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C'est en tout cas votre quatrième campagne présidentielle. Donc vous êtes un habitué, il vous a manqué en 2022 un peu plus de 400 000 voix pour être au second tour. Vous recommencez cette fois-ci avec des nouveaux concepts, comme celui de la Nouvelle France. Et vous êtes, comme à votre habitude, lancé dans une campagne très tôt. Pendant ce temps, les écologistes sont encore en train d'hésiter. Les socialistes, eux, sont en pleine primaire. Vos amis insoumis, on a quelques-uns ici, saluent les très bons sondages actuels, et notamment celui que vous avez beaucoup relayé aujourd'hui, où vous tutoyez les 20% dans le sondage du jour de notre partenaire Cluster17. Donc ça, c'est le cas de figure où vous êtes face à Gabriel Attal, représentant du bloc central. Vos détracteurs, notamment PS, disent que vous êtes parti trop haut, trop tôt, et que vous allez vous essouffler, et que vous êtes clivant. En tout cas, quel président ? Seriez-vous ? On va en discuter maintenant avec Anthony Lattier. Pouvoir d'achat, Donald Trump, intelligence artificielle. C'est l'heure de vous entendre.
Alors, tout d'abord, commençons par le prix de l'essence. Franchement, on se demande comment ça se fait que je sois là, parce que je suis climant, je suis parti trop tôt, l'autre coup, c'était trop tard. Voilà, c'est bien. En règle générale, quand on construit un rapport de force, moi, je recommande toujours à mes camarades de ne jamais sous-estimer. L'adversaire, mais de ne jamais non plus le surestimer. Donc, ça m'amuse de vous entendre, mais je tenais à le souligner.
pensez à qui ? Parce que,
parce que ça n'est pas rationnel. Le point de départ d'une campagne présidentielle, ce n'est pas les candidats, c'est l'état du peuple, ce qu'ils pensent, comment ils se le représentent. Ensuite, c'est l'état de la superstructure politique, les partis, qu'est-ce qu'ils ont à dire, où ils en sont de leur histoire. Là, vous avez un peuple en état d'exaspération, une sphère politique quasi désintégrée, dans laquelle notamment une composante essentielle de la mentalité politique des Français, la droite, ça existe la droite. La gauche, l'affaire est réglée, mais la droite, l'affaire n'est pas réglée. Et il lui faut retrouver un centre de gravité, un regard sur la société, et elle est perdue. Et nous sommes là-dedans. Donc nous, les candidats à l'élection, le sujet n'est pas nous, c'est quel rapport on a à tout ça et comment on espère le régler. Pardon, je termine. Le début, c'est ça, c'est que les uns font un congrès pendant que les autres font une élection. C'est-à-dire que, que ce soit les Verts qui votent beaucoup, les socialistes ou même les communistes, tous sont en train de discuter de savoir ce qu'ils vont faire. Mais on leur a dit, vous n'allez pas attendre 5 mois avant, pourquoi pas la veille pendant que vous y êtes. Et pendant ce temps, le pays continue à monter en état d'exaspération. Voilà le tableau.
Alors dans ce tableau-là, l'état d'exaspération dont vous parlez, j'imagine que vous faites allusion notamment au prix de l'essence. On a un gasoil à plus de 2,4. Est-ce que vous faites partie de ceux qui pensent que c'est bientôt le retour des gilets jaunes ? Et puis par ailleurs, qu'est-ce que vous dites à vos sympathisants ? Est-ce que vous leur dites, allez-y ? prenez les ronds-points, mobilisez-vous, vous leur dites gardez vos forces pour le mois d'avril.
ne sais pas quelle idée vous vous faites de nous... Vous m'envoyez en train de passer des coups de téléphone. Allez les gars, prenez les ronds-points. Allez les filles, non, réservez-vous. Vous pouvez faire les appels publics. Mais tout ça n'existe pas, c'est dans votre tête. mais vous avez vu des vous avez vu des gilets jaunes il ya trois ans alors vous pensez que c'est comme les champignons quand on met du soleil et de la pluie à des gilets jaunes ballon il ya je vous ai dit un pays en état d'exaspération les gilets jaunes c'est presque gentil à côté de ce qui vous attend parce que au moment des gilets jaunes ont dépassé les deux euros une fois de temps en temps et ça montait vers 2 euros le litre 1 et là on est dans certains endroits ça se vend à 3 euros Les gens se privent de manger. Les gens ne peuvent pas ne pas utiliser leur véhicule, que ce soit dans la ruralité, parce que le pays a été reconstruit de cette manière-là. Et en ville, pareil, donc les gens se privent de manger ou se privent de déplacement. Et vous croyez quoi, que ça va se passer comme ça, tranquillement ? Non, alors les Français sont patients. Et surtout, il y a un paramètre qui perturbe leur réaction, c'est qu'ils reportent sur l'élection présidentielle le règlement du problème. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, faire grève, avoir une action, c'est dangereux. Tout le monde se rappelle qu'on a affaire à un gouvernement capable d'éborgner plus de 32 personnes et d'en faire condamner à de la prison ferme plus de 800. Par conséquent, oui, il y a aussi une certaine peur qui existe, mais vous savez bien que plus on met de quoi contenir, plus on augmente évidemment la force de pression. Moi, je vous dis ça pour eux. Il n'y a rien besoin de faire, puisque vous me situez comme un agitateur. Il n'y a rien besoin de faire, parce que d'abord, ce n'est pas notre rôle. Dans la conception que nous avons, c'est pour ça que vous n'intéressez pas à ça, vous avez tort, vous avez une gauche traditionnelle. Alors, bon, la gauche super traditionnelle, elle ne fait rien, elle attend les élections. Puis aux élections, il vient deux, trois slogans, une bonne tête et un avant. Et puis vous avez eu pendant longtemps quelqu'un comme monsieur Roussel, qui reprend le rôle aujourd'hui. Vous avez fait attention, il a dit « je vous appelle à faire la révolution ». Je n'appelle à rien de tout ça, moi. J'appelle à gagner une élection, à avoir de l'action sociale, à ne pas se laisser faire. Mais encore une fois, notre problème à nous, notre objectif est d'incarner, d'être récupéré, non pas de récupérer.
