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Les gilets jaunes, c'est presque gentil à côté de ce qui vous attend. Parce qu'au moment des gilets jaunes, on dépassait les 2 euros une fois de temps en temps, et ça montait vers 2 euros le litre. Et là, on est dans certains endroits, ça se vend à 3 euros. Les gens se privent de manger. Les gens ne peuvent pas ne pas utiliser leur véhicule, que ce soit dans la ruralité, parce que le pays a été reconstruit de cette manière-là. Et en ville, pareil, donc les gens se privent de manger ou se privent de déplacement. Et vous croyez quoi ? Que ça va se passer comme ça, tranquillement ? Non, alors les Français sont patients. Et surtout, il y a un paramètre qui perturbe leur réaction, c'est qu'ils reportent sur l'élection présidentielle le règlement du problème. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, faire grève, avoir une action, c'est dangereux. Tout le monde se rappelle qu'on a affaire à un gouvernement capable d'éborgner plus de 32 personnes et d'en faire condamner à de la prison ferme plus de 800. Par conséquent, oui, il y a aussi une certaine peur qui existe, mais vous savez bien que plus on met de quoi contenir, plus on augmente évidemment la force de pression. Il n'y a rien besoin de faire, puisque vous me situez comme un agitateur, il n'y a rien besoin de faire. Parce que d'abord, ce n'est pas notre rôle. Dans la conception que nous avons, vous avez une gauche traditionnelle. Alors bon, la gauche super traditionnelle, elle ne fait rien, elle attend les élections. Puis aux élections, il vient deux, trois slogans, une bonne tête et en avant. Et puis vous avez eu pendant longtemps quelqu'un comme monsieur Roussel qui reprend le rôle aujourd'hui. Vous avez fait attention, il a dit je vous appelle à faire la révolution. J'appelle à rien de tout ça moi. J'appelle à gagner une élection, à avoir de l'action sociale, à ne pas se laisser faire. Mais encore une fois, notre objectif est d'incarner, d'être récupéré, non pas de récupérer. Donc ce que je préconise, c'est d'abord qu'on bloque les prix. qu'on les ramène à 1,70 et que Total et les autres se débrouillent entre la compression de leur marge, parce que l'idée c'est ça, leur marge a été multipliée par 7,5 sur la raffinerie. Ce n'est pas le moment d'aller s'en prendre aux petits distributeurs, ce n'est pas le sujet. Et puis il y a aussi sur l'extraction et les autres opérations qui sont le propre d'une compagnie pétrolière. Ils ont fait des bénéfices considérables. Ça fait toujours mal de se délester un peu d'argent mais ça ne va pas les tuer. Donc le premier objectif c'est de ramener le prix à 1,70 en bloquant les prix.
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