce n'est pas de jugement. – Voilà, moi non plus, j'en porte pas. – La France est en fait une situation totalement instable et très coûteuse. – Mais c'est le choix. – Notamment pour l'instance publique. pense qu'il faut arrêter de culpabiliser les Français. Les Français, ils ont fait un choix à l'été 2024. Moi, j'ai pris mes responsabilités, je leur ai donné. Qu'est-ce qu'il y a de plus démocratique que ça ? Ils ont fait leur choix, ils ont pris leur responsabilité. Les forces politiques qui en sont sorties n'ont pas voulu faire une coalition totalement majoritaire. Mais il y a une coalition qui s'est dessinée, d'ailleurs, où ceux qui ne voulaient pas travailler ensemble avant juillet, ils sont venus, le centre et la droite, et se sont mis ensemble et ont une majorité relative à nouveau. Donc c'est la situation qu'ont choisie les Français, et après c'est le choix des forces politiques. Moi j'aurais préféré que les forces politiques, comme là aussi chez beaucoup de nos voisins, fassent une grande coalition majoritaire, ça aurait été plus stable. Mais je ne suis pas les forces politiques du pays. Maintenant on en est là, là où je pense que c'était souhaitable. de demander aux Français de clarifier, à trois ans des échéances prochaines, donc à l'été 24, je pense que ce serait mauvais aujourd'hui de faire une dissolution. Parce qu'aujourd'hui nous sommes à huit mois d'une présidentielle. Et donc si on faisait une dissolution aujourd'hui, on ajouterait à la guerre, au problème de pouvoir d'achat et à un budget à passer, l'instabilité politique, on bloquerait... le prochain président, la prochaine présidente, la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire dans une majorité. Donc ça n'est pas souhaitable. Mais tout ça implique quoi ? Que l'esprit de responsabilité... soient partagés par toutes les forces politiques. Et avec le recul, justement. Et donc, que l'ensemble des forces politiques se disent en ce début octobre, notre priorité, ça doit être que le gouvernement puisse aider nos compatriotes, qu'ils puissent aider les communes et les régions qui ont été frappées par les incendies et une sécheresse record. On n'en a pas parlé, mais on a eu les plus grands incendies depuis la Deuxième Guerre mondiale, l'une des plus grandes sécheresses qui puisse aider nos agriculteurs. Tout ça, s'il n'y a pas de budget, on ne peut pas le faire.
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