Pour régler les problèmes actuels, vous prenez depuis quelques semaines l'état d'urgence sociale et écologique. Je voudrais juste que vous précisiez concrètement comment vous le mettriez en place, parce que ça n'existe pas à l'heure actuelle. Ça veut dire que quand vous arrivez au pouvoir, vous faites passer loi qui permette de décréter l'état d'urgence ?
Alors, commençons d'abord, ce que je préconise, c'est d'abord qu'on bloque les prix, qu'on les ramène à 1,70 et que Total et les autres se débrouillent entre la compression de leur marge, parce que l'idée c'est ça, leur marge a été multipliée par 7,5, sur la raffinerie. Ce n'est pas le moment d'aller s'en prendre aux petits distributeurs, ce n'est pas le sujet. Et puis il y a aussi sur l'extraction et les autres opérations qui sont le propre d'une compagnie pétrolière. Ils ont fait des bénéfices considérables. Ça fait toujours mal de se délester un peu d'argent, mais ça ne va pas les tuer. Donc le premier objectif, c'est de ramener le prix à 1,70 en bloquant les prix.
Pardon, dans ces cas-là, vous risquez une pénurie, puisque qui, sur le marché mondial, va vendre à la France
si on bloque les prix ? Vous avez bien raison. Enfin, franchement, vous croyez une bêtise pareille ? Sérieusement. Il y a une demande très forte de bruts et de raffinés si vous bloquez les prix. Non, il y a une demande. Si je bloque les prix, vous pensez vraiment qu'une compagnie comme Total ou d'autres vont dire « Ah, je renonce au marché intérieur que représente la France et je vais réserver mes barils de pétrole. » Pour qui, s'il vous plaît ? Parce que la Chine n'en a pas besoin. Parce que l'Inde n'en a pas besoin. Ils s'approvisionnent auprès des Russes et les Chinois se débrouillent sans. C'est pour qui ? Pour le Zimbabwe ? Soyons sérieux, ce n'est pas une objection. On peut objecter, ah, mais monsieur Mélenchon, quand même, pour Total, c'est dur, mais à quoi ça sert que Total soit une compagnie française si on ne peut rien lui demander ? Et si Total, vous êtes devenus des Français qui faites avec votre casquette, vous demandez la charité ? Monsieur Total, vous voulez bien me donner un peu de sous ? Jusqu'à présent, on ne réglait pas ça comme ça en France. Il y a des impôts, des taxes, des choses très déplaisantes, mais qui nous posent tous comme des sujets égaux de la République, comme des citoyens. Donc mettons de côté l'argument de la pénurie. C
'est sur, c'est via l'état d'urgence sociale et écologique ?
Alors, j'ai un peu votre question. Excusez-moi parce que j'ai un peu dévié. Je ne vais pas vous donner le sentiment que je ne veux pas. Alors, l'état d'urgence sociale, je vais vous dire comment c'est venu. On mettait ça d'habitude dans nos textes. C'est l'état d'urgence sociale. Et puis, quand on est arrivé cet été, on a imaginé, on s'est dit, mais quand même, il n'y a pas de dispositif d'urgence écologique. Rien n'est prévu. Alors, ça a fait venir l'idée qu'il fallait formaliser. parce que quand même, encore une fois, on est un vieux pays démocratique, nous faisons par des lois, des textes, et pas à la tête du client et suivant l'humeur du président de la République. Donc on s'est dit, il y a de fait un état d'urgence social, notre pays connaît un état d'urgence démocratique, ça existe, il y a des règles, on suspend des libertés constitutionnelles, l'article 16 de la Constitution est celui qui va le plus loin, d'accord ? Donc on s'est dit, formalisons. Disons, il y a état d'urgence sociale et cela donne au pouvoir exécutif le pouvoir de faire ceci, ceci, cela. Alors il faut faire la liste, on a commencé à travailler, on n'a pas fini. On est d'ailleurs plus avancé pour social qu'écologique parce qu'il y a trop de monde qui s'en mêle autour de moi. Mais pour la partie sociale, donc on fait la liste. Il n'y a pas besoin forcément d'une loi à cette étape. Prenons un exemple, le blocage des prix, ça existe déjà dans le code du commerce. Bloquer les loyers, ça existe. Mais à chaque fois, je prends ces deux exemples, il y a... il y a un temps de consultation, bref, qui fait que le temps que vous consultez, il n'y a plus d'urgence. Les
décisions
s'appliquent immédiatement. Et puis ensuite, comme dans toutes les démocraties, comme on le fait aujourd'hui quand il y a des ordonnances. L'Assemblée nationale vote une ordonnance, vous avez droit à deux lignes dans le texte de la loi, puis après l'ordonnance, c'est vas-y quoi. Et à la fin de l'année, on revient, enfin normalement le gouvernement doit revenir, il ne le fait pas tout le temps, mais dans ce pays maintenant, même la constitution... c'est olé olé, et l'assemblée nationale dit oui ça c'est bien, ça non, ça bon bref. Donc ça n'enlève pas, ça n'abroge pas la démocratie sur ces sujets, ça suspend les règles d'exécution des lois qui ont cours et de la possibilité d'agir par décret. Donc ce que je ferais là, si c'était maintenant, je bloque les prix à 1,70, je bloque les loyers. Il y a comme ça une série de choses qui sont liées à l'état d'urgence. Il faut bien que les gens vivent. Alors
on va écouter ce que dira ce soir le chef de l'État qui va rendre compte de ses efforts diplomatiques de retour de New York. Il va parler beaucoup de la Russie. On a été frappé par ce que vous avez dit hier où vous avez parlé d'une escalade sur le front de la guerre en Ukraine en pointant la responsabilité des attaques. en profondeur, dans le territoire russe, comme si vous mettiez en doute la capacité de l'Ukraine à simplement se défendre.
Voilà. Je l'ai fait exprès pour vous faire réagir, parce que ça marche à tous les coups. J'ai dit d'ailleurs, quand j'interviens, je sais que vous pourriez conclure que je veux absoudre la Russie, et ça marche. Donc je suis content parce qu'on peut parler de cette affaire. Que sommes-nous ? Vous, vous êtes des journalistes, mais nous, on a en charge le pays. alors il ya une guerre et tout ce qu'on aurait à faire c'est des concours de phrases de mouvements de menton mais ça c'est l'irresponsabilité premièrement nous avons la situation de bas je suis obligé de le répéter sinon on va croire des choses qui ne sont pas Je suis pour que la Russie se retire de l'Ukraine, car nous Français ne pouvons accepter d'aucune manière qu'un quelconque problème se règle par l'invasion du voisin. Et nous en avons une expérience, nous avons été envahis quatre fois par notre voisin. Si bien que définitivement, un Français ne peut pas admettre que les problèmes se règlent en Europe. La stratégie de la dissuasion nucléaire, dont j'ai l'impression que beaucoup ne méditent pas assez la signification, mais la dissuasion nucléaire, c'est l'arme totale. Et c'est une arme posthume, parce que vous tirez quand l'agression a eu lieu. Et nous Français, un coup, il n'y a plus de France. Donc je plaide pour le sérieux, pas pour le scrognogneux. Depuis le début, je me suis prononcé, un, pour le retrait des Russes, deux, pour la stratégie des petits pas, pour que personne ne perde la face. Vous ne pouvez pas faire perdre la face aux Russes, vous ne pouvez pas la faire perdre aux Ukrainiens, il y a eu trop de morts. Donc j'avais dit, on commence par se mettre d'accord, c'était ma proposition, pour protéger les centrales nucléaires. Pourquoi ? Parce que s'il y a un problème avec la centrale nucléaire, on y aura tous droit, plus toute la population riveraine de la Méditerranée, vu que les fleuves se jettent dans la mer Noire. Donc j'approuve le président de la République quand il propose avec d'autres qu'on dise stop pour les tirs sur les infrastructures et les infrastructures énergétiques.
Il n'en était pas question.
Eh bien il a tort et il va falloir lui mettre la pression. Bien sûr qu'il va dire non mais réfléchissons-y nous comme ça entre nous là, en suspendant le temps et en faisant comme si on était les trois tout seuls. Bon, franchement... Vous croyez que c'est une bonne idée de dire, bon alors non, on ne tire pas sur les infrastructures énergétiques, ni sur les ponts, ni sur les voies ferrées, alors on tire sur qui ? Les installations militaires et la population, c'est exactement ce qui se passe. Donc j'approuve cette initiative parce qu'elle procède de la logique des petits pas. Que voulez-vous qu'on fasse d'autre ? Mais après il y a le reste, essayons de mettre un cadre pour la paix. En cadre, c'est-à-dire amener le terrain à des discussions concrètes. Exemple, nous les Européens, il n'y a pas que les Ukrainiens qui ont des garanties à demander. Nous les Européens, nous en avons. On peut dire, on n'est pas d'accord. pour que, par exemple, les centrales nucléaires ne soient pas protégées. On n'est pas d'accord pour que personne ne s'engage à déminer les fleuves, la terre et la mer Noire, là où elle a été minée. Et puis, je pourrais continuer comme ça, et depuis le début, je mets une clause dont maintenant, j'espère que tout le monde commence à comprendre que c'était important depuis le début, mais personne n'a rien fait, qui est l'interdiction des tirs de longue portée. Parce que prenez-le par le bout que vous voulez, mais... Transformez-vous en ukrainien ou en russe en cinq minutes. Si vous êtes un ukrainien, écoutez-moi, si vous êtes un ukrainien, il est évident que vous ne pouvez pas admettre qu'on vous bombarde votre capital. Donc tout ce qui vous passe à portée de main pour vous défendre, vous vous en servirez. Et vous êtes légitimes à le faire puisque c'est vous qui êtes envahis. Mais nous qui sommes autour, on a aussi à dire quelque chose. Est-ce que vous imaginez que les Russes vont accepter qu'on tire sur Moscou et vont rester les bras croisés ? Est-ce que vous savez qu'on tire avec des armes françaises et anglaises ? Vous le savez. Donc nous sommes en train de devenir belligérants. C'est la pire des situations, il ne faut pas de ça. Donc que puis-je faire d'autre que de dire... Si c'était moi qui était en responsabilité, j'entends quel est le problème qui est posé. Et j'essaierai de voir comment on peut refaire du chemin concret. Je ne vous dis même pas que je suis sûr du résultat. Ce qui ne sert à rien, c'est de faire monter le ton. de tous les côtés, pour rien, sinon qu'à créer un incident qui pourrait finir par devenir fatal.
Et inviter Poutine au G20 à Miami, ce que vient de faire Donald Trump, malgré l'opposition de l'Europe, Marine Le Pen qui était là tout à l'heure a dit que pourquoi pas, vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il faut donner des chances ? Moi je ne suis pas le bon client pour
parler du G20. Non mais attendez, je ne suis pas le bon client, j'ai toujours condamné ce machin. Moi je connais les... l'organisation des états unis des nations unies pardon voilà ça c'est un cadre international après on a fabriqué un petit truc qui était le g7 et giscard qui avait trouvé cette idée là c'était flatteur pour la france à nous situer dans un groupe de 7 à l'époque on était les cinquièmes là dedans maintenant alors après on est passé à 20 alors le g20 alors le g7 dit au g20 ce qu'il faut faire qui le dit au g70 qui le dit au g100 non il ya les nations unies donc si ça doit se régler quelque part c'est que ce soit aux nations unies maintenant si trump fait venir Poutine au G20, il me semble que la première question qu'on doit poser, c'est pour quoi faire ? Avant de dire on est pour, on est contre. On commence par dire, mais pourquoi vous le faites venir là ? Qu'est-ce que vous en attendez ? Est-ce que quelque chose va être sur la table ? S'il n'y a rien sur la table, ce n'est pas la peine qu'ils viennent. On va déjà lui dire, commencez par vous retirer de l'Ukraine. On pourrait par exemple dire, avant on le fait venir au Gémin, pour dire quelles sont nos conditions à nous. Peut-être, alors ce que j'ai dit tout à l'heure, plus le fait que quand Trump propose qu'un bout de l'Ukraine passe aux Russes, peut-être qu'on rajoute un codicil. Si, les gens sont d'accord, c'est-à-dire qu'on les fait botter. Mais il faut qu'il y ait une raison à la présence. Si c'est juste pour faire du symbole et ensuite du tralala dans les couloirs, ça ne sert à rien qu'il reste chez lui, on va gagner du temps.
Il y a une autre structure, c'est l'OTAN de laquelle vous voulez sortir. Vous sortez là en mai 2027, si vous arrivez au pouvoir, et est-ce que vous retirez les troupes françaises d'Estonie, de Roumanie, là où elles sont positionnées ? Tout de suite.
Ça n'a pas de rapport.
sont sous manière de l'OTAN.
Non, ça n'a pas de rapport. L'OTAN, c'est l'OTAN. Il y a un commandement militaire unifié et puis les pays que vous avez cités sont membres de l'Union Européenne. On est d'accord ? Estonie, Lettonie, etc. Ça, ça rentre dans le cadre de l'accord du traité de fonctionnement de l'Union Européenne. Nous sommes liés les uns aux autres à une... Ah non mais attendez, nous sommes liés les uns aux autres. par un devoir de riposte commune donc sortir de l'OTAN ne veut pas dire qu'on abandonne la défense des frontières communes aussi longtemps qu'on est dans le même plan donc nous sommes tenus et j'ai pas l'intention de dénoncer cet accord c'est pas en ce moment qu'on va dénoncer un truc pareil par contre l'OTAN non non non et non il ne peut pas être question on s'est retiré pendant des années du commandement militaire unifié on n'est pas mort et ça n'a rien dérangé par conséquent c'est tout à fait faisable. Et j'ajoute que quand on a affaire à quelqu'un comme Trump, c'est une affaire de dignité aussi. Ce type peut décider à lui tout seul si les avions décollent ou pas. Donc il faut que la guerre lui convienne pour qu'on puisse se défendre, et d'une. Deux, comme j'ai utilisé le mot annexion, on a dit, ah non, c'est pas une annexion, annexion... Il y a un mot annexion qui dérange, mais quand même, monsieur Trump a obtenu le droit d'installer autant de bases qu'il veut au Groenland, qui est un territoire danois et européen. Deux bases. L'accord est... Ah ben vous avez raison. Non mais je vous comprends. Par exemple, il pourrait dire, les Français, on vous met juste deux bases, une à la Martinique et une autre à la Guadeloupe. On dirait, ah si c'est que deux bases, on comprend. Est-ce qu'une troisième vous ferait plaisir ? Mais enfin les gars, où vous allez là ? C'est un rapport de puissance, c'est pas un rapport de copinage. Il n'a pas installé une seule base là-bas. Et quand il en obtient deux, il ajoute, lui, il n'est pas comme vous. Lui, il a ajouté, il a dit pour garantir la sécurité, virgule, et tous les autres besoins. Ça s'appelle une annexion, mais ça en est au 21e siècle. Donc ça s'appelle autrement, je ne sais plus comment il dit, on pourrait dire une invasion. Donc il a deux bases pour protéger le Groenland, de qui, s'il vous plaît ? De qui ? Ah non, on ne pose pas la question. Si, il dit des pays qui ne sont pas dans l'OTAN, il pense à la Chine et la Russie. Alors, vous
devinez
ce qu'il pense.
C'est ce qu'il a dit, pardon.
Alors il l'a dit. Vous avez le droit de dire que c'est stupide. Vous pensez que la Russie va passer le détroit de Bérine pour entrer au Groenland pour attaquer les Etats-Unis d'Amérique ? Mais dans quelle école de guerre on enseigne un truc pareil ? Ça n'existe pas. Il n'a jamais été question de ça. Il a été question de Cuba, il a été question de tout ce que vous voulez, mais pas de ça, et de la Turquie. Comme le temps court et qu'on veut vous interroger sur la télé. Moi je vous réponds sérieusement, c'est des sujets sérieux. Juste un petit
mot sur la défense, parce qu'on est... Qu'est-ce qui vous fait peur dans le réarmement de l'Allemagne ? Avoir un voisin qui fait tampon et qui a une armée conventionnelle importante, en quoi c'est un danger pour la France
Parce qu'il y a une histoire quand même. Je sais que ça ne compte pas, mais pour moi, si, ça compte. Je n'ai jamais cru que les Allemands aient autant de fois passé les frontières par le goût de passer les frontières. Il y a un certain nombre de déterminations qui l'ont conduit dans l'histoire à plusieurs reprises à passer les frontières. Bon, un, je ne vois pas que leur position géographique ait changé. Deuxio, quand même, il faut être fait d'un drôle de bois. Nous avons fait l'Union Européenne pour qu'il n'y ait plus jamais la guerre. Ça, c'est la légende officielle. En vérité, il s'agissait de s'organiser pour faire face à une action de l'armée rouge à l'époque. Mais pourquoi pas ? On prenait ça au passage. Personne n'en a voulu au début de la communauté européenne de défense en France. Personne. Il faut s'en rappeler. On a voté. Ni Mendès France, ni aucune des grandes figures de la gauche modérée. Et je ne parle pas de la droite parce que je me reconnais dans la phrase de De Gaulle, la défense de la France doit être française. Voilà. Et donc je compte d'abord sur nous-mêmes. Mais que mon voisin déclare un jour, je vais faire la plus grande armée conventionnelle d'Europe, on en a parlé où ? A quel moment ? Nous sommes voisins, nous sommes unis dans une union, nous avons un parlement, on parle quand de ces questions-là ? Alors le voisin décide qu'il va faire la plus grande armée conventionnelle, et bien moi, ma réponse, c'est non. Et si tu veux quand même la faire, alors il faut en parler. Et tu vas nous dire pourquoi. Et deuxièmement, est-ce que cette grande armée conventionnelle, elle est destinée pas à nous, j'espère, les Français, bien sûr que non. Alors pour faire quoi ? Se battre avec la Russie, la dernière fois, ça n'a pas suffi. On recommence ? Bon. je parle pour les allemands où sont installés les vecteurs nucléaires des américains en allemagne en allemagne donc notre pays voisin qui veut avoir la plus grande armée a sur son territoire les engins nucléaires des états unis d'amérique qui éventuellement peuvent leur valoir de recevoir un coup donc on recommence avec les spirales où on ne décide plus de rien et on est entraîné par des flots de circonstances je termine juste en vous disant une chose je ne les crois pas je crois qu'ils font ça pour, comme ils n'arrivent plus à vendre leurs voitures et leurs machines-outils, avec lesquelles ils nous ont déjà roulés dans la farine pendant presque 20 ans, et bien maintenant, ils s'apprêtent à faire une économie d'armement. Ils ont décidé de faire des satellites. dont nous étions convenus de nous partager la répartition des rôles. Ils ont décidé de faire une fusée récupérable dont le pas de tir se trouve dans l'Europe du Nord alors que nous avons un pas de tir commun. Donc ne me demandez pas d'avoir la naïveté de participer à l'habituel engouement pour le couple franco-allemand. Eux ils disent le moteur, tu vois, en sens du concret un peu plus réaliste. En tout cas avec moi ça ne marchera pas.
Oui, vous n'irez pas à Berlin quand vous serez élu.
Pourquoi pas ? Mais Berlin, c'est très à gauche. Il y a des rues très folklo. Je ne suis pas anti-allemand. Vous savez que je m'inspire de Karl Marx. C'était un allemand, je vous l'apprends. Après, j'écoute beaucoup Beethoven.
va parler d'intelligence artificielle parce que la
régulation est importante. Oui, la compétition est sauvage sur l'intelligence artificielle. Xi Jinping, qui est arrivé à Washington hier, a rencontré Donald Trump et doit en parler ce soir. Ils sont presque d'accord pour en parler un tout petit peu. quand il y a vraiment un problème. Mais Donald Trump a dit pas d'entité globale, il a dit ça à l'ONU lundi. Vous, vous prenez une gouvernance internationale. Ce n'est pas utopique dans ces conditions avec un président chinois et un président américain qui n'en veulent pas
Pour les chinois, vous vous trompez.
Ils
le veulent
? Oui. C'est l'américain qui n'en veut pas.
Pour l'instant, l'Américain a dit qu'il n'en voulait pas et que selon lui, le Chinois n'en voulait pas.
Non mais c'est vrai que nous nous référons à ce que dit M. Trump, mais il y a ceux qui lisent les journaux aussi. Vous avez peut-être entendu dire que les Chinois ont offert une IA ouverte pour tous les pays du monde. Vous vous rendez compte que c'est le contraire de ce que vient de dire M. Trump ? Donc référez-vous à vos collègues qui écrivent depuis l'Afrique, l'Asie et ailleurs, parce que c'est ça la position de la Chine aujourd'hui, de ce que j'ai lu, peut-être que vous allez m'apprendre que je me suis trompé et que monsieur Xi Jinping a dit le contraire aujourd'hui. Mais tout ce que je sais de la politique des Chinois, ça m'étonnerait. Donc les Chinois, aujourd'hui, je sais que c'est comme ça les gars, il faut s'y faire. Vous en avez un qui désorganise tout. qui désorganise d'abord ses propres règles, qui a inventé des droits de douane alors qu'on croyait être à l'époque de l'ordolibéralisme, qui menace tout le monde, qui veut annexer le Canada aussi, on n'en a pas parlé, on a parlé du Groenland, mais ça aussi ça vaut le coup d'œil, où est passé le Premier ministre du Canada, sitôt qu'on l'a eu menacé ? À Pékin. Pourquoi à Pékin ? Parce que dans le rôle qui est aujourd'hui la compétition entre les deux superpuissances, eh bien... Pékin assume le rôle de dire bah on en parle tous, on discute, nous sommes un pôle de stabilité. Notre intérêt à nous français, c'est pas d'aller encourager Trump, c'est de lui donner raison et puis d'être non aligné. Donc...
votre gouvernance de l'IA
Alors, attends, attends, parce que d'abord il faut répondre au cadre. Alors bon, il n'y a pas de chrétiens ici, mais ceux qui sont chrétiens ont entendu le pape en parler. La dernière encyclique traite de ce sujet. Et c'est un texte très intéressant. Bon, pour nous les gens de gauche, d'habitude c'est nous qui étions les premiers à répondre à un problème. Bon là, cette fois-ci, c'est l'Église. Bon, le premier texte mondial qu'on a eu, c'est le texte de l'Église. Mais il vaut la peine d'être lu. Ça concerne un milliard de croyants. C'est un texte qui dit qu'on ne peut pas l'abandonner à la simple dimension du commerce. Pour ceux d'entre vous, ils sont rares qui m'ont lu, dans mon bouquin Faites Mieux, je parle de cette nosphère, c'est-à-dire cette pensée commune qui, dorénavant, a une forme matérielle, au moment où j'écrivais, l'IA n'était pas si avancée. Et nous avons donc ce problème posé à l'humanité entière. Le problème qui est posé, c'est le débordement de l'invention. C'est-à-dire que cette invention contient la capacité de se déclencher d'elle-même et d'être, comme on dit, non-alignée, c'est-à-dire pas alignée sur les conseils qu'on lui donne. Donc oui, c'est important qu'il y ait une gouvernance commune, pour deux raisons. Un, la contrôler. Deux, la répandre. Enfin, si c'est une conquête technique, il faut que tout le monde puisse en profiter. Ça veut dire que c'est l'équivalent de la machine à vapeur, mais pour ce qui concerne les mécanismes de l'esprit. L'intelligence artificielle n'est pas intelligente, elle automatise des mécanismes intellectuels.
La machine à vapeur, personne n'a dit qu'il fallait faire une pause. Là, vous avez les patrons. Ce n'est pas tout à fait
le même danger, non ?
Alors, est-ce que vous êtes favorable au ralentissement des développements de l'IA ?
D'abord il y a une question, je la pose, non mais je vais vous répondre, mais choisissez-donc, à qui je réponds d'abord ? Je finis avec vous ou je continue avec vous ? Ça
dépend de la longueur de vos réponses.
Je vais quand même pas me contenter de grogner, non ? Alors, vous, vous m'avez dit, qu'est-ce que vous faites pour la gouvernance ? C'est ça votre question, voilà. Moi, mon point de vue déjà, c'est qu'il y a des choses dont je ne veux pas. Déjà pour commencer. C'est la France comme parc d'installation de toutes sortes de machines à accumuler des données sur lesquelles elle n'aurait aucun contrôle et qui sont écologiquement désastreuses. Dans un premier temps, oui. Dans un premier temps, tout le monde disait « Ah super, on va voir ça en France ! » un peu naïvement, tu vois, genre « Il y a un ordinateur, ça veut dire que tout ce qu'il y a dedans est à moi. » Non. Non, non les gars, c'est pas à toi. Donc vous avez déjà des collectivités qui commencent à réagir et qui disent, on n'en veut pas chez nous. Ça a été le cas du département de Saint-Saint-Denis, qui est dirigé par un socialiste. Et je crois que ça va être le cas dans pas mal d'autres endroits, parce que la consommation en eau, la consommation en énergie est terrible. Donc, vous voyez qu'en ayant dit ça, aussitôt il y a une conclusion. C'est que je ne serai prêt à accepter que, pas prêt à accepter, on le fera. à installer nous-mêmes tous les éléments composant les bases, les infrastructures de base de l'intelligence artificielle. Production d'électricité, contrôle des câbles, contrôle de l'espace, par où peuvent transiter beaucoup d'informations, et évidemment des ressources. Et puis il nous faut, c'est ma position, un centre public. C'est-à-dire que... Oui, oui, oui, pour avoir nous-mêmes et décider pour nous-mêmes ce que nous faisons de ces machines. Alors, parce qu'on peut mettre dedans toutes sortes de choses, vous le savez bien. Ils sont développés par les entreprises privées. Oui, pourquoi pas, oui. Ben oui, mais de toute façon, vous savez, c'est toujours le même mécanisme. Ce n'est pas dans les entreprises privées qui trouvent le truc. C'est les universités qui trouvent. Même les principaux acteurs des GAFAM aujourd'hui ont tous commencé leur business par des systèmes ouverts. Alors tout le monde contribue, puis un jour il dit « Quick, c'est fermé, c'est à moi ». Bon, donc, bien sûr, c'est des entreprises privées parce qu'elles sont avancées. Je pense qu'il y en a au moins une qui est française. Et puis... Là, si vous voulez, ça tourne plutôt autour des plans que je voudrais voir développés parce que quand on discute avec le patronat, c'est une discussion où c'est surtout la glande lacrymale qui fonctionne. Eux, ils ont tout le temps à pleurnicher pour les histoires de cotisations. Mais quand est-ce qu'on parle de ce que la France peut faire ? Alors, je pense que nous sommes dans la course pour faire les premiers ordinateurs quantiques. On est dans la course. Deuxio, on a la capacité de faire des supercalculateurs, il faut les faire. Tertio, à propos de l'espace, il faut qu'on puisse aller et revenir et pas simplement tirer des satellites, ce qui est déjà extraordinaire, je m'empresse de le dire. Il nous faut donc l'avion spatial, et ainsi de suite. Donc pour l'intelligence artificielle, il y a déjà un système, mais vous ne cassez pas la tête, d'ici 4, 5, 6 ans, le système se sera beaucoup généralisé. Par contre là, vous pouvez avoir très peur. C'est le mécanisme financier que ça a déclenché. Parce que vous avez des montagnes d'argent qui viennent de la sphère financière globale, qui n'a plus aucune régulation, et qui vont se mettre sur de l'investissement sur l'intelligence artificielle. Dans des conditions telles qu'il n'y a aucun modèle économique qui permet de dire, cet argent-là va rapporter des dividendes. Donc on ne le fait que pour faire monter des cours. Donc je vous dis, un, ils entrent en compétition avec les emprunts d'État. Deuxio, c'est très risqué, parce qu'à un moment donné, quelqu'un va se retirer, et puis un autre pourrait prendre peur, etc. Donc, l'affaire de l'intelligence artificielle, consigne numéro 1, sang-froid. Consigne numéro 2, le contrôle. Le contrôle en général et le contrôle en particulier. Alors la vôtre de question, on est tout dans la...
Non, on n'a plus le temps. Par contre, on va revenir quand même juste dans l'atmosphère franco-française. Je ne sais pas si vous avez regardé hier le débat du Parti Socialiste sur la... Non, non.
Je regardais un peu à la fin parce que j'avais déjà fait plein de trucs.
Justement à la fin, il y a eu un moment, un clivage entre ceux qui pensaient sur le plateau que la vie politique française, elle est en trois blocs, ce qu'on a beaucoup dit, la tripartition, et ceux, Raphaël Glucksmann, qui disaient non, non, non, en fait, on a... Quatre familles de pensée en France. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ça correspond au schéma en cours
'ai suivi l'analyse de Palombarini qui disait qu'il y a trois blocs, ça me paraît être dans ce que j'observe. Alors on peut discuter de mettre la droite avec le centre, mais l'UMP c'était quand même ça, et ce qui est resté du DF, c'était le modem, c'était résiduel. Donc on peut dire il y a trois blocs. Mais la vérité c'est que peut-être qu'il n'y a pas de blocs du tout. Il y a une opinion désorientée qui se cherche et qui va faire mouvement. Voilà. Après, dans le Parti Socialiste, non, il n'y a pas quatre blocs ou trois blocs, il n'y en a que deux. Ou bien vous êtes élu en faisant ce qu'il faut pour que tous les gens qui ont le cœur à gauche, comme on dit... vote pour quelqu'un de gauche plutôt que pour quelqu'un de droite ou d'extrême droite ou bien vous en fichez et vous vous dites ah ben non moi je suis là et puis je fais une alliance avec la droite voilà c'est tout il n'y en a que deux alors on sait qui est réparti comment mais c'est leurs affaires et eux c'est pour ça je vous dis ils sont en train de faire un congrès pendant qu'on fait une élection nous on est tous les jours en train d'essayer de gagner des électeurs eux sont en train d'essayer de se convaincre entre eux ou de ne pas se convaincre voilà pourquoi nous ne vivons pas tout à fait dans la même planète à cet instant nous verrons après ce que ça va donner.
Juste en quelques secondes, vous irez à la messe du pape ou pas
la messe
Assister, de façon laïque, comme d'autres responsables. Oui, oui, oui, mais attendez,
personne ne m'a invité. Non, le pape est le bienvenu en France, je tiens à le dire. Et j'exprime du respect pour le leadership spirituel qu'il incarne, qu'a à voir aussi avec la France, parce que le christianisme, le catholicisme, ça a à voir avec le protestantisme aussi, bien sûr. Ça a à voir avec l'actualité française. Il y a beaucoup de catholiques en France, beaucoup de chrétiens. Bon, voilà. Mais après, participer à des cérémonies religieuses, je ne sais même pas si ça lui fait plaisir de voir des mécréants là au milieu, pendant que lui est en train de célébrer le... donc personne ne lui demande à lui si ça lui fait plaisir. Apparemment pas tant que ça, parce que je me rappelle que quand François est venu à Marseille, qui fut un moment extraordinaire puisqu'il venait pour prier pour les migrants, toute l'extrême droite lui a crié dessus et moi pendant ce temps là je faisais une petite manif dans les quartiers nord avec des musulmans pour lui souhaiter la bienvenue, alors c'est dire. Mais je n'ai pas entendu François dire ah bah oui venez tous à ma messe, ça va vous éclairer. Non, il n'y a pas besoin d'en faire trop, il faut faire avec du respect. Il faut faire dans des formes qui conviennent, bon, que l'église catholique puisse faire ce qu'elle a à faire. Il paraît qu'il s'est blindé, le stade va être rempli.
Centaines de milliers de personnes à Paris aussi sur les Champs-Élysées. Oui,
alors oui, oui. Un engouement. Il y a un engouement. Eh bien, sans doute, oui. Je pense que les chrétiens, les catholiques, doivent être contents de voir le pape. Et puis les autres, ils le regardent, ils se disent qui c'est, on ne sait pas bien. Mais honnêtement, le précédent comme celui-ci, pour l'instant, on produit des textes qui nous intéressent. Laudato Si est un grand texte, dont de multiples pages, je pourrais les reprendre sans vous dire qui les a écrits. Fratelli tutti devrait un peu éclairer les croyants de droite pour leur dire, dites donc, de temps en temps, il faut quand même appliquer à quoi vous croyez. Et puis ce pape a fait la première encyclique qu'il fait. Bon, c'est trop des détails pour vous parce que vous n'intéressez pas à ça. Mais quand ça s'appelle « Magnifique Humanité », voyez-vous, et que ça vient d'un pape catholique, ça a un petit arrière-goût d'humanisme parce que l'humanisme pose l'humanité comme acteur central. Alors peut-être que des choses sont en train de bouger dans les conceptions des uns et des autres. Moi, je n'ai pas d'inconvénient à ce pape. Mais de là à aller à la messe, il ne faut pas abuser quand même.
Merci pour cette intervention. Playbook Live s'achève.
